Mbour : quarante jeunes Maliens condamnés pour séjour irrégulier

Le tribunal des flagrants délits de Mbour a jugé, ce jeudi, quarante jeunes ressortissants maliens arrêtés pour vagabondage en raison de l’absence de documents légaux justifiant leur présence au Sénégal. Répartis en deux groupes, les prévenus étaient en majorité dépourvus de carte d’identité nationale, malgré la présence de quelques exceptions.

Parmi eux figuraient notamment Sekou Sidibé, Aissatou Bamba et plusieurs autres jeunes, dont quatre femmes. Tous ont affirmé être venus au Sénégal avec l’espoir de trouver du travail. À la barre, certains ont expliqué exercer des métiers variés : maçon, informaticien ou employés dans des entreprises locales. Aissatou Bamba, l’une des prévenues, a déclaré :

« Je suis venue travailler pour le compte de l’entreprise Qnet, spécialisée dans le commerce en ligne. J’ai ensuite fait venir mes sœurs. »

Le parquet a, pour sa part, exprimé de vives inquiétudes face à cette arrivée massive et non encadrée. « Dans un contexte de menace terroriste, il est inadmissible de pénétrer sur le territoire sans base légale. Nous appartenons certes à la même sous-région, mais cela ne justifie pas de mettre en péril la sécurité du pays. Les Sénégalais sont présents ailleurs en Afrique, mais ils ne voyagent pas de cette manière », a martelé le procureur.

Au terme des débats, le tribunal a condamné l’ensemble des prévenus à six mois de prison avec sursis. Ils disposent par ailleurs d’un délai de trois mois pour quitter le territoire sénégalais.

Décès de Serigne Ahmadou Mokhtar Mbacké : Macky Sall exprime sa douleur

L’ancien président de la République, Macky Sall, a réagi ce vendredi au décès de Serigne Ahmadou Mokhtar Mbacké, Khalife de Darou Khoudoss, survenu à Dakar à l’âge de 86 ans. Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, il a exprimé sa profonde tristesse face à cette disparition qu’il qualifie de « grande perte pour la Oumma islamique ».

« Je suis peiné d’apprendre le rappel à Dieu de Serigne Amadou Makhtar Mbacké, Khalife de Darou Khoudoss. C’est une grande perte pour la Oumma islamique. J’adresse mes condoléances émues à Serigne Mountakha Mbacké, à la famille de Serigne Cheikh Mouhamadou Moustapha Mbacké et à la communauté mouride. Puisse Allah accorder Sa grâce et son paradis à l’illustre défunt », a écrit Macky Sall.

Dernier fils vivant de Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké, premier khalife général des mourides, Serigne Ahmadou Mokhtar Mbacké était à la tête de la famille de Darou Khoudoss depuis 2004, année où il avait succédé à son frère, Serigne Khadim Mbacké Moustapha.

Casamance : la paix sous pression, les ex-combattants dénoncent le non-respect des accords

La paix en Casamance, scellée il y a un peu plus d’un an, refait surface dans le débat public mais reste fragile. Jeudi, à Ziguinchor, le Médiateur de la République, Demba Kandji, a rencontré les populations locales dans une atmosphère tendue, marquée par les frustrations et les reproches adressés à l’État.

« Aucun suivi, aucun respect des accords »

Parmi les voix les plus attendues, celle de Fatome Coly, ex-chef de la base rebelle de Diakaye, a résonné avec force. L’ancien commandant du front nord du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) a dénoncé un immobilisme inquiétant :

« Les accords de paix signés le 13 mai 2023 à Mongone n’ont pas été respectés. Il n’y a eu aucun suivi et l’État du Sénégal n’a pas tenu ses engagements », a-t-il déclaré devant le médiateur.

Ces accords, paraphés entre l’État, la faction de Diakaye et l’Initiative pour la réunification des ailes politiques et armées du MFDC (IRAPA), devaient incarner un tournant décisif vers la réconciliation. Mais sur le terrain, la déception domine.

255 ex-combattants désarmés, toujours en attente

Selon Coly, 255 ex-combattants ont déposé les armes, mais attendent toujours les financements promis pour développer des activités agricoles :

« Nous attendons de quoi cultiver nos terres. Rien n’a été fait jusqu’ici. Nous sommes tous déçus », a-t-il lancé, appelant le Président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko à poser un geste fort.

Cette attente prolongée menace d’éroder la confiance déjà fragile née de décennies de négociations et de conflits armés.

Le Médiateur prône l’écoute et la transmission

« Ma venue à Ziguinchor est motivée par mon devoir de reddition. J’ai été investi d’une mission de transmission des réclamations des citoyens à l’administration et aux organismes chargés d’assurer le service public », a expliqué Demba Kandji.

Il a rappelé que son institution reçoit en moyenne 400 dossiers par an, avec un taux de satisfaction compris entre 50 et 60 %. Le foncier reste de loin le principal sujet de contentieux en Casamance, alimentant tensions et frustrations.

Une paix à consolider

Si la signature de l’accord de Mongone avait suscité un grand espoir, son application partielle fragilise aujourd’hui le processus. Entre routes dégradées, litiges fonciers et promesses non tenues, les populations expriment une lassitude qui pourrait mettre à mal les acquis obtenus au prix d’années de négociations.

Session extraordinaire à l’Assemblée : Diomaye Faye accélère ses réformes économiques

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, imprime déjà son rythme. À travers un décret, il a convoqué une session extraordinaire de l’Assemblée nationale ce lundi 15 septembre 2025 à 10 heures. Objectif : examiner en urgence une série de textes stratégiques destinés à poser les bases du redressement économique du pays.

Au cœur des débats figure le projet de loi portant Code des investissements, considéré comme la pierre angulaire de la politique économique du nouveau régime. Ce dispositif vise à améliorer le climat des affaires, renforcer l’attractivité du Sénégal auprès des capitaux étrangers et soutenir l’entrepreneuriat local.

Les parlementaires auront également à examiner un projet de loi modifiant la loi n°2012-31 du 31 décembre 2012 sur le Code général des impôts. Cette réforme fiscale ambitionne de simplifier le système en vigueur et d’accroître la mobilisation des ressources internes, un enjeu crucial dans un contexte de fortes pressions budgétaires.

Enfin, l’ordre du jour prévoit l’étude d’une modification de la loi n°2008-46 du 3 septembre 2008 relative à la Redevance sur l’accès ou l’utilisation du réseau des télécommunications publiques (Rutek). L’objectif est d’adapter la fiscalité du secteur numérique aux nouveaux enjeux technologiques et à l’essor rapide du digital.

Darou Khoudoss en deuil : rappel à Dieu de Serigne Ahmadou Mokhtar Mbacké

La communauté mouride est plongée dans une profonde tristesse après l’annonce du rappel à Dieu de Serigne Ahmadou Mokhtar Mbacké, khalife de Darou Khoudoss. Figure spirituelle de premier plan, il laisse derrière lui un héritage religieux et moral inestimable.

Héritier direct de la tradition de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme, Serigne Ahmadou Mokhtar Mbacké incarnait la rigueur, la piété et le sens du service désintéressé. Tout au long de sa vie, il s’est consacré à la préservation des enseignements du maître et au rayonnement spirituel de Darou Khoudoss, foyer religieux respecté au sein de la communauté mouride.

Son départ laisse un vide immense, aussi bien au sein de la famille Mbacké qu’auprès des disciples qui voient en lui un guide infatigable, porteur d’un héritage de foi, de discipline et de dévouement.

Les témoignages affluent de toutes parts pour saluer la mémoire d’un homme dont la vie a été marquée par une fidélité sans faille à la voie tracée par Cheikh Ahmadou Bamba.

Kaolack : la ville de nouveau sous les eaux après la pluie de cet après-midi

Kaolack a renoué avec les inondations ce jeudi après-midi, à la suite d’une forte pluie qui s’est abattue sur la ville. En l’espace de quelques heures, plusieurs quartiers se sont retrouvés sous les eaux, compliquant la circulation et perturbant les activités quotidiennes des habitants en ce jour de Gamou Watt.

Dans des zones comme Léona, Médina Mbaba, Sam, Touba Ndorong, Thioffack ou encore Médina Baye, les ruelles se sont transformées en véritables canaux. Les riverains, munis de seaux et de pelles, tentaient tant bien que mal d’évacuer l’eau stagnante devant leurs concessions.

Les automobilistes et les conducteurs de motos Jakarta, pour leur part, ont dû affronter des routes devenues impraticables, provoquant d’importants embouteillages à certains carrefours.

Face à cette situation récurrente, les habitants interpellent le ministère de l’Assainissement et réclament des solutions durables contre ce fléau qui revient à chaque hivernage, aggravant les conditions de vie déjà précaires dans plusieurs quartiers de Kaolack.

Sénégal : Sonko mise sur une nouvelle fiscalité numérique pour redresser les finances publiques

Le gouvernement sénégalais a dévoilé, le 1er août dernier, un plan de redressement économique et social (2025-2028) qui ambitionne de mobiliser 220 milliards de FCFA en trois ans. Présenté par le Premier ministre Ousmane Sonko, ce programme vise à répondre à une crise financière qualifiée d’« inédite », marquée par un déficit budgétaire de 12,3 % et une dette publique atteignant 99,67 % du PIB, selon le dernier rapport de la Cour des comptes publié en février 2025.

Une fiscalité ciblée sur les nouveaux secteurs

Au cœur du dispositif, une nouvelle politique fiscale tournée vers le numérique. Le gouvernement entend capter des recettes dans des niches jugées jusqu’ici sous-exploitées : les paris sportifs en ligne, les plateformes de mobile money comme Wave et Orange Money, ainsi que les services de transferts marchands.

« Nous avons énormément de niches, notamment dans le secteur du numérique. C’est un secteur en plein essor, mais qui jusque-là est sous-fiscalisé ou pas du tout fiscalisé », a justifié Ousmane Sonko lors de la présentation du plan.

Le Conseil des ministres, réuni le 30 juillet, a déjà validé l’instauration d’une taxe inédite sur les transactions électroniques : 0,5 % sur toutes les opérations de mobile money et 1,5 % sur les paiements marchands.

Un risque pour l’inclusion financière ?

Si l’exécutif parie sur cette mesure pour combler une partie du déficit, les inquiétudes grandissent sur ses effets collatéraux. Le mobile money est devenu, ces dernières années, un pilier de l’inclusion financière au Sénégal, facilitant l’accès aux services bancaires pour des millions de citoyens jusque-là exclus du système classique.

Les associations de consommateurs et plusieurs économistes alertent déjà sur un risque de renchérissement des coûts pour les usagers, en particulier dans l’économie informelle où les transactions mobiles sont massivement utilisées. « Toute hausse de frais peut décourager l’utilisation de ces services et freiner la dynamique d’inclusion financière », souligne un expert interrogé par nos soins.

Des leçons venues d’ailleurs

L’expérience d’autres pays africains, comme l’Ouganda et le Ghana, montre que la taxation du mobile money est un terrain glissant. Dans ces États, l’introduction de taxes similaires avait provoqué une chute brutale des transactions et suscité une forte contestation sociale, contraignant parfois les autorités à revoir leur copie.

Entre impératif budgétaire et pression sociale

Pour le gouvernement Sonko, l’enjeu est donc d’équilibrer la recherche de nouvelles recettes avec la préservation des acquis de l’inclusion financière. Le pari est risqué : si la mesure réussit, elle pourrait renforcer la souveraineté fiscale du pays ; si elle échoue, elle risque de fragiliser un secteur en plein essor et d’alimenter la grogne sociale.

Farba Ngom transféré au Pavillon spécial après un nouveau refus de liberté provisoire

Le feuilleton judiciaire autour de Farba Ngom connaît un nouveau rebondissement. Le député-maire des Agnam, poursuivi pour blanchiment d’argent et escroquerie, s’est vu opposer un nouveau refus à sa demande de mise en liberté provisoire pour raisons médicales. Toutefois, le président du Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier (Pjf) a ordonné son transfert au Pavillon spécial, une unité médicalisée sous l’administration pénitentiaire, rapporte Le Quotidien dans son édition du vendredi 12 septembre.

Des expertises médicales alarmantes

Cette décision intervient après deux expertises médicales particulièrement préoccupantes. La plus récente, conduite par une équipe pluridisciplinaire, a conclu que l’état de santé de l’ancien responsable de l’Alliance pour la République (Apr) est « incompatible avec le milieu carcéral ».

Le rapport médical évoque notamment un syndrome d’apnée obstructive du sommeil sévère, une cardiopathie débutante, ainsi que d’autres comorbidités lourdes. Les experts alertent sur un risque de « mort subite nocturne » en l’absence d’une prise en charge spécialisée.

Une défense appuyée par la société civile

Malgré ces constats médicaux, le parquet a maintenu son opposition à une libération provisoire. La défense de Farba Ngom, quant à elle, a introduit une nouvelle requête, s’appuyant sur ces éléments et sur le soutien de plusieurs organisations de la société civile. Parmi elles, la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho), Amnesty International et la présidente de la Commission nationale des droits humains (CNDH), Amsatou Sow Sidibé, ont toutes plaidé en faveur d’un traitement plus respectueux de ses droits fondamentaux.

Rentrée 2025-2026 : un investissement stratégique pour transformer l’école sénégalaise

Le gouvernement sénégalais a franchi une nouvelle étape dans sa politique éducative avec la réception et le déploiement d’un important lot de matériel destiné aux établissements scolaires, en prélude à la rentrée 2025-2026. Présidée par le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, la cérémonie s’inscrit dans le cadre de la stratégie « Sénégal 2050 », qui ambitionne de réformer en profondeur le système éducatif national.

