À Kaolack, la formation professionnelle entend désormais franchir le cap de la simple acquisition de compétences pour devenir un véritable levier de l’entrepreneuriat féminin. À travers une initiative portée par Amy Mara Dieye, ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, en partenariat avec le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, 172 femmes ont déjà été formées dans des domaines susceptibles de déboucher sur des activités génératrices de revenus.
La cérémonie de remise des attestations, organisée dimanche au domicile de la ministre, au quartier Médina Mbaba, a surtout permis de poser la question de l’après-formation. Car, au-delà des certificats, l’enjeu est désormais de permettre aux bénéficiaires de transformer les compétences acquises en véritables opportunités économiques.
Le programme a porté sur deux secteurs : la saponification et la transformation des céréales locales. Selon Ndèye Fall Mme Dione, responsable de l’Autonomisation de la femme et des Initiatives communautaires au ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, 102 femmes ont été formées en saponification et 70 autres dans le domaine de la transformation des céréales locales, soit 172 bénéficiaires sur un objectif fixé à 300.
Ces formations répondent à une logique de proximité. Elles portent sur des activités pouvant être développées à petite échelle, tout en offrant des possibilités de production, de commercialisation et de création de revenus. Pour les initiateurs, l’objectif est donc de faire de ces compétences un point de départ vers une plus grande autonomie financière des bénéficiaires.
Mais cette ambition suppose un accompagnement qui ne s’arrête pas au terme de la formation. L’accès aux équipements, au financement et aux marchés, ainsi qu’une meilleure organisation collective, apparaît comme l’une des conditions essentielles à la réussite des initiatives portées par les bénéficiaires.
C’est dans cette perspective que les Groupements d’intérêt économique (GIE) sont appelés à jouer un rôle central. « Nous entendons accompagner les GIE afin qu’ils puissent dupliquer cette initiative à la base », a indiqué Ndèye Fall Mme Dione, insistant sur la nécessité de consolider les acquis de la formation à travers un dispositif d’accompagnement adapté.
L’approche privilégie ainsi la dynamique collective. En se regroupant, les bénéficiaires peuvent mutualiser leurs moyens, développer des unités de production et accéder plus facilement aux circuits de commercialisation. Cette orientation pourrait également contribuer à renforcer la structuration de l’entrepreneuriat féminin dans la région de Kaolack.
La cérémonie, présidée par Lamine Diaw, coordonnateur chargé des relations extérieures de la Coalition Diomaye Président, devenue parti KIIRAAY, représentant Amy Mara Dieye, empêchée, a réuni plusieurs groupements féminins ainsi que des responsables du dispositif.
À travers cette initiative, l’ambition affichée est de faire de la formation professionnelle un instrument concret d’autonomisation économique des femmes. Les 172 bénéficiaires déjà formées constituent une première étape, tandis que l’objectif de 300 femmes traduit la volonté d’élargir progressivement le dispositif et de renforcer son impact sur le terrain.





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