Flash info
Société

Kaolack : le Front syndical pour la défense du travail annonce une nouvelle phase de mobilisation

Réuni en assemblée générale ce mercredi à Kaolack, le Front syndical pour la défense du travail entend donner une nouvelle impulsion à la mobilisation syndicale face à la persistance de plusieurs revendications sociales. Cette nouvelle phase intervient au…

🎧 Écouter l’article 0:00 / 0:00
0 écoute
Kaolack : le Front syndical pour la défense du travail annonce une nouvelle phase de mobilisation

Réuni en assemblée générale ce mercredi à Kaolack, le Front syndical pour la défense du travail entend donner une nouvelle impulsion à la mobilisation syndicale face à la persistance de plusieurs revendications sociales. Cette nouvelle phase intervient au terme de plusieurs mois de dialogue et de négociations entre les organisations syndicales et le gouvernement, notamment avec les départements en charge de la Fonction publique et du Travail.

Selon le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), Modou Guiro, le processus est parti du dépôt d’un premier préavis de grève avant d’aboutir à la signature du Pacte national de stabilité sociale et économique. Ce cadre devait permettre d’apporter des réponses aux principales préoccupations des travailleurs, notamment en matière de pouvoir d’achat, de conditions de travail, de libertés syndicales, de sécurité de l’emploi, de protection sociale et d’application des accords conclus avec les organisations syndicales.

Les discussions engagées à la suite des différents préavis ont permis, selon le Front syndical, d’ouvrir un cadre de négociation et d’aboutir à plusieurs engagements. Toutefois, l’évaluation du plan de mise en œuvre du pacte fait ressortir, aux yeux des syndicats, des retards et des difficultés dans l’exécution de certaines mesures.

« Le processus est parti du dépôt d’un premier préavis de grève avant d’aboutir à la signature du Pacte national de stabilité sociale et économique. Mais l’évaluation de sa mise en œuvre montre des retards dans l’exécution de plusieurs engagements », a rappelé Modou Guiro.

Le Front syndical dénonce notamment la persistance de difficultés liées aux libertés syndicales, aux licenciements de travailleurs, à la maturation et à l’application des accords sectoriels, ainsi qu’au pouvoir d’achat, aux conditions de travail, à l’emploi et à la protection sociale.

Les organisations syndicales réclament également le respect et l’exécution effective des engagements pris dans le cadre du pacte, l’application des accords conclus avec les différentes centrales syndicales ainsi que la réintégration de travailleurs concernés par des mesures de licenciement.

Parmi les autres préoccupations soulevées figurent l’amélioration du pouvoir d’achat et des conditions de travail, la prise en charge des questions liées à l’emploi et à la protection sociale, ainsi que la mise en œuvre de certaines mesures sociales jugées prioritaires dans les secteurs de l’éducation, de la santé et du logement.

Les syndicats demandent également des avancées sur plusieurs dossiers, notamment la fiscalité sur les salaires, l’organisation des pensions de retraite et certains accords concernant des entreprises et secteurs stratégiques.

La situation de certaines unités de production, notamment la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS), constitue également une source de préoccupation pour les organisations syndicales. Ces dernières alertent sur les conséquences que pourraient avoir les difficultés rencontrées par l’entreprise sur des milliers d’emplois.

Face à ce qu’ils considèrent comme l’épuisement des possibilités de dialogue sur certains dossiers, les responsables syndicaux annoncent une nouvelle étape de leur plan d’action.

Cette phase prévoit l’organisation d’assemblées générales dans les régions, de conférences, de rencontres avec les travailleurs ainsi que des séances d’information et de sensibilisation. L’objectif affiché est de renforcer la mobilisation à la base et de mieux expliquer les enjeux liés aux différentes revendications.

Le Front syndical prévoit également l’organisation d’une marche nationale. Il annonce, par ailleurs, le dépôt d’un nouveau préavis de grève de 72 heures, prévu du 20 au 23 octobre.

Pour les responsables syndicaux, cette nouvelle mobilisation doit permettre de maintenir la pression sur les autorités, tout en laissant ouverte la voie du dialogue avec le gouvernement.

Malgré le durcissement annoncé de leur plan d’action, les responsables du Front syndical pour la défense du travail affirment rester favorables au dialogue. Ils souhaitent que les concertations puissent déboucher sur des engagements précis, assortis de mesures concrètes et effectivement appliquées.

« Nous restons ouverts au dialogue, mais nous voulons des engagements précis et surtout leur mise en œuvre effective », a souligné Modou Guiro.

Les organisations syndicales réaffirment ainsi leur attachement à la défense des droits des travailleurs, au respect des libertés syndicales, à la protection sociale, à l’amélioration des conditions de travail et à l’exécution des accords déjà conclus.

« La lutte continue », ont réaffirmé les responsables syndicaux, appelant les travailleurs à rester mobilisés et déterminés, dans l’unité et la responsabilité, jusqu’à la satisfaction de leurs principales revendications.

Commentaires (0)

Soyez le premier à commenter cet article.