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ASER : Thierno Alassane Sall réclame la lumière sur le présumé scandale des 37 milliards FCFA

Le président du parti La République des Valeurs, Thierno Alassane Sall, a de nouveau interpellé les autorités sénégalaises sur le dossier lié à l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), évoquant un présumé scandale financier portant sur un montant de 37 milliards de FCFA. L’ancien ministre appelle le gouvernement à apporter des explications claires sur cette affaire qu’il juge insuffisamment abordée dans les communications officielles.

Prenant la parole publiquement, le député a critiqué ce qu’il considère comme un manque d’avancées concrètes dans la mise en œuvre du projet d’électrification rurale concerné, malgré les annonces faites par les autorités. Selon lui, les explications fournies jusqu’à présent ne permettent pas de répondre aux nombreuses interrogations qui persistent dans l’opinion publique.

Dans son intervention, Thierno Alassane Sall a notamment réagi aux propos du Premier ministre, Ousmane Sonko, qui avait évoqué lors d’une conférence de presse une renégociation du projet par l’ASER afin d’y intégrer 500 villages supplémentaires. Pour le leader de La République des Valeurs, cet argument ne répond pas au problème de fond. Il estime que l’essentiel reste le démarrage effectif des travaux sur le terrain.

« Dans la conférence de presse, Ousmane Sonko a semblé dire que l’ASER a renégocié pour avoir dans les projets 500 villages de plus. Mais qu’ils aient 1000 villages de plus, 2000 villages de plus, peu importe, il faut que le travail démarre », a-t-il déclaré, soulignant que les populations attendent des résultats concrets plutôt que des annonces.

Pour illustrer sa critique, Thierno Alassane Sall a utilisé une métaphore comparant la situation à celle d’un entrepreneur chargé de construire un immeuble de vingt étages, payé à l’avance mais qui, près de deux ans plus tard, n’aurait toujours rien réalisé. Selon lui, cette image reflète l’incompréhension face à un projet financé mais qui n’a pas encore produit de résultats visibles.

Il a ainsi expliqué que dans un tel cas, le propriétaire du projet se retrouverait avec un terrain toujours vide dix-neuf mois après avoir versé l’argent à l’entrepreneur. « C’est comme si l’entrepreneur qui devait vous faire un bâtiment de 20 étages, vous lui avez remis votre argent. Dix-neuf mois après, vous n’avez rien trouvé qu’un terrain nu. Vous l’avez au téléphone parce que l’entrepreneur n’est pas ici. Vous n’arrivez même pas à le voir, il est ailleurs. Et vous lui dites, ne vous en faites pas, vous serez contents quand j’aurai terminé. On avait négocié 20 étages, mais je vais vous faire 22 étages, avec une piscine au toit. Mais qu’il commence d’abord, qu’il creuse, qu’il amène les matériaux… L’argent a disparu », a-t-il affirmé.

Dans la suite de son intervention, le député a directement interpellé le Premier ministre et le gouvernement sur la gestion de ce dossier. Il s’est interrogé sur l’absence, selon lui, d’explications précises concernant la destination des fonds engagés dans ce projet d’électrification rurale.

« Pourquoi le Premier ministre ne dit pas que l’argent a disparu ? Pourquoi ne dit-il pas quelles sont les mesures qu’ils ont entreprises ? », a-t-il lancé, appelant les autorités à clarifier la situation.

Thierno Alassane Sall affirme par ailleurs que la disparition des fonds serait déjà documentée par plusieurs éléments. Il évoque notamment une mention de la banque espagnole Banco Santander ainsi qu’une ordonnance rendue par la Cour Suprême du Senegal , qu’il considère comme des indices renforçant les soupçons autour de ce dossier.

Face à cette situation, le président de La République des Valeurs estime que l’État devrait adopter une position plus ferme. Il appelle notamment les autorités à mettre l’entreprise concernée en demeure de s’expliquer sur la destination des fonds et, si nécessaire, à engager des procédures judiciaires pour établir les responsabilités.

Enfin, Thierno Alassane Sall a averti que son parti n’excluait pas de porter l’affaire au niveau international si aucune réponse satisfaisante n’était obtenue au Sénégal. Selon lui, cette option pourrait être envisagée notamment en Espagne, pays où certains éléments du dossier seraient liés.


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