L’ampleur des chiffres illustre l’effort consenti : 50 000 tables-bancs, plus de 3,3 millions de manuels scolaires, 500 000 kits scolaires, 21 000 tableaux blancs et des milliers de mobiliers pour enseignants et bureaux administratifs. Derrière ces équipements, c’est un choix politique clair : réduire les inégalités d’accès à l’éducation et améliorer la qualité de l’enseignement sur l’ensemble du territoire.

En soulignant que ce matériel « ne constitue pas de simples fournitures », le ministre met en avant une vision où l’école devient un levier central de la transformation sociale et économique. Le pari est double : offrir à chaque élève les mêmes conditions d’apprentissage et garantir aux enseignants des outils adaptés à leur mission.

Cette opération, appuyée logiquement par l’Armée et la Gendarmerie pour son déploiement, traduit aussi une volonté de planification à long terme, à travers une coordination interinstitutionnelle rarement mise en avant dans les politiques publiques. Elle illustre l’importance accordée à l’éducation dans la refondation annoncée par les nouvelles orientations gouvernementales.

Cependant, au-delà de la réception matérielle, le défi reste entier : la gestion durable de ces ressources, leur répartition équitable, et surtout leur articulation avec une réforme pédagogique profonde, seule capable d’améliorer durablement la qualité des apprentissages.

Ousmane Sonko à Dubaï : « La diaspora est au cœur de notre stratégie nationale »

Le Premier ministre Ousmane Sonko a rencontré, ce jeudi 11 septembre 2025, la communauté sénégalaise installée aux Émirats Arabes Unis. La rencontre, tenue à Dubaï en présence de plusieurs ministres et directeurs généraux, a permis au chef du gouvernement d’échanger directement avec ses compatriotes et de dévoiler les grandes lignes de la politique de l’État en direction de la diaspora.

Face à un public nombreux, Sonko a salué « la contribution décisive » des Sénégalais de l’extérieur à l’économie nationale, rappelant que leurs transferts financiers représentent une part essentielle des ressources du pays. Mais au-delà de l’aspect économique, le Premier ministre a insisté sur le rôle diplomatique et culturel que joue la diaspora dans la promotion du Sénégal à travers le monde.

Au menu de ses annonces : la simplification des démarches administratives, de nouvelles mesures d’accompagnement social, ainsi qu’un dispositif renforcé pour la protection des travailleurs et étudiants à l’étranger. « Nous voulons bâtir une relation de proximité et de confiance avec la diaspora », a-t-il assuré, tout en appelant les Sénégalais des Émirats à s’impliquer davantage dans les projets de développement du pays.

Fédération sénégalaise de lutte : le processus électoral suspendu pour vérification des associations votantes

La préparation de l’Assemblée générale élective de la Fédération sénégalaise de lutte (FSL) connaît un nouveau rebondissement. Selon des informations obtenues par Seneweb, la liste provisoire des associations habilitées à voter est contestée par plusieurs acteurs de l’arène.

Face à ces contestations et dans un souci de transparence, la Direction générale des Sports a décidé de suspendre, jusqu’à nouvel ordre, le chronogramme électoral initialement prévu.

Trois mesures fortes annoncées

Pour garantir la légitimité du scrutin, le ministère de la Jeunesse et des Sports a pris une série de dispositions :

Vérification approfondie des affiliations : Les services compétents mèneront des contrôles au niveau national et déconcentré, en collaboration avec les comités régionaux de gestion de la lutte, afin de s’assurer de la conformité des associations. Mise en place d’une commission électorale autonome : Cette structure indépendante sera chargée de piloter l’organisation de l’assemblée générale élective, afin de renforcer la confiance de toutes les parties prenantes. Publication d’un nouveau chronogramme : Le calendrier révisé des élections sera communiqué dans les meilleurs délais, une fois les vérifications achevées.

Un climat sous tension dans l’arène

Cette décision intervient dans un contexte marqué par une forte compétition pour le contrôle de la FSL, une instance stratégique pour la lutte sénégalaise. Plusieurs voix, issues notamment des associations et des acteurs régionaux, réclamaient depuis des semaines davantage de transparence et d’impartialité dans la préparation du scrutin.

Farba Ngom : l’expertise médicale remise en cause par l’ex-procureur Alioune Ndao

Depuis plusieurs semaines, la société civile, les organisations de défense des droits humains et une partie de l’opposition réclament la libération provisoire de Farba Ngom. Ses avocats invoquent un rapport médical alarmant qui décrirait une situation de santé incompatible avec la détention. Mais une nouvelle sortie de l’ancien procureur spécial de la CREI, Alioune Ndao, est venue bouleverser le débat.

Invité de l’émission « L’Invité de MNF » animée par Maïmouna Ndour Faye sur la 7TV, mercredi 10 septembre 2025, l’ex-magistrat a vivement mis en doute la crédibilité de l’expertise médicale produite dans ce dossier. Pour lui, certains détenus orchestrent de véritables « supercheries » médicales afin d’obtenir une libération provisoire.

M. Ndao a rappelé l’affaire Bibo Bourgi, considéré comme le principal prête-nom de Karim Wade lors de la traque des biens mal acquis sous Macky Sall. « Il jouait au malade imaginaire, allant jusqu’à comparaître sur une civière, face au refus du parquet de lui accorder la liberté provisoire », a-t-il rappelé.

L’ancien procureur affirme que le médecin qui avait signé le rapport dans le dossier Bourgi serait le même qui intervient aujourd’hui dans l’affaire Farba Ngom. Une révélation lourde de conséquences, surtout lorsqu’il ajoute : « On me dit même que ce médecin ne figure pas sur le tableau de l’Ordre des médecins. Les magistrats du Pool judiciaire financier soupçonnent une supercherie », a lâché M. Ndao, refusant toutefois de donner un nom.

Ces déclarations renforcent la position du parquet, qui a jusqu’ici systématiquement refusé toute demande de mise en liberté provisoire. Mais elles risquent aussi d’alimenter la controverse et d’approfondir le clivage entre partisans d’un strict respect des procédures judiciaires et défenseurs d’un traitement plus humanitaire des détenus malades.

Diplomatie : Ousmane Sonko en visite officielle à Abu Dhabi pour renforcer la coopération Sénégal–Émirats Arabes Unis

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, effectue une visite officielle à Abu Dhabi, capitale des Émirats Arabes Unis, où il a entamé mercredi une série de rencontres de haut niveau.

Au cœur de cette visite, le chef du gouvernement sénégalais a été reçu par Cheikh Mansour Bin Zayed Al Nahyan, vice-Président et vice-Premier ministre des Émirats, également Président du Conseil d’administration de la Banque centrale et de la Haute autorité d’investissement. Cette rencontre de haut rang témoigne de la volonté commune des deux pays de dynamiser leurs relations bilatérales, notamment dans les domaines économique et financier.

Dans la foulée, Ousmane Sonko a multiplié les audiences avec plusieurs hauts responsables de structures stratégiques émiraties. Ces échanges visent à consolider la coopération entre Dakar et Abu Dhabi, en explorant de nouvelles opportunités d’investissement et de partenariats stratégiques.

La visite du Premier ministre s’inscrit dans une démarche diplomatique plus large initiée par le gouvernement sénégalais pour diversifier ses partenariats, attirer davantage d’investissements étrangers et renforcer la place du Sénégal comme hub économique en Afrique de l’Ouest.

Anciens ministres toujours en fonction : entre continuité administrative et attente de passation

Bien qu’ils ne fassent plus partie du gouvernement, Ousmane Diagne et Jean-Baptiste Tine continuent d’occuper leur bureau respectif dans l’attente de la passation de service avec leurs successeurs. Une situation qui, selon les observateurs, relève davantage de la tradition administrative que d’une obligation légale.

Nommé en remplacement d’Ousmane Diagne à la tête du ministère de la Justice, Yassine Fall n’a pas encore officiellement pris fonction. Même constat du côté du ministère de l’Intérieur où Me Bamba Cissé doit succéder à Jean-Baptiste Tine. En attendant, les deux anciens ministres poursuivent leurs activités quotidiennes, veillant à la gestion des affaires courantes.

«Le ministre Jean-Baptiste vient tous les jours au bureau, comme d’habitude. Il fait le travail comme avant. Il y a une continuité. Tant qu’il n’y a pas de passation de pouvoirs, il en sera ainsi», confie un agent du ministère de l’Intérieur dans les colonnes de L’Observateur. Ses collaborateurs confirment que le ministre est prêt à céder son fauteuil, ayant déjà rangé ses affaires, mais continue de remplir ses obligations «par sens républicain».

Même atmosphère au ministère de la Justice. «Le ministre [Ousmane Diagne] vient tous les jours, de même que le personnel. Il a même demandé à tous les agents et conseillers de venir normalement. Le ministre travaille aux horaires normaux», rapporte une source du journal.

Si la loi n’impose en rien à des ministres démis de leurs fonctions de continuer à se présenter au bureau, la pratique reste ancrée dans la culture administrative sénégalaise. Pathé Ndiaye, ancien directeur du Bureau organisation et méthode (BOM), rappelle : «C’est la tradition et la déontologie administrative qui l’imposent. Bien sûr, le secrétaire général est là pour assurer la continuité, mais dans la limite de ses délégations. Le jour de la passation de service, c’est seulement à ce moment-là qu’ils quittent définitivement leur lieu de travail. Mais dans cet intervalle, ils ne doivent plus prendre de décisions nouvelles.»

Affaire WAE : Samuel Sarr plaide pour l’annulation de la procédure

L’ancien ministre de l’Énergie, Samuel Sarr, bénéficie depuis quelques semaines d’une liberté provisoire. Assigné à résidence et placé sous bracelet électronique, il reste néanmoins au cœur de la procédure judiciaire dans l’affaire West African Energy (WAE), qui lui a valu plusieurs mois de détention préventive.

Ses avocats entendent désormais obtenir l’annulation pure et simple de la procédure. Selon des informations rapportées par L’Observateur, deux requêtes ont été introduites devant la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar et seront examinées ce jeudi, après deux reports successifs.

La première requête vise à contester l’ordonnance de soit-communiqué rendue le 16 mai 2025, jugée irrégulière par la défense. La seconde s’attaque à l’ordonnance de renvoi en police correctionnelle et de mise en résidence surveillée, datée du 2 juin 2025, que les conseils de Samuel Sarr estiment entachée de « graves violations des droits de la défense ».

Litige financier : l’ASER assigne ASKIA Assurances en justice

Un contentieux majeur oppose l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER) à la compagnie ASKIA Assurances au sujet d’un projet d’électrification dans les régions de Kolda et Vélingara.

Signé en 2013, le contrat prévoyait le raccordement de plus de 20 000 abonnés à l’électricité. Pour garantir l’exécution des travaux, l’ASER avait versé une avance de 1,74 milliard de francs CFA au concessionnaire, une somme sécurisée par une caution délivrée par ASKIA Assurances.

Cependant, face à des retards et manquements répétés dans l’exécution des travaux, le contrat a été résilié en 2021.

Malgré plusieurs mises en demeure adressées à ASKIA Assurances, la compagnie n’a jamais procédé au remboursement de l’avance. Cette situation a conduit l’Union européenne, qui cofinançait le projet, à se faire directement rembourser en prélevant les fonds sur le compte de l’ASER, aggravant ainsi les tensions entre les deux parties.

Estimant que ses droits ont été bafoués, l’ASER a décidé d’assigner ASKIA Assurances devant la justice. L’agence réclame non seulement le remboursement de la somme initiale de 1,74 milliard de F CFA, mais également 500 millions de F CFA de dommages et intérêts pour le préjudice subi.

Sécurité transfrontalière : patrouille fluviale conjointe entre forces sénégalaises et mauritaniennes

Les forces de la Zone militaire n°4 ont mené, ce mercredi, une patrouille fluviale conjointe avec leurs homologues mauritaniens. L’opération a couvert plusieurs localités stratégiques situées entre Bakel, Aroundou et Diougountouro, dans le haut fleuve Sénégal.

Selon des informations fournies par la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA) et relayées par FDS TV, cette initiative s’inscrit dans le dispositif global de sécurisation de la frontière sénégalo-mauritanienne. Elle vise à prévenir toute infiltration criminelle et à renforcer la coopération sécuritaire entre les deux pays.

Cette patrouille conjointe vient en appui à l’Opération Karangué, toujours en cours dans les régions de Tambacounda et Kédougou. Lancée pour renforcer la surveillance et le contrôle de l’ensemble de la bande frontalière Est du Sénégal, Karangué mobilise depuis plusieurs mois des unités terrestres et aériennes afin de contrer la criminalité transfrontalière, le braconnage et les menaces sécuritaires émergentes.

Hamidou Thiaw dénonce :  » les instigateurs de violences doivent être jugés pas seulement les petits porteurs. »

Dans une tribune percutante, Hamidou Thiaw, président du parti En Marche Pour la Renaissance du Sénégal (MPR), interroge les fondements de la justice et de l’ordre dans le contexte politique sénégalais. S’appuyant sur les récents cycles de violence et d’instabilité, Thiaw appelle à une réflexion collective sur la responsabilité des dirigeants et la protection des citoyens ordinaires .

