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Société

Kaolack – Le Collectif des Chefs d’Établissements dresse le diagnostic de la rentrée scolaire 2025-2026

Le Collectif des Chefs d’Établissements de Kaolack (COCEK) se présente comme un cadre de veille, d’alerte et d’accompagnement, mais aussi un espace de propositions, de partage de bonnes pratiques et de gestion du social et des conflits. À l’occasion de la…

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Kaolack – Le Collectif des Chefs d’Établissements dresse le diagnostic de la rentrée scolaire 2025-2026

Le Collectif des Chefs d’Établissements de Kaolack (COCEK) se présente comme un cadre de veille, d’alerte et d’accompagnement, mais aussi un espace de propositions, de partage de bonnes pratiques et de gestion du social et des conflits.

À l’occasion de la rentrée scolaire 2025-2026, le président du COCEK, Jacques Diouf, a dressé un état des lieux de la situation éducative dans la région de Kaolack.

Selon lui, l’académie de Kaolack compte 143 structures scolaires dans l’enseignement moyen et secondaire, réparties comme suit :

90 collèges, 46 lycées, 5 centres de formation professionnelle (CFP), et 2 blocs scientifiques et techniques (BST).

L’académie a tenu sa commission d’orientation régionale le 18 septembre 2025, dans la salle de conférence du Conseil départemental de Kaolack.

À l’issue des travaux, 27,78 % des élèves de seconde ont été orientés en séries scientifiques, un taux légèrement supérieur à la moyenne nationale, fixée à 27,38 %.

Concernant l’enseignement technique, M. Diouf a souligné un taux particulièrement faible de 3,18 %, en raison notamment du manque de structures adaptées. En effet, Kaolack ne dispose que d’un seul établissement technique, le lycée Abdoulaye Niasse, à vocation commerciale, avec des options limitées.

Il a également relevé un désintéressement croissant des élèves pour les séries franco-arabes, du fait de l’éloignement du seul lycée franco-arabe de la commune, situé en périphérie, ainsi que du déficit de moyens logistiques pour assurer le transport des élèves.

Malgré ces contraintes structurelles et quelques manques en personnel enseignant, les enseignements-apprentissages ont bien démarré dans l’ensemble des établissements de la circonscription académique.

L’inspecteur d’académie et les inspecteurs de l’éducation et de la formation (IEF) ont déjà entamé des visites de terrain afin d’évaluer la situation réelle et d’apporter les correctifs nécessaires.

M. Diouf a rappelé que l’école publique sénégalaise a toujours été un grand régulateur social et un levier d’ascension vers les postes les plus prestigieux de l’État. Cependant, il alerte sur les difficultés financières croissantes que rencontrent les établissements publics.

Depuis 2023, l’État a réduit la contribution des ménages aux charges scolaires (de 3 000 à 5 000 F CFA par élève dans le moyen secondaire), sans pour autant augmenter sa propre participation ni alléger les charges supportées par les conseils de gestion des établissements (CGE).

En conséquence, nombre d’établissements ont été contraints de se séparer de leurs gardiens et femmes de charge, faute de moyens pour les rémunérer. La blouse scolaire a également presque disparu du paysage public pour les mêmes raisons.

De plus, les CGE peinent désormais à financer les travaux de réparation, de réfection ou d’investissement nécessaires à l’amélioration du cadre d’apprentissage.

« Si des mesures correctives urgentes ne sont pas prises, nous risquons d’assister à un retournement de situation où l’enseignement privé prendra le dessus sur le public. Aujourd’hui déjà, la plupart des parents, malgré les coûts élevés, préfèrent inscrire leurs enfants dans le privé. Pour les concours nationaux à l’élémentaire, la quasi-totalité des admis proviennent d’établissements privés », a conclu Jacques Diouf, président du Collectif des Chefs d’Établissements de Kaolack.

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