Attaques de missiles dans le nord d’Israël : des dizaines de blessés et des habitations endommagées

Au moins treize personnes ont été blessées vendredi après qu’un missile a frappé un bâtiment dans la région de la Galilée, dans le nord d’Israël, selon plusieurs médias israéliens. L’attaque a provoqué d’importants dégâts matériels et suscité une vive inquiétude parmi les habitants de la zone.

D’après la chaîne israélienne Channel 12, le missile a touché un bâtiment situé dans la ville de Kiryat Tivon, localité proche de la grande ville portuaire de Haïfa. L’impact a endommagé la structure du bâtiment et déclenché l’intervention rapide des services de secours et des équipes de sécurité.

Le service national d’urgence israélien Magen David Adom a indiqué que ses équipes étaient mobilisées sur le terrain pour prendre en charge les victimes. Parmi elles figure une femme âgée de 34 ans, blessée de manière modérée après avoir été touchée au dos par des éclats provoqués par l’explosion. Les secours ont également porté assistance à plusieurs autres personnes souffrant de blessures légères ou de traumatismes liés à l’attaque.

Selon les informations communiquées par les services de secours et relayées par les médias locaux, le bilan des attaques de missiles visant le nord d’Israël s’élève à trente-trois blessés, la plupart présentant des blessures légères. Une seule personne, une femme de 35 ans résidant à Zarzir, a été signalée comme souffrant de blessures modérées causées par des éclats.

Les autorités israéliennes attribuent ces tirs de missiles à l’Iran. L’armée israélienne a affirmé que deux attaques distinctes mais particulièrement intenses ont été lancées depuis le territoire iranien vers le nord d’Israël en l’espace d’environ trente minutes.

À la suite du lancement des missiles, des sirènes d’alerte ont retenti dans plusieurs localités du nord du pays. Des explosions ont été entendues dans le ciel alors que les systèmes de défense aérienne tentaient d’intercepter les projectiles. Les autorités ont immédiatement appelé la population à se mettre à l’abri dans les zones protégées.

Plusieurs habitations ont également subi des dégâts matériels, selon les médias israéliens, notamment dans les zones proches des points d’impact ou touchées par des débris d’interception.

Congé de maternité et conditions d’accueil : les enseignantes du moyen et secondaire réclament des réformes urgentes

Les enseignantes du moyen et du secondaire au Sénégal ont exprimé de fortes préoccupations concernant leurs conditions de travail liées à la maternité. Lors d’une conférence publique organisée par le Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen et secondaire du Sénégal, plusieurs responsables syndicales ont mis en avant les difficultés auxquelles les enseignantes sont confrontées pendant et après leur congé de maternité. Ces doléances portent principalement sur la durée du congé, les obstacles administratifs et l’absence de structures adaptées pour accompagner les jeunes mères dans le milieu professionnel.

Au cœur des revendications figure la question de l’allongement du congé de maternité. Actuellement fixé à trois mois dans la fonction publique sénégalaise, ce congé est jugé insuffisant par de nombreuses enseignantes qui doivent concilier leur reprise du travail avec les exigences liées aux premiers mois de vie de leur enfant. Selon les responsables du syndicat, cette situation crée souvent des tensions entre les responsabilités professionnelles et les impératifs liés à la santé de la mère et du nouveau-né.

Oulimatou Sagna, chargée de la syndicalisation au sein du Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen et secondaire du Sénégal, a insisté sur les difficultés concrètes rencontrées par les enseignantes durant cette période sensible. Elle explique que plusieurs femmes éprouvent des difficultés à poursuivre l’allaitement de leurs enfants après la reprise du travail, notamment en raison de l’absence de nourrices ou de solutions de garde adaptées. Cette situation oblige parfois certaines enseignantes à écourter la période d’allaitement ou à trouver des arrangements informels qui compliquent leur quotidien professionnel.

Au-delà de l’allaitement, la responsable syndicale a également évoqué les défis liés au suivi médical après l’accouchement. Selon elle, certaines enseignantes quittent la maternité avec des complications ou des séquelles nécessitant un suivi médical régulier. Pourtant, des obstacles administratifs peuvent retarder ou compliquer l’accès à de nouvelles consultations hospitalières, ce qui fragilise davantage la santé des mères. Dans ce contexte, le syndicat estime qu’un congé de maternité de six mois permettrait aux femmes de se rétablir convenablement tout en garantissant un meilleur encadrement du nouveau-né.

Cette revendication s’appuie sur les normes internationales relatives à la protection de la maternité au travail. La Convention 183 de l’Organisation internationale du travail encourage les États à renforcer les mesures de protection des travailleuses enceintes et des jeunes mères, notamment en matière de durée du congé de maternité et de conditions de travail adaptées. Toutefois, selon les responsables du syndicat, l’application de ces principes reste encore limitée dans la pratique au Sénégal, malgré leur reconnaissance au niveau international.

Le secrétaire général du Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen et secondaire du Sénégal, Aliou Diouf, a pour sa part souligné l’importance d’accompagner les enseignantes dans les démarches administratives liées à la maternité. Il observe que plusieurs femmes rencontrent des difficultés pour constituer leurs dossiers, déposer les documents nécessaires ou récupérer certaines pièces administratives indispensables à l’obtention de leur congé. Afin de remédier à cette situation, il propose la mise en place de forums d’information et d’orientation destinés à aider les enseignantes à mieux comprendre les procédures à suivre et à faire valoir leurs droits.

Au-delà de la question du congé de maternité, le syndicat met également en avant la nécessité de créer des structures d’accueil pour les enfants au sein même des établissements scolaires. Selon les responsables du cadre syndical, l’installation de crèches dans les écoles permettrait aux enseignantes de continuer à exercer leur métier tout en restant proches de leurs enfants durant les premiers mois de leur vie. Une telle initiative contribuerait à améliorer les conditions de travail des mères tout en réduisant le stress lié à la garde des enfants.

Pour les représentants du syndicat, ces mesures combinées constitueraient une avancée importante dans la reconnaissance des droits des femmes dans le secteur de l’éducation. Ils estiment que l’amélioration des conditions de maternité pour les enseignantes aurait également des effets positifs sur la qualité de l’enseignement, dans la mesure où des professionnelles mieux accompagnées peuvent exercer leur mission dans un environnement plus serein.

Loi anti-homosexualité au Sénégal : l’ONU critique, Nathalie Yamb riposte violemment

Le débat autour des droits des personnes LGBTQ+ au Sénégal connaît une nouvelle montée de tension après l’adoption par l’Assemblée nationale d’une loi visant à durcir les sanctions contre les relations homosexuelles. Ce texte, qui renforce les dispositions déjà prévues par le Code pénal, a immédiatement suscité des réactions au niveau international, notamment de la part des Nations Unies, mais aussi une vive riposte de certains acteurs panafricanistes.

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a exprimé une profonde inquiétude face à cette nouvelle législation adoptée par les députés sénégalais. Dans une déclaration publique, il a appelé les autorités du pays, en particulier le président Bassirou Diomaye Faye et les parlementaires, à reconsidérer ou à retirer le texte. Selon lui, la loi risque d’aller à l’encontre des engagements internationaux du Sénégal en matière de protection des droits humains et pourrait renforcer la discrimination contre certaines catégories de citoyens.

Pour les Nations Unies, les États doivent veiller à ce que leurs lois respectent les normes internationales relatives aux libertés fondamentales et à la dignité humaine. Le Haut-Commissariat rappelle régulièrement que la criminalisation des relations entre personnes du même sexe peut entraîner des violations graves des droits fondamentaux, notamment la stigmatisation, les violences ou encore l’exclusion sociale.

Cependant, cette prise de position a provoqué de fortes réactions dans certains milieux militants et souverainistes africains. Parmi les voix les plus virulentes figure celle de l’activiste Nathalie Yamb. Connue pour ses positions panafricanistes et ses critiques récurrentes envers les institutions occidentales et internationales, elle a vivement dénoncé ce qu’elle considère comme une forme de double standard dans les interventions des organisations internationales.

Dans un message publié sur le réseau social X, Nathalie Yamb a accusé les Nations Unies de se focaliser de manière disproportionnée sur la législation sénégalaise tout en restant silencieuses, selon elle, face à d’autres crises internationales beaucoup plus meurtrières. Elle a notamment évoqué les actions militaires menées par les États-Unis et Israël en Iran, affirmant que ces opérations provoqueraient la mort de civils, y compris des écolières, ainsi que la destruction d’infrastructures éducatives et politiques.

Dans son message, l’activiste met directement en cause plusieurs dirigeants internationaux. Elle cite notamment Donald Trump et Benjamin Netanyahu, qu’elle désigne par son nom complet Benjamin Mileikowsky, tout en reprochant aux Nations Unies de ne pas condamner avec la même vigueur les actions militaires qu’elle leur attribue.

La publication de Nathalie Yamb se distingue également par son ton particulièrement virulent à l’égard du Haut-Commissaire aux droits de l’homme. Dans son message adressé directement à Volker Türk, elle critique ce qu’elle décrit comme une attitude moralisatrice vis-à-vis du Sénégal et conclut par une injonction insultante lui demandant de « aller se faire foutre ».

Cette sortie illustre la polarisation croissante du débat autour des questions liées aux droits LGBTQ+ dans plusieurs pays africains, où ces sujets sont souvent abordés sous l’angle de la souveraineté culturelle et politique. Au Sénégal, où une large partie de la population se montre hostile à la reconnaissance des droits liés à l’homosexualité, toute prise de position extérieure sur la question est régulièrement perçue par certains acteurs comme une tentative d’ingérence.

La controverse intervient dans un contexte politique particulier marqué par l’arrivée au pouvoir du nouveau régime dirigé par Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko. Tous deux ont, à plusieurs reprises, affirmé leur attachement aux valeurs sociétales majoritaires du pays tout en revendiquant la défense de la souveraineté nationale face aux pressions extérieures.

Madiambal Diagne charge la gouvernance de Sonko et dénonce une confusion au sommet de l’État

Le journaliste et éditorialiste Madiambal Diagne a vivement critiqué la gestion économique et le positionnement institutionnel du Premier ministre Ousmane Sonko. Dans une série de publications diffusées sur le réseau social X, le directeur de publication du journal Le Quotidien a dressé un réquisitoire sévère contre l’action gouvernementale depuis l’arrivée au pouvoir du tandem formé par le président Bassirou Diomaye Faye et son chef de gouvernement.

Dans ses interventions, Madiambal Diagne s’attaque d’abord à la gestion du dossier de la dette publique par les nouvelles autorités. Selon lui, le débat ouvert en début de mandat sur la situation réelle de l’endettement du Sénégal a produit plus d’effets négatifs que d’avantages pour le pays. Le journaliste estime que la médiatisation de cette controverse a contribué à fragiliser la crédibilité financière du Sénégal sur les marchés internationaux. Il affirme que cette séquence a notamment conduit certaines agences de notation à revoir à la baisse l’appréciation du risque souverain du pays, ce qui a eu pour conséquence directe de renchérir le coût des emprunts pour l’État sénégalais.

Pour Madiambal Diagne, cette stratégie de communication autour de la dette n’a donc apporté aucun bénéfice concret. Il considère au contraire qu’elle a réduit les marges de manœuvre financières du Sénégal, notamment pour financer les projets d’infrastructures et les investissements publics nécessaires au développement économique. Dans l’une de ses publications, il résume sa critique en estimant que le pays n’a rien gagné dans cette polémique, si ce n’est des complications supplémentaires sur le plan financier.

Au-delà de la question de la dette, l’éditorialiste pointe également une dégradation du climat des affaires. Il cite notamment les décisions prises par les autorités concernant certaines concessions minières, qu’il interprète comme un signal d’incertitude envoyé aux investisseurs. Selon lui, la multiplication de procédures judiciaires et les révisions de certains contrats économiques participent à créer un environnement jugé moins stable pour les opérateurs privés, qu’ils soient nationaux ou étrangers.

Pour le directeur d’Avenir communication, cette situation apparaît en contradiction avec les ambitions affichées par le gouvernement en matière de transformation économique et d’attractivité du pays. Il estime que les orientations actuelles pourraient fragiliser la confiance des partenaires financiers et des investisseurs, alors même que le Sénégal a besoin de capitaux importants pour soutenir sa croissance.

Mais la critique de Madiambal Diagne ne se limite pas aux questions économiques. Il met également en cause ce qu’il considère comme une confusion des rôles au sommet de l’État. Selon lui, le Premier ministre Ousmane Sonko entretiendrait une ambiguïté entre ses responsabilités gouvernementales et ses ambitions politiques personnelles.

Dans ses commentaires, le journaliste va jusqu’à suggérer que certaines attitudes du chef du gouvernement pourraient fragiliser le mandat du président Bassirou Diomaye Faye. Il évoque l’idée d’une stratégie politique visant à préserver certains équilibres institutionnels, notamment dans la perspective d’une éventuelle dissolution de l’Assemblée nationale.

Ces prises de position interviennent dans un contexte où les relations entre les deux têtes de l’exécutif continuent d’être observées de près par les acteurs politiques et les analystes. Depuis l’installation du nouveau pouvoir, la répartition des rôles entre le président de la République et son Premier ministre fait régulièrement l’objet de débats dans l’espace public.

Réforme du secteur extractif : l’État sénégalais engage un vaste nettoyage des titres miniers

Le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines Birame Souleye Diop a présenté un bilan d’étape particulièrement fourni de la réforme en cours du secteur extractif sénégalais lors du point de presse du gouvernement. Cette communication a permis de faire le point sur plusieurs chantiers majeurs engagés par les autorités, notamment l’assainissement du portefeuille minier, la révision de certains titres pétroliers et la volonté affichée de réduire les coûts de l’énergie. À travers ces mesures, le ministre a clairement affiché l’ambition du gouvernement d’instaurer une rupture avec certaines pratiques jugées problématiques et héritées des régimes précédents.

Au cœur de cette réforme figure un vaste processus de vérification des titres miniers attribués par l’État. Birame Souleye Diop a ainsi annoncé que 313 titres miniers sont actuellement sur le point d’être retirés à leurs détenteurs. Selon lui, les vérifications administratives et techniques sont désormais dans leur phase finale avant la prise de décisions formelles. Les titres concernés ont été identifiés après un examen approfondi qui a révélé de nombreuses irrégularités dans leur exploitation ou dans le respect des obligations prévues par la réglementation minière.

Le ministre a expliqué que ces titres ont été attribués à des personnes physiques ou à des entreprises qui, dans les faits, n’ont jamais réellement investi dans les projets pour lesquels elles avaient obtenu des permis. Dans plusieurs cas, les titulaires n’ont pas engagé les travaux d’exploration ou d’exploitation requis par la loi. D’autres n’ont pas respecté leurs obligations administratives, notamment le paiement des droits et redevances dus à l’État sénégalais. Pour le gouvernement, cette situation constitue une perte importante pour les finances publiques et freine le développement réel du secteur minier.

Birame Souleye Diop a également dénoncé un phénomène qu’il qualifie de spéculation systémique autour des titres miniers. Selon lui, certains opérateurs obtenaient des permis non pas pour développer des projets miniers, mais dans l’unique objectif de les revendre ou de les transférer à des partenaires étrangers. Dans ce schéma, aucune activité concrète n’était engagée sur le terrain. Les titres devenaient ainsi des instruments de transaction plutôt que des outils de production et de création de valeur.

Le ministre a insisté sur l’ampleur des abus constatés au fil des audits et des vérifications conduits par son département. Ces pratiques ont, selon lui, favorisé l’émergence d’une catégorie d’acteurs qu’il qualifie de « rentiers de titres ». Ces derniers auraient capté des ressources publiques stratégiques sans jamais les mettre au service du développement économique du pays. Pour les autorités, cette situation est incompatible avec la nouvelle orientation que le gouvernement souhaite donner à la gestion des ressources naturelles.

À travers cette opération de retrait de titres et de réorganisation du portefeuille minier, l’État sénégalais entend rétablir des règles plus strictes dans l’attribution et la gestion des permis. L’objectif affiché est de s’assurer que les acteurs présents dans le secteur disposent des capacités techniques, financières et opérationnelles nécessaires pour développer effectivement les projets miniers. Le gouvernement souhaite ainsi mettre fin aux pratiques spéculatives et garantir que les ressources du sous-sol sénégalais contribuent pleinement à la croissance économique et aux recettes publiques.

Kadialock : un militaire tué et six blessés lors d’une opération de l’armée contre des cultivateurs de chanvre indien

Un militaire sénégalais a perdu la vie et six autres ont été blessés lors d’un accrochage survenu le 12 mars 2026 dans le sud du Sénégal, au cours d’une opération de lutte contre la culture de chanvre indien. L’information a été rendue publique par la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA) à travers un communiqué publié le même jour.

Selon l’armée, l’incident s’est produit dans la zone de Kadialock, située dans le Nord Sindian, près de la frontière avec la Gambie. Dans la matinée du 12 mars, un détachement militaire engagé dans une mission de destruction de champs de chanvre indien a été pris à partie par un groupe d’individus armés opérant dans la zone.

D’après les premières informations communiquées par la DIRPA, l’accrochage a été particulièrement violent. Le bilan provisoire fait état d’un militaire tué et de six autres soldats blessés. Les blessés ont été pris en charge par les services médicaux militaires. Le communiqué précise également que plusieurs assaillants ont été neutralisés au cours de l’affrontement, sans toutefois donner davantage de détails sur leur nombre exact.

Les opérations militaires se poursuivent actuellement dans cette partie du département de Bignona, où les forces de défense et de sécurité mènent régulièrement des actions pour démanteler les champs de culture de chanvre indien et lutter contre les groupes armés qui protègent ou exploitent ces plantations illicites.

La zone de Sindian, frontalière avec la Gambie, est en effet connue pour abriter par endroits des cultures clandestines de cannabis. Les forces armées sénégalaises y conduisent périodiquement des opérations de ratissage afin de détruire ces plantations, de traquer les bandes armées impliquées dans ce trafic et de sécuriser les populations locales.

Dans son communiqué, l’armée indique que les unités déployées sur le terrain poursuivent leurs opérations dans la zone afin de neutraliser les éléments armés encore présents et de garantir la sécurité des habitants ainsi que la protection de leurs biens.

Renégociation des contrats miniers et pétroliers : Sonko annonce un manque à gagner de plus de 1 075 milliards FCFA et la reprise des actifs des ICS

La promesse de renégocier les contrats miniers, pétroliers et gaziers, inscrite au cœur du « Projet » porté par le tandem Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, commence à produire des résultats concrets. Le Premier ministre a présenté ce jeudi 12 mars 2026 les conclusions des travaux de la Commission nationale de réévaluation et de renégociation des contrats pétroliers, gaziers et miniers, mise en place en août 2024.

Face à la presse, le chef du gouvernement a salué le travail qu’il qualifie de « titanesque » accompli par la commission depuis sa création. Selon lui, l’équipe a passé au crible de nombreux contrats et conventions touchant plusieurs secteurs stratégiques de l’économie nationale, notamment les mines, les hydrocarbures, l’hydraulique et les télécommunications.

Dans son intervention, Ousmane Sonko s’est particulièrement attardé sur le secteur minier et sur la convention liant l’État du Sénégal aux Industries chimiques du Sénégal. L’examen de ce contrat, mené parallèlement à une mission d’inspection de l’Inspection générale d’État, a révélé de graves irrégularités. D’après le Premier ministre, les conclusions de ces investigations montrent que durant toute la durée du contrat, le Sénégal a été fortement lésé.

Le rapport de la commission fait état d’un manque à gagner estimé à 1 075,9 milliards de francs CFA pour l’État. Ousmane Sonko explique que ce préjudice résulte de plusieurs manquements et infractions constatés dans la gestion et l’exécution de la convention. Parmi les irrégularités relevées figurent notamment le non-paiement de certaines taxes et redevances, en raison d’exonérations fiscales accordées à l’entreprise sans base légale valable. Le chef du gouvernement a insisté sur le fait qu’au Sénégal, toute exonération fiscale doit obligatoirement être prévue par la loi et ne peut relever de la seule décision d’un ministre.

Le Premier ministre a également évoqué des opérations qui auraient conduit à la dilution puis à la disparition progressive de la participation de l’État dans certaines sociétés liées au projet. Selon ses explications, l’État du Sénégal, qui était initialement un actionnaire majeur, s’est retrouvé progressivement écarté de l’actionnariat avant de revenir plus tard avec une participation limitée à 15 %. Cette évolution aurait elle aussi contribué au manque à gagner enregistré.

Ousmane Sonko a par ailleurs dénoncé des abandons de créances accordés au profit de l’entreprise sans justification claire. Il a assuré que toutes les conséquences seront tirées à la lumière des conclusions du rapport.

Dans l’immédiat, le gouvernement a décidé de prendre plusieurs mesures conservatoires. Les comptes de l’entreprise ont été bloqués et une notification officielle lui a été adressée afin qu’elle s’acquitte des redevances dues à l’État, estimées à plus de 200 milliards de francs CFA.

Le Premier ministre a également annoncé que l’État ne renouvellera ni la concession industrielle ni les trois concessions minières accordées à l’entreprise. La convention d’établissement ne sera pas non plus reconduite.

Selon Ousmane Sonko, la décision du gouvernement vise à permettre à l’État du Sénégal de reprendre l’ensemble des actifs liés à l’exploitation des phosphates. L’objectif est de redéfinir la stratégie nationale autour de cette ressource stratégique afin qu’elle serve prioritairement les intérêts du pays.

Le chef du gouvernement a expliqué que les phosphates sénégalais doivent d’abord contribuer au développement de l’agriculture nationale, notamment à travers la production d’engrais adaptés aux besoins des agriculteurs. Il a également évoqué des perspectives industrielles plus ambitieuses, allant jusqu’à la production de batteries LFP, un domaine en forte croissance à l’échelle mondiale.

Halte à l’insubordination et aux défis lancés à l’autorité du Président de la République

La situation actuelle est devenue intenable. Le peuple sénégalais a élu Bassirou Diomaye Faye pour diriger le Sénégal, exercer pleinement l’autorité de l’État et porter le projet de transformation nationale. Cette légitimité ne souffre d’aucune ambiguïté.

Pourtant, depuis quelque temps, des ministres, des directeurs généraux et certains responsables politiques se permettent ouvertement de défier l’autorité du Président de la République, multipliant déclarations intempestives, postures de confrontation et actes d’indiscipline qui fragilisent l’État.

Cette dérive est grave. Un État ne peut fonctionner lorsque ceux qui doivent exécuter les décisions présidentielles se comportent comme des centres de pouvoir autonomes. Ce comportement s’apparente à une véritable insubordination politique et administrative.

Dans ce contexte, le Premier ministre Ousmane Sonko, chef du gouvernement et responsable de la discipline gouvernementale, porte une responsabilité directe dans ce climat de défiance institutionnelle. Son incapacité à garantir la cohérence et la loyauté de l’action gouvernementale a installé une confusion dangereuse au sommet de l’exécutif.

Le Sénégal ne peut pas être dirigé par un pouvoir parallèle.
Le Sénégal ne peut pas être gouverné par des ministres et des DG qui défient l’autorité présidentielle.

Il est donc devenu impératif, pour restaurer l’ordre républicain et la clarté dans la conduite de l’État, de mettre fin aux fonctions du Premier ministre Ousmane Sonko et de rappeler avec fermeté que la seule autorité exécutive légitime reste le Président Bassirou Diomaye Faye.

Dans le même temps, les propos outrageants et irresponsables de certains députés contre le Président de la République doivent cesser immédiatement. L’institution présidentielle n’est pas une cible pour règlements de comptes politiques.

Le Sénégal a besoin d’autorité, de discipline et de loyauté institutionnelle.
Ceux qui ne peuvent pas s’inscrire dans cette ligne doivent en tirer toutes les conséquences

Papa Ibrahima Senghor
Président Mouvement Kaolack Bi Gueune
Membre de la Conférence des leaders de Diomaye Président

Soutien à la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’ONU : la Coalition forcée d’opposition républicaine se prononce

Ce jeudi 12 mars 2026, la coalition forcée d’opposition républicaine a tenu une conférence de presse à Patte d’Oie, à la Maison Rose, pour annoncer son soutien à la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU).

La rencontre s’est déroulée en présence de plusieurs leaders politiques, dont Djibril Diop, Médoune Diop et l’ancienne ministre Aminata Lô Dieng. Un représentant du parti de l’ancien président était également présent, en l’occurrence l’honorable Abdou Mbow.

Au nom de la coalition, M. Abdoulaye Fall a déclaré que cette candidature honore non seulement le Sénégal, mais aussi l’ensemble du continent africain.

Président de la conférence des leaders de la coalition, M. Fall estime que Macky Sall possède les qualités nécessaires pour assumer une telle responsabilité internationale. Les membres de la coalition rappellent notamment sa capacité reconnue à dialoguer avec les grandes puissances tout en défendant les intérêts des pays du Sud.

« Ce n’est pas la personne de Macky Sall qui compte, mais ce qu’il représente pour le Sénégal et pour l’Afrique », ont-ils affirmé.

Dans leur déclaration, les responsables de la coalition ont également critiqué la gestion actuelle du gouvernement dirigé par PASTEF. Ils accusent le pouvoir en place d’avoir échoué dans la conduite des affaires de l’État.

« On ne gouverne pas avec la haine », ont-ils martelé, dénonçant ce qu’ils qualifient de crise institutionnelle, où, selon eux, le pouvoir législatif serait dans l’attente de l’exécutif. La coalition évoque également une situation économique jugée préoccupante et considère que le projet politique du Pastef est « nul ».

Face à cette situation, elle appelle au départ du Pastef à la tête du pays, estimant qu’une nouvelle orientation politique est nécessaire pour sortir le Sénégal de l’impasse actuelle.

L’ONU appelle le Sénégal à ne pas promulguer la loi renforçant la répression de l’homosexualité

Quelques heures après l’adoption par l’Assemblée nationale du Sénégal d’une loi visant à renforcer la répression de l’homosexualité, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, est monté au créneau pour exprimer sa vive inquiétude et appeler les autorités sénégalaises à ne pas promulguer le texte.

Dans une déclaration rendue publique, le responsable onusien estime que la nouvelle législation constitue une atteinte aux droits fondamentaux et risque d’aggraver la stigmatisation et les discriminations. Le texte adopté par les députés prévoit notamment de durcir considérablement les sanctions pénales contre les relations homosexuelles consenties entre adultes. La peine maximale d’emprisonnement, actuellement fixée à cinq ans par la législation en vigueur, serait portée à dix ans.

La loi introduit également de nouvelles dispositions visant ce qui est qualifié de « promotion, soutien ou financement » de l’homosexualité, de la bisexualité et de la transsexualité. Ces mesures pourraient concerner aussi bien des individus que des organisations ou des acteurs de la société civile accusés de défendre ou de soutenir les droits des personnes concernées.

Pour Volker Türk, cette évolution législative est particulièrement préoccupante. Selon lui, l’adoption de ce texte va à l’encontre de plusieurs droits fondamentaux universellement reconnus, notamment le droit au respect de la dignité humaine, à la vie privée, à l’égalité devant la loi ainsi qu’aux libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique.

Le Haut-Commissaire rappelle que ces droits sont consacrés par la Déclaration universelle des droits de l’homme ainsi que par plusieurs traités internationaux relatifs aux droits humains auxquels le Sénégal est partie. À ses yeux, l’entrée en vigueur d’une telle loi pourrait avoir des conséquences graves sur la protection des libertés individuelles dans le pays.

Dans sa déclaration, il met également en garde contre les risques d’abus et de violences que pourrait engendrer ce durcissement de la législation. Il estime que la loi pourrait exposer certaines personnes à des crimes de haine, à des arrestations arbitraires, à des situations de chantage et à diverses formes de discrimination, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’emploi ou encore du logement.

Le responsable onusien s’inquiète en outre des effets potentiels du texte sur le travail des défenseurs des droits humains et des médias. Selon lui, les nouvelles dispositions pourraient restreindre le travail légitime des organisations de défense des droits, limiter la liberté d’expression et créer un climat de pression autour des débats publics sur ces questions.

Face à ces préoccupations, Volker Türk a exhorté le président de la République à ne pas promulguer cette loi qu’il qualifie de néfaste. Il a également invité les autorités sénégalaises à aller plus loin en abrogeant la législation actuelle jugée discriminatoire et en veillant au respect des droits humains pour tous, sans aucune forme de discrimination.

Affaire Aziz Ndiaye – Awa Baldé : une bataille judiciaire autour d’un terrain à Ngaparou, les deux parties réclament des centaines de millions

L’affaire judiciaire opposant l’homme d’affaires Aziz Ndiaye à la jet-setteuse Awa Baldé continue de se dérouler devant les juridictions dakaroises. Le dossier, qui porte sur une transaction immobilière contestée, a été de nouveau évoqué le 26 février 2026 devant la chambre correctionnelle de Dakar. À l’issue de cette audience, et après le paiement de la consignation exigée dans ce type de procédure, le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire au 9 avril 2026 pour les plaidoiries.

À l’origine de cette procédure, Awa Baldé accuse l’homme d’affaires d’escroquerie dans le cadre d’une transaction portant sur un terrain situé à Ngaparou. Selon la plaignante, l’opération concernerait une parcelle dont la valeur est estimée à 50 millions de francs CFA. Dans la citation directe qu’elle a adressée au tribunal, elle réclame à Aziz Ndiaye la somme de 475 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts, estimant avoir été lésée dans cette affaire.

Lors de l’audience tenue le 12 mars 2026, seule Awa Baldé s’est présentée à la barre. L’homme d’affaires était absent, mais son avocat, Me Souleymane Soumaré, a effectué les démarches nécessaires dans le cadre de la procédure. Parallèlement à cette affaire, Aziz Ndiaye a lui-même décidé d’engager une action judiciaire contre la plaignante. Il a déposé une citation directe devant la justice pour dénonciation calomnieuse, considérant que les accusations portées contre lui portent atteinte à son honneur et à sa réputation.

Connu pour ses activités dans l’importation et la distribution de produits alimentaires à travers sa société Aziz Business Company, l’homme d’affaires rejette catégoriquement les accusations d’escroquerie et d’abus de confiance. Dans sa plainte, il explique que les relations entre les deux parties remontent à plusieurs années. Selon lui, celles-ci étaient initialement basées sur une relation de confiance avant d’évoluer vers des relations d’affaires.

C’est dans ce contexte qu’une transaction immobilière aurait été conclue en 2018. Celle-ci portait sur une parcelle de 6 169 mètres carrés située à Ngaparou. Le terrain aurait été proposé dans un premier temps au prix de 75 millions de francs CFA avant d’être finalement cédé pour un montant de 50 millions de francs CFA. Aziz Ndiaye affirme avoir réglé cette somme à travers plusieurs paiements effectués par chèques. Il soutient également que ces paiements ont été attestés par des décharges signées par la plaignante.

Plusieurs années après cette transaction, Awa Baldé a remis en cause l’opération. Elle a publiquement accusé l’homme d’affaires d’irrégularités, notamment à travers des vidéos diffusées sur la plateforme TikTok. Elle avait également saisi le Pool judiciaire financier en évoquant des faits d’escroquerie et d’abus de confiance portant sur un montant estimé à 90,7 millions de francs CFA.

À l’issue des investigations menées par la Division des investigations criminelles, le parquet financier a toutefois décidé, en décembre 2025, de classer l’affaire sans suite. Les autorités judiciaires ont estimé que les charges réunies dans le dossier étaient insuffisantes pour engager des poursuites contre l’homme d’affaires.

Considérant que ces accusations ont porté atteinte à son image et à sa réputation, Aziz Ndiaye a décidé de porter l’affaire devant la justice à son tour. Il poursuit désormais Awa Baldé pour dénonciation calomnieuse, une infraction prévue et punie par l’article 362 du Code pénal. Dans le cadre de cette procédure, il réclame au tribunal la somme de 300 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts. Il demande également que le jugement soit publié dans plusieurs journaux de la place, aux frais de la prévenue.

Incendie au marché central de Kaffrine : plusieurs cantines réduites en cendres, de lourds dégâts matériels

Un violent incendie s’est déclaré dans la matinée de ce jeudi 12 mars 2026 au marché central de Kaffrine, provoquant d’importants dégâts matériels et semant la panique parmi les commerçants et les riverains. Le sinistre, dont l’origine reste pour l’instant inconnue, a ravagé plusieurs cantines et stands de vente, laissant derrière lui un paysage de désolation dans l’un des principaux centres commerciaux de la région.

Selon les premières informations rapportées par l’Agence de Presse Sénégalaise, le feu s’est déclaré dans une partie du marché avant de se propager rapidement à plusieurs zones en raison de la forte concentration d’étals et de marchandises. Des flammes impressionnantes et une épaisse fumée noire étaient visibles à plusieurs mètres à la ronde, attirant de nombreux curieux autour du site.

Alertés par les commerçants et les habitants du quartier, les sapeurs-pompiers se sont rapidement rendus sur les lieux pour tenter de maîtriser l’incendie. Leur intervention a toutefois été particulièrement compliquée par l’occupation anarchique de certaines zones du marché. L’absence de voies d’accès dégagées et d’issues de secours a ralenti le déploiement des secours et rendu les opérations d’extinction plus difficiles.

Malgré ces contraintes, les soldats du feu ont réussi à contenir la propagation des flammes afin d’éviter que l’incendie ne gagne l’ensemble du marché et les habitations voisines. Plusieurs cantines et stocks de marchandises ont cependant été entièrement consumés, entraînant de lourdes pertes pour les commerçants touchés.

Sur place, l’émotion était vive parmi les victimes qui ont assisté, impuissantes, à la destruction de leurs outils de travail. Certains commerçants ont tenté de sauver quelques marchandises avant l’arrivée des secours, mais la rapidité de la propagation du feu a limité toute possibilité d’intervention.

Les autorités locales se sont rendues sur les lieux pour constater l’ampleur des dégâts et apporter leur soutien aux commerçants sinistrés. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les causes exactes de cet incendie. Les services compétents devront notamment vérifier si le sinistre est lié à un court-circuit, à une négligence ou à toute autre origine.

Ce nouvel incendie relance par ailleurs le débat sur l’organisation et la sécurité dans les marchés publics, souvent confrontés à des problèmes d’encombrement, d’occupation irrégulière des espaces et d’absence d’aménagements adaptés pour faciliter l’intervention des secours en cas d’urgence.

Extradition vers le Sénégal : Madiambal Diagne saisit la Cour de cassation française

L’affaire judiciaire impliquant Madiambal Diagne connaît un nouveau développement en France. Le fondateur du groupe Avenir Communication, visé par une procédure d’extradition vers le Sénégal, a officiellement introduit un pourvoi en cassation contre l’arrêt rendu par la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Versailles qui a ordonné son extradition partielle.

Selon les informations rapportées par le quotidien Les Échos, cette déclaration de pourvoi constitue la première étape d’un recours devant la Cour de cassation française. Cette juridiction, la plus haute de l’ordre judiciaire en France, aura pour mission d’examiner la régularité juridique de la décision prise par la cour d’appel. Les avocats de Madiambal Diagne devront, dans les prochaines semaines, attendre la notification de l’arrêt intégral de la Cour d’appel de Versailles afin de pouvoir rédiger leur requête détaillée. Dans ce document, ils exposeront les griefs qu’ils estiment fondés contre la décision et développeront les moyens juridiques destinés à convaincre la Cour de cassation de casser l’arrêt contesté.

Toutefois, ce recours ne garantit pas au journaliste sénégalais d’échapper immédiatement à une extradition. En droit français, un pourvoi en cassation n’a pas automatiquement d’effet suspensif. Autrement dit, la procédure peut suivre son cours malgré la contestation devant la plus haute juridiction judiciaire. Dans ce contexte, la décision finale pourrait aussi relever du pouvoir exécutif français. Le président de la République française, Emmanuel Macron, dispose en effet de la prérogative de signer un décret autorisant l’extradition vers le Sénégal si toutes les conditions juridiques sont réunies.

Cette procédure intervient alors que la justice sénégalaise a émis un mandat d’arrêt contre Madiambal Diagne dans le cadre de l’instruction de l’affaire liée à Ellipse Projects. L’enquête porte sur des soupçons entourant des marchés publics attribués à cette entreprise française spécialisée dans la construction d’infrastructures, notamment dans le domaine hospitalier et scolaire en Afrique.

Face à cette situation, la défense de Madiambal Diagne se prépare déjà à d’autres recours possibles. L’un de ses avocats, Me Brengart, a indiqué que si un décret d’extradition était signé par les autorités françaises, l’équipe de défense saisirait immédiatement le Conseil d’État. Cette juridiction administrative suprême en France est compétente pour examiner la légalité des décisions prises par l’exécutif, y compris les décrets d’extradition.