Le double visage de la résistance et de l’ordre

M. Thiaw rappelle que l’histoire politique du Sénégal a souvent oscillé entre des opposants appelant à la « résistance » et un pouvoir invoquant le « maintien de l’ordre ». Ces confrontations, marquées par des épisodes tragiques (pertes en vies humaines, destruction de biens), ont laissé des séquelles durables dans la mémoire collective. Pour lui, cette dualité est au cœur des défis actuels : « Lorsqu’on salit l’image d’un ancien président, on salit aussi celle du Sénégal » .

La justice : instrument de vengeance ou de réconciliation ?

Alors que le nouveau régime réclame justice pour les violences passées, M. Thiaw soulève une question cruciale : « Qui doit être jugé ? Les donneurs d’ordres ou les exécutants ? ». Il critique une approche sélective où les instigateurs de violences restent impunis tandis que les petits acteurs sont criminalisés. Cette logique, selon lui, perpétue un cycle de vengeance et mine la crédibilité des institutions .

L’État garant de l’ordre, mais sous contrainte éthique

Hamidou Thiaw défend le rôle de l’État dans le maintien de l’ordre, mais insiste sur la nécessité d’une éthique politique : « Aucun responsable ne devrait se permettre d’inciter à la destruction, au pillage ou au chaos ». Il cite en exemple le cas de Badara Gadiaga, chroniqueur détenu sans procès, pour illustrer les ambiguïtés de la responsabilité pénale. Pour lui, la justice doit prioriser les victimes innocentes – celles dont les biens et la dignité ont été bafoués – plutôt que les acteurs politiques instrumentalisés .

Une vision pragmatique inspirée de l’expérience internationale

Homme d’affaires et ancien analyste à la Banque mondiale, M. Thiaw appuie son plaidoyer sur une expertise technique et une vision globale. Son parcours – ingénieur en calcul scientifique, MBA en finance – lui permet de lier enjeux politiques et économiques : « Le Sénégal passe avant tout. L’unité nationale doit primer sur les rancunes personnelles » .

Critique du régime actuel : entre communication et réalités

Thiaw ne mâche pas ses mots envers le gouvernement Diomaye-Sonko, qu’il accuse de « stratégie communicationnelle » plutôt que de gouvernance substantive. Il dénonce des incohérences, comme la promesse non tenue de supprimer les fonds politiques (« 100 milliards sans audit ») et la dissolution d’institutions comme le CESE et le HCCT sous prétexte d’économies .

En citant Voltaire – « Ceux qui peuvent vous faire croire à des absurdités peuvent vous faire commettre des atrocités » –, Thiaw avertit contre la manipulation des masses. Son appel à une justice équitable et à la responsabilisation des leaders vise à restaurer la confiance dans les institutions. « L’avenir de notre démocratie dépend de notre capacité à protéger les citoyens ordinaires, véritables fondations de la Nation » .

Hamidou Thiaw incarne ainsi une opposition constructive, prônant l’unité nationale et une justice impartiale. Son discours, ancré dans l’expertise technique et l’éthique, offre une alternative aux discours polarisants qui dominent le paysage politique sénégalais.

Santé fragile de Farba Ngom en prison : l’appel d’Abba Mbaye à l’État

L’ancien député de Yewwi Askan Wi, Abba Mbaye, s’est exprimé sur la situation préoccupante du député Farba Ngom, actuellement détenu et souffrant, selon plusieurs rapports d’expertise médicale, d’une santé incompatible avec son maintien en prison.

Invité sur le plateau de Maïmouna Ndour Faye à la 7Tv, l’ex-compagnon politique de Khalifa Sall a tenu à alerter les autorités :

« L’État doit prendre ses responsabilités et éviter le pire. Revenons à de l’élégance, revenons à du respect, à de la dignité humaine », a-t-il déclaré.

L’ancien parlementaire insiste sur la nécessité d’agir rapidement pour préserver la vie de Farba Ngom. « Si les médecins disent que la santé de Farba Ngom n’est pas compatible avec sa situation carcérale, je pense qu’il faut utiliser d’autres moyens pour l’épargner d’une catastrophe qui peut être évitée », a-t-il ajouté.

Abba Mbaye a par ailleurs rappelé le précédent d’Ousmane Sonko, qui, alors en grève de la faim en tant qu’opposant, avait bénéficié d’un vaste mouvement de solidarité plaidant pour sa libération, notamment grâce à l’intervention de personnalités comme Aïda Mbodj. « Il faut que l’État fasse ce qu’il a fait dans le cas de Ousmane Sonko. Je pense qu’il faut faire preuve de clémence concernant le cas de Farba Ngom », a-t-il conclu.

Mort de Charlie Kirk : une chasse à l’homme lancée aux États-Unis pour retrouver le meurtrier

Les États-Unis sont en état de choc après l’assassinat de Charlie Kirk, figure montante du conservatisme américain et allié de Donald Trump. Le fondateur de Turning Point USA, âgé de 31 ans, a été tué par balle mercredi lors d’une réunion publique sur le campus de l’Utah Valley University, devant près de 3 000 personnes.

Selon les premières constatations, le tir mortel – une balle dans le cou – a été effectué depuis un toit situé à une centaine de mètres. Le suspect, décrit comme un homme vêtu de noir, aurait prémédité l’attaque. Rapidement évacué par ses gardes du corps, Kirk a succombé à ses blessures malgré l’intervention des secours.

Plusieurs vidéos amateurs, largement relayées sur les réseaux sociaux, ont immortalisé la scène d’horreur. « Il a été touché au cou et s’est effondré, il n’était plus qu’une fontaine de sang », a témoigné Sophie Anderson, spectatrice interrogée par le Daily Mail.

Le président Donald Trump a réagi avec virulence, dénonçant « la gauche radicale », qu’il accuse d’avoir « armé la rhétorique de la haine ». Dans une vidéo publiée sur Truth Social, il a qualifié Charlie Kirk de « martyr de la vérité et de la liberté » et promis que son administration traquerait « tous ceux qui ont contribué à cette atrocité, y compris les organisations qui les financent ».

En hommage, la Maison Blanche a ordonné la mise en berne des drapeaux américains. Le gouverneur républicain de l’Utah, Spencer Cox, a parlé d’« assassinat politique ». De leur côté, des figures démocrates, dont Joe Biden, Kamala Harris et Barack Obama, ont condamné l’attaque, appelant à la retenue et à l’unité face à la montée de la violence politique.

Un premier suspect avait été interpellé par le FBI, mais il a été relâché faute de preuves. Les autorités poursuivent activement leurs recherches et ont lancé une chasse à l’homme pour retrouver l’auteur de cet assassinat ciblé.

Cet événement tragique ravive le débat sur la sécurité des rassemblements politiques aux États-Unis, dans un climat déjà tendu de radicalisation.

Originaire de la banlieue de Chicago, Charlie Kirk était connu comme un fervent chrétien, père de deux enfants, et défenseur intransigeant du port d’armes. Depuis la création de Turning Point USA en 2012, il avait bâti un vaste réseau mobilisant la jeunesse conservatrice autour des idées ultratraditionnelles chères à Donald Trump.

Sa popularité en ligne – avec près de 7 millions d’abonnés sur Instagram et 3,8 millions sur YouTube – avait fait de lui l’un des visages les plus influents du conservatisme américain.

Conseil des ministres : Bassirou Diomaye Faye rend hommage aux ministres sortants et encourage les nouveaux entrants

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a profité du conseil des ministres tenu ce mercredi pour exprimer sa reconnaissance aux membres du gouvernement récemment remerciés.

Parmi eux figurent Jean-Baptiste Tine, ex-ministre de l’Intérieur, Ousmane Diagne, ancien ministre de la Justice, et Mountaga Diao, jusque-là en charge du Tourisme. Le chef de l’État a tenu à saluer publiquement « les efforts déployés par les ministres sortants pour la mise en œuvre de la politique définie, sous la conduite et la coordination du Premier ministre Ousmane Sonko », peut-on lire dans le communiqué officiel publié à l’issue de la réunion hebdomadaire.

En parallèle, Bassirou Diomaye Faye a adressé ses félicitations aux ministres et secrétaires d’État reconduits, tout en exhortant les nouveaux entrants à s’investir pleinement dans leurs missions. Pour le président, la responsabilité gouvernementale constitue « une position spéciale, fondée sur une confiance exceptionnelle, dans l’exercice de charges publiques, au service des populations et de l’intérêt général ».

Mali : Les FAMa sécurisent le corridor Dakar-Bamako face aux menaces terroristes

Les Forces armées maliennes (FAMa) ont renforcé leur dispositif sécuritaire sur l’axe Dakar-Bamako, un corridor vital pour l’approvisionnement du Mali. Cette décision intervient après l’enlèvement, la semaine dernière, de transporteurs sénégalais par des groupes armés, un incident qui s’était soldé par leur libération quelques heures plus tard.

Mercredi 10 septembre 2025, les FAMa ont lancé une opération d’escorte de camions-citernes transportant du carburant depuis le Sénégal. L’armée malienne précise, dans un communiqué publié sur son site officiel, que « dans le souci d’assurer l’approvisionnement régulier des populations en carburant, une mission d’escorte a jalonné des citernes contenant des produits pétroliers, des camions et des véhicules civils en provenance du Sénégal ».

L’opération s’est déroulée sans incident, selon le chef de la mission, le lieutenant Mamadou Coulibaly, qui a salué la coopération des transporteurs :

« Nous avons rassuré les conducteurs et les avons amenés à destination sans incident », a-t-il déclaré, cité par Seneweb.

Au-delà de cette action de sécurisation, les FAMa réaffirment leur détermination à lutter contre les menaces armées et terroristes. « Nous sommes prêts au sacrifice ultime pour la sauvegarde de la liberté et de l’intégrité de notre territoire », a insisté le lieutenant Coulibaly.

Thioyène, un village oublié dans la commune de Ndramé Escale

Le village de Thioyène, situé dans la commune de Ndramé Escale, région de Kaolack, vit dans l’ombre de l’oubli.

À la tombée de la nuit, le village s’enfonce dans une obscurité totale. Les familles s’éclairent tant bien que mal avec des lampes à pétrole ou de petites torches solaires, lorsque leurs moyens le permettent. Pour les enfants, réviser les leçons en période scolaire relève d’un véritable défi.

Accéder à Thioyène est un calvaire. La piste poussiéreuse et cabossée qui y mène devient impraticable en saison des pluies. Dans ces conditions, les charrettes tirées par des chevaux ou des ânes restent souvent le seul moyen de transport. Conséquence : l’accès aux marchés, aux soins de santé et même à l’école publique devient un véritable parcours du combattant.

Les habitants dénoncent un manque criant d’attention de la part des autorités. « On nous a promis l’électrification et une route bitumée depuis des années, mais rien ne bouge », regrette le chef du village. Les jeunes, désespérés, n’aspirent qu’à quitter Thioyène pour rejoindre les villes, dans l’espoir d’y trouver de meilleures conditions de vie.

Louga – Cheikh Oumar Bachir Tall alerte sur l’état de santé de Farba Ngom

À travers un discours prononcé en wolof et largement relayé dans la région de Louga, Cheikh Oumar Bachir Tall, membre éminent de la famille omarienne, a attiré l’attention des autorités sur la situation préoccupante du maire des Agnam, Farba Ngom, actuellement en détention.

Selon les expertises médicales, l’état de santé de l’ancien député est jugé « incompatible avec le milieu carcéral ». Les rapports et contre-rapports médicaux concluent tous à une pathologie grave nécessitant une prise en charge adaptée.

Face à cette situation, Cheikh Oumar Bachir Tall a lancé un appel solennel aux plus hautes autorités du pays. « Le député Farba Ngom est gravement malade et les points médicaux l’ont confirmé. Si un événement malheureux intervient alors que l’alerte a été faite, les conséquences pourraient être fâcheuses pour la République », a-t-il averti.

Le guide religieux appelle ainsi les dirigeants à la retenue, mais surtout à la responsabilité face à ce qu’il qualifie de « risque national ». Dans son plaidoyer, il a également rappelé les liens historiques et privilégiés entre les autorités religieuses et les différents chefs d’État du Sénégal, de Léopold Sédar Senghor à Macky Sall, en passant par Abdou Diouf et Abdoulaye Wade. « Ils ont toujours gouverné dans la stabilité », a-t-il rappelé, soulignant que cette tradition de dialogue doit être préservée.

Convoquée à la DIC : Adama Diop persiste et signe contre Aïda Mbodj et la DER

L’affaire fait grand bruit dans le landerneau politique et médiatique. Adama Diop, connue pour sa proximité avec le député Cheikh Thioro Mbacké, a été convoquée à la Division des investigations criminelles (DIC) après des propos tenus lors d’une émission télévisée mettant directement en cause la Déléguée générale de la Délégation à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes (DER), Aïda Mbodj.

Lors de son intervention, Adama Diop n’a pas mâché ses mots :

« Je suis bien placée pour parler d’elle parce qu’on a un passé. Elle n’a rien fait à Touba. Et pourtant, je faisais partie des gens à qui on avait promis un financement après la victoire de Pastef à l’issue de la Présidentielle », a-t-elle déclaré.

La jeune femme affirme avoir fourni sa carte d’identité dans le cadre de cette promesse de financement. Mais selon son récit, l’expérience a tourné au scandale :

« Quelques temps après, la DER m’envoie un message pour me faire savoir que c’est validé. Lorsque je suis allée récupérer l’argent, on m’a fait savoir que la carte d’identité avec laquelle l’argent est retiré n’est pas la mienne », a-t-elle expliqué.

