Madiambal Diagne confie sa défense au cabinet français William Bourdon & Associés et à un collectif d’avocats sénégalais

Le journaliste Madiambal Diagne, visé par un mandat d’arrêt international et actuellement hors du Sénégal, a annoncé la mise en place de son équipe de défense. Celle-ci sera dirigée par le prestigieux cabinet français William Bourdon & Associés, connu pour son expertise en droit international et sa défense dans plusieurs dossiers sensibles.

Le cabinet interviendra non seulement pour assurer la défense du patron de presse, mais également celle de membres de sa famille, eux aussi poursuivis dans le cadre de la procédure judiciaire ouverte à Dakar.

Aux côtés des avocats français, un collectif d’avocats sénégalais a été constitué. Il est composé de :

Me El. Amadou Sall Me Baboucar Cissé Me Dior Diagne Me Ramatoulaye Ba Me Papa Sène Me Arona Bass Me Ousmane Thiam

Crise interne au CUSEMS : le syndicat dénonce un « simulacre de congrès » organisé par des dissidents

Le Cadre Unitaire des Enseignants du Moyen-Secondaire (CUSEMS) traverse une nouvelle zone de turbulences. Dans un communiqué rendu public ce mardi 30 septembre 2025, le directoire national a dénoncé l’organisation d’un « simulacre de congrès » par un groupe de camarades qualifiés de « fractionnistes ».

Selon le CUSEMS, cette initiative constitue une violation flagrante des dispositions statutaires et réglementaires du syndicat, remettant ainsi en cause sa légitimité. « Par cet acte, ces camarades se sont auto-exclus du syndicat », tranche le directoire dans sa note officielle.

Face à cette situation, la direction du syndicat a annoncé la tenue d’une réunion ce mercredi 1er octobre, afin d’examiner la crise et de définir la conduite à tenir. En attendant, le CUSEMS appelle ses militantes et militants à rester « mobilisés, disciplinés et unis autour de la légitimité ».

L’ambassadeur d’Afrique du Sud en France, Nathi Mthethwa, retrouvé mort à Paris

L’ambassadeur d’Afrique du Sud en France, Nathi Mthethwa, a été retrouvé mort au pied d’un hôtel parisien dans la nuit de lundi à mardi, a confirmé le parquet de Paris. Selon les premiers éléments de l’enquête, plusieurs indices laissent penser qu’il s’agit d’un suicide.

Âgé de 58 ans, Nkosinathi Emmanuel Nathi Mthethwa avait réservé une chambre au 22e étage de l’établissement, dont la fenêtre sécurisée aurait été forcée, précise le parquet. Son corps a été découvert à l’aplomb de l’hôtel, et un magistrat de permanence s’est immédiatement rendu sur place. La Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) a été chargée de l’enquête.

La disparition de l’ambassadeur avait été signalée la veille par son épouse, qui a indiqué avoir reçu de lui un message inquiétant dans la soirée. Selon une source proche du dossier, M. Mthethwa traversait une période de dépression et pourrait avoir mis fin à ses jours.

Dans un communiqué, le gouvernement sud-africain a exprimé sa « profonde tristesse » face à cette « disparition prématurée », qualifiée de « perte nationale ressentie également au sein de la communauté diplomatique internationale ».

Nathi Mthethwa, proche de l’ancien président Jacob Zuma, a marqué la vie politique et culturelle de son pays. Ministre des Arts et de la Culture de 2014 à 2019, puis ministre des Sports, des Arts et de la Culture jusqu’en 2023, il avait accompagné de grands projets dans ces secteurs.

En juillet 2019, il avait notamment rendu hommage au chanteur Johnny Clegg, figure emblématique de la lutte contre l’apartheid, déclarant : « Par sa musique, il nous a inspiré courage alors que nous luttions pour sortir d’une longue nuit de désespoir. »

Militant de longue date du Congrès national africain (ANC), M. Mthethwa a occupé plusieurs postes de responsabilité entre 2007 et 2022. Durant l’apartheid, il avait rejoint l’aile militaire de l’ANC, opérant dans la clandestinité. Il fut arrêté en 1989, à la veille de la fin du régime ségrégationniste.

La Fondation Crédit Mutuel du Sénégal au chevet de la santé communautaire

La Fondation Crédit Mutuel du Sénégal a procédé, ce lundi 29 septembre 2025, à la remise officielle de 50 tensiomètres destinés aux structures de santé locales. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la lutte contre l’hypertension artérielle, un problème de santé publique en forte progression au Sénégal.

La cérémonie s’est tenue en présence du gouverneur de région, Mouhamed Moctar Watt, ainsi que des autorités sanitaires locales.

« La Fondation Crédit Mutuel du Sénégal a profité de la Journée mondiale du cœur pour accompagner l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niasse de Kaolack, notamment son service de cardiologie, mais aussi pour soutenir le Dr Thiam et son équipe dans la lutte contre les maladies cardiovasculaires. L’objectif est d’aider les populations les plus démunies et vulnérables à prévenir ces maladies qui font des ravages dans la région de Kaolack », a déclaré Sérigne Ba, président du conseil départemental de la Fondation Crédit Mutuel du Sénégal.

Cette action s’inscrit dans le programme « Une maison, un tensiomètre », à travers une première dotation de 50 appareils. « Ces équipements vont véritablement servir aux populations et aux malades. Nous avons saisi cette occasion, avec la présence de M. le gouverneur, pour effectuer une remise symbolique en collaboration avec le directeur de l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niasse, afin de permettre à certaines organisations de mieux prévenir leurs membres des maladies cardiovasculaires », a-t-il ajouté.

Au-delà de cette opération, la Fondation Crédit Mutuel du Sénégal intervient de manière significative dans le secteur de la santé, notamment dans les zones déshéritées. Elle réhabilite des cases de santé, accompagne des malades de manière confidentielle dans la prise en charge de soins coûteux, et apporte un soutien aux structures sanitaires régionales.

« Nous avons décidé d’accompagner l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niasse de Kaolack, qui polarise un large bassin de population, voire au-delà des frontières nationales », a conclu M. Ba.

Sénégal : Polémique autour de la « dette cachée », Macky Sall et Abdourahmane Sarr s’affrontent

Le débat sur la dette publique dite « cachée » au Sénégal, estimée à près de 7 milliards de dollars et réévaluée à 118,8 % du PIB fin 2024, prend une tournure éminemment politique. La récente prise de parole de l’ancien président Macky Sall a déclenché une vague de réactions, notamment du côté du gouvernement actuel.

Dans une interview accordée à ACFrontPage, l’ancien chef de l’État a catégoriquement rejeté les accusations le désignant comme responsable de cette situation. Selon lui, « cela n’a pas de sens » de parler d’une dissimulation de dettes d’une telle ampleur, les mécanismes de contrôle budgétaire rendant une telle opération « impossible ». Macky Sall justifie l’alourdissement de la dette par ses choix d’investissements dans les infrastructures, qu’il estime nécessaires pour moderniser le pays, tout en minimisant l’impact de ces engagements sur les finances publiques.

Face à ces déclarations, le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, a apporté des précisions. Il reconnaît que certaines opérations financières effectuées sous l’ancien régime – notamment des paiements directs à l’étranger – n’ont pas été retracées à temps dans les comptes transmis par la BCEAO. Ces décalages expliqueraient les écarts apparus dans le cadrage macroéconomique.

« Ces opérations sont bel et bien enregistrées par le Trésor. La dette reste soutenable et le Sénégal conserve sa pleine capacité d’accès aux marchés financiers », a assuré le ministre, balayant les critiques d’opacité. M. Sarr a tenu à marquer la rupture avec la gestion passée, affirmant que « le FMI expliquera à son Conseil d’Administration comment les données restent cohérentes, avant et après la découverte de ces transactions », mettant en avant la transparence du gouvernement de Bassirou Diomaye Faye.

Ce bras de fer illustre les tensions persistantes autour de la gestion budgétaire de l’ancien régime. Alors que le Plan de redressement économique et social (PRES) vise à ramener le déficit public à 3 % du PIB d’ici 2027, la suspension des financements du FMI après ces révélations constitue un défi majeur pour l’exécutif actuel.

Macky Sall, qui avait quitté le pouvoir en 2024 avec une dette officiellement estimée à 74,4 % du PIB, continue de défendre son bilan. Mais les révisions opérées par la Cour des comptes et le cabinet Mazars ont relancé le débat sur la responsabilité de son administration dans l’aggravation de l’endettement.

Lamignou Darou placé en garde à vue à la DSC pour propos outrageants

Convoqué ce lundi matin à la Division spéciale de cybersécurité (DSC), Manoumbé Diop, plus connu sous le nom de “Lamignou Darou”, a été placé en garde à vue. Selon des sources proches de l’enquête relayées par Seneweb, le militant de Pastef est poursuivi pour discours contraire aux bonnes mœurs.

Les faits remontent à une récente sortie sur les réseaux sociaux au cours de laquelle “Lamignou Darou” aurait tenu des propos injurieux à l’encontre des participants de la marche pacifique organisée par le collectif Rappel à l’ordre. Ces déclarations, jugées outrageantes et attentatoires à la dignité, ont provoqué une vive polémique.

Informé de l’affaire, le procureur de la République s’est autosaisi et a instruit la convocation du mis en cause devant la DSC. Après audition, les enquêteurs ont décidé de le maintenir en garde à vue, en attendant la suite de la procédure judiciaire.

Le tiktokeur Serigne Bada Kémane placé en garde à vue pour propos outrageants contre le Premier ministre

La Division spéciale de cybersécurité (DSC) a procédé à l’arrestation du célèbre tiktokeur Serigne Bada Kémane, de son vrai nom Badara Sarr. Selon des informations exclusives de Seneweb, l’influenceur, déjà sous liberté provisoire dans une autre affaire, a été placé en garde à vue dans les locaux de cette unité d’élite de la police nationale.

Cette nouvelle interpellation fait suite à une vidéo virale dans laquelle le jeune créateur de contenu a tenu des propos jugés outrageants à l’endroit du Premier ministre, Ousmane Sonko.

Dans sa sortie, Serigne Bada Kémane réagissait à l’affaire concernant l’artiste Wally Seck. Il y accusait le Premier ministre de vouloir « emprisonner injustement » tous les proches d’Amadou Macky Sall, fils de l’ancien président de la République, Macky Sall. Ces déclarations ont immédiatement suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux.

Informé des faits, le procureur de la République s’est autosaisi du dossier. Il a instruit le chef de la DSC d’ouvrir une enquête pour faire la lumière sur cette sortie polémique. Convoqué ce lundi, l’influenceur aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés au cours de son audition.

L’arrestation de Serigne Bada Kémane relance le débat sur la liberté d’expression et la responsabilité des influenceurs au Sénégal. Déjà connu pour ses vidéos virales et parfois controversées, le tiktokeur se retrouve une nouvelle fois dans la tourmente judiciaire.

Affaire ASER – Pape Mahawa Diouf placé en garde à vue après son audition à la DSC

Le responsable politique de l’Alliance pour la République (APR), Pape Mahawa Diouf, est au cœur d’une nouvelle polémique judiciaire. Convoqué ce lundi par la Division spéciale de cybersécurité (DSC), l’ancien coordonnateur de la cellule de communication de Benno Bokk Yaakaar (BBY) a été entendu en présence de ses deux avocats. À l’issue de son audition, il a été placé en garde à vue dans les locaux de la DSC, selon des sources relayées par Seneweb.

Il est poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles et diffamation, à la suite d’une plainte déposée par l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER).

Tout est parti d’une sortie médiatique de Pape Mahawa Diouf lors de l’émission « Faram Facce », diffusée le 17 septembre dernier sur la TFM. Au cours de son intervention, le responsable républicain aurait déclaré qu’« un détournement de 37 milliards aurait eu lieu au sein de l’ASER ».

Des propos jugés diffamatoires par l’agence publique, qui a aussitôt réagi à travers un communiqué rendu public le 18 septembre 2025. L’ASER y dénonçait des accusations « graves » susceptibles de ternir son image et de semer la confusion dans l’opinion publique, avant d’annoncer avoir saisi la justice.

Après sa garde à vue, Pape Mahawa Diouf devrait être déféré, sauf changement, ce mardi, au tribunal de grande instance hors classe de Dakar. La suite de la procédure déterminera si l’affaire sera jugée rapidement ou instruite plus en profondeur.

Affaire Madiambal Diagne : son épouse, ses enfants et son marabout placés sous mandat de dépôt

Un nouveau rebondissement secoue le milieu politico-médiatique sénégalais. Selon des informations relayées par Seneweb, le juge d’instruction du 1er cabinet près le Pool judiciaire financier a inculpé puis placé sous mandat de dépôt l’épouse du journaliste Madiambal Diagne, deux de leurs enfants ainsi que leur marabout.

D’après les mêmes sources, le marabout a été interpellé à Thiès par les éléments de la Division des investigations criminelles (DIC) avant d’être transféré à Dakar.

Les mis en cause sont poursuivis pour association de malfaiteurs, escroquerie portant sur des deniers publics et blanchiment de capitaux commis par un groupe criminel organisé. Des chefs d’accusation lourds qui mettent en lumière une affaire aux ramifications encore floues.

Cette procédure judiciaire intervient quelques heures seulement après que la maison de Madiambal Diagne, patron du groupe Avenir Communication, a été la cible d’un cambriolage, dans la nuit du dimanche au lundi, à la Cité Djily Mbaye. Un enchaînement d’événements qui ne fait qu’amplifier le climat de mystère autour de cette affaire.

Aziz Rok (H5 Motivation) : « Je savais que c’était un risque d’interviewer Macky Sall, mais cela en valait la peine »

Le créateur de la chaîne H5 Motivation, Aziz Rok, a brisé le silence après la diffusion de son entretien exclusif avec l’ancien président du Sénégal, Macky Sall. Face aux critiques suscitées par cette initiative, l’influenceur et interviewer a tenu à défendre son choix.

« Je demande à tous les Sénégalais qui sont fâchés contre moi, parce que j’ai interviewé le président Macky Sall, de bien vouloir regarder cette interview », a-t-il déclaré dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux. Conscient du tollé que pouvait provoquer ce face-à-face inédit, il admet : « Je savais que c’était un risque d’interviewer le président Macky Sall, mais j’ai pris ce risque, parce que cela en valait la peine. C’était un gros pari et ça crée de la tension un peu partout. »

Pour Aziz Rok, l’objectif reste clair : proposer du contenu de qualité, quitte à s’exposer à la polémique. Il estime que cette discussion dépasse les clivages politiques et intéressera aussi bien l’actuel Premier ministre Ousmane Sonko que le président Bassirou Diomaye Faye : « Je sais qu’ils vont regarder l’interview, car ils savent qu’il y a quelque chose d’important dans cette discussion. »

L’intervieweur confie avoir vécu un moment inédit au contact du prédécesseur de Bassirou Diomaye Faye : « Je vous le jure, et je pense que dans l’histoire des entretiens, personne n’a jamais parlé de cette manière avec un chef d’État (…) Il est aussi temps qu’on passe à la vitesse supérieure. »

Au-delà des retombées locales, Aziz Rok affirme que son travail est désormais suivi de près par plusieurs chefs d’État, signe selon lui que son projet franchit un nouveau cap.

Talla Sylla reconduit à la tête de Jëf Jël et lance un appel à l’unité de l’opposition

Le Parti Jëf Jël a tenu ce week-end son 10e congrès à Thiès. À l’issue des travaux, les militants ont renouvelé leur confiance à Talla Sylla, reconduit à la tête de la formation politique. Un plébiscite qui confirme la place centrale du leader dans la vie de son parti.

Profitant de cette tribune, Talla Sylla a adressé un message fort à l’opposition sénégalaise. « Il s’agit de s’unir ou de périr », a-t-il lancé, exhortant les forces politiques hostiles au pouvoir en place à transcender leurs divergences pour bâtir une alternative crédible. Selon lui, seule une opposition rassemblée peut constituer « la digue de protection du pays » face aux défis actuels.

Le leader de Jëf Jël a également rappelé que le slogan historique « Jub, Jubal, Jubanti » n’était pas une référence aux anciens régimes, mais bien un avertissement adressé aux autorités actuelles, qu’il accuse de mettre le Sénégal sur « une trajectoire inquiétante ».

Très critique sur la gouvernance en place, Talla Sylla a dénoncé « l’arrogance » de certains dirigeants, estimant qu’elle est incompatible avec un développement durable : « L’arrogance est un défaut majeur, qui conduit fatalement à des réussites mineures, et une réussite mineure est un échec fatal », a-t-il martelé.

Macky Sall rompt le silence sur la polémique de la « dette cachée »

L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, est enfin sorti de sa réserve pour s’exprimer sur la polémique de la « dette cachée » qui alimente les débats depuis plus d’un an. Dans un entretien accordé à Julian Pecquet pour ACFrontPage, consacré aux perspectives économiques et sécuritaires de l’Afrique, le prédécesseur de Bassirou Diomaye Faye a balayé d’un revers de main les accusations, estimant que « c’est un sujet qui n’a pas de sens ».

« Une dette publique ne peut pas être dissimulée »

Pour Macky Sall, l’idée même d’une dette dissimulée est techniquement infondée.

« Une dette publique, on ne peut pas la cacher par définition. Elle suppose un engagement de l’État vis-à-vis du bailleur. C’est un avis de la Cour suprême qui est requis pour chaque convention de dette internationale », a-t-il martelé.

L’ancien chef de l’État a rappelé que toute dette extérieure contractée par le Sénégal, étant libellée en devises, transite nécessairement par la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). À cela s’ajoutent les mécanismes institutionnels de suivi et de contrôle. « La surveillance multinationale est aussi faite sans que moi-même, président de la République, je ne sois informé. Sans qu’aussi la Cour des comptes, de l’Assemblée nationale ne soit au courant. Comment cela est possible ? », s’est-il interrogé.

Un choix assumé d’endettement pour le développement

Revenant sur la dynamique d’endettement de son magistère, Macky Sall a justifié ses choix par la volonté d’accélérer le développement du Sénégal.

« Est-ce qu’on peut me reprocher d’avoir multiplié par N l’accélération de l’électrification du Sénégal, le développement des infrastructures ? L’argent a servi à développer le pays. De quoi on nous parle ? », a-t-il défendu.

Sous son mandat, des chantiers d’envergure ont été lancés, allant des autoroutes et pôles urbains aux infrastructures énergétiques et sanitaires. Pour l’ancien président, la dette a donc été un outil assumé de transformation structurelle.

Appel à la transparence

Face aux soupçons persistants, Macky Sall a exigé que toute la lumière soit faite :

« J’attends les termes de référence du rapport d’audit », a-t-il lancé, appelant à la rigueur et à la transparence dans l’examen de ces accusations.

Le NFFA internationalise le cas Badara Gadiaga : plaidoyer auprès des chancelleries étrangères

Le Nouveau Front Force Alternative (NFFA), conduit par son coordinateur Djiby Ndiaye, a entamé une offensive diplomatique auprès de plusieurs représentations étrangères accréditées à Dakar afin de réclamer la libération des détenus politiques. Dans le viseur de cette démarche : la situation jugée préoccupante du chroniqueur Badara Gadiaga, actuellement incarcéré.

Selon les informations rapportées par le journal L’As, la délégation du NFFA a initié, le 27 août dernier, une tournée diplomatique pour sensibiliser les chancelleries sur les atteintes aux libertés fondamentales au Sénégal. L’une des étapes majeures de cette initiative a été la rencontre avec les services de l’ambassade des États-Unis, réputés attentifs aux questions relatives aux droits humains.

Lors de cet échange, Djiby Ndiaye et ses camarades ont mis en avant les conclusions du dernier rapport du Département d’État américain. Ce document relevait de « vives préoccupations » concernant le respect des libertés individuelles, notamment la liberté d’opinion, ainsi que la recrudescence des arrestations et convocations visant journalistes et chroniqueurs. La condamnation de plusieurs figures médiatiques y était également pointée comme un signal inquiétant pour l’État de droit.

Le cas de Badara Gadiaga a retenu une attention particulière de la part des diplomates américains. Ceux-ci ont demandé des précisions sur les charges retenues contre lui, son droit à une défense assurée par des avocats, ainsi que ses conditions de détention. Pour le NFFA, son arrestation illustre un précédent inédit : elle serait intervenue à la suite d’une demande insistante du pouvoir, après des propos jugés offensants lors d’une émission télévisée.

Les représentants américains, tout en reconnaissant la gravité des préoccupations exprimées, se sont engagés à examiner le dossier en profondeur avant de revenir vers le Front. Le NFFA insiste pour que cette affaire ne soit pas réduite à de simples propos mal perçus, mais qu’elle soit analysée comme une question politique majeure touchant directement aux libertés fondamentales.

Ouest Foire : Cité Xandar 2 plongée dans une crise sociale et humanitaire

La Cité Xandar 2, nichée au cœur du quartier de Ouest Foire à Dakar, fait face à une situation dramatique qui alerte autant qu’elle inquiète. Le délégué de quartier, Moustapha Guèye, a tiré la sonnette d’alarme après la découverte macabre de cinq bébés abandonnés dans les ordures. Un fait divers choquant qui révèle, au-delà de son horreur, une détresse sociale profonde et persistante.

Selon M. Guèye, les habitants de la cité vivent dans un climat d’insécurité permanent. L’insuffisance des forces de l’ordre, combinée à l’anarchie ambiante, aggrave la précarité du quartier. Trafic de drogue, désordre urbain et absence de contrôle font désormais partie du décor quotidien.

