Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a reçu en audience, ce mercredi matin au Palais de la République, Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Cette rencontre de haut niveau a permis de réaffirmer la solidité du partenariat entre le Sénégal et l’institution financière internationale, tout en ouvrant une nouvelle phase de coopération axée sur les résultats et les priorités stratégiques de la Vision Sénégal 2050.
À l’issue des échanges, la Banque mondiale a annoncé un renforcement significatif de son accompagnement en faveur du Sénégal. Au-delà de l’augmentation des financements, l’institution a fait évoluer la nature de son appui en confirmant la mise en place d’un soutien budgétaire direct à l’État sénégalais. Elle a également décidé d’étendre les mécanismes de financement fondés sur les résultats, une approche qui vise à accompagner les réformes publiques en fonction des performances réalisées.
Selon les autorités, cette décision traduit la confiance de la Banque mondiale dans les réformes engagées par le gouvernement sénégalais ainsi que dans la crédibilité de la trajectoire économique et institutionnelle du pays.
Les deux parties ont passé en revue plusieurs secteurs jugés prioritaires pour accélérer le développement économique et social. L’énergie figure au premier rang des préoccupations, avec l’ambition de réduire durablement le coût de l’électricité et d’accélérer le déploiement des énergies renouvelables, notamment le solaire, afin de renforcer la sécurité énergétique du pays.
L’agriculture occupe également une place centrale dans ce nouveau partenariat. Les discussions ont porté sur la mise en œuvre d’un vaste programme de résilience destiné à soutenir la souveraineté alimentaire, améliorer la productivité agricole et renforcer la capacité des exploitations à faire face aux effets du changement climatique.
Le climat des affaires constitue un autre axe majeur de cette coopération. Le Sénégal entend poursuivre les réformes destinées à améliorer l’environnement des investissements, renforcer l’attractivité du pays et favoriser une plus grande participation du secteur privé dans le financement de la croissance. La modernisation des finances publiques, la transparence de la gouvernance et l’amélioration de la gestion des ressources de l’État demeurent également au cœur de l’accompagnement annoncé.
Dans cette dynamique, la Banque mondiale mobilisera une enveloppe de 340 milliards de francs CFA. Ces ressources seront consacrées au financement de projets dans les secteurs de l’agriculture, des transports ainsi qu’au renforcement de la résilience économique et sociale, avec une attention particulière portée aux jeunes et aux femmes.
Les échanges entre le chef de l’État et le vice-président de la Banque mondiale ont enfin permis d’esquisser les contours d’un nouveau cadre de partenariat couvrant les dix prochaines années. Ce document stratégique devra définir les grandes orientations de la coopération entre les deux parties et accompagner les ambitions de transformation économique et sociale inscrites dans la Vision Sénégal 2050.






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