Ces accusations, mettant en cause la gestion de la DER et l’intégrité de sa patronne, ont rapidement suscité l’attention des autorités judiciaires. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux après sa convocation, Adama Diop a confirmé avoir été appelée à s’expliquer devant la DIC sur ses déclarations publiques.

Sénégal : des performances record dans la production de pétrole et de gaz en août 2025

Le secteur énergétique sénégalais poursuit son envolée. Le mois d’août 2025 a été marqué par des avancées significatives dans les projets pétroliers et gaziers de Sangomar et du gisement transfrontalier de Grand Tortue Ahmeyim (GTA), confirmant la place grandissante du Sénégal et de la Mauritanie sur la carte mondiale des hydrocarbures.

Selon le ministère du Pétrole, dirigé par Birame Soulèye Diop, trois cargaisons de pétrole brut ont été exportées et commercialisées au cours du mois d’août, pour un volume global de 2,90 millions de barils.

Depuis le démarrage de la production, 41,03 millions de barils ont été extraits à Sangomar, dont 40,24 millions de barils déjà écoulés sur le marché international à travers 42 cargaisons.

Ces performances dépassent les attentes initiales. La production annuelle, estimée à 30,53 millions de barils pour 2025, a été revue à la hausse et devrait désormais atteindre 34,5 millions de barils. Une révision que le ministère attribue à la « robustesse des performances opérationnelles et à la bonne tenue des puits ».

Le gisement gazier de Grand Tortue Ahmeyim (GTA), partagé entre le Sénégal et la Mauritanie, connaît également une dynamique positive. Deux cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL), soit 337 966 m³, ont été finalisées en août.

Depuis le lancement de la production le 9 février 2025, huit cargaisons ont été exportées, représentant un volume cumulé de 1,34 million de m³ de GNL.

Parallèlement, les travaux de mise en service des installations se poursuivent à bord du FPSO, le navire de production, de stockage et de déchargement du gaz. L’objectif, selon le ministère du Pétrole, est d’assurer une montée en puissance progressive afin d’optimiser la capacité de production.

Kinshasa : victoire des Lions ternie par de graves incidents au Stade des Martyrs

La soirée aurait dû être une célébration sportive. Mardi, au Stade des Martyrs de Kinshasa, les Lions du Sénégal ont arraché une précieuse victoire (3-2) face aux Léopards de la RDC. Mais la joie s’est rapidement muée en inquiétude et en désarroi, en raison de graves incidents ayant visé la délégation sénégalaise et ses supporters.

Dès leur arrivée, les conditions d’accueil de la délégation sénégalaise laissaient planer une atmosphère lourde. Abdoulaye Fall, président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), a révélé avoir sollicité une intervention directe auprès des autorités sénégalaises :

« Il m’a appelé au téléphone. Je lui ai expliqué les conditions dans lesquelles nous étions, ainsi que celles de l’équipe. Ensuite, il s’est enquis de la situation des supporters. Nous lui avons fait part de nos inquiétudes. Il a pris des dispositions particulières avec la représentation diplomatique sur place. Il nous a réconfortés et est intervenu auprès des Congolais pour qu’ils prennent des mesures spécifiques. Nous lui disons merci. »

Cette action diplomatique rapide a permis d’apaiser, temporairement, les tensions et d’assurer la sécurité des supporters.

Malgré cette atmosphère tendue, les Lions ont su répondre présents sur le terrain. Dans un match d’une intensité rare, ils se sont imposés 3-2 face aux Congolais, confortant ainsi leur parcours qualificatif. Mais ce succès sportif a vite été éclipsé par les violences en tribune.

À la fin de la rencontre, la situation a dégénéré. Des sièges ont été arrachés et projetés en direction des supporters sénégalais. Ces derniers, pris pour cible, ont dû patienter près de trois heures sous escorte policière avant de pouvoir quitter le stade en sécurité.

Les tribunes, transformées en champ de bataille, ont été le théâtre de scènes de chaos : jets de projectiles, dégradations massives et ambiance électrique.

Ces événements ont une nouvelle fois mis en lumière les failles dans la sécurisation des grandes rencontres africaines. Pour beaucoup, ils posent la question de la responsabilité des organisateurs et des mesures préventives à adopter pour garantir la sécurité des joueurs comme des supporters.

Disparition inquiétante à Gorée : une famille privilégie la piste de l’enlèvement

Ce qui devait être une simple sortie familiale s’est transformé en cauchemar. Le 29 juin 2025, Mamadou Chérif Diallo, âgé de 8 ans, a mystérieusement disparu sur l’île de Gorée. Selon sa mère, Ismatou Diallo, l’enfant s’est volatilisé alors qu’il posait pour une photo sur les rochers. Depuis, le mystère reste entier.

Les premières hypothèses évoquaient un accident, notamment une possible noyade. Mais pour Ismatou Diallo, cette thèse ne tient pas : « Mon fils n’a pas pu tomber à l’eau. Tout s’est passé trop vite et aucun signe ne permet de dire qu’il s’est noyé », insiste-t-elle. La mère penche plutôt pour un enlèvement, peut-être avec la complicité d’un habitué des lieux.

Alertées immédiatement, les forces de l’ordre et les sapeurs-pompiers avaient lancé des opérations de recherche. Fouilles terrestres, battues sur l’île et patrouilles maritimes n’ont permis de retrouver aucune trace du garçon. Plus de deux mois après les faits, aucune piste sérieuse n’a émergé.

Depuis la disparition, Ismatou Diallo se rend quotidiennement sur l’île de Gorée. Entre espoir et douleur, elle continue de lancer des appels à l’aide : « Je demande aux autorités de redoubler d’efforts. Mon fils ne s’est pas volatilisé. Quelqu’un sait forcément ce qui lui est arrivé. »

Cette affaire a semé l’émoi parmi les habitants et les visiteurs de Gorée, réputée pour être un lieu touristique paisible. La possibilité d’un enlèvement suscite des interrogations et relance le débat sur la sécurité des sites touristiques du pays.

Escroquerie foncière « Omart City » : le parquet requiert de lourdes peines

Le dossier dit « Omart City » continue de défrayer la chronique judiciaire. Mardi, devant le tribunal, le parquet a requis trois ans de prison ferme contre Abdoulaye Mamadou Guissé, présenté comme le principal instigateur de cette vaste escroquerie foncière, rapporte Libération dans son édition du mercredi 10 septembre.

Dans le même réquisitoire, le procureur a demandé deux ans de prison ferme à l’encontre de Pape Bouba Camara, supposé « directeur de cabinet » de l’accusé, ainsi que contre Khady Faye, identifiée comme la fausse tante du président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Le verdict est attendu le 14 octobre prochain.

Les chiffres révélés à la barre donnent la mesure du scandale : plus de 3 000 victimes ont été recensées à ce jour, et près de 200 nouvelles parties civiles se sont récemment constituées devant la justice. Séduits par la promesse de logements et de terrains à des prix attractifs, des milliers de citoyens ont vu leurs économies s’envoler dans ce qui s’apparente à l’une des plus grandes escroqueries foncières qu’ait connues le pays.

Au-delà des pertes financières, cette affaire a profondément ébranlé la confiance des Sénégalais dans certains projets immobiliers privés, souvent présentés comme des solutions miracles face à la crise du logement. Le procès en cours devrait déterminer les responsabilités et fixer les sanctions, mais il soulève déjà de vifs débats sur la régulation du secteur et la protection des consommateurs.

Kaolack – Religion : Jokoo Sénégal / Deutschland au cœur de l’événement

Chaque année, des milliers de fidèles musulmans se rassemblent à Médina Baye (Kaolack) pour célébrer le Gamou et le Gamou Watt, commémorant la naissance du Prophète Mohammed (PSL). Au-delà de sa portée spirituelle, cet événement est aussi un moment fort de cohésion sociale, d’échanges et de solidarité.

C’est dans cet esprit que l’association Jokoo Sénégal / Deutschland a tenu à marquer sa présence en apportant une contribution significative à la population locale.

L’édition 2025 du Grand Gamou de Médina Baye s’est déroulée dans une atmosphère de ferveur exceptionnelle, rassemblant des milliers de fidèles venus des quatre coins du Sénégal et de l’étranger. Parmi les acteurs engagés sur le terrain, l’association Jokoo Sénégal / Deutschland, en partenariat avec l’un de ses mécènes, M. Abbasse SO, établi à Dortmund (Allemagne), s’est distinguée par une action solidaire et préventive.

Elle a procédé à la distribution de plus de 6 000 masques de protection aux populations, en ciblant particulièrement les zones de stationnement des conducteurs de motos-taxis Jakarta. Une initiative qui a largement contribué à renforcer la sécurité sanitaire des participants et à accompagner cet événement religieux d’une dimension sociale et citoyenne.

Kaolack – Conférence de presse : Samba Sadji du parti LSS dénonce les maux de la ville

La salle était comble ce matin lorsque Samba Sadji, figure politique locale et acteur engagé pour le développement de Kaolack, a tenu une conférence de presse consacrée à la situation actuelle de la capitale du Saloum. Entouré de ses collaborateurs, il a dressé un état des lieux sans concession, pointant du doigt les nombreux défis persistants auxquels la ville fait face.

Dès l’entame, M. Sadji a insisté sur les difficultés liées à l’assainissement.

« Mes chers compatriotes,

Kaolack n’est pas une ville ordinaire. Elle est le cœur battant du Saloum, le carrefour des échanges, le berceau de grandes figures politiques et intellectuelles qui ont marqué l’histoire de notre pays.

Mais aujourd’hui, Kaolack souffre. Elle souffre non pas d’un manque de ressources, mais d’un manque de vision. Elle souffre non pas d’un déficit de compétences, mais d’un excès d’arrogance », a déclaré le coordonnateur régional du parti LSS.

Abordant la gestion municipale, Samba Sadji a dressé un bilan sévère du passage de Serigne Mboup à la tête de la mairie. Selon lui, cette période n’a été « ni une bénédiction, ni une avancée », mais plutôt « un accident de l’histoire ».

« Ce que nous vivons n’est pas une simple erreur politique. C’est un fléau. Un système opaque, personnalisé, où la mairie est devenue une entreprise, et les citoyens des clients », a-t-il dénoncé.

Le responsable politique a tenu à rappeler que Kaolack « n’est pas à vendre » :

« Kaolack n’est pas un marché. Kaolack est une communauté, une mémoire, une ambition collective », a-t-il martelé.

Cependant, M. Sadji a précisé que son combat n’était pas partisan mais citoyen.

« Nous ne cherchons pas l’alternance pour l’alternance. Nous exigeons une rupture. Une salubrité publique. Une purification de nos institutions locales. Et pour cela, il nous faut plus qu’un candidat. Il nous faut un porteur de sens. Un homme ou une femme capable de faire face, de résister aux pressions, de parler vrai, et surtout, de servir », a conclu Samba Sadji, coordonnateur régional du parti LSS et président d’ARR/Kaolack.

Dakar : la passation de service entre Ngoné Mbengue et Abass Fall prévue ce mercredi dans une ambiance solennelle

La capitale sénégalaise s’apprête à vivre un moment hautement symbolique ce mercredi. La cérémonie officielle de passation de service entre Ngoné Mbengue, maire intérimaire, et Abass Fall, nouveau maire de la Ville de Dakar, se tiendra dans un cadre marqué par la solennité et l’ouverture au public.

Selon le quotidien Les Échos, l’événement ne se limitera pas à un simple acte administratif. Deux imposants chapiteaux ont été dressés : l’un spécialement réservé aux invités de marque, aux autorités administratives et aux conseillers municipaux, et l’autre destiné aux Dakarois désireux d’assister à cette étape marquante de la vie politique locale.

La cérémonie sera ponctuée par les discours officiels, la remise symbolique des charges, ainsi que d’autres moments forts marquant le passage de témoin entre l’équipe sortante et la nouvelle équipe municipale. En guise de clôture, un cocktail réunira les participants autour d’un instant de convivialité.

Sénégal – Escroquerie au visa : un vaste réseau de faussaires démantelé à Dakar

L’affaire ressemble à un scénario de film policier, mais elle est bien réelle. L’ambassade de Turquie à Dakar a été la cible d’un vaste réseau de faussaires spécialisés dans l’escroquerie au visa et la falsification de documents administratifs. C’est le quotidien L’Observateur qui a révélé les dessous de cette opération menée par les forces de l’ordre.

Tout a commencé le 19 août dernier, lorsque le directeur général du Centre de demande de visa de l’ambassade de Turquie a déposé une plainte contre Aliou N., accusé d’avoir soutiré de l’argent à plusieurs demandeurs de visa en leur délivrant de faux reçus. Présenté comme un simple démarcheur, il promettait à ses victimes une obtention rapide de visas turcs contre rémunération.

Interpellé à Fass Mbao, le suspect a été retrouvé en possession de plusieurs documents de voyage. Lors de son interrogatoire, il a reconnu les faits, expliquant qu’il ne faisait qu’agir comme intermédiaire chargé de collecter l’argent pour le compte de ses complices.

Ses révélations ont conduit les enquêteurs jusqu’à Moussa D., considéré comme l’un des cerveaux du réseau. Arrêté à Hamo, dans une prétendue agence de voyage près du marché Ndiarème, il se servait de cette structure comme couverture pour des activités frauduleuses.

La perquisition a permis de découvrir un véritable arsenal de faussaires : passeports, cachets administratifs, faux relevés bancaires, numéros Ninea, registres de commerce falsifiés… tout un dispositif destiné à donner une apparence officielle aux escroqueries.