À cela s’ajoute un déficit criant en infrastructures de base. « Les habitants vivent entassés sans écoles, sans postes de santé, sans espaces de loisirs », déplore le délégué. La saturation du quartier est amplifiée par l’arrivée massive de populations vulnérables, issues notamment des opérations de déguerpissement menées dans d’autres zones de Dakar.

Cheikh Ahmed Tidiane Diop, également délégué de quartier, pointe directement la responsabilité de l’État et des régimes successifs. Pour lui, les déguerpissements à répétition, qu’ils concernent Rebeuss, Colobane ou la Cité Imbécile, n’ont fait qu’aggraver la situation.

« Sans plan de recasement, ces opérations sont vaines et ne font que déplacer la misère », a-t-il déclaré, appelant à une politique plus humaine et durable.

Malgré la gravité de la crise, les deux représentants du quartier gardent l’espoir que la mobilisation des autorités permettra d’inverser la tendance. Sécurité, plan de recasement, infrastructures sociales et sanitaires figurent parmi les priorités qu’ils souhaitent voir concrétisées.

Cambriolage mystérieux au domicile de Madiambal Diagne : une énigme qui intrigue

La résidence de Madiambal Diagne, patron du groupe Avenir Communication, a été la cible d’un cambriolage dans la nuit du dimanche 28 au lundi 29 septembre 2025. Située à la Cité Djily Mbaye, la maison – où vit l’une des épouses du journaliste – a connu un épisode pour le moins troublant, qui suscite de vives interrogations.

Selon les informations recueillies, les voisins affirment avoir découvert l’affaire uniquement à travers la presse. L’épisode est resté entouré d’un mystère d’autant plus épais qu’aucune trace d’effraction n’a été constatée sur les portes du domicile. Un détail d’autant plus intrigant que deux gardiens étaient chargés d’assurer la sécurité de la résidence au moment des faits.

Très tôt dans la matinée du lundi, des éléments de la gendarmerie se sont rendus sur place, accompagnés du service de sécurité interne de la maison. L’épouse de Madiambal Diagne avait quitté la villa avant l’incident, tout comme son fils, résident habituel des lieux. Ces absences, combinées à l’étrange facilité avec laquelle les intrus ont semblé agir, renforcent le mystère autour de cette affaire.

Comment des inconnus ont-ils pu pénétrer dans la maison sans forcer les accès ? Que faisaient les gardiens au moment des faits ? Et surtout, quels étaient les véritables objectifs des auteurs ? Autant de questions qui restent en suspens et auxquelles l’enquête ouverte devra apporter des réponses.

Ce cambriolage survient dans un contexte sensible pour le patron de presse, déjà exposé à diverses controverses et polémiques publiques. L’épisode, par sa nature inhabituelle, nourrit des spéculations quant à une éventuelle opération ciblée, bien au-delà d’un simple acte de vol.

Macky Sall dévoile ses « trois vérités » dans ses mémoires L’Afrique au cœur

Dans ses mémoires intitulés L’Afrique au cœur, l’ancien président du Sénégal, Macky Sall, ne se limite pas à un récit personnel de ses années de pouvoir. Il propose une grille de lecture originale de l’histoire récente du Sénégal et du continent africain à travers ce qu’il appelle « trois niveaux de vérité » : nationale, continentale et mondiale. Une approche qui met en perspective la complexité des choix politiques dans un contexte de crises globales.

Au plan national, Macky Sall revient sur le difficile équilibre entre croissance économique et justice sociale. Derrière les grands chantiers d’infrastructures qui ont marqué son magistère, il met en avant des programmes sociaux souvent éclipsés : les bourses familiales, la couverture maladie universelle ou encore l’électrification rurale. Autant de politiques publiques qui, selon lui, ont contribué à améliorer la vie quotidienne des populations, tout en préparant le pays à des transformations plus profondes.

À l’échelle continentale, Macky Sall mobilise son expérience de président de l’Union africaine (2022-2023). Il décrit une Afrique paradoxale, riche de ressources mais entravée par des fragilités structurelles : insécurité persistante, transitions politiques chaotiques, dépendance économique. Il plaide pour une solidarité renforcée entre États africains afin de peser davantage sur les négociations mondiales, notamment dans les domaines alimentaire et climatique.

Sur la scène internationale, l’ancien chef d’État évoque ses relations avec des dirigeants tels que Barack Obama, Vladimir Poutine ou Emmanuel Macron. Ces rencontres mettent en lumière les dilemmes du Sénégal, attaché au principe de non-alignement dans un contexte marqué par la guerre en Ukraine, la rivalité sino-américaine et les tensions énergétiques. Macky Sall souligne la nécessité pour l’Afrique de maintenir une voix autonome et de refuser l’enfermement dans des logiques de blocs.

Crise interne au Parti socialiste : le juge des référés annule la procédure pour irrégularité de fond

Le feuilleton judiciaire autour de la direction du Parti socialiste (PS) a connu un nouveau rebondissement. Saisi par un collectif de cadres dissidents du parti, le juge des référés du Tribunal de grande instance de Dakar a rendu sa décision, déclarant « nulle la procédure pour irrégularité de fond ».

Avant d’arriver à cette conclusion, le Tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par la défense, la jugeant « mal-fondée ». Quant à la fin de non-recevoir liée à l’absence de personnalité morale des demandeurs, le juge a estimé qu’elle « s’analyse plutôt en une cause de nullité pour irrégularité de fond », d’où l’annulation de la procédure.

À l’origine de cette assignation, un collectif de cadres socialistes opposés à la gestion d’Aminata Mbengue Ndiaye, secrétaire générale intérimaire depuis le décès d’Ousmane Tanor Dieng en 2019. Selon eux, aucune instance régulière n’a été convoquée depuis cette disparition, laissant le parti dans un état de paralysie institutionnelle.

Les contestataires, évoquant aussi l’état de santé d’Aminata Mbengue Ndiaye, réclamaient la convocation d’un congrès extraordinaire afin d’élire un nouveau secrétaire général.

De son côté, la défense d’Aminata Mbengue Ndiaye a balayé les arguments adverses, soulignant qu’un congrès est déjà programmé pour décembre 2025. Elle estime donc que les critiques visant la direction intérimaire relèvent davantage d’une lutte politique que d’une véritable irrégularité juridique.

Affaire Bocar Samba Dièye contre Cbao-Attijari : un tournant décisif dans un feuilleton judiciaire

Le conflit judiciaire opposant l’opérateur économique Bocar Samba Dièye à la Cbao-Attijari a franchi une étape majeure. Le 22 septembre dernier, le tribunal de commerce de Dakar s’est déclaré incompétent à examiner l’opposition introduite par l’homme d’affaires, rejetant ainsi sa tentative de bloquer l’exécution d’une décision d’expulsion de ses propres immeubles.

L’affaire trouve son origine dans une créance contestée. Le 3 avril 2017, le tribunal hors classe de Dakar avait ordonné l’expulsion de Bocar Samba Dièye de trois immeubles stratégiques – immatriculés TF 8403/GR, 16.797/GR et 9293/GR – à la suite d’une saisie opérée par la Cbao-Attijari. À l’époque, la justice avait estimé que l’homme d’affaires occupait les lieux « sans droit ni titre », autorisant son expulsion ainsi que celle de ses biens et de tout occupant agissant en son nom.

Malgré cette décision, Bocar Samba Dièye a toujours contesté la validité de la créance à l’origine de la saisie. La banque, elle, a poursuivi ses démarches. Le 14 juillet 2025, la Cbao-Attijari a notifié un acte d’expulsion, après avoir procédé à la mutation des immeubles en son nom. Dix jours plus tard, l’homme d’affaires était sommé de libérer les lieux dans un délai de 24 heures.

Refusant de céder, Bocar Samba Dièye avait introduit, le 5 août 2025, une opposition contre cette mesure. Mais la décision du tribunal de commerce de Dakar vient de balayer ses espoirs : en se déclarant incompétent, la juridiction a ouvert la voie à l’exécution immédiate de l’expulsion.

Pire encore pour l’opérateur économique, il a été condamné aux entiers dépens, ajoutant une sanction financière à sa défaite judiciaire.

Ce verdict constitue un coup dur pour Bocar Samba Dièye. Non seulement il perd la bataille autour de ses immeubles, mais il se retrouve également expulsé de biens qu’il continue de revendiquer. De son côté, la Cbao-Attijari consolide sa position dans ce bras de fer qui dure depuis plusieurs années.

Dakar : poursuite des opérations de désencombrement à Wakhinane Nimzatt et Keur Massar

Le marché Boubess de Wakhinane Nimzatt et les abords de l’autopont de Keur Massar ont été « libérés » ce week-end dans le cadre des opérations de désencombrement menées par le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. L’objectif affiché est de permettre aux populations d’évoluer dans « un environnement sain, ordonné et sécurisé ».

Après Colobane, Niayes Thioker et Rebeuss, l’action s’est poursuivie avec une mobilisation importante des services de l’État. Les autorités administratives, la Direction générale du cadre de vie (ministère de l’Urbanisme), la Sonaged, l’Ageroute, les municipalités, ainsi que les forces de sécurité (police, gendarmerie) et les sapeurs-pompiers ont uni leurs efforts pour libérer les espaces publics de l’occupation anarchique.

Selon le ministère de l’Intérieur, la préservation de l’espace public est « une responsabilité partagée, particulièrement celle des populations au profit de qui les actions sont menées ». Ces opérations, conduites avec régularité par Me Bamba Cissé, traduisent la volonté des autorités d’instaurer un cadre de vie plus sûr et mieux organisé, tout en renforçant la coopération entre les différentes structures publiques.

Amadou Ba en visite à Rebeuss après l’arrestation de son fils

L’ancien Premier ministre Amadou Ba s’est rendu, la semaine dernière, à la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Rebeuss, à Dakar, à la suite de l’arrestation de son fils.

Selon des informations rapportées par Les Échos, il s’est déplacé dès le jour de l’interpellation, aux environs de 20 heures, avant de revenir le lendemain à la prison. Reçu dans le bureau du Directeur de l’établissement, Amadou Ba a également profité de l’occasion pour saluer d’anciens compagnons politiques de l’Alliance pour la République (APR), actuellement incarcérés, dont Moustapha Diop et Mansour Faye.

Ce déplacement, à la fois familial et politique, met en lumière la situation particulière de l’ancien chef de gouvernement. Plusieurs de ses anciens collaborateurs et proches, issus de son parti, se trouvent en détention dans ce contexte marqué par une série de poursuites judiciaires visant des responsables de l’ex-majorité présidentielle.

Macky Sall répond aux accusations sur la dette publique et critique le système international

L’ancien président Macky Sall est revenu sur les critiques portées à sa gestion économique, notamment en ce qui concerne la dette publique. Dans son nouvel ouvrage « L’Afrique au cœur », il dénonce ce qu’il considère comme des accusations infondées de falsification des chiffres.

« Le nouveau gouvernement a changé les méthodes et bases de calcul pour gonfler artificiellement les chiffres », écrit-il à la page 68. Selon lui, les autorités actuelles auraient ajouté à la dette publique l’ensemble de la dette contingente des sociétés nationales, comme la Senelec ou Air Sénégal, un procédé qu’il juge « inacceptable ».

Pour Macky Sall, « la dette publique représente principalement celle de l’État à travers le Trésor, mais aucunement celle des sociétés nationales qui possèdent un patrimoine, des actifs et un passif ».

Invité de la chaîne H5 Motivation, l’ancien chef de l’État a également élargi son propos au fonctionnement du système international de la dette. Il a dénoncé un mécanisme défavorable aux pays africains, dominé selon lui par les marchés de capitaux sous l’influence des États-Unis.

« Ce n’est pas un hasard si les trois grandes agences de notation — Fitch, Moody’s, S&P — sont américaines », a-t-il déclaré. D’après lui, les notations émises par ces agences déterminent directement les taux d’intérêt auxquels les pays africains empruntent, aggravant leurs charges financières. « Une mauvaise note renchérit mécaniquement le coût de la dette », a-t-il insisté.

Kaolack – Un cours d’eau isole Thioffack Bambara du reste de la commune : la grogne des habitants

À Kaolack, le quartier de Thioffack Bambara vit une situation préoccupante. Un simple cours d’eau s’est transformé en véritable barrière naturelle, coupant les habitants du reste de la commune. Chaque saison des pluies, le problème s’aggrave : ruelles inondées, maisons encerclées par les eaux et déplacements rendus périlleux pour les riverains.

« Il y a plus d’une dizaine d’années, l’eau s’arrêtait là où nous sommes. Aujourd’hui, elle s’est répandue partout : aucune ruelle, aucune maison n’est épargnée », déplore Abdoulaye Diagne, porte-parole des populations. Selon lui, la promesse faite en septembre 2024 par le ministre de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, tarde à se concrétiser. « Vous aviez promis une solution, mais depuis lors, l’attente est longue. L’hivernage 2024, c’était celui de l’ancien régime, mais celui de 2025 est le vôtre », lance-t-il au ministre.

Les habitants dénoncent les difficultés quotidiennes engendrées par ces inondations : évacuations sanitaires impossibles, ambulance bloquée par les eaux, enfants contraints de traverser dans des conditions dangereuses pour rejoindre l’école.

Face à ce qu’ils qualifient d’inaction des autorités, les riverains ont organisé, ce dimanche 27 septembre 2025, une marche symbolique dans les eaux, sur près d’un kilomètre. Arborant des brassards rouges et scandant des slogans, ils ont réclamé la construction urgente de canaux ou, à défaut, la démission du ministre de l’Assainissement.

« Monsieur le Président de la République, vous avez plaidé pour Gaza à la tribune des Nations Unies. Et votre peuple qui vit le martyre ici, à quand ? » s’est indigné Abdoulaye Diagne, appelant Bassirou Diomaye Faye à agir.

Les populations assurent avoir saisi toutes les autorités locales – du gouverneur au préfet, en passant par les élus du département – sans obtenir de réponses concrètes. Pour elles, cette situation illustre les faiblesses de l’État, incapable de gérer efficacement les catastrophes naturelles ni d’anticiper des crises pourtant récurrentes.

Déterminés, les habitants de Thioffack Bambara préviennent : si rien n’est fait dans les prochaines semaines, ils poursuivront leurs mobilisations pour exiger des solutions durables.

Réaménagement à la Police nationale : de nouveaux responsables à la DIC et à l’AIBD

Vendredi dernier, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Me Mouhamadou Bamba Cissé, a procédé à d’importants changements au sein de la Police nationale. Deux structures considérées comme stratégiques ont ainsi connu un renouvellement de leur direction.

À la Division des investigations criminelles (DIC), le Commissaire principal Mamadou Ndiaye Fall a été nommé nouveau patron. Il succède à ses prédécesseurs dans une institution reconnue pour son rôle crucial dans la lutte contre la criminalité organisée et les enquêtes sensibles.

Dans le même sillage, le Commissaire principal Daouda Bodian prend désormais la tête du commissariat spécial de l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD). Ce poste, hautement stratégique, revêt une importance particulière en matière de sûreté aéroportuaire et de contrôle des flux de passagers.

Selon des sources proches du ministère, ces nominations s’inscrivent dans une volonté de renforcer l’efficacité opérationnelle et d’adapter les forces de sécurité aux nouveaux défis, notamment face aux menaces transnationales et aux enjeux sécuritaires liés aux infrastructures vitales.

Keur Massar Sud : La CJRS dénonce les violences contre des journalistes lors d’une opération de déguerpissement

La Convention des Jeunes Reporters du Sénégal (CJRS) est montée au créneau ce dimanche 28 septembre 2025 pour condamner avec fermeté les actes de violence dont auraient été victimes des journalistes à Keur Massar Sud. Les faits se seraient produits lors d’une opération de déguerpissement menée par le maire, Mouhamed Bilal Diatta, et ses agents municipaux.

Dans un communiqué, la CJRS souligne que cet incident, survenu le jour même de la célébration de la Journée internationale de l’accès universel à l’information, constitue « une atteinte grave à la liberté de la presse et au droit fondamental des citoyens à être informés ».

L’organisation a exprimé sa solidarité « totale » aux reporters concernés, tout en leur assurant son soutien pour toute assistance médicale ou juridique nécessaire. Elle a également réaffirmé son engagement indéfectible en faveur de la défense de la liberté de la presse et du respect de la dignité des journalistes dans l’exercice de leur métier.

Kaolack – Politique : Une petite-fille de Baye Niasse annonce sa candidature à la mairie

La salle polyvalente de la Maison des Jeunes de Kaolack a accueilli un événement très attendu : la déclaration officielle de candidature de Seyda Rokhaya Niasse, présidente du mouvement Baay Sunu Waar, à la mairie de Kaolack.

Dès les premières heures de l’après-midi, militants et sympathisants se sont massés pour assister à l’annonce. Banderoles, tee-shirts à l’effigie de la candidate et chants de soutien ont donné un ton festif à la rencontre.

Dans son discours, Seyda Rokhaya Niasse a rappelé son attachement à la ville et a décliné les grandes lignes de son programme.

« Kaolack mérite un nouveau souffle, une gouvernance de proximité et des projets concrets pour la jeunesse, les femmes et le développement économique », a-t-elle lancé, sous les applaudissements nourris du public.

La candidate a également insisté sur ses priorités : l’assainissement, la modernisation du marché central, une meilleure gestion des ordures ainsi que la création d’opportunités d’emploi pour les jeunes.

Le mouvement Baay Sunu Waar, qu’elle dirige, se fixe pour mission de recueillir les préoccupations des populations, en particulier des jeunes et des femmes, afin de proposer des solutions concrètes pour un avenir meilleur à Kaolack.

Kaolack : Les populations de Thioffack Centre expriment leur colère et menacent d’aller en prison

La tension est montée d’un cran à Kaolack, plus précisément dans le quartier Thioffack Centre, où les habitants sont descendus dans la rue pour exprimer leur ras-le-bol. Excédés par l’absence de solutions face aux problèmes récurrents de leur zone, ils ont organisé une manifestation marquée par des slogans hostiles et des pancartes dénonçant la situation.

Les manifestants pointent particulièrement du doigt les inondations causées par le déversement du bassin de rétention. Selon eux, plus de 50 maisons ont été envahies par les eaux, occasionnant d’importants dégâts matériels.

« Les eaux se sont répandues dans les ruelles, pénétrant dans les habitations et contraignant plusieurs familles à passer la nuit dehors. Ce n’est pas la première fois que cela arrive », a déclaré Cheikh Tidiane Ba, porte-parole des marcheurs.

Face à ce qu’ils considèrent comme une injustice, les habitants interpellent directement les plus hautes autorités, notamment le président de la République, le Premier ministre et le ministre de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, pour qu’une solution urgente et durable soit trouvée.

« Nous sommes prêts à aller en prison s’il le faut, mais nous ne reculerons pas », a lancé Cheikh Tidiane Ba, sous les applaudissements nourris de la foule.

Les griefs des populations portent sur le manque d’infrastructures et les difficultés liées à la gestion des eaux pluviales. Pour elles, le message est clair : tant que leurs revendications ne seront pas prises en compte, elles entendent poursuivre leur combat, quel qu’en soit le prix.

Fuite de Madiambal Diagne : la députée Maimouna Bousso réagit et le compare à Ousmane Sonko

La fuite de Madiambal Diagne continue d’alimenter les réactions sur la scène politique et médiatique. Le journaliste et patron de presse, frappé par une interdiction de sortie du territoire, aurait quitté clandestinement le Sénégal en passant par la Gambie pour rejoindre la France.

Dans une déclaration publique, la députée de Pastef, Maimouna Bousso, n’a pas manqué de commenter l’affaire en établissant un parallèle avec le leader de son parti, Ousmane Sonko.

« Ce fugitif vient de prouver que celui qu’il traitait de “disparu”, M. Ousmane Sonko, est en réalité bien plus homme que lui », a-t-elle déclaré. La parlementaire a poursuivi en soulignant : « Pendant que Sonko tenait bon, chez lui, en Casamance, lui a préféré prendre ses jambes à son cou. Les faits parlent d’eux-mêmes. Comme quoi, le vrai courage ne se mesure pas au volume des discours, mais à la capacité de tenir bon ».

Ziguinchor : Le marché Tilène renaît de ses cendres après sept ans d’attente

Après plusieurs années de patience et d’espoir, le marché Tilène de Ziguinchor s’apprête à rouvrir ses portes. L’inauguration officielle est prévue le jeudi 2 octobre 2025, sous la présidence du ministre du Commerce.

Lieu de vie et d’échanges incontournable, le marché Tilène avait été réduit en cendres par un incendie en 2018, laissant des centaines de commerçants et leurs familles dans la tourmente. Depuis, la demande de reconstruction n’a cessé de croître, au point de susciter récemment des manifestations de la part des acteurs économiques locaux, lassés d’attendre.

La reconstruction, aujourd’hui achevée, marque une étape décisive pour l’économie de Ziguinchor. Doté d’infrastructures modernisées, le nouveau marché ambitionne d’offrir de meilleures conditions de travail aux commerçants tout en redonnant vie à un pôle d’activités vital pour la région.

Au-delà de sa dimension symbolique, cette réouverture est porteuse d’espoir pour des milliers d’habitants, qui voient dans le marché Tilène le retour d’un véritable carrefour d’échanges, de solidarité et de dynamisme économique au cœur de la capitale du Sud.

Mbour : Une histoire d’amour finit devant le tribunal, un chauffeur relaxé face à sa concubine française

Ce qui n’était au départ qu’une idylle passionnée s’est transformé en feuilleton judiciaire à Mbour. Une ressortissante française de 70 ans, D. François, a traîné devant la justice son concubin sénégalais, M. Ndiaye, chauffeur de 48 ans, marié et père de trois enfants, qu’elle accusait d’« abus de confiance » au sujet d’un véhicule de luxe.

Le couple s’était rencontré en 2024 à Saly par l’entremise d’un ami commun. Le coup de foudre est immédiat. D. François, mariée à un homme installé en France mais disant vivre une union malheureuse, n’hésite pas à déclarer son amour au chauffeur. Pour l’attacher à elle, elle lui demande de quitter son emploi stable et lui offre en compensation une voiture neuve estimée à 11 millions de F CFA. M. Ndiaye accepte, malgré son mariage et ses responsabilités familiales, et s’installe avec elle dans sa résidence à Saly Niakh Niakhal.

Tout se déroule sans heurts jusqu’à la veille de la Tabaski. Ce jour-là, M. Ndiaye prend la route de Kaolack pour célébrer la fête en famille. Trois jours d’absence suffisent à rallumer les tensions. À son retour, il retrouve une compagne consumée par la jalousie, qui n’accepte pas qu’il partage encore des moments avec son épouse et ses enfants. La dispute est si vive qu’un ami commun doit intervenir pour calmer les esprits.

Une plainte pour « abus de confiance »

Humiliée et déterminée à se venger, D. François se rend au commissariat de Saly Portudal. Elle accuse son concubin d’avoir immatriculé le véhicule offert à son nom sans son autorisation et exige sa restitution. M. Ndiaye est arrêté, placé sous mandat de dépôt et présenté devant le Tribunal de grande instance de Mbour.

À la barre, le chauffeur raconte les crises de jalousie incessantes de sa concubine : « Elle ne veut pas que je la quitte, même pour un seul instant », lance-t-il. Concernant le véhicule, il insiste : il s’agit bien d’un cadeau en échange de sa démission. De son côté, la plaignante maintient sa version, affirmant qu’elle n’a jamais eu l’intention de céder définitivement la voiture.

Mais un témoignage clé change la donne : l’ami du couple confirme devant le tribunal que le véhicule avait bel et bien été offert par D. François, confortant ainsi la défense du prévenu.

Le procureur a requis l’application stricte de la loi. Après délibération, le tribunal a tranché : M. Ndiaye est relaxé, et le véhicule lui est restitué. Déboutée de sa plainte, D. François a quitté l’audience amèrement déçue, son histoire d’amour avec le chauffeur s’achevant là où elle ne l’avait sans doute jamais imaginé : dans une salle d’audience.

Hôpital Abass Ndao : deux agents libérés, un troisième toujours en attente

Deux des trois agents de l’hôpital Abass Ndao, arrêtés en début de semaine pour usurpation de fonction, ont été remis en liberté hier, vendredi, et placés sous contrôle judiciaire, selon des informations rapportées par L’Observateur. Le troisième mis en cause, A. Faye, n’a pas encore été entendu et son sort reste incertain.

Initialement présentés comme de faux médecins, les trois agents sont en réalité membres du personnel paramédical. L’enquête a permis d’établir que Y. Ndiaye et B. Coly sont bel et bien des techniciens de bloc opératoire, assistants des médecins lors des interventions.

L’affaire avait pris de l’ampleur après des accusations selon lesquelles les agents auraient pratiqué des actes médicaux sans qualification, causant des complications chez certains patients. Le déclencheur du scandale serait lié à A. Faye, accusé d’avoir perçu 400 000 FCFA d’une patiente souffrant de goitre, dont l’opération prévue depuis décembre 2024 n’a pas eu lieu.

Certains responsables hospitaliers ont reconnu que ce type de pratique existait depuis plusieurs années et avait été toléré dans le bloc opératoire. Un chef de service a même affirmé avoir trouvé cette organisation déjà en place à son arrivée. D’autres responsables, en revanche, disent n’en avoir jamais eu connaissance.

Dès le début, les trois agents avaient reçu le soutien d’une partie du personnel hospitalier. Des collègues ont rappelé qu’ils n’étaient pas de simples imposteurs, mais des praticiens disposant de compétences reconnues. « Ils ont tous été formés pour la pratique de la circoncision, sous la supervision des médecins, notamment de l’urologue », a confié une source interne citée par L’Observateur.

Selon les informations recueillies, Y. Ndiaye est infirmier de bloc, B. Coly détient une certification d’ancien médecin, tandis qu’A. Faye exerce comme assistant infirmier.

Kaolack : Le Conseil départemental et la Chambre des Métiers investissent dans l’avenir socioprofessionnel des artisans

Le Conseil départemental de Kaolack et la Chambre des Métiers ont procédé, ce jeudi 26 septembre 2025, à la signature d’une convention de partenariat visant à renforcer leur coopération dans les domaines de la formation, de l’appui aux artisans et du développement économique local.

la finalisation du projet de construction et d’équipement du Centre de formation aux métiers artisanaux sis au quartier Sing-Sing ; l’organisation et la pérennisation des Journées territoriales de l’artisanat ; l’implication de la Chambre des Métiers dans la mise en œuvre du programme de coopération décentralisée du Conseil départemental ; la participation des artisans spécialisés du territoire, encadrés par la Chambre des Métiers, aux projets d’investissement financés par le Conseil départemental, dans le respect des dispositions du code des marchés publics et des autres textes régissant la commande publique.

la promotion de la formation professionnelle et de l’apprentissage adaptés aux besoins du marché local ; le soutien à l’insertion socioprofessionnelle des jeunes et des femmes à travers les métiers ; la valorisation du savoir-faire artisanal et la facilitation de l’accès aux financements et aux marchés ; la mise en place de programmes conjoints pour dynamiser l’économie départementale et encourager l’innovation artisanale.

« Cette initiative vise à créer des synergies pour renforcer les capacités de nos artisans et favoriser la création d’emplois durables », a indiqué Ahmed Youssouph Bengelloune, président du Conseil départemental de Kaolack.

La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du président du Conseil départemental, du président de la Chambre des Métiers, M. Sidi Diop, ainsi que de plusieurs autorités administratives, partenaires techniques et financiers, et représentants du secteur privé.

Les deux institutions ont réaffirmé leur engagement à œuvrer ensemble pour améliorer les conditions de vie des populations et soutenir le développement économique du département de Kaolack.

Kaolack – Environnement : Appel à la responsabilité des commerçants pour un marché plus propre

Dans le cadre d’une initiative destinée à renforcer la propreté et l’efficacité du marché central de Kaolack, l’adjointe au maire chargée de l’assainissement et de l’hygiène publique, Mme Ndeye Madjiguène Diouf, a dirigé récemment une opération de nettoyage et de sensibilisation. Cette action, menée sur instruction du maire Serigne Mboup, intervient face aux préoccupations grandissantes liées à l’assainissement du marché.

L’opération a mis en évidence plusieurs problèmes, dont le sabotage des infrastructures de drainage par des déchets, compromettant la gestion des eaux usées et la qualité de vie des usagers.

En collaboration avec la Sonaged et les commerçants, Mme Diouf a rappelé l’importance d’une gestion collective et responsable du marché. Elle a également annoncé la mise en place de visites surprises pour veiller au respect des normes d’hygiène, tout en insistant sur la nécessité d’une synergie entre autorités locales, structures spécialisées et acteurs économiques.

« L’engagement des commerçants est essentiel pour transformer le marché en une véritable communauté, où chacun se sent responsable et impliqué », a souligné Mme Diouf.

Sénégal : Madiambal Diagne annonce son retour volontaire malgré un mandat d’arrêt international

Le journaliste et directeur du Groupe Avenir Communication, Madiambal Diagne, a réagi à l’annonce d’un mandat d’arrêt international émis à son encontre. Dans une déclaration publique, il a indiqué qu’il se présentera de lui-même devant la justice sénégalaise.

« Je prends note de l’annonce d’un mandat d’arrêt international émis contre moi. Je rappelle que c’est moi-même qui ai informé de ma présence en France et de mon prochain retour au Sénégal. J’affirme qu’avant l’exécution d’un tel mandat, je me présenterai à la justice de mon pays », a-t-il déclaré.

Cette réaction intervient alors que les autorités judiciaires n’ont pas encore communiqué sur les détails précis des poursuites. L’annonce du mandat a toutefois suscité des réactions dans les milieux médiatiques et politiques.

Affaire Madiambal Diagne : deux responsables de la DIC et de l’AIBD relevés de leurs fonctions

Le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a annoncé que Madiambal Diagne, visé par un avis de recherche, d’interpellation et une interdiction de sortie du territoire, a quitté le Sénégal dans la nuit du 23 au 24 septembre 2025 par l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD).

Selon le communiqué, les circonstances de ce départ, qualifiées de « non encore élucidées », font l’objet d’une enquête interne.

Dans l’attente des conclusions, le ministre de l’Intérieur, Me Bamba Cissé, a relevé de leurs fonctions, à titre conservatoire, les chefs de la Division des Investigations criminelles (DIC) et du Commissariat spécial de l’AIBD.

Le ministère indique également avoir reçu notification d’un mandat d’arrêt international émis contre Madiambal Diagne par le Président du Collège des juges d’instruction du pool judiciaire financier.

Bassirou Diomaye Faye interpelle le FMI sur la « dette cachée » lors de l’Assemblée générale de l’ONU

En marge du 80e anniversaire des Nations Unies à New York, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accordé un entretien à France 24. Au cours de cette interview, le Chef de l’État s’est exprimé sur plusieurs sujets relatifs à la vie économique du Sénégal, notamment la question sensible de la « dette cachée ».

Interpellé par le journaliste Mark Perelman, Bassirou Diomaye Faye a lancé un appel au Fonds Monétaire International (FMI), l’invitant à accélérer sa prise de position concernant les conclusions liées à cette dette.

« Nous voulons que le FMI presse un peu le pas pour que nous sachions sur quel pied danser… », a déclaré le président sénégalais, insistant sur la nécessité d’une clarification rapide.

Le Chef de l’État a toutefois tenu à rappeler que le Sénégal, de son côté, avait déjà respecté ses obligations. « Tout ce que nous devons faire, nous l’avons déjà fait, non pas pour le FMI, mais pour les dirigeants que nous sommes et pour la crédibilité que nous avons vis-à-vis de notre peuple », a-t-il souligné.

Tragique accident sur la route nationale : un mort après le renversement d’un « tata » devant le siège de la Lonase

Un drame est survenu ce vendredi sur la route nationale, à hauteur du siège de la Loterie nationale sénégalaise (Lonase). Selon les premières informations recueillies, un véhicule de transport en commun, communément appelé « tata », s’est renversé après avoir heurté un regard dont le couvercle avait été enlevé.

L’impact a provoqué une perte de contrôle du véhicule et un accident d’une rare violence. Une personne a perdu la vie sur le coup, plongeant les passagers et les témoins dans la stupeur.

Alertés, les sapeurs-pompiers et les services de sécurité se sont rapidement déployés sur les lieux pour évacuer la victime et sécuriser la zone, très fréquentée en cette fin de semaine.

Cet accident remet sur la table la problématique de l’état des routes et des infrastructures, notamment la négligence constatée autour des regards et bouches d’égout dont les couvercles manquants représentent un danger permanent pour les automobilistes et piétons.

Fièvre de la Vallée du Rift à Saint-Louis : dix cas confirmés dont quatre décès

Le Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique (MSHP) a confirmé, le 20 septembre 2025, la présence de la fièvre de la Vallée du Rift dans la région de Saint-Louis. Les premiers cas ont été identifiés grâce aux analyses du laboratoire de l’Institut Pasteur de Dakar.

Une investigation préliminaire, conduite par les services de santé en collaboration avec les services de l’Élevage et une équipe de l’Université Gaston Berger (UGB), a permis de recenser 26 personnes ayant été en contact avec les malades confirmés. Six d’entre elles présentaient des symptômes évocateurs et ont fait l’objet de prélèvements.

Au 25 septembre, le bilan fait état de dix cas positifs, dont quatre décès. Face à la gravité de la situation, le Gouverneur de la région a convoqué une réunion de crise du Comité régional de gestion des épidémies (CRGE). À l’issue de cette rencontre, l’Unité mixte de coordination avancée (UMCA) de la zone Nord a été activée pour piloter la riposte sur le terrain.

Dans un communiqué, le MSHP a présenté ses condoléances aux familles endeuillées et souhaité un prompt rétablissement aux malades en cours de traitement. Les autorités sanitaires appellent par ailleurs les populations à respecter strictement les consignes de prévention afin de limiter la propagation du virus.

Macky Sall sera-t-il poursuivi ? Diomaye Faye laisse la justice trancher

Après l’arrestation de plusieurs ministres et membres de l’ancien gouvernement, une question revient avec insistance : l’ancien président Macky Sall pourrait-il, à son tour, être inquiété par la justice, notamment pour des faits présumés de haute trahison ? Interrogé à ce sujet lors d’un entretien avec France 24, le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye a choisi la prudence.

Sans se prononcer directement sur le cas de son prédécesseur, le président sénégalais a rappelé l’importance de la séparation des pouvoirs et du respect de l’État de droit.

« Je fais toujours la différence entre faire la justice et rendre la justice. Rendre la justice suppose respecter la présomption d’innocence de chacun, respecter ses droits à une défense libre et lui assurer un procès juste et équitable. C’est ce à quoi nous nous en tenons au Sénégal, quel que soit le citoyen concerné », a-t-il déclaré.

Concernant les accusations de falsification de la dette publique du Sénégal, Diomaye Faye a tenu à réaffirmer son attachement au principe de la présomption d’innocence.

« Il ne saurait y avoir de présomption de culpabilité sur personne. Chacun est maintenant libre d’exprimer ses opinions, mais quand la justice va se prononcer, quel que soit le cas, elle le fera de manière sereine, sur la base de preuves matérielles qui seront versées devant un juge indépendant et libre », a-t-il ajouté.

KAOLACK : Lancement de Teranga Skills, le Concours national des Métiers du Sénégal

Teranga Skills est un concours national des métiers initié au Sénégal pour valoriser les compétences professionnelles et techniques des jeunes. À Kaolack, 26 talents ont été sélectionnés dans cinq filières : la transformation agroalimentaire, l’électricité, la couture, la menuiserie bois et l’ouvrage métallique.

« Aujourd’hui, nous sommes là dans le cadre du CRD de lancement de Teranga Skills, une compétition nationale sur les métiers. Elle se déroulera en deux phases : d’abord au niveau régional, puis au niveau national avec les lauréats issus des sélections régionales. Les instances et comités d’organisation sont déjà installés et pleinement mobilisés. Cinq métiers ont été retenus pour la compétition dans la région », a expliqué Athanasse Sagne, Chef de projet de l’initiative FIT ! Sénégal.

Il a également précisé que la sélection des coachs, qui ont bénéficié d’un renforcement de capacités, a été effectuée. La compétition régionale est prévue le 4 novembre 2025, au cœur de la ville de Kaolack.

L’objectif de ce concours est de promouvoir le savoir-faire local, de valoriser les métiers retenus et de donner davantage de visibilité à la formation professionnelle, qui reste encore insuffisamment mise en lumière.

« Cette initiative ambitieuse, portée par le Ministère de la Formation professionnelle et technique, s’inscrit dans la dynamique de l’Agenda national de transformation Vision Sénégal 2050, qui place le développement du capital humain au cœur de ses priorités », a rappelé M. Sagne.

Cofinancée par l’Union européenne, les Pays-Bas et le Luxembourg, dans le cadre de l’initiative FIT ! Sénégal, la première édition de Teranga Skills s’inscrit dans le contexte des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, en s’inspirant des valeurs d’excellence, de rigueur et de passion véhiculées par cet événement international.

Sénégal – 23 ans après le naufrage du “Joola” : un souvenir qui hante encore la nation

Le 26 septembre 2002, le Sénégal connaissait l’une des pires tragédies maritimes de l’histoire contemporaine. Le naufrage du bateau “Le Joola”, survenu au large des côtes gambiennes, emportait plus de 1 800 vies humaines, faisant de ce drame l’un des naufrages les plus meurtriers au monde, bien au-delà du Titanic.

Vingt-trois ans plus tard, la blessure reste béante. Chaque année, familles endeuillées, rescapés et autorités se recueillent en mémoire des disparus, dont la majorité des corps n’ont jamais été retrouvés. Pour beaucoup, le naufrage du Joola demeure une plaie nationale, mais aussi une question de justice et de mémoire.

En conférence de presse, le 18 septembre dernier, à la veille de la cérémonie commémorative, Samsidine Aïdara, porte-parole du collectif des familles des victimes, a réitéré une demande de longue date : le renflouement de l’épave.

« Ce n’est pas qu’un symbole : c’est un acte fort de respect envers les disparus et leurs proches », a-t-il déclaré, rappelant que la carcasse du navire repose toujours dans les eaux gambiennes, à quelques dizaines de mètres de profondeur.

Au-delà du recueillement, les familles réclament depuis plus de deux décennies des réponses sur les responsabilités de l’époque, ainsi qu’un lieu de mémoire digne pour honorer les victimes. Plusieurs projets ont été évoqués, mais leur concrétisation tarde encore.

Le drame du Joola a marqué un véritable électrochoc dans la gestion de la sécurité maritime au Sénégal. Il a mis en lumière la nécessité d’une régulation plus stricte, de navires respectant les normes internationales et d’un contrôle rigoureux des capacités d’embarquement.

“Plus jamais ça”

En ce 23ᵉ anniversaire, le souvenir du Joola demeure un moment de douleur partagée mais aussi d’unité nationale. L’hommage aux disparus s’accompagne d’une conviction profonde : plus jamais une telle tragédie ne doit se reproduire.

Kaolack : plus de 40 camions hydrocureurs mobilisés pour assainir les écoles avant la rentrée

À l’approche de la rentrée scolaire 2025-2026, le regroupement des vidangeurs de fosses septiques de Kaolack s’engage à soutenir les établissements scolaires en proie aux inondations. Lors du Comité régional de développement (CRD) consacré aux préparatifs de la rentrée, ces professionnels ont annoncé la mobilisation de plus de 40 camions hydrocureurs pour procéder à l’évacuation des eaux pluviales dans les écoles.

Face aux difficultés récurrentes liées à l’assainissement, cette initiative est perçue comme un véritable soulagement par la communauté éducative. « L’objectif est de créer un environnement propre et sain pour les élèves, afin de favoriser de meilleures conditions d’apprentissage », a déclaré Yoro Diouf, président du regroupement.

Les autorités administratives et éducatives, les directeurs d’école ainsi que les associations de parents d’élèves ont unanimement salué ce geste citoyen. Ils y voient une contribution essentielle pour combler le manque de moyens techniques et financiers auquel font souvent face les établissements scolaires de la région.

Au-delà de l’opération d’assainissement, Yoro Diouf a rappelé la vocation sociale de son regroupement : « La responsabilité des regroupements dans le bien-être de la communauté est toujours dans cette dynamique. Nous contribuons activement au développement économique, social et environnemental, tout en renforçant le tissu social ».

Cependant, pour assurer la réussite de cette mobilisation, les vidangeurs appellent à un soutien logistique et financier. Ils sollicitent notamment l’appui de la mairie et des bonnes volontés, en particulier pour l’approvisionnement en carburant, indispensable à la couverture de l’ensemble des établissements encore sous les eaux.

Le journaliste Aly Saleh lance S2C

Le journaliste international et consultant de renom, bien connu dans le milieu des médias et de la communication qui accompagne depuis de très nombreuses années les Ambassades, Ong humanitaires, Organisations politiques et de la société civile, Associations de développement, Directions générales…, met en place une Agence de communication baptisée S2C (Saleh Consulting/Communication).

Avec comme activités exercées ses spécialités: consultance, communication, journalisme, conseil, prestations intellectuelles…, l’agence de com S2C sera une entreprise qui va développer des stratégies et créer des messages pour améliorer la visibilité et la notoriété d’une marque, d’un produit ou d’une personne en ciblant des publics spécifiques. Ce professionnel des médias, laisse entendre que S2C va aussi proposer une gamme de services incluant le conseil stratégique, le branding, la publicité, les relations publiques, le marketing digital et la création de contenu, en mettant l’accent sur une veille constante des tendances du marché et l’utilisation des nouvelles technologies pour optimiser les campagnes et les retours sur investissement.
« Comme vous le savez, une agence de communication est une entreprise spécialisée dans la création et la gestion des messages destinés à promouvoir une personne, une marque, un produit ou un service. C’est cela qui aide le client à atteindre ses objectifs en matière de visibilité, de notoriété et de relation avec le public cible », a expliqué Aly Saleh, responsable de S2C qui ajoute: « on est maintenant bien rodés dans la com, puis que nous avons eu à accompagner de grandes personnalités politiques, religieuses et diplomatiques et pas mal d’organisation dans des événements nationaux et à dimension internationale notamment des foires internationales, des colloques, forums et ateliers internationaux qui, il est tout de même important de le signaler, ont connu le succès escompté par nos partenaires. Ce n’est maintenant donc qu’une question de formaliser les choses avec la nouvelle boîte S2c ».

« L’agence que nous avons mis en place va donc concevoir et mettre en œuvre des campagnes publicitaires pour promouvoir le produit ou le service de nos futurs clients. Elle va donc gèrer la com avec les médias et le public. Et évidemment, cela peut inclure la rédaction de communiqués de presse, l’organisation d’événements médiatiques mais aussi la gestion des relations avec les journalistes », a poursuivi M. Saleh.
Désormais, vous pourrez compter sur l’agence de communication S2C qui a pour mission de développer et pérenniser les entreprises qui font appel à ses services. Puisque pour une entreprise, faire appel aux services d’un prestataire en communication permet d’investir dans le domaine de la communication.

Pour rappel, Aly Saleh, actuel Directeur de rédaction du quotidien d’informations et d’enquêtes, l’Essentiel en 2 minutes et du site Actusen news, est titulaire d’un Master professionnel en journalisme et communication et a déjà collaboré avec de grands médias comme Rfi, Cfi, Tv5, Radio Pluriel en France, Rdv, Rtm, Rtb, Dtv, Radio Dunyaa de la grande et belle époque entre autres.
Bon vent et plein succès à notre confrère A.S, pour la suite…
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Sénégal : La Marine nationale secourt 142 migrants au large de Dakar

La Marine nationale sénégalaise a annoncé, ce jeudi 25 septembre 2025, avoir secouru une pirogue transportant 142 personnes à environ 120 kilomètres au large de Dakar. L’opération a été menée en coordination avec l’Armée de l’air, selon une note rendue publique par la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA) sur le réseau social X.

À l’issue de l’intervention, les passagers ont été conduits à la Base navale Amiral Faye Gassama, où ils ont été remis aux services compétents pour la suite des procédures.

Cet incident s’inscrit dans un contexte marqué par la recrudescence des tentatives de migration irrégulière par voie maritime. La DIRPA rappelle que deux embarcations ont été secourues en l’espace d’une semaine au large des côtes sénégalaises, confirmant la forte pression migratoire qui s’exerce sur la région.

Mémoire africaine : Bassirou Diomaye Faye et John Dramani Mahama co-président une rencontre historique au African Burial Ground

Le Sénégal a organisé, au African Burial Ground National Monument, une cérémonie de haute portée symbolique consacrée à la mémoire africaine, à la justice et aux réparations.

L’événement a été placé sous la co-présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, Président de la République du Sénégal, et de Son Excellence Monsieur John Dramani Mahama, Président de la République du Ghana, en présence de hautes personnalités africaines et caribéennes, ainsi que de représentants de la Diaspora.

Cette rencontre a été l’occasion de rappeler que la mémoire n’est pas seulement le rappel d’un passé douloureux, mais constitue une boussole pour l’avenir, appelant les générations présentes et futures à tirer de l’histoire les leçons nécessaires pour bâtir un avenir fondé sur la dignité, la solidarité et la justice.

Inscrit dans la dynamique impulsée par l’Union Africaine, ce rassemblement vise à transformer la mémoire partagée en force d’action collective. Il s’agit notamment de promouvoir la reconnaissance des injustices historiques, de renforcer la cohésion entre l’Afrique et sa Diaspora et d’avancer de manière concertée dans le combat pour la justice et les réparations.

Par cette initiative, le Sénégal réaffirme son attachement à la préservation et à la valorisation de la mémoire historique, ainsi que son engagement à œuvrer, aux côtés des nations africaines et de la Diaspora, à la construction d’un avenir commun empreint de dignité, de justice et de fraternité.

Sénégal : le fils de Madiambal Diagne arrêté à Karang en tentant de quitter le pays

Mohamed Diagne, fils du journaliste et patron de presse Madiambal Diagne, a été arrêté tôt ce jeudi 25 septembre 2025 à Karang par les éléments du commissariat spécial. Âgé de 33 ans et se présentant comme administrateur de société, il tentait de rallier la Gambie à moto.

Selon des sources policières, il avait sur lui un sac contenant des vêtements et une somme d’un peu plus d’un million de francs CFA. Arrivé à Passy, il aurait payé 50 000 francs CFA à un conducteur de moto Jakarta pour traverser la frontière. Sa tentative a été stoppée grâce à la vigilance des agents de la Direction de la Police de l’Air et des Frontières (DPAF).

Les vérifications ont révélé que Mohamed Diagne faisait l’objet d’une opposition de sortie du territoire national. Il a été conduit à Dakar et remis à la Division des investigations criminelles (DIC).

Son arrestation intervient dans le cadre de l’information judiciaire ouverte contre son père, Madiambal Diagne, poursuivi pour blanchiment de capitaux et association de malfaiteurs dans une affaire de transactions suspectes estimées à 21 milliards de francs CFA.

Général Gaye publie son nouvel opus : « Les traditions dans les armées, facteur de cohésion et de supériorité opérationnelle »

Le monde de la littérature vient de s’enrichir d’un nouvel ouvrage intitulé « Les traditions dans les armées, facteur de cohésion et de supériorité opérationnelle ». Dans cet opus, son auteur, le général de division Mamadou Gaye, analyse en profondeur les pratiques traditionnelles au sein des armées, tout en mettant en lumière leur diversité et leur portée symbolique.

Publié aux éditions L’Harmattan, ce livre s’inscrit dans la réflexion sur les problématiques de défense et de sécurité. Le général Gaye s’est attaché à démontrer le rôle essentiel des traditions militaires et leur lien direct avec l’aptitude opérationnelle, bien au-delà du simple rituel ou de la symbolique.

En effet, les symboles, les traditions et les identités militaires constituent un enjeu majeur et représentent des repères consubstantiels à la militarité. En explorant leurs codes et leurs représentations, l’auteur analyse les pratiques usuelles dans les armées, tout en évaluant leur richesse et leur valeur symbolique.

« Loin d’être figées dans le temps, les traditions sont en perpétuel renouvellement. Cet ouvrage passe au peigne fin les codes mobilisés par ces représentations et tente de mieux cerner les rituels, les pratiques et la manière dont ils s’insèrent, pour leurs acteurs comme pour leurs observateurs, dans la société militaire », souligne-t-il.

Préfacé par le général d’armée aérienne Birame Diop, ministre des Forces armées, ce livre bénéficie également des contributions de nombreux personnels des armées et des forces de défense et de sécurité. Il se veut à la fois un référentiel éthique et pédagogique, pouvant servir de guide pour une meilleure connaissance du patrimoine traditionnel militaire et de ses fonctions, souvent méconnues du grand public.

À noter que le général de division Mamadou Gaye est l’actuel délégué général au Pèlerinage aux Lieux saints de l’Islam. Diplômé de l’École supérieure de guerre de Shrivenham en Angleterre, il a occupé plusieurs hautes fonctions au Sénégal, avant d’être désigné commandant de la Force de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Il a ensuite dirigé l’équipe interdépartementale des Nations Unies chargée de la mise en œuvre de la Résolution 2719 relative à l’appui aux missions de soutien à la paix en Afrique.

Auteur d’une quarantaine de publications et d’essais de réflexion géopolitique et stratégique, le général Gaye a également consacré une part importante de ses travaux à l’éducation nationale. Il est titulaire de nombreuses distinctions et décorations nationales et internationales.

A. Saleh

Éducation à Kaolack : 39 établissements inondés et un déficit de plus de 300 enseignants

L’Inspection d’Académie de Kaolack a abrité, ce jeudi 25 septembre 2025, le Comité Régional de Développement (CRD) consacré aux préparatifs de la rentrée scolaire 2025-2026. La rencontre, présidée par le Gouverneur de région Mouhamed Moctar Watt, a réuni l’Inspecteur d’Académie, les autorités administratives, territoriales, les élus locaux, les syndicats d’enseignants, les parents d’élèves ainsi que les partenaires techniques et financiers.

Dans son allocution, le gouverneur a rappelé que ce CRD s’inscrivait dans la continuité des années précédentes et avait pour but de passer en revue les contraintes susceptibles d’entraver l’effectivité de la rentrée, prévue pour le 8 octobre 2025. Il est également revenu sur les résultats des examens de l’année écoulée :

« La région a enregistré un taux de réussite de moins de 40 % au baccalauréat. Cette contre-performance est principalement due au privé laïque, dont le taux de réussite ne dépasse pas 21 %, ce qui a tiré les statistiques régionales vers le bas. C’est pourquoi des instructions ont été données à l’IA pour renforcer l’encadrement de ce secteur et veiller au respect des normes réglementaires », a-t-il déclaré.

S’agissant des contraintes relevées, le gouverneur a souligné deux difficultés majeures :

39 établissements scolaires encore envahis par les eaux de pluie ; Un déficit de plus de 300 enseignants (276 pour le préscolaire et l’élémentaire, et 100 pour le moyen-secondaire).

À cela s’ajoute un manque de tables-bancs et d’infrastructures adéquates. Pour y remédier, le gouverneur a insisté sur le respect du calendrier : la rentrée des enseignants est fixée au 6 octobre et celle des élèves au 8 octobre. Il a également demandé aux collectivités territoriales de rendre disponibles les fournitures scolaires avant l’ouverture officielle des classes.

De son côté, l’Inspecteur d’Académie, Samba Diakhaté, a dressé un état des lieux préoccupant mais a tenu à saluer l’engagement des différents acteurs :

« La situation des écoles inondées est alarmante, mais des dispositifs sont déjà mis en place avec l’appui des collectivités et des services techniques. Nous travaillons à ce que les cours démarrent effectivement dès le premier jour de la rentrée », a-t-il rassuré.

Affaires judiciaires : le Forum du justiciable rappelle l’importance du respect de la présomption d’innocence

Alors que plusieurs dossiers sensibles sont actuellement instruits par le pool judiciaire financier, le Forum du justiciable a tenu à rappeler un principe fondamental : la présomption d’innocence. Dans un communiqué rendu public par son Bureau exécutif, l’organisation a insisté sur le fait que chaque individu a droit au respect de sa réputation et de sa dignité tant qu’aucune décision de justice définitive n’a établi sa culpabilité.

Le Forum souligne que ce droit de la personnalité est inscrit dans la loi et que personne ne peut être considéré comme coupable avant d’avoir été jugé dans les formes prévues par la législation. Si l’opinion publique a le droit légitime d’être informée du traitement des dossiers, puisque la justice est rendue au nom du peuple, cette liberté d’information ne doit pas empiéter sur les droits fondamentaux des personnes mises en cause.

L’organisation rappelle que les commentaires, chroniques et débats publics ne doivent pas franchir la limite qui sépare l’information de la stigmatisation. Assimiler un prévenu ou un mis en cause au véritable auteur d’une infraction avant la fin de la procédure revient, selon elle, à violer ses droits à l’honneur, à la liberté, à l’intimité et à la dignité.

Se voulant cohérent avec son engagement en faveur de la promotion des droits humains, le Forum du justiciable appelle à bannir toute forme de procès médiatique et à laisser la justice suivre son cours. Il exhorte les acteurs politiques, les journalistes, mais aussi les citoyens, à respecter scrupuleusement la présomption d’innocence, que les personnes soient citées dans des rapports de corps de contrôle ou dans des affaires déjà instruites.

Pour l’organisation, la crédibilité de l’appareil judiciaire et la protection des libertés individuelles passent par une application rigoureuse de ce principe, pierre angulaire de l’État de droit.

Conférence de presse de Gueum Sa Bopp : inondations, inflation et désillusion, les cadres tirent à boulets rouges sur le régime

Réunis devant la presse, les cadres du mouvement Gueum Sa Bopp ont dressé un tableau sombre de la situation nationale. Dans un texte liminaire au ton offensif, ils ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme l’échec du gouvernement actuel face aux inondations, à l’inflation et à la gouvernance en général.

Pour eux, chaque hivernage est devenu synonyme d’humiliation pour les Sénégalais. Ils estiment que les inondations ne sont pas de simples catastrophes naturelles, mais la conséquence directe d’un État absent et d’une gouvernance défaillante. « Les inondations ne tombent pas du ciel, elles coulent des canalisations bouchées par la corruption », ont-ils martelé, rappelant les 766 milliards engloutis dans le Plan décennal de lutte contre les inondations, sans résultats tangibles.

Les responsables du mouvement dénoncent également ce qu’ils appellent « le rituel de l’indécence » : la présence médiatisée des ministres dans les quartiers sinistrés, bottes aux pieds, sans solutions durables. Ils affirment que les victimes paient plus l’incompétence des dirigeants que la colère du ciel.

Les critiques se sont aussi élargies au bilan de l’équipe gouvernementale en place depuis près de deux ans. Les cadres de Gueum Sa Bopp parlent d’un « mandat de la désillusion », avec trente et un ministres et secrétaires d’État incapables d’avoir un impact réel sur le quotidien des Sénégalais. Ils fustigent la flambée du chômage, la vie chère, l’asphyxie des entreprises et les nombreux déplacements présidentiels à l’étranger jugés coûteux et stériles.

Au-delà de l’économie, ils dénoncent un système de taxation jugé insupportable, en particulier sur le mobile money, assimilé à un « racket » qui détruit le pouvoir d’achat des ménages. Dans le même registre, ils s’en prennent à la gestion de la mairie de Dakar, qualifiant de scandale la mise à l’écart de Barthélémy Dias au profit d’Abass Fall avant même la décision de la Cour suprême.

Les critiques n’ont pas épargné le président Ousmane Sonko, accusé de privilégier la mise en scène et les ovations à l’étranger, notamment lors de son séjour à Milan, plutôt que de s’occuper des difficultés quotidiennes des Sénégalais. À l’opposé, ils mettent en avant le projet de leur leader Bougane Gueye Dani, notamment la création d’une Banque de la Diaspora pour relier les Sénégalais de l’extérieur aux agriculteurs locaux et financer des projets concrets.

Sur le plan social, Gueum Sa Bopp a insisté sur la gravité de la crise qui frappe les ménages. Ils rappellent que 40 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, que la jeunesse est piégée dans le chômage et l’informel, tandis que l’éducation, la santé, l’eau et l’électricité restent des privilèges pour beaucoup. Ils soulignent également le rôle central des femmes, véritables piliers de l’économie familiale, mais premières victimes de la précarité.

Pour les cadres du mouvement, « le temps des impostures est révolu ». Ils promettent de poursuivre le combat contre l’injustice, la mauvaise gouvernance et ce qu’ils qualifient de trahison politique. « L’histoire jugera. Le peuple décidera », concluent-ils, se posant en alternative face à un régime qu’ils accusent d’avoir transformé l’espérance en désillusion.

Disparition de l’artiste peintre Abdoulaye Diallo, « le berger de l’île de Ngor »

Le monde de la culture sénégalaise est en deuil. L’artiste peintre et poète Abdoulaye Diallo, plus connu sous le surnom de « berger de l’île de Ngor », s’est éteint ce jeudi 25 septembre 2025, des suites d’une longue maladie.

Ancien ingénieur des Télécommunications, Abdoulaye Diallo avait troqué les chiffres et les techniques pour les couleurs et les toiles. Son univers artistique, profondément inspiré par la mer, la vie insulaire et les traditions sénégalaises, lui avait valu une reconnaissance au-delà des frontières. L’un de ses tableaux avait d’ailleurs été cédé à 3 millions d’euros, témoignant de la valeur et de la rareté de son œuvre.

À la fois poète et peintre, il avait su marier la rigueur scientifique de son ancienne profession et la sensibilité artistique qui habitait son âme. Son atelier de Ngor était devenu un lieu de passage pour amateurs d’art, touristes, mais aussi jeunes artistes venus apprendre et s’inspirer.

Abdoulaye Diallo laisse derrière lui un héritage artistique immense, marqué par une œuvre où se mêlent identité, spiritualité et ouverture au monde.

La rédaction de Ledakarois présente ses condoléances les plus attristées à sa famille établie aux Castors et à Amitié, ainsi qu’à l’ensemble des habitants de Ngor qui perdent l’un de leurs illustres fils.

Qu’il repose en paix.

Kaolack : Les agents municipaux en sit-in pour dénoncer leurs conditions de travail

Les agents municipaux de Kaolack ont organisé, ce jeudi, un sit-in devant l’hôtel de ville pour exprimer leur mécontentement face à ce qu’ils qualifient de « mépris » de la part des autorités municipales. Arborant des brassards rouges, les membres de l’intersyndicale affiliée à la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal (CNTS) exigent le paiement sans délai de leurs primes de motivation et l’amélioration de leurs conditions de travail.

Selon Serigne Abdou Khadre Diop, secrétaire général de la CNTS à Kaolack, « les agents sont fatigués de travailler dans la précarité. Depuis plusieurs mois, nous réclamons nos droits mais la mairie continue de faire la sourde oreille ». Il dénonce également l’absence de dialogue social, qu’il considère comme un facteur aggravant de la crise.

Les manifestants rappellent que leurs revendications ne datent pas d’hier et qu’elles ont été formulées à maintes reprises auprès des autorités locales. Cependant, faute de réponse concrète, la tension ne cesse de monter.

L’intersyndicale avertit que si la situation persiste, elle se verra contrainte de « durcir le ton » avec d’autres formes de mobilisation. « Nous ne demandons que le respect de nos droits légitimes. La balle est dans le camp du maire », a insisté Serigne Abdou Khadre Diop.

Kaolack : le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines lance des journées portes ouvertes pour sensibiliser sur l’exploitation minière

« Nous sommes réunis aujourd’hui à Kaolack dans le cadre d’un atelier de partage et de sensibilisation organisé en marge de la journée portes ouvertes du ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines. Ces journées portes ouvertes font suite à des missions d’audit menées sur l’ensemble du territoire national pour vérifier la conformité des titres miniers », a expliqué Elhadji Amadou Mactar Diagne, directeur régional de l’Énergie, du Pétrole et des Mines de Kaolack.

À l’issue de ces contrôles, le ministère a constaté plusieurs manquements. Ils concernent notamment des autorisations délivrées par des autorités non compétentes ou encore des exploitations clandestines. D’autres irrégularités ont été relevées dans le domaine environnemental, notamment sur les carrières. « Rien qu’au niveau de la région de Kaolack, nous avons identifié plus de 100 sites non réhabilités. Cela constitue un désastre écologique dont l’ampleur n’est pas encore totalement mesurée, mais qui est énorme », a rappelé M. Diagne.

Face à ces constats, le ministre a instruit ses services, en particulier la Direction générale des mines et de la géologie, d’organiser ces journées portes ouvertes afin d’échanger avec les populations, les élus territoriaux et les différents acteurs du secteur. « Il fallait que l’administration se rapproche des populations, et ce n’est qu’un début. Nous avons reçu des instructions : ouvrir nos portes à tous les opérateurs, aux élus territoriaux et à l’ensemble des acteurs du secteur. Nous avons l’obligation de travailler avec eux pour leur apporter appui et conseils », a poursuivi M. Diagne.

Concernant les carrières de Kaolack, il a précisé : « Nous comptons actuellement 11 exploitations en cours, dont 7 de sable et 4 de latérite. Parmi elles, seules 2 carrières disposent d’une autorisation régulière. Les autres fonctionnent sous des autorisations temporaires. Or, une carrière temporaire ne peut pas durer plus de deux ans, avec possibilité de renouvellement d’un an. Même les carrières permanentes ne dépassent pas cinq ans. »

Le directeur régional a également souligné que, depuis trois mois, sa direction travaille en étroite collaboration avec les élus territoriaux. « Il n’y a plus de carrières privées actuellement. Nous avons transmis aux collectivités tous les dossiers nécessaires pour régulariser la situation. Le ministre a donné des instructions fermes : toutes les carrières qui ne seront pas en règle d’ici deux mois seront tout simplement fermées. Les collectivités ont été sensibilisées en ce sens. Si la régularisation n’est pas faite, cela risque d’avoir des répercussions sur les populations qui ont un besoin constant de matériaux de construction. »

M. Diagne a enfin rappelé les avantages pour les collectivités : « Lorsqu’une commune dispose d’une carrière dans son périmètre, elle assure l’approvisionnement de sa population à des prix plus accessibles grâce à la proximité. Ensuite, cela contribue à l’éradication des exploitations illégales ou clandestines. À Kaolack comme ailleurs au Sénégal, certains exploitants se cachent pour travailler la nuit, notamment dans le département de Nioro du Rip où nous avons eu des échos de personnes qui exploitent avant l’aube pour livrer leurs décharges dans la journée. Ce sont des pratiques que nous devons combattre. »

Sénégal : Bougar Diouf libéré après un mois de détention à Rebeuss

Bougar Diouf, président de l’Union des Panafricanistes Sénégalais (UPS) et ancien membre de la coalition « Diomaye Président », a retrouvé la liberté ce jeudi 25 septembre 2025, après avoir purgé une peine d’un mois à la prison de Rebeuss.

Condamné le 27 août dernier par le tribunal des flagrants délits de Dakar pour diffusion de fausses nouvelles, l’activiste avait été reconnu coupable à la suite de messages publiés sur les réseaux sociaux concernant la situation en Casamance. Des publications jugées sensibles par les autorités judiciaires.

Lors de son audition, Bougar Diouf avait défendu sa démarche, affirmant qu’il s’était limité à relayer des propos attribués à un membre du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC). Il avait également insisté sur sa volonté de « défendre l’État de droit et l’unité nationale ».

Abdoulaye Fall officiellement installé à la tête de la Fédération Sénégalaise de Football

La Fédération Sénégalaise de Football (FSF) ouvre une nouvelle page de son histoire. Ce mercredi, au Stade Léopold Sédar Senghor de Dakar, le nouveau président de l’instance, Abdoulaye Fall, a été officiellement installé dans ses fonctions, en même temps que les membres du Comité exécutif (Comex).

La cérémonie s’est déroulée en présence de nombreuses personnalités sportives et administratives, sous la présidence de la ministre de la Jeunesse et des Sports, Khady Diène Gaye. Dans son discours, la ministre a salué “l’engagement et la détermination de la nouvelle équipe dirigeante”, tout en réaffirmant le soutien constant de l’État au développement du football sénégalais.

Abdoulaye Fall a été élu le 3 août dernier avec une nette majorité, recueillant 322 voix contre 30 pour son principal challenger, Mady Touré. Cette victoire écrasante témoigne d’un large consensus autour de sa candidature et de son projet pour le football national.

À la tête de la FSF, Abdoulaye Fall hérite d’une mission de taille : consolider les acquis récents du football sénégalais – marqué par les succès de l’équipe nationale – et surtout impulser des réformes structurantes. Parmi ses priorités figurent la professionnalisation des clubs, l’amélioration de la gouvernance et le renforcement des infrastructures sportives.

Le nouveau président a, par ailleurs, appelé à “l’unité et à la mobilisation de toutes les forces vives du football sénégalais” pour relever les défis futurs et hisser encore plus haut l’étendard du Sénégal sur la scène internationale.

Diffamation présumée : la procédure annulée dans l’affaire opposant Moussa Bala Fofana à Djidiack Faye

Le tribunal correctionnel de Dakar a rendu, ce mercredi 24 septembre 2025, son verdict dans le procès en diffamation opposant le ministre de l’Urbanisme, Moussa Bala Fofana, au directeur de l’Agence régionale de développement (ARD) de Fatick, Djidiack Faye. Le juge a déclaré la procédure nulle, mettant ainsi un terme aux poursuites engagées par le ministre.

Lors de l’audience du 11 juin dernier, la défense de Djidiack Faye, représentée par Me Abdoulahi Diallo, avait soulevé une exception de nullité. L’avocat estimait que la citation délivrée à son client ne respectait pas les délais légaux prévus par l’article 625 du Code de procédure civile. Le procureur de la République, pour sa part, s’était remis à l’appréciation du tribunal.

Le délibéré, prévu initialement le 25 juin, avait été prorogé au 24 septembre, date à laquelle le tribunal a finalement tranché en faveur de la défense.

De son côté, l’avocat du ministre, Me Alioune Badara Ndiaye, avait plaidé le rejet de l’exception, soutenant que la citation avait bel et bien été effectuée dans les règles, par actes séparés.

Pour rappel, Moussa Bala Fofana poursuivait Djidiack Faye ainsi que Cheikh Seck Ndong, directeur du quotidien En Relief, pour diffamation, diffusion de fausses nouvelles et complicité. À l’origine de l’affaire : une contribution publiée dans le journal par Djidiack Faye, dans laquelle il accusait le ministre d’avoir orchestré un complot autour du processus de recrutement du directeur de l’Agence de développement municipal (ADM).

Mansour Faye libéré sous contrôle judiciaire dans l’affaire du Fonds Force Covid-19

Selon des sources concordantes, l’ancien ministre du Développement communautaire, de l’Équité sociale et territoriale, Mansour Faye, a obtenu une libération sous contrôle judiciaire après plusieurs mois de détention préventive.

Le beau-frère de l’ex-président Macky Sall était placé sous mandat de dépôt dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour de lourds chefs d’accusation : association de malfaiteurs, concussion, corruption, prise illégale d’intérêts, faux et usage de faux en écritures privées de commerce ou de banque, détournement de deniers publics, blanchiment de capitaux, ainsi que complicité de ces infractions.

Les poursuites concernent la gestion des fonds du Programme de résilience économique et sociale (PRES), financé par le Fonds Force Covid-19, mis en place au plus fort de la pandémie pour atténuer ses impacts économiques et sociaux. Un montant de 2,7 milliards de francs CFA destiné à son département ministériel est au cœur des soupçons.

Affaire Madiambal Diagne : son épouse arrêtée et placée en garde à vue à la DIC

L’affaire impliquant le journaliste et patron de presse Madiambal Diagne connaît un nouveau rebondissement. Selon le quotidien L’Observateur, son épouse a été interpellée par la Division des investigations criminelles (DIC) et placée en garde à vue.

D’après les informations du journal, les policiers se sont rendus au domicile du couple dans le cadre des recherches visant Madiambal Diagne, convoqué par la DIC mais introuvable. C’est sur place qu’ils ont trouvé et arrêté son épouse. Celle-ci serait, selon le même média, la gérante d’une société appartenant à son mari, ce qui pourrait expliquer sa mise en cause. Les avocats de Mme Diagne et ceux de son époux n’ont, pour l’instant, pas souhaité s’exprimer sur les raisons exactes de cette interpellation.

Le journaliste est visé par une information judiciaire portant sur des présumées transactions financières suspectes d’un montant de 21 milliards de francs CFA, relevées dans un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).

Lundi dernier, Madiambal Diagne avait déjà été bloqué à l’aéroport international Blaise-Diagne (AIBD) alors qu’il tentait de se rendre en France. Après un passage au commissariat de l’aéroport, il avait été relâché mais convoqué le lendemain par la DIC. Il ne s’y étant pas présenté, les enquêteurs sont désormais à sa recherche active.

Affaire libyenne : Nicolas Sarkozy relaxé pour corruption, mais reconnu coupable d’association de malfaiteurs

Le tribunal correctionnel de Paris a rendu jeudi un jugement très attendu dans l’affaire dite du financement libyen de la campagne présidentielle de 2007. Nicolas Sarkozy, ancien président de la République française, a été relaxé des accusations de corruption et de financement illégal de campagne, mais déclaré coupable d’association de malfaiteurs pour avoir laissé ses proches solliciter des fonds auprès du régime de Mouammar Kadhafi.

La présidente du tribunal, Nathalie Gavarino, a estimé qu’en tant que ministre puis chef de l’UMP, Nicolas Sarkozy avait « laissé ses collaborateurs et soutiens politiques agir en son nom » auprès des autorités libyennes afin d’obtenir des financements.

En revanche, les juges n’ont pas suivi l’analyse du Parquet national financier (PNF), qui accusait l’ancien président d’avoir personnellement bénéficié de ces fonds occultes. Sarkozy a ainsi été relaxé des chefs de recel de détournement de fonds publics libyens, corruption passive et financement illégal de campagne électorale.

Deux proches de Nicolas Sarkozy ont été reconnus coupables. Claude Guéant, son ancien secrétaire général à l’Élysée, a été condamné pour corruption passive et faux. Brice Hortefeux, ex-ministre de l’Intérieur, a lui aussi été jugé coupable d’association de malfaiteurs.

En revanche, Éric Woerth, trésorier de la campagne de 2007, a été relaxé.

Le tribunal a par ailleurs constaté l’extinction des poursuites contre Ziad Takieddine, décédé mardi au Liban.

La lecture intégrale du jugement, qui s’étend sur 400 pages, doit durer plusieurs heures. Les motivations précises et la peine infligée à Nicolas Sarkozy seront connues ultérieurement. Le PNF avait requis en mars sept ans de prison, 300.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité, estimant que l’ancien président avait conclu un « pacte de corruption faustien » avec le régime libyen.

Nicolas Sarkozy, qui a toujours dénoncé une « infamie », martèle qu’il n’existe « aucune preuve, pas un centime libyen » pour étayer l’accusation. Selon lui, cette affaire résulte d’un complot ourdi par le clan Kadhafi en représailles à son rôle dans la chute du dictateur en 2011.

Déjà condamné dans l’affaire des écoutes à un an de prison ferme – peine purgée sous bracelet électronique –, il doit encore affronter, le 8 octobre prochain, l’examen par la Cour de cassation de son pourvoi dans l’affaire Bygmalion, liée au financement de sa campagne présidentielle de 2012.

Haute Cour de Justice : la demande de liberté provisoire de Moustapha Diop rejetée

L’ancien ministre du Développement industriel et des Industries, par ailleurs maire de Louga, restera derrière les barreaux. Selon des sources judiciaires confirmées par le journal Libération, la Commission d’instruction de la Haute Cour de Justice a rejeté, la semaine dernière, la demande de mise en liberté provisoire introduite par Moustapha Diop, après son audition au fond.

Inculpé en mai dernier, l’édile de Louga fait face à une série de chefs d’accusation particulièrement lourds : association de malfaiteurs, concussion, corruption, prise illégale d’intérêts, faux et usage de faux en écriture de commerce ou de banque, détournement de deniers publics, escroquerie portant sur des fonds publics, blanchiment de capitaux et complicité. Des accusations qu’il a fermement rejetées devant la Commission d’instruction.

Cette décision de maintien en détention continue de provoquer de vives réactions. Dans son fief de Louga, ses partisans dénoncent ce qu’ils qualifient de « cabale politique » et s’organisent pour une marche de soutien dans les prochains jours. Une mobilisation qui, selon Libération, illustre la forte polarisation de cette affaire, à la fois au niveau local et sur l’échiquier politique national.

Décès de l’actrice Astou Mbaye : le monde du divertissement sénégalais en deuil

Le cinéma sénégalais est en deuil. L’actrice Astou Mbaye, révélée au grand public par son rôle marquant dans la série à succès Double Vie, est décédée. La nouvelle a été annoncée par nos confrères de Senenews, qui expriment leur « grande tristesse » face à cette perte soudaine.

Fille cadette du regretté chanteur Ndiaga Mbaye, figure emblématique de la musique sénégalaise, Astou Mbaye avait conquis le cœur des téléspectateurs par son talent et son jeu d’actrice authentique. Sa prestation dans Double Vie lui avait permis de se faire une place dans l’univers audiovisuel sénégalais, où elle était considérée comme une étoile montante.

Pour l’heure, les circonstances exactes de son décès n’ont pas été précisées. Cette disparition brutale plonge la communauté artistique et le public dans l’émotion et la consternation. Sur les réseaux sociaux, de nombreux hommages affluent déjà, saluant « une actrice prometteuse » qui avait su « captiver et émouvoir ».

La rédaction de Senenews ainsi que de nombreux acteurs du milieu culturel ont adressé leurs condoléances à la famille éplorée, rappelant que la jeune comédienne avait su « nous régaler » à l’écran par sa passion et son talent.

259 candidats à l’émigration clandestine interceptés au large du Sénégal

Nouvelle opération coup de filet contre la migration irrégulière. Dans la nuit du 21 au 22 septembre, la Marine nationale a intercepté une pirogue partie des environs de Bourfoute, en Gambie, avec à son bord 259 candidats à l’émigration clandestine en route vers les îles Canaries.

Redirigés vers le port de Dakar, les passagers ont été pris en charge par la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNLT). Parmi eux figurent 124 Sénégalais, 109 Gambiens, 22 Guinéens de Conakry, 3 Bissau-Guinéens et 1 Malien, dont 13 femmes et 21 mineurs.

Selon les premiers témoignages, les migrants auraient payé entre 300 000 et 500 000 FCFA pour embarquer dans cette traversée périlleuse. Dans certains cas, la facture aurait été réglée directement par des proches installés en Espagne.

Les enquêteurs ont par ailleurs identifié huit membres de l’équipage, soupçonnés de complicité avec l’organisateur principal. Ils devraient répondre devant la justice dans le cadre de la lutte contre le trafic de migrants.

Cette interception confirme la pression migratoire persistante sur les côtes ouest-africaines, malgré les risques mortels de la route atlantique et les opérations de dissuasion menées par les autorités.

Présentation de son livre à New York : Macky Sall appelle à croire en une « Afrique des solutions »

À l’occasion de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations unies, l’ancien président sénégalais Macky Sall a présenté, le 24 septembre 2025 à New York, son nouvel ouvrage intitulé L’Afrique au cœur. Devant un parterre de personnalités de haut niveau, il a livré un plaidoyer vibrant en faveur d’une Afrique confiante en elle-même et pleinement actrice de son destin.

Entouré de figures internationales telles que Ban Ki-moon, ancien secrétaire général de l’ONU, Charles Michel, ancien président du Conseil européen, et Ameenah Gurib-Fakim, ex-présidente de Maurice, Macky Sall a rappelé que son livre n’est « ni une plainte ni une complainte », mais l’expression d’une vision pour une Afrique « revigorée et unie », affranchie des préjugés et des injustices d’un ordre mondial jugé dépassé.

Dans son intervention, l’ancien chef de l’État sénégalais a replacé son engagement dans l’héritage des générations qui ont lutté pour l’indépendance. Selon lui, L’Afrique au cœur est un témoignage de militantisme, nourri par son expérience au service du Sénégal et du continent, notamment à travers ses responsabilités au sein du NEPAD et de l’Union africaine. L’ouvrage, composé de 23 chapitres, aborde les grands défis africains : développement, gouvernance, panafricanisme, transition énergétique, mais aussi place du continent dans la gouvernance mondiale.

Macky Sall a insisté sur la nécessité de corriger les déséquilibres hérités d’un ordre international vieux de quatre-vingts ans, qui marginalise l’Afrique dans les instances de décision. Il a salué l’admission du continent au G20 et l’obtention d’un troisième siège au Conseil d’administration du FMI, tout en déplorant le poids de la dette, les notations biaisées des agences financières et les obstacles à une transition énergétique juste.

L’ancien président a également rappelé que l’Afrique ne devait pas être réduite aux clichés de la pauvreté, des conflits et des crises sanitaires. Pour lui, il existe une autre Afrique, « celle des solutions », portée par une jeunesse dynamique et créative, par des entrepreneurs qui innovent et investissent, et par des ressources naturelles considérables qui peuvent être mises au service d’un développement durable.

Optimiste malgré les défis, Macky Sall a conclu son discours en adressant un message fort à la jeunesse africaine : « Croyez en vous ! L’avenir vous appartient ! Formez-vous, entreprenez et contribuez à écrire le futur de notre continent. L’Afrique de demain sera ce que vous en ferez. »

Avec L’Afrique au cœur, Macky Sall ambitionne ainsi de nourrir le débat sur la place du continent dans le monde et d’appeler à une mobilisation collective des décideurs, de la société civile et surtout des jeunes pour construire une Afrique résolument tournée vers l’avenir.

Macky Sall publie son nouveau livre « L’Afrique au cœur » à New York

L’ancien Président du Sénégal, Macky Sall, a procédé ce mercredi 24 septembre 2025 à New York, en marge de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, au lancement officiel de son nouveau livre intitulé « L’Afrique au cœur ».

Cet ouvrage, présenté devant un public composé de diplomates, de responsables d’organisations internationales, d’universitaires et de personnalités africaines, se veut un plaidoyer pour une Afrique souveraine, innovante et pleinement actrice de son destin. À travers ses pages, Macky Sall partage son expérience d’homme d’État et sa vision des grands enjeux auxquels le continent doit faire face, qu’il s’agisse de gouvernance, de sécurité, de jeunesse, de transition énergétique ou encore de place dans la gouvernance mondiale.

Dans son allocution, l’ancien chef de l’État a rappelé que ce livre « est une invitation à croire en l’Afrique et à placer son développement au centre des priorités de l’agenda mondial ». Il a également insisté sur le rôle décisif de la jeunesse africaine, qu’il considère comme « la principale ressource » capable de transformer durablement le continent.

La cérémonie de lancement a suscité un vif intérêt, notamment auprès des partenaires internationaux, qui y voient une contribution supplémentaire au débat global sur le développement et l’avenir du continent africain. Plusieurs interventions ont salué la démarche de Macky Sall, soulignant la pertinence de son témoignage après douze années passées à la tête du Sénégal.

« L’Afrique au cœur » marque ainsi une nouvelle étape dans le parcours de l’ancien président sénégalais, désormais engagé dans la réflexion et le partage d’idées au service du continent.

Bassirou Diomaye Faye et Bill Gates scellent un partenariat stratégique pour l’innovation numérique au Sénégal

En marge de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu en audience ce mercredi M. Bill Gates, président de la Fondation Gates. La rencontre a abouti à un accord majeur de coopération, marquant une nouvelle étape dans le déploiement du New Deal technologique initié par le Chef de l’État.

Le partenariat, estimé à plus de 10 millions de dollars, vise à accélérer la transformation numérique du Sénégal autour de trois axes clés :

L’identité numérique universelle : un dispositif destiné à donner à chaque citoyen une identité digitale sécurisée et reconnue, facilitant l’accès aux services publics et financiers. Un hub d’intelligence artificielle : orienté vers la recherche et l’innovation, il servira particulièrement aux secteurs de la santé et de l’agriculture, moteurs essentiels du développement inclusif. La création d’une Delivery Unit : chargée de garantir la transparence, l’efficacité et la redevabilité dans la mise en œuvre des projets.

À travers cette collaboration, le Sénégal et la Fondation Gates affichent une ambition commune : faire du pays un pôle africain de l’innovation numérique, capable de générer des solutions locales et de nouvelles opportunités économiques et sociales.

Bras de fer Serigne Mboup / Fadilou Keita

Pr Elhadj Kane (Farlu Jotna) : « Nous avons atteint le degré zéro du débat politique »

La guerre par presse interposée entre le maire de Kaolack, Serigne Mboup, et le Directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), Fadilou Keita, a suscité la réaction du Pr Elhadj Malick Kane, président de Farlu Jotna et natif de la ville de Mbossé. Dans un communiqué rendu public, il a exprimé son inquiétude face à « une polémique indigne qui se déroule dans (sa) ville natale sur le dos de ses habitants ».

« Alors que durant tout l’été, les éléments naturels se sont déchaînés, provoquant des inondations et laissant des eaux stagnantes nuisibles pour la santé et préjudiciables à l’économie, des prétendants potentiels à la mairie de Kaolack s’échangent des insultes par réseaux sociaux interposés », a déploré Pr Kane. Avant de conclure : « Nous avons atteint le degré zéro du débat politique ».

Selon le leader de Farlu Jotna, certains responsables politiques semblent déjà obnubilés par les échéances électorales prévues pourtant dans deux ans.

« Cette polémique, impliquant un maire en exercice et l’un des plus hauts responsables de l’État, est tout simplement inacceptable. Alors que le maire de Kaolack et le directeur de la CDC devraient travailler main dans la main pour financer et réaliser des ouvrages de génie civil capables de contenir les inondations et de réduire les eaux stagnantes, ils s’enferment dans une querelle d’ego qui n’apporte rien à la communauté et freine l’élaboration de solutions durables. Cette attitude démontre que, trop souvent encore, l’intérêt personnel prime sur l’intérêt général et les invectives sur le débat d’idées », a constaté Pr Kane.

Pour lui, les priorités sont ailleurs, dans une ville qui « manque de tout ».

« La situation de Kaolack, ville insalubre, devrait alerter les élus et les pousser à prendre à bras-le-corps le dossier brûlant de la lutte contre les inondations. Limiter les dégâts en recourant à des pompes ou à du matériel d’excavation ne fait que réduire temporairement les préjudices pour les populations. Ce ne sont que des pansements sur une jambe de bois », a-t-il illustré.

Le Pr Kane estime qu’il est urgent d’adopter une approche structurelle et durable :

« Pour lutter efficacement contre ce fléau, il faut concevoir un plan sur dix ans intégrant une organisation rigoureuse de la gestion des déchets, la construction d’un réseau dense et efficace de canalisations ainsi que la réalisation d’aménagements urbains adaptés ».

A. Saleh

Alioune Tine rend visite à Badara Gadiaga et Abdou Nguer : « Ils sont en pleine forme avec un moral d’acier »

Le fondateur d’Africajom Center, Alioune Tine, s’est rendu récemment à la prison de Rebeuss pour rencontrer deux figures médiatiques actuellement incarcérées : Badara Gadiaga et Abdou Nguer. À l’issue de cette visite, il a partagé ses impressions, affirmant que les deux détenus « sont en pleine forme avec un moral d’acier » et réitérant sa conviction qu’ils sont innocents.

Selon Alioune Tine, les dossiers judiciaires concernant les deux chroniqueurs sont « vides », ce qui expliquerait leur sérénité face à la détention.

Dans son témoignage, le fondateur d’Africajom Center a rappelé le parcours de Badara Gadiaga, chroniqueur politique, ancien membre actif du M23 et figure marquante de l’émission Jakarloo sur la TFM. Connu pour son éloquence en français comme en wolof, Gadiaga a, selon lui, exercé une grande influence sur l’opinion publique, ce qui pourrait expliquer son arrestation.

Concernant Abdou Nguer, chroniqueur wolof, Alioune Tine a mis en avant sa capacité à transformer son séjour carcéral en une opportunité d’apprentissage et d’enseignement. Il s’inspire, a-t-il dit, de la célèbre devise de Nelson Mandela affichée à l’entrée de la prison de Rebeuss : « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde ».

Alioune Tine a lancé un plaidoyer en faveur de leur libération « immédiate et sans condition », estimant que leur maintien en détention ne repose sur aucune base solide. Il a souligné qu’un tel geste contribuerait à apaiser le climat politique et médiatique actuel, qu’il décrit comme « lourd, pesant et toxique », alimenté par des tensions persistantes entre pouvoir et opposition.

Le fondateur d’Africajom Center a, par ailleurs, exhorté l’ensemble des acteurs politiques, du camp présidentiel comme de l’opposition, à œuvrer pour la paix, la stabilité et la sérénité. Des conditions qu’il juge essentielles à la réussite du projet national porté par le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko.

Marie Khone Faye désignée Ambassadrice de la Fondation Merck « Plus qu’une Mère »

À l’occasion de la 7ᵉ édition du Sommet MFFLI de l’Initiative des Premières Dames, la Première dame du Sénégal, Marie Khone Faye, a été honorée en recevant le titre d’Ambassadrice de la Fondation Merck « Plus qu’une Mère ». Une distinction qui consacre son engagement en faveur de la santé et de l’autonomisation des femmes et des filles.

« C’est un véritable honneur d’être nommée Ambassadrice de la Fondation Merck “Plus qu’une Mère” et de rejoindre la 7ᵉ édition du Sommet de l’Initiative des Premières Dames de la Fondation Merck, aux côtés de mes sœurs, leurs excellences Premières Dames d’Afrique et d’Asie, à travers les programmes de la Fondation Merck », a déclaré la Première dame, visiblement émue.

Marie Khone Faye a salué les efforts de la Fondation Merck, notamment son appui au renforcement du système de santé au Sénégal à travers l’octroi de bourses de formation spécialisée à des médecins nationaux. Ce programme a permis de développer des compétences pointues dans des disciplines clés, contribuant ainsi à l’amélioration de la prise en charge médicale dans le pays.

La Première dame a également profité de la tribune pour annoncer le lancement du programme « Éduquer Linda », une initiative qui vise à promouvoir l’éducation des filles. « Je crois fermement à l’autonomisation des filles par l’éducation, car elle joue un rôle crucial dans la construction de nations plus fortes et plus saines », a-t-elle affirmé.

Pour sa part, la sénatrice Dr Rasha Kelej, directrice générale de la Fondation Merck, a rappelé les efforts déjà consentis au Sénégal : « Nous avons jusqu’à présent fourni 25 bourses à des médecins sénégalais dans de nombreuses spécialités telles que l’oncologie, le diabète, la fertilité et l’embryologie. Nous allons bientôt inscrire davantage de médecins dans diverses autres spécialités critiques et mal desservies ».

Avec cette nomination, Marie Khone Faye rejoint le cercle restreint des Premières Dames d’Afrique et d’Asie qui collaborent activement avec la Fondation Merck pour promouvoir la santé, l’éducation et l’autonomisation des femmes.

Abdoulaye Fall officiellement installé à la tête de la FSF ce jeudi

Plus d’un mois et demi après son élection, Abdoulaye Fall s’apprête à franchir une étape symbolique et institutionnelle. Le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF) sera officiellement installé dans ses fonctions ce jeudi 25 septembre 2025, lors d’une cérémonie prévue au stade Léopold Sédar Senghor de Dakar.

Selon un communiqué de la FSF, l’événement, placé sous la présidence de la ministre de la Jeunesse et des Sports, Khady Diène Gaye, débutera à partir de 10 heures.

Abdoulaye Fall, élu lors de l’assemblée générale élective de la FSF, succède à Augustin Senghor qui a dirigé le football sénégalais de 2009 à 2025, marquant seize années d’un long règne. Sa prise de fonctions inaugure une nouvelle ère pour le ballon rond national, avec de grands défis à relever, notamment la gestion des sélections nationales, le développement du football local et la modernisation des infrastructures sportives.

Bassirou Diomaye Faye plaide pour une démocratie vivante et unie contre l’extrémisme

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a pris part ce mercredi 24 septembre 2025, à New York, à la rencontre de haut niveau de l’initiative « En défense de la démocratie : combattre l’extrémisme ». Aux côtés de plusieurs dirigeants mondiaux, dont les présidents du Chili, du Brésil, de l’Uruguay, de l’Albanie, de la Colombie ainsi que le chef du gouvernement espagnol, le chef de l’État sénégalais a livré un message fort en faveur de la démocratie et du multilatéralisme.

Dans son intervention, le Président Faye a rappelé que « la démocratie est un idéal vivant », qui repose sur un équilibre permanent entre liberté, responsabilité et respect de l’ordre républicain.

Renforcer la confiance entre peuples et dirigeants, en veillant à l’indépendance et à l’équité des institutions ; Défendre le multilatéralisme, menacé par des logiques de puissance et des interventions unilatérales qui fragilisent l’équilibre mondial ; Lutter contre l’extrémisme violent, par des actions sécuritaires, mais aussi par l’éducation et la culture, afin de déconstruire les idéologies haineuses.

Le président sénégalais a également insisté sur la nécessité d’un dialogue permanent, fondé sur l’équité et la justice sociale, qu’il considère comme des piliers essentiels pour préserver la vitalité des démocraties et construire un monde plus stable et solidaire.

Affaire Amadou Sall : Wally Seck entendu par le juge du Pôle judiciaire financier

Le chanteur sénégalais Wally Ballago Seck a comparu ce mercredi devant le juge du Pôle judiciaire financier (PJF), dans le cadre de l’enquête en cours sur l’affaire Amadou Sall, fils de l’ancien président Macky Sall.

L’audition, qui a retenu l’attention du grand public en raison de la notoriété de l’artiste, s’inscrit dans une série d’investigations visant à faire la lumière sur ce dossier qui défraie la chronique depuis plusieurs semaines. Selon nos informations, Wally Seck a été interrogé sur certains aspects de ses relations supposées ou présumées avec les protagonistes du dossier.

À l’issue de son passage devant le magistrat instructeur, le chanteur a pu regagner son domicile. Aucune mesure coercitive n’a été prise à son encontre. Il ressort ainsi libre, contrairement aux spéculations qui circulaient avant son audition.

Cette convocation illustre la volonté du Pôle judiciaire financier de multiplier les auditions afin de recueillir le maximum d’éléments dans ce dossier sensible. Pour l’heure, ni les enquêteurs ni l’entourage de Wally Seck n’ont souhaité faire de commentaires sur la nature exacte des questions posées au chanteur.

Dakar : Les plateformes de transport en ligne autorisées à opérer, les taxis traditionnels déboutés

Le bras de fer opposant les chauffeurs de taxis urbains aux plateformes de transport en ligne a connu, ce mercredi 24 septembre, un tournant décisif. Le tribunal de Dakar a rendu son verdict en faveur des multinationales telles que Yango, Yassir ou encore Heetch, confirmant leur droit d’exercer leurs activités de transport urbain via des applications numériques au Sénégal.

Cette décision constitue un revers cinglant pour le Regroupement des chauffeurs de taxis urbains du Sénégal (RTUS), qui contestait la légalité de ces services. Les chauffeurs traditionnels dénoncent depuis plusieurs années une concurrence « déloyale », pointant l’absence de cadre réglementaire spécifique pour ces plateformes et les pertes économiques qu’ils disent subir au quotidien.

Le débat autour des plateformes numériques de transport n’est pas nouveau. Depuis leur implantation au Sénégal, elles séduisent une partie croissante des usagers grâce à la simplicité de leurs applications, la possibilité de connaître le prix de la course à l’avance, et souvent, des véhicules jugés plus confortables que les taxis traditionnels.

Face à cet engouement, les chauffeurs urbains, organisés autour du RTUS, n’ont cessé de multiplier les actions de contestation : grèves, manifestations et blocages de routes, réclamant tantôt l’interdiction pure et simple de ces plateformes, tantôt l’instauration de règles fiscales et réglementaires équivalentes à celles qui pèsent sur les taxis.

Ce bras de fer met également en lumière un vide juridique. Alors que les taxis traditionnels doivent s’acquitter de licences, de taxes et respecter certaines contraintes administratives, les chauffeurs travaillant avec Yango, Yassir ou Heetch évoluent dans une zone grise. Le gouvernement a plusieurs fois promis d’ouvrir des discussions pour encadrer ce secteur, sans toutefois parvenir à un consensus.

La décision du tribunal conforte donc, pour l’instant, la position des plateformes, mais ne règle pas le problème de fond : la régulation d’un marché en pleine mutation. Entre innovation numérique et protection des acteurs historiques, l’État sénégalais est désormais sous pression pour arbitrer définitivement.

À la sortie du tribunal, la frustration était palpable. Plusieurs chauffeurs de taxi, venus en grand nombre assister au verdict, ont exprimé leur colère. « Nous payons nos licences chaque année, nous respectons les charges, et voilà qu’on nous laisse seuls face à des concurrents qui n’ont pas les mêmes obligations », a dénoncé l’un d’eux.

Le RTUS a annoncé la tenue prochaine d’une conférence de presse pour réagir officiellement à cette décision et définir les prochaines étapes de son combat.

Si les plateformes sortent renforcées de cette bataille judiciaire, elles pourraient néanmoins faire face à une recrudescence des tensions sur le terrain. Les taxis, eux, misent désormais sur une action politique et syndicale pour obtenir un encadrement plus strict du secteur.

Sénégal : un nouveau cas de Mpox confirmé, les autorités sanitaires alertent

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a confirmé un nouveau cas de Mpox, plus connue sous le nom de variole du singe, au Sénégal. Contrairement au premier cas signalé dans le pays, celui-ci concerne un ressortissant sénégalais.

Selon Mamadou Ndiaye, Directeur de la prévention, vingt (20) cas contacts ont été identifiés autour du malade. Ce dernier a été localisé dans la région de Dakar et n’a déclaré aucun voyage en dehors de cette zone, ce qui renforce l’hypothèse d’une circulation locale du virus.

« À partir de ce deuxième cas et selon des informations disponibles, nous pouvons dire que le virus est en train de circuler. En tout cas dans certaines zones du pays et particulièrement dans la zone de Dakar », a-t-il déclaré sur les ondes de la RFM.

Face à cette situation, les autorités sanitaires appellent à la vigilance. Mamadou Ndiaye invite les populations à surveiller l’apparition de signes évocateurs tels que l’éruption cutanée, notamment des boutons au visage et aux extrémités. Toute personne présentant ces symptômes est encouragée à se rendre rapidement dans une structure de santé pour une prise en charge adéquate.

Le Directeur de la prévention rappelle également la nécessité d’éviter les contacts physiques rapprochés, qui constituent l’un des principaux modes de transmission interhumaine du Mpox.

Coopération énergétique : Bassirou Diomaye Faye reçoit le Pdg de Kosmos Energy

Après avoir rencontré Meg O’Neill, directrice générale de Woodside, opérateur du projet pétrolier de Sangomar, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accordé ce mardi une audience à Andy Inglis, président-directeur général de Kosmos Energy. La compagnie américaine est l’opératrice du champ gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie.

Selon un communiqué de la présidence de la République, les échanges ont porté sur « le renforcement du partenariat entre le Sénégal et Kosmos » ainsi que sur l’état d’avancement des projets énergétiques en cours. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de bâtir une coopération « fondée sur des bénéfices mutuels et, surtout, orientée vers l’amélioration des conditions de vie des populations ».

La présidence n’a cependant pas précisé si la question de l’approvisionnement de l’industrie sénégalaise en gaz naturel a été abordée. Ce sujet demeure l’un des principaux points de discorde entre l’État et les compagnies gazières opérant sur le champ GTA.

En août dernier, le Premier ministre Ousmane Sonko avait exprimé avec fermeté la position du gouvernement :

« Sur 2026, nous ne voulons pas aller chercher 9 cargaisons de gaz très loin pour les amener au Sénégal, alors qu’il y a du gaz produit ici. Nous voulons nous approvisionner ici même et nous allons poser les actes qu’il faut pour le faire », avait-il déclaré.

Au-delà de l’approvisionnement, la question des contrats pétroliers et gaziers reste au cœur de l’agenda présidentiel. Le 3 avril dernier, Bassirou Diomaye Faye annonçait que « le processus de renégociation des contrats suit son cours normal » et que « les résultats obtenus à ce stade sont plus que satisfaisants ».

Affaire des 250 milliards : Madiambal Diagne entendu à la DIC

Le journaliste et patron de presse, Madiambal Diagne, s’est présenté ce mercredi 24 septembre 2025 dans les locaux de la Division des investigations criminelles (DIC). Il répondait à une convocation dans le cadre d’une information judiciaire ouverte à son encontre.

La veille, il avait été empêché de quitter le territoire national. Alors qu’il avait embarqué à bord du vol Air Sénégal HC 425 à destination de Paris, prévu pour décoller à 00h05, les agents de la Police de l’air et des frontières (PAF) l’ont fait descendre de l’appareil quelques minutes avant le départ. D’abord envisagé, son transfert immédiat à Dakar n’a finalement pas eu lieu : il a été autorisé à regagner son domicile, avec obligation de se présenter ce mercredi devant les enquêteurs.

L’affaire trouve son origine dans l’attribution d’un marché public estimé à 250 milliards de francs CFA, octroyé sans appel d’offres à la société Ellipse Projects International. Ce contrat prévoyait la construction de vingt Palais de justice et de nouvelles infrastructures pénitentiaires.

Selon plusieurs sources médiatiques, Madiambal Diagne est soupçonné d’avoir joué le rôle de « facilitateur » dans la conclusion de ce contrat.

Un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) a attiré l’attention des autorités judiciaires. Le document mentionne des flux financiers qualifiés de suspects, dont le montant global dépasserait 21 milliards de francs CFA.

Ces fonds auraient transité via des proches du journaliste, sous la couverture de paiements pour des études architecturales et des prestations administratives. Les enquêteurs soupçonnent qu’il s’agirait en réalité de rétrocommissions liées au marché controversé.

L’audition de Madiambal Diagne à la DIC marque une nouvelle étape dans ce dossier explosif, où se croisent enjeux financiers colossaux, soupçons de corruption et questions de gouvernance dans la passation des marchés publics.

Abdou Nguer face à la justice : une audience décisive fixée au 6 novembre

Le chroniqueur Abdou Nguer, incarcéré depuis avril 2025 à la prison de Rebeuss, s’achemine vers une étape cruciale de son parcours judiciaire. Selon des sources judiciaires, il comparaîtra devant le juge le 6 novembre 2025, une audience très attendue par l’opinion publique.

Tout est parti de ses déclarations jugées polémiques autour du décès de l’ancien président du Conseil constitutionnel, Mamadou Badio Camara. Le parquet a retenu contre lui plusieurs chefs d’inculpation : diffusion de fausses nouvelles, offense au chef de l’État et apologie de crime ou délit. Ces accusations ont conduit à son placement sous mandat de dépôt le 17 avril dernier.

Depuis son incarcération, les avocats du chroniqueur ont introduit à plusieurs reprises des demandes de mise en liberté provisoire. Mais celles-ci ont été systématiquement rejetées, d’abord par le juge d’instruction, puis confirmées en appel par la Cour d’appel de Dakar.

Parallèlement à ce dossier, Abdou Nguer est également visé par une plainte en diffamation déposée par un enseignant. Une procédure distincte qui pourrait encore compliquer sa situation judiciaire.

Nouveaux déboires judiciaires pour Dame Amar : un litige autour d’une voiture refait surface

Déjà incarcéré à la prison de Rebeuss, Dame Amar, fils du défunt homme d’affaires Ameth Amar, fait face à de nouveaux ennuis judiciaires. La veille, Seneweb révélait qu’il avait été extrait de sa cellule dans le cadre d’une affaire l’opposant à Serigne Mbacké Gueye, dit Baye Fall.

Le 10 septembre dernier, Dame Amar a été condamné à un mois de prison ferme et une amende de 150 000 F CFA pour détention et usage de drogue, ainsi que pour corruption, après avoir tenté de monnayer sa liberté. C’est dans ce contexte qu’il a été entendu de nouveau par la justice.

Selon Les Échos, Baye Fall poursuivait Dame Amar pour une créance d’un million de francs CFA. Le litige remonte aux années 2021-2022 et concerne une transaction autour de la vente d’une voiture.

D’après l’entourage de Dame Amar, la somme en question n’était qu’un prêt. Baye Fall, de son côté, affirme qu’il s’agissait d’un acompte pour l’achat du véhicule.

Après remboursement de la somme par Dame Amar, le procureur a décidé de classer l’affaire sans suite.

À l’issue de son audition, l’homme d’affaires a été reconduit à Rebeuss pour poursuivre le reste de sa peine.

Discours de Diomaye sur les Femmes : Des « féministes » exigent des « actes concrets et mesurables »

Le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye lors de son discours prononcé, hier 22 septembre 2025 devant l’Assemblée des Nations Unies, a plaidé pour « l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes et la lutte contre les violences basées sur le genre ». C’est ainsi qu’une quinzaine d’organisations féministes ont signé un communiqué conjoint pour rappeler les promesses du Sénégal en faveur de la déclaration de Beijing, 30 ans après, l’application du protocole de Maputo…

Nous vous rapportons l’intégralité du communiqué
Monsieur le Président, après votre discours à l’ONU, place aux actes.
Ce lundi 22 septembre 2025, le président de la République du Sénégal,Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a prononcé un discours fort affirmant son engagement en faveur de “l’égalité parfaite entre les sexes, l’autonomisation des femmes, la lutte contre les violences basées sur le genre et l’accès des femmes aux postes de décision”.
Le président de la République a également rappelé l’engagement du Sénégal en faveur de la Déclaration de Beijing, qui demeure une référence majeure pour les droits des femmes et des filles à l’échelle mondiale. En tant qu’organisations féministes sénégalaises, nous saluons cette prise de parole symbolique porteuse d’espoir et de reconnaissance.
Toutefois, nous insistons sur le fait que les paroles, aussi fortes soient-elles, ne doivent pas rester de simples performances. Elles doivent être suivies d’actions concrètes et mesurables. Trente ans après Beijing, le défi majeur du Sénégal demeure de traduire ses engagements internationaux en politiques publiques audacieuses et inclusives. Le Sénégal est encore très loin d’atteindre l’égalité entre les sexes, en dépit de ses engagements internationaux.
Les années 2024 et 2025 ont été marquées par une recrudescence alarmante des féminicides dans toutes les régions du pays, révélant l’ampleur des violences systémiques faites aux femmes et aux filles. Les cas de viols, y compris ceux suivis de grossesses, continuent d’augmenter dans un contexte d’impunité persistante, de faiblesse des mécanismes de protection et dans le silence total des autorités.
Sur le plan juridique, plusieurs dispositions nationales demeurent en contradiction flagrante avec les normes internationales.
L’âge légal du mariage fixé à 16 ans pour la fille (Art 111 du Code de la famille) constitue une violation manifeste des droits de l’enfant, tels que consacrés par la Convention relative aux droits de l’enfant, la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant. Cette disposition discriminatoire condamne encore des filles au mariage précoce, compromettant gravement leur santé, leur éducation et leur autonomie.
Par ailleurs, la pratique obligeant aux femmes d’obtenir l’autorisation du mari pour voyager avec leurs enfants constitue une entrave à leur liberté de mouvement et une atteinte à leurs droits parentaux. Cette pratique, fondamentalement discriminatoire, renforce les inégalités de genre dans l’exercice des droits civils.

D’autres dispositions discriminatoires persistent :
● La represion de l’avortement médicalisé pour les femmes et les filles victimes de viol ou d’inceste ( article 305 et 305 bis du code pénal).
● La complexité de la procédure d’autorisation d’un avortement médicalisé en cas de danger pour la vie de la mère (Art 35 du code de déontologie médicale) ● Le pouvoir exclusif du mari de choisir la résidence du ménage, obligeant la femme à s’y conformer sauf décision contraire du juge (Art 153 CF).
L’interdiction de la recherche de paternité pour les enfants nés hors mariage ( Art 196 CF).
● Le mariage d’enfant n’est pénalement sanctionné que si le mari consomme ou tente de consommer l’union avec une mineure de moins de 13 ans, laissant la plupart des mariages précoces impunis. (Art 300 du code pénal).
Le caractère non automatique de la pension de réversion pour les travailleuses ( Art 23 du réglement intérieur relatif au régime général de retraite de l’IPRES), illustrant une discrimination indirecte fondée sur le genre, contraire aux principes d’égalité devant la loi et de non-discrimination garantis par la Constitution Sénégalaise.
Il est essentiel de rappeler que le Sénégal a ratifié le Protocole de Maputo sans réserve, ce qui implique une obligation juridique de mise en conformité de sa législation interne avec les dispositions de ce texte.
Or, cette harmonisation reste largement inachevée. L’écart entre les engagements internationaux du Sénégal et les lois nationales affaiblit la crédibilité de l’État et compromet la réalisation des droits fondamentaux des femmes et des filles.
Nous appelons à une réforme juridique ambitieuse, fondée sur l’égalité réelle, la justice sociale et la reconnaissance pleine du rôle des femmes dans la société. Il est temps de passer de la ratification à l’application, du discours à l’action.

Cela implique :

  1. La révision des textes discriminatoires à l’égard des femmes et des filles, notamment dans le Code de la famille, le Code pénal, le Code général des impôts, entre autres.
  2. La reconnaissance du féminicide dans la législation pénale.
  3. L’harmonisation des lois nationales avec les conventions et traités internationaux ratifiés par le Sénégal.
  4. Une parité effective dans toutes les instances de décision : il s’agit de garantir aux femmes l’accès à des postes de haute responsabilité, tant dans la sphère politique que dans l’administration, la justice et le secteur privé.
  5. Zéro tolérance pour les violences sexistes et sexuelles : Le plaidoyer pour l’égalité doit s’accompagner d’une lutte rigoureuse contre les violences faites aux femmes. Cela implique l’effectivité des lois protectrices, la formation des forces de l’ordre, et la multiplication des structures d’accueil et de prise en charge holistique.
    En cohérence avec les principes énoncés par le Chef de l’État, nous interpellons le gouvernement et le Parlement à traduire cette vision en actes concrets.
    Nous, organisations féministes sénégalaises, resteront vigilantes afin que ce discours symbole du Président de la République ne demeure pas sans écho dans les politiques publiques nationales. Les droits des femmes et des filles méritent plus que des mots : ils exigent des réformes courageuses et une volonté politique inébranlable. Le temps est à l’action. Fait à Dakar , le 23 Septembre 2025 Organisations féministes signataires:
  6. Le Réseau des féministes du Sénégal
  7. JGEN Sénégal
  8. Le Collectif des féministes du Sénégal
  9. Sénégal Actions féministes
  10. Le Collectif Autorité parentale partagée
  11. Association Mères Actives
  12. Jigeen Rek ( Réseau des femmes de Louga)
  13. ROAJELF Sénégal
  14. Molaadé (Association pour la protection des femmes et des enfants)
  15. ALTERCOM ( Association pour les femmes et la communication alternative)
  16. Collectif DAFADOY
  17. Association Actrices Culturelles Ensemble
  18. Collectif Jàma
  19. Institut Féministe Sénégalais
  20. ANOFEN ( Association nouvelles opportunitées pour les femmes et les enfants)

Kaolack : La grande mosquée de Médina Baye, entre spiritualité et insécurité

Haut lieu de spiritualité et de rassemblement des fidèles musulmans, la grande mosquée de Médina Baye attire chaque jour des milliers de visiteurs, particulièrement lors des prières collectives et des grandes cérémonies religieuses. Mais derrière cette effervescence, un phénomène inquiétant prend de l’ampleur : la recrudescence des vols de téléphones portables et de chaussures dans l’enceinte et aux alentours du lieu saint.

Les fidèles rapportent qu’il devient de plus en plus risqué de laisser ses chaussures devant la mosquée ou de se concentrer pleinement sur sa prière avec un téléphone dans la poche.

« À peine tu te prosternes, on te glisse la main dans la poche », témoigne Elhadji Momar Seck, récemment victime du vol de son téléphone portable. Les voleurs, souvent discrets et organisés, profitent de l’affluence et de l’inattention des priants pour agir.

Certains fidèles, découragés, viennent désormais avec des paires de chaussures moins coûteuses ou préfèrent laisser leur téléphone portable à la maison avant de se rendre à la mosquée.

Des habitants dénoncent une situation qui ternit l’image de ce haut lieu symbolique et spirituel. « Médina Baye est un phare religieux pour tout le monde musulman. Il est regrettable qu’elle devienne un repaire de voleurs », déplore Lamine Fall, rencontré devant les murs de la mosquée.

Face à cette insécurité grandissante, des voix s’élèvent pour réclamer davantage de vigilance et un renforcement de la sécurité aux abords de la mosquée. Certains suggèrent la mise en place de comités de veille composés de jeunes volontaires, tandis que d’autres appellent à une collaboration étroite avec les forces de l’ordre, voire à l’installation de caméras de surveillance autour de ce lieu de culte.

Scandale médical à Abass Ndao : un réseau de faux médecins démantelé

Un véritable scandale secoue le secteur de la santé au Sénégal. Trois individus se faisant passer pour des médecins ont été arrêtés par la Brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar, le 22 septembre 2025. Leur interpellation met en lumière une pratique dangereuse et ancienne, qui aurait causé de nombreux préjudices à des patients.

Les mis en cause sont A. Diop (49 ans), domicilié à Keur Massar, qui se présentait comme « assistant infirmier » ; Y. Ndiaye (48 ans), de Thiaroye, se disant « assistant infirmier de bloc » ; et B. Coly (47 ans), habitant Pikine, prétendant être « assistant opérateur de bloc ».

Ils sont poursuivis pour usurpation de fonction et d’identité de médecin, exercice illégal de la médecine et mise en danger de la vie d’autrui.

Selon les premiers éléments de l’enquête, ces individus officiaient depuis plusieurs années dans divers établissements sanitaires de Dakar, sans aucune autorisation légale ni formation médicale adéquate.

Les faux praticiens ne se limitaient pas à seconder le personnel qualifié : ils auraient pratiqué eux-mêmes des actes chirurgicaux, notamment des circoncisions. Plusieurs patients ont d’ailleurs présenté des complications graves à la suite de ces interventions.

Un cas emblématique illustre la gravité de la situation : A. Diop est accusé d’avoir perçu 400 000 FCFA d’une patiente atteinte de goitre, censée être opérée depuis décembre 2024. L’opération, jamais réalisée, a exposé la malade à de lourdes complications, selon l’avis d’un professeur, chef de service du bloc opératoire.

Alertée par des dénonciations, la Légion de gendarmerie de Dakar a mené une descente à l’hôpital Abass Ndao. Les faits ont été confirmés par un responsable du bloc, qui a reconnu l’existence de cette pratique frauduleuse. Il a toutefois précisé avoir toujours refusé de collaborer avec ces faux médecins, contrairement à certains collègues.

Fait troublant : la direction de l’établissement a affirmé aux enquêteurs ignorer totalement l’existence de ces pratiques au sein de l’hôpital.

Ce démantèlement intervient après des plaintes déposées dans le ressort du parquet de Pikine-Guédiawaye. Sur instruction du procureur, une enquête a été ouverte, menant à l’arrestation des trois suspects.

Au-delà de la responsabilité individuelle des mis en cause, cette affaire soulève des interrogations majeures sur les failles du système de contrôle hospitalier et la complaisance de certains acteurs médicaux.

Macky Sall reçoit une délégation de l’Utah pour renforcer la coopération avec l’Afrique

L’ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, a accordé une audience ce lundi 23 septembre à une délégation venue de l’État de l’Utah (États-Unis).

Conduite par M. Jabez Stuart Adams, Président du Sénat de l’État de l’Utah, la délégation comprenait également M. Jonathan Freeman, Président du World Trade Center Utah, et M. Miles Hansen, Président de la Fondation Stirling.

Cette rencontre s’inscrit dans la continuité de la visite effectuée par Macky Sall en mai 2024 à Salt Lake City, où il avait échangé avec plusieurs acteurs politiques et économiques américains.

Les discussions ont porté sur des sujets d’intérêt commun, en particulier les opportunités de coopération entre l’État de l’Utah et l’Afrique. Les parties ont insisté sur la nécessité de renforcer les partenariats dans des secteurs tels que l’éducation, le commerce, les énergies renouvelables et l’innovation technologique.

Macky Sall a salué l’engagement de ses interlocuteurs à développer des passerelles durables entre l’Utah et le continent africain, estimant que « le dialogue et les échanges directs sont essentiels pour bâtir une coopération mutuellement bénéfique ».

La délégation américaine a, de son côté, exprimé sa volonté d’intensifier les échanges institutionnels et économiques avec l’Afrique, en mettant en avant l’expérience de l’Utah dans le développement local et l’entrepreneuriat.

Crue du fleuve Sénégal : vigilance maximale à Bakel, Matam et Podor

Le suivi hydrologique des stations installées sur le fleuve Sénégal révèle une situation préoccupante dans plusieurs localités de la vallée. Les dernières données montrent que les plans d’eau ont franchi les seuils critiques à Bakel, Matam et Podor, tandis que les lâchers d’eau opérés au barrage de Manantali accentuent l’inquiétude des populations riveraines.

Selon le bulletin journalier de la brigade des ressources en eau de Saint-Louis et de Matam, le niveau du Bafing à Manantali (amont barrage) atteignait 208,37 m ce 22 septembre 2025 à 8 heures, contre 205,38 m à la même date l’an dernier. Le débit lâché par le barrage est de 2 016 m³/s, soit près de treize fois plus que les 157 m³/s enregistrés à la même période en 2024.

À Bakel, la cote critique de 10 m a été dépassée. Le plan d’eau, qui se situait à 10,30 m le 21 septembre, a grimpé à 10,46 m ce lundi, soit une hausse de 16 cm en deux jours, contre 10,28 m en 2024.

À Matam, la cote d’alerte de 8 m a été franchie de 26 cm. Après avoir atteint 8,08 m le 21 septembre, le niveau est monté à 8,26 m, traduisant une augmentation de 18 cm en quarante-huit heures.

À Podor enfin, où le seuil critique est fixé à 5 m, les relevés indiquent un niveau de 5,17 m contre 5,15 m la veille et 5,01 m à la même date en 2024.

Ces évolutions suscitent de fortes inquiétudes dans les zones riveraines, où les souvenirs des crues passées restent vivaces. Le spectre de débordements du fleuve plane, surtout avec l’augmentation continue des débits sortants de Manantali.

Conscientes du risque, les autorités administratives et territoriales, en étroite collaboration avec les services techniques de l’État, ont enclenché des mesures anticipatives. Elles portent notamment sur la sensibilisation des populations, la prévention des sinistres, la sécurisation des zones les plus exposées et la préparation des interventions d’urgence.

La situation impose donc un suivi permanent du fleuve Sénégal, dont les variations impactent directement les populations, les habitations et les terres agricoles. Les services hydrologiques appellent à la vigilance et rappellent que la montée des eaux pourrait se poursuivre dans les prochains jours, rendant d’autant plus cruciales les actions de prévention et de solidarité.

Sénégal – Réforme fiscale : un nouvel outil de souveraineté et de régulation sociale

L’Assemblée nationale a adopté, jeudi dernier, la réforme du Code général des impôts, fruit d’un vaste chantier mené par le ministre des Finances, Cheikh Diba. Plus qu’une simple modernisation technique, cette refonte marque un véritable tournant dans la conception de la fiscalité nationale : l’impôt cesse d’être seulement un instrument de collecte pour devenir un levier de régulation économique et sociale.

La réforme s’attaque à plusieurs secteurs longtemps jugés insuffisamment régulés. Les transferts d’argent, les véhicules importés, les jeux de hasard, mais aussi l’alcool et le tabac sont désormais placés au cœur du dispositif. L’objectif est double : capter des flux jusque-là faiblement taxés et encadrer des pratiques considérées comme sensibles pour la société.

En intégrant l’économie numérique et des activités à fort impact social, l’État entend non seulement accroître ses recettes, mais aussi orienter les comportements, rappelant que la fiscalité est une affaire de responsabilité collective.

Cette réforme intervient dans un contexte où le Sénégal cherche à consolider son indépendance financière. Les ressources nouvelles attendues viendront soutenir le Plan de redressement économique et social, pierre angulaire d’un développement endogène et durable.

Pour Cheikh Diba, cette refonte « traduit la volonté du gouvernement de replacer l’impôt au cœur du projet national », en l’utilisant comme outil de souveraineté, de modernisation et de cohésion sociale.

Au-delà des chiffres et des taux, cette réforme porte une philosophie nouvelle : l’impôt est désormais conçu comme un instrument de projet collectif. Il ne s’agit plus seulement de remplir les caisses publiques, mais de construire une société alignée avec la Vision Sénégal 2050.

À travers cette démarche, l’État affirme que la souveraineté ne se limite pas aux arbitrages budgétaires, mais s’exprime dans la maîtrise des ressources générées par ses citoyens et par les dynamiques économiques locales.

En plaçant l’équité, la régulation et la durabilité au centre de sa stratégie, le Sénégal veut montrer que la fiscalité peut accompagner la transformation sociale. Ce tournant, salué par certains comme une avancée historique, sera scruté de près par les acteurs économiques et la société civile, qui attendent de voir si cette ambition se traduira concrètement dans le quotidien des ménages et des entreprises.

Les féministes sénégalaises interpellent Diomaye Faye après son discours à l’ONU

Le discours du président Bassirou Diomaye Faye, prononcé le 22 septembre devant la 79ᵉ Assemblée générale des Nations unies à New York, a suscité une vive réaction au Sénégal. En appelant la communauté internationale à « préparer un futur plus juste, égalitaire et harmonieux » et en affirmant que « rien ne peut justifier qu’une femme soit violentée ou marginalisée », le chef de l’État a été salué pour un message jugé porteur d’espoir.

Mais dès le lendemain, une quinzaine d’organisations féministes, parmi lesquelles le Réseau des féministes du Sénégal, JGEN Sénégal et le Collectif Dafadoy, ont publié un communiqué pour rappeler que « les paroles, aussi fortes soient-elles, ne doivent pas rester de simples performances ».

« Passer du discours à l’action »

Les signataires estiment que le Sénégal est encore loin d’atteindre l’égalité réelle entre les sexes. Elles pointent notamment la recrudescence des féminicides en 2024 et 2025, l’augmentation des cas de viols dans un contexte d’« impunité persistante », et l’existence de dispositions légales contraires aux engagements internationaux du pays.

l’âge légal du mariage fixé à 16 ans pour les filles ; le pouvoir exclusif du mari de choisir la résidence du ménage ; l’interdiction de la recherche de paternité pour les enfants nés hors mariage ; la criminalisation de l’avortement même en cas de viol ou d’inceste ; l’absence de reconnaissance juridique du féminicide dans le Code pénal.

Les organisations féministes appellent à une réforme juridique ambitieuse et à l’harmonisation des lois nationales avec les conventions internationales ratifiées par le Sénégal. Elles demandent aussi une parité effective dans toutes les instances de décision et une politique de « tolérance zéro » face aux violences sexistes et sexuelles.

« Il est temps de passer du discours à l’action, de la ratification à l’application », insistent-elles, exhortant le président Diomaye Faye à traduire ses déclarations en mesures concrètes.

En conclusion, elles rappellent que « les droits des femmes et des filles méritent plus que des mots : ils exigent des réformes courageuses et une volonté politique inébranlable ».

Kaolack – Éducation : Le SGN du SADEF, Mbaye Sarr, s’oppose vigoureusement à la décision du ministre sur l’interdiction des téléphones portables à l’école

Le ministère de l’Éducation nationale a annoncé, ce dimanche, l’interdiction stricte des téléphones portables dans les écoles, collèges et lycées du Sénégal, aussi bien publics que privés. Suite à cette décision, Mbaye Sarr, secrétaire général national du Syndicat autonome pour le développement de l’éducation et de la formation (SADEF), s’est exprimé devant la presse ce mardi 23 septembre 2025 pour fustiger cette mesure.

« La décision du ministre d’interdire les téléphones portables à l’école aurait dû être précédée d’une large concertation impliquant tous les acteurs concernés : élèves, parents, syndicats d’enseignants et autres partenaires de la société civile œuvrant dans le secteur de l’éducation. Cela aurait permis de discuter des avantages et des inconvénients de l’usage du téléphone à l’école ainsi que de ses impacts », a expliqué M. Sarr.

Pour le secrétaire général du SADEF, publier un communiqué aussi soudain et radical relève d’une méthode autoritaire. « Tout ce qui concerne l’école doit d’abord faire l’objet de partage et de sensibilisation avant d’être appliqué. Malheureusement, depuis sa nomination, le ministre Moustapha Mbamba Guirassy semble encore chercher ses repères », a-t-il dénoncé.

Mbaye Sarr a également critiqué le manque de cohérence dans les actions du ministre : « Il parle tantôt de réforme des curricula, tantôt de refondation de l’école. On ne sait pas où se situer, car lui-même ne semble pas maîtriser les dossiers. Nous lui demandons de se ressaisir tant qu’il est encore temps. Le système éducatif regorge de talents et d’experts capables d’apporter des solutions concrètes. »

Le syndicaliste a conclu : « Nous avions cru en ses beaux discours, mais malheureusement, il s’en est progressivement détaché. Chaque jour, il prend des décisions qui contredisent ses engagements initiaux, et pendant ce temps, le système éducatif continue de se fragiliser. Si rien n’est fait, les conséquences pourraient être catastrophiques. »

Mbour : Un commerçant condamné pour détournement de 9 500 euros confiés par une collègue

Un fait divers digne d’un scénario a récemment secoué la communauté des commerçants de Mbour. Selon les informations rapportées par L’Observateur, Tidiane S., commerçant, a été reconnu coupable d’avoir détourné la somme de 9 500 euros (soit plus de 6 millions de FCFA) confiée par une collègue de longue date, Bathio F., lors d’un vol Milan-Dakar.

Tout commence le 23 août dernier à l’aéroport de Milan. Confrontée à un excédent de bagages et à un dépassement du plafond autorisé de liquidités, Bathio F. sollicite l’aide de son collègue. Elle lui remet alors une enveloppe contenant l’argent destiné à un tiers résidant à Louga, avec l’engagement qu’il le lui restitue à Dakar.

À l’arrivée à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD), la commerçante tombe des nues. Son collègue prétend avoir « perdu » l’argent. Trois jours plus tard, face à son silence et ses explications confuses, Bathio F. décide de porter plainte. L’enquête de la police de l’AIBD aboutit rapidement à l’arrestation de Tidiane S., qui sera placé sous mandat de dépôt à la prison de Mbour.

Devant le tribunal, le prévenu nie catégoriquement avoir détourné l’argent. Il soutient que son sac, contenant l’enveloppe, aurait pu être subtilisé alors qu’il s’était absenté pour aller aux toilettes. Il tente même de mettre en cause une passagère. Mais son récit se fissure rapidement face aux incohérences relevées par le juge et la partie civile.

Le procureur a demandé l’application rigoureuse de la loi, estimant que le comportement de l’accusé relevait clairement d’un abus de confiance. De son côté, l’avocat de la plaignante a réclamé 10 millions de FCFA en dommages et intérêts.

Le verdict est tombé : Tidiane S. a été condamné à 6 mois de prison ferme et devra verser 8 millions de FCFA à la partie civile.

Montargis : un Sénégalais condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de son épouse enceinte

La cour d’assises du Loiret, siégeant à Montargis, a rendu un verdict lourd ce jeudi à l’encontre de Sileye Ba, un Sénégalais de 38 ans. L’homme a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 20 ans, pour le meurtre de sa première épouse, Clothilde G., âgée de 31 ans et enceinte de huit mois au moment des faits, en août 2022.

Le drame s’était déroulé au domicile du couple à Montargis. Transportée d’urgence à l’hôpital, Clothilde G. n’a pas survécu à ses blessures, pas plus que son bébé arrivé à terme.

L’autopsie a mis en évidence un traumatisme crânien grave et de multiples blessures, décrites comme des actes de « torture et de barbarie », qui ont profondément marqué les jurés.

Aux côtés de Sileye Ba comparaissait sa seconde compagne, Dieynaba Kande, 34 ans, également de nationalité sénégalaise. Elle a été reconnue coupable de violences habituelles et condamnée à dix ans de prison ferme.

Tout au long du procès, les deux accusés se sont mutuellement rejeté la responsabilité des faits. Les débats ont mis en lumière un climat de violences réciproques, de jalousie et d’emprise psychologique au sein du triangle conjugal.

« Chacun des accusés a décrit l’autre comme l’instigateur », a rapporté la presse locale, soulignant la difficulté pour les jurés de démêler la part de vérité dans leurs déclarations.

Les trois enfants du couple Ba, ainsi que l’enfant de Mme Kande, ont été placés à l’aide sociale à l’enfance. La tragédie laisse derrière elle une famille déchirée et un climat d’effroi dans la petite ville du Loiret.

Scandale des 5,597 milliards : Mahmadane Sarr, patron de Lansar Auto, au cœur des investigations

L’affaire dite « Amadou Macky Sall », révélée par la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), continue de livrer ses secrets. Extrait de sa cellule à la prison de Rebeuss, Mahmadane Sarr, propriétaire de Lansar Automobile, a été entendu par la Division des investigations criminelles (Dic) dans le cadre de ce dossier explosif qui mêle location de voitures de luxe et certificats nominatifs d’obligation.

Selon le rapport de la Centif, Mahmadane Sarr est soupçonné d’avoir effectué des opérations financières douteuses avec des sociétés appartenant à Amadou Macky Sall, fils de l’ancien chef de l’État. Ces transactions, qualifiées de suspectes, constituent le fil conducteur d’un vaste réseau dont l’enquête promet de révéler d’autres ramifications.

Déjà placé sous mandat de dépôt, « Dane » Sarr, comme l’appellent ses proches, est poursuivi notamment pour une facture de location de voitures de prestige à l’État du Sénégal, estimée à 13,61 milliards de francs CFA. Entre 2020 et 2023, Lansar Auto aurait facturé en moyenne plus de deux milliards par an au régime de Macky Sall pour la mise à disposition de véhicules tels que Mercedes Maybach, BMW, Toyota ou Nissan Patrol, utilisés lors de missions officielles ou d’activités politiques.

Une nouvelle zone d’ombre est apparue avec la découverte d’un virement de 16,57 milliards de francs CFA au bénéfice de Lansar Auto, effectué le 29 mars 2024, soit cinq jours après la fin du mandat de Macky Sall. Ce paiement, lié à des certificats nominatifs d’obligation (CNO), intrigue la Cour des comptes, qui a transmis un référé au ministère de la Justice.

Ces certificats, attribués sans suivi rigoureux par le ministère des Finances de l’époque, comporteraient quatre titres émis au nom de Lansar Auto. Selon Mahmadane Sarr, cette somme correspondrait au règlement de factures de véhicules mobilisés pour transporter des autorités sénégalaises et des hôtes de marque en mission entre 2020 et 2023. Mais aucune précision n’a été apportée sur les événements concernés ni sur l’identité des personnalités transportées.

Le parquet a requis l’ouverture d’une information judiciaire pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écritures publiques et commerciales, escroquerie, détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux.

Issu d’une famille connue dans le secteur, Mahmadane Sarr, fils de Mbaye Sarr, fondateur de Senecartours, est à la tête de Lansar Auto, spécialisée dans la location de véhicules de luxe. Mais son ascension fulgurante semble aujourd’hui rattrapée par les zones d’ombre entourant ses relations avec le fils de l’ancien président et les flux financiers controversés.

Affaire « Amadou Macky Sall » : Mahmadane Sarr de nouveau entendu par la Dic

L’affaire dite « Amadou Macky Sall » continue de livrer ses secrets et d’ébranler l’opinion publique. Selon L’Observateur dans son édition de ce mardi 23 septembre, Mahmadane Sarr, patron de Lansar Auto, a été extrait hier de sa cellule de la prison de Rebeuss pour être entendu par la Division des investigations criminelles (Dic).

Tout est parti d’un signalement de la Centif qui a révélé des transactions suspectes de 5,597 milliards de francs CFA. Au départ, l’enquête s’était focalisée sur des factures de location de voitures de luxe estimées à plus de 13,6 milliards de francs CFA, une affaire qui avait conduit à l’incarcération de Mahmadane Sarr.

Mais le dossier a pris une ampleur inattendue avec la découverte de Certificats nominatifs d’obligation (CNO) d’une valeur de 16,57 milliards de francs CFA, émis au nom de Lansar Auto. Plus troublant encore, ces titres ont été réglés le 29 mars 2024, soit seulement cinq jours après l’élection du Président Bassirou Diomaye Faye, souligne le quotidien du Groupe futurs médias.

Face à la gravité des faits, le Parquet financier a ouvert une information judiciaire pour détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux. L’enquête met directement en cause Amadou Macky Sall, fils de l’ancien chef de l’État, et pourrait dévoiler un réseau aux ramifications encore insoupçonnées.

Par ailleurs, le rapport supplétif de la Centif mentionne également le chanteur Wally Seck, dont l’audition est attendue dans les prochains jours.

Nouveau rebondissement judiciaire : Dame Amar déféré pour escroquerie et injures électroniques

Déjà condamné le 10 septembre 2025 à un mois de prison ferme et à une amende de 150 000 francs CFA pour détention et usage de drogue, ainsi que pour corruption après avoir tenté de soudoyer des agents avec 2 millions de francs CFA, l’homme d’affaires Dame Amar est à nouveau au cœur de l’actualité judiciaire.

Hier lundi, il a été extrait de sa cellule de la prison de Rebeuss par des éléments de la police afin d’être entendu dans une nouvelle affaire. À l’issue de son audition en présence de son avocat, Me Dasylva, il a été placé en garde à vue pour escroquerie et injures non publiques commises via un système de communication électronique. Ce mardi matin, il a été déféré au Tribunal de Grande Instance hors classe de Dakar, selon des informations exclusives rapportées par Seneweb.

L’affaire trouve son origine dans une transaction entamée à Dubaï. Dame Amar avait proposé à S. M. Guèye l’acquisition d’un véhicule de luxe de marque Cadillac Escalade. Après un accord entre les deux hommes, l’acheteur verse un acompte d’un million de francs CFA afin de garantir l’achat.

Mais une fois la somme encaissée, le vendeur présumé change de cap. Loin d’honorer son engagement, il revend le véhicule à un autre acquéreur, laissant le premier acheteur dans une impasse.

Lorsque S. M. Guèye tente de récupérer son argent ou le véhicule, ses démarches se heurtent à un refus catégorique. Pire, selon les enquêteurs, Dame Amar aurait proféré des injures à l’encontre de son interlocuteur par le biais de l’application WhatsApp. Ces échanges électroniques viennent alourdir le dossier, s’ajoutant aux accusations d’escroquerie déjà formulées.

Lansana Gagny Sakho alerte sur les dangers d’une fiscalité unilatérale dans l’espace CEDEAO-UEMOA

Dakar, 22 septembre 2025 – Le Président du Conseil d’administration de l’Agence nationale de promotion des investissements et des grands travaux (APIX), Lansana Gagny Sakho, a mis en garde ce lundi contre les conséquences des politiques fiscales appliquées de manière unilatérale dans l’espace CEDEAO-UEMOA, notamment sur les secteurs du tabac et de l’alcool.

Dans une analyse publiée ce jour, M. Sakho estime que de telles mesures risquent de provoquer une désindustrialisation, d’alimenter la contrebande et d’affaiblir la souveraineté économique des pays concernés. « Dans un espace communautaire fondé sur la libre circulation des biens, toute politique fiscale unilatérale devient un pari risqué », a-t-il déclaré.

Pour illustrer ses propos, le PCA de l’APIX a rappelé l’exemple de la Manufacture des Tabacs de l’Ouest Africain (MTOA). Ce fleuron industriel sénégalais a récemment fermé ses portes à Dakar pour transférer ses activités à Abidjan. En cause, selon lui : « une fiscalité devenue dissuasive, dans un contexte régional où les différentiels de taxation créent des distorsions insoutenables ».

Il a également évoqué la situation de la SOBOA, filiale du groupe Castel dans le secteur de l’alcool, qui se retrouve dans une stratégie « Go No Go », menacée par la fraude et proche de la fermeture. « Une nouvelle taxe pourrait accélérer ce départ », a averti M. Sakho.

Selon lui, l’absence d’harmonisation fiscale dans la région « transforme les frontières invisibles en failles industrielles », favorisant l’entrée massive de produits moins taxés venus des pays voisins. Cette situation fragilise les producteurs locaux, réduit les recettes fiscales, détruit des emplois et expose l’État à une perte de contrôle économique.

Tout en reconnaissant les impératifs de santé publique, il plaide pour une fiscalité stratégique capable de protéger l’industrie nationale, d’encourager la transformation locale et de s’inscrire dans une vision régionale concertée. « Une taxe bien pensée est un outil de développement. Une taxe isolée devient un facteur de fuite », a-t-il insisté.

M. Sakho observe qu’au sein de la CEDEAO-UEMOA, les hausses répétées de taxes sur le tabac et l’alcool n’ont ni réduit la consommation ni accru durablement les recettes fiscales. Elles ont, au contraire, favorisé la contrebande et fragilisé le tissu industriel local.

En conclusion, Lansana Gagny Sakho a lancé un appel pressant à une approche coordonnée au sein de la CEDEAO-UEMOA. « Notre pays ne peut se permettre de perdre ses usines. Il doit penser sa fiscalité comme il pense son avenir : ensemble, stratégiquement et avec ambition », a-t-il plaidé.

Ousmane Dembélé sacré Ballon d’Or 2025 : un triomphe historique pour le PSG et la France

Le rêve est devenu réalité pour Ousmane Dembélé. L’attaquant du Paris Saint-Germain a été couronné Ballon d’Or 2025 lundi soir, lors de la prestigieuse cérémonie organisée au Théâtre du Châtelet à Paris. Il devient ainsi le sixième Français à remporter la plus haute distinction individuelle du football mondial.

Le suspense a pris fin quand Ronaldinho, légende brésilienne et ancien joueur du PSG, a dévoilé son nom devant une salle en liesse. À 28 ans, Dembélé entre dans l’histoire aux côtés de ses illustres compatriotes Raymond Kopa, Michel Platini, Jean-Pierre Papin, Zinédine Zidane et Karim Benzema.

L’ailier parisien a survolé la saison 2024-2025 avec des statistiques impressionnantes : 35 buts et 16 passes décisives toutes compétitions confondues. Véritable moteur offensif, il a conduit le PSG vers un triplé historique : la Ligue des champions, le championnat de France et la Coupe nationale.

Ces performances XXL ont fait de lui le grand favori, malgré la concurrence du prodige espagnol Lamine Yamal, finaliste malheureux.

Au-delà des chiffres, ce Ballon d’Or symbolise aussi la régularité et la maturité d’un joueur longtemps critiqué pour sa fragilité physique. Sous les couleurs parisiennes, Dembélé a su se réinventer et devenir le leader technique d’une équipe enfin couronnée en Europe.

« C’est une immense fierté. Je dédie ce Ballon d’Or à ma famille, à mes coéquipiers et à tous ceux qui m’ont soutenu dans les moments difficiles », a déclaré l’international français, ému aux larmes au moment de recevoir son trophée.

Avec ce sacre, le club de la capitale voit l’un de ses joueurs être désigné meilleur footballeur du monde, une première dans son histoire. Un symbole fort pour une institution qui, après de longues années de quête, a atteint son Graal européen et individuel.

Le nom d’Ousmane Dembélé restera désormais gravé dans le panthéon du football, à l’image d’un destin marqué par le talent, la persévérance et la gloire.

Le président de la Fédération des boulangers de Kaolack insiste sur le respect des normes d’hygiène et de qualité

Le Sénégal s’est distingué en remportant la grande finale du Championnat d’Afrique de la Boulangerie, réaffirmant ainsi l’excellence de son savoir-faire artisanal sur la scène internationale.

Une compétition de haut niveau

La compétition, qui a rassemblé les meilleurs artisans de plusieurs pays, a évalué les participants sur plusieurs critères : la fabrication traditionnelle de pains tels que la baguette ou la boule, la création de pains spéciaux et de recettes innovantes, la décoration et la finition des produits, ainsi que la dégustation (goût, texture et aspect).

À Kaolack, Médoune Sarr, président de la section locale de la Fédération nationale des boulangers du Sénégal, a salué cette victoire lors d’un point de presse. Il en a profité pour réaffirmer son soutien indéfectible à l’équipe nationale.

« Les compétitions nationales mettent en lumière nos ouvriers boulangers. Nous sommes convaincus que cela les poussera à renforcer continuellement leurs connaissances et leurs compétences, tout en maintenant une vigilance absolue sur les normes d’hygiène et de qualité », a déclaré le président.

La Kora comme source d’inspiration

L’équipe sénégalaise avait choisi pour thème directeur « la Kora », instrument de musique traditionnel. « Ce thème a été parfaitement exploité. Il doit désormais inspirer l’ensemble de la profession à innover davantage, notamment en valorisant les céréales locales dans nos recettes, sans jamais faire de compromis sur l’hygiène et la qualité », a-t-il ajouté.

Porté par une équipe solidaire composée de chefs boulangers réputés, le Sénégal est entré dans cette compétition avec la ferme intention de s’imposer — et a brillamment atteint son objectif.

Nations Unies : Le Président du Sénégal réaffirme son engagement pour l’égalité des genres à la réunion Beijing+30

À l’occasion de la réunion de haut niveau consacrée au 30ᵉ anniversaire de la Conférence mondiale sur les femmes (Beijing+30), le Président de la République du Sénégal a livré un discours fort à la tribune des Nations Unies, réaffirmant l’engagement constant de son pays en faveur de l’égalité entre les sexes et de l’autonomisation des femmes et des filles.

Dans sa déclaration, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité d’un sursaut collectif de la communauté internationale, rappelant que :

l’égalité est une exigence morale et universelle, aucune société ne peut se développer en laissant ses femmes et ses filles à l’écart, la lutte contre les violences et discriminations est un combat permanent engageant États, citoyens et leaders.

Le Président a également mis en avant la Vision Sénégal 2050, qui place les femmes et les jeunes au cœur du projet de société national, en tant que piliers de la stabilité et moteurs d’une prospérité durable.

« Préparons les générations futures à vivre dans un monde plus juste, plus égalitaire et plus harmonieux », a-t-il conclu, appelant à l’action conjointe pour transformer les engagements en réalités tangibles.

Sommet sur les PPP à New York : Macky Sall plaide pour une meilleure prise en compte des réalités africaines

Le 21 septembre, à New York, l’ancien président du Sénégal Macky Sall a pris part au sommet consacré aux partenariats publics-privés (PPP). La rencontre a réuni décideurs politiques, investisseurs et experts autour de thématiques d’avenir, telles que la nature des PPP au XXIᵉ siècle, la sécurisation des minerais critiques, le développement des chaînes de valeur locales et l’intégration des technologies émergentes, notamment l’intelligence artificielle.

Dans son intervention, Macky Sall a insisté sur la nécessité d’adapter les modèles de coopération aux réalités et aux contraintes spécifiques de l’Afrique. Selon lui, les PPP doivent aller au-delà des logiques classiques de financement pour devenir de véritables leviers de transformation structurelle, capables de soutenir la croissance inclusive et durable du continent.

« L’Afrique dispose d’immenses potentialités, en particulier dans les domaines miniers, agricoles et énergétiques. Mais pour en tirer pleinement parti, les partenariats doivent être équitables, sensibles à nos contextes économiques et favorables à l’industrialisation locale », a-t-il déclaré.

L’ancien président a également mis en garde contre une dépendance excessive vis-à-vis des marchés extérieurs, plaidant pour le renforcement des chaînes de valeur locales afin de créer plus d’emplois et de valeur ajoutée sur place. Concernant les minerais critiques, indispensables à la transition énergétique et aux technologies de pointe, il a appelé à une approche équilibrée, qui combine exploitation responsable, souveraineté nationale et coopération internationale.

Enfin, Macky Sall a souligné l’importance de l’intelligence artificielle et des technologies émergentes pour le développement, tout en alertant sur les risques d’exclusion numérique. Il a encouragé les acteurs publics et privés à investir dans la formation, l’innovation locale et l’accès équitable aux outils numériques.

Ce sommet sur les PPP a mis en lumière les défis mais aussi les opportunités qu’offrent ces partenariats pour l’Afrique, à condition que les stratégies adoptées soient inclusives, adaptées et tournées vers l’avenir.

Assemblée générale de l’ONU : Bassirou Diomaye Faye s’entretient avec le Président tchèque Petr Pavel

En marge de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a eu un entretien bilatéral avec Son Excellence Petr Pavel, Président de la République Tchèque.

Au cœur des discussions figuraient plusieurs sujets d’intérêt commun, notamment le renforcement des relations bilatérales et l’exploration de nouvelles perspectives de coopération. Les deux chefs d’État ont insisté sur les opportunités offertes dans les domaines économique, technologique et éducatif, tout en réaffirmant leur volonté de bâtir un partenariat plus solide et mutuellement bénéfique.

Cette rencontre traduit la détermination du Sénégal à diversifier ses partenariats stratégiques et à consolider ses relations avec l’ensemble des nations, conformément à sa vision d’ouverture et de coopération internationale. Elle marque également une étape importante dans la dynamique de rapprochement avec la République Tchèque, un partenaire qui affiche une volonté claire de contribuer au développement durable du Sénégal à travers des échanges fructueux.

Boune : une fillette fauchée par un bus Tata, le chauffeur condamné à trois mois ferme

Le spectre des accidents mortels impliquant les bus Tata continue de hanter la banlieue dakaroise. Après le décès de Baye Dame Vilane à Kounoune, qui avait provoqué le saccage des bus de la ligne 72, et l’accident volontaire de Poste Thiaroye où un conducteur de moto Jakarta avait été écrasé, c’est au tour de Yeumbeul-Boune d’être frappé par la tragédie.

Le drame s’est produit devant l’école primaire Coumba Mbacké Faye, au quartier Abdoulaye Faye de Boune. Une fillette, envoyée à la boutique par son père, a été mortellement percutée par un bus de la ligne 73, conduit par Meissa S., 42 ans. Selon le chauffeur, « tout s’est passé en un éclair », assurant avoir tenté d’éviter l’enfant. Mais pour les témoins et le père de la victime, une autre version s’impose : le bus aurait été engagé dans une course effrénée avec un véhicule de la ligne 51.

« Le choc est survenu sur un dos d’âne. Ma fille a été happée par les roues arrière », a confié, effondré, le père de la fillette, Massamba G., au journal L’Observateur.

Un chauffeur en fuite, l’indignation des habitants

Après l’accident, le chauffeur n’aurait pas porté secours à l’enfant. Craignant la colère de la foule, il a abandonné ses passagers et pris la fuite dans les ruelles de Boune, avant de se réfugier au poste de police de Yeumbeul-Comico. Une attitude qui a indigné l’audience du tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye, où l’affaire a été jugée ce vendredi.

Le juge a fustigé un comportement relevant d’« un manque de responsabilité », aggravant la douleur d’une famille déjà meurtrie.

Trois mois ferme et suspension de permis

À la barre, Meissa S. a rejeté toute accusation de vitesse excessive, évoquant l’imprévisibilité du geste de l’enfant. Mais le parquet a rappelé que l’affaire ne portait pas sur un meurtre, mais bien sur « un défaut de maîtrise » qui a directement causé la mort de la fillette.

La partie civile, représentée par Serigne Abdou Karim Guive, a dénoncé les « pratiques meurtrières » des bus Tata, accusant leurs chauffeurs de transformer les routes en circuits de course.

Malgré le refus du père de déposer plainte, le tribunal a condamné le chauffeur à trois mois de prison ferme, à une suspension de permis de trois mois, ainsi qu’à une amende de 56 000 F CFA. Les intérêts civils ont été réservés.

Saint-Louis : Deux responsables du projet Agropole Nord arrêtés pour détournement présumé de fonds publics

L’affaire Agropole Nord vient de prendre une tournure judiciaire majeure. Deux responsables du projet, identifiés sous les initiales K. Diouf et M. Sylla, ont été arrêtés vendredi dernier par la Section de recherches de Saint-Louis. Selon les informations rapportées par Libération, ils seront déférés ce lundi devant le parquet de Saint-Louis.

Les mis en cause sont poursuivis pour détournement de deniers publics et escroquerie sur les deniers publics, à la suite d’une enquête déclenchée par le parquet financier et désormais pilotée par le parquet de Saint-Louis.

L’enquête a mis en lumière des irrégularités criantes dans la gestion du projet Agropole Nord, censé être un moteur de développement agricole et industriel dans la zone nord du pays. Parmi les faits relevés, Libération cite un exemple édifiant : « Tous les véhicules du projet étaient ‘loués’ à des particuliers ou transformés en ‘clando’ ».

Ces pratiques, contraires aux règles de bonne gouvernance, jettent le discrédit sur un programme stratégique censé contribuer à la transformation structurelle de l’économie agricole dans la région.

Kolda : un adolescent de 16 ans tué lors d’une manifestation du « Kankourang »

Un drame a secoué la ville de Kolda dans la soirée du dimanche 21 septembre 2025. Aux environs de 20 h 30, un homicide s’est produit au quartier Sikilo-Est, en pleine manifestation du « Kankourang », une cérémonie traditionnelle fortement ancrée dans la culture locale.

Selon des informations rapportées par Libération, le commissariat de Kolda a été alerté et un transport immédiat a été organisé sur les lieux. Les forces de l’ordre y ont découvert le corps sans vie d’un adolescent, étendu à même le sol, la gorge tranchée. La victime a été identifiée comme Amadou Woury Ba, âgé de 16 ans.

Très vite, les enquêteurs de la Brigade de recherches ont mis la main sur le présumé auteur des faits, Ibrahima Seydi, 19 ans. Les premiers éléments de l’enquête indiquent qu’une confrontation avait éclaté entre les deux jeunes. À la suite d’une empoignade, le suspect aurait sorti un couteau avant de porter un coup fatal au cou de la victime.

Lors de son audition, le mis en cause a tenté de nier les faits, mais ses déclarations n’ont pas convaincu les enquêteurs, toujours selon la même source. Particularité troublante : ce même individu avait déjà été impliqué dans un autre homicide, celui de Bouramana Mané, 17 ans, survenu le 3 mars 2024 au quartier Médina-Chérif de Kolda.

Affaire Centif : Samuel Sarr cité dans le scandale des véhicules de luxe liés à Amadou Macky Sall

Le feuilleton politico-financier révélé par le rapport explosif de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) connaît un nouveau rebondissement. Selon des révélations de L’Observateur, l’ancien ministre de l’Énergie Samuel Sarr, actuellement en liberté provisoire et placé sous bracelet électronique, a été entendu par les enquêteurs de la Division des investigations criminelles (Dic). Les interrogations portent sur l’acquisition de deux véhicules de luxe auprès d’Amadou Macky Sall, fils de l’ancien Président de la République.

Deux voitures, un chèque… et une polémique

Les enquêteurs s’intéressent à une transaction de 200 millions FCFA portant sur l’achat d’un Land Rover et d’une Mercedes-Benz S500 à empattement long. Samuel Sarr a confirmé l’opération et assuré qu’il ne s’agissait que d’une « bonne affaire », sans aucun lien d’affaires avec le fils de l’ancien chef de l’État.

Il a ajouté qu’un des véhicules avait déjà été revendu et que le paiement avait été effectué exclusivement par chèque bancaire. Factures, cartes grises et justificatifs de paiement ont été remis aux enquêteurs, dans une tentative de dissiper les soupçons de blanchiment de capitaux.

Un réseau financier évalué à 5,5 milliards FCFA

Derrière cette transaction, apparemment anodine, se dessine un schéma financier autrement plus complexe. Le rapport supplétif de la Centif évoque un vaste circuit de sociétés et de personnes impliquées dans des mouvements suspects estimés à 5,597 milliards FCFA.

Ces flux financiers, souvent matérialisés par des chèques et des virements provenant du Trésor public, ont éveillé les soupçons des autorités judiciaires. Le parquet a ainsi adressé un réquisitoire supplétif aux juges d’instruction, ouvrant la voie à de nouvelles poursuites.

Arrestations et personnalités dans le viseur

L’affaire a déjà conduit à plusieurs incarcérations. Trois personnes sont sous mandat de dépôt :

Ibrahima Ba, fils de l’ancien Premier ministre Amadou Ba, Saliou Sylla, considéré comme un maillon central du dispositif, Cheikh Tidiane Seck, chauffeur soupçonné d’avoir servi de prête-nom.

Le dossier met également en lumière des personnalités du monde artistique. Le chanteur Waly Seck est convoqué pour s’expliquer sur une opération de 210 millions FCFA liée à une société appartenant à Amadou Macky Sall.

Saint-Louis : Un individu interpellé avec neuf pierres de crack

Les forces de sécurité de Saint-Louis ont mis la main sur un présumé trafiquant de drogue, dans la nuit du 17 septembre 2025, au terme d’une opération de sécurisation menée par le Commissariat central. L’individu a été interpellé alors qu’il se trouvait à bord d’un taxi, en possession de neuf (09) boulettes de crack.

Selon la police, l’arrestation est survenue au niveau du rond-point de Bango, où un dispositif de contrôle routier avait été mis en place. Les agents ont procédé à la vérification des véhicules, des documents et des identités des passagers. C’est au cours de cette opération qu’ils ont remarqué le comportement jugé suspect d’un passager d’un taxi en direction du centre-ville.

Après une fouille minutieuse, les policiers ont découvert un mouchoir dissimulé sous le siège, contenant neuf boulettes de drogue emballées dans du papier aluminium. Le suspect a immédiatement été conduit au commissariat.

Lors du premier interrogatoire, l’homme a reconnu la possession de la drogue, affirmant qu’il s’agissait de cocaïne destinée à sa consommation personnelle. Il a par ailleurs déclaré l’utiliser en substitution d’un médicament, la Lamaline, prescrit par un médecin en France, et soutenu l’avoir obtenue auprès d’un ami basé à Dakar.

Les analyses effectuées par la Division de la Police Technique et Scientifique ont confirmé qu’il s’agissait bien de crack. Le mis en cause a été placé en garde à vue avant d’être déféré, ce vendredi 19 septembre 2025, devant le parquet de Saint-Louis.

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