Diffamation présumée à l’hôpital Fann : le professeur Moussa Seydi réclame 300 millions FCFA à une enseignante

Une affaire judiciaire particulièrement sensible oppose actuellement le professeur Moussa Seydi à une enseignante accusée d’avoir tenu de graves accusations contre le service des maladies infectieuses de l’hôpital Fann. Le praticien réclame 300 millions de francs CFA de dommages et intérêts à Paulette Rita Xavière Badiane, poursuivie pour diffamation après avoir publiquement affirmé qu’une erreur médicale aurait provoqué la mort de sa belle-mère.

L’affaire a été examinée le mercredi 11 mars 2026 devant le tribunal correctionnel de Dakar. Lors de l’audience, le parquet a requis une peine de six mois d’emprisonnement avec sursis ainsi qu’une amende d’un million de francs CFA contre la prévenue.

L’origine du litige remonte à l’année 2025 lorsque Paulette Rita Xavière Badiane, enseignante et médiatrice interculturelle à la migration, a publiquement mis en cause le service des maladies infectieuses de l’Hôpital Fann. Elle affirmait alors que sa belle-mère serait décédée à la suite d’une erreur médicale commise au sein de ce service dirigé par le professeur Moussa Seydi.

Ces accusations ont rapidement suscité une vive controverse, notamment en raison de la réputation du service hospitalier et du profil du médecin concerné. Considérant que ces déclarations portaient atteinte à son honneur et à l’image de la structure qu’il dirige, le professeur Moussa Seydi a décidé de porter l’affaire devant la justice.

Dans le cadre de l’enquête ouverte après ces accusations, la prévenue, domiciliée à Nord-Foire et mère de deux enfants, a été interpellée puis entendue par les enquêteurs. Elle a expliqué que ses propos avaient été prononcés sous le coup de l’émotion et de la colère après le décès de sa belle-mère. Reconnaissant le caractère excessif de ses déclarations, elle avait présenté des excuses.

Malgré ces regrets, la procédure judiciaire s’est poursuivie. Inculpée par le juge d’instruction du huitième cabinet du tribunal de Dakar pour diffamation, Paulette Rita Xavière Badiane a été placée sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès.

À la barre du tribunal correctionnel de Dakar, l’enseignante a de nouveau exprimé ses regrets. Elle a expliqué que ses propos avaient été tenus dans un moment de profonde détresse et qu’elle souhaitait simplement partager sa version des faits avec l’opinion publique. Selon elle, cette prise de parole était également motivée par la publication d’un article sur le site Pulse qui relayait la version de l’hôpital concernant les circonstances du décès.

Ces explications n’ont cependant pas convaincu la partie civile. Le professeur Moussa Seydi, par l’intermédiaire de ses avocats, estime que les accusations portées contre son service sont extrêmement graves et qu’elles ont porté atteinte à la crédibilité du service des maladies infectieuses de l’hôpital Fann.

À ce titre, il s’est constitué partie civile et réclame une indemnisation de 300 millions de francs CFA pour le préjudice moral et professionnel qu’il affirme avoir subi. L’un de ses conseils, l’avocat El Hadji Diouf, s’est montré particulièrement ferme à l’audience. Il a dénoncé des accusations qu’il juge infondées et susceptibles de ternir l’image d’un service hospitalier public.

Dans ses réquisitions, le procureur de la République a estimé que les propos tenus par la prévenue constituent une atteinte à l’honorabilité d’un service public de santé. Selon le ministère public, ces déclarations relèvent de la diffamation et peuvent nuire à la réputation d’une institution hospitalière.

Le parquet a ainsi demandé au tribunal de condamner la prévenue à six mois d’emprisonnement avec sursis assortis d’une amende d’un million de francs CFA.

La défense, de son côté, a tenté de contester la procédure et la qualification des faits. L’avocat Seyba Danfakha a soutenu que sa cliente s’était exprimée parce qu’elle pensait sincèrement qu’une négligence médicale avait conduit au décès de sa belle-mère. Selon lui, il ne s’agissait pas d’une volonté délibérée de diffamer.

Un autre conseil de la défense, Moussa Sarr, a soulevé une question juridique importante concernant la recevabilité de la constitution de partie civile. Il estime que l’action en justice devrait être introduite par l’hôpital Fann lui-même en tant que personne morale et non par le chef du service à titre individuel. Puisque l’établissement hospitalier n’a pas porté plainte, l’avocat considère que les conditions juridiques de l’infraction ne seraient pas réunies.

Jean-Luc Mélenchon critique la loi sénégalaise condamnant l’homosexualité et appelle au respect des libertés individuelles

Le leader de La France insoumise, Jean Luc Mélenchon, a vivement réagi à la suite du vote d’un projet de loi au Senegal visant à condamner l’homosexualité. Dans une déclaration publique, l’homme politique français a exprimé son désaccord avec cette initiative législative, estimant qu’elle porte atteinte aux libertés fondamentales et aux droits humains.

Dans son message, Jean-Luc Mélenchon a tenu à rappeler l’importance du dialogue franc entre partenaires et amis. Selon lui, l’amitié entre nations implique la possibilité de s’exprimer librement, même lorsque les positions divergent. « Sénégal. Être ami, c’est se parler avec respect en toute franchise. La condamnation de l’homosexualité dans une loi civile est absurde selon nous. L’orientation sexuelle n’est pas un choix », a-t-il déclaré.

Le dirigeant de La France insoumise a également évoqué une discussion qu’il affirme avoir déjà eue à Dakar autour de cette question. Il a rappelé qu’il avait exprimé la même position lors d’un séjour dans la capitale sénégalaise, en présence du Premier ministre Ousmane Sonko. Selon lui, ce dernier lui aurait alors donné l’occasion de s’exprimer librement sur le sujet, illustrant, d’après Mélenchon, l’existence d’un espace de dialogue ouvert entre responsables politiques malgré des sensibilités différentes.

Dans son argumentaire, le responsable politique français insiste sur le principe selon lequel l’orientation sexuelle ne relève pas d’un choix individuel mais d’une dimension personnelle qui, selon lui, ne devrait pas être encadrée ou sanctionnée par une loi civile. Il estime que les législations doivent avant tout garantir la liberté individuelle et protéger les droits fondamentaux de chaque citoyen, indépendamment de ses orientations ou de son identité.

La prise de position de Jean-Luc Mélenchon intervient dans un contexte où la question des droits liés à l’orientation sexuelle demeure particulièrement sensible au Sénégal. Le débat autour de la criminalisation ou du renforcement des sanctions contre l’homosexualité suscite régulièrement des réactions contrastées, aussi bien sur la scène politique nationale que dans les cercles internationaux.

En exprimant publiquement son opposition à cette législation, le leader de La France insoumise s’inscrit dans une tradition de positionnement politique axé sur la défense des libertés publiques et des droits humains. Toutefois, ses propos pourraient également susciter des réactions au Sénégal, où une large partie de l’opinion publique et de la classe politique soutient le maintien ou le renforcement des dispositions pénales existantes concernant l’homosexualité.

Kaffrine : l’APR lance la remobilisation de ses bases et vise la conquête des communes

À Kaffrine, l’Alliance pour la République (APR) a entamé une phase active de remobilisation politique en perspective des prochaines élections territoriales. Réunis autour du ministre Abdoulaye Saydou Sow, les responsables du parti dans la région ont affiché leur ambition de consolider leur ancrage local et de renforcer la présence de la formation présidentielle sur le terrain.

La rencontre, suivie d’un ndogou, a rassemblé quatorze maires, plusieurs élus territoriaux ainsi que des responsables politiques venus des différents départements de la région. Les échanges ont principalement porté sur les stratégies à mettre en place pour maintenir la dynamique politique du parti et préparer les futures échéances électorales.

Dans son intervention, Abdoulaye Saydou Sow a insisté sur la nécessité pour les militants de rester mobilisés et unis afin de préserver les acquis de l’APR dans la région. Selon lui, Kaffrine demeure un bastion important du parti qu’il convient de consolider face aux nouveaux défis politiques.

« Dans cette région, nous sommes la première force politique et nous devons préserver cet avantage », a-t-il affirmé devant les responsables réunis.

L’objectif affiché par les responsables de l’APR est clair : remporter la majorité des collectivités territoriales lors des prochaines élections. Le parti ambitionne notamment de gagner les 33 communes de la région ou, à défaut, d’en contrôler au moins 25.

Au cours de la rencontre, les responsables politiques ont également adopté une motion de soutien à la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies. Selon eux, l’ancien chef de l’État dispose du profil et de l’expérience nécessaires pour porter la voix de l’Afrique sur la scène internationale.

La réunion a aussi été l’occasion pour Abdoulaye Saydou Sow de se prononcer sur les débats autour de l’Acte 4 de la décentralisation. Il a notamment exprimé des réserves concernant certaines propositions, dont celle relative à une éventuelle suppression des communes.

En clôturant la rencontre, le responsable politique a réaffirmé sa fidélité aux populations de Kaffrine et son engagement à poursuivre le travail politique aux côtés des militants de la région.

Renégociation des contrats stratégiques : Ousmane Sonko s’adresse à la presse ce jeudi

Le Premier ministre Ousmane Sonko animera ce jeudi 12 mars 2026 à 17 heures un point de presse consacré à la renégociation des conventions et contrats dans plusieurs secteurs stratégiques de l’économie nationale. La rencontre se tiendra au Building administratif Président Mamadou Dia, plus précisément au 10e étage de cet édifice qui abrite plusieurs services de l’État.

Cette prise de parole intervient dans un contexte où les autorités sénégalaises ont placé la souveraineté économique au cœur de leur action gouvernementale. La question des contrats signés avec des partenaires privés ou internationaux dans des domaines clés est devenue un sujet central du débat public. Pour le chef du gouvernement, la réévaluation de ces engagements constitue un levier majeur pour permettre à l’État de défendre plus efficacement ses intérêts et d’assurer une meilleure redistribution des richesses issues des secteurs stratégiques.

Les discussions concernent notamment des domaines considérés comme essentiels pour le développement du pays. Il s’agit en particulier de l’énergie, des infrastructures, des télécommunications ainsi que de l’exploitation des ressources naturelles. Ces secteurs jouent un rôle déterminant dans la croissance économique et dans la capacité de l’État à financer ses politiques publiques. Le gouvernement estime ainsi que certains contrats conclus par le passé doivent être réexaminés afin de garantir des conditions plus équilibrées et plus favorables au Sénégal.

À travers cette initiative, l’exécutif souhaite instaurer une gestion plus transparente et plus rigoureuse des conventions liant l’État à ses partenaires. L’objectif affiché est de mieux encadrer les engagements contractuels et de s’assurer que les accords signés permettent réellement de générer des retombées économiques significatives pour le pays et pour les populations. Cette démarche s’inscrit également dans une volonté plus large de renforcer la gouvernance des ressources stratégiques et de consolider la confiance des citoyens dans la gestion des affaires publiques.

Lors de ce point de presse, le Premier ministre devrait présenter l’état d’avancement des discussions engagées avec les différents partenaires concernés. Il devrait également exposer les orientations retenues par le gouvernement pour mener à bien ce processus de renégociation, ainsi que les principes qui guideront l’action de l’État dans ce dossier. Les perspectives envisagées pour une gestion plus équilibrée des conventions stratégiques seront également abordées.

FSF : polémiques autour d’un projet de siège à 360 millions FCFA par an et de la billetterie du match Sénégal–Gambie

Moins de deux mois après le sacre historique des Lions de la Teranga à la Coupe d’Afrique des Nations 2025, la Fédération sénégalaise de football traverse une période de turbulences internes. L’instance dirigeante du football sénégalais est actuellement secouée par une double polémique portant à la fois sur un projet immobilier controversé et sur des soupçons de conflits d’intérêts liés à la vente des billets du match amical Sénégal–Gambie prévu à la fin du mois.

Selon des révélations du quotidien L’Observateur, le premier point de friction concerne un projet de déménagement du siège de la Fédération sénégalaise de football vers la Cité Keur Gorgui, un quartier d’affaires très prisé de Dakar. Le projet prévoit l’installation de la Fédération dans un immeuble neuf appartenant à un international sénégalais encore en activité. Le loyer mensuel du bâtiment est estimé à environ 30 millions de francs CFA, soit près de 360 millions de francs CFA par an.

Ce déménagement, qui viserait à regrouper l’ensemble des structures et démembrements de la Fédération dans un seul site, y compris la Ligue sénégalaise de football professionnel qui occupait jusque-là les anciens locaux situés à la Foire, ne fait cependant pas l’unanimité au sein de l’instance. Plusieurs membres du Comité exécutif reprochent au président Abdoulaye Fall d’avoir mené ce projet de manière unilatérale, sans consultation préalable des autres responsables de la Fédération.

Des membres du Comex ont ainsi opposé un veto catégorique à cette initiative. Ils estiment que la Fédération dispose déjà d’un immeuble situé au Point E à Dakar, jugé plus adapté aux besoins de l’institution. Ce bâtiment avait été récupéré à la suite d’un long contentieux remporté par l’ancien président Augustin Senghor, ce qui, selon certains responsables, rend inutile la location d’un nouveau siège à un coût aussi élevé.

Parallèlement à cette controverse immobilière, un autre dossier alimente les tensions internes. Il s’agit de la gestion de la billetterie du match amical qui doit opposer le Sénégal à la Gambie le 31 mars 2026 au stade Abdoulaye Wade de Diamniadio. La polémique a éclaté après l’annonce de la mise en vente des billets sans que la Commission des finances et de l’audit de la Fédération n’en ait été officiellement informée.

Selon les règles de fonctionnement de la Fédération, toute opération financière d’une telle envergure doit normalement passer par cette commission avant d’être validée. Cette absence de consultation a donc suscité de nombreuses interrogations au sein de l’instance dirigeante.

La gestion de la billetterie a été confiée à Bamba Ba, président de la Commission Marketing, Sponsoring et Développement numérique de la Fédération. Également responsable de la Ligue de football de Saint-Louis et du club de la Linguère, il fait l’objet d’accusations de conflits d’intérêts. Certains responsables estiment en effet que le cumul de ses fonctions pourrait poser problème, dans la mesure où il serait aussi le prestataire chargé de la confection et de la commercialisation des billets du match.

Ces différentes polémiques ont contribué à installer un climat de tension au sein de la Fédération sénégalaise de football, à un moment où l’institution est encore portée par l’euphorie du sacre continental des Lions. Face à l’ampleur des critiques et des interrogations, une réunion d’urgence a été convoquée ce jeudi 12 mars afin d’examiner les deux dossiers.

Réseaux présumés d’homosexualité et d’exploitation sexuelle : 82 mandats de dépôt délivrés dans plusieurs dossiers au Sénégal

Plusieurs affaires liées à des réseaux présumés d’homosexualité et d’exploitation sexuelle continuent de secouer l’opinion publique sénégalaise. Au total, 82 mandats de dépôt ont été délivrés par le juge du premier cabinet du tribunal de Pikine-Guédiawaye dans différents dossiers impliquant notamment Pape Cheikh Diallo, Djiby Dramé, Zale Mbaye, Ouzin Keita et d’autres suspects, ainsi que l’affaire des « formateurs au sexe » liée au ressortissant français Pierre Robert.

Dans le dossier dit de Pape Cheikh Diallo et Cie, l’enquête ouverte depuis février et confiée à la Brigade de recherches de Keur Massar a déjà conduit à 40 arrestations. À ce stade de la procédure, 39 personnes ont été placées sous mandat de dépôt. Les deux dernières interpellations, opérées entre Thiès et Dakar, ont abouti à leur incarcération sur décision du juge d’instruction du tribunal de Pikine-Guédiawaye. Les mis en cause sont poursuivis pour association de malfaiteurs, actes contre nature, transmission volontaire du VIH, blanchiment de capitaux et trafic de drogue. D’après le quotidien Libération, les déclarations d’un des suspects, l’étudiant Saliou Diallo, pourraient entraîner de nouvelles arrestations. Lors de son audition, il aurait affirmé avoir entretenu à plusieurs reprises des relations sexuelles tarifées avec Pape Cheikh Diallo et Ibrahima Magib Seck, tous deux déjà écroués dans le cadre de cette procédure. Il aurait également cité d’autres partenaires, dont certains seraient des gendarmes désormais dans le collimateur des enquêteurs.

Une autre procédure concerne Ouzin Keita et plusieurs personnes arrêtées avec lui dans un appartement situé à Ouest-Foire. Dans cette affaire, le magistrat instructeur a délivré 15 mandats de dépôt visant Ouzin Keita, âgé de 39 ans, ainsi que ses co-accusés. Les personnes interpellées ont été inculpées pour association de malfaiteurs, proxénétisme, actes contre nature, chantage à caractère sexuel et escroquerie. Le parquet, dans son réquisitoire introductif, a également visé des personnes non encore identifiées en mentionnant X, laissant présager une extension de l’enquête à d’éventuels complices.

Le même juge d’instruction est également en charge du dossier impliquant le ressortissant français Pierre Robert, accusé d’avoir mis en place un réseau de « formateurs au sexe ». Cette affaire, qui fait suite à l’exécution d’une commission rogatoire française au Sénégal, a conduit à l’arrestation de plusieurs personnes par la Division des Investigations Criminelles. À ce stade, 14 individus, dont Amath Lô, âgé de 21 ans et présenté comme l’un des « formateurs », ont été placés sous mandat de dépôt. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, traite d’êtres humains en bande organisée, proxénétisme en bande organisée, transmission volontaire du VIH/Sida, viol sur mineurs, pédophilie, actes contre nature ainsi que détention et usage de drogue.

Dans un autre volet de ces investigations, le juge du premier cabinet a également décerné deux mandats de dépôt contre l’étudiant Omar Sall et le restaurateur Stéphane Gabriel Preira. Les deux hommes sont poursuivis pour actes contre nature et transmission volontaire du VIH. Selon les éléments recueillis par la Brigade de recherches de Dakar, ils seraient liés à un réseau structuré qui organisait des rencontres sexuelles à travers des applications de messagerie comme WhatsApp. Lors de son audition, Omar Sall aurait déclaré avoir rencontré plusieurs partenaires, dont un journaliste connu qu’il affirme avoir croisé au Plateau, sans toutefois révéler son identité aux enquêteurs.

Par ailleurs, une information judiciaire distincte a été ouverte à Saint-Louis pour des faits similaires. Dans cette procédure, le juge du premier cabinet d’instruction a d’abord placé sous mandat de dépôt Ndiawar Seck, âgé de 32 ans, ainsi que plusieurs autres suspects. Au cours des interrogatoires, certains des mis en cause seraient passés aux aveux. Les investigations se sont ensuite poursuivies avec l’intervention des gendarmes de la Section de recherches et de la Brigade de recherches de Saint-Louis, qui ont procédé à de nouvelles interpellations, notamment celles de Béchir Ben Abdou Sané et de trois autres personnes. Au total, 12 individus ont été écroués dans ce dossier.

Yoff-Aéroport : une aide cuisinière de 17 ans déférée au parquet après la découverte du corps d’un nouveau-né dans une armoire

Un drame particulièrement bouleversant s’est produit dans le quartier de Yoff-Aéroport, à Dakar, où une adolescente de 17 ans a été arrêtée puis déférée au parquet pour infanticide après la découverte du corps sans vie d’un nouveau-né dans une armoire. L’affaire, révélée par le quotidien Libération, suscite une vive émotion dans le voisinage et relance le débat sur les drames silencieux liés aux grossesses cachées et à la pression sociale.

Les faits remontent à la soirée du 9 mars dans une maison familiale située à Yoff-Aéroport. Selon les informations rapportées, l’alerte a été donnée par C. Ndiaye, chef de famille du domicile où travaillait la jeune fille comme aide cuisinière. C’est son épouse qui a fait la macabre découverte. En ouvrant un tiroir d’une armoire dans la maison, elle est tombée sur le corps sans vie d’un nourrisson dissimulé à l’intérieur.

Sous le choc, la famille a immédiatement alerté les gendarmes de la brigade de la Foire. Les éléments de la gendarmerie se sont rapidement rendus sur les lieux afin d’effectuer les premières constatations et sécuriser la scène. Cette découverte a profondément bouleversé les occupants de la maison ainsi que les habitants du quartier.

Très vite, les investigations menées par les enquêteurs ont orienté les soupçons vers l’employée de maison, identifiée comme F. Mballo, âgée de 17 ans. La jeune fille travaillait dans cette maison depuis environ deux mois en qualité d’aide cuisinière. Les gendarmes ont procédé à son audition afin d’éclaircir les circonstances de la découverte du nouveau-né.

Confrontée aux éléments recueillis sur place, l’adolescente a fini par passer aux aveux. Elle a reconnu avoir accouché seule et dans le plus grand secret avant de placer le bébé dans un tiroir de l’armoire. Le nouveau-né y a été retrouvé sans vie quelques heures plus tard.

À la suite de ces déclarations, la jeune fille a été immédiatement interpellée puis conduite dans les locaux de la gendarmerie pour les besoins de l’enquête. Les enquêteurs ont poursuivi les auditions afin de reconstituer le déroulement exact des faits et déterminer les circonstances de la mort du nourrisson.

Lors de son interrogatoire, la mise en cause a expliqué avoir agi sous l’effet de la peur et de la panique. Elle a évoqué notamment la crainte des réactions de sa famille si sa grossesse venait à être découverte. Selon ses déclarations rapportées par Libération, elle redoutait particulièrement la colère de ses parents, d’autant plus qu’elle avait déjà eu un premier enfant en dehors du mariage.

Cette peur du rejet familial et social l’aurait poussée à dissimuler sa grossesse pendant plusieurs mois et à accoucher seule, dans la plus grande discrétion. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer si le nouveau-né est décédé au moment de l’accouchement ou s’il a été abandonné vivant avant de succomber.

À l’issue de sa garde à vue, F. Mballo a été déférée au parquet ce mercredi pour répondre des faits d’infanticide. La justice devra désormais examiner les éléments du dossier afin de qualifier juridiquement les faits et établir les responsabilités pénales dans cette affaire particulièrement sensible.

Yoff-Aéroport : une aide cuisinière de 17 ans déférée au parquet après la découverte du corps d’un nouveau-né dans une armoire

Un drame particulièrement bouleversant s’est produit dans le quartier de Yoff-Aéroport, à Dakar, où une adolescente de 17 ans a été arrêtée puis déférée au parquet pour infanticide après la découverte du corps sans vie d’un nouveau-né dans une armoire. L’affaire, révélée par le quotidien Libération, suscite une vive émotion dans le voisinage et relance le débat sur les drames silencieux liés aux grossesses cachées et à la pression sociale.

Les faits remontent à la soirée du 9 mars dans une maison familiale située à Yoff-Aéroport. Selon les informations rapportées, l’alerte a été donnée par C. Ndiaye, chef de famille du domicile où travaillait la jeune fille comme aide cuisinière. C’est son épouse qui a fait la macabre découverte. En ouvrant un tiroir d’une armoire dans la maison, elle est tombée sur le corps sans vie d’un nourrisson dissimulé à l’intérieur.

Sous le choc, la famille a immédiatement alerté les gendarmes de la brigade de la Foire. Les éléments de la gendarmerie se sont rapidement rendus sur les lieux afin d’effectuer les premières constatations et sécuriser la scène. Cette découverte a profondément bouleversé les occupants de la maison ainsi que les habitants du quartier.

Très vite, les investigations menées par les enquêteurs ont orienté les soupçons vers l’employée de maison, identifiée comme F. Mballo, âgée de 17 ans. La jeune fille travaillait dans cette maison depuis environ deux mois en qualité d’aide cuisinière. Les gendarmes ont procédé à son audition afin d’éclaircir les circonstances de la découverte du nouveau-né.

Confrontée aux éléments recueillis sur place, l’adolescente a fini par passer aux aveux. Elle a reconnu avoir accouché seule et dans le plus grand secret avant de placer le bébé dans un tiroir de l’armoire. Le nouveau-né y a été retrouvé sans vie quelques heures plus tard.

À la suite de ces déclarations, la jeune fille a été immédiatement interpellée puis conduite dans les locaux de la gendarmerie pour les besoins de l’enquête. Les enquêteurs ont poursuivi les auditions afin de reconstituer le déroulement exact des faits et déterminer les circonstances de la mort du nourrisson.

Lors de son interrogatoire, la mise en cause a expliqué avoir agi sous l’effet de la peur et de la panique. Elle a évoqué notamment la crainte des réactions de sa famille si sa grossesse venait à être découverte. Selon ses déclarations rapportées par Libération, elle redoutait particulièrement la colère de ses parents, d’autant plus qu’elle avait déjà eu un premier enfant en dehors du mariage.

Cette peur du rejet familial et social l’aurait poussée à dissimuler sa grossesse pendant plusieurs mois et à accoucher seule, dans la plus grande discrétion. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer si le nouveau-né est décédé au moment de l’accouchement ou s’il a été abandonné vivant avant de succomber.

À l’issue de sa garde à vue, F. Mballo a été déférée au parquet ce mercredi pour répondre des faits d’infanticide. La justice devra désormais examiner les éléments du dossier afin de qualifier juridiquement les faits et établir les responsabilités pénales dans cette affaire particulièrement sensible.

Réforme de l’article 319 : Me Oumar Youm dénonce une loi « plus floue, moins protectrice et juridiquement dangereuse »

Dans une tribune juridique particulièrement critique, Me Oumar Youm, avocat et spécialiste de droit pénal, analyse en profondeur le projet de réforme de l’article 319 du Code pénal sénégalais. Selon lui, loin de renforcer la répression et la clarté juridique comme l’annonce le gouvernement, le nouveau texte introduit des ambiguïtés majeures, affaiblit certaines protections essentielles et risque de produire l’effet inverse de celui recherché.

L’avocat situe d’abord le contexte politique et social de cette réforme. D’après lui, le gouvernement a été contraint d’agir sous la pression d’une opinion publique fortement mobilisée, amplifiée par une communication officielle jugée maladroite sur la question. La majorité parlementaire faisait de cette réforme l’un de ses engagements majeurs depuis 2016. Mais dans la précipitation, estime Me Youm, l’exécutif aurait élaboré un texte juridiquement fragile et mal structuré.

Selon lui, le nouveau projet est même plus obscur que l’ancien dispositif légal. Il affirme que la réforme introduit davantage d’ambiguïtés et d’imprécisions, tout en affaiblissant la cohérence juridique du texte. Cette situation, explique-t-il, compromet la sécurité juridique et rend l’application de la loi beaucoup plus incertaine.

Parmi les critiques les plus sévères figure la disparition d’une infraction importante : l’attentat à la pudeur sur mineur de moins de 13 ans. Dans l’ancienne version du Code pénal, cet acte était clairement incriminé et puni d’une peine de deux à cinq ans d’emprisonnement. La sanction était même aggravée lorsque l’auteur était un ascendant ou une personne exerçant une autorité sur la victime. Pour Me Youm, la suppression de cette incrimination constitue une régression grave dans la protection des enfants. Il rappelle que les mineurs représentent « le maillon le plus faible » de la société et devraient bénéficier d’une protection juridique renforcée, et non affaiblie.

L’avocat critique également la structure même du nouveau texte, qu’il juge juridiquement incohérente. Selon lui, la réforme mélange dans une même disposition plusieurs comportements qui relèvent pourtant de catégories juridiques différentes. L’homosexualité, la zoophilie et la nécrophilie sont désormais évoquées dans un seul ensemble législatif. Or, ces infractions appartiennent à des régimes juridiques distincts. La première relève des infractions liées aux mœurs, la seconde concerne la protection animale, tandis que la troisième touche à l’atteinte aux sépultures et à la dignité des défunts. Pour Me Youm, cette fusion traduit une méconnaissance des règles fondamentales de la légistique, c’est-à-dire l’art de concevoir et de rédiger des lois de manière claire et cohérente.

L’une des inquiétudes majeures soulevées par l’avocat concerne aussi l’introduction de notions particulièrement vagues dans le nouveau texte. Des expressions telles que « acte à caractère sexuel », « promotion de l’homosexualité » ou encore « apologie » apparaissent désormais dans la réforme. Selon Me Youm, ces formulations sont bien plus imprécises que celles de l’ancien Code pénal et posent un problème fondamental au regard du droit pénal moderne.

Il rappelle à ce propos le principe juridique fondamental selon lequel il ne peut y avoir d’infraction sans loi claire et précise. Toute incrimination doit être suffisamment définie pour permettre aux citoyens de prévoir les conséquences de leurs actes. Or, dans le projet actuel, plusieurs éléments constitutifs des infractions demeurent indéterminés. Cette imprécision ouvre la porte à des interprétations variables selon les juridictions et peut conduire à des décisions arbitraires, ce qui menace directement la sécurité juridique des citoyens.

Mais la critique la plus virulente de Me Youm vise la disposition relative à la dénonciation. Le nouveau texte prévoit que la dénonciation pourrait être punie d’une peine de deux à cinq ans d’emprisonnement et d’une amende comprise entre 500 000 et 2 000 000 de francs CFA. Pour l’avocat, cette sanction est particulièrement sévère, d’autant plus qu’elle dépasse même celle prévue par l’article 362 du Code pénal pour la dénonciation calomnieuse, qui prévoit une peine allant de six mois à cinq ans d’emprisonnement et une amende comprise entre 50 000 et 500 000 francs CFA.

Plus encore, le projet de réforme impose au dénonciateur d’apporter lui-même la preuve des faits qu’il signale, sous peine d’être sanctionné pénalement. Pour Me Youm, cette disposition constitue un renversement inédit de la charge de la preuve. En principe, rappelle-t-il, ce sont les autorités judiciaires – notamment le procureur de la République ou le juge d’instruction – qui ont la responsabilité d’établir les faits et de réunir les preuves. Exiger cela d’un simple citoyen revient, selon lui, à instaurer une contrainte juridique excessive.

L’avocat estime que cette disposition pourrait même décourager les signalements et protéger indirectement les comportements que la loi prétend combattre. À l’heure où la protection des lanceurs d’alerte est devenue un principe reconnu dans de nombreux systèmes juridiques, une telle mesure apparaît, selon lui, en contradiction avec les standards internationaux.

Enfin, Me Oumar Youm met en garde contre ce qu’il considère comme une sévérité purement apparente du texte. Certes, la réforme prévoit des sanctions plus lourdes et limite le pouvoir du juge d’accorder un sursis. Mais cette rigueur affichée pourrait rester théorique si les infractions sont mal définies. Une loi pénale imprécise est difficile à appliquer et offre de nombreuses possibilités de contournement.

Le Président de Business Africa, Baïdy Agne, reçu à l’Élysée par le Président français Emmanuel Macron

Le Président de Business Africa, Monsieur Baïdy Agne, a été reçu au Palais de l’Élysée par le Président de la République française, Son Excellence Emmanuel Macron, à l’occasion d’un dîner présidentiel.

Ce mercredi 11 mars, le Président de Business Africa a eu l’honneur d’être invité par le Chef de l’État français dans le cadre de la préparation du Business Forum “Africa Forward : Inspire & Connect”, prévu lors du Sommet des Chefs d’État Afrique-France qui se tiendra à Nairobi (Kenya) les 11 et 12 mai 2026.

Le forum “Africa Forward : Inspire & Connect” est coorganisé par la Banque Publique d’Investissement Française (Bpifrance), Proparco et Business France.

Ce rendez-vous économique majeur du Sommet Afrique-France réunira, autour des Chefs d’État, du patronat africain et du patronat français, plus de 1 500 chefs d’entreprises, ainsi que des institutions financières et de coopération africaines, françaises et internationales.

À cette occasion, le Président de Business Africa, Baïdy Agne, aux côtés du Président du MEDEF et du Président de l’Alliance des Patronats Francophones (APF), soumettra aux Chefs d’État la Déclaration conjointe du secteur privé franco-africain, visant à renforcer le partenariat d’affaires et la coopération économique entre l’Afrique et la France.

Au sein de Business Africa, plusieurs priorités ont déjà été identifiées pour renforcer les relations économiques, financières et techniques entre l’Afrique et la France. Elles portent notamment sur :

la facilitation des déplacements d’affaires ; le co-investissement pour le développement des chaînes de valeur agro-industrielles et sanitaires ; la facilitation du financement des co-investissements privés ; la mise en place d’une plateforme « Made In » dédiée à la mise en relation d’affaires ; le co-investissement pour l’interconnexion du marché intra-africain dans les domaines des transports terrestres, maritimes, aériens et énergétiques ; la promotion de la dématérialisation, de la connectivité et des services numériques ; le développement de places financières intégrées et d’écosystèmes économiques performants ; la gestion des enjeux liés à l’intelligence artificielle, au développement durable ainsi qu’aux transitions numérique et énergétique ; le renforcement des compétences professionnelles et le transfert de technologies ; le développement de hubs dans les domaines du numérique, de la haute technologie et de la santé.

Justice sénégalaise : le Forum du justiciable dénonce une inégalité de traitement

Le président du Forum du justiciable a exprimé son inquiétude face à ce qu’il qualifie de traitement judiciaire inégal dans deux affaires portant sur des faits similaires. Dans une déclaration, il a attiré l’attention sur la différence de procédures entre deux dossiers de diffusion de fausses nouvelles.

Dans le premier cas, un prévenu poursuivi en flagrant délit a été placé sous mandat de dépôt le 18 février 2026. Lorsqu’il a été présenté devant le tribunal le 20 février, dans le cadre de la procédure de flagrant délit, son affaire a été renvoyée au 20 mars 2026, entraînant un délai de traitement notable.

En revanche, dans une affaire similaire, un autre prévenu poursuivi pour les mêmes faits a été placé sous mandat de dépôt le 9 mars 2026. Présenté devant le tribunal le 11 mars 2026, son dossier a été immédiatement retenu et jugé séance tenante, sans renvoi.

Pour le président du Forum du justiciable, cette divergence dans le traitement des dossiers constitue « une véritable rupture d’égalité entre citoyens devant la loi ». Selon lui, une justice appliquée de manière différenciée à des faits identiques risque d’ébranler la confiance des citoyens dans l’institution judiciaire.

Il ajoute qu’une telle situation nourrit des suspicions légitimes à l’encontre de la justice et renforce le sentiment d’injustice au sein de l’opinion publique.

Garde à vue de l’imam Al Amine Dramé à la Section de recherches de Colobane

Ce mercredi 11 mars 2026, l’imam Al Amine Dramé a été convoqué à la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane, où il a été placé en garde à vue. Selon des sources proches de l’enquête, le religieux s’est présenté spontanément dans les locaux de la gendarmerie suite à une convocation émanant des enquêteurs.

L’audition de l’imam a duré plusieurs heures. À l’issue de cette audition, les enquêteurs ont décidé de le maintenir en garde à vue pour approfondir certaines vérifications et obtenir des clarifications supplémentaires sur les questions soulevées lors de son audition.

Aucune information officielle n’a été communiquée pour l’instant sur les motifs précis de cette convocation ni sur la durée prévue de la garde à vue. Les investigations se poursuivent au sein de la Section de recherches, qui reste attentive à l’évolution de cette affaire.

“Le Président de la République place le désenclavement et la mobilité au cœur du développement national”

Le Président de la République a placé le désenclavement territorial et la mobilité au cœur de l’action publique en donnant des instructions fermes au gouvernement pour accélérer la réalisation des infrastructures routières sur l’ensemble du territoire national. Cette orientation stratégique s’inscrit dans une volonté de répondre aux attentes pressantes des populations, mais également de soutenir la dynamique économique du pays en améliorant la circulation des personnes et des biens.

Face à une urbanisation rapide et à l’extension progressive des zones d’habitation et d’activités, les autorités entendent adapter le réseau routier national afin qu’il corresponde davantage aux nouvelles réalités du territoire. Dans cette perspective, le Chef de l’État a demandé au gouvernement non seulement d’intensifier l’exécution des projets déjà validés, mais aussi de mettre en place un nouveau Schéma routier national. Ce document stratégique devra servir de cadre de planification pour orienter les investissements dans les infrastructures de transport et garantir une meilleure cohérence entre les besoins des territoires et les projets d’aménagement.

Cette politique vise également à accompagner le développement des pôles économiques régionaux. En effet, la connexion efficace entre les zones de production et les centres de consommation est devenue un enjeu majeur pour la compétitivité de l’économie nationale. L’amélioration du réseau routier doit ainsi faciliter l’acheminement des produits agricoles, industriels et commerciaux, tout en réduisant les coûts logistiques qui pèsent souvent sur les producteurs et les opérateurs économiques.

L’accélération des chantiers concerne l’ensemble des composantes du réseau de transport routier. Les projets autoroutiers occupent une place importante dans cette stratégie, notamment pour fluidifier les échanges rapides entre les grandes villes et renforcer l’intégration économique entre les régions. Parallèlement, le gouvernement entend poursuivre les efforts de réhabilitation et d’entretien du réseau existant afin de préserver le patrimoine routier et d’éviter la dégradation progressive des infrastructures déjà réalisées.