Si Aliou N. et Moussa D. ont été déférés au parquet, le réseau n’a pas encore été entièrement démantelé. Un troisième complice, Abdoulaye G., alias Naby, est toujours en cavale. Les autorités le recherchent activement.

Selon l’ambassade de Turquie, d’autres demandeurs de visa seraient tombés dans le piège du réseau. De nouvelles plaintes pourraient donc être déposées dans les prochains jours, laissant craindre un nombre de victimes bien plus élevé que les estimations initiales.

Agriculture : un partenariat de 300 millions de dollars pour accélérer la transition énergétique et alimentaire au Sénégal

En marge du Forum africain sur les systèmes alimentaires, le ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage a signé une convention-cadre de partenariat avec The Cornerstone Group – Hajib Al Shams Joint Venture, a rapporté le journal Libération. Cet accord d’envergure, estimé à 300 millions de dollars US, soit environ 168 milliards de FCFA, marque une étape majeure dans la modernisation de l’agriculture sénégalaise grâce aux énergies renouvelables.

Le projet sera déployé sur une période de six ans suivant le modèle Build-Operate-Transfer (BOT). Concrètement, les infrastructures énergétiques installées seront exploitées par les partenaires durant la durée du contrat, avant d’être transférées aux producteurs sénégalais et au secteur privé national. Ce mécanisme vise à assurer une autonomie locale durable et à favoriser la souveraineté énergétique et alimentaire du pays.

Solarisation des exploitations agricoles, des unités d’élevage, des sites aquacoles et des laboratoires d’analyse ; Développement de solutions de bioénergie (biogaz, biofertilisants) ; Renforcement des capacités techniques des acteurs ; Mise en place d’un système de monétisation des crédits carbone, au bénéfice d’un Fonds agricole destiné à soutenir les producteurs ; Financement d’assurances adaptées aux réalités du secteur ; Renforcement de la coopération internationale en matière de recherche et d’innovation.

À travers cette initiative, le gouvernement affiche sa volonté d’inscrire le Sénégal dans une dynamique de résilience climatique, de sécurité alimentaire et de prospérité des communautés rurales. Selon Libération, ce partenariat s’inscrit dans la continuité de la vision présidentielle et des orientations stratégiques du Plan Sénégal 2050, qui place l’agriculture durable et moderne au cœur du développement national.

Les Lions du Sénégal de retour à Dakar après leur victoire en RDC

Au lendemain de leur précieuse victoire face aux Léopards de la République démocratique du Congo (3-2), les Lions du Sénégal ont regagné Dakar mardi soir à bord d’un vol spécial affrété par le président de la République.

La rencontre, disputée au stade des Martyrs de Kinshasa, a tourné à l’avantage des champions d’Afrique qui réalisent ainsi une belle opération dans leur parcours. Conscientes de l’enjeu et des possibles tensions après un tel affrontement, les autorités congolaises avaient pris des mesures exceptionnelles. Selon le quotidien Les Échos, un impressionnant dispositif sécuritaire a été déployé : des centaines de policiers et de militaires ont escorté la délégation sénégalaise, de l’hôtel jusqu’à l’aéroport, en veillant à la fluidité des formalités avant le décollage.

Si la majorité du groupe a regagné Dakar ensemble, trois cadres de la sélection ont suivi un autre itinéraire. Sadio Mané, Édouard Mendy et Kalidou Koulibaly, tous évoluant désormais en Arabie Saoudite, ont quitté Kinshasa à bord de jets privés afin de rejoindre directement leurs clubs respectifs.

Linguère : vingt millions de francs CFA emportés lors d’une attaque contre un guichet Wave

Un braquage spectaculaire a secoué la commune de Linguère dans la nuit du lundi au mardi. Des individus armés ont pris pour cible un guichet du réseau Wave, situé au marché central, et se sont enfuis avec un butin estimé à vingt millions de francs CFA.

Selon des informations rapportées par l’Agence de presse sénégalaise (APS), les assaillants ont neutralisé les vigiles avant de prendre la fuite à bord d’un véhicule. L’opération s’est déroulée dans des circonstances qui leur étaient particulièrement favorables.

« L’attaque s’est produite sous une pluie battante, à un moment marqué par une coupure d’électricité », a confié le commissaire urbain Ousmane Ndao, soulignant que cette conjoncture a considérablement facilité l’action des malfaiteurs.

Une enquête est ouverte pour identifier et interpeller les auteurs de ce coup de main audacieux. Mais les forces de l’ordre locales peinent à faire face à ce type de criminalité.

Le commissaire Ndao a en effet mis en lumière le déficit de moyens logistiques du commissariat :

« Nous ne disposons que d’un seul véhicule pour couvrir l’ensemble de la commune, ce qui limite nos capacités d’intervention et de dissuasion », a-t-il regretté.

Kaolack – Médina Baye : la prolifération des jeunes malfaiteurs inquiète à la veille du Gamou Watt

À quelques heures de la célébration du Gamou Watt de Médina Baye, l’un des plus grands rassemblements religieux de la confrérie tidiane, un climat d’inquiétude s’installe parmi les populations locales. Depuis plusieurs jours, des habitants dénoncent la montée en puissance de bandes de jeunes malfaiteurs qui sèment la terreur dans les rues de la cité religieuse.

Selon plusieurs témoins, ces jeunes, souvent organisés en groupes, se livrent à des agressions aussi bien de jour que de nuit : vols de téléphones portables appartenant aux pèlerins, attaques à l’arme blanche et autres actes d’insécurité.

Le Gamou Watt attire chaque année des milliers de fidèles venus du Sénégal et de la diaspora, notamment du Nigéria, du Ghana, du Mali et même des États-Unis. Mais cette année, la peur s’invite dans les préparatifs.

« Nous venons pour prier et célébrer le Gamou Watt, mais nous craignons pour notre sécurité », confie un pèlerin malien rencontré à Médina Baye.

Face à cette recrudescence de la délinquance juvénile, les habitants des quartiers Fass Cheikh Tidiane, Darou Rahmaty et Thioffack exhortent les forces de l’ordre à renforcer les dispositifs sécuritaires pour rassurer les fidèles et garantir le bon déroulement de l’événement.

Vives condamnations internationales après une frappe israélienne sur Doha

L’attaque aérienne menée mardi par Israël sur la capitale qatarie, Doha, visant des responsables du Hamas, a déclenché une vague de réactions indignées à travers le monde. Plusieurs pays de la région, ainsi que des grandes puissances et l’ONU, dénoncent une violation grave de la souveraineté du Qatar et un précédent dangereux pour la stabilité régionale.

Le Qatar a fustigé une attaque “lâche” contre des immeubles résidentiels abritant des membres du bureau politique du Hamas. L’Arabie saoudite a parlé d’un “acte criminel” et d’une “violation du droit international”, une position réaffirmée lors d’un appel entre le prince héritier Mohammed ben Salmane et l’émir du Qatar.

L’Égypte, médiatrice dans les discussions de cessez-le-feu à Gaza, a dénoncé une “violation flagrante du droit international” et un “développement inacceptable”. Le Maroc a condamné une “attaque odieuse”, tandis que la Jordanie et les Émirats arabes unis ont dénoncé une “agression lâche”, les Émirats pointant une “escalade irresponsable”.

L’Iran a qualifié l’opération israélienne “d’acte extrêmement dangereux et criminel”, affirmant qu’elle constituait une atteinte à la souveraineté du Qatar. La Turquie a accusé Israël de chercher à prolonger le conflit en ciblant une délégation du Hamas en pleine négociation de trêve.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a dénoncé une “violation flagrante de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Qatar”. Le président français Emmanuel Macron a jugé les frappes “inacceptables quel qu’en soit le motif”, exprimant sa “solidarité” à l’égard de Doha.

De leur côté, les États-Unis ont reconnu avoir été “informés à l’avance” des frappes par Israël, selon une haute responsable de la Maison Blanche, sans préciser s’ils avaient tenté de les dissuader.

Thiaroye Gare : un café ambulant servait de couverture à un trafic de chanvre indien

À Thiaroye Gare, les policiers ont mis fin à un trafic de chanvre indien savamment dissimulé derrière une activité en apparence anodine. Sous couvert d’une poussette à café, un vendeur ambulant organisait un réseau de distribution bien rodé.

Tout est parti d’une alerte anonyme parvenue au commissariat de Thiaroye. Après une surveillance discrète aux abords du marché, les limiers ont remarqué des mouvements suspects autour d’une poussette à café. Leur attention s’est rapidement portée sur deux jeunes hommes : Adiouma Barry, 26 ans, livreur « thiak-thiak », et Ibrahima Camara, 27 ans, vendeur de café ambulant.

Alors qu’ils revenaient d’une livraison dans la zone de Keur Massar, les policiers sont intervenus. Camara s’est momentanément éclipsé pour acheter du sucre, laissant son acolyte seul avec les bagages. Mauvais hasard : la fouille a permis de découvrir 1,4 kg de chanvre indien soigneusement dissimulé.

Les investigations ont révélé que derrière son commerce de café ambulant, Ibrahima Camara, déjà condamné par le passé, écoulait en réalité du chanvre indien. Sa poussette servait de façade idéale pour masquer ses activités illicites.

Déférés devant le parquet de Pikine-Guédiawaye, les deux hommes ont comparu jeudi dernier.

Sans avocat, Adiouma Barry a nié toute implication, affirmant n’avoir été qu’un simple chauffeur payé 4000 Fcfa, sans connaissance du contenu des bagages. De son côté, Ibrahima Camara a reconnu les faits, admettant s’être approvisionné à Diamniadio et avoir confié les colis à son compagnon de route.

Le parquet, convaincu de la culpabilité du vendeur de café, a requis deux ans de prison ferme contre lui et la relaxe pour Barry.

Le tribunal a suivi ces réquisitions :

Adiouma Barry a été relaxé au bénéfice du doute. Ibrahima Camara a été condamné à 2 ans de prison ferme pour offre et cession de chanvre indien.

Affaire Farba Ngom : La CNDH plaide pour une libération provisoire pour raisons médicales

Un nouveau tournant vient d’être pris dans le dossier de Farba Ngom, député-maire des Agnam et figure de l’Alliance pour la République (APR, ex-parti au pouvoir). Alors que la décision du juge d’instruction est attendue cette semaine, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) est entrée en scène avec une demande officielle.

L’institution dirigée par Amsatou Sow Sidibé a adressé, le 2 septembre, un courrier au président du Collège des juges d’instruction, sollicitant la libération provisoire de l’élu pour des raisons médicales. Cette initiative fait suite à une enquête interne menée par la CNDH sur l’état de santé du parlementaire.

Pour rappel, deux expertises médicales – l’une initiale et l’autre en contre-expertise – avaient déjà conclu à l’incompatibilité de la détention avec son état de santé.

Aïssatou Diop Fall convoquée à la Direction spéciale de la cybersécurité

La journaliste Aïssatou Diop Fall est attendue ce mardi 9 septembre dans les locaux de la Direction spéciale de la cybersécurité (DSC). L’information a été révélée par le quotidien L’AS, qui précise que cette convocation fait suite à une plainte déposée par sa consœur Thioro Mandela.

Cette dernière accuse Aïssatou Diop Fall de propos diffamatoires tenus à son encontre. Pour l’heure, aucun détail supplémentaire n’a filtré sur le contenu exact des déclarations incriminées ni sur le contexte dans lequel elles ont été formulées.

Boubacar Camara reste en poste malgré les rumeurs de départ

Depuis samedi, des rumeurs persistantes faisaient état d’un supposé départ de Boubacar Camara, nommé le 30 avril dernier ministre secrétaire général du gouvernement. La confusion est née après la publication de la liste des membres du nouveau gouvernement, dans laquelle son nom n’apparaissait pas.

Selon des informations de Libération, il n’y a pourtant aucun changement concernant ses fonctions. Boubacar Camara continue d’assurer pleinement son rôle de secrétaire général du gouvernement et siège régulièrement au conseil des ministres.

Un communiqué officiel est venu rappeler que le secrétaire général du gouvernement n’est pas considéré comme un membre à part entière de l’équipe ministérielle. Sa mission, qui consiste essentiellement à garantir la coordination administrative entre les différentes institutions et à veiller au suivi des décisions gouvernementales, est indépendante du réaménagement ministériel.

Ainsi, l’absence du nom de Boubacar Camara dans la liste des ministres ne traduit pas une sortie du gouvernement, mais reflète simplement la spécificité de son poste, nommé par décret présidentiel et distinct des portefeuilles ministériels classiques.

Convocation pour diffamation : la journaliste Aissatou Diop Fall attendue à la Division spéciale de cybercriminalité

La journaliste Aissatou Diop Fall est attendue ce mardi à 10 heures dans les locaux de la Division spéciale de cybercriminalité.

Cette convocation intervient à la suite d’une plainte déposée par la journaliste Thioro Mandela, qui accuse Aissatou Diop Fall de diffamation lors d’une émission diffusée sur Publicsn TV. Selon la plaignante, les propos tenus porteraient atteinte à son honneur et à sa réputation.

Sénégal : un second radar météorologique renforce la surveillance dans le nord du pays

Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans le renforcement de ses capacités de prévision météorologique. Après l’installation d’un radar en bande X à Diamniadio en septembre 2024, un second dispositif, cette fois en bande C, a été mis en service à Saint-Louis, au sein de l’aéroport international Ousmane Masseck Ndiaye. L’annonce a été faite par l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM).

Ce nouvel équipement, fruit d’un partenariat entre l’ANACIM et BP Sénégal Investments Limited, a été installé par la société Meteopress, à l’issue d’une prospection approfondie menée avec les experts de l’ANACIM. Il vise à renforcer la surveillance des phénomènes météorologiques dans la région nord du pays.

Le radar permettra de détecter en temps réel les précipitations et les systèmes orageux, facilitant la diffusion d’alertes précoces pour protéger les populations et leurs biens. Pour BP Sénégal, qui exploite un champ gazier à la frontière maritime avec la Mauritanie, cet investissement répond également à un besoin opérationnel : disposer de données météorologiques fiables pour sécuriser ses activités.

Un protocole d’accord signé entre les deux parties prévoit l’utilisation partagée des données, ainsi qu’un appui technique pour le suivi et la maintenance du radar. Ce modèle de coopération public-privé illustre une volonté commune de renforcer la résilience climatique et la sécurité des infrastructures dans les zones à risque.

Avec ce second radar, le Sénégal se dote d’un maillage plus dense pour la surveillance du ciel, un atout majeur dans un contexte de changement climatique et de recrudescence des événements extrêmes. Cette initiative s’inscrit dans la continuité du Projet de gestion intégrée des inondations au Sénégal (PGIIS) et fait écho à d’autres collaborations stratégiques, telles que l’homologation de l’héliplateforme GTA HUB.

Guinée-Bissau : le président Adama Barrow honoré de la médaille Amílcar Cabral

En visite officielle à Bissau, le président gambien Adama Barrow a reçu la médaille Amílcar Cabral, la plus haute distinction de l’État bissau-guinéen. Cette décoration lui a été remise en reconnaissance de son engagement pour le renforcement des relations d’amitié et de coopération entre la Gambie et la Guinée-Bissau.

Au cours de la cérémonie, le maire de Bissau a également remis au chef de l’État gambien la clé de la ville, symbole de fraternité et d’accueil.

Dans son allocution, le président Barrow a exprimé sa gratitude envers le peuple bissau-guinéen et rendu hommage à deux grandes figures historiques du pays : Amílcar Cabral, leader de la lutte pour l’indépendance, et l’ancien président João Bernardo Vieira.

Lettre ouverte à M. Fadilou Keïta Pour la dignité et l’avenir de Kaolack

Monsieur,

Kaolack est une ville fière, forgée par l’effort de ses fils et filles, bâtie sur des valeurs de courage, de loyauté et de mérite. Elle ne saurait être réduite à un tremplin politique pour des ambitions personnelles portées par des influences extérieures en perte de vitesse.

Votre parcours, marqué par des prises de position souvent ambiguës et des alliances opportunistes, ne reflète ni les aspirations profondes des Kaolackois ni l’exigence de transparence que requiert la gestion de notre commune. Votre proximité avec des figures politiques transhumantes, dont la crédibilité s’effrite jour après jour, ne fait qu’alimenter le doute sur la sincérité de votre engagement envers Kaolack.

Vous avez été couvé, protégé, propulsé sans jamais véritablement affronter les réalités du terrain. Or, Kaolack ne cherche pas un héritier politique, mais un serviteur dévoué, enraciné dans ses quartiers, à l’écoute de ses populations, capable de porter leurs espoirs sans calcul ni compromission.

Le Pastef ne vous soutient pas. Les populations vous observent avec réserve. Et les voix de Kaolack ne doivent pas être confisquées par des stratégies politiciennes. Il est temps de faire preuve de lucidité et de responsabilité.

Nous vous demandons solennellement de renoncer à toute ambition pour la mairie de Kaolack. Laissez la place à ceux qui incarnent véritablement les valeurs de notre ville, qui ont souffert avec elle, grandi avec elle, et qui sont prêts à se battre pour elle sans agenda caché.

Kaolack mérite mieux. Kaolack exige mieux.

Respectueusement,
Samba sadji coordonnateur regional LSS kaolack
President ARR kaolack

Kaolack : l’adjointe au maire plaide pour une révision du circuit des canalisations

À Kaolack, la question de l’assainissement reste au cœur des préoccupations locales. Face aux difficultés récurrentes liées aux eaux pluviales et usées, l’adjointe au maire a lancé un appel pressant en faveur d’une révision du circuit des canalisations de la commune.

Selon Madame Madjiguène Diouf Ndiaye, adjointe au maire chargée de l’assainissement, l’actuel réseau, hérité de plusieurs décennies, n’est plus adapté à l’évolution démographique et à l’expansion urbaine de la ville. Les canalisations, souvent saturées et obsolètes, ne parviennent plus à drainer efficacement les eaux, entraînant débordements, stagnations et nuisances pour les populations.

« Nous faisons face à une situation critique. Les pluies de ces dernières années ont mis en évidence les limites de notre système d’évacuation. Une révision technique et structurelle du circuit des canalisations est devenue une urgence pour préserver la santé publique et améliorer la qualité de vie des habitants », a déclaré l’adjointe au maire face à la presse, ce lundi 8 septembre 2025.

Elle a plaidé pour une collaboration renforcée entre la municipalité, l’État et les partenaires techniques, afin de mobiliser les ressources nécessaires à une restructuration complète du réseau.

Dans plusieurs quartiers, les habitants vivent encore avec des rues impraticables et des eaux stagnantes favorisant la prolifération de maladies. Beaucoup espèrent que ce plaidoyer ne restera pas lettre morte.

Mme Diouf Ndiaye a rappelé que, depuis quelques mois, la municipalité a engagé plusieurs actions pour améliorer le cadre de vie des Kaolackois : opérations de curage des caniveaux, collecte d’ordures et campagnes de sensibilisation à l’hygiène publique. L’objectif affiché est clair : prévenir les inondations récurrentes et réduire les risques sanitaires liés à l’insalubrité.

« Le maire Serigne Mboup ne peut pas rester les bras croisés en attendant le transfert des compétences. Les populations vivent ici et subissent les conséquences. En tant que maire, il a le devoir d’agir », a-t-elle insisté.

Enfin, elle a rappelé que l’assainissement est une responsabilité collective :

« Les autorités peuvent investir, mais sans civisme de la population, les efforts resteront vains. Chaque citoyen doit comprendre qu’un geste irresponsable, comme jeter un sachet plastique dans la rue, peut avoir des conséquences graves sur toute la communauté », a conclu l’adjointe au maire.

Yassine Fall, nouvelle Garde des Sceaux : « Rendre la justice au service du peuple »

Nommée Ministre de la Justice, Garde des Sceaux dans le gouvernement dirigé par Ousmane Sonko, Yassine Fall a livré ses premiers mots après l’annonce officielle. Dans un message empreint d’humilité et de patriotisme, elle a tenu à remercier le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et le Premier ministre pour la confiance placée en elle.

« C’est avec une grande humilité et un sens élevé du patriotisme que j’accepte ma nomination comme Ministre de la Justice, Garde des Sceaux du Sénégal », a-t-elle écrit, avant de réaffirmer sa loyauté au peuple sénégalais.

Consciente de la lourde responsabilité qui l’attend, la nouvelle patronne de la Justice a promis de travailler en étroite collaboration avec toutes les institutions de la République et les acteurs de la société civile. Son objectif affiché : mettre le droit au service des citoyens et faire de la justice un instrument au service du peuple.

« Je mesure pleinement l’importance et la lourdeur de la tâche qui m’incombe. Je réitère ma loyauté au peuple sénégalais et ma parfaite disposition à collaborer avec toutes les institutions de la République ainsi qu’avec les acteurs non étatiques, afin de servir le droit, rendre la justice au service du peuple et atteindre les résultats escomptés », a-t-elle conclu.

Présidentielle 2025 en Côte d’Ivoire : Gbagbo et Thiam exclus de la liste définitive des candidats

Le Conseil constitutionnel ivoirien a rendu publique, ce lundi, la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle prévue en octobre 2025. Cette décision marque un tournant majeur dans la vie politique du pays, avec l’exclusion de deux poids lourds de la scène nationale : Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam.

L’ancien président Laurent Gbagbo, leader du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), et Tidjane Thiam, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), ne figurent pas parmi les candidats retenus. Une annonce qui provoque un véritable séisme politique et rebat les cartes à quelques semaines seulement du scrutin.

Les raisons officielles de ces exclusions n’ont pas encore été détaillées dans le communiqué du Conseil constitutionnel, mais elles suscitent déjà de vifs débats au sein de l’opinion publique. Pour de nombreux observateurs, cette décision risque de redessiner le paysage électoral et d’alimenter de nouvelles tensions politiques.

Les réactions des formations politiques concernées, tout comme celles de la société civile, sont attendues dans les prochaines heures. Du côté du PPA-CI comme du PDCI-RDA, des réunions d’urgence seraient déjà programmées pour définir la ligne à suivre face à ce coup de tonnerre.

Ousmane Diagne réagit après son départ du gouvernement

Écarté lors du récent remaniement ministériel opéré par le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, l’ex-ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a rompu le silence. Dans un message publié ce lundi, il a exprimé sa gratitude envers les autorités qui lui avaient confié les rênes de ce département stratégique.

« Au terme de ma mission à la tête du ministère de la Justice, je tiens à remercier le président de la République, son excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et le Premier ministre Ousmane Sonko pour cette marque de confiance que je mesure à sa juste valeur », a écrit Ousmane Diagne.

L’ancien garde des Sceaux a également salué la collaboration avec ses collègues du gouvernement, qu’il décrit comme « courtois » et « animés d’un sens élevé du devoir ». Dans son texte, il leur souhaite « bonne continuation » et « succès éclatant » dans l’exercice de leurs responsabilités.

Mondial 2026 – RDC vs Sénégal : Pape Bouna Thiaw fixe le cap, Koulibaly sonne la mobilisation

À la veille du choc tant attendu face aux Léopards de la République Démocratique du Congo, le sélectionneur national du Sénégal, Pape Bouna Thiaw, a fait face à la presse ce lundi, en compagnie du capitaine Kalidou Koulibaly. Dans un contexte de haute intensité, le coach a été clair : les Lions n’ont d’autre choix que la victoire pour espérer franchir une nouvelle étape vers la Coupe du monde 2026, après les campagnes réussies de 2002, 2018 et 2022.

« C’est un match compliqué contre une équipe solide, mais nous sommes venus avec de grandes ambitions. Nous voulons les trois points. La RDC est favorite, mais nous allons répondre présents », a-t-il déclaré, affichant une détermination sans faille.

Revenant sur le match aller (1-1) disputé au stade Abdoulaye Wade, Pape Thiaw n’a pas caché son amertume : « Nous avions encaissé un but en toute fin de match. Ce fut un souvenir amer. Mais l’équipe a beaucoup progressé et sait mieux gérer son avantage. Nous allons tout faire pour ne pas encaisser et s’imposer ».

Cette revanche attendue au stade des Martyrs de Kinshasa s’annonce donc comme un tournant majeur dans le parcours des Lions.

Le technicien sénégalais a confirmé deux forfaits notables : Ismaïla Sarr et Moussa Niakhaté ne seront pas disponibles pour cette rencontre décisive. Pape Thiaw n’a cependant pas souhaité en dire plus sur la composition de son équipe, préférant maintenir une part de mystère avant le duel.

Demain mardi, face à une RDC ambitieuse et portée par son public, les coéquipiers de Kalidou Koulibaly devront livrer un match parfait pour s’imposer. Plus qu’une simple confrontation, ce duel est une bataille pour garder intactes les chances de qualification au Mondial.

L’APR dénonce des arrestations politiques et réagit au réaménagement du gouvernement Sonko

Le parti de l’Alliance Pour la République (APR) est sorti de son silence après le réaménagement ministériel opéré le samedi 6 septembre 2025 par le Premier ministre Ousmane Sonko. Dans une déclaration rendue publique par son Secrétariat exécutif national (SEN), l’ex-parti au pouvoir a livré son analyse des changements intervenus, tout en dénonçant vigoureusement ce qu’il qualifie « d’arrestations politiques ».

Des « kidnappings politiques » dénoncés

Selon l’APR, plusieurs de ses responsables, notamment des maires de grandes agglomérations, seraient « retenus en otage » sous prétexte de reddition des comptes. Le SEN parle de « prétextes fallacieux », et estime que ces arrestations contrastent avec la multiplication de scandales présumés au sein du nouveau régime. Deux affaires sont particulièrement mises en avant : « l’Asergate » et « l’Onasgate », présentées comme des symboles des dérives actuelles.

Confiance réaffirmée aux institutions

Malgré ses vives critiques, l’APR a tenu à exprimer sa confiance envers « les magistrats, hommes et femmes de valeur et de dignité, qui ont toujours assumé avec responsabilité leur mission de rempart de la République et de l’État de droit ». Le parti fondé par l’ancien président Macky Sall dit également croire aux acteurs du système électoral sénégalais, qu’il qualifie de « modèle de démocratie de référence ».

Appel à la mobilisation nationale

Dans son communiqué, l’APR ne se limite pas à dénoncer ; il appelle aussi « toutes les forces vives de la Nation à se dresser pour faire face à la volonté de déstabilisation de l’opposition ». Pour le parti, cette opposition, à l’image de celles qui l’ont précédée, « est vouée à l’échec ».

Téléphone de clarification entre Cheikh Yérim Seck et Khalifa Sall

Une polémique née d’une déclaration médiatique a conduit à un échange direct entre le journaliste Cheikh Yérim Seck et le leader de la plateforme Taxawu Sénégal, Khalifa Ababacar Sall. Selon Les Échos dans son édition du lundi 8 septembre, les deux hommes se sont parlé au téléphone afin de lever toute équivoque.