Une attention particulière est également accordée aux pistes de production, considérées comme un maillon essentiel pour le développement du monde rural. Dans plusieurs zones agricoles, l’absence de voies praticables constitue encore un obstacle majeur à la commercialisation des récoltes. En améliorant ces pistes, les autorités souhaitent permettre aux agriculteurs d’acheminer plus facilement leurs produits vers les marchés, tout en renforçant la sécurité et la régularité des transports.

Le programme d’infrastructures prévoit aussi la construction d’ouvrages de franchissement, tels que les ponts et les dalots, afin de supprimer durablement certaines zones d’enclavement. Dans de nombreuses localités, ces infrastructures sont indispensables pour garantir la continuité du trafic, notamment pendant la saison des pluies, lorsque certaines routes deviennent difficilement praticables.

Au-delà de la simple construction de routes, le nouveau schéma routier national se veut une approche globale et intégrée du développement territorial. L’objectif est d’assurer une meilleure articulation entre les infrastructures de transport, les zones de production, les centres urbains et les pôles de services. Cette vision vise à faire de chaque investissement routier un levier direct de développement économique et social.

Ouakam : démantèlement d’un réseau clandestin de piraterie audiovisuelle

Une opération menée par la Brigade Nationale de Lutte contre la Piraterie et la Contrefaçon a permis de mettre au jour une importante infrastructure de diffusion illégale de contenus audiovisuels à Ouakam. L’intervention, réalisée le 9 mars 2026 dans ce quartier de Dakar, s’inscrit dans le cadre du renforcement de la lutte contre la piraterie et la contrefaçon qui affectent fortement l’industrie audiovisuelle et les détenteurs de droits de diffusion.

Selon les informations recueillies, les agents de la brigade ont ciblé un local situé au deuxième étage d’un immeuble R+2, à proximité immédiate du marché de Ouakam. À leur arrivée sur les lieux, les forces d’intervention ont constaté que le local était inoccupé. Malgré l’absence de toute personne à l’intérieur, les premières constatations ont permis d’identifier clairement une installation technique utilisée pour redistribuer illégalement des chaînes de télévision payantes.

Les éléments d’enquête recueillis sur place laissent penser que l’infrastructure serait exploitée par un individu dont l’identité reste pour l’instant à confirmer. En l’absence du principal suspect, une convocation a été laissée à son attention par les agents de la brigade, par l’intermédiaire d’un tiers présent dans l’immeuble au moment de l’opération. Les enquêteurs poursuivent désormais leurs investigations afin de procéder à son identification formelle et à sa localisation.

La perquisition a permis de découvrir une station de redistribution particulièrement structurée, révélant un système de piraterie audiovisuelle organisé. Les agents ont ainsi saisi un important dispositif technique comprenant quatre-vingt-un décodeurs provenant de plusieurs bouquets de télévision, notamment Canal+, Star Times, Star Track, Star Sat, Bein Sports, TNT Sénégal et TV Orange. À cela s’ajoutent soixante récepteurs à fibre optique, quatre racks système utilisés pour l’organisation et la gestion du matériel, deux batteries solaires servant d’alimentation de secours, un transmetteur ainsi qu’un modem Wi-Fi Orange.

L’ensemble de ces équipements a été placé sous scellé puis transféré au siège du service pour les besoins de l’enquête. Les autorités cherchent désormais à déterminer l’ampleur réelle de ce réseau, qui pourrait alimenter un nombre important d’abonnés clandestins dans la zone.

Réforme de l’article 319 : le ministre de l’Intérieur Bamba Cissé clarifie la portée de la loi et écarte toute rétroactivité

Lors des débats à l’Assemblée nationale consacrés à la modification de l’article 319 du Code pénal, le ministre de l’Intérieur Bamba Cissé a apporté plusieurs précisions sur la portée juridique du texte, notamment sur la question sensible de la rétroactivité de la loi. Face aux interrogations de certains députés et aux nombreuses réactions dans l’opinion publique, le ministre a tenu à rappeler un principe fondamental du droit pénal : une loi ne peut s’appliquer à des faits commis avant son adoption.

Devant les parlementaires, Bamba Cissé a ainsi expliqué que la réforme ne concernera que les actes commis après le vote et la promulgation de la loi. Pour illustrer concrètement cette règle, il a cité l’animateur Pape Cheikh Diallo, dont le nom circule largement dans les discussions publiques autour de cette question. « Cette loi ne s’appliquera pas à Pape Cheikh Diallo et cie. La loi pénale ne rétroagit pas. Ceux qui seront concernés sont ceux qui commettent ces actes après le vote et la promulgation de la loi », a-t-il déclaré, mettant fin aux spéculations sur une éventuelle application rétroactive du texte.

Le ministre a ensuite abordé la question de la qualification juridique de l’infraction, un point qui, selon lui, alimente de nombreuses incompréhensions dans le débat public. Certains observateurs estiment que l’infraction d’« acte contre nature » devrait être érigée en crime plutôt qu’en délit. Mais pour Bamba Cissé, cette perception repose sur une lecture simplifiée du droit pénal.

Selon lui, la distinction entre délit et crime ne repose pas uniquement sur la sévérité de la peine. Il a expliqué que dans certains cas, un délit peut être sanctionné plus lourdement qu’un crime. Pour illustrer cette réalité, il a évoqué l’exemple de certaines affaires judiciaires où une personne reconnue coupable de meurtre peut être condamnée à une peine relativement faible. « Quelqu’un peut commettre un meurtre et être condamné à cinq ans de prison », a-t-il souligné.

Dans le cas spécifique de l’« acte contre nature », le ministre a rappelé que la législation actuelle prévoit déjà des sanctions particulièrement sévères. L’infraction est qualifiée de délit, mais elle est assortie d’une peine allant de cinq à dix ans de prison. Selon lui, cette fourchette crée un verrou juridique important. « Aujourd’hui, l’acte contre nature est un délit, mais la peine est criminelle. On parle de cinq à dix ans. C’est verrouillé : on ne peut pas descendre en dessous de cinq ans, et le juge peut aller jusqu’à dix ans », a-t-il expliqué.

Pour le ministre de l’Intérieur, ce choix n’est pas le fruit du hasard mais relève d’une stratégie juridique réfléchie. Maintenir l’infraction dans la catégorie des délits tout en conservant des peines lourdes permettrait, selon lui, d’assurer une plus grande efficacité dans le traitement des dossiers. Il estime que la criminalisation pure et simple pourrait produire des effets inverses, notamment en ralentissant la justice. « Le débat sur la criminalisation est souvent une incompréhension. C’est une stratégie très intelligente », a-t-il affirmé devant les députés.

Bamba Cissé a également attiré l’attention des parlementaires sur les conséquences pratiques qu’aurait une généralisation des procédures criminelles. Il a rappelé que ces procédures sont plus longues et plus complexes, ce qui contribue déjà à l’engorgement du système judiciaire et au surpeuplement des prisons. Selon lui, la matière criminelle représente aujourd’hui une part importante des dossiers en attente devant les juridictions.

Pour étayer son analyse, le ministre a présenté plusieurs chiffres concernant les infractions sexuelles au Sénégal. Il a indiqué que 506 cas de viol et d’attentat à la pudeur ont été enregistrés en 2021. Deux ans plus tard, en 2023, ce chiffre est passé à 623 cas, montrant une progression malgré la criminalisation de ces infractions. Ces statistiques, selon lui, illustrent les limites d’une réponse exclusivement fondée sur le durcissement de la qualification pénale.

Chantiers prioritaires : le Premier ministre exige la levée immédiate des blocages pour accélérer les projets stratégiques

Le Premier ministre Ousmane Sonko a adressé des directives fermes à l’ensemble du gouvernement afin de lever rapidement les obstacles qui freinent l’exécution de plusieurs projets jugés prioritaires pour le Sénégal. Entre retards de paiement, blocages logistiques et défis de gouvernance, l’objectif affiché est d’accélérer la cadence afin de garantir la livraison de ces infrastructures stratégiques avant les échéances majeures de 2026.

Au cœur de ces préoccupations figure le Programme national de Développement des Agropoles, considéré comme un levier essentiel pour atteindre la souveraineté alimentaire et stimuler la transformation industrielle locale. Malgré son importance stratégique, ce programme fait actuellement face à plusieurs difficultés opérationnelles qui ralentissent sa mise en œuvre. Pour y remédier, le Premier ministre a demandé aux ministres chargés des Finances et de l’Économie de prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’accélérer les décaissements et de régler les situations critiques, notamment les arriérés de salaires signalés dans certaines structures impliquées dans le projet.

Dans la même dynamique, une revue diligente doit être menée avec la Banque Africaine de Développement concernant l’Agropole Nord. Cette démarche vise à stabiliser les orientations stratégiques et à assurer une meilleure efficacité dans la mise en œuvre du projet. Parallèlement, le gouvernement est appelé à finaliser rapidement un cadre opérationnel permettant de sécuriser l’approvisionnement en matières premières agricoles destinées aux futures unités de transformation. L’objectif est d’éviter les ruptures dans la chaîne de production et de garantir la viabilité économique des infrastructures agro-industrielles prévues.

Un autre chantier majeur concerne l’aménagement de la Corniche Ouest de Dakar. Le Premier ministre a exprimé sa préoccupation face à l’arrêt des travaux sur ce projet, conséquence directe de factures impayées. Cette situation est jugée particulièrement préoccupante à l’approche des Jeux Olympiques de la Jeunesse de 2026, pour lesquels la mise à disposition du site est devenue une priorité nationale.

Dans ce contexte, les services compétents ont reçu l’instruction de procéder immédiatement à la régularisation des décomptes en instance afin de permettre la reprise rapide des travaux. L’enjeu est de garantir une livraison du chantier conforme aux engagements internationaux pris par le Sénégal dans le cadre de l’organisation de cet événement sportif majeur.

Par ailleurs, le gouvernement doit également accélérer la mise en œuvre du programme d’électrification rurale piloté par l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale. Ce projet, crucial pour réduire les inégalités territoriales et améliorer les conditions de vie des populations rurales, se heurte actuellement à des difficultés liées au dédouanement des équipements importés.

Ces blocages administratifs entraînent des retards dans l’installation des infrastructures électriques dans plusieurs localités du pays. Afin de corriger cette situation, le Premier ministre a demandé la mise en place d’un dispositif de traitement accéléré en douane pour les équipements destinés à l’électrification rurale. Les ministères de l’Énergie et des Finances devront assurer un suivi rapproché du dossier jusqu’à la levée complète des obstacles logistiques.

Enfin, dans un souci de transparence et de bonne gouvernance, le Premier ministre a annoncé le lancement prochain d’une série de communications publiques portant sur les grands dossiers stratégiques de l’État. La première intervention, prévue dans les prochains jours, sera consacrée à la renégociation des conventions et contrats conclus par l’État dans plusieurs secteurs clés de l’économie.

Investissements : le gouvernement adopte le décret d’application du nouveau Code pour renforcer l’attractivité économique

Le Conseil des ministres a franchi une étape importante dans la mise en œuvre de la nouvelle politique d’attractivité économique du Sénégal en adoptant le projet de décret fixant les modalités d’application de la loi n°2025-16 du 27 septembre 2025 relative au Code des Investissements. Cette décision marque une avancée majeure dans l’opérationnalisation de ce cadre législatif destiné à améliorer l’environnement des affaires et à encourager l’investissement national et étranger.

Avec l’adoption de ce décret, le nouveau Code des Investissements entre véritablement dans sa phase d’exécution. Le texte vient en effet préciser les mécanismes concrets qui encadreront désormais les relations entre l’État et les investisseurs. Il apporte des clarifications sur les critères d’éligibilité aux différents avantages prévus par la loi, notamment en ce qui concerne les secteurs prioritaires et les seuils minimums d’investissement requis pour bénéficier des incitations accordées par l’État.

Le décret détaille également le régime des incitations fiscales et douanières. Il prévoit notamment des réductions d’impôts pour certains projets stratégiques, ainsi que des exonérations sur l’importation d’équipements nécessaires à la réalisation des investissements. Ces mesures visent à réduire le coût d’implantation des entreprises et à encourager la création d’activités productives sur le territoire national.

Dans le même esprit, le gouvernement entend simplifier davantage les procédures administratives liées à l’investissement. Le décret prévoit ainsi un renforcement du rôle de l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux dans l’accompagnement des porteurs de projets. Les délais d’instruction des dossiers devraient être considérablement réduits afin de faciliter l’installation des entreprises et d’améliorer la réactivité de l’administration face aux demandes des investisseurs.

Une attention particulière est également accordée à la territorialisation des politiques publiques. Le nouveau dispositif réglementaire introduit une forme de discrimination positive en faveur des investissements réalisés dans les régions de l’intérieur du pays. Cette orientation vise à encourager la création d’emplois locaux, à stimuler l’activité économique dans les zones éloignées de la capitale et à valoriser les ressources spécifiques de chaque pôle de développement.

À travers cette approche, les autorités ambitionnent de réduire les déséquilibres économiques entre Dakar et les autres régions du Sénégal. L’objectif est de favoriser un développement plus harmonieux du territoire, en attirant des projets structurants capables de dynamiser les économies locales et de renforcer les chaînes de valeur régionales.

Le décret d’application apporte également des garanties supplémentaires aux investisseurs en matière de sécurité juridique. Il précise notamment les dispositions relatives au transfert de capitaux, au respect de la propriété privée et aux mécanismes de règlement des différends. Ces garanties constituent un élément essentiel pour rassurer les partenaires économiques et encourager les investissements de long terme.

L’Assemblée nationale adopte un projet de loi durcissant la répression de l’homosexualité au Sénégal

Les députés sénégalais ont adopté, ce mercredi 11 mars 2026, un projet de loi visant à renforcer la répression de l’homosexualité au Sénégal. Le texte, porté par le Premier ministre Ousmane Sonko, a été examiné et validé au cours d’une séance plénière à l’Assemblée nationale du Senegal.

Au terme du vote, 138 députés ont pris part au scrutin. Parmi eux, 135 ont voté pour l’adoption du projet de loi, aucun parlementaire ne s’y est opposé et trois se sont abstenus. Cette large majorité traduit un soutien massif du Parlement à cette réforme du cadre juridique encadrant les actes qualifiés de « contre nature » dans la législation sénégalaise.

Le texte adopté modifie la loi du 21 juillet 1965 qui régit ces infractions dans le droit pénal sénégalais. L’une des principales évolutions introduites par cette réforme concerne la précision apportée à la définition des actes considérés comme étant « contre-nature ». Les nouvelles dispositions détaillent davantage les comportements visés par la loi, dans le but de clarifier l’interprétation juridique de ces infractions.

Par ailleurs, la réforme supprime la référence aux « actes impudiques », une expression qui figurait dans la législation précédente et qui était souvent jugée trop vague ou sujette à diverses interprétations. En remplaçant cette formulation par une définition plus explicite des faits incriminés, les autorités entendent renforcer la lisibilité et l’application de la loi.

Le projet de loi introduit également un durcissement des sanctions pénales. Désormais, les personnes reconnues coupables des infractions visées par ce texte encourront des peines de prison pouvant aller de cinq à dix ans, selon les circonstances et les dispositions prévues par la nouvelle législation adoptée par les parlementaires.

Fatick : une mobilisation citoyenne lancée pour atteindre l’objectif “Zéro Hépatite”

La lutte contre les hépatites franchit une nouvelle étape dans la région de Fatick. Des acteurs communautaires, des professionnels de l’éducation et des citoyens engagés ont décidé d’unir leurs forces en mettant sur pied une organisation dédiée à la prévention et à la sensibilisation : l’Association Zéro Hépatite de Fatick (AZHeF).

La structure a été officiellement mise en place lors d’une rencontre tenue à la salle Book Yakar de Fatick. Cette réunion a rassemblé plusieurs participants venus réfléchir aux moyens de renforcer la riposte communautaire face aux hépatites virales, des maladies souvent méconnues mais pourtant très répandues.

À l’issue de cette rencontre, Adrien Mossel Faye, professeur d’Économie familiale et sociale au lycée de Toubacouta, a été élu président de la nouvelle association. Un choix qui reflète, selon plusieurs participants, la volonté de placer l’éducation et la sensibilisation au cœur de la lutte sanitaire.

Dans son intervention, le nouveau président a insisté sur l’importance d’impliquer davantage les populations dans les actions de prévention. Selon lui, les hépatites virales restent des maladies silencieuses mais dangereuses, pouvant évoluer pendant des années sans symptômes avant d’entraîner de graves complications telles que la cirrhose ou le cancer du foie.

« La sensibilisation est aujourd’hui l’une des armes les plus efficaces. Beaucoup de personnes vivent avec l’hépatite sans le savoir. Il est donc essentiel de promouvoir le dépistage et l’information auprès des communautés », a-t-il expliqué.

À travers l’AZHeF, les membres fondateurs comptent organiser des campagnes d’information, des séances de dépistage, des conférences éducatives ainsi que des activités de prévention dans les écoles, les quartiers et les zones rurales de la région.

Cette initiative locale s’inscrit dans une dynamique plus large visant à soutenir l’objectif international d’élimination des hépatites virales comme menace de santé publique d’ici 2030.

Pour de nombreux participants, la création de cette association marque le début d’un engagement collectif pour mieux informer les populations et briser le silence autour de ces maladies qui touchent encore de nombreuses familles.

Avec l’Association Zéro Hépatite de Fatick, les initiateurs espèrent désormais créer un véritable mouvement citoyen de prévention, capable de mobiliser les autorités sanitaires, les partenaires et les communautés autour d’un même combat : atteindre l’objectif “zéro hépatite”.

Situation foncière : un délai pour déguerpir le marché du porc « Bignona » et autres sites, le cri de cœur du maire Madiop Diop et des populations

Ce mercredi 11 mars, le marché du porc appelé « Bignona » a été le théâtre d’un sit-in organisé par les habitants de Grand-Yoff, accompagnés de leur maire. Dans une ambiance à la fois tendue et déterminée, les populations ont exprimé leur ras-le-bol face à la situation foncière qui fragilise leur quotidien.

Le maire, Madiop Diop, visiblement ému, a lancé un véritable cri de cœur en dénonçant la délivrance de baux à des particuliers, au détriment des populations de Grand-Yoff, ainsi que les obstacles qui empêchent la régularisation des maisons et des infrastructures communales.

« Nos populations souffrent. Elles ont besoin de sécurité foncière pour vivre dignement », a-t-il déclaré devant une foule compacte.

Aujourd’hui, le marché de Grand-Yoff est visé, après les situations foncières déjà signalées à Khar Yalla, Liberté 6 ou encore autour du stade de Grand-Yoff.

Les habitants réclament avec insistance la régularisation de leurs logements et la mise en place d’infrastructures de base. Selon eux, cette démarche est indispensable pour soulager les familles et garantir un avenir plus stable aux jeunes générations.

Lors de ce rassemblement marqué par des slogans et des pancartes, les habitants ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une injustice. Le maire, aux côtés de ses administrés, a lancé un appel pressant à la régularisation des maisons et des infrastructures communales, soulignant que « la dignité des populations ne peut être sacrifiée ».

Déterminés, les manifestants ont affirmé qu’ils ne céderont pas dans ce combat. Pour eux, la régularisation est une nécessité vitale afin de garantir la stabilité sociale et économique de la commune.

« Nous ne reculerons pas, c’est notre droit », scandait la foule.

Ce mouvement traduit une volonté commune de défendre l’espace public et de préserver les acquis des habitants. Les participants espèrent que ce sit-in sera un déclic pour les autorités compétentes afin d’apporter des solutions concrètes et durables.

« J’interpelle les autorités, à leur tête le Président de la République et son Premier ministre Ousmane Sonko, afin qu’ils puissent trouver une solution durable à ce bras de fer qui met en lumière les défis fonciers dans les zones urbaines de Dakar », a conclu le maire.

L’Amicale des femmes de l’ENDSS célèbre la Journée internationale des droits des femmes

Le 11 mars 2026, l’Amicale des femmes de l’École nationale de développement sanitaire et social (ENDSS) a marqué la Journée internationale des droits des femmes par une cérémonie riche en échanges et en réflexions. L’événement, organisé au sein de l’établissement, s’est tenu sous le thème : « La santé mentale des femmes », un sujet d’une grande pertinence dans le contexte actuel.

La rencontre a réuni enseignants, étudiantes et invités, en présence du Directeur général de l’ENDSS, M. Leye, qui a tenu à saluer l’engagement et la compétence des femmes de l’institution. Dans son allocution, il a souligné que leur rôle ne se limite pas à l’excellence académique, mais s’étend également à la promotion de la bonne gouvernance et de l’efficacité dans le secteur sanitaire et social.

Au-delà des discours, cette journée a été l’occasion de mettre en lumière les défis liés à la santé mentale des femmes, souvent confrontées à de multiples pressions sociales et professionnelles. Les participantes ont insisté sur la nécessité d’un accompagnement adapté et d’une meilleure prise en compte de ces enjeux dans les politiques publiques.

La célébration s’est achevée dans une ambiance conviviale, renforçant la solidarité et la détermination des femmes de l’ENDSS à poursuivre leur mission au service du développement sanitaire et social du pays.

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 11 MARS 2026.

Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 11 mars 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :

Promotion de la production locale et du consommer local

Abordant sa communication, le Président de la République souligne que les performances de la production, dans le secteur agricole, appellent la mise en œuvre d’une vision systémique intégrant à la fois la restructuration des marchés et circuits de distribution des produits agricoles, la transformation des productions, la maitrise et la régulation de la demande ainsi que la promotion de la consommation des produits locaux. A cet effet, il demande au Gouvernement de veiller à l’encadrement et à la régulation de la commercialisation des produits agricoles et horticoles, et d’accélérer le déploiement du Programme national de réalisation d’infrastructures de stockage et de conservation des produits agricoles.

Dans ce sillage, le Chef de l’Etat instruit le Ministre de l’Industrie et du Commerce et le Ministre de l’Agriculture de travailler à la signature de conventions de commercialisation, afin d’assurer l’écoulement des productions agricoles à des prix rémunérateurs. Il insiste sur la nécessité d’accentuer les campagnes d’information et de promotion de la consommation de la production agricole nationale, en développant un label qualité « Sénégal », tout en renforçant les capacités de l’Institut de Technologie alimentaire (ITA), notamment dans ses missions de valorisation des recherches sur les céréales et productions horticoles.

Il souligne, enfin, l’attention particulière à accorder à la réalisation des stocks de sécurité pour les denrées stratégiques et produits de consommation courante et à la stabilité des prix, avant de demander de faire l’évaluation de l’état d’application de la loi sur les prix et la protection des consommateurs.

Développement de l’économie sociale et solidaire dans les territoires

Rappelant que l’année 2026 est dédiée à l’économie sociale et solidaire, le Président de la République indique l’importance et l’urgence de veiller à l’application intégrale des dispositifs et instruments prévus par la loi d’orientation relative à l’Economie sociale et solidaire.   A cet effet, outre l’établissement du Fichier national de l’Economie sociale et solidaire, il demande au Ministre de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire d’accélérer la mise en place des mécanismes de l’Economie sociale et solidaire dans la dynamique de promotion d’un développement durable et participatif.

Pour le Chef de l’Etat, il convient de mobiliser les acteurs publics, le secteur privé, les structures de microfinance, les femmes, les jeunes et toutes les forces vives de la Nation autour d’une doctrine nationale de développement endogène de l’économie solidaire.

A cet égard, au-delà de l’intégration des initiatives des associations sportives et culturelles dans la nouvelle politique en matière d’économie sociale et solidaire, il demande d’améliorer les performances des projets de lutte contre la pauvreté, l’exclusion et les vulnérabilités, à travers la crédibilité du Registre national unique (RNU). En outre, le Président de la République fait observer la nécessité d’intensifier le processus de restructuration des programmes de protection sociale et de solidarité nationale, dans une optique d’asseoir la complémentarité et le soutien optimal de l’Etat aux initiatives de consolidation de l’économie sociale et solidaire.

Enfin, il demande au Ministre de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire de préparer la tenue, d’ici la fin du mois d’octobre 2026, de la première session du Conseil national de l’Economie sociale et solidaire.  

Accélération de la mise en œuvre des programmes routiers

Considérant la construction, la réhabilitation et l’entretien des routes, autoroutes, pistes de production et ouvrages de franchissement comme des préoccupations majeures des populations et des acteurs économiques, le Président de la République demande d’intensifier l’exécution des projets d’infrastructures routières prioritaires validés et de mettre en œuvre un nouveau Schéma routier national optimisé, en cohérence avec l’urbanisation accélérée du territoire et le déploiement des Pôles de développement.

Agenda diplomatique et rayonnement international du Sénégal

Le Président de la République rappelle que le Sénégal reste un pays attaché à la paix, au multilatéralisme et à l’intégration africaine, avant de demander de veiller à la modernisation de notre réseau diplomatique et consulaire, en vue de renforcer l’efficacité de notre politique étrangère. Dans ce cadre, il informe le Conseil avoir convoqué, les 18 et 19 avril 2026, la Conférence des Ambassadeurs, Consuls généraux et Consuls du Sénégal.

Il annonce également que notre pays accueillera, les 20 et 21 avril 2026, la 10ème édition du Forum de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique, qui enregistrera la participation de plusieurs décideurs et acteurs civils et militaires du continent africain.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE

Monsieur le Premier Ministre a présenté sa communication sur les points suivants :

Place du capital humain dans la stabilité sociale

Le Premier Ministre a rappelé que le capital humain est essentiel dans la vie économique et sociale de la Nation. Dès lors, le Gouvernement accorde une importance de premier ordre à tous les secteurs ayant un lien direct avec le développement humain et, en particulier, à ceux de l’Éducation et de la Santé. Il a fait un diagnostic du secteur de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, en proie à une crise lancinante due essentiellement à un déficit global en personnels, un manque d’infrastructures et d’équipements en nombre et en qualité, la détérioration de l’environnement scolaire, l’inadéquation des curricula d’enseignement et de formation, la faible promotion de filières scientifiques, la question récurrente des bourses des étudiants, le dérèglement du calendrier universitaire ainsi que l’instabilité chronique de l’espace scolaire et universitaire.

Le Premier Ministre a fait noter que pour le secteur de la Santé, les problèmes sont liés, entre autres, à la fragmentation des systèmes d’information de santé, au manque d’infrastructures et d’équipements modernes intégrant des solutions numériques et énergétiques, à l’insuffisance des ressources humaines et financières ainsi qu’au déficit d’entretien et de maintenance. Il s’y ajoute l’obsolescence du cadre institutionnel et juridique, la répartition inégale du personnel et des moyens, la dépendance structurelle aux importations de médicaments, de matériels et autres produits de santé, le sous-investissement dans la prévention ainsi que la faiblesse du plateau médical, rendant plus difficile l’accès à des soins de santé de qualité.

Pour le Premier Ministre, face à ce constat, l’Etat a déployé des efforts exceptionnels, dans un contexte général difficile, pour redresser ces secteurs vitaux. Ainsi, le Gouvernement s’est engagé à mettre en œuvre le Pacte national de Stabilité sociale pour une Croissance inclusive et durable, signé le 1er mai 2025 entre le Gouvernement, les Syndicats et le Patronat.

Dans le secteur de l’Education et de l’Enseignement supérieur, le Gouvernement déroule son plan quinquennal de recrutement de personnels pour renforcer les effectifs des enseignants afin de couvrir, à terme, les besoins en encadrement pédagogique et garantir la continuité du service public de l’éducation. En outre, selon le Premier Ministre, des avancées significatives ont été notées dans l’intensification de l’accès, dans l’inclusion et l’équité sociale, dans l’amélioration de la gestion des carrières des personnels enseignants, dans la valorisation de la fonction enseignante, ainsi que dans le renforcement des capacités des enseignants par la formation diplômante universelle et la formation continue.

Le Premier Ministre a souligné que, dans le domaine de la Santé, le Gouvernement a engagé une réorganisation des programmes sectoriels, en mettant davantage l’accent sur les actions de prévention et de promotion de la santé. Cette orientation stratégique s’accompagne d’une révision de l’organigramme du ministère au niveau central ainsi que de plusieurs réformes structurantes en cours, notamment la révision du Code de la Santé publique, la réforme du cadre juridique relatif à la santé mentale ainsi que l’actualisation de la carte sanitaire nationale.

Le Premier Ministre a également souligné les résultats probants obtenus sur le plan des ressources humaines et des infrastructures sanitaires, avant de lancer un appel à tous les acteurs et partenaires des systèmes d’éducation et de santé à un sursaut dans l’intérêt exclusif de la Nation.

Enfin, il a invité les ministres à mettre un accent particulier sur les politiques publiques tournées vers la promotion du capital humain, à respecter les engagements pris au nom du Gouvernement, à faire preuve d’ouverture pour maintenir et consolider le dialogue pour la stabilité et la paix sociales et à ne ménager aucun effort pour prévenir et trouver des solutions aux difficultés qui surviennent dans les relations entre l’État et les acteurs sociaux.

Amélioration de la mise en œuvre de projets structurants 

Le Premier Ministre a attiré l’attention du Gouvernement sur l’état d’avancement de trois projets structurants inscrits parmi les priorités nationales, à savoir le Programme national de Développement des Agropoles, le Projet d’aménagement de la Corniche Ouest de Dakar et le Projet d’électrification rurale.

S’agissant du Programme national de Développement des Agropoles, le Premier Ministre a rappelé qu’il constitue un levier majeur de notre ambition de souveraineté alimentaire, de transformation industrielle des territoires et de création d’emplois. Il a partagé avec le Conseil certaines difficultés rencontrées, liées au dispositif de gouvernance et à certaines contraintes opérationnelles et financières. Ainsi, il a demandé au Ministre des Finances et du Budget ainsi qu’au Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, de prendre les mesures requises pour accélérer les décaissements, apurer les situations les plus critiques, notamment les arriérés de salaires et conduire avec la Banque africaine de Développement une revue diligente des options relatives à l’Agropole Nord, en vue d’une décision rapide et soutenable. Il a demandé également au Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, en relation avec le Ministre de l’Industrie et du Commerce, de finaliser le cadre opérationnel de sécurisation de la matière première agricole, afin de garantir un approvisionnement régulier, durable et conforme aux besoins des futures unités de transformation.

Concernant le Projet d’aménagement de la Corniche Ouest de Dakar, le Premier Ministre a rappelé son importance stratégique, notamment dans la perspective des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ), Dakar 2026. Il a déploré son arrêt du fait de décomptes impayés, alors que l’échéance de mise à disposition du site s’approche. En conséquence, il a demandé aux Ministres des Finances et du Budget ainsi que des Infrastructures, de procéder, en urgence, à la régularisation des décomptes en instance, afin de permettre la reprise immédiate des travaux et d’assurer leur livraison dans les délais prescrits.

Pour le Projet d’électrification rurale porté par l’ASER, le Premier Ministre a rappelé qu’il participe directement à l’objectif d’accès universel à l’électricité et à la réduction des inégalités territoriales. Il a fait observer que les difficultés rencontrées dans l’admission et le dédouanement des équipements importés compromettent le calendrier d’exécution de ce projet et retardent l’amélioration attendue des conditions de vie des populations rurales concernées. Il a, à cet effet,  demandé au Ministre de l’Energie, du Pétrole et des Mines, au Ministre des Finances et du Budget ainsi qu’au Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, de prendre toutes les dispositions utiles pour lever les blocages douaniers, mettre en place un dispositif accéléré de traitement des équipements destinés au Projet d’électrification rurale, dans le respect de la réglementation en vigueur et d’assurer un suivi rapproché de l’exécution dudit projet, jusqu’à la résorption complète des difficultés.

Le Premier Ministre a clos sa communication en informant le Conseil que le Gouvernement, sous sa conduite, entamera une série de communications publiques sur de grands dossiers, dont la première aura lieu cette semaine, portant sur le thème de la renégociation des conventions et contrats conclus dans les secteurs stratégiques.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES

Le Ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait une communication sur la situation au Proche et Moyen-Orient.

Le Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, chargé du Logement a fait une communication sur le Projet national de Logement : Les Cités de la Transformation.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Le Conseil a examiné et adopté le projet de décret fixant les modalités d’application de la loi n°2025-16 du 27 septembre 2025 portant Code des Investissements.

Marie Rose Khady Fatou FAYE,

Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,

Chargée des Relations avec les Institutions,

Porte-parole du Gouvernement

DIOMAYE / SONKO

Deux ans de duel, le pays attend toujours des réponses

(Par Aly Saleh)

Ma plume va aujourd’hui, pour certains, sembler exprimer une profonde frustration face à une perception de blocage institutionnel et de rivalités internes au sein de l’exécutif.

Mais en réalité, elle traduit le sentiment des Sénégalais silencieux, réduits à l’impuissance devant cette situation.

Vous le savez déjà : depuis l’élection du duo Diomaye-Sonko à la tête de l’État sénégalais, c’est le statu quo au pays de Kocc !

Rien ne va plus dans aucun secteur d’activité, tout tourne au ralenti.

Le Sénégal est mal en point et, au plus haut sommet de l’État, l’on semble ignorer le vécu quotidien du concitoyen « gorgorlu » qui ne sait plus où donner de la tête.

Le président et son Premier ministre, censés œuvrer pour le progrès du pays, semblent ne se préoccuper que de leur avenir politique. Chacun avance pour son profit personnel, au détriment des Sénégalais.

Après les événements tragiques survenus entre 2021 et 2024, la barque « Sunugal » ne mérite pas que ses dirigeants se donnent en spectacle pour se maintenir au pouvoir.

Des « gardiens » ont toujours existé depuis l’aube des temps : gardiens de buts, de maison, de temple, de la révolution, de la Constitution ou de je ne sais quoi encore…

Mais quelle importance accorder à ce brouhaha dans lequel le pays s’enlise depuis vingt-quatre lustres déjà ?

Entre les deux gladiateurs, la guerre des mots fait rage, avec des glissements sémantiques que certains observateurs dénoncent : le président Faye semble désormais privilégier une approche moins radicale sur la justice et le souverainisme que celle d’Ousmane Sonko.

On s’interroge cependant sur ce qui a bien pu détourner ce tandem de sa mission première.

Que ce soit les démons de la division ou encore les ambitions personnelles, ce n’est en tout cas pas la mission qui leur était assignée à l’origine.

Vous rendez-vous compte du temps perdu en deux années de duel et de querelles partisanes, souvent sans nom ? Trop, c’est trop. Les Sénégalais sont lassés des arrestations d’opposants sans preuves ni condamnation, et de la prétendue rationalisation des dépenses publiques, qui a fini par provoquer une chute drastique de la liquidité. Une situation qui touche directement le secteur informel et le pouvoir d’achat des ménages.

L’inquiétude est croissante au sein de l’opinion publique sénégalaise. Il existe un décalage entre le temps politique et l’urgence sociale. Ce « blocage » auquel le pays fait face pose la question de la vitesse d’exécution du projet de rupture vendu aux Sénégalais, face à une demande sociale qui, elle, ne peut plus attendre.

Nous le savons tous : le constat, presque général, est cinglant et reflète une impatience qui gagne du terrain. L’impression domine que le duo, devenu duel au sommet de l’État, reste prisonnier d’une logique de conquête ou de préservation du pouvoir, alors que l’urgence sociale commande d’agir.

Dans l’architecture actuelle de la « Barque Sunugal », la répartition des responsabilités est pourtant claire sur le papier. Le président Bassirou Diomaye Faye, en tant que clef de voûte des institutions et garant de l’unité nationale, doit siffler la fin de la récréation. Il lui revient de transformer l’essai électoral en résultats tangibles pour le citoyen sénégalais et de s’assurer que l’agenda de l’État ne soit pas pollué par des querelles ou autres dualités.

Quant au Premier ministre Oismane Sonko, en tant que chef du gouvernement et leader naturel de la mouvance présidentielle, sa responsabilité est de traduire la vision du chef de l’État en actes concrets et de veiller à ce que la machine administrative ne soit pas grippée par des calculs politiques ou des purges sans fin.

Le sentiment de statu quo que je décris plus haut vient souvent de ce tiraillement : lorsque la politique politicienne prend le pas sur les politiques publiques, le pays tangue et navigue dans des eaux troubles. Et cela n’honore pas nos deux dirigeants.

Pour que le vent tourne en faveur des citoyens, le passage de la posture de « combattants » à celle de « bâtisseurs » est impératif.

La mission originelle était la rupture et le « Jub, Jubal, Jubanti » tant vantés.

Si ce duel continue d’étouffer les résultats, le contrat de confiance avec le peuple risque de se briser. Il est donc grand temps qu’ils assument pleinement leurs responsabilités et qu’ils ne trahissent pas la confiance des 54 % qui ont voté pour eux, ainsi que celle des 18 millions de Sénégalais.

À bons entendeurs !

Aly Saleh

Mondial féminin 2026 : les Lionnes du Sénégal lancent leur campagne face aux États-Unis

Les Lionnes du Sénégal entament ce mercredi une campagne particulièrement exigeante dans le tournoi de qualification pour la prochaine Coupe du monde féminine de basket qui se déroulera en Allemagne en 2026. Pour cette première sortie, la sélection nationale affronte un adversaire de taille : les États-Unis, référence mondiale de la discipline. La rencontre est prévue à 21 heures GMT à San Juan, à Porto Rico, où se déroule cette phase qualificative.

Cette entrée en matière s’annonce déjà comme un véritable test pour les joueuses sénégalaises, désormais dirigées par le sélectionneur Cheikh Sarr. Nommé récemment à la tête de l’équipe, le technicien aura pour mission de conduire les Lionnes à travers un tournoi particulièrement relevé. L’objectif est clair : décrocher l’un des précieux tickets qualificatifs pour la Coupe du monde prévue en Allemagne.

Le Sénégal évolue en effet dans une poule très compétitive. Aux côtés des Lionnes figurent plusieurs grandes nations du basket féminin mondial, notamment les États-Unis, l’Espagne et l’Italie, mais aussi Porto Rico, pays hôte du tournoi, et la Nouvelle-Zélande. Autant d’adversaires solides qui promettent des confrontations intenses et de très haut niveau.

Pour ce rendez-vous international majeur, Cheikh Sarr a convoqué un groupe de douze joueuses chargées de défendre les couleurs nationales. Ce groupe, mêlant expérience et jeunesse, devra faire preuve de solidité et de détermination pour rivaliser avec les meilleures sélections présentes dans cette compétition qualificative.

Dès leur première apparition sur le parquet, les Lionnes devront relever un défi de taille en affrontant la sélection américaine, considérée comme la meilleure équipe du monde. Habituées des grandes compétitions et multiples championnes internationales, les Américaines constituent un adversaire redoutable pour toute équipe engagée dans ce tournoi.

Malgré la difficulté de l’opposition, les Sénégalaises comptent bien jouer leurs chances à fond. Une prestation convaincante face aux États-Unis pourrait constituer un signal fort pour la suite de la compétition et renforcer la confiance du groupe dans la perspective des autres rencontres de la phase de poule.

Au-delà du résultat immédiat, ce premier match représente également une occasion pour les Lionnes de mesurer leur niveau face à l’élite mondiale et d’affirmer leurs ambitions dans ces qualifications pour la Coupe du monde 2026. Dans un tournoi aussi relevé, chaque match comptera et la moindre performance pourrait s’avérer déterminante dans la course à la qualification.

Diffusion de fausses nouvelles : Cheikh Oumar Diagne condamné à une amende de 500 000 FCFA

Le leader du Rassemblement pour la vérité (RPV), Cheikh Oumar Diagne, a comparu ce mercredi 11 mars 2026 devant le tribunal des flagrants délits de Dakar pour répondre des faits de diffusion de fausses nouvelles. À l’issue des débats, la juridiction l’a reconnu coupable et l’a condamné à une amende ferme de 500 000 FCFA.

L’affaire trouve son origine dans des déclarations faites par l’enseignant-chercheur lors d’une émission télévisée diffusée sur SenTV. Intervenant dans le cadre d’un débat consacré à l’actualité nationale, Cheikh Oumar Diagne s’était exprimé sur la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba, survenue lors de manifestations à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD). Au cours de cette émission, il avait affirmé que le Premier ministre Ousmane Sonko aurait donné l’ordre de tuer l’étudiant, une déclaration qui a rapidement suscité une vive polémique et conduit à son interpellation.

Devant le tribunal, le prévenu a contesté les faits qui lui sont reprochés. À la barre, Cheikh Oumar Diagne a expliqué qu’il participait à l’émission en sa qualité d’acteur politique afin de commenter l’actualité nationale. Il a soutenu que ses propos s’inscrivaient dans une analyse politique des événements ayant conduit à la mort de l’étudiant. Selon lui, ses déclarations faisaient référence à une intervention du Premier ministre devant l’Assemblée nationale, au cours de laquelle celui-ci avait reconnu avoir donné l’ordre aux forces de défense et de sécurité d’entrer dans l’enceinte de l’université.

Le prévenu a ainsi tenté de clarifier le sens de ses propos. Il a affirmé qu’il n’avait pas voulu accuser directement le chef du gouvernement d’avoir ordonné la mort de l’étudiant, mais qu’il souhaitait évoquer une responsabilité indirecte découlant de la décision d’intervention des forces de sécurité sur le campus universitaire. Cheikh Oumar Diagne a déclaré qu’à ses yeux, l’étudiant Abdoulaye Ba serait décédé à la suite de cette intervention. Il a également insisté sur le fait qu’il nourrissait un profond respect pour les institutions de la République et qu’il n’entendait nullement jeter le discrédit sur celles-ci.

Poursuivant ses explications, il a indiqué qu’il voulait simplement souligner la dimension morale et politique de la décision prise par l’autorité qui avait donné l’ordre d’intervention. Selon lui, le Premier ministre ayant lui-même assumé publiquement avoir donné cet ordre, il estimait qu’il était légitime, dans un débat politique, de rappeler cette responsabilité. Il a également évoqué le contexte politique de l’époque, rappelant que, trois ans auparavant, plusieurs responsables politiques affirmaient que les événements survenus à l’Université Cheikh Anta Diop se déroulaient dans le dos du président Macky Sall.

Lors de ses réquisitions, le procureur de la République a considéré que les éléments constitutifs du délit de diffusion de fausses nouvelles étaient réunis. Le représentant du ministère public a estimé que les propos tenus lors de l’émission télévisée étaient de nature à induire l’opinion publique en erreur et à porter atteinte à la réputation des institutions. Il a ainsi requis une peine de six mois d’emprisonnement avec sursis assortie d’une amende de 500 000 FCFA.

La défense de Cheikh Oumar Diagne, assurée par Mes Sayba Danfakha et Hosni Maati du barreau de Paris, a plaidé la relaxe pure et simple. Me Danfakha s’est appuyé sur l’article 255 du Code pénal pour soutenir que les propos incriminés ne pouvaient être qualifiés de « nouvelles » au sens de la loi. Selon lui, le ministère public n’a pas apporté la preuve que les déclarations de son client constituaient une information fausse.

Pour sa part, Me Hosni Maati a soutenu que les propos tenus lors de l’émission avaient été sortis de leur contexte et tronqués. L’avocat a également versé une jurisprudence au dossier afin d’appuyer la thèse de la défense selon laquelle les déclarations relevaient davantage de l’analyse politique et de la liberté d’expression que de la diffusion d’une fausse information.

Recours contre la loi sur le CNRM : l’opposition saisit le Conseil constitutionnel

La loi n°07/2026 portant création et organisation du Conseil national de régulation des médias (CNRM) fait désormais l’objet d’un examen par le Conseil constitutionnel. Un recours en inconstitutionnalité a été officiellement déposé ce mardi après-midi par Maître Cheikh Ahmadou Ndiaye, agissant au nom d’un collectif de parlementaires qui contestent la conformité du texte avec la Constitution sénégalaise.

À l’origine de cette initiative judiciaire figure Madame Aïssata Tall Sall, accompagnée de vingt-deux autres députés de l’Assemblée nationale. La démarche est principalement portée par des élus appartenant au groupe parlementaire Takku Wallu Senegal, qui ont été rejoints par plusieurs députés non inscrits. Ensemble, ils ont décidé de saisir la haute juridiction afin qu’elle examine la légalité et la constitutionnalité de la réforme qui encadre désormais la régulation du secteur des médias au Sénégal.

Le document de recours, déposé au greffe du Conseil constitutionnel, vise à remettre en cause la validité juridique de la loi n°07/2026. Les parlementaires requérants estiment que certaines dispositions du texte pourraient entrer en contradiction avec les principes constitutionnels, notamment ceux liés à la liberté d’expression, à la liberté de la presse et à l’équilibre des pouvoirs institutionnels. En sollicitant l’arbitrage du Conseil constitutionnel, ils cherchent à obtenir une vérification approfondie de la conformité de la loi avec la norme fondamentale du pays.

Cette saisine intervient dans un contexte où la création du Conseil national de régulation des médias suscite déjà un débat animé dans l’espace public. Présentée par ses promoteurs comme une réforme destinée à moderniser et renforcer le cadre de régulation du paysage médiatique sénégalais, la loi est, au contraire, perçue par certains acteurs politiques et professionnels des médias comme un dispositif pouvant porter atteinte à certaines libertés fondamentales.

Le Conseil constitutionnel est désormais appelé à examiner les arguments juridiques développés par les requérants. Les sages devront analyser les différentes dispositions de la loi afin de déterminer si elles respectent ou non les principes et garanties inscrits dans la Constitution. Leur décision pourrait soit valider définitivement le texte adopté par l’Assemblée nationale, soit censurer certaines de ses dispositions si elles sont jugées contraires à la Loi fondamentale.

Carrière de Ndiaganiao : la maire Tening Sène et l’ex-directrice des Mines Rosalie Anna Coumba Mbaye inculpées pour corruption présumée

L’affaire de corruption présumée liée à l’octroi d’un permis d’exploitation de carrière à Ndiaganiao connaît un nouveau tournant judiciaire. Selon les informations rapportées par le quotidien Libération, la maire de la commune, Tening Sène, et l’ancienne directrice des Mines et de la Géologie, Rosalie Anna Coumba Mbaye, ont été inculpées mercredi par le juge du troisième cabinet financier.

Le parquet financier avait initialement requis leur placement sous mandat de dépôt. Toutefois, à l’issue de leur présentation devant le magistrat instructeur, les deux responsables ont finalement bénéficié d’une mise sous contrôle judiciaire. Cette mesure a été assortie de cautions particulièrement élevées : 50 millions de FCFA pour Tening Sène et 25 millions de FCFA pour Rosalie Anna Coumba Mbaye.

Dans le même dossier, le sort de trois autres personnes considérées comme des complices présumés reste encore en suspens. Parmi elles figure Ibra Seck, ancien directeur des Carrières. Leur inculpation a été provisoirement reportée afin de leur laisser le temps de réunir les fonds nécessaires au paiement des cautions exigées par la justice.

L’enquête trouve son origine dans une plainte déposée par la société espagnole HGR Sénégal Sarl. Les dirigeants de cette entreprise affirment avoir versé un total de 163 millions de FCFA sous forme de pots-de-vin afin d’obtenir un permis d’exploitation sur un site présenté comme riche en basalte, une roche volcanique particulièrement prisée dans l’industrie de la construction.

Après avoir obtenu les autorisations administratives et investi dans le projet, les investisseurs disent avoir découvert que le terrain concerné ne contenait en réalité que de l’argile et du calcaire, deux matériaux nettement moins recherchés et surtout beaucoup moins rentables que le basalte. Estimant avoir été victimes d’une vaste manœuvre frauduleuse, ils ont saisi les autorités sénégalaises, ce qui a conduit à l’ouverture d’une enquête par l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) en juillet 2024.

Les investigations menées par l’OFNAC ont progressivement mis au jour ce que les enquêteurs soupçonnent d’être un système organisé de corruption impliquant plusieurs responsables administratifs. Le dossier a finalement été transmis à la justice financière, qui a ouvert une information judiciaire visant les différents protagonistes.

Les personnes mises en cause sont poursuivies pour plusieurs infractions graves, notamment association de malfaiteurs, corruption, détournement de deniers publics ainsi que faux et usage de faux dans des documents administratifs.

Lors de leurs auditions devant les enquêteurs de l’OFNAC, Tening Sène et Rosalie Anna Coumba Mbaye ont catégoriquement nié toute implication dans les faits qui leur sont reprochés. Elles contestent l’existence de versements illicites et rejettent toute responsabilité dans la délivrance contestée du permis d’exploitation.

De son côté, Ibra Seck a reconnu avoir perçu une somme d’argent, tout en minimisant sa portée. L’ancien directeur des Carrières affirme avoir simplement reçu quatre millions de FCFA qu’il présente comme un soutien financier destiné à l’organisation d’un combat de lutte, sans lien avec une quelconque procédure administrative.

Faux billets noirs : un commandant de l’armée et trois coaccusés risquent 10 ans de prison devant le tribunal de Pikine-Guédiawaye

Une affaire spectaculaire de faux billets noirs évalués à près d’un milliard de francs CFA a refait surface devant le Tribunal correctionnel de Pikine-Guédiawaye. Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur, un officier supérieur de l’armée sénégalaise et trois autres prévenus ont comparu mardi dans ce dossier qui avait déjà défrayé la chronique en 2023.

Au cœur de cette affaire figure Ibrahima Chimère Barro, commandant et chef de corps du Bataillon de la musique principale des forces armées depuis plus de trente ans. À ses côtés comparaissent Hubert Assogba, ancien technicien audiovisuel aujourd’hui reconverti dans l’immobilier, Mbacké Sow Ndiaye, étudiant, et Mamadou Fatou Ndiaye, agent des Postes basé à la Médina.

Les quatre hommes sont poursuivis pour association de malfaiteurs, tentative de falsification de billets de banque, contrefaçon de signes monétaires et détention de matériel destiné à la contrefaçon. Pourtant, face au tribunal, tous ont rejeté catégoriquement les accusations portées contre eux, niant toute implication dans un quelconque réseau de faux billets.

L’audience a été marquée par un moment particulièrement inattendu lorsque le commandant Barro est revenu sur les déclarations qu’il avait faites lors de l’enquête préliminaire. Devant les juges, l’officier a affirmé avoir inventé toute l’histoire qu’il avait racontée aux gendarmes au moment de son audition.

Il a expliqué avoir reconnu les faits sous la pression d’un supérieur qui lui aurait assuré que l’affaire serait rapidement réglée. Selon sa version, on lui aurait demandé d’admettre les accusations en lui promettant que la situation se dénouerait en moins de quinze jours.

Cette déclaration tranche radicalement avec celle qu’il avait faite au cours de l’enquête. À l’époque, il avait affirmé avoir reçu un colis contenant des billets noirs remis par un individu identifié comme Serigne Mbaye, domicilié à Touba. Devant le tribunal, il a totalement rejeté cette version, affirmant qu’elle ne correspondait pas à la réalité.

Le commandant a raconté qu’au moment de son interpellation, il avait simplement quitté le Camp Leclerc avant de prendre deux jeunes en auto-stop à hauteur de la Foire. Selon lui, tous se rendaient à Keur Massar dans le but de visiter un appartement à louer.

Il soutient que les gendarmes les ont ensuite encerclés avant de les conduire dans un appartement où une sacoche contenant les fameux billets noirs aurait été découverte. Il affirme cependant n’avoir jamais été en possession de ces billets et explique qu’il ne les a aperçus pour la première fois qu’à la brigade lorsque le major Kandji lui en aurait montré un.

Les trois autres prévenus ont également nié toute implication dans cette affaire. Hubert Assogba a expliqué qu’il n’avait rencontré le commandant Barro qu’une seule fois dans son bureau au Camp Leclerc, dans le cadre de la préparation d’un événement musical. Il affirme que leur discussion portait uniquement sur des instruments à vent.

Au moment de son arrestation, il soutient qu’il se trouvait à Keur Massar où il devait installer un système de sonorisation dans une église, ce qui, selon lui, n’a aucun lien avec l’affaire de faux billets.

Mamadou Fatou Ndiaye a, pour sa part, reconnu connaître l’étudiant Mbacké Sow Ndiaye qu’il présente comme un proche. Les deux hommes affirment qu’ils s’étaient rendus ensemble à Keur Massar pour visiter un appartement à louer.

Quant à l’étudiant Mbacké Sow Ndiaye, il affirme avoir été arrêté alors qu’il sortait simplement d’une boutique où il venait de recharger son téléphone. Il explique qu’au moment de son interpellation, il n’avait sur lui qu’un parfum et une somme d’argent destinée à sa mère qui réside à Malika.

Tout au long de l’audience, les avocats de la défense ont tenté de démonter le dossier de l’accusation, estimant que plusieurs éléments essentiels manquent à la procédure. Selon eux, aucun billet noir n’a été présenté devant le tribunal, aucun matériel de contrefaçon n’a été saisi et aucun scellé officiel ne figure dans le dossier judiciaire.

La défense a également insisté sur l’absence d’expertise technique permettant de déterminer si les supposés billets noirs pouvaient réellement être transformés en véritables billets après lavage, comme le prétend l’accusation. Pour les avocats, ces lacunes fragilisent considérablement le dossier.

Le ministère public, de son côté, reste convaincu que les gendarmes ont démantelé un réseau organisé autour de la technique dite des billets noirs. Le procureur estime que les rôles étaient clairement répartis entre les prévenus et que les déclarations faites au cours de l’enquête démontrent l’existence d’une entente criminelle.

Selon l’accusation, Ibrahima Barro aurait été en possession des billets noirs, tandis que Hubert Assogba aurait servi d’intermédiaire pour trouver des clients potentiels. Les deux Ndiaye auraient quant à eux été chargés du lavage et de la mise en circulation des faux billets.

Le procureur a également regretté que les accusés reviennent aujourd’hui sur leurs aveux initiaux, estimant que ces revirements ne remettent pas en cause la solidité du dossier.

Considérant la gravité des faits reprochés, le ministère public a requis une peine de dix ans de prison ferme assortie d’une amende de vingt millions de francs CFA contre chacun des quatre prévenus.

Sénégal : une enquête de la DIC révèle un vaste réseau de rencontres sexuelles tarifées et de chantage organisé via WhatsApp

Une affaire aux ramifications multiples secoue actuellement le Sénégal et pourrait avoir des répercussions bien au-delà des frontières nationales. Selon des informations révélées par le quotidien Libération, la Division des investigations criminelles (DIC) a démantelé un réseau présumé mêlant rencontres sexuelles tarifées, chantage à caractère sexuel et organisation structurée à travers les réseaux sociaux.

L’enquête a été déclenchée à la suite d’un renseignement opérationnel exploité par les enquêteurs. En approfondissant leurs investigations, les agents de la DIC ont mis au jour un système particulièrement organisé reposant notamment sur deux groupes WhatsApp qui réunissaient près de 500 membres. D’après les premières informations, l’administrateur principal de ces groupes serait basé en Gambie, ce qui confère à l’affaire une dimension transfrontalière et pourrait nécessiter une coopération entre les autorités sénégalaises et gambiennes.

Les investigations ont permis de révéler l’existence de réseaux structurés opérant dans plusieurs localités du pays. Dakar, Thiès et Kaolack figurent parmi les principales villes concernées, avec des ramifications qui s’étendraient jusqu’en Gambie. Les enquêteurs ont également constaté que plusieurs membres utilisaient des identités fictives afin de dissimuler leurs activités et tromper leurs interlocuteurs.

Dans le cadre de l’enquête, plusieurs personnes ont déjà été interpellées. Parmi elles figurent Ousseynou Keita, connu sous le surnom de « Ouzin », âgé de 39 ans et considéré comme l’un des personnages centraux de ce dossier. D’autres suspects ont également été arrêtés, notamment Macky Tall, Djibril Coly, Pape Samba Faye et Mamadou Lamine Saidy Ba, un ressortissant gambien. Plusieurs autres individus, pour la plupart âgés d’une vingtaine d’années, ont également été interpellés. Le dossier inclut par ailleurs deux mineurs, dont l’un est âgé de seulement 14 ans, ce qui renforce la gravité des faits examinés par les enquêteurs.

Une étape importante de l’enquête s’est déroulée dans la soirée du 6 mars, lorsque des éléments de la DIC ont procédé à une intervention dans un appartement situé à Ouest-Foire, à Dakar. Sur place, plusieurs personnes ont été surprises par les enquêteurs. Ces derniers ont également saisi du matériel jugé compromettant, qui pourrait constituer des éléments de preuve dans la procédure en cours.

Parmi les personnes entendues figure l’étudiant Toube Touré Ndiaye. Devant les enquêteurs, il a tenté de minimiser sa présence dans l’appartement en affirmant qu’il s’y était rendu uniquement pour boire du vin à l’invitation d’un ami. Il a nié toute participation à une rencontre sexuelle collective. Toutefois, au cours de son audition, il a reconnu être homosexuel depuis plusieurs années et a évoqué l’existence d’un partenaire qu’il présente comme un tradipraticien basé à Kaolack.

Au fil des auditions, plusieurs contradictions sont apparues dans les déclarations des personnes mises en cause. Certains suspects ont reconnu avoir entretenu des relations avec d’autres membres du groupe, tandis que d’autres ont d’abord tenté de nier avant d’être contredits par l’exploitation du contenu de leurs téléphones portables. Les enquêteurs ont en effet découvert dans certains appareils des messages jugés compromettants, des photographies intimes et des vidéos à caractère sexuel. D’après les éléments rapportés, certains membres auraient régulièrement échangé des photos d’eux nus avec leurs partenaires.

Les auditions ont également mis en lumière des relations croisées entre certains protagonistes. Ainsi, El Hadji Malick Paye, connu sous le pseudonyme de « Ass », a reconnu avoir entretenu une relation avec Alioune Badara Thiam, lequel a admis être bisexuel. Les enquêteurs ont par ailleurs découvert des sextapes impliquant plusieurs personnes présentes dans le dossier, ce qui confirmerait l’existence de liens étroits entre certains suspects.

Au cours des interrogatoires, plusieurs personnes interpellées ont tenté d’expliquer leur orientation ou leurs relations par des expériences traumatisantes vécues durant l’enfance. L’un des suspects a évoqué un viol subi à l’âge de 11 ans, tandis qu’un autre affirme avoir été agressé à plusieurs reprises par un proche lorsqu’il n’avait que 12 ans. Ces témoignages, consignés dans le dossier d’enquête, viennent ajouter une dimension humaine et psychologique à une affaire déjà particulièrement sensible.

Par ailleurs, l’enquête comporte également une dimension sanitaire préoccupante. Selon les informations rapportées par Libération, cinq des personnes mises en cause seraient séropositives. Cette situation soulève des inquiétudes supplémentaires, notamment dans le contexte d’accusations évoquant une possible transmission volontaire de maladies. Cet aspect du dossier pourrait donner lieu à des investigations complémentaires afin de déterminer les responsabilités éventuelles.

Accident à la Médina : Azoura Fall en garde à vue après une collision qui révèle un défaut de permis

Une simple collision survenue à l’aube dans le quartier de la Médina à Dakar s’est progressivement transformée en une affaire judiciaire aux multiples rebondissements. Ce qui, au départ, semblait être un banal accident de la circulation impliquant un blessé léger a finalement conduit à l’interpellation du conducteur et à l’ouverture d’une enquête plus large sur plusieurs infractions.

Les faits se sont produits mardi aux environs de 4h40 du matin sur l’avenue Malick Sy, à hauteur de la rue 12 de la Médina, non loin de la mosquée Suna Malick. Selon les informations rapportées par la presse, Assane Gueye, plus connu sous le surnom d’Azoura Fall, âgé de 34 ans et cultivateur de profession, conduisait une voiture de marque Volkswagen appartenant à Serigne Saliou Fall, qui la lui aurait prêtée.

Alors qu’il rentrait chez lui après le travail, le véhicule aurait percuté un jeune ressortissant guinéen, S. Barry, âgé de 20 ans. L’impact a provoqué une blessure légère chez la victime, mais c’est surtout la réaction immédiate de certaines personnes présentes sur les lieux qui a rapidement fait monter la tension.

En effet, des fidèles qui se trouvaient à proximité de la mosquée ont cru que le conducteur tentait de forcer le passage en direction du lieu de culte. Cette interprétation a déclenché une vive agitation autour du véhicule. Dans la confusion et la colère, plusieurs individus se seraient violemment retournés contre le conducteur.

La situation a alors dégénéré. La voiture a été prise pour cible et sérieusement endommagée. Le pare-brise a été brisé sous l’effet de jets de pierres et de coups portés par des personnes présentes dans la foule. Au milieu de cette agitation, la sacoche du conducteur aurait également disparu. Elle contenait une somme d’argent dont le montant exact n’a pas été précisé.

Les sapeurs-pompiers sont intervenus rapidement pour prendre en charge la victime. Le jeune S. Barry a été évacué vers l’hôpital Abass Ndao où il a reçu les premiers soins. Les médecins ont constaté des blessures légères, notamment des égratignures et un traumatisme à la cheville, sans gravité apparente.

Après l’accident, le conducteur a été conduit au commissariat de la Médina afin d’être entendu dans le cadre de l’enquête ouverte sur cet incident. Comme le prévoit la procédure habituelle, les policiers ont procédé à la vérification de son identité et au contrôle de ses documents de conduite.

C’est à ce moment précis que l’affaire a pris une tournure inattendue. Interrogé sur son permis de conduire, Assane Gueye a d’abord affirmé l’avoir perdu. Cependant, face aux questions insistantes des enquêteurs et aux incohérences relevées dans ses déclarations, il a finalement reconnu qu’il n’avait jamais été titulaire d’un permis de conduire.

Pour tenter d’expliquer cette situation, il a indiqué disposer d’un brevet militaire de conduite et avoir entamé des démarches administratives afin de le faire reconnaître comme permis civil. Il a assuré que la procédure serait en cours. Toutefois, en l’absence de document officiel valide, rien ne l’autorisait légalement à conduire un véhicule sur la voie publique.

Cette révélation a immédiatement modifié la nature de la procédure engagée contre lui. Ce qui apparaissait initialement comme un accident de circulation avec blessures légères s’est transformé en une infraction au code de la route. Placé en garde à vue, le mis en cause devra désormais répondre de défaut de permis de conduire ainsi que de blessures involontaires sur la personne de S. Barry.

Le propriétaire du véhicule n’a pas non plus échappé aux poursuites. Serigne Saliou Fall a été placé en garde à vue à son tour. Il est soupçonné d’avoir confié son véhicule à une personne qui n’était pas titulaire d’un permis de conduire, un délit prévu et sanctionné par la législation routière.

Parallèlement à ces poursuites, l’enquête se poursuit afin de faire toute la lumière sur les violences survenues après l’accident. Les enquêteurs tentent notamment d’identifier les individus impliqués dans les dégradations du véhicule et dans le vol de la sacoche appartenant au conducteur.

Recours de l’opposition contre la loi créant le CNRM : Abdou Mbow et ses collègues saisissent le Conseil constitutionnel

Le bras de fer autour du nouveau cadre de régulation des médias au Sénégal prend une nouvelle tournure. Ce mardi, le député Abdou Mbow a annoncé avoir saisi, avec plusieurs de ses collègues de l’opposition parlementaire, le Conseil constitutionnel d’un recours en inconstitutionnalité visant la loi 07/2026 portant création du Conseil national de régulation des médias (CNRM).

Dans un message publié sur son compte X, le parlementaire a indiqué que la procédure avait été officiellement engagée dans l’après-midi. « Nous avons déposé cet après-midi au Conseil constitutionnel un recours en inconstitutionnalité contre la loi 07/2026 portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du CNRM », a-t-il écrit. Le député n’a toutefois pas précisé, dans l’immédiat, les arguments juridiques avancés par les requérants pour contester cette loi.

Cette saisine intervient dans un climat déjà tendu autour de la réforme du système de régulation des médias au Sénégal. Adopté récemment par l’Assemblée nationale, le texte prévoit la mise en place d’un nouvel organe chargé d’encadrer et de superviser le secteur médiatique. Le Conseil national de régulation des médias doit ainsi remplacer le Conseil national de régulation de l’audiovisuel, avec un champ de compétences élargi et des prérogatives renforcées.

C’est précisément cette extension du périmètre de régulation qui suscite de vives critiques dans le milieu de la presse. Plusieurs organisations professionnelles estiment que certaines dispositions du texte pourraient porter atteinte aux libertés fondamentales, notamment à la liberté de la presse et d’expression. Elles dénoncent en particulier l’intégration des plateformes numériques dans le champ de compétence du nouveau régulateur, une mesure jugée préoccupante par une partie des acteurs du secteur.

Le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal ainsi que le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication avaient déjà exprimé publiquement leurs réserves au moment de l’examen du projet de loi. Selon ces organisations, certains pouvoirs accordés au futur organe de régulation pourraient être interprétés comme une forme de contrôle excessif de l’État sur les médias.

Pour ses promoteurs, au contraire, la réforme vise avant tout à adapter le cadre de régulation aux mutations profondes du paysage médiatique, marqué par l’essor des médias en ligne et des plateformes numériques. Les autorités estiment qu’un dispositif plus moderne et plus large est nécessaire pour encadrer efficacement la circulation de l’information dans un environnement médiatique en constante évolution.

Accusations visant Ousmane Sonko : Me Moussa Diop maintient ses propos malgré une convocation jugée irrégulière

L’avocat et homme politique sénégalais Me Moussa Diop s’est retrouvé au cœur d’une controverse judiciaire et politique après avoir été entendu par la Sûreté urbaine de Dakar le lundi 9 mars. Cette audition fait suite à une saisine du Parquet général par le Premier ministre Ousmane Sonko, après des déclarations publiques de l’avocat mettant en cause ses relations avec des personnes appartenant au milieu homosexuel.

Convoqué dans les locaux de la police, Me Moussa Diop a passé une grande partie de la journée à la Sûreté urbaine avant d’être finalement autorisé à repartir libre. Selon ses explications, la procédure n’a pas pu aller plus loin en raison d’un vice de forme dans la convocation. L’avocat affirme que les règles encadrant la poursuite d’un membre du barreau n’ont pas été respectées.

Dans des propos rapportés par le quotidien L’Observateur, la robe noire s’est montrée ferme et sans regret concernant ses déclarations initiales. Il soutient qu’il ne reniera pas ses propos et assure disposer d’éléments pour les étayer. Selon lui, l’affaire n’en est pour l’instant qu’à un stade procédural. Il estime que les autorités se sont limitées à la forme et que le débat de fond n’a pas encore été abordé.

Cette affaire trouve son origine dans le débat politique autour de la législation sur l’homosexualité au Sénégal. Le Premier ministre Ousmane Sonko a récemment défendu devant les députés un projet de loi visant à durcir les peines existantes contre les actes homosexuels. Toutefois, ce choix a suscité des critiques dans certains milieux politiques et religieux qui attendaient plutôt une criminalisation explicite de l’homosexualité, conformément à certaines promesses faites durant la campagne ayant porté le parti Pastef au pouvoir.

Pour justifier la position du gouvernement, Ousmane Sonko avait expliqué devant l’Assemblée nationale que le durcissement des peines prévues par la loi produirait les mêmes effets qu’une criminalisation formelle. Cette position a alimenté le débat public et provoqué des réactions contrastées.

C’est dans ce contexte que Me Moussa Diop, invité sur un plateau de télévision, avait affirmé que le Premier ministre refuserait d’aller vers une criminalisation explicite en raison de relations amicales qu’il entretiendrait avec des personnes appartenant au milieu homosexuel. L’avocat a cependant tenu à préciser qu’il n’accusait pas Ousmane Sonko d’avoir commis des actes contre nature.

Selon lui, ses propos ont été mal interprétés. Il soutient avoir simplement évoqué l’existence de relations amicales avec des personnes issues de ce milieu, sans pour autant faire d’allégation concernant la vie privée ou les comportements personnels du chef du gouvernement. Pour illustrer son argument, il affirme que le fait d’avoir des amis appartenant à un secteur donné ne signifie pas que l’on partage leur profession ou leurs pratiques.

Sur le plan juridique, Me Moussa Diop conteste également la régularité de la procédure engagée contre lui. Il rappelle que, conformément aux dispositions encadrant le statut des avocats, toute convocation d’un membre du barreau doit obligatoirement passer par le Parquet général et non directement par le procureur. Selon lui, cette règle n’aurait pas été respectée dans son cas, ce qui expliquerait l’arrêt de la procédure à ce stade.

Pour l’heure, la convocation reste suspendue en attendant une éventuelle régularisation de la procédure. L’affaire pourrait toutefois connaître de nouveaux développements si les autorités judiciaires décident de reprendre la procédure dans le respect des formes prévues par la loi.

Accusations visant Ousmane Sonko : Me Moussa Diop maintient ses propos malgré une convocation jugée irrégulière

L’avocat et homme politique sénégalais Me Moussa Diop s’est retrouvé au cœur d’une controverse judiciaire et politique après avoir été entendu par la Sûreté urbaine de Dakar le lundi 9 mars. Cette audition fait suite à une saisine du Parquet général par le Premier ministre Ousmane Sonko, après des déclarations publiques de l’avocat mettant en cause ses relations avec des personnes appartenant au milieu homosexuel.

Convoqué dans les locaux de la police, Me Moussa Diop a passé une grande partie de la journée à la Sûreté urbaine avant d’être finalement autorisé à repartir libre. Selon ses explications, la procédure n’a pas pu aller plus loin en raison d’un vice de forme dans la convocation. L’avocat affirme que les règles encadrant la poursuite d’un membre du barreau n’ont pas été respectées.

Dans des propos rapportés par le quotidien L’Observateur, la robe noire s’est montrée ferme et sans regret concernant ses déclarations initiales. Il soutient qu’il ne reniera pas ses propos et assure disposer d’éléments pour les étayer. Selon lui, l’affaire n’en est pour l’instant qu’à un stade procédural. Il estime que les autorités se sont limitées à la forme et que le débat de fond n’a pas encore été abordé.

Cette affaire trouve son origine dans le débat politique autour de la législation sur l’homosexualité au Sénégal. Le Premier ministre Ousmane Sonko a récemment défendu devant les députés un projet de loi visant à durcir les peines existantes contre les actes homosexuels. Toutefois, ce choix a suscité des critiques dans certains milieux politiques et religieux qui attendaient plutôt une criminalisation explicite de l’homosexualité, conformément à certaines promesses faites durant la campagne ayant porté le parti Pastef au pouvoir.

Pour justifier la position du gouvernement, Ousmane Sonko avait expliqué devant l’Assemblée nationale que le durcissement des peines prévues par la loi produirait les mêmes effets qu’une criminalisation formelle. Cette position a alimenté le débat public et provoqué des réactions contrastées.

C’est dans ce contexte que Me Moussa Diop, invité sur un plateau de télévision, avait affirmé que le Premier ministre refuserait d’aller vers une criminalisation explicite en raison de relations amicales qu’il entretiendrait avec des personnes appartenant au milieu homosexuel. L’avocat a cependant tenu à préciser qu’il n’accusait pas Ousmane Sonko d’avoir commis des actes contre nature.

Selon lui, ses propos ont été mal interprétés. Il soutient avoir simplement évoqué l’existence de relations amicales avec des personnes issues de ce milieu, sans pour autant faire d’allégation concernant la vie privée ou les comportements personnels du chef du gouvernement. Pour illustrer son argument, il affirme que le fait d’avoir des amis appartenant à un secteur donné ne signifie pas que l’on partage leur profession ou leurs pratiques.

Sur le plan juridique, Me Moussa Diop conteste également la régularité de la procédure engagée contre lui. Il rappelle que, conformément aux dispositions encadrant le statut des avocats, toute convocation d’un membre du barreau doit obligatoirement passer par le Parquet général et non directement par le procureur. Selon lui, cette règle n’aurait pas été respectée dans son cas, ce qui expliquerait l’arrêt de la procédure à ce stade.

Pour l’heure, la convocation reste suspendue en attendant une éventuelle régularisation de la procédure. L’affaire pourrait toutefois connaître de nouveaux développements si les autorités judiciaires décident de reprendre la procédure dans le respect des formes prévues par la loi.

Coupe du monde 2026 : la FIFA exclut tout report malgré les tensions géopolitiques

À l’approche de la Coupe du monde 2026, les tensions géopolitiques observées au Moyen-Orient suscitent des interrogations sur le maintien du calendrier de la compétition. Toutefois, la FIFA se veut rassurante et écarte toute hypothèse de report du tournoi mondial. L’instance dirigeante du football international affirme que l’événement se tiendra comme prévu, du 11 juin au 19 juillet 2026, aux États-Unis, au Mexique et au Canada.

Le directeur des opérations de la FIFA, Heimo Schirgi, a tenu à clarifier la position de l’organisation face aux inquiétudes liées au contexte international. Selon lui, la Coupe du monde représente un rendez-vous sportif d’une telle ampleur qu’un report n’est tout simplement pas envisageable. Il a insisté sur l’importance mondiale de la compétition et sur les investissements logistiques, financiers et organisationnels qui rendent le respect du calendrier essentiel.

S’exprimant depuis Dallas, au Kay Bailey Hutchison Convention Center, qui abritera le centre international de diffusion de la compétition, le responsable de la FIFA a rappelé que les préparatifs se poursuivent sans perturbation majeure. Ce centre stratégique jouera un rôle clé pendant la compétition puisqu’il servira de plateforme centrale pour la production et la distribution des images et contenus audiovisuels de la Coupe du monde à destination des diffuseurs du monde entier.

Heimo Schirgi a également évoqué la participation des différentes sélections qualifiées, dans un contexte international marqué par certaines tensions diplomatiques et militaires. Il a exprimé l’espoir que toutes les équipes qui obtiendront leur qualification puissent participer au tournoi sans restriction. La FIFA mise sur la dimension universelle du football pour préserver l’esprit de la compétition et garantir la présence de l’ensemble des nations qualifiées.

Pour l’heure, aucune inquiétude particulière ne pèse sur la participation de l’Iran. La sélection iranienne est d’ailleurs déjà intégrée dans le groupe G, où elle doit affronter la Belgique, l’Égypte et la Nouvelle-Zélande lors de la phase de groupes. Cette configuration témoigne de la volonté de la FIFA de maintenir le déroulement normal de la compétition, indépendamment des tensions internationales.

La Coupe du monde 2026 s’annonce historique à plusieurs titres. Organisée pour la première fois par trois pays hôtes, elle réunira également un nombre record de 48 équipes, contre 32 lors des précédentes éditions. Ce format élargi devrait permettre à davantage de nations de participer à la phase finale, renforçant ainsi le caractère universel du tournoi.

Conflit au Moyen-Orient : l’escalade militaire et les menaces sur le pétrole inquiètent les marchés

Les tensions au Moyen-Orient continuent de s’intensifier à mesure que le conflit entre l’Iran, Israël et leurs alliés respectifs entre dans son onzième jour. Les attaques visant des infrastructures pétrolières et les menaces pesant sur le trafic maritime dans le Golfe ont ravivé les inquiétudes sur les marchés financiers internationaux, déjà fragilisés par l’incertitude géopolitique.

La situation s’est encore tendue mardi après plusieurs opérations militaires attribuées à l’Iran contre des installations énergétiques dans la région. Ces attaques, combinées aux menaces répétées de perturber la circulation maritime dans les voies stratégiques du Golfe, ont accentué la pression sur les cours du pétrole et renforcé les craintes d’un élargissement du conflit.

Dans ce climat de forte crispation diplomatique et militaire, la rhétorique entre les protagonistes reste particulièrement dure. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a averti que les États-Unis étaient prêts à mener de nouvelles frappes d’une ampleur exceptionnelle si la situation continuait de se détériorer. Selon lui, Washington n’exclut aucune option pour protéger ses intérêts et ceux de ses alliés dans la région.

Du côté iranien, les autorités ont adopté une posture tout aussi ferme. Les dirigeants de Téhéran ont rejeté toute perspective de négociation dans l’immédiat et ont adressé des menaces directes au président américain Donald Trump, accusé par l’Iran de vouloir intensifier la confrontation militaire.

Sur le terrain, les hostilités se poursuivent sur plusieurs fronts. L’Iran a mené de nouvelles attaques visant Israël ainsi que certains pays arabes du Golfe, élargissant ainsi le théâtre des opérations. Israël, considéré comme l’allié stratégique des États-Unis dans ce conflit, a rapidement riposté en lançant de nouvelles frappes aériennes sur la capitale iranienne, Téhéran, ainsi qu’au Liban.

Au Liban, l’armée israélienne poursuit ses affrontements avec le Hezbollah, mouvement armé soutenu par l’Iran. Cette confrontation fait craindre une extension du conflit à l’ensemble de la région, d’autant que le Hezbollah demeure l’un des principaux relais militaires de Téhéran au Moyen-Orient.

La tension est également montée d’un cran dans le Golfe. Les autorités des Émirats arabes unis ont annoncé la mort de deux nouvelles personnes à la suite d’une attaque impliquant neuf drones visant le territoire du pays. Les forces de défense émiraties ont indiqué avoir intercepté près de trois douzaines d’autres drones et missiles avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.

Cette multiplication des attaques, combinée aux menaces de blocage des routes maritimes stratégiques par lesquelles transite une part importante du commerce mondial de pétrole, nourrit les inquiétudes de la communauté internationale. Les analystes redoutent que toute perturbation durable du trafic maritime dans la région ne provoque une flambée des prix de l’énergie et un choc économique à l’échelle mondiale.

ONU : l’AFP apporte son soutien à la candidature de Macky Sall

L’Alliance des Forces de Progrès (AFP) a officiellement exprimé son soutien à la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies. La position du parti a été rendue publique par son secrétaire général, le député Mbaye Dione, qui s’est exprimé sur la question dans une interview accordée à Dakaractu.

À travers cette déclaration, l’AFP affiche clairement son ambition de peser dans ce dossier à forte portée diplomatique, estimant que la possible accession d’un Sénégalais à la tête de l’Organisation des Nations Unies constitue un enjeu stratégique pour le pays. Pour Mbaye Dione, cette perspective dépasse largement les considérations partisanes et doit être envisagée sous l’angle de l’intérêt national.

Dans son intervention, le secrétaire général du parti a également tenu à associer à cette dynamique le président d’honneur de l’AFP, Moustapha Niass. Ancien secrétaire général de la formation politique et ex-président de l’Assemblée nationale, Niass demeure une figure centrale de la vie politique sénégalaise et une référence historique pour son parti.

La relation politique entre Moustapha Niass et Macky Sall remonte à plusieurs années. Les deux hommes ont longtemps évolué dans des alliances et des dynamiques politiques communes, ce qui confère aujourd’hui à cette prise de position de l’AFP une dimension symbolique importante. Aux yeux de nombreux observateurs, ce soutien s’inscrit dans la continuité d’une proximité politique forgée au fil du temps.

Mbaye Dione a par ailleurs lancé un appel appuyé aux plus hautes autorités de l’État afin qu’elles s’approprient et défendent activement cette candidature. Il a notamment invité le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, à soutenir cette initiative sur la scène internationale, estimant que le Sénégal gagnerait à parler d’une seule voix sur une question de cette envergure.

Pour le parlementaire, la perspective de voir un Sénégalais accéder au poste de Secrétaire général de l’ONU représente une opportunité historique pour le pays. Il considère qu’une telle responsabilité renforcerait considérablement le rayonnement diplomatique du Sénégal, tout en valorisant l’expertise et la crédibilité de ses dirigeants sur la scène internationale.

Droits des femmes : l’AFMP organise une journée de consultations juridiques et de réflexion à la Maison de la Presse

À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, l’Association des Femmes des Médias Publics (AFMP) a organisé, ce mardi 10 mars 2026, une journée de consultations juridiques suivie d’un panel de réflexion à la Maison de la Presse Babacar Touré. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique des activités du mois de mars consacrées à la promotion et à la défense des droits des femmes au Sénégal.

La rencontre a réuni plusieurs personnalités issues d’institutions nationales et de partenaires internationaux. Parmi les participants figuraient la vice-présidente de l’Assemblée nationale, des représentants de ONU Femmes, le Dr Aminata Sarr représentant le Ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, ainsi que les ambassadrices du Luxembourg, de la Suède, de la Suisse et de la Pologne. Leur présence témoigne de l’intérêt accordé aux questions liées à l’égalité, à l’accès à la justice et à la protection des droits des femmes.

Placée sous le thème « Droits-Justice-Action », cette journée a été organisée en partenariat avec l’Association des Juristes Sénégalaises (AJS), avec l’appui de ONU Femmes Sénégal et des ambassades partenaires. L’objectif principal était d’offrir un espace d’information, d’échange et d’accompagnement aux femmes confrontées à des difficultés juridiques, tout en sensibilisant davantage l’opinion publique sur les défis persistants en matière d’accès à la justice.

En effet, malgré les avancées législatives enregistrées ces dernières années au Sénégal, de nombreuses femmes continuent de rencontrer des obstacles pour faire valoir leurs droits. Les questions relatives au droit de la famille restent particulièrement sensibles, notamment celles liées au divorce, à la pension alimentaire ou encore à la garde des enfants. Dans ce contexte, l’AFMP a souhaité mettre en place une initiative concrète permettant aux femmes d’obtenir des conseils juridiques et d’être orientées vers les structures compétentes.

La présidente de l’AFMP, Matél Bocoum, également journaliste au quotidien Le Soleil, a expliqué que cette activité vise avant tout à répondre aux préoccupations réelles des femmes. Selon elle, l’accès à l’information juridique constitue un levier essentiel pour permettre aux femmes de mieux défendre leurs droits et de prendre des décisions éclairées.

Elle a souligné que, dans de nombreuses situations, certaines femmes hésitent encore à consulter des spécialistes du droit, soit par manque d’information, soit par crainte des procédures judiciaires. L’organisation de cette journée a donc pour ambition de réduire cette distance en favorisant un dialogue direct entre les femmes et les professionnels du droit.

Le programme de la rencontre comprend un panel animé par des magistrats autour de la question de l’accès des femmes à la justice. Ces échanges permettent d’aborder les obstacles rencontrés dans les procédures judiciaires, mais aussi les mécanismes existants pour accompagner les victimes de violences ou les femmes confrontées à des litiges familiaux. Les discussions ont également mis en lumière la nécessité de renforcer l’information juridique et l’accompagnement social afin de garantir une meilleure protection des droits des femmes.

À l’issue du panel, des consultations juridiques gratuites sont proposées aux femmes présentes ainsi qu’aux relais communautaires venus de différents horizons. Ces consultations offrent l’opportunité d’obtenir des conseils personnalisés, de comprendre les démarches à entreprendre et, le cas échéant, d’être orientées vers des structures d’assistance juridique ou sociale.

Au-delà de l’aspect juridique, l’AFMP souhaite également renforcer le rôle des médias dans la promotion des droits des femmes. Pour sa présidente, les plateformes médiatiques et les outils numériques représentent aujourd’hui des moyens essentiels pour sensibiliser l’opinion publique, diffuser l’information juridique et amplifier la voix des femmes dans l’espace public.

Audience au Palais : les architectes du Sénégal plaident pour une meilleure place dans les politiques d’aménagement

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce mardi au Palais de la République une délégation du Conseil de l’Ordre des architectes du Sénégal conduite par son président, Massamba Lamsar Diop. Cette audience a constitué une occasion pour les représentants de la profession d’exposer au chef de l’État leurs préoccupations, mais aussi leurs ambitions pour un meilleur encadrement de l’architecture et de l’aménagement du cadre de vie au Sénégal.

Au cours de la rencontre, les échanges ont principalement porté sur la mission que s’est fixée le Conseil de l’Ordre : redonner toute sa place à la profession d’architecte dans la conception, la planification et l’aménagement des espaces de vie. Les architectes estiment en effet que leur expertise reste insuffisamment mobilisée dans de nombreux projets de construction et d’urbanisme, alors même que ces domaines jouent un rôle déterminant dans la qualité de vie des populations et dans le développement harmonieux des villes.

La délégation a également attiré l’attention du Président de la République sur les défis auxquels fait face l’écosystème de la construction au Sénégal. Parmi les préoccupations évoquées figure notamment la faible présence d’architectes au sein de l’administration publique. Selon le Conseil de l’Ordre, cette situation limite la prise en compte systématique des exigences architecturales et urbanistiques dans les projets publics, alors que la profession compte aujourd’hui 282 membres officiellement inscrits à l’Ordre.

Pour les responsables de l’Ordre, l’intégration plus importante des architectes dans les structures de décision et dans les institutions publiques pourrait contribuer à améliorer la qualité des infrastructures, à renforcer le respect des normes de construction et à promouvoir un urbanisme plus durable. Ils ont ainsi plaidé pour une collaboration plus étroite entre l’État, les collectivités territoriales et les professionnels du secteur.

Ziguinchor : la transformation locale du cajou, un levier de développement économique porté par le GIE Nabanco Kanou

À Ziguinchor, la filière cajou suscite de plus en plus d’espoir pour le développement économique local. Dans cette dynamique, le GIE Nabanco Kanou, dirigé par Malamine Camara, ambitionne de franchir une nouvelle étape : passer de la simple production de noix brutes à la transformation locale du cajou.

Un potentiel économique encore sous-exploité

Dans la région sud du Sénégal, la noix de cajou occupe une place croissante dans l’économie agricole. Pourtant, l’essentiel de la production continue d’être exporté sous forme brute vers les grands centres de transformation situés principalement en Asie, notamment en Inde et au Vietnam.

Pour de nombreux acteurs du secteur, cette situation prive les producteurs et les territoires ruraux d’une importante valeur ajoutée. La transformation locale permettrait en effet de multiplier les revenus, de créer des emplois et de renforcer l’économie régionale.

Le GIE Nabanco Kanou mise sur la valeur ajoutée

Conscient de ces enjeux, le GIE Nabanco Kanou souhaite se positionner comme un acteur de cette mutation économique. Le groupement regroupe aujourd’hui plus d’une centaine de producteurs exploitant plusieurs centaines d’hectares de plantations de cajou.

Avec une production collective estimée à près de 300 tonnes de noix brutes, le GIE dispose déjà d’une base productive significative. Mais pour ses responsables, l’objectif ne doit pas se limiter à la commercialisation de la matière première.

Le groupement travaille désormais à structurer l’ensemble de la chaîne de valeur : amélioration des techniques de récolte, renforcement des capacités de stockage, organisation de la la commercialisation et réduction des pertes après récolte.

Un enjeu d’emplois pour les jeunes et les femmes

La transformation locale du cajou représente également un enjeu social majeur. L’installation d’unités de décorticage et de transformation pourrait générer de nombreux emplois, notamment pour les jeunes et les femmes des zones rurales.

Dans un contexte marqué par le chômage et l’exode rural, le développement d’une industrie locale du cajou apparaît comme une opportunité stratégique pour dynamiser l’économie régionale.

Des défis à relever pour structurer la filière

Malgré les perspectives prometteuses, plusieurs défis restent à relever pour permettre à la filière cajou de franchir un cap. Les producteurs font notamment face à des contraintes liées au financement, à l’accès aux équipements industriels et à la structuration des circuits de commercialisation.

Le GIE Nabanco Kanou souhaite ainsi renforcer ses partenariats avec les acteurs institutionnels, les investisseurs et les structures d’appui au développement afin de concrétiser son projet de transformation locale.

Une ambition pour l’avenir de la Casamance

À travers cette initiative, les producteurs réunis au sein du GIE Nabanco Kanou espèrent contribuer à faire du cajou un véritable moteur de développement pour la région de Ziguinchor.

Au-delà de la production agricole, l’enjeu est désormais de bâtir une filière structurée capable de créer davantage de richesse localement et d’inscrire durablement la Casamance dans les circuits internationaux du commerce du cajou.

ASSOCIATION DE LA PRESSE POUR L’ENTRAIDE ET LA SOLIDARITÉ (APRES)

C’est avec beaucoup de regret que nous avons appris le rappel à Dieu de notre jeune frère, confrère et ami, Abdou Diouf Junior. Une perte immense pour la presse sénégalaise.

Abdou Diouf Junior était quelqu’un de très respectueux, humble, serviable et toujours disponible pour ses confrères. Son professionnalisme, sa gentillesse et son sens du travail bien fait resteront gravés dans les mémoires.
En ces moments douloureux, le Président et l’ensemble des membres de l’APRES présentent ses sincères condoléances à sa famille, aux confrères, à ses proches ainsi qu’à toute la grande famille de la presse sénégalaise.

Qu’ALLAH le TRÈS MISÉRICORDIEUX lui accorde Son pardon et l’accueille dans Son Paradis Céleste Firdaws.

Pour le secrétariat général de L’APRES
Aly Saleh

Convocation de Me Moussa Diop : l’avocat entendu ce mardi au Parquet général après ses propos visant Ousmane Sonko

Privilège de juridiction oblige, c’est finalement ce mardi que l’avocat Me Moussa Diop doit être entendu au Parquet général à partir de 12 heures. Cette convocation intervient dans le strict respect des dispositions qui encadrent le statut des avocats et les procédures particulières applicables lorsqu’ils sont impliqués dans une affaire judiciaire.

Selon le journal L’Observateur, cette audition fait suite à un soit-transmis émis par le Parquet après des propos publics tenus par l’avocat à l’encontre du Premier ministre Ousmane Sonko. Lors de différentes interventions médiatiques, Me Moussa Diop avait notamment affirmé que le chef du gouvernement entretiendrait des relations d’amitié avec des personnes homosexuelles, des déclarations qui ont suscité de vives réactions dans l’espace public et politique.

Face à la procédure engagée contre lui, Me Moussa Diop a aussitôt invoqué son privilège de juridiction. Ce principe juridique prévoit qu’un avocat ne peut être entendu dans certaines conditions que par des autorités judiciaires spécifiques, notamment le Parquet général, afin de garantir le respect des règles propres à la profession. Cet argument a été soutenu par le Bâtonnat ainsi que par ses avocats, parmi lesquels Me El Hadji Diouf.

L’affaire a connu un premier développement lundi lorsque l’avocat s’est présenté dans les locaux de la Sûreté urbaine, installés au commissariat central de Dakar. Il y a passé une bonne partie de la journée pour les besoins de la procédure. Ce n’est que dans la soirée qu’il a quitté les lieux, après avoir été informé par les enquêteurs qu’il serait finalement convoqué devant le Parquet général, seule autorité habilitée à l’entendre dans le cadre de cette affaire en raison de son statut d’avocat.

Cette information a d’ailleurs été confirmée par Me Moussa Diop lui-même dans un entretien accordé au journal L’Observateur peu après sa sortie des locaux de la police. L’avocat, également connu pour son engagement politique, est membre de la coalition Diomaye Président et reste une figure active du débat public au Sénégal.

À l’origine de la polémique se trouvent des déclarations faites récemment lors de son passage dans l’émission « Quartier Général » diffusée sur la chaîne TFM. Au cours de cette émission consacrée à l’actualité nationale, notamment aux arrestations de plusieurs personnes soupçonnées d’homosexualité, Me Moussa Diop avait développé un argumentaire particulièrement critique. Il n’avait pas hésité à citer directement le Premier ministre Ousmane Sonko, affirmant que ce dernier compterait, selon lui, de nombreux amis homosexuels.

Ces propos, largement relayés sur les réseaux sociaux et dans les médias, ont rapidement attiré l’attention des autorités judiciaires et déclenché l’ouverture de la procédure qui conduit aujourd’hui à son audition devant le Parquet général.

Cheikh Oumar Diagne devant le tribunal des flagrants délits ce mercredi après ses propos sur l’affaire Abdoulaye Bâ

L’opposant Cheikh Oumar Diagne sera jugé ce mercredi 11 mars devant le tribunal des flagrants délits de Dakar. Arrêté vendredi dernier puis placé sous mandat de dépôt lundi à l’issue d’un retour de parquet, le secrétaire général du parti Rassemblement pour la vérité est poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles et manœuvres de nature à compromettre la sécurité publique.

Selon les informations rapportées par le quotidien Libération, l’affaire trouve son origine dans des déclarations faites par l’opposant lors de son passage dans l’émission « Grand Plateau » diffusée sur Sen TV. Au cours de cette intervention, Cheikh Oumar Diagne avait affirmé que le Premier ministre Ousmane Sonko aurait « assumé l’ordre de tuer » l’étudiant Abdoulaye Bâ, une déclaration qui a rapidement suscité de vives réactions dans l’espace public.

Convoqué puis entendu par les enquêteurs de la Sûreté urbaine, Cheikh Oumar Diagne a toutefois apporté des précisions lors de son audition. D’après Libération, il a sensiblement nuancé ses propos tenus à la télévision en expliquant que ses déclarations faisaient plutôt référence à une responsabilité morale et politique du chef du gouvernement, et non à une implication directe dans la mort de l’étudiant.

Face aux enquêteurs, l’opposant a soutenu que cette responsabilité découlerait du fait que le Premier ministre aurait reconnu avoir autorisé l’intervention des forces de l’ordre sur le campus universitaire au moment des événements. Pour Cheikh Oumar Diagne, son analyse relevait donc d’un commentaire politique dans le cadre d’un débat public contradictoire.

Toujours selon ses explications rapportées par le journal, il a également dénoncé une diffusion partielle de son intervention télévisée. Il estime que l’extrait qui circule largement et qui lui vaut aujourd’hui des poursuites aurait été tronqué, déformant ainsi le sens de ses propos et occultant les nuances qu’il avait apportées durant l’émission.

Affaire du réseau d’Ouest-Foire : le nom de Pape Cheikh Diallo surgit lors des interrogatoires menés par la DIC

Un nouveau développement inattendu est venu relancer l’enquête menée par la Division des investigations criminelles (DIC) dans l’affaire du réseau présumé découvert dans un appartement situé à Ouest-Foire. Alors que les enquêteurs poursuivent les auditions des personnes interpellées dans cette affaire impliquant Ouzin Keïta et plusieurs de ses proches, le nom de Pape Cheikh Diallo, déjà placé sous mandat de dépôt dans une autre procédure liée à des faits de mœurs, a fait irruption au cœur des interrogatoires.

Selon des révélations du quotidien Libération, ce rebondissement est apparu au cours de l’audition de P. S. Faye, également connu sous le nom de Mamadou Faye, l’un des quinze individus déférés ce lundi devant le parquet. Face aux enquêteurs, ce dernier aurait fait des déclarations qui ont retenu l’attention des policiers et qui ont contribué à élargir les ramifications de l’enquête.

D’après la même source, P. S. Faye a reconnu avoir été profondément inquiet après avoir appris l’arrestation de Pape Cheikh Diallo et les informations sensibles qui entouraient le dossier sanitaire évoqué dans cette affaire distincte. Pris de panique, il aurait confié aux enquêteurs s’être précipité dans un centre de santé afin d’effectuer un test de dépistage du VIH/Sida, craignant d’avoir été exposé à un risque.

Ces déclarations ont immédiatement suscité un intérêt particulier de la part des enquêteurs de la DIC, qui tentent désormais de comprendre si ce témoignage révèle l’existence de relations ou de contacts entre les différents protagonistes des deux affaires. Pour les enquêteurs, il s’agit de déterminer si la mention du nom de Pape Cheikh Diallo dans cette procédure n’est qu’un élément circonstanciel lié aux inquiétudes personnelles du témoin ou s’il existe des interactions plus profondes entre les personnes impliquées.

L’enquête ouverte autour de l’appartement d’Ouest-Foire continue ainsi de dévoiler progressivement ses ramifications. Depuis les premières interpellations, les auditions successives ont permis de mettre au jour un réseau dont les contours restent encore flous, mais qui implique plusieurs individus issus de milieux différents. Les quinze personnes déférées ce lundi sont désormais entre les mains de la justice, tandis que les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin d’établir les responsabilités de chacun.

Avec l’apparition du nom de Pape Cheikh Diallo dans les procès-verbaux d’audition, les autorités judiciaires pourraient être amenées à examiner de plus près d’éventuelles connexions entre les deux dossiers. Pour l’heure, aucune indication officielle ne confirme l’existence d’un lien direct, mais les déclarations recueillies par la DIC constituent un nouvel élément que la justice devra analyser dans la suite de la procédure.

Affaire des flux financiers : la Chambre d’accusation financière conforte la position de Farba Ngom

La procédure judiciaire visant Farba Ngom connaît un tournant important. La Chambre d’accusation financière a rendu une décision qui apporte un soulagement notable au député-maire d’Agnam, en confirmant l’ordonnance du juge d’instruction qui l’avait placé sous contrôle judiciaire. Selon les informations rapportées par le quotidien Les Échos, la juridiction a écarté l’essentiel des charges qui pesaient contre l’élu dans le cadre de l’enquête portant sur des flux financiers jugés suspects.

Au cœur du dossier se trouve la question de l’origine des fonds ayant alimenté certaines transactions financières. La Chambre d’accusation financière a estimé que les montants en cause relevaient de « deniers privés » et non de fonds publics détournés. Cette précision a joué un rôle central dans l’appréciation du dossier par les magistrats. L’argent, bien qu’issu du Trésor public dans le cadre de paiements pour des prestations, avait transité par les comptes de sociétés appartenant à Tahirou Sarr avant qu’une partie ne soit transférée vers des entreprises familiales liées à Farba Ngom. Pour la juridiction, ce circuit financier ne constitue pas, en l’état, la preuve d’un détournement de deniers publics.

Les juges ont ainsi considéré qu’aucun lien direct n’avait été établi entre ces virements et une perception illicite de fonds publics par l’élu. Cette analyse a fortement pesé dans la décision de maintenir Farba Ngom sous contrôle judiciaire plutôt que de le placer en détention.

De son côté, le Parquet financier avait sollicité un sursis à statuer. L’argument avancé reposait sur la possibilité de joindre cette affaire à celle impliquant Ndèye Seynabou Ndiaye, un dossier dans lequel une décision du Conseil constitutionnel est encore attendue. Cependant, la Chambre d’accusation financière n’a pas suivi cette position. Les magistrats ont estimé qu’il n’existait pas de lien suffisamment solide entre les deux procédures pour justifier un tel report. Ils ont également considéré que l’avis du Conseil constitutionnel n’était pas nécessaire pour se prononcer sur la question du maintien en détention ou non de Farba Ngom.

Dans son analyse, la juridiction a également relevé que les contestations soulevées par la défense du député-maire d’Agnam étaient sérieuses. Elle a rappelé qu’aucune preuve n’avait été présentée depuis l’ouverture de la procédure démontrant que des fonds publics auraient été directement versés dans les sociétés immobilières appartenant à Farba Ngom.

Les magistrats ont par ailleurs souligné un élément important du dossier : le co-inculpé de l’élu, Tahirou Sarr, avait déjà obtenu une liberté provisoire sur la base d’arguments similaires. Ce dernier avait produit des pièces justificatives attestant de l’origine et du circuit des virements concernés, ce qui avait contribué à fragiliser l’hypothèse d’un détournement de fonds publics.

Au terme de cet examen, la Chambre d’accusation financière a donc décidé de confirmer le placement de Farba Ngom sous contrôle judiciaire. Les juges ont notamment pris en compte le fait que l’intéressé dispose d’un domicile connu et présente des garanties de représentation suffisantes devant la justice.

Grève des enseignants au Sénégal : le G7 annonce un nouveau plan de lutte et intensifie la pression sur l’État

La tension monte dans le secteur de l’éducation au Sénégal. Le G7, regroupement de sept des principaux syndicats d’enseignants du pays, a rendu public son sixième plan d’action destiné à accentuer la pression sur les autorités afin d’obtenir des réponses concrètes à ses revendications. Cette nouvelle stratégie de mobilisation prévoit une série de mouvements d’humeur susceptibles de perturber le fonctionnement normal des établissements scolaires dans les prochains jours.

Dans le document rendu public, la coalition syndicale appelle les enseignants à boycotter plusieurs activités pédagogiques et administratives jugées essentielles au bon fonctionnement du système éducatif. Il s’agit notamment des évaluations scolaires, des cellules d’animation pédagogique, des activités sportives ainsi que de la formation initiale des élèves-maîtres. À travers ces mesures, les syndicats souhaitent exercer une pression supplémentaire sur le gouvernement afin de faire avancer les négociations en cours.

Le G7 demande également aux chefs d’établissement et aux inspecteurs de procéder à une rétention des informations administratives. Cette stratégie, souvent utilisée lors des mouvements syndicaux dans le secteur de l’éducation, vise à ralentir le fonctionnement du système administratif afin de contraindre les autorités à ouvrir des discussions plus approfondies sur les revendications des enseignants.

En parallèle, la coalition syndicale a établi un calendrier précis de mobilisation qui s’étale sur plusieurs jours. Les enseignants sont appelés à observer un débrayage à partir de 9 heures le mardi 10 mars 2026 dans les établissements scolaires. Cette première action sera suivie d’une grève totale le mercredi 11 mars 2026. La mobilisation doit se poursuivre le vendredi 13 mars 2026 avec une nouvelle grève générale des enseignants, accompagnée d’une conférence de presse destinée à informer l’opinion publique de l’évolution du mouvement et des positions des syndicats.

Le mouvement devrait atteindre son point culminant le lundi 16 mars 2026. Ce jour-là, un débrayage à partir de 9 heures est également prévu, suivi d’assemblées générales dans les établissements scolaires et dans les communes à travers les différentes régions du pays. Les syndicats ont également annoncé un grand rassemblement devant l’inspection de l’éducation et de la formation de Dakar-Plateau. Cette manifestation vise à mobiliser massivement les enseignants et à réaffirmer publiquement les revendications du G7.

À travers ce nouveau plan d’action, les syndicats affichent clairement leur détermination à maintenir la pression sur le gouvernement. Les revendications portent notamment sur l’amélioration des conditions de travail, la gestion du système éducatif et la prise en compte de plusieurs engagements jugés non respectés par les autorités.

Grève des enseignants au Sénégal : le G7 annonce un nouveau plan de lutte et intensifie la pression sur l’État

La tension monte dans le secteur de l’éducation au Sénégal. Le G7, regroupement de sept des principaux syndicats d’enseignants du pays, a rendu public son sixième plan d’action destiné à accentuer la pression sur les autorités afin d’obtenir des réponses concrètes à ses revendications. Cette nouvelle stratégie de mobilisation prévoit une série de mouvements d’humeur susceptibles de perturber le fonctionnement normal des établissements scolaires dans les prochains jours.

Dans le document rendu public, la coalition syndicale appelle les enseignants à boycotter plusieurs activités pédagogiques et administratives jugées essentielles au bon fonctionnement du système éducatif. Il s’agit notamment des évaluations scolaires, des cellules d’animation pédagogique, des activités sportives ainsi que de la formation initiale des élèves-maîtres. À travers ces mesures, les syndicats souhaitent exercer une pression supplémentaire sur le gouvernement afin de faire avancer les négociations en cours.

Le G7 demande également aux chefs d’établissement et aux inspecteurs de procéder à une rétention des informations administratives. Cette stratégie, souvent utilisée lors des mouvements syndicaux dans le secteur de l’éducation, vise à ralentir le fonctionnement du système administratif afin de contraindre les autorités à ouvrir des discussions plus approfondies sur les revendications des enseignants.

En parallèle, la coalition syndicale a établi un calendrier précis de mobilisation qui s’étale sur plusieurs jours. Les enseignants sont appelés à observer un débrayage à partir de 9 heures le mardi 10 mars 2026 dans les établissements scolaires. Cette première action sera suivie d’une grève totale le mercredi 11 mars 2026. La mobilisation doit se poursuivre le vendredi 13 mars 2026 avec une nouvelle grève générale des enseignants, accompagnée d’une conférence de presse destinée à informer l’opinion publique de l’évolution du mouvement et des positions des syndicats.

Le mouvement devrait atteindre son point culminant le lundi 16 mars 2026. Ce jour-là, un débrayage à partir de 9 heures est également prévu, suivi d’assemblées générales dans les établissements scolaires et dans les communes à travers les différentes régions du pays. Les syndicats ont également annoncé un grand rassemblement devant l’inspection de l’éducation et de la formation de Dakar-Plateau. Cette manifestation vise à mobiliser massivement les enseignants et à réaffirmer publiquement les revendications du G7.

À travers ce nouveau plan d’action, les syndicats affichent clairement leur détermination à maintenir la pression sur le gouvernement. Les revendications portent notamment sur l’amélioration des conditions de travail, la gestion du système éducatif et la prise en compte de plusieurs engagements jugés non respectés par les autorités.

Sénégalais détenus au Maroc : un appel inattendu relance le dossier des 18 compatriotes

Une nouvelle évolution vient compliquer le dossier des 18 Sénégalais détenus au Maroc. Alors que l’affaire semblait se diriger vers une phase de clarification après les décisions rendues en première instance, l’annonce d’un appel introduit par le parquet et la partie civile marocains a plongé les proches des détenus dans une vive incompréhension.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, l’ASC Lébougui, collectif engagé dans la défense des détenus, a évoqué une « situation confuse » après avoir été informée de cette procédure inattendue. Selon l’organisation, leur avocat, Me Patrick Kabou, chargé de la défense des ressortissants sénégalais, a été contacté par le greffier du tribunal qui lui a indiqué que l’audience en appel serait programmée pour le 16 mars 2026.

Cette annonce suscite toutefois de nombreuses interrogations au sein du collectif. En effet, selon les éléments avancés par la défense, le délai légal pour introduire un appel semblait déjà écoulé. Les 18 Sénégalais avaient été condamnés le 19 février 2026 par le tribunal de première instance. En tenant compte du délai légal de dix jours prévu pour contester la décision, la date limite pour interjeter appel devait théoriquement expirer le 5 mars dernier.

D’après les explications de l’avocat, aucune des parties impliquées dans la procédure ne semblait avoir manifesté l’intention de contester le jugement avant cette échéance. Le greffier du tribunal de première instance lui aurait même assuré qu’un certificat de non-appel lui serait remis rapidement, attestant qu’aucune contestation n’avait été déposée dans les délais réglementaires. Cette démarche administrative avait d’ailleurs été engagée par la défense depuis le 6 mars.

C’est donc dans ce contexte que l’annonce d’une audience en appel, fixée au 16 mars, a provoqué une forte surprise parmi les soutiens des détenus. Pour l’ASC Lébougui, cette évolution est difficile à comprendre et soulève des inquiétudes quant à la suite de la procédure judiciaire. Le collectif redoute notamment un éventuel durcissement des condamnations prononcées en première instance, alors que plusieurs voix plaident plutôt pour une désescalade dans ce dossier sensible.

Dans son message, l’organisation citoyenne a également lancé un appel direct au roi du Maroc, Mohammed VI. Le collectif espère que le souverain marocain pourra intervenir afin de préserver la qualité des relations historiques entre le Maroc et le Sénégal et favoriser un climat d’apaisement autour de cette affaire.

Parallèlement, l’ASC Lébougui exhorte les autorités sénégalaises à s’impliquer davantage dans la défense de leurs ressortissants. Selon le collectif, la gestion de ce dossier ne doit pas se limiter au cadre judiciaire et nécessite également une mobilisation diplomatique pour garantir les droits des 18 détenus et assurer un traitement équitable de leur situation.

Sénégalais détenus au Maroc : un appel inattendu relance le dossier des 18 compatriotes

Une nouvelle évolution vient compliquer le dossier des 18 Sénégalais détenus au Maroc. Alors que l’affaire semblait se diriger vers une phase de clarification après les décisions rendues en première instance, l’annonce d’un appel introduit par le parquet et la partie civile marocains a plongé les proches des détenus dans une vive incompréhension.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, l’ASC Lébougui, collectif engagé dans la défense des détenus, a évoqué une « situation confuse » après avoir été informée de cette procédure inattendue. Selon l’organisation, leur avocat, Me Patrick Kabou, chargé de la défense des ressortissants sénégalais, a été contacté par le greffier du tribunal qui lui a indiqué que l’audience en appel serait programmée pour le 16 mars 2026.

Cette annonce suscite toutefois de nombreuses interrogations au sein du collectif. En effet, selon les éléments avancés par la défense, le délai légal pour introduire un appel semblait déjà écoulé. Les 18 Sénégalais avaient été condamnés le 19 février 2026 par le tribunal de première instance. En tenant compte du délai légal de dix jours prévu pour contester la décision, la date limite pour interjeter appel devait théoriquement expirer le 5 mars dernier.

D’après les explications de l’avocat, aucune des parties impliquées dans la procédure ne semblait avoir manifesté l’intention de contester le jugement avant cette échéance. Le greffier du tribunal de première instance lui aurait même assuré qu’un certificat de non-appel lui serait remis rapidement, attestant qu’aucune contestation n’avait été déposée dans les délais réglementaires. Cette démarche administrative avait d’ailleurs été engagée par la défense depuis le 6 mars.

C’est donc dans ce contexte que l’annonce d’une audience en appel, fixée au 16 mars, a provoqué une forte surprise parmi les soutiens des détenus. Pour l’ASC Lébougui, cette évolution est difficile à comprendre et soulève des inquiétudes quant à la suite de la procédure judiciaire. Le collectif redoute notamment un éventuel durcissement des condamnations prononcées en première instance, alors que plusieurs voix plaident plutôt pour une désescalade dans ce dossier sensible.

Dans son message, l’organisation citoyenne a également lancé un appel direct au roi du Maroc, Mohammed VI. Le collectif espère que le souverain marocain pourra intervenir afin de préserver la qualité des relations historiques entre le Maroc et le Sénégal et favoriser un climat d’apaisement autour de cette affaire.

Parallèlement, l’ASC Lébougui exhorte les autorités sénégalaises à s’impliquer davantage dans la défense de leurs ressortissants. Selon le collectif, la gestion de ce dossier ne doit pas se limiter au cadre judiciaire et nécessite également une mobilisation diplomatique pour garantir les droits des 18 détenus et assurer un traitement équitable de leur situation.

Grand-Yoff face aux litiges fonciers :

La commune se lève pour défendre ses terres

La tension monte à Grand-Yoff. Depuis plusieurs semaines, les habitants dénoncent une série de litiges fonciers qui menacent leur droit à la terre et à l’habitat. Récemment, c’est le marché du porc, appelé Bignona, qui se retrouve au cœur de la polémique. Les autorités locales, appuyées par des collectifs citoyens, accusent certains acteurs privés de manœuvres visant à s’approprier des parcelles au détriment des populations.

Lors d’une conférence de presse tenue ce lundi 9 mars 2026 à la mairie de Grand-Yoff, les représentants de la commune ont averti que la situation ne saurait perdurer. Ils ont lancé un appel solennel à la vigilance et à la mobilisation populaire.

« Nous ne resterons pas les bras croisés pendant que nos terres sont spoliées », a déclaré l’adjoint au maire, El Hadji Omar Ndiaye.

« Aujourd’hui, notre territoire est menacé de toutes parts par des opérations de déguerpissement et des attributions foncières contestables, qui fragilisent aussi bien les équipements publics que les populations les plus vulnérables. Il est devenu impératif que les plus hautes autorités prennent la mesure de la situation et agissent, sans délai, pour faire cesser ces pratiques. Ces dernières années, on assiste à une recrudescence de titres fonciers et de baux attribués sans aucune concertation avec la collectivité territoriale, et bien souvent en violation des règles les plus élémentaires d’urbanisme et de domanialité publique », a expliqué M. Ndiaye.

À titre illustratif, plusieurs situations jugées particulièrement graves ont été portées à la connaissance de l’opinion publique. L’emprise du service de l’état civil de Grand-Yoff, infrastructure publique essentielle, est aujourd’hui revendiquée sur une superficie de 88 m² par un particulier qui envisagerait d’y édifier une boulangerie. Une telle appropriation, si elle aboutissait, porterait gravement atteinte à la continuité du service public et à la dignité des usagers.

Dans le quartier de Khar Yalla, ce sont 22 familles qui vivent dans la psychose d’une expulsion imminente, après qu’un tiers a produit un titre de propriété au nom de son défunt père. Ces familles, installées de longue date, se retrouvent aujourd’hui plongées dans une insécurité juridique et humaine jugée intolérable.

Le stade municipal de Grand-Yoff, pourtant classé en zone d’équipement dans les documents d’urbanisme, aurait en partie été cédé à des particuliers par la Société nationale des habitations à loyer modéré (SN HLM). Plus inquiétant encore, des emprises relevant des voiries et réseaux divers (VRD) — voies publiques, trottoirs et espaces de circulation — feraient également l’objet de cessions irrégulières, compromettant ainsi toute planification urbaine cohérente.

Le marché du porc de Grand-Yoff, appelé Bignona, seul marché spécialisé du Sénégal dans ce domaine et implanté sur son site depuis 1989, est lui aussi menacé. Une superficie de 500 m² aurait fait l’objet d’un bail attribué à l’Église protestante, selon une information émanant de la Direction générale de la surveillance et du contrôle de l’occupation des sols. Une situation jugée incompréhensible par les autorités locales, alors que le site est occupé depuis plus de trente ans par des activités commerciales structurantes pour l’économie locale.

Selon les responsables communaux, ces différentes affaires mettent en lumière une dérive inquiétante dans l’attribution des baux, souvent délivrés sans avis préalable des collectivités locales, sans enquête publique et sans prise en compte des réalités sociales et urbaines du territoire. Ces pratiques seraient à l’origine de nombreux conflits fonciers et nourriraient un profond sentiment d’injustice et d’abandon au sein des populations.

Malimine Seye, chargé de la question du foncier à Grand-Yoff, affirme que ce problème ne date pas d’aujourd’hui.

« Trop, c’est trop. C’est un combat citoyen. C’est notre propre problème. C’est pourquoi j’appelle à l’union de toute la population de Grand-Yoff. Nous allons nous battre pour nos terres et, si les autorités étatiques ne réagissent pas, le pire peut se produire, car nous ne céderons jamais », a assuré le porte-parole de la population.

La commune de Grand-Yoff appelle solennellement les autorités compétentes à :

suspendre immédiatement toute procédure d’attribution ou de cession portant sur des équipements publics ou des zones d’habitation établies ; procéder à un audit technique et juridique de l’ensemble des titres et baux émis récemment sur le territoire communal ; associer systématiquement la collectivité territoriale à toute décision d’affectation ou de désaffectation du sol, conformément à l’esprit de la décentralisation et au Code général des collectivités territoriales ; garantir la protection des populations contre toute mesure d’expulsion sommaire, en privilégiant le dialogue et la recherche de solutions concertées.

Pour marquer leur détermination, les autorités locales et les habitants de Grand-Yoff annoncent une grande mobilisation ce mercredi au marché du porc, appelé Bignona. Cette manifestation vise à sensibiliser l’opinion publique et à interpeller les autorités compétentes sur l’urgence de trouver une solution équitable et transparente.

En conclusion, M. Ndiaye estime qu’il est temps que l’État réagisse avec fermeté et clarté.

« Grand-Yoff n’est pas une terre sans maître. C’est une commune bâtie par l’effort collectif de ses habitants, un territoire où chaque rue, chaque marché, chaque école raconte l’histoire d’une communauté unie. La préserver, c’est respecter la loi, protéger les droits des citoyens et honorer l’idéal républicain. La commune de Grand-Yoff reste engagée à défendre ces principes et invite l’État à se tenir à ses côtés pour éviter le pire », a-t-il conclu.

Fermeture temporaire des restaurants universitaires à Saint-Louis : le CROUS riposte aux Journées sans tickets

Au nord-ouest du Sénégal, le Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis a annoncé ce lundi 9 mars la fermeture temporaire de ses restaurants universitaires. Cette décision intervient à la suite des Journées sans tickets organisées par la coordination des étudiants de Saint-Louis, durant lesquelles les étudiants ont pu accéder gratuitement aux restaurants sans en avoir légalement le droit.

Dans un communiqué officiel, l’institution a indiqué que toute initiative similaire à l’avenir entraînerait la fermeture immédiate des restaurants universitaires, sans préavis ni annonce préalable. Cette mesure vise à mettre fin à ce type de mobilisation qui perturbe le fonctionnement normal des services alimentaires sur le campus.

Le campus social de l’Université de Saint-Louis, à l’instar des autres établissements d’enseignement supérieur du pays, traverse depuis plusieurs mois une période de tensions. Les étudiants réclament notamment le paiement des arriérés de bourses et demandent d’être consultés avant toute modification du système de bourses. Ces revendications reflètent un malaise profond lié à la gestion des aides financières destinées aux apprenants et à la nécessité d’un dialogue plus transparent entre les autorités universitaires et les étudiants.

Deux jeunes orpailleurs meurent dans des accidents distincts à Kédougou

Le week-end dernier, la zone aurifère de Kédougou, dans le sud-est du pays, a été le théâtre de deux tragédies impliquant de jeunes orpailleurs. Selon des sources sécuritaires de l’Agence de Presse Sénégalaise, ces incidents sont survenus dans deux villages distincts du département de Saraya, Saiensoutou et Bondala.

Le premier drame a été signalé samedi 7 mars, en fin d’après-midi, près du village de Saiensoutou. Un passant a découvert le corps sans vie d’un homme flottant dans un fossé aux abords du village et a immédiatement alerté les autorités. Âgé de 33 ans et exerçant comme orpailleur dans la zone, la victime était déjà dans un état avancé de décomposition au moment de sa découverte. Les informations indiquent que le corps a été inhumé sur place.

Le lendemain, dimanche 8 mars, un autre incident mortel est survenu sur un site d’orpaillage situé à proximité du village de Bondala. Selon les sources sécuritaires, un jeune homme a perdu la vie à la suite d’un éboulement alors qu’il s’abritait sous une formation rocheuse pour échapper à la chaleur. La structure a soudainement cédé, l’ensevelissant sous les débris. Malgré les efforts de ses camarades pour le dégager, il n’a pas pu être sauvé. Le corps de la victime, âgé de 25 ans et résidant à Saiensoutou, a été évacué vers la morgue de l’hôpital régional de Kédougou.

Pape Diop soutient la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’ONU

L’ancien maire de Dakar et président de la Convergence démocratique Bokk Gis-Gis a choisi de rompre son silence politique pour afficher publiquement son soutien à l’ancien président de la République dans le cadre d’une éventuelle candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies. Dans un communiqué officiel, il a appelé à percevoir cette initiative comme une cause nationale et continentale, dépassant ainsi les clivages politiques internes.

Longtemps discret sur la scène politique sénégalaise, le leader de Bokk Gis-Gis souligne que la perspective de voir un ancien chef d’État sénégalais briguer la direction de l’ONU représente une opportunité majeure pour le pays et pour le continent africain. Selon lui, cette ambition doit être considérée comme un levier de rayonnement international, capable de renforcer la place du Sénégal dans les instances diplomatiques mondiales.

Dans son message, il rappelle les différentes responsabilités exercées par l’ancien président au sommet de l’État, ainsi que son implication dans des institutions internationales et africaines. Pour Pape Diop, cette expérience constitue un atout indéniable qui pourrait légitimer et renforcer la candidature au secrétariat général de l’ONU.

Le dirigeant politique insiste également sur l’importance symbolique et honorifique de cette démarche, qu’il qualifie de grande fierté pour le Sénégal et pour l’Afrique. Il appelle à un élan de solidarité patriotique et panafricaniste, soulignant que le soutien à cette candidature doit dépasser les divergences politiques pour se concentrer sur l’intérêt national et continental.

La Convergence démocratique Bokk Gis-Gis s’inscrit pleinement dans cette dynamique de soutien. Le parti indique sa volonté de participer activement à la mobilisation autour de la candidature et de contribuer à sa promotion sur la scène diplomatique internationale, mettant en avant l’importance stratégique du poste de secrétaire général de l’ONU dans le système multilatéral mondial.

Rumeur de pénurie de carburant et de gaz : Petrosen dément et rassure sur l’approvisionnement au Sénégal

La société pétrolière nationale du Sénégal, Petrosen, a formellement démenti les informations relayées ces dernières heures sur les réseaux sociaux faisant état d’une supposée pénurie imminente de carburant et de gaz dans le pays. Dans un communiqué officiel publié par sa direction générale, l’entreprise affirme que ces rumeurs sont totalement infondées et ne correspondent en rien à la réalité de la situation énergétique nationale.

Selon Petrosen, un faux communiqué attribué à la société a été largement partagé sur plusieurs plateformes numériques, annonçant à tort une rupture prochaine de l’approvisionnement en gaz, en essence et en gasoil sur l’ensemble du territoire sénégalais. L’entreprise précise qu’elle n’est en aucun cas à l’origine de ce document et dénonce une tentative de désinformation susceptible de créer la confusion et l’inquiétude au sein de l’opinion publique.

Face à cette situation, Petrosen a tenu à rassurer les populations et les acteurs économiques en soulignant que l’approvisionnement du pays en produits pétroliers et gaziers se déroule normalement. L’entreprise indique que toutes les opérations liées à l’importation, au stockage et à la distribution des hydrocarbures se poursuivent sans aucune perturbation. Ce dispositif, mis en place en collaboration avec les autorités publiques et l’ensemble des acteurs du secteur énergétique, permet selon la société de garantir la disponibilité continue du carburant et du gaz sur le marché national.

La direction de Petrosen rappelle également que le système d’approvisionnement du Sénégal repose sur une organisation rigoureuse qui implique plusieurs structures publiques et privées chargées d’assurer la régularité de l’offre. Dans ce cadre, aucune difficulté majeure n’a été signalée pouvant entraîner une pénurie ou une tension sur les produits pétroliers.

Dans son communiqué, la société pétrolière nationale invite ainsi les citoyens à faire preuve de vigilance face à la circulation de fausses informations, particulièrement sur les réseaux sociaux où les contenus non vérifiés peuvent rapidement se propager et provoquer des réactions injustifiées. Elle recommande vivement au public de se référer uniquement aux sources officielles pour toute information relative à l’énergie, notamment les communications diffusées par Petrosen et par le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines.

Petrosen indique par ailleurs qu’elle se réserve le droit d’engager les procédures nécessaires contre les personnes à l’origine de ces fausses informations ainsi que contre celles qui participeraient à leur diffusion. L’entreprise estime que la propagation de telles rumeurs peut porter atteinte à la tranquillité publique et créer une psychose inutile au sein de la population.

Entrée au Sénégal : le gouvernement assouplit les exigences liées au carnet international de vaccination

Le Ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a annoncé, ce lundi 9 mars 2026, une mise à jour des conditions d’entrée sur le territoire sénégalais, notamment en ce qui concerne la présentation des certificats internationaux de vaccination. L’information a été rendue publique à travers un communiqué officiel diffusé depuis Dakar, siège de l’institution diplomatique.

Dans ce document, les autorités sénégalaises précisent que cette révision concerne principalement les exigences sanitaires applicables aux voyageurs arrivant au Sénégal. Elle vise à apporter des clarifications sur les règles entourant la présentation des carnets de vaccination internationaux, documents fréquemment exigés lors des déplacements internationaux afin de limiter la propagation de certaines maladies transmissibles.

Selon le communiqué, les nouvelles dispositions établissent une distinction entre les voyageurs provenant de pays confrontés à des situations d’épidémie ou d’endémie et ceux venant de zones considérées comme ne présentant pas de risques sanitaires particuliers. Pour les ressortissants de ces derniers pays, certaines vaccinations ne constituent désormais plus une obligation administrative pour accéder au territoire sénégalais.

Les autorités indiquent ainsi que plusieurs vaccins restent fortement recommandés dans une logique de prévention sanitaire. Il s’agit notamment du vaccin contre la fièvre jaune, du vaccin combiné contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche, du vaccin contre la rougeole, ainsi que des vaccins contre les hépatites A et B. Bien que ces immunisations soient vivement conseillées par les autorités sanitaires, leur présentation sous forme de certificat international ne constitue plus une condition systématique d’entrée pour les voyageurs venant de pays non touchés par des épidémies.

Le ministère souligne par ailleurs que la présentation d’un carnet international de vaccination n’est plus obligatoire pour accéder au territoire sénégalais dans les cas mentionnés. Cette précision marque un assouplissement des formalités administratives pour de nombreux voyageurs internationaux, tout en maintenant un cadre sanitaire basé sur la prévention et la responsabilité individuelle.

À travers cette mise à jour, les autorités entendent faciliter la mobilité internationale vers le Sénégal tout en conservant un niveau élevé de vigilance sanitaire. Les recommandations vaccinales demeurent en effet au cœur de la stratégie de prévention des autorités, qui rappellent que ces mesures contribuent à protéger non seulement les voyageurs, mais également les populations locales.

Scandale présumé de sextorsion à Dakar : l’artiste Ouzin Keita et treize personnes en garde à vue dans une enquête explosive

Une affaire aux allures de scandale secoue actuellement Dakar et sa banlieue. L’artiste Ousseynou Keita, plus connu sous le nom de Ouzin Keita, figure parmi quatorze personnes placées en garde à vue dans le cadre d’une enquête portant sur proxénétisme, chantage, extorsion de fonds, actes contre-nature, consommation de drogue et transmission volontaire du VIH/Sida. L’information, révélée par le quotidien L’Observateur, met en lumière un dossier particulièrement sensible qui pourrait révéler l’existence d’un réseau aux pratiques controversées.

Selon les premiers éléments de l’enquête, l’affaire trouve son origine dans une opération qui semblait au départ relativement classique. Des éléments de la Division des investigations criminelles ont mené une descente dans un appartement situé à Ouest-Foire, dans le cadre d’investigations liées à une supposée consommation de drogue. Sur place, les policiers découvrent plusieurs comprimés d’ecstasy, dont certains auraient déjà été consommés.

Mais la fouille approfondie de l’appartement va rapidement donner une autre dimension à l’intervention. Les enquêteurs mettent également la main sur une importante quantité de lubrifiants et de préservatifs. Ces découvertes, jugées inhabituelles dans ce contexte, poussent les limiers à approfondir leurs investigations et à exploiter les téléphones portables retrouvés sur les lieux.

Au total, quatorze personnes âgées de 14 à 39 ans sont interpellées lors de l’opération. Parmi elles figure Ouzin Keita, 39 ans, domicilié aux Parcelles Assainies, que les enquêteurs considèrent comme une figure centrale du dossier. Les autres suspects proviennent de différents quartiers de la banlieue dakaroise, notamment Pikine, Grand-Yoff, Camberène et les Parcelles Assainies.

Parmi les personnes arrêtées figurent plusieurs jeunes adultes, dont certains à peine majeurs. Les enquêteurs ont également identifié un mineur âgé de 14 ans, ce qui confère à l’affaire une gravité particulière. L’ensemble des suspects a été placé en garde à vue afin de permettre aux enquêteurs de poursuivre leurs investigations.

L’exploitation des téléphones saisis lors de l’opération aurait permis de faire émerger des éléments troublants. Selon les informations rapportées, les enquêteurs soupçonnent l’existence d’un système de sextorsion. Le mode opératoire présumé serait basé sur l’enregistrement de relations sexuelles à l’insu des partenaires. Les images obtenues auraient ensuite été utilisées pour faire pression sur les victimes.

Toujours selon les premières conclusions de l’enquête, certaines victimes auraient été menacées de voir leurs vidéos intimes diffusées sur internet si elles refusaient de verser de l’argent aux auteurs du chantage. Les policiers poursuivent actuellement l’exploitation des appareils électroniques afin d’identifier d’éventuelles victimes et de déterminer l’ampleur réelle du réseau présumé.

L’audition d’Ouzin Keita aurait également apporté un élément particulièrement sensible au dossier. L’artiste aurait reconnu devant les enquêteurs être séropositif. Cette déclaration prend une dimension judiciaire importante dans la mesure où l’un des chefs d’accusation évoqués dans l’enquête concerne la transmission volontaire du VIH/Sida.

Face à la gravité de ces accusations, les personnes interpellées auraient accepté de se soumettre volontairement à des tests de dépistage afin de déterminer leur statut sérologique. Les résultats pourraient constituer un élément déterminant dans la suite de la procédure.

Par ailleurs, l’enquête pourrait connaître de nouveaux développements dans les prochains jours. Lors de son audition, Ouzin Keita aurait évoqué à plusieurs reprises un individu surnommé Ass, qu’il aurait présenté comme son fils spirituel. Les messages retrouvés dans les téléphones des suspects, jugés ambigus par les enquêteurs, soulèvent des interrogations sur la nature de leur relation.

Cet individu fait désormais l’objet de recherches actives. Les enquêteurs s’intéressent également à une femme présentée comme la possible organisatrice du réseau présumé. Selon les éléments recueillis, elle aurait joué un rôle central dans les activités de racolage et dans les opérations de chantage visant les victimes.

Idrissa Seck attendu pour le 4 avril après avoir reçu la Médaille de la dignité

La perspective de la célébration de la fête de l’Indépendance, prévue le 4 avril prochain à Thiès, pourrait être marquée par la présence d’une figure politique majeure du pays. Idrissa Seck, ancien Premier ministre et ancien maire de Thiès, est en effet attendu dans la capitale du Rail pour prendre part aux festivités aux côtés des populations locales.

C’est Yankhoba Diattara, ancien ministre des Sports et responsable politique originaire de la région, qui a évoqué cette possibilité. Selon lui, la présence d’Idrissa Seck serait tout à fait naturelle au regard de son attachement à Thiès et de son rôle dans la vie politique nationale. Il a rappelé que l’ancien Premier ministre a toujours répondu présent lors des grands moments de la Nation et de l’État. D’après Yankhoba Diattara, si son agenda le permet, Idrissa Seck pourrait être présent pour accueillir le président de la République et célébrer avec les habitants de Thiès la fête nationale.

Cette déclaration a été faite en marge d’une cérémonie organisée par la mairie de Thiès, au cours de laquelle plusieurs personnalités de la ville ont été honorées. À cette occasion, dix figures marquantes de la Cité du Rail ont reçu la Médaille de la dignité, une distinction destinée à saluer leur contribution au rayonnement de la ville et du pays.

Parmi les récipiendaires figure Idrissa Seck, dont le parcours politique et l’influence dans la région de Thiès restent significatifs. Ancien maire de la ville et ancien Premier ministre du Sénégal, il demeure une personnalité incontournable dans l’histoire politique récente du pays.

D’autres personnalités de renom ont également été distinguées lors de cette cérémonie. L’archevêque de Dakar, monseigneur André Guèye, ancien évêque de Thiès, a été honoré pour son engagement religieux et social. Le guide religieux Serigne Mounirou Ndiéguène figure également parmi les décorés, tout comme l’inspecteur du Trésor à la retraite Mayoro Fall, salué pour sa carrière et sa contribution à l’administration publique.

Vladimir Poutine réaffirme le soutien indéfectible de la Russie à l’Iran après la désignation de Mojtaba Khamenei comme Guide suprême

Le président russe Vladimir Poutine a réaffirmé lundi le soutien ferme de la Russie à l’Iran à la suite de la désignation de Mojtaba Khamenei comme nouveau Guide suprême de la République islamique. Dans un message officiel adressé au nouveau dirigeant iranien, le chef du Kremlin a assuré que Moscou demeurerait un allié solide et fiable de Téhéran dans un contexte régional particulièrement tendu.

Dans sa déclaration, Vladimir Poutine a tenu à exprimer la solidarité de la Russie envers le peuple et les autorités iraniennes, tout en soulignant la solidité du partenariat stratégique entre les deux pays. « Je tiens à réaffirmer notre soutien indéfectible à Téhéran et notre solidarité avec nos amis iraniens », a-t-il écrit dans son message de félicitations. Le président russe a également insisté sur le fait que la Russie continuera d’entretenir des relations étroites avec la République islamique. « La Russie a été et restera un partenaire fiable de l’Iran », a-t-il affirmé.

La désignation de Mojtaba Khamenei intervient dans un contexte dramatique pour l’Iran. Le nouveau Guide suprême succède à son père, Ali Khamenei , figure centrale du régime iranien pendant plusieurs décennies, qui a été tué dès le premier jour de la guerre ayant éclaté récemment au Moyen-Orient. Cette disparition brutale a provoqué un choc majeur au sein des institutions iraniennes et a accéléré le processus de succession à la tête de l’État théocratique.

Fils de l’ancien Guide suprême, Mojtaba Khamenei était depuis longtemps considéré par de nombreux observateurs comme l’un des hommes les plus influents du pouvoir iranien. Bien qu’il n’occupait pas officiellement les plus hautes fonctions de l’État, son rôle dans les cercles politiques, religieux et sécuritaires du pays était régulièrement évoqué. Sa désignation marque donc à la fois une continuité dynastique et une tentative de préserver la stabilité du régime dans un moment de grande incertitude.

Le message de Vladimir Poutine s’inscrit également dans la dynamique de rapprochement stratégique qui s’est renforcée ces dernières années entre Moscou et Téhéran. Les deux pays ont multiplié les coopérations dans les domaines politique, militaire et énergétique, notamment dans le contexte des tensions avec les puissances occidentales. La Russie considère l’Iran comme un partenaire clé dans l’équilibre géopolitique du Moyen-Orient et dans la contestation de l’influence occidentale dans la région.

En réaffirmant son soutien au nouveau Guide suprême, Vladimir Poutine cherche ainsi à consolider une alliance qui pourrait prendre encore plus d’importance à mesure que les tensions régionales s’intensifient. Pour Téhéran, l’appui de Moscou représente un soutien diplomatique et stratégique majeur dans une période marquée par la guerre et les incertitudes sur l’avenir du Moyen-Orient.

Tensions au sommet de l’État : la majorité parlementaire de Pastef au cœur d’un possible bras de fer entre Diomaye et Sonko

Les lignes de fracture semblent se préciser au sommet de l’État sénégalais. Alors que des divergences apparaissent de plus en plus ouvertement entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, la question du contrôle politique de la majorité parlementaire s’impose progressivement comme l’un des enjeux majeurs de cette nouvelle séquence politique.

Au sein même de la coalition au pouvoir, certains responsables commencent à afficher des positions qui traduisent les recompositions en cours. Lors de l’Assemblée générale de la coalition DiomayePrésident, le leader du mouvement Awalé et ministre de l’Environnement et de la Transition énergétique, Abdourahmane Diouf, n’a pas ménagé le Premier ministre. Dans une allocution au ton résolument politique, celui que ses partisans surnomment « Dr Ass » a lancé une pique à peine voilée à l’endroit du leader de Pastef.

Selon lui, l’histoire politique récente du Sénégal ne saurait être réécrite. Il a ainsi rappelé que c’est la coalition DiomayePrésident qui a permis l’élection du chef de l’État Bassirou Diomaye Faye lors de la présidentielle de 2024. À l’en croire, cette victoire a ensuite créé les conditions politiques qui ont permis à Pastef de remporter les élections législatives organisées quelques mois plus tard. Abdourahmane Diouf a insisté sur une constante de la vie politique sénégalaise : le vainqueur de l’élection présidentielle obtient généralement la majorité lors des élections législatives qui suivent.

Cette sortie est interprétée par plusieurs observateurs comme un message politique à destination du Premier ministre, dans un contexte où certains évoquent déjà une possible bataille d’influence autour de l’Assemblée nationale. Pastef dispose en effet aujourd’hui d’une majorité écrasante avec 130 députés sur les 165 que compte l’hémicycle.

Cette configuration est le résultat des élections législatives anticipées du 17 novembre 2024, organisées après la dissolution de la quatorzième législature. À cette occasion, Pastef avait choisi de se présenter seul, sans coalition. Ousmane Sonko, tête de liste du parti, avait parcouru le pays durant la campagne électorale avant d’être récompensé par une victoire écrasante, offrant à sa formation une domination parlementaire rarement égalée dans l’histoire politique récente du Sénégal.

Cette majorité constitue aujourd’hui un atout stratégique majeur pour le parti. Dans l’hypothèse d’une rupture définitive avec le pouvoir exécutif, elle pourrait se transformer en levier politique de premier plan. La question de la cohabitation a d’ailleurs été évoquée publiquement par le Premier ministre lui-même.

Lors de sa récente prise de parole dans le cadre d’un nouveau concept baptisé « Face aux militants », diffusé le week-end dernier sur sa page Facebook, Ousmane Sonko a laissé entendre que le pays pourrait connaître une forme de « cohabitation douce » si le chef de l’État continuait, selon lui, à s’éloigner de la vision politique défendue par Pastef. Le Premier ministre a rappelé que son parti devait rester au cœur de la gouvernance nationale, estimant qu’aucune majorité stable ne pouvait exister sans lui.

Dans ce contexte déjà tendu, le geste posé samedi par Bassirou Diomaye Faye a suscité de nombreuses interprétations. Le chef de l’État a en effet officiellement adoubé la coalition DiomayePrésident lors d’une rencontre politique organisée au King Fahd Palace de Dakar. Pour certains analystes, ce signal pourrait annoncer une recomposition politique plus large, avec le risque d’un repositionnement d’Ousmane Sonko et de Pastef dans une posture d’opposition.

Un tel scénario ouvrirait la voie à une situation institutionnelle délicate. Avec 130 députés, Pastef dispose d’une majorité confortable à l’Assemblée nationale capable de peser fortement sur l’action gouvernementale. De plus, sur le plan juridique, le président de la République ne peut procéder à une nouvelle dissolution de l’Assemblée avant l’expiration d’un délai de deux ans, ce qui limiterait considérablement ses marges de manœuvre en cas de blocage politique.

Cependant, certains observateurs invitent à relativiser la perspective d’un affrontement frontal. Selon un juriste et haut responsable de Pastef, la réalité des rapports de force internes serait plus nuancée que ne le laissent penser certaines analyses. D’après lui, Ousmane Sonko ne contrôlerait pas nécessairement l’ensemble des députés du groupe parlementaire.

Pour illustrer cette idée, il évoque notamment la récente audience accordée au palais présidentiel aux membres du groupe parlementaire à l’occasion d’un ndogou organisé durant le mois de Ramadan. Sur les 130 députés de Pastef, pas moins de 105 ont répondu présents à l’invitation du chef de l’État, soit plus de quatre-vingts pour cent du groupe. Selon cette source, peu d’entre eux ont clairement affiché leur position durant la rencontre, ce qui témoignerait d’une certaine prudence politique.

Parmi les vingt-cinq absents, moins d’une dizaine ont publiquement exprimé leur soutien à Ousmane Sonko sur les réseaux sociaux. Le député Cheikh Bara Ndiaye apparaît comme l’une des figures les plus visibles de ce camp.

Dans ce climat d’incertitude, la prudence semble également de mise au sein de l’exécutif. Plusieurs ministres et directeurs généraux préfèrent pour l’instant garder le silence face aux dissensions qui traversent le sommet de l’État. À ce stade, seules quelques figures se sont clairement positionnées.

Waly Diouf Bodiang, directeur général du Port autonome de Dakar, ainsi que Bassirou Kébé, ancien directeur général de la SNHLM récemment limogé, ont été parmi les rares responsables à afficher des positions publiques. Du côté des membres du gouvernement, certaines prises de position commencent également à apparaître.

Après les déclarations du président Bassirou Diomaye Faye, la ministre Khady Dène Gaye a réaffirmé son engagement aux côtés d’Ousmane Sonko. À l’inverse, le ministre du Commerce Serigne Guèye Diop s’est clairement aligné sur la ligne défendue par le chef de l’État, tout comme Abdourahmane Diouf.

Selon plusieurs observateurs proches du pouvoir, de nombreux responsables politiques restent dans une logique de calcul stratégique. Le récent limogeage de Bassirou Kébé et la détermination affichée par Bassirou Diomaye Faye lors de la rencontre du samedi au King Fahd Palace auraient renforcé la prudence de certains acteurs politiques, conscients que toute prise de position publique pourrait avoir des conséquences immédiates sur leur maintien en fonction.

Malgré ces tensions apparentes, certains acteurs politiques gardent toutefois l’espoir d’un apaisement. Selon la même source proche du pouvoir, les deux hommes pourraient encore trouver un terrain d’entente. D’après lui, les liens qui unissent Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko dépassent largement le simple cadre de la politique, ce qui pourrait favoriser un rapprochement dans les semaines à venir.

Élection contestée à la FSF : le TAS examine le recours de Mady Touré contre la victoire de Abdoulaye Fall

L’élection de Abdoulaye Fall à la tête de la Fédération sénégalaise de football, intervenue en août dernier après son succès face à Augustin Senghor, continue de susciter des remous dans le paysage sportif national. Le processus électoral est désormais au cœur d’un contentieux porté devant le Tribunal arbitral du sport, juridiction internationale basée à Lausanne en Suisse, qui doit examiner ce mardi le recours introduit par Mady Touré, adversaire de Abdoulaye Fall au second tour du scrutin.

Cette étape marque un moment décisif dans la procédure. Les deux parties se retrouveront lors d’une audience de plaidoiries qui constitue l’ultime phase avant la décision finale. Durant cette séance, généralement longue de trois à quatre heures, un panel de trois arbitres écoutera les arguments des deux camps. Chaque partie désigne un arbitre tandis que le président du tribunal est nommé par l’institution arbitrale. Les juges examineront attentivement les éléments juridiques présentés ainsi que les éventuels témoignages ou pièces versées au dossier.

À l’issue des débats, les arbitres se retirent pour délibérer. La sentence du Tribunal arbitral du sport est en général rendue dans un délai relativement court, souvent compris entre sept et dix jours après l’audience. Cette décision pourrait avoir des conséquences importantes sur la gouvernance du football sénégalais.

Selon les explications de Me Moustapha Kamara, interrogé par le quotidien L’Observateur, la procédure engagée ne vise pas directement Abdoulaye Fall en tant que personne. Le recours est dirigé contre la décision rendue par la Commission électorale de la Fédération sénégalaise de football qui avait validé les résultats du scrutin. Toutefois, si la juridiction sportive venait à annuler cette décision, cela entraînerait automatiquement une remise en cause du mandat de l’actuel président de la fédération.

L’avocat rappelle également que la saisine du Tribunal arbitral du sport obéit à un principe fondamental : l’épuisement préalable de toutes les voies de recours au niveau national. Avant de porter l’affaire devant la juridiction internationale, le camp de Mady Touré a donc contesté les résultats devant la Commission électorale de recours de la Fédération sénégalaise de football. Ce n’est qu’après cette étape que le dossier a été transmis au TAS.

La procédure s’est ensuite poursuivie par une phase d’instruction au cours de laquelle chaque camp a présenté ses arguments et ses preuves. Des éléments variés ont été versés au dossier, notamment des vidéos, des attestations ou encore des constats d’huissier destinés à étayer les différentes positions.

Au-delà de l’aspect juridique, cette bataille judiciaire représente également un coût financier considérable. D’après les estimations avancées, les frais liés à cette procédure peuvent atteindre entre 100 800 et 150 000 francs suisses. Converti en monnaie locale, cela représente environ 72 à 108 millions de francs CFA au minimum. Cette somme comprend les honoraires des arbitres, les frais administratifs de la juridiction ainsi que les honoraires des avocats impliqués dans le dossier.

L’issue de cette affaire est particulièrement attendue dans le milieu du football sénégalais. Si le Tribunal arbitral du sport confirme la validité de l’élection, Abdoulaye Fall verra son mandat conforté à la tête de la Fédération sénégalaise de football. En revanche, une annulation du scrutin ouvrirait une nouvelle phase d’incertitude institutionnelle.

Dans ce scénario, la Fédération internationale de football association ainsi que les autorités sportives nationales pourraient être amenées à intervenir afin d’assurer la continuité de la gestion du football. Parmi les options possibles figure la mise en place d’un comité de normalisation chargé de gérer la fédération de manière provisoire et d’organiser de nouvelles élections. Une telle mesure de transition a déjà été appliquée par le passé dans certaines fédérations africaines confrontées à des crises institutionnelles, notamment en Guinée ou au Cameroun.

Démantèlement présumé d’un réseau : la gendarmerie interpelle un 40e suspect et poursuit ses investigations

La gendarmerie nationale du Sénégal, sous l’autorité du général Martin Faye, intensifie ses opérations sur l’ensemble du territoire afin de lutter contre la délinquance, la criminalité et les actes jugés contraires aux bonnes mœurs. Dans ce cadre, plusieurs unités sont mobilisées pour appuyer les enquêtes judiciaires ouvertes par les juridictions compétentes.

C’est dans cette dynamique que la Brigade de recherches de la compagnie de Keur Massar a procédé à une nouvelle interpellation dans une affaire suivie par la justice. Selon des informations rapportées par Seneweb, les gendarmes ont arrêté un quarantième suspect dans le cadre d’une délégation judiciaire ordonnée par le juge d’instruction du premier cabinet près le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye.

Le suspect, identifié sous les initiales S. Diallo et présenté comme un étudiant, a été interpellé samedi à Sacré-Cœur par des éléments de la gendarmerie opérant en civil. Après son arrestation, il aurait reconnu son implication dans un réseau présumé faisant l’objet de l’enquête en cours.

Lors de son audition, le mis en cause aurait également cité deux personnalités, l’animateur de télévision Pape Cheikh Diallo et le commerçant Ibrahima Magib Seck, qu’il présente comme des partenaires dans les faits évoqués par les enquêteurs. Selon ses déclarations rapportées par la source, l’étudiant affirme avoir entretenu à plusieurs reprises des relations intimes avec ces deux personnes.

L’enquête se poursuit sous la supervision du parquet. L’étudiant S. Diallo ainsi que M. Mbaye, un tapissier récemment interpellé par la Brigade de recherches de Thiès dans le cadre de la même procédure, devraient être présentés au juge d’instruction du premier cabinet, sauf changement de programme.

Informé de l’évolution de cette affaire, le procureur Saliou Dicko, chef du parquet de Pikine-Guédiawaye, suit de près le dossier qui reste encore entouré de nombreuses zones d’ombre. Selon les informations disponibles, les investigations se poursuivent et d’autres arrestations ne sont pas exclues.

ANALYSE

Iran agresseur ou agressé
À quoi jouent les médias français ?
(Par Aly Saleh)

En mars 2026, la couverture médiatique française du conflit impliquant l’Iran, Israël et les États-Unis suscite un vif débat sur l’équilibre de l’information. Alors que les frappes aériennes massives ont, en réalité, débuté le 28 février 2026 par une opération conjointe américano-israélienne nommée « Lion rugissant » par Israël et « Fureur épique » par les États-Unis, le traitement médiatique est perçu de manière très divergente.
Ce qu’il y a surtout à retenir, c’est que le président américain Donald Trump menace plus que jamais la paix et la sécurité. Le locataire du Bureau ovale de la Maison-Blanche a décidé d’utiliser la force brutale en violation de tous les principes du droit international.
Ce qui se passe, c’est la guerre de Trump, qui a choisi comme allié le criminel de guerre, responsable du génocide à Gaza, Benjamin Nétanyahou. Tous les chefs d’Etat et de gouvernement doivent faire comme le Président espagnol Pedro Sánchez : dire non à Trump, qui se considère aujourd’hui comme l’empereur du monde simplement parce qu’il dirige le pays le plus puissant du globe.
Il considère, au même titre que ses soutiens, qu’il n’y a aucune règle à respecter et que la règle, c’est eux, leur bon vouloir, leurs décisions… Et si le monde les laisse faire, ils transformeront la carte du monde au gré des intérêts d’une oligarchie.

Les ambitions impérialistes de Trump ne sont que le miroir de la lâcheté de l’Union européenne, qui ne sait rien faire d’autre que le cajoler.
Et puis, vous interrogez-vous comme moi ? Est-ce si compliqué que cela d’expliquer qu’Israël bafoue le droit international depuis deux ans en Palestine et continue encore de le faire en Iran et au Liban ? Et que ce pays peut aujourd’hui, s’exonérer de respecter les règles du droit international ?
De quoi ont-ils peur ? D’être traités d’antisémites ?
Et pourtant, des Juifs eux-mêmes critiquent la politique israélienne.

La réalité que l’on refuse de voir en face est que la couverture médiatique française est honteuse.
Il y a une inversion accusatoire, puisque c’est l’Iran qui est agressé et non l’inverse. Si l’on suit les médias français et que l’on ignore ce qui s’est passé, on va forcément croire que c’est l’Iran l’agresseur.
Il y a aujourd’hui cette indignation sélective de l’Occident, en fonction de la nature des morts. Pourquoi ne dit-on pas qu’une école a été bombardée en Iran, où une centaine d’enfants ont été tués ? Si cela s’était produit ailleurs, les chaînes françaises ne parleraient que de cela en boucle.
Cela ne signifie pas que nous ignorons les civils qui ont été tués en Israël. Nous mettons tous les civils au même niveau. Donc, si l’on parle des civils israéliens et américains morts, on doit, de la même manière, parler des civils iraniens tués.

Mais malheureusement, en France, c’est devenu une habitude. Lorsqu’il y a eu la riposte génocidaire disproportionnée en Palestine, les médias français ne parlaient pas des Palestiniens morts.
La vérité est que l’Iran a subi une agression et c’est ainsi que la guerre a commencé, en foulant aux pieds tout respect du droit international.
C’est cela que l’on devrait marteler dans les médias français. Or, ils ne relaient que la riposte de l’Iran, qui frapperait les pays du Moyen-Orient.

Justement, parlant de la riposte de l’Iran, de quoi est-elle née ? Mais de l’agression américano-israélienne. Aujourd’hui, on peut dire ce que l’on veut, mais l’Iran n’a frappé que des zones militaires. Et malheureusement, on ne le dit pas dans la presse française.

Nous le savons tous, les États-Unis se sont retirés de pas moins de 31 organisations des Nations unies. Justement, l’ONU à laquelle Donald Trump entend substituer un Conseil pour la paix et une justice privatisée au service des puissants.
Le droit international vacille : il est attaqué de toutes parts par les plus puissants de ce monde.
N’est-ce pas là une bonne raison de ressentir une frustration face au traitement médiatique français ?
Ce que l’on attend des médias occidentaux, en particulier français, c’est qu’ils interrogent la légitimité de l’intervention. Pourtant, des critiques ont souligné que Trump a lancé les frappes sans l’approbation du Congrès américain ni débat public approfondi.
Sans oublier que certains observateurs ont déploré que les médias français et occidentaux reprennent abondamment les justifications de Washington sans les confronter aux faits disponibles, alors que la chronologie des événements est cruciale pour comprendre les tensions actuelles.
C’est un idéal démocratique fondamental, mais aussi l’un des plus grands défis du journalisme. En période de conflit, la presse doit tout faire pour maintenir cette neutralité
Malgré les obstacles majeurs auxquels elle fait face.

Pour la route, juste rappeler aux médias français que l’éthique exige de rapporter les faits de manière impartiale, même si dans la pratique, le risque de devenir un instrument de guerre psychologique est permanent.

Aly Saleh

Conférence religieuse du Parti démocratique sénégalais : les femmes du parti appellent à la mobilisation et à l’unité de la famille libérale

Le Parti démocratique sénégalais a organisé ce samedi une importante conférence religieuse, marquée par un appel à la mobilisation des militants et à la réunification de la famille libérale. Cette rencontre, tenue en pleine période de Ramadan, a également été l’occasion pour plusieurs responsables du parti d’évoquer le retour sur la scène politique de Karim Wade.

L’événement s’est déroulé dans une atmosphère de recueillement et d’engagement politique, réunissant de nombreuses militantes et cadres du parti. À l’issue de la rencontre, la présidente nationale des femmes du PDS, l’honorable députée Fatou Sow, a pris la parole pour saluer la forte mobilisation des femmes et des responsables venus soutenir l’initiative. La conférence a enregistré la présence de plusieurs figures politiques et militantes, dont Fama Mbaye Ndoye, secrétaire générale de la section communale du PDS à Yoff, ainsi que de nombreux sympathisants.

Dans son intervention, Fatou Sow a exprimé sa satisfaction face à l’engagement des militantes et des cadres du parti, soulignant que cette rencontre s’inscrit dans une tradition bien ancrée au sein du PDS. Selon elle, les conférences religieuses organisées par le parti constituent des moments privilégiés de solidarité et de communion entre les militants, tout en renforçant les liens internes de la formation politique.

La responsable politique a également tenu à saluer la participation de délégations envoyées par plusieurs responsables du parti, notamment celles de Madické Niang et de Oumar Sarr. Elle a par ailleurs adressé ses remerciements au secrétaire général national du parti, Abdoulaye Wade, figure historique du libéralisme sénégalais, ainsi qu’au président du PDS, Karim Wade.

Prenant à son tour la parole, Fama Mbaye Ndoye a expliqué que cette rencontre ne se limitait pas à une simple activité religieuse. Selon elle, la conférence constitue également un moment stratégique de remobilisation des militants dans un contexte politique national qu’elle juge préoccupant. Elle a estimé que cette journée devait permettre de rappeler les troupes et de renforcer l’organisation du parti sur le terrain.

La responsable politique a aussi mis en avant la dimension spirituelle de l’événement. Plusieurs prières ont été formulées à l’occasion de cette conférence, notamment pour la longévité de l’ancien président Abdoulaye Wade, mais aussi pour le retour politique de Karim Wade. Des prières ont également été dédiées aux populations confrontées à des difficultés économiques, sociales et sécuritaires, dans un esprit de solidarité avec l’ensemble du peuple sénégalais.

Enfin, Fama Mbaye Ndoye a lancé un appel à la réconciliation et à l’unité de la famille libérale, invitant les militants et sympathisants à resserrer les rangs autour du parti. « Être wadiste est un comportement et une manière de vivre et de penser. On est wadiste une fois, on l’est pour toujours », a-t-elle déclaré, exhortant les partisans à renforcer leur engagement politique.

Célébration du 8 mars : Fatou Nguirane, une figure emblématique de la lutte contre les hépatites

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée le 8 mars, Fatou Nguirane, présidente nationale du Réseau des associations de lutte contre les hépatites et de l’association SAFARA Hépatites, est saluée pour son engagement exemplaire dans la lutte contre cette maladie silencieuse qui affecte des milliers de personnes à travers le Sénégal.

Sous la bannière de son association SAFARA Hépatites, elle a multiplié au fil des années des initiatives de sensibilisation, de dépistage et d’accompagnement des malades. Son action met en lumière l’importance du leadership féminin dans le domaine sanitaire, particulièrement dans des secteurs où l’information et la prévention restent encore insuffisamment développées.

En ce 8 mars, plusieurs responsables sanitaires et acteurs associatifs ont salué le travail de Fatou Nguirane. « Sa détermination et son engagement ont permis de sauver des vies et d’informer des milliers de personnes sur les risques liés aux hépatites », a déclaré Ndiaye Kébé, membre d’une association de lutte contre les hépatites à Kaolack.

En célébrant le 8 mars, ce rendez-vous dépasse la simple reconnaissance du leadership féminin. Il rappelle que des femmes comme Fatou Nguirane jouent un rôle crucial dans la santé publique, transformant l’engagement citoyen en un véritable impact sanitaire sur l’ensemble du territoire.

À travers son engagement, Fatou Nguirane inspire non seulement les femmes, mais aussi l’ensemble de la population à s’impliquer activement dans la lutte contre les maladies transmissibles et à renforcer la culture de prévention, qui demeure aujourd’hui un défi majeur au Sénégal.

La coalition Diomaye Président célèbre la Journée internationale des droits des femmes sous le signe des valeurs éthiques et morales

Dakar, 8 mars 2026 – À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, Mme Coura Niang, présidente des femmes du Mouvement pour le Développement du Sénégal et membre de la coalition Diomaye Président, a pris la parole lors d’une cérémonie organisée dans la capitale.

Dans son intervention, Mme Niang a rappelé l’importance de préserver les valeurs éthiques et morales dans l’éducation des enfants, soulignant que « la société sénégalaise doit rester vigilante face à la dégradation de ses repères ».

La célébration s’est tenue sous le thème : « La société sénégalaise face à la dégradation des valeurs éthiques et morales ». Mme Coura Niang a insisté sur la nécessité de renforcer la cohésion et la permanence de la coalition, tout en mettant en avant le rôle central des femmes dans la transmission des valeurs au sein de la société.

L’événement a réuni plusieurs militants et sympathisants, qui ont salué l’engagement de la coalition à défendre les droits des femmes tout en promouvant une société fondée sur l’intégrité, la solidarité et le respect des traditions.

Ramadan à Kaolack : une jeunesse invitée à renforcer son engagement spirituel

Dans le cadre du mois béni de Ramadan, le Mouvement JUSTE, section Kaolack, a organisé une journée religieuse et sociale au domicile de l’illustre défunt Imam Aliou Ndao. Placée sous le thème « Le rôle de la famille dans la transmission des valeurs islamiques », cette rencontre a rassemblé jeunes, responsables associatifs et figures religieuses autour d’un moment de réflexion et d’échanges sur la spiritualité et les valeurs éthiques.

L’initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement de l’éducation religieuse et morale au sein de la jeunesse. Selon le président du mouvement, cette activité vise à rappeler l’importance de la famille dans la formation spirituelle et éthique des nouvelles générations. Il a souligné que l’événement cherchait à sensibiliser la jeunesse aux principes fondamentaux de l’islam, notamment la discipline, la solidarité et le sens de la responsabilité sociale, tout en offrant un cadre propice à l’accompagnement des jeunes face aux défis contemporains.

Au cours de la journée, les responsables du mouvement ont réaffirmé leur ambition de contribuer à la construction d’une jeunesse consciente, engagée et attachée aux valeurs morales et spirituelles qui fondent la société sénégalaise. Une intervention particulièrement attendue a été celle du conférencier Dr Abdoulaye Lam, président du mouvement « Ibadou Rahman » au Sénégal. Il a développé une réflexion approfondie sur les différentes formes de famille présentes dans la société, soulignant que les valeurs traditionnelles et culturelles sont souvent étroitement liées aux références religieuses.

Face aux mutations sociales actuelles, le conférencier a insisté sur la nécessité de renforcer le rôle de la famille dans la transmission des valeurs islamiques, conformément aux enseignements du Prophète Mahomet. Il a plaidé pour un retour aux principes éducatifs inspirés de l’islam afin de consolider les repères moraux au sein de la communauté.

Par ailleurs, le mouvement a abordé des sujets de société sensibles, notamment la question de l’homosexualité, qui continue de susciter le débat public au Sénégal. Le président a exprimé les préoccupations de l’organisation face à ce qu’elle perçoit comme une évolution préoccupante du phénomène, rappelant que cela touche aux valeurs morales et religieuses profondément ancrées dans le pays. Dans ce contexte, le mouvement a invité les guides religieux à renforcer leurs actions de sensibilisation, d’éducation religieuse et d’accompagnement des fidèles.

Le Mouvement JUSTE a également encouragé l’implication des citoyens dans la préservation des valeurs familiales et sociales à travers le dialogue, la sensibilisation et la mobilisation communautaire. À travers cette journée organisée en plein Ramadan, le mouvement entend promouvoir une jeunesse responsable et spirituellement engagée, tout en réaffirmant le rôle central de la famille et de l’éducation religieuse dans la construction d’une société fondée sur des valeurs morales solides.

8 mars : La Présidence du Sénégal rend hommage aux femmes pour leur rôle essentiel dans la Nation

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes célébrée ce 8 mars, la Présidence de la République du Sénégal a adressé un message d’hommage et de reconnaissance à l’ensemble des femmes sénégalaises, saluant leur engagement constant, leur courage et leur contribution déterminante au développement du pays.

Dans une déclaration rendue publique, l’institution présidentielle a tenu à mettre en lumière la place centrale qu’occupent les femmes dans la société sénégalaise. Qu’elles soient actives dans les secteurs économique, social, culturel ou communautaire, les femmes participent chaque jour à la construction et au renforcement des bases d’une nation plus solidaire et plus prospère.

La Présidence souligne que les femmes sénégalaises demeurent des actrices majeures du progrès et de la cohésion sociale. Par leur travail, leur résilience et leur sens des responsabilités, elles contribuent de manière significative à l’essor du pays et au maintien du tissu social. Leur implication dans les différentes sphères de la vie nationale est aujourd’hui reconnue comme un levier essentiel pour bâtir un Sénégal plus juste et plus inclusif.

Dans ce contexte, la Présidence de la République a réaffirmé son engagement en faveur de la promotion et de la protection des droits des femmes. Elle rappelle également sa volonté de poursuivre les efforts visant à garantir l’égalité des chances et à renforcer la participation féminine dans tous les domaines de la vie publique, qu’il s’agisse de la gouvernance, de l’économie, de l’éducation ou encore du développement communautaire.

À travers ce message, les autorités ont tenu à saluer le rôle déterminant joué par les femmes dans la transformation de la société sénégalaise. Elles ont également renouvelé leur engagement à œuvrer pour un avenir dans lequel chaque femme et chaque fille pourra pleinement exprimer son potentiel et accéder aux opportunités nécessaires à son épanouissement.

Garde à vue de Cheikh Oumar Diagne : Mame Makhtar Guèye lui rend visite et rassure sur son état

Placée sous le regard attentif de l’opinion publique, la situation de Cheikh Oumar Diagne continue de susciter réactions et commentaires. Actuellement en garde à vue à la Sûreté urbaine du Commissariat central de Dakar, il a reçu la visite de Mame Makhtar Guèye, responsable de l’association JAMRA, à l’occasion de la rupture du jeûne ce samedi 7 mars 2026.

À travers un message publié sur les réseaux sociaux, Mame Makhtar Guèye a tenu à rassurer ceux qui s’inquiètent de l’état de Cheikh Oumar Diagne. Selon lui, ce dernier se porte bien malgré les circonstances. « Rassurez-vous, le Grand Mujahid, Cheikh Oumar Diagne, se porte très bien », a-t-il écrit, soulignant l’état d’esprit combatif et la sérénité de l’homme qu’il est allé rencontrer.

Dans son témoignage, le responsable de JAMRA décrit un Cheikh Oumar Diagne fidèle à lui-même, affichant une attitude digne et confiante. Il affirme avoir retrouvé un homme debout, souriant et animé d’un moral qu’il qualifie d’« acier ». Cette posture, selon lui, reflète la personnalité du militant qui, même dans l’épreuve, conserverait sa détermination et sa force de caractère.

Mame Makhtar Guèye a également établi un parallèle avec une précédente visite rendue à Cheikh Oumar Diagne, ainsi qu’à Abdou Karim Gueye, plus connu sous le surnom de Nittu Degg, lorsqu’ils étaient détenus à la prison de Sébikotane durant la dernière période du pouvoir de l’ancien président Macky Sall. À ses yeux, l’homme qu’il a rencontré aujourd’hui est resté le même que celui qu’il avait découvert à cette époque, toujours animé par la même constance et la même détermination.

Selon le responsable de JAMRA, Cheikh Oumar Diagne continue d’endurer les rigueurs de la garde à vue en pleine période de Ramadan. Malgré les contraintes liées à sa situation, il ferait preuve de patience et de résilience en attendant la suite de la procédure judiciaire.

Cheikh Oumar Diagne devrait être présenté au procureur de la République ce lundi 9 mars 2026. Cette audition s’annonce comme une étape décisive dans cette affaire qui attire déjà l’attention de nombreux observateurs.

Émigration irrégulière : 164 candidats interceptés au large de Djifer après une panne de moteur

Une opération menée par la Brigade territoriale de Fimela, avec l’appui de l’Escadron de Surveillance et d’Intervention (ESI) de Fatick, a permis d’intercepter une pirogue transportant 164 candidats à l’émigration irrégulière au large du village de Djifer, dans la commune de Palmarin Facao, au sud du Sénégal.

L’intervention des forces de sécurité s’est déroulée le vendredi 06 mars 2026 dans le cadre des actions renforcées de lutte contre les départs clandestins vers l’Europe, un phénomène qui continue de mobiliser les autorités sénégalaises, notamment dans les zones côtières.

Selon les informations recueillies auprès des passagers, l’embarcation avait quitté la localité de Katong, en République de Gambie, dans la soirée du lundi 02 mars 2026, aux environs de 23 heures. À bord de la pirogue se trouvaient des migrants déterminés à rejoindre les côtes espagnoles, une destination fréquemment visée par les candidats à l’émigration irrégulière qui tentent la traversée périlleuse de l’océan Atlantique.

Toutefois, le voyage a rapidement connu des difficultés en pleine mer. L’un des moteurs hors-bord de la pirogue est tombé en panne, compromettant la poursuite de la traversée. Face à cette situation critique, l’équipage a été contraint de faire demi-tour dans l’espoir de regagner la côte. L’embarcation a finalement échoué à proximité de Djifer, où elle a été repérée avant l’intervention des gendarmes.

L’opération menée par la Brigade territoriale de Fimela, appuyée par les éléments de l’ESI de Fatick, a permis d’interpeller l’ensemble des passagers présents à bord. Au total, 164 personnes ont été arrêtées, parmi lesquelles 140 hommes et 24 femmes.

Les migrants interceptés sont de différentes nationalités. On compte 129 ressortissants sénégalais, 23 gambiens et 12 maliens, illustrant une nouvelle fois la dimension sous-régionale du phénomène migratoire clandestin dans cette partie de l’Afrique de l’Ouest.

Après leur interpellation, les candidats à l’émigration ont été pris en charge par les forces de sécurité pour les besoins de l’enquête. Les autorités cherchent notamment à identifier les organisateurs de ce voyage clandestin et à démanteler les réseaux de passeurs impliqués dans ce type d’opérations.

Cette interception s’inscrit dans un contexte où les services de sécurité multiplient les patrouilles et les opérations de surveillance le long des côtes sénégalaises afin de prévenir les départs irréguliers. Malgré les risques liés à la traversée de l’Atlantique, de nombreux jeunes continuent de tenter l’aventure migratoire, souvent poussés par des difficultés économiques et l’espoir d’un avenir meilleur en Europe.

Kaolack : Dr Ndéné Mbodji plaide pour l’unité et le développement à travers une Fédération des fils de la ville

À Kaolack, la ville carrefour du Saloum, les défis se multiplient : fermeture d’unités industrielles, routes dégradées, absence d’espaces publics structurants… C’est dans ce contexte préoccupant que Dr Ndéné Mbodji, Directeur du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD), a pris la parole lors d’un Ndogou organisé ce samedi 7 mars à Mbossé Coumba Djiguène, à l’occasion du mois de Ramadan.

Devant des responsables politiques locaux, militants et sympathisants du parti PASTEF, Dr Mbodji a dressé un constat sans concession sur l’état de sa ville natale. Selon lui, Kaolack, autrefois moteur économique de la région, a perdu une grande partie de son dynamisme et de son rayonnement.

Face à ces enjeux, il a proposé une solution ambitieuse : la création d’une Fédération des fils de Kaolack, inspirée de l’initiative « Touba Ca Kanam ». Cette structure viserait à mobiliser les compétences et les ressources locales, à transcender les clivages politiques et à construire une vision commune pour le développement de la ville.

« Il est temps que les fils et filles de Kaolack s’unissent autour de l’essentiel : le développement de leur ville », a-t-il lancé, appelant à une solidarité active afin de redonner à Kaolack son prestige d’antan.

Parmi les pistes concrètes évoquées, Dr Mbodji a insisté sur la valorisation d’espaces stratégiques. Il a notamment proposé que le site de l’ancienne Douane, situé au niveau du Pont Noiro, soit transformé en espace commercial moderne, capable de dynamiser l’économie locale et d’attirer des investissements ainsi que des activités génératrices d’emplois.

Sur le plan institutionnel, il a également souligné le rôle du COUD dans la promotion d’une gestion efficace et transparente, mettant en avant les progrès réalisés dans le fonctionnement des restaurants universitaires et dans les services offerts aux étudiants.

Enfin, sur le plan politique, Dr Mbodji a rappelé l’importance des prochaines élections municipales, affirmant son engagement à œuvrer pour que le parti PASTEF s’impose dans toute la région, tout en liant développement local et mobilisation citoyenne.

En mettant l’accent sur les problématiques de Kaolack et sur des solutions concrètes, cette rencontre de Ndogou s’est présentée comme une tribune stratégique pour impulser un nouvel élan de solidarité et de développement dans la capitale du Saloum.

Affaire ASER : le député Mbaye Dione appelle la justice à faire la lumière sur les 37 milliards évoqués

Lors de l’émission IFTAR diffusée ce dimanche 8 mars sur la chaîne ITV Sénégal, le député Mbaye Dione s’est exprimé sur le dossier de l’Agence sénégalaise de l’électrification rurale (ASER), appelant la justice sénégalaise à faire toute la lumière sur les accusations entourant ce programme destiné à améliorer l’accès à l’électricité dans les zones rurales.

Le parlementaire, par ailleurs maire de Ngoundiane, a évoqué des incohérences constatées sur le terrain dans certaines localités supposées avoir bénéficié du programme d’électrification rurale. Selon lui, certaines déclarations officielles ne correspondent pas toujours à la réalité observée dans les villages concernés.

À titre d’exemple, Mbaye Dione a cité le cas du village de Bidjioury, situé dans la commune de Darou Salam, dans le département de Nioro du Rip. Il affirme s’y être rendu dans le cadre de ses tournées politiques et dit n’y avoir trouvé aucune trace d’installation électrique. « Le village de Bidjioury n’a pas de courant. Il n’y a même pas de fils ou de traces d’installation électrique », a-t-il déclaré, estimant que ce type de situation mérite des vérifications approfondies.

Le député a également salué l’initiative de son collègue Thierno Alassane Sall qui a saisi le pôle judiciaire et financier afin qu’une enquête soit ouverte sur cette affaire. Pour Mbaye Dione, les éléments évoqués dans le dossier, notamment le montant de 37 milliards de francs CFA, justifient pleinement que la justice examine la question avec rigueur.

Selon lui, il est essentiel que les autorités judiciaires procèdent à des vérifications concrètes sur le terrain afin de déterminer la véracité des informations avancées. Il estime que lorsqu’un village est officiellement présenté comme ayant été électrifié, mais qu’aucune installation n’est visible sur place, cela soulève forcément des interrogations.

« Je pense que l’affaire ASER et les 37 milliards doivent être élucidés. La justice doit se prononcer sur cette question, d’autant plus que Thierno Alassane Sall a déjà déposé une plainte au niveau du pôle judiciaire et financier », a-t-il déclaré. Le député a également ajouté qu’à ses yeux, « il y a une part de vérité » dans les accusations portées par son collègue.

De son côté, le directeur général de l’ASER, Jean-Michel Sène, a toujours rejeté les accusations formulées contre l’agence. À plusieurs reprises, il a invité Thierno Alassane Sall à participer à un débat télévisé afin de confronter les points de vue et d’apporter des éclaircissements publics sur le dossier.

Mbaddakhoune : une conférence religieuse pour consolider le vivre-ensemble

La localité de Mbaddakhoune a accueilli, ce samedi 7 mars 2026, une importante conférence religieuse organisée par l’Association « Nous Tous pour le Savoir et le Partage », en collaboration avec l’Association « Jam’iyyatul Khuddamil Hausawiyyati » et la MINKA Youth Fondation. Une rencontre spirituelle qui s’est distinguée par son engagement en faveur du vivre-ensemble, de la solidarité et de la diffusion du savoir islamique.

Placée sous le thème « Unité et coopération en Dieu », cette conférence a réuni des guides religieux, des fidèles ainsi que de nombreuses populations venues prendre part à cet événement devenu un moment privilégié de partage spirituel.

La rencontre a démarré par une séance de récital du Saint Coran, instaurant une atmosphère de recueillement et de spiritualité. Ce moment a permis de rappeler l’importance de la parole divine dans la vie du musulman, particulièrement en cette période du mois béni de Ramadan, marquée par la piété, la générosité et la recherche de la miséricorde divine.

Le guide religieux Cheikh Adou Bahi Assane Dème, conférencier de la journée, a développé une réflexion approfondie sur les valeurs d’unité, de fraternité et de coopération entre les croyants. Dans son intervention, il a souligné que la cohésion sociale et l’entraide constituent des piliers fondamentaux de l’enseignement islamique et des facteurs essentiels pour bâtir des communautés solides et solidaires.

Au-delà de l’aspect spirituel, cette conférence a également revêtu une dimension sociale à travers la distribution de dons alimentaires destinés aux familles démunies. Ce geste de générosité s’inscrit dans l’esprit de partage et d’assistance mutuelle fortement recommandé par l’islam, surtout durant le mois de Ramadan.

L’événement a bénéficié du soutien de plusieurs personnalités engagées dans la promotion des valeurs religieuses et sociales, dont M. Ibrahima Bâ, parrain de la rencontre. La manifestation a également enregistré la présence remarquée d’une délégation de sept Saltigués, représentants de la communauté lébou de Dakar, témoignant ainsi du caractère inclusif et fédérateur de cette initiative.

À travers cette conférence, les organisateurs ambitionnent non seulement de promouvoir le savoir religieux, mais aussi de consolider les liens entre les communautés et d’encourager les actions de solidarité au service des populations.

Cette rencontre spirituelle confirme ainsi le rôle central des initiatives religieuses dans la promotion de la paix sociale, de la fraternité et du vivre-ensemble au sein des communautés.

Dakar : 200 familles soutenues grâce à l’élan de solidarité de la Fondation Mohammed VI pendant le Ramadan

Dans le cadre des actions de solidarité marquant le mois béni de Ramadan 1447 H / 2026, la Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains – Section Sénégal a procédé, ce dimanche 8 mars 2026 à Dakar, à une cérémonie de distribution de 200 kits alimentaires destinés aux populations les plus vulnérables.

La rencontre a été présidée par Cheikh Mouhamadoul Khouraichy Niass, président de la section sénégalaise de la Fondation. Elle s’est déroulée en présence de Son Excellence l’ambassadeur du Royaume du Maroc au Sénégal, ainsi que de deux représentants du siège de la Fondation basé à Fès. Leur participation témoigne de l’intérêt accordé par l’institution aux actions sociales menées par ses différentes sections à travers le continent africain.

Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de solidarité et de partage qui caractérise le mois de Ramadan, période consacrée à la piété, à la générosité et à l’entraide entre les communautés. Les kits alimentaires distribués, composés notamment de sacs de riz, de sucre, d’huile et de dattes, visent à soutenir les familles bénéficiaires afin de leur permettre d’observer le jeûne dans des conditions plus dignes et sereines.

À travers cette action, la Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains réaffirme sa mission de promotion des valeurs authentiques de l’islam, notamment la solidarité, la compassion et la fraternité. Chaque année, l’institution multiplie les initiatives sociales et humanitaires en faveur des populations vulnérables dans plusieurs pays africains, contribuant ainsi au renforcement de la cohésion sociale et des liens de fraternité entre les peuples.

La section sénégalaise de la Fondation a également saisi cette occasion pour exprimer sa profonde reconnaissance pour ces actions à forte portée sociale et spirituelle, inspirées et soutenues par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, président de la Fondation. Son engagement constant en faveur de la coopération africaine et de la solidarité entre les peuples est largement salué.

La cérémonie s’est achevée dans un climat de recueillement spirituel, marqué par des prières formulées pour Sa Majesté le Roi Mohammed VI, afin que Dieu Tout-Puissant lui accorde santé, longévité et réussite dans ses nobles missions, et bénisse ses actions en faveur de la paix, de la fraternité et du développement des peuples africains.

À travers ce geste de solidarité, la Fondation rappelle que le Ramadan demeure un moment privilégié de partage et d’assistance aux plus démunis, conformément aux enseignements de l’islam qui placent la générosité et la compassion au cœur de la vie sociale.

Journée internationale des droits des femmes : les femmes frigoristes du Sénégal au service de la communauté

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le Réseau national des femmes frigoristes du Sénégal a marqué les esprits en célébrant cette journée par une action citoyenne et solidaire, ce 8 mars au centre de référence à Liberté 6.

Réunies autour de leur savoir-faire technique, ces professionnelles ont offert gratuitement à la population des services de diagnostic et de réparation de systèmes de climatisation automobile, incluant la recharge en gaz.

Dans plusieurs quartiers de Dakar, des files de voitures se sont formées dès les premières heures de la matinée. Les conducteurs, à la fois surpris et ravis, ont accueilli avec enthousiasme cette initiative qui allie compétence technique et engagement social.

« C’est une manière pour nous de montrer que les femmes peuvent exceller dans des métiers longtemps considérés comme masculins, tout en contribuant au bien-être de la population », explique Mme Sokhna Fall Diawara, présidente du Réseau national des femmes frigoristes du Sénégal.

Au-delà du geste pratique, cette action symbolise la volonté des femmes frigoristes de briser les stéréotypes et de promouvoir l’égalité des chances dans les métiers techniques. Elle illustre également l’importance de la solidarité et du service communautaire, des valeurs au cœur de cette journée mondiale.

Dans la même dynamique, la présidente du réseau souligne que ces activités ont pu être réalisées grâce à l’accompagnement de la Direction de l’Environnement, qui a mis à leur disposition le matériel nécessaire pour assurer efficacement la maintenance des véhicules.

Parmi les bénéficiaires, plusieurs personnalités ont salué l’initiative. L’acteur connu sous le nom de Commissaire Keïta, célèbre pour son rôle dans la série Mœurs, a notamment félicité les participantes. Il estime que les femmes frigoristes du Sénégal doivent servir de référence dans ce domaine et que leur engagement constitue un exemple inspirant pour marquer cette journée.

La célébration s’est achevée dans une ambiance conviviale, ponctuée d’échanges, de témoignages et de démonstrations techniques, rappelant que l’émancipation des femmes passe aussi par la reconnaissance de leurs compétences dans tous les secteurs.

Pour terminer, la présidente du réseau, Mme Sokhna Fall Diawara, a lancé un appel solennel aux autorités compétentes afin de soutenir davantage les femmes évoluant dans le domaine du froid. Elle a également encouragé les jeunes filles à s’intéresser à ce métier.

« Je conseille aux jeunes filles de venir apprendre et pratiquer ce métier passionnant et porteur d’opportunités », a-t-elle conclu.

Journée internationale des droits des femmes : Mouhamed Faye, PDG de Cautiona Sénégal, offre une caution locative entièrement prise en charge

Dakar, 8 mars – À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, Cautiona Sénégal a choisi de poser un geste fort en faveur de l’égalité et de l’autonomisation féminine. L’entreprise a annoncé qu’elle offrirait exceptionnellement à une femme la possibilité de bénéficier d’une caution locative entièrement prise en charge, sans frais de mise en service.

Cette initiative vise à soulager les contraintes financières auxquelles de nombreuses femmes sont confrontées lorsqu’elles recherchent un logement, et à promouvoir leur indépendance économique.

« Nous croyons que chaque femme mérite de vivre dans la dignité et la sécurité. En supprimant cet obstacle, nous espérons contribuer à ouvrir davantage de portes », a déclaré Mouhamed Faye, PDG de Cautiona Sénégal.

La bénéficiaire sera sélectionnée parmi plusieurs candidatures, en tenant compte de son parcours et de ses besoins. Pour Cautiona Sénégal, ce geste symbolique s’inscrit dans une démarche plus large de soutien aux femmes, en cohérence avec les valeurs de solidarité et de justice sociale portées par la Journée internationale des droits des femmes.

Au-delà de l’aspect financier, cette action rappelle l’importance de créer des opportunités concrètes pour les femmes, afin qu’elles puissent s’épanouir pleinement dans la société sénégalaise.

Souveraineté alimentaire : Ousmane Sonko en immersion dans les champs de Mabouba Diagne

Au lendemain de l’assemblée générale de la coalition Diomaye Président, la journée de samedi s’est prolongée pour le Premier ministre Ousmane Sonko dans un cadre bien différent des salles de réunion politiques. Le chef du gouvernement s’est rendu dans des exploitations agricoles appartenant au ministre de l’Agriculture, Mabouba Diagne, pour une immersion sur le terrain, au plus près des réalités du monde rural.

C’est à l’issue de cette visite que le leader de Pastef a partagé un message sur le réseau social X, évoquant une expérience marquante au contact de la terre. « J’ai passé une excellente journée dans les champs. Il n’y a rien de plus vrai que l’agriculture. Retournons-y tous ! Le pari de la souveraineté est d’abord un pari individuel », a-t-il écrit, soulignant l’importance de l’engagement personnel dans la construction de l’indépendance alimentaire du pays.

Cette sortie du Premier ministre s’inscrit dans un contexte où la question de la souveraineté alimentaire occupe une place centrale dans les priorités du gouvernement. Pour Ousmane Sonko, l’agriculture représente bien plus qu’un simple secteur économique : elle constitue l’un des piliers essentiels de la souveraineté nationale et du développement durable du Sénégal.

Présent lors de cette visite, le ministre de l’Agriculture Mabouba Diagne a tenu à apporter des précisions sur le sens de cette journée passée dans les champs. Selon lui, la venue du Premier ministre dans ses exploitations agricoles a permis de partager un moment privilégié d’échanges et de réflexion autour des défis majeurs auxquels fait face l’agriculture sénégalaise.

« Ce samedi, j’ai eu le plaisir et l’honneur d’accueillir le Premier ministre, Ousmane Sonko, dans mes exploitations agricoles pour une immersion au cœur du travail de la terre. Cette visite dans les champs a été un moment d’échanges francs et inspirants autour des défis et des opportunités de notre agriculture », a déclaré le ministre.

Pour Mabouba Diagne, cette rencontre sur le terrain a surtout été l’occasion de rappeler une conviction forte : la souveraineté alimentaire du Sénégal ne pourra être atteinte sans l’engagement concret de tous les citoyens. Au-delà des politiques publiques et des programmes gouvernementaux, il estime que la mobilisation individuelle et collective demeure indispensable pour transformer durablement le secteur agricole.

Le ministre souligne également que le message publié par le Premier ministre reflète parfaitement l’esprit de la vision qu’ils entendent porter au sommet de l’État. Cette vision consiste à faire de l’agriculture un secteur stratégique capable de soutenir la croissance économique du pays, tout en devenant un véritable projet citoyen tourné vers l’autosuffisance alimentaire.

Dans cette perspective, Mabouba Diagne assure que le ministère de l’Agriculture poursuivra ses initiatives visant à moderniser le secteur et à améliorer la productivité des exploitations agricoles. L’objectif affiché est de bâtir une agriculture performante, innovante et capable de créer des emplois durables, notamment pour la jeunesse sénégalaise.

À travers les efforts conjoints du gouvernement et des producteurs présents dans toutes les régions du pays, les autorités espèrent accélérer la transformation du modèle agricole national. Pour le ministre, il s’agit d’encourager une dynamique où chaque citoyen se sent concerné par l’enjeu de la souveraineté alimentaire.

Soukerou Koor : Serigne Momar Sokhna apporte un soutien concret aux familles de Latmingué

À l’occasion du mois béni du Ramadan, une importante activité de solidarité s’est tenue ce samedi 7 mars 2026 à Latmingué. À l’initiative de l’opérateur économique et président du mouvement GMDS, Serigne Momar Sokhna, une distribution de « Soukerou Koor » a été organisée au profit de nombreuses familles de la localité.

Cette initiative s’inscrit dans l’esprit de partage et d’entraide qui caractérise le mois de Ramadan dans la tradition musulmane. Pour l’occasion, des paniers composés de denrées alimentaires essentielles ont été remis à plusieurs ménages afin de les accompagner dans la rupture du jeûne.

« Cette initiative s’inscrit dans l’esprit de solidarité propre au mois de Ramadan. Nous avons remis des paniers contenant des denrées alimentaires de première nécessité pour aider les familles à mieux vivre la rupture du jeûne », a expliqué Serigne Momar Sokhna.

Dans son intervention, il a rappelé que le Ramadan constitue un moment privilégié pour renforcer les valeurs de solidarité, de fraternité et de générosité envers les personnes les plus vulnérables. Selon lui, soutenir les familles durant cette période est à la fois un devoir moral et religieux pour tout musulman qui en a les moyens.

« Le mois de Ramadan nous enseigne la patience, le partage et la compassion. Il est de notre responsabilité d’aider nos frères et sœurs afin que chacun puisse vivre ce mois dans la dignité », a-t-il souligné.

Au-delà de l’aspect religieux, cette action sociale vise également à renforcer les liens de proximité avec les populations de Latmingué. Les bénéficiaires ont salué une initiative qu’ils jugent opportune dans un contexte où les dépenses familiales augmentent souvent durant le mois de Ramadan.

Par cette distribution de « Soukerou Koor », Serigne Momar Sokhna réaffirme ainsi son engagement social et communautaire, tout en contribuant à perpétuer les valeurs de solidarité prônées par l’islam durant ce mois sacré.

Profitant de cette rencontre, Serigne Momar Sokhna a également abordé plusieurs questions d’actualité touchant directement les populations locales. Devant des responsables communautaires, des acteurs politiques ainsi que des chefs religieux invités pour la circonstance, il s’est exprimé sur la situation de la campagne arachidière, les préparatifs de la prochaine saison des pluies — notamment la question des intrants agricoles — ainsi que sur certains débats sociétaux qui agitent l’opinion.

Évoquant la campagne arachidière écoulée, il a souligné les difficultés rencontrées par les producteurs, notamment en matière de commercialisation et d’accompagnement du secteur agricole. Il a insisté sur la nécessité pour les autorités et les acteurs locaux d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations des agriculteurs, qu’il considère comme un pilier essentiel de l’économie locale.

Dans la perspective de la prochaine saison des pluies, il a également mis l’accent sur l’importance de la disponibilité et de l’accessibilité des intrants agricoles. Selon lui, une bonne préparation de l’hivernage passe par une distribution efficace des semences, des engrais et du matériel agricole afin de permettre aux producteurs d’améliorer leurs rendements.

La rencontre a également été marquée par l’évocation de certaines questions sociétales, notamment le débat sur la criminalisation de l’homosexualité. Sur ce point, Serigne Momar Sokhna a plaidé pour l’implication des chefs religieux dans la réflexion et la sensibilisation autour des valeurs sociales et culturelles.

Sur le plan politique local, il a enfin profité de cette tribune pour adresser un message clair aux populations en perspective des prochaines élections locales.

« Latmingué ne sera plus dirigée par un maire incompétent », a-t-il déclaré, appelant les citoyens à faire preuve de responsabilité dans le choix de leurs futurs dirigeants.

Coalition Diomaye Président : Bassirou Diomaye Faye appelle ses alliés à l’humilité et à la retenue dans l’exercice du pouvoir

Lors de l’assemblée générale consacrée à la validation des textes fondateurs de la Coalition Diomaye Président, le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye a adressé un message empreint de sobriété et de responsabilité à l’ensemble de ses alliés politiques. Devant les responsables et militants réunis pour l’occasion, le président de la République a insisté sur la nécessité d’adopter une posture empreinte d’humilité dans la gestion du pouvoir, tout en appelant à préserver l’esprit de mesure dans l’action politique.

Rappelant la ligne de conduite qu’il s’est fixée depuis son accession à la magistrature suprême, Bassirou Diomaye Faye a affirmé avoir fait le choix d’une gouvernance fondée sur la modestie et la conscience des responsabilités. « À mon élection, j’ai décidé de gouverner avec humilité », a-t-il déclaré, soulignant que l’exercice du pouvoir ne saurait se départir d’une certaine retenue, surtout dans un contexte politique marqué par de fortes attentes citoyennes.

Le président de la République a également tenu à replacer l’action des dirigeants dans une perspective historique et institutionnelle plus large. Selon lui, les responsables politiques doivent constamment garder à l’esprit le caractère transitoire de leur passage à la tête de l’État. « Il faut garder en tête que le Sénégal n’a pas commencé et ne finira pas avec nous. Il faut transmettre le flambeau toujours en meilleur état », a-t-il affirmé. Par ces propos, le chef de l’État a insisté sur la dimension fiduciaire du pouvoir, estimant que gouverner revient avant tout à administrer un héritage national qui préexiste aux dirigeants et qui leur survivra.

S’adressant directement aux membres de la Coalition Diomaye Président, Bassirou Diomaye Faye a réitéré son engagement à poursuivre cette démarche marquée par l’humilité et la lucidité. « J’entends continuer avec cette humilité et cette lucidité. Nous savons d’où nous venons », a-t-il déclaré. Ce rappel, formulé sur un ton mesuré, apparaît comme un signal adressé à certains acteurs politiques tentés par les excès que peut engendrer la proximité avec le pouvoir.

Le chef de l’État a également évoqué la portée symbolique de son propre parcours, estimant que son accession à la présidence peut constituer une source d’inspiration pour de nombreux citoyens. « Mon destin doit inspirer », a-t-il indiqué, tout en précisant que l’ambition personnelle, bien que légitime dans toute trajectoire politique, doit s’inscrire dans le respect des méthodes et des principes. « Chacun peut avoir son ambition personnelle, mais il faut la manière pour parvenir à ses fins », a-t-il ajouté.

Dans la même veine, Bassirou Diomaye Faye a plaidé pour davantage de retenue dans l’espace public, appelant les acteurs politiques à privilégier la discrétion et la responsabilité dans leurs prises de parole. Selon lui, le silence peut parfois constituer une forme de sagesse politique. « Le silence a beaucoup de vertus, surtout dans un pays comme le Sénégal », a-t-il affirmé, dans ce qui s’apparente à une mise en garde contre les déclarations intempestives et les rivalités de positionnement qui peuvent fragiliser la cohésion au sein même du camp présidentiel.

Enfin, le président de la République a élargi son propos à la qualité du débat public au Sénégal, estimant que la tonalité actuelle des échanges politiques mérite d’être repensée. Sans nier la légitimité des confrontations d’idées, il a déploré le niveau d’animosité qui caractérise parfois les discussions politiques. « On peut débattre dans une certaine violence… cette animosité dans l’espace politique est à revoir », a-t-il conclu.

Restructuration de la coalition Diomaye Président : Aminata Touré annonce l’adhésion de 278 maires

Le paysage politique sénégalais reste marqué par une forte dynamique au sein de la mouvance présidentielle. Dans le cadre du processus de restructuration de la coalition Diomaye Président, entamé à la fin de l’année 2025, Aminata Touré a annoncé l’adhésion de 278 maires à cette plateforme politique qui soutient l’action du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Cette annonce intervient dans un contexte de recomposition et de consolidation des forces politiques autour du pouvoir, alors que la coalition cherche à se doter d’une organisation plus structurée et durable.

Cette phase de restructuration constitue une étape stratégique dans la vie de la coalition. Née de la dynamique électorale ayant porté Bassirou Diomaye Faye à la présidence de la République en 2024, la coalition Diomaye Président a d’abord fonctionné comme un rassemblement électoral large, réunissant plusieurs formations politiques, mouvements citoyens et personnalités indépendantes. Après la victoire présidentielle et l’installation des nouvelles autorités, l’enjeu est désormais de transformer cette alliance circonstancielle en une organisation politique stable, capable d’accompagner durablement l’action gouvernementale.

La mission de conduire cette transformation a été confiée à Aminata Touré, ancienne Première ministre et figure politique expérimentée. Désignée pour piloter la restructuration, elle est chargée de mettre en place les nouveaux textes fondateurs, d’organiser les mécanismes de fonctionnement interne et de renforcer la cohésion entre les différentes composantes de la coalition. Son rôle consiste également à élargir la base politique du mouvement en consolidant les soutiens au niveau territorial.

L’annonce du ralliement de 278 maires est ainsi présentée comme un signal fort de l’ancrage local de la coalition. Les collectivités territoriales jouent en effet un rôle essentiel dans la structuration des forces politiques au Sénégal. Les maires, en tant qu’acteurs de proximité disposant d’une légitimité élective, constituent des relais importants pour la diffusion des orientations politiques et la mobilisation des populations. Leur adhésion à la coalition Diomaye Président est interprétée par les responsables de la mouvance présidentielle comme un indicateur de confiance et de consolidation du projet politique porté par le chef de l’État.

Au-delà des chiffres, cette dynamique s’inscrit dans une volonté affichée de sortir la coalition de ce qui a été décrit par certains de ses responsables comme une forme de léthargie organisationnelle. Après l’euphorie de la victoire électorale, plusieurs observateurs avaient souligné l’absence d’une structure clairement définie, susceptible de coordonner les actions et d’assurer une cohérence politique entre les différentes composantes de la majorité. La restructuration en cours vise donc à corriger ces faiblesses et à instaurer une organisation plus disciplinée et plus efficace.

Le processus engagé comprend notamment la validation de nouveaux textes fondateurs, la mise en place d’organes de direction et l’élaboration d’un cadre de concertation entre les différents partenaires politiques. L’objectif est de doter la coalition d’un fonctionnement institutionnalisé qui permette de gérer les divergences internes tout en renforçant la solidarité autour du programme présidentiel.

Dans ce contexte, l’action d’Aminata Touré est observée avec attention par les acteurs politiques et les analystes. La réussite de cette mission pourrait renforcer la stabilité de la majorité présidentielle et faciliter la mise en œuvre des réformes annoncées par le gouvernement. À l’inverse, toute difficulté ou contestation interne pourrait fragiliser la cohésion de la coalition et alimenter les débats politiques à l’approche des prochaines échéances électorales.

Pour l’heure, l’annonce de l’adhésion de plusieurs centaines de maires est présentée par les responsables de la coalition comme une avancée significative dans le processus de consolidation de la mouvance présidentielle. Elle témoigne, selon eux, d’une dynamique d’adhésion autour du projet politique incarné par le président Bassirou Diomaye Faye et d’une volonté de structurer durablement la majorité qui soutient son action.

Coalition Diomaye Président : une assemblée générale stratégique au King Fahd Palace pour valider les textes fondateurs

L’assemblée générale consacrée à la validation des textes fondateurs de la Coalition Diomaye Président se tient actuellement au King Fahd Palace, à Dakar, dans une atmosphère à la fois studieuse et engagée. Cette rencontre d’envergure marque une étape importante dans le processus de structuration et de consolidation du mouvement qui soutient l’action du président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Plusieurs responsables politiques, élus locaux, cadres du mouvement ainsi que de nombreux sympathisants ont répondu présents à cette réunion stratégique. Leur mobilisation traduit la volonté affichée de renforcer l’organisation interne de la coalition et de poser les bases d’un fonctionnement plus structuré autour d’orientations politiques clairement définies.

Prenant la parole devant les participants, Aminata Touré, chargée de superviser la restructuration de la coalition, a rappelé les directives qui lui ont été confiées par le chef de l’État. Elle a expliqué que sa mission consiste notamment à élargir la coalition afin d’y intégrer de nouvelles forces politiques et citoyennes susceptibles d’accompagner durablement le projet porté par le président de la République.

Selon elle, cette dynamique d’ouverture doit toutefois s’accompagner d’une exigence de discipline et de sérénité au sein des rangs du mouvement. « Lors de ma nomination, le président Bassirou Diomaye Faye m’a instruit d’élargir la coalition. Nous voulons des collaborateurs sereins, disciplinés surtout », a-t-elle déclaré devant l’assemblée.

Dans son intervention, l’ancienne Première ministre a également insisté sur la nécessité de privilégier le travail politique de fond plutôt que les confrontations ou les polémiques. Elle a appelé les militants et responsables de la coalition à concentrer leurs efforts sur l’accompagnement des réformes engagées par les autorités et sur la mobilisation autour des objectifs fixés par le président de la République.

Pour Aminata Touré, le contexte actuel exige davantage de cohésion et de sens des responsabilités. Elle estime que la priorité doit être accordée au renforcement de l’unité interne et à la consolidation des bases politiques du mouvement, afin de soutenir efficacement les politiques publiques engagées depuis l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye.

La rencontre a également été marquée par une organisation saluée par de nombreux participants. Plusieurs responsables présents ont souligné la forte implication d’Aminata Touré dans la préparation et la coordination de l’événement. Son sens de l’organisation et sa capacité à fédérer les différentes sensibilités de la coalition ont contribué au bon déroulement de cette assemblée générale.

Les échanges entre les participants ont notamment porté sur les orientations stratégiques du mouvement, les principes contenus dans les textes fondateurs ainsi que les perspectives de renforcement de la coalition dans les différentes régions du pays. L’objectif affiché est de doter la coalition d’une architecture politique solide capable d’accompagner durablement l’action présidentielle.

À l’issue des discussions, plusieurs participants ont salué le leadership et l’efficacité organisationnelle d’Aminata Touré. Pour eux, cette assemblée générale constitue une étape décisive dans la consolidation du mouvement Diomaye Président et dans la mise en place d’un cadre politique structuré autour du chef de l’État.

Affaire Pierre Robert : les révélations d’un suspect sur une relation intime et un système de contrôle renforcent les soupçons d’un vaste réseau

L’enquête tentaculaire impliquant le ressortissant français Pierre Robert continue de livrer de nouveaux éléments troublants. Selon des révélations du quotidien Libération, l’un des quatorze suspects actuellement placés sous mandat de dépôt à Dakar a reconnu entretenir une relation intime avec le principal mis en cause, apportant un éclairage supplémentaire sur ce dossier criminel d’une ampleur exceptionnelle mêlant exploitation sexuelle, réseaux numériques et mécanismes de manipulation.

L’affaire a été déclenchée à la suite de l’exécution au Sénégal d’une commission rogatoire internationale émise par les autorités judiciaires françaises. Dans ce cadre, les enquêteurs de la Division des investigations criminelles (Dic) ont mené plusieurs opérations ayant conduit à l’arrestation de quatorze personnes. Ces dernières ont été écrouées pour des chefs d’accusation particulièrement graves, notamment association de malfaiteurs, traite d’êtres humains en bande organisée, proxénétisme en bande organisée, transmission volontaire du VIH/Sida, viols sur mineurs, actes de pédophilie, actes contre nature, ainsi que détention et usage de drogue, rapporte Libération.

Parmi les personnes incarcérées figure Amath Lô, âgé de 21 ans. Le jeune homme a été interpellé dans un appartement situé aux Almadies, un logement que Pierre Robert continuait, selon les éléments de l’enquête, de financer malgré son placement en détention.

Les investigations ont pris une nouvelle dimension lorsque les enquêteurs ont exploité plusieurs messages électroniques interceptés au cours de la procédure. Dans ces échanges, Pierre Robert appelait Amath Lô par le surnom affectif « Bb », ce qui a conduit les policiers à interroger le jeune homme sur la nature de leur relation.

Confronté à ces messages lors de son audition, Amath Lô n’a pas contesté les faits. D’après Libération, il a reconnu être « fiancé à Pierre Robert depuis février 2024 ». Le suspect a expliqué avoir fait la connaissance du ressortissant français sur Facebook en novembre 2023, alors qu’il n’était âgé que de 18 ans. Selon son récit, leur premier échange sur Messenger aurait débuté par un message dans lequel Pierre Robert se présentait ainsi : « Salut, je suis un blanc qui habite au Sénégal à Saly ».

Au fil des mois, la relation entre les deux hommes aurait évolué. Toujours selon les déclarations rapportées par Libération, Pierre Robert aurait rapidement pris en charge certains aspects matériels de la vie du jeune homme. Le 17 janvier 2024, il lui aurait trouvé une chambre à Keur Massar. Quelques semaines plus tard, le 7 février 2024, le ressortissant français serait arrivé au Sénégal.

Peu après son arrivée, il aurait conduit Amath Lô à Yoff afin de lui présenter une personne qu’il aurait décrite comme son « mari ». Dans la foulée, il lui aurait également loué un appartement dans ce quartier.

Lors de son audition, Amath Lô s’est décrit comme un « formateur au sexe » et a affirmé ne pratiquer aucune religion. Il a également déclaré que Pierre Robert organisait certaines rencontres avec d’autres hommes recrutés sur l’application Grindr. Ces derniers auraient été rémunérés pour participer à ces rendez-vous.

Toujours selon ses déclarations, ces relations étaient étroitement encadrées par le ressortissant français, qui aurait fixé plusieurs règles concernant les partenaires et la manière dont les rencontres devaient se dérouler.

L’un des aspects les plus préoccupants mis au jour par les enquêteurs concerne un système de surveillance qui aurait été mis en place dans l’appartement occupé par Amath Lô. Les policiers ont en effet découvert qu’une caméra dissimulée aurait été installée dans le logement, permettant à Pierre Robert de suivre à distance ce qui s’y déroulait.

Parmi les éléments versés au dossier figure également un message intercepté par les enquêteurs dans lequel le suspect français se plaint d’un dysfonctionnement technique, écrivant simplement : « La caméra ne fonctionne pas ».

Ces découvertes viennent renforcer l’hypothèse des enquêteurs selon laquelle un système structuré d’exploitation et de contrôle aurait été mis en place. Les investigations se poursuivent désormais autour de l’exploitation des preuves numériques, des témoignages et des nombreux éléments matériels saisis au cours de l’enquête.

Coalition Diomaye Président : Aminata Touré supervise la validation des textes fondateurs après quatre mois de restructuration

La coalition Diomaye Président a franchi une nouvelle étape dans sa structuration politique en tenant son assemblée générale consacrée à la validation de ses textes fondateurs. Cette rencontre marque l’aboutissement d’un processus de restructuration entamé il y a quatre mois et conduit sous la supervision de l’ancienne Première ministre Aminata Touré, désignée superviseur général par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Devant les délégués réunis pour l’occasion, Aminata Touré est revenue sur le mandat qui lui a été confié par le chef de l’État pour mener ce chantier organisationnel. Elle a expliqué avoir reçu la responsabilité de piloter la refondation interne de la coalition afin de doter celle-ci de règles claires de fonctionnement et d’un cadre institutionnel solide. Selon elle, cette mission témoigne de l’importance que le président de la République accorde à l’avenir et à la cohésion de la coalition politique qui a porté sa candidature à l’élection présidentielle.

Dans son intervention, l’ancienne cheffe du gouvernement a indiqué que Bassirou Diomaye Faye a personnellement manifesté son attachement à cette coalition et son souhait de la voir se consolider dans la durée. Elle a rapporté que le chef de l’État lui avait fait part de sa volonté de s’impliquer dans la structuration de cet outil politique, estimant que la coalition doit continuer à jouer un rôle central dans l’accompagnement du projet de gouvernance engagé depuis l’accession au pouvoir.

Aminata Touré a également détaillé les orientations fixées par le président de la République pour guider les travaux de restructuration. Ces orientations reposent notamment sur l’ouverture de la coalition autour de principes jugés fondamentaux pour la construction d’un espace politique crédible et durable. Parmi ces principes figurent en priorité la bonne gouvernance et l’unité, deux valeurs que la superviseure générale a présentées comme essentielles pour assurer la cohérence et la solidité de la coalition.

Elle a insisté sur le fait que ces principes ne doivent pas seulement être des références théoriques, mais constituer le socle d’une pratique politique responsable et exemplaire. Pour Aminata Touré, la restructuration engagée vise précisément à instaurer une culture politique fondée sur l’exigence éthique, la transparence et la solidarité entre les différentes composantes de la coalition.

L’assemblée générale organisée pour la validation des textes fondateurs représente ainsi l’ultime étape d’un processus de concertation interne qui s’est déroulé durant plusieurs mois. Au cours de cette période, les responsables et représentants des différentes entités membres ont travaillé à l’élaboration des documents destinés à régir l’organisation et le fonctionnement de la coalition.

Ces textes, désormais soumis à l’approbation des membres, doivent permettre de formaliser les règles internes, de préciser les mécanismes de gouvernance et de renforcer la coordination entre les différentes forces politiques et citoyennes qui composent la coalition. Ils sont appelés à constituer le socle institutionnel d’une structure qui ambitionne de se consolider et de s’inscrire durablement dans le paysage politique sénégalais.

Au-delà de la simple validation administrative, cette étape est perçue par les responsables de la coalition comme un moment stratégique pour transformer une alliance électorale en une organisation politique structurée. L’objectif affiché est de doter la coalition Diomaye Président d’une architecture stable capable d’accompagner l’action publique du chef de l’État tout en maintenant la dynamique d’unité qui a permis son accession au pouvoir.

Course à la mairie de Kaolack : Moussa Fall défend une politique de proximité

À l’approche des prochaines élections municipales, la scène politique de Kaolack s’anime progressivement avec l’émergence de nouvelles ambitions et propositions de gouvernance locale. Parmi les figures qui cherchent à se positionner dans ce débat, Moussa Fall, président de l’Alliance pour la Promotion du Développement Local (APRODEL), se distingue par un discours axé sur la participation citoyenne, l’autonomisation des femmes et la promotion du développement local.

Dans un contexte où les collectivités territoriales sont de plus en plus appelées à jouer un rôle moteur dans la transformation économique et sociale des territoires, Moussa Fall plaide pour une gouvernance municipale plus proche des populations.

« Dans un contexte où les collectivités territoriales sont appelées à jouer un rôle moteur dans la transformation économique et sociale des territoires, je défends l’idée d’une gouvernance municipale plus proche des populations. La gestion d’une ville comme Kaolack doit s’appuyer sur les ressources locales et sur l’implication active des communautés dans les processus de décision », a déclaré le président de l’APRODEL.

Une approche politique fondée sur la proximité

À travers les activités menées par l’APRODEL et les différentes rencontres organisées avec les populations, le leader politique tente d’installer une démarche de proximité. Son objectif est de renforcer le dialogue entre les autorités locales, les associations communautaires, les jeunes et les groupements féminins afin de mieux prendre en compte les préoccupations quotidiennes des citoyens.

Selon lui, cette stratégie s’inscrit dans une volonté de promouvoir une gouvernance locale participative, où les habitants deviennent de véritables acteurs du développement de leur territoire.

Dans ses interventions, Moussa Fall insiste notamment sur la nécessité de redonner aux citoyens un rôle central dans la gestion des affaires locales.

Les femmes, un levier du développement local

Dans le projet politique de l’APRODEL, la question de l’autonomisation des femmes occupe une place importante. Moussa Fall considère que les groupements féminins constituent un pilier essentiel de l’économie locale et qu’ils doivent bénéficier d’un accompagnement plus structuré.

« Nous comptons mettre en place des mécanismes facilitant l’accès des femmes au financement, aux formations et aux opportunités économiques afin de renforcer leur autonomie financière et leur participation au développement territorial », a-t-il expliqué.

La jeunesse et l’économie locale au cœur des enjeux

Au-delà de l’autonomisation féminine, Moussa Fall met également l’accent sur l’emploi des jeunes et la dynamisation de l’économie locale. Dans une ville comme Kaolack, carrefour commercial historique du centre du Sénégal, il estime que les politiques municipales doivent davantage soutenir l’entrepreneuriat local, les initiatives communautaires et les activités génératrices de revenus.

L’objectif, selon lui, est de faire de la municipalité un véritable levier de développement économique capable de créer des opportunités pour les jeunes tout en renforçant la cohésion sociale.

Une candidature inscrite dans le débat municipal

En se positionnant pour la mairie de Kaolack, Moussa Fall entend proposer une alternative politique centrée sur le développement territorial et la gouvernance inclusive. Son discours s’inscrit dans un contexte de renouvellement des attentes des populations vis-à-vis des collectivités locales, notamment en matière de transparence, d’efficacité administrative et de participation citoyenne.

Sénégal : la première Journée mondiale du lymphœdème met en lumière une maladie encore méconnue

Pour la première fois au Sénégal, la Journée mondiale du lymphœdème a été célébrée ce vendredi 6 mars 2026 à la salle de conférence de l’Hôpital Idrissa Pouye de Grand Yoff. Placée sous le thème « Le passé, le présent et le futur de la prise en charge du lymphœdème », cette rencontre a réuni médecins, autorités sanitaires et patients autour d’une maladie chronique encore largement méconnue du grand public, mais qui touche pourtant des milliers de Sénégalais.

Organisée dans le cadre du Programme national des maladies tropicales négligées du ministère de la Santé et de l’Action sociale, cette première édition au Sénégal a permis d’ouvrir un espace de sensibilisation, d’échanges scientifiques et de plaidoyer en faveur d’une meilleure prise en charge des personnes atteintes.

Le lymphœdème est une affection vasculaire provoquée par un dysfonctionnement du système lymphatique. Il entraîne un gonflement progressif et souvent douloureux des membres, pouvant fortement altérer la qualité de vie des patients. À l’échelle mondiale, plus de 250 millions de personnes seraient touchées par cette maladie, qui se présente sous deux formes principales. La forme primaire est d’origine génétique, tandis que la forme secondaire peut résulter d’infections parasitaires, notamment la filariose lymphatique, classée parmi les maladies tropicales négligées, mais aussi de certains cancers ou de traitements chirurgicaux.

Au Sénégal, la situation reste préoccupante. Selon le docteur Mawdo Diop, angiologue et cardiologue à l’Hôpital Idrissa Pouye, le pays fait face à ce qu’il qualifie de « double fardeau ». D’une part, les cas liés aux infections parasitaires persistent dans certaines zones. D’autre part, les lymphœdèmes secondaires à des cancers, notamment le cancer du sein, deviennent de plus en plus fréquents.

Les données issues du programme national des maladies tropicales négligées indiquent qu’entre 2021 et 2025, plus de 2 500 cas de lymphœdème ont été recensés, confirmés et pris en charge dans le cadre des activités de lutte contre ces maladies. Toutefois, les cas associés aux cancers restent encore insuffisamment documentés, ce qui complique l’évaluation réelle de l’ampleur du problème dans le pays.

La question du coût du traitement constitue l’un des principaux obstacles à la prise en charge. Selon les spécialistes, un traitement de dix jours peut dépasser 700 000 francs CFA, un montant largement hors de portée pour la majorité des patients. Le docteur Mawdo Diop rappelle que le lymphœdème est une maladie chronique pour laquelle il n’existe pas encore de traitement curatif. Cependant, une prise en charge adaptée permet d’en contrôler l’évolution et d’améliorer significativement la qualité de vie des malades. Il souligne également le manque de disponibilité du matériel de bandage spécialisé, indispensable dans les soins quotidiens des patients.

Malgré ces difficultés, les autorités sanitaires affichent une volonté d’améliorer l’accès aux soins. Représentant le ministre de la Santé, Mamadou Diop, directeur de la Lutte contre la maladie, a annoncé que des discussions sont en cours entre le programme national des maladies tropicales négligées et l’Agence nationale de la Couverture maladie universelle afin d’intégrer le lymphœdème dans le paquet de gratuité des soins.

Selon lui, cette initiative pourrait constituer une avancée majeure pour les patients. Il a rappelé que plusieurs actions ont déjà été menées par l’État du Sénégal, notamment des campagnes de sensibilisation dans les zones à risque, la distribution massive de médicaments antiparasitaires pour lutter contre la filariose lymphatique et le développement progressif de solutions chirurgicales pour certains cas.

Au-delà des aspects médicaux et institutionnels, la cérémonie a été marquée par un témoignage particulièrement émouvant. Aïssatou Mbodj, présidente de l’Association des personnes vivant avec le lymphœdème au Sénégal, a partagé son expérience personnelle de la maladie. Atteinte depuis 2009, elle a décrit les difficultés physiques, psychologiques et sociales auxquelles sont confrontés les patients.

Elle a insisté sur le fait que le lymphœdème ne touche pas uniquement le corps, mais qu’il affecte également les familles et l’entourage des malades. À travers son intervention, elle a lancé un appel à une mobilisation collective autour de la sensibilisation, de l’information et de la solidarité envers les personnes atteintes.

Pour la responsable associative, chaque geste compte et chaque initiative peut contribuer à transformer la vie des patients. Son plaidoyer a résonné comme un rappel de l’importance de l’accompagnement social et humain dans la lutte contre cette maladie chronique.

Cette première célébration de la Journée mondiale du lymphœdème au Sénégal marque ainsi une étape importante dans la reconnaissance de cette pathologie longtemps ignorée. En réunissant patients, professionnels de santé et autorités publiques, l’événement a permis de poser les bases d’une mobilisation nationale plus forte en faveur de la prévention, du diagnostic précoce et de l’amélioration de la prise en charge.

Affaire SOFTCARE : le député Papa Tahirou Sarr dénonce de graves dysfonctionnements au sein de l’Agence de Réglementation pharmaceutique

Dans une note parlementaire adressée à la population sénégalaise, le député Papa Tahirou Sarr, membre de la Commission Santé de l’Assemblée nationale, a exprimé de vives préoccupations au sujet des dysfonctionnements constatés au sein de l’Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique (ARP) dans le cadre de l’affaire SOFTCARE. Entre contradictions institutionnelles, manque de transparence dans les procédures et pressions présumées sur des agents assermentés, l’élu dresse un tableau préoccupant du système national de régulation pharmaceutique.

Selon le député, les premiers éléments de cette affaire reposent sur des constats établis par des pharmaciens inspecteurs assermentés agissant conformément à la loi n°2023-06 du 13 juin 2023. Lors d’une inspection menée sur le site de production de l’entreprise SOFTCARE, en présence de la Gendarmerie nationale, ces agents ont découvert environ 1300 kilogrammes de matières premières périmées. Cette découverte avait conduit à la rédaction de rapports officiels signés et à la prise d’une mesure de suspension initiale de la commercialisation des produits concernés.

Cependant, la situation a pris une tournure controversée lorsque la cellule de communication de l’Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique a publié un communiqué semblant contredire les conclusions de cette inspection. Pour Papa Tahirou Sarr, cette prise de position soulève de nombreuses interrogations, d’autant plus qu’aucune contre-expertise scientifique publique n’a été présentée pour justifier cette remise en cause des constats établis par les inspecteurs.

Le député évoque ainsi plusieurs incohérences dans la gestion du dossier. Il affirme notamment que le comité ad hoc chargé d’évaluer la situation ne comprenait aucun inspecteur pharmaceutique, alors qu’il aurait été constitué uniquement de trois représentants du ministre de la Santé. Cette configuration soulève, selon lui, des doutes quant à l’impartialité et à la rigueur de l’évaluation réalisée.

Plus troublant encore, l’élu indique que le Directeur général de l’ARP aurait lui-même signé la levée des mesures suspensives frappant l’entreprise, alors qu’il avait auparavant contresigné la décision de suspension initiale. Cette décision serait intervenue sans qu’un rapport scientifique complet et accessible au public n’ait été produit entre-temps. Dans le même temps, des fiches de stock attestant de l’utilisation de matières premières après leur date d’expiration auraient été écartées lors de la réévaluation du dossier, ce qui renforce, selon le député, les zones d’ombre entourant cette affaire.

Le ministre de la Santé se retrouve également au cœur des critiques formulées par Papa Tahirou Sarr. Convoqué par la Mission d’information parlementaire mise en place pour faire la lumière sur l’affaire SOFTCARE, le ministre aurait choisi de s’exprimer dans les médias plutôt que de comparaître devant les députés. Pour le parlementaire, cette attitude constitue un manquement au devoir de redevabilité envers la représentation nationale et une atteinte au rôle de contrôle que l’Assemblée nationale est censée exercer sur l’action gouvernementale.

Dans sa note, Papa Tahirou Sarr s’interroge également sur les raisons pour lesquelles le ministre aurait évité de répondre aux questions relatives à d’éventuels faits de corruption dans la gestion de ce dossier sensible. Ces interrogations alimentent, selon lui, un climat de suspicion qui ne peut être dissipé que par une transparence totale sur les procédures et les décisions prises.

Le député remet par ailleurs en cause les analyses que le ministre affirme avoir été réalisées en Allemagne pour justifier la réhabilitation de l’entreprise SOFTCARE. Il déplore qu’aucun rapport officiel de ces analyses n’ait été rendu public et que la traçabilité des échantillons envoyés n’ait pas été clairement établie. Papa Tahirou Sarr souligne en outre que ces tests auraient porté sur des produits finis et non sur les matières premières périmées qui avaient initialement motivé la suspension. Il estime également que l’entreprise concernée ne saurait être considérée comme un acteur impartial dans la conduite ou l’orientation de telles analyses.

S’appuyant sur l’article 225 de la loi du 13 juin 2023, qui sanctionne la simple détention de matières pharmaceutiques périmées même en l’absence d’usage avéré, le député formule plusieurs exigences afin de faire toute la lumière sur cette affaire. Il réclame notamment la comparution immédiate du ministre de la Santé devant la Mission d’information parlementaire, la publication intégrale des rapports techniques ainsi que des analyses réalisées à l’étranger, la réalisation d’un audit indépendant sur la gestion de l’Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique et la protection des inspecteurs dans l’exercice de leurs fonctions.

POUR LA MANIFESTATION DE LA VÉRITÉ.

Il ne peut y avoir de justice véritable sans la manifestation pleine et entière de la vérité. C’est pourquoi, si les circonstances l’exigent, la mise en place d’une Commission nationale de vérité pour la Justice pourrait constituer une étape nécessaire pour éclairer l’opinion et consolider l’État de droit.

Une telle commission devrait être composée de personnalités indépendantes et crédibles issues de la magistrature, du barreau, des forces de défense et de sécurité, de la société civile, des organisations syndicales ainsi que d’autres composantes représentatives de la nation. Sa mission serait de contribuer, en toute impartialité, à l’établissement de la vérité sur les faits graves survenus au Sénégal entre le 1er mars 2021 et le 2 avril 2024.

Pour garantir sa légitimité et son autorité morale, cette commission devrait être instituée par un acte juridique de portée suffisante — idéalement une loi adoptée par l’Assemblée nationale, ou à défaut un décret — définissant clairement son mandat, ses pouvoirs et ses modalités de fonctionnement.

Dans un État de droit, il ne saurait être acceptable que la responsabilité de citoyens sénégalais ayant participé, à divers niveaux, à la gestion du pays durant cette période soit décrétée ou imputée de manière unilatérale, sans que la vérité des faits ne soit établie de manière rigoureuse, transparente et contradictoire.

La justice ne peut se construire sur des présomptions ou des récits partisans. Elle exige, avant toute chose, la recherche méthodique et sereine de la vérité.

Me El Hadji Ayé Boun Malick DIOP,
Secrétaire général national du Syndicat
des travailleurs de la Justice.

Candidature de Macky Sall à l’ONU : Thierno Bocoum appelle à un soutien patriotique

Le président d’AGIR-Les Leaders souhaite voir l’ancien chef de l’État devenir le premier Sénégalais à diriger l’ONU et espère que cette ambition inspire les futures générations de dirigeants.

Sur la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU, j’ai formulé deux vœux.

Le premier : qu’il devienne le premier Sénégalais à accéder à cette responsabilité suprême au sein des Organisation des Nations unies. Ce serait une fierté nationale et un signal fort pour notre diplomatie.

Le second : que son éventuelle accession à ce niveau inspire ses successeurs, afin que puisse naître, dans l’imaginaire collectif, l’idée qu’ils pourront prétendre aux plus hautes fonctions mondiales.

Soutenir un compatriote engagé dans une compétition internationale devrait être le réflexe naturel de tout patriote.

Thierno Bocoum
Président AGIR-LES LEADERS

Diplomatie sénégalaise : Yoro Dia alerte sur des « signaux contradictoires » entre Diomaye Faye et Sonko

Le politologue et ancien conseiller Yoro Dia a exprimé ses inquiétudes face aux messages jugés contradictoires envoyés par le Sénégal sur la scène internationale. Dans une analyse publiée sur le réseau social X, il évoque une tension de plus en plus perceptible entre les positions du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et celles du Premier ministre, Ousmane Sonko, en matière de politique étrangère.

Selon lui, cette divergence de ton, qui pouvait jusque-là apparaître comme une simple coexistence institutionnelle à l’intérieur du pays, prend une dimension plus problématique lorsqu’elle se manifeste dans le domaine diplomatique. Yoro Dia estime que les récentes prises de position des deux responsables sénégalais donnent l’impression d’une absence de ligne claire dans la conduite des relations internationales du pays.

Pour illustrer son propos, il s’appuie sur deux faits récents liés à la crise au Moyen-Orient. D’un côté, le Premier ministre Ousmane Sonko a exprimé publiquement sa solidarité avec le peuple iranien. De l’autre, le président Bassirou Diomaye Faye a affiché son soutien à l’Arabie saoudite dans ce même contexte de tensions régionales. Pour le politologue, ces déclarations, bien que relevant chacune d’une sensibilité politique ou diplomatique, peuvent être perçues à l’étranger comme des positions opposées venant d’un même État.

Yoro Dia rappelle que dans les systèmes constitutionnels de type semi-présidentiel, comme celui du Sénégal, la politique étrangère constitue traditionnellement le domaine réservé du chef de l’État. À ce titre, elle doit être portée par une voix unique afin de préserver la cohérence et la crédibilité du pays dans ses relations avec les autres États et les organisations internationales.

Il souligne que la diplomatie exige de la clarté et de l’unité, car toute ambiguïté dans la position d’un État peut être interprétée comme un signe de division interne. Selon lui, l’enjeu dépasse le simple débat politique national et concerne directement l’image et la crédibilité du Sénégal à l’étranger.

Dans son message, Yoro Dia met également en garde contre le risque de voir les divergences politiques internes se transformer en rivalité ouverte entre les deux têtes de l’exécutif. Pour illustrer ce danger, il recourt à une métaphore historique en évoquant les rivalités entre Perses et Arabes, symbole selon lui d’affrontements prolongés et stériles.

À travers cette image, le politologue appelle implicitement à une meilleure coordination au sommet de l’État afin d’éviter que la gestion des affaires internationales ne devienne le terrain d’une compétition politique. Pour lui, la stabilité et l’efficacité de la diplomatie sénégalaise reposent avant tout sur la cohérence des messages envoyés au reste du monde.

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