À l’origine, une sortie de Cheikh Yérim Seck sur le plateau de la 7tv, où il affirmait que l’ancien maire de Dakar serait en contact avec le parti Pastef d’Ousmane Sonko, par l’intermédiaire de Déthié Fall. Des propos qui ont immédiatement suscité de vives réactions dans les rangs de Taxawu Sénégal.

Dans un communiqué, des responsables de la plateforme ont dénoncé des « allégations fausses, infondées et malveillantes », prenant à contre-pied le journaliste. Toujours selon Les Échos, Cheikh Yérim Seck, « injoignable tout au début de cette affaire », a finalement rappelé Khalifa Sall pour un échange direct. Le contenu exact de leur conversation n’a toutefois pas été révélé par le quotidien.

Koulibaly sonne la charge avant le choc Sénégal – RDC

À la veille de l’affiche tant attendue face à la République Démocratique du Congo, comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde, le capitaine des Lions du Sénégal, Kalidou Koulibaly, a affiché une confiance totale et une détermination sans faille.

En conférence de presse ce lundi 8 septembre, le défenseur d’Al Hilal a souligné la préparation et l’état d’esprit de son équipe : « Je pense que les trois derniers matchs de cette phase de groupes sont toutes des finales. Nous avons un statut à protéger », a-t-il déclaré, conscient de la valeur de l’adversaire congolais.

« Sur le terrain, ce sera une guerre »

Alors que les deux sélections jouent leur destin, Koulibaly a planté le décor d’un duel acharné :

« Ce sera une grande bataille sur le terrain. En dehors, ce sera amical, mais sur le terrain, ce sera une guerre, et que le meilleur gagne. Nous sommes prêts ! »

Le capitaine sénégalais s’attend à un combat physique et tactique, notamment face à des attaquants redoutables comme Yoane Wissa et Cédric Bakambu, qu’il affrontera directement.

Une défense record en toile de fond

Véritable pilier de la sélection, Koulibaly insiste sur l’importance de la solidité défensive, pierre angulaire du parcours des Lions. Avec une série impressionnante de 23 matchs sans défaite, la plus longue invincibilité au monde actuellement, le Sénégal compte bien s’appuyer sur cette régularité pour franchir une nouvelle étape.

Fass Mbao : Une querelle entre amis vire au drame, un jeune maçon tué pour 1 500 F CFA

Le quartier Cheikh Tidiane Khamade, à Fass Mbao, est encore sous le choc. Dans la nuit du samedi 6 septembre, une dispute banale entre deux amis d’enfance s’est transformée en une tragédie. Pape Malick Dia, 18 ans, a perdu la vie sous les coups de couteau de son ami proche, Amady, âgé de 20 ans.

Connu dans son quartier pour sa discipline et sa passion pour la lutte, Pape Malick Dia était aussi apprenti-maçon. Ce soir-là, il se trouvait en compagnie de son camarade de toujours, Amady, receveur de bus. Une altercation éclate entre les deux, d’abord verbale, puis rapidement maîtrisée par des témoins. Mais quelques heures plus tard, la rancune refait surface. Armé d’un couteau, Amady assène un coup fatal à son ami, atteignant sa gorge.

Les voisins, alertés par les cris, tentent désespérément de sauver la victime en improvisant un garrot pour contenir l’hémorragie. Mais malgré leurs efforts, le jeune maçon succombe à ses blessures avant son arrivée à l’hôpital.

Selon des informations rapportées par L’Observateur, le différend entre les deux amis remonterait à une dette de 1 500 F CFA. Une somme qu’Amady avait prêtée à Pape Malick lors d’une sortie entre copains sur l’île de Ngor. Bien que remboursée par la suite, cette histoire avait laissé des traces dans leur relation. Le soir du drame, des insultes échangées auraient rallumé les tensions, précipitant l’irréparable.

Après le coup mortel, Amady tente de prendre la fuite. La police de Sicap-Mbao, dirigée par le lieutenant Camara, lance immédiatement les recherches. Le suspect est finalement arrêté dans la même nuit. Face aux enquêteurs, il reconnaît les faits et explique avoir agi sous le coup de la colère : « Pourquoi j’ai tué mon ami… », aurait-il confié, évoquant les insultes répétées de la victime comme déclencheur.

Tentative d’évasion au Camp pénal de Liberté 6 : un détenu rapidement rattrapé

Mardi soir, aux environs de 20 heures, un prisonnier a tenté de s’évader du Camp pénal de Liberté 6. Selon les informations rapportées par Libération, l’homme, identifié comme M. Ndiaye, a profité d’un concours de circonstances pour s’échapper du « Quartier de haute sécurité ».

Condamné en janvier 2023 à quatre ans de prison pour vol en réunion, le détenu a réussi à se frayer un chemin par la toiture, franchissant les barbelés malgré les tirs de sommation d’un garde posté au mirador. Sa tentative d’évasion aurait coïncidé avec un transfert de prisonniers en provenance de Rebeuss et une brève coupure d’électricité, ce qui aurait facilité sa manœuvre.

Mais sa liberté n’aura été que de courte durée. M. Ndiaye a en effet été rapidement localisé et repris dans l’enceinte du Camp Sékou Mballo, situé à proximité.

Ousmane Sonko propose son gouvernement, Diomaye valide : la réaction surprenante de Madiambal Diagne

Le Sénégal a connu, le 6 septembre 2025, un remaniement ministériel majeur marqué par le départ de plusieurs figures clés de l’équipe gouvernementale. Le Premier ministre Ousmane Sonko a présenté une nouvelle équipe validée par le président Bassirou Diomaye Faye, dans une volonté affichée de donner un nouveau souffle à l’action gouvernementale.

Des départs lourds de sens

Deux poids lourds du gouvernement sortant ont été remerciés sans être redéployés vers d’autres fonctions :

Ousmane Diagne, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, remplacé par Yassine Fall, ancienne cheffe de la diplomatie sénégalaise. Jean-Baptiste Tine, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, remplacé par Me Mohamadou Bamba Cissé, avocat réputé.

Ces changements traduisent une volonté de rupture, le Premier ministre affirmant vouloir placer des profils capables d’apporter plus d’efficacité et de réactivité face aux défis du pays.

Une nouvelle équipe aux commandes

Cheikh Niang prend les rênes du ministère des Affaires étrangères. Déthié Fall est nommé ministre des Infrastructures. Amadou Ba hérite du portefeuille de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme.

Sonko justifie ces choix par la nécessité de répondre aux attentes pressantes des citoyens dans un contexte économique et social difficile.

Cette recomposition n’a pas manqué de susciter de vives réactions dans la classe politique et médiatique. Sur le réseau social X, le journaliste et analyste politique Madiambal Diagne a livré une lecture critique du remaniement :

« Le remaniement montre que Diomaye et Sonko n’ont pas appris des 18 premiers mois à la tête du Sénégal. Aucune leçon tirée des emprisonnements arbitraires, des inondations, des difficultés économiques et sociales. Aucun signal aux investisseurs. C’est une sorte de fuite en avant. Il faudrait néanmoins relever que ce remaniement clarifie encore le jeu politique. Le Premier ministre Sonko a désormais toutes les cartes en main et aucun alibi ne peut plus être invoqué. Diomaye lui a tout laissé, sauf le titre de Président de la République ! »

Cette déclaration met en exergue deux lectures possibles : d’un côté, l’idée d’une fuite en avant qui ne règle pas les problèmes de fond ; de l’autre, celle d’une clarification de la gouvernance où Ousmane Sonko devient l’unique responsable politique de la réussite ou de l’échec du projet gouvernemental.

Ousmane Sonko entame une visite officielle à Abu Dhabi

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, est arrivé ce dimanche 7 septembre 2025 à Abu Dhabi, capitale des Émirats Arabes Unis, pour une visite officielle qui s’étendra jusqu’au 12 septembre.

À sa descente d’avion, il a été accueilli par Sheikh Shakhboot Al Nahyan, ministre émirati en charge des Affaires africaines, l’ambassadeur des Émirats arabes unis à Dakar, Son Excellence Saeed Hamdan Al Naqbi, ainsi que plusieurs autres autorités locales. Le chef du gouvernement sénégalais était accompagné d’une importante délégation composée de ministres, de conseillers et de responsables institutionnels.

Cette mission s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre Dakar et Abu Dhabi, notamment dans les domaines de l’investissement, des infrastructures, de l’énergie et de la coopération économique. Plusieurs rencontres de haut niveau figurent à l’agenda du Premier ministre, qui devrait également participer à des forums économiques et tenir des entretiens avec des acteurs du secteur privé émirati.

Selon des sources proches de la Primature, cette visite vise à consolider le partenariat stratégique entre le Sénégal et les Émirats Arabes Unis, en explorant de nouvelles opportunités d’échanges dans un contexte marqué par la volonté de diversifier les partenaires économiques du pays.

Enlèvement des chauffeurs sur le corridor Dakar-Bamako : les vérités du président des chauffeurs routiers frigorifiques du Sénégal

Les six chauffeurs sénégalais enlevés cette semaine au Mali par des présumés djihadistes, puis libérés vendredi soir, continuent de faire couler beaucoup d’encre et de salive.

L’annonce de leur enlèvement, confirmée par le ministère sénégalais de l’Intérieur, a ravivé les craintes d’un éventuel blocus jihadiste sur l’axe Dakar-Bamako, vital pour l’approvisionnement de la capitale malienne et essentiel pour l’économie du port de Dakar. Une situation qui suscite de vifs débats, au grand dam du président des chauffeurs routiers frigorifiques du Sénégal.

Sur la route de Bamako, Matar Sène a exprimé son indignation et invité les médias à se rapprocher des véritables acteurs du secteur pour obtenir des informations fiables.

« Je voudrais dire aux Sénégalais, et particulièrement aux représentants des médias, de ne pas tendre leur micro à n’importe qui dans cette affaire, compte tenu de sa sensibilité. Ce qui se passe est très sérieux. Chacun interprète à sa manière sans connaître les tenants et les aboutissants. Si les journalistes veulent des informations vérifiées, ils doivent se rapprocher des acteurs légitimes du transport. À l’heure où je vous parle, je suis en route pour Bamako avec un chargement en provenance de Dakar. En ma qualité de président des chauffeurs routiers frigorifiques, je demande solennellement qu’on arrête de nous exposer à travers des interventions désordonnées dans les médias. De grâce, nous ne voulons pas que les choses dégénèrent. Depuis mon départ de Dakar ce samedi, des chauffeurs m’appellent de partout et m’envoient des vidéos d’émissions de télévision. Nous n’avons pas besoin de cela », s’est offusqué Matar Sène, joint par téléphone.

Poursuivant, il a lancé un nouvel appel à la responsabilité des journalistes :

« Je prie les radios et télévisions d’arrêter d’inviter n’importe qui pour parler d’une situation qu’ils ne maîtrisent pas. Nous sommes contrôlés à chaque poste de contrôle et nous ne présentons que notre pièce d’identité pour continuer notre route. Le problème se situe au niveau du Mali, car nous devons y passer pour nous rendre au Burkina Faso, en Guinée-Bissau ou au Niger. Hormis pour aller en Mauritanie ou au Maroc, toutes nos routes passent par le Mali. Si des propos infondés sont diffusés sur les Maliens, cela peut se retourner contre nous. Nous avons plus besoin de soutien que de polémiques. »

Pour rappel, dans un communiqué repris par l’APS, l’Union des routiers du Sénégal (URS) a annoncé la libération des six chauffeurs sénégalais enlevés au Mali. Une information confirmée par le secrétaire général de l’URS, Gora Khouma, qui n’a toutefois pas donné de détails sur les circonstances de leur enlèvement ni de leur libération. Selon toujours l’APS, il a informé, vendredi matin, l’ambassadrice du Sénégal au Mali ainsi que le ministère des Transports.

A. Saleh

Kaolack : Un centre de santé moderne ouvre ses portes à Taïba Niassène

Un centre de santé flambant neuf a été inauguré ce dimanche 7 septembre 2025 à Taïba Niassène, commune du département de Nioro du Rip (région de Kaolack), en présence du secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, Serigne Mbaye.

La cérémonie a également réuni plusieurs personnalités, dont l’adjoint au gouverneur de Kaolack chargé du développement, Mamadou Habib Kamara, ainsi que le porte-parole de la Faydatou Tidjania, Cheikh Mouhamadoul Mahi Alioune Cissé, aux côtés d’autorités administratives, territoriales, médicales, religieuses et coutumières.

Cette infrastructure de dernière génération, destinée à renforcer la prise en charge médicale des populations, a été réalisée par le président de l’ONG Alfityanu Humanitarian International (AHI), Cheikh Mouhamadoul Mahi Alioune Cissé.

Implanté dans le village natal de Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahima Niass, dit Baye (1900-1975), ce centre de santé ambitionne de contribuer ‘’considérablement’’ à l’amélioration de l’accès aux soins dans cette cité religieuse de la Faydatou Tidjania.

‘’Taïba Niassène, lieu de naissance de Baye Niass, polarise plusieurs villages où l’accès aux soins demeure une préoccupation majeure. C’est pourquoi, à travers notre ONG, nous avons jugé nécessaire d’y construire un centre de santé moderne, dans la continuité de l’œuvre de Cheikh Ibrahima Niass’’, a expliqué Cheikh Mouhamadoul Mahi Alioune Cissé.

Bâti sur une superficie de 15 000 m², ce projet a été rendu possible grâce aux contributions des disciples du porte-parole de la Faydatou Tidjania et de divers partenaires, permettant ainsi de doter la localité d’un plateau technico-médical renforcé.

Selon le maire de Taïba Niassène, Mouhamadou Abib Niass, la commune compte environ 37 800 habitants, avec déjà quatre postes de santé et six cases de santé.

‘’Avec la réception de ce centre de santé, nous franchissons une étape décisive. Cet investissement représente un bond en avant dans le relèvement du plateau médical de notre commune’’, a-t-il déclaré.

Pour sa part, le secrétaire général du ministère de la Santé, Serigne Mbaye, a salué ‘’un engagement communautaire exemplaire’’ et ‘’une coopération fraternelle’’ fondée sur la foi et la responsabilité partagée.

‘’Ce centre de santé répond concrètement aux priorités fixées par le président de la République, à savoir renforcer l’offre de soins de proximité, réduire les inégalités territoriales en santé et valoriser les partenariats stratégiques’’, a affirmé M. Mbaye.

Il a également mis en avant la ‘’formidable capacité’’ des guides religieux à conjuguer régulation sociale, foi et solidarité citoyenne au bénéfice des populations. Il a rappelé que la Lettre de politique sectorielle 2025-2029 du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique vise à bâtir un système de santé ‘’résilient, inclusif et équitable’’.

‘’Le centre de santé de Taïba Niassène illustre parfaitement cette vision et témoigne de la capacité des communautés à s’organiser, financer et réaliser des infrastructures de santé durables, dans le respect des normes et en concertation avec les autorités’’, a conclu M. Mbaye.

Kaolack : Les eaux usées envahissent l’axe Médina Baye – Mbadakhoun, les populations menacent d’occuper l’ONAS

Depuis plusieurs semaines, l’axe routier reliant Médina Baye à Mbadakhoun, dans la région de Kaolack, est devenu presque impraticable. En cause : des eaux usées qui se déversent sans contrôle, transformant la route en un véritable marécage à ciel ouvert.

Cette route constitue pourtant un passage essentiel pour les déplacements des populations, les activités économiques et l’accès aux services sociaux de base. Taxis, charrettes, motos et piétons doivent désormais se frayer un chemin entre flaques stagnantes et eaux nauséabondes.

Excédées par cette situation qui perdure, les populations de Médina Baye et de Mbadakhoun dénoncent l’inaction du ministère de l’Assainissement et pointent la négligence de l’ONAS, censé intervenir pour améliorer leur cadre de vie.

« Nous vivons dans l’insalubrité totale. Les enfants tombent malades, les commerces sont paralysés et les véhicules s’abîment chaque jour », déplore Elhadji Niang, commerçant installé en bordure de route.

Face au silence des autorités, les habitants menacent de passer à l’action. Ils envisagent d’occuper le bureau de l’ONAS afin d’exiger une solution immédiate. Leurs revendications portent sur le pompage des eaux usées, la mise en place d’un système de drainage durable et des mesures sanitaires urgentes.

Au-delà des difficultés de mobilité, la stagnation de ces eaux usées favorise la prolifération des moustiques et accroît les risques de maladies hydriques telles que le paludisme. Une menace sanitaire qui pèse désormais sur l’ensemble de la communauté.

Thierno Alassane Sall alerte sur les risques du nouveau gouvernement

Dans une déclaration remarquée, le député et président de la République des Valeurs (RV), Thierno Alassane Sall, a livré une analyse critique de la nouvelle équipe gouvernementale mise en place pour mettre en œuvre le plan de redressement économique. Selon lui, cette recomposition révèle davantage de fragilités politiques que de perspectives de relance.

Pour Thierno Alassane Sall, le président Bassirou Diomaye Faye a fini par « céder aux pressions » venues du camp de son Premier ministre, Ousmane Sonko. « Le Président Faye a finalement cédé aux dernières pressions des Pastefiens sur la Justice et l’Intérieur, livrant à son contempteur de Premier ministre deux ministères de souveraineté. On peut donc s’attendre à une accentuation de la répression et de la vengeance politiques », a-t-il affirmé.

L’ancien ministre estime que le nouvel attelage gouvernemental ne permettra pas d’engager rapidement les réformes structurelles promises. « Des ministres notoirement incompétents ont été maintenus, faute d’accord entre le Président et son Premier ministre », regrette-t-il, laissant entendre que les intérêts politiques priment sur l’efficacité gouvernementale.

Au-delà des choix ministériels, Thierno Alassane Sall prédit une rivalité latente qui pourrait fragiliser l’appareil d’État. « Une guerre froide au sein du régime va perdurer et se propager insidieusement dans la haute administration et les institutions de la République », avertit-il.

Gouvernement : Assane Diouf tire à boulets rouges sur Ousmane Sonko

L’annonce du nouveau gouvernement continue de susciter des réactions contrastées. Parmi les voix les plus virulentes, celle d’Assane Diouf. Dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, il a vivement critiqué le Premier ministre Ousmane Sonko, l’accusant de contradictions et de promesses non tenues.

Pour rappel, lors de la présentation de son équipe, Ousmane Sonko avait tenu à rassurer l’opinion en réaffirmant sa volonté de rupture. « Ce sera un gouvernement de travail et d’engagement, et non un gouvernement de villégiature », avait-il déclaré. Le chef du gouvernement avait insisté sur son exigence envers les ministres, qu’il appelle à « donner le meilleur d’eux-mêmes » au service du pays.

Autre point fort de son discours : la place centrale accordée à la Justice, positionnée juste après la Primature dans l’architecture institutionnelle. Ousmane Sonko avait expliqué ce choix comme une réponse à « une attente forte de tout le Peuple sénégalais ». Il avait également promis de réconcilier les citoyens avec leur justice, en garantissant une institution plus équitable, indépendante et accessible.

Remaniement ministériel : le Général Jean Baptiste Tine fait ses adieux et passe le témoin à Me Bamba Cissé

Le remaniement ministériel annoncé hier soir a marqué un tournant majeur dans l’équipe gouvernementale, avec le départ du Général Jean Baptiste Tine du poste de ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Il est remplacé par Me Mouhamadou Bamba Cissé, nouveau titulaire de ce portefeuille stratégique.

À travers un message émouvant publié sur sa page Facebook, le Général Tine a exprimé sa gratitude et son émotion à l’issue de sa mission. « Au terme de ma mission à la tête du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, je suis ému de gratitude envers Son Excellence le Président de la République, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et le Premier Ministre, Monsieur Ousmane Sonko, pour la confiance qu’ils m’ont accordée. Servir l’État à ce niveau de responsabilité fut un honneur et un privilège qui m’ont profondément marqué », a-t-il écrit.

L’ancien ministre a tenu à saluer l’engagement de ses collaborateurs au sein du département : « Je tiens à exprimer ma sincère reconnaissance à la DGPN, la GN, la BNSP, à l’administration territoriale et à tous les collaborateurs du Ministère pour leur dévouement, leur intégrité et leur sens du devoir. À travers eux, je salue la Nation sénégalaise tout entière pour sa confiance et son soutien constants. »

Dans son message, il a également adressé ses félicitations à son successeur, Me Bamba Cissé, lui souhaitant plein succès dans ses nouvelles fonctions : « Je lui réitère mon soutien indéfectible dans la continuité du service de la République. »

Jean Baptiste Tine a conclu ses propos sur une note d’optimisme et de patriotisme, réaffirmant sa foi en l’avenir du pays : « Je suis fier d’avoir pu contribuer, à ma manière, à son développement et à sa sécurité. Je suis convaincu que l’avenir est prometteur et que nous continuerons à travailler ensemble pour bâtir un Sénégal plus souverain, plus juste et plus prospère. »

Kaolack : Bilan à mi-parcours du Gamou de Médina Baye, le COMAF réclame un forage

À l’issue du Gamou célébré le 4 septembre 2025, le Comité d’Organisation des Manifestations à caractère religieux et festif (COMAF) a dressé un bilan jugé satisfaisant à 90 %.

Selon ses responsables, l’édition s’est déroulée dans de bonnes conditions, marquée par une forte mobilisation des fidèles et une participation active des jeunes et des femmes dans l’accueil et l’encadrement des pèlerins.

Le COMAF salue également l’appui des autorités locales, notamment en matière de sécurité, d’éclairage public, d’assainissement et de santé.

Cependant, le comité a relevé des difficultés majeures liées à l’approvisionnement en eau. Les coupures répétées et le manque de points d’accès ont fortement perturbé le séjour des fidèles, particulièrement en ce qui concerne l’hygiène et la préparation des repas.

Face à cette situation, le COMAF lance un appel pressant aux autorités administratives et aux partenaires pour la réalisation d’un forage moderne dans la localité.

« Sans eau, l’organisation du Gamou reste compromise. C’est une nécessité pour les habitants au quotidien et pour la réussite de telles manifestations », a déclaré Cheikh Tidiane Gaye, membre du comité.

Le COMAF espère que cette doléance trouvera un écho favorable avant la prochaine édition du Gamou, afin de renforcer le rayonnement spirituel et social de l’événement.

Composition du nouveau gouvernement

  • Mme Yassine Fall — Justice, Garde des Sceaux
    • M. Birame Souley Diop — Énergie, Pétrole et Mines
    • M. Cheikh Niane — Intégration africaine, Affaires étrangères et Sénégalais de l’extérieur
    • M. Birame Diop — Forces armées
    • M. Mohamedou Bamba Sissé — Intérieur et Sécurité publique
    • M. Abdourahmane Sarr— Économie, Plan et Coopération
    • M. Cheikh Diba — Finances et Budget
    • M. Daouda Ngom— Enseignement supérieur, Recherche et Innovation
    • M. Yankhoba Diemé — Transports terrestres et aériens
    • M. Alioun Sall — Communication, Télécommunications et Numérique
    • M. Moustapha Guirassy— Éducation nationale
    • Mme Mahbouba Diagne — Agriculture, Souveraineté alimentaire et Élevage
    • M. Cheikh Tidjane Dieye — Hydraulique et Assainissement
    • M. Ibrahima Sy — Santé et Hygiène publique
    • Mme Maïmouna Dieye — Famille, Action sociale et Solidarité
    • M. Amadou Moustapha Ndiak Saré — Emploi et Formation professionnelle et technique
    • M. Elhadj Abdourahman Diouf — Environnement et Transition écologique
    • M. Bala Moussa Fofana — Urbanisme, Collectivités territoriales et Aménagement du territoire
    • M. Serigne Gueye Diop — Industrie et Commerce
    • Mme Fatou Diouf — Pêches et Économie maritime
    • M. Olivier Bocal — Fonction publique, Travail et Réforme du service public
    • Mme Khadijien Ndiaye — Jeunesse et Sports
    • M. Alioune Dione — Microfinance et Économie sociale et solidaire
    • M. Déthié — Infrastructures
    • M. Amadou Bâ — Culture, Artisanat et Tourisme

Mouhamadou Bamba Cissé prend les rênes du ministère de l’Intérieur, en remplacement du général Jean-Baptiste Tine, appelé à d’autres fonctions. Ce changement marque une nouvelle étape pour ce département stratégique de l’État.

Sénégal : Un nouveau gouvernement pour impulser un souffle politique inédit

Le Sénégal vient de franchir une étape politique majeure avec l’annonce officielle de la composition d’un nouveau gouvernement. Attendu depuis plusieurs semaines, ce remaniement traduit la volonté du chef de l’État de donner un nouvel élan à l’action publique et de répondre aux aspirations de changement exprimées par les citoyens.

Le Premier ministre Ousmane Sonko conduira cette nouvelle équipe où l’on retrouve des figures connues mais aussi de nouveaux visages, témoignant d’une volonté d’ouverture et de renouvellement. Les portefeuilles stratégiques sont confiés à des personnalités issues de différents horizons politiques et professionnels.

Au ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Cheikh Niang prend la relève, tandis que le Général Birame Diop hérite des Forces armées. Bamba Cissé est nommé ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, un poste sensible dans le contexte actuel. L’économie, secteur névralgique, est confiée à Abdourahmane Sarr (Économie, Plan et Coopération) et Cheikh Diba (Finances et Budget).

La gestion des ressources énergétiques revient à Birame Soulèye Diop (Énergie, Pétrole et Mines), alors que Malick Ndiaye pilotera les Infrastructures et les Transports. La transition écologique sera portée par Daouda Ngom, tandis que Cheikh Tidiane Dièye prend en charge l’Hydraulique et l’Assainissement.

Le nouveau gouvernement met un accent particulier sur les secteurs sociaux. Moustapha Guirassy prend les rênes de l’Éducation nationale, et Ibrahima Sy devient ministre de la Santé et de l’Action sociale. La jeunesse, les sports et la culture sont confiés à Khady Diène Gaye, tandis que Maïmouna Dièye prend en charge la Famille et les Solidarités.

Elhadj Abdourahmane Diouf sera en charge de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, un portefeuille clé pour l’avenir du pays.

Le commerce et l’industrie reviennent à Serigne Guèye Diop, tandis que les Pêches, essentielles pour l’économie sénégalaise, sont confiées à Fatou Diouf. L’agriculture et l’élevage, piliers de la souveraineté alimentaire, sont attribués à Mabouba Diagne.

Le numérique et la communication sont désormais sous la responsabilité d’Alioune Sall, alors que Mountaga Diao est chargé du Tourisme et de l’Artisanat.

Pour renforcer l’action gouvernementale, plusieurs secrétariats d’État viennent compléter l’architecture institutionnelle. Amadou Chérif Diouf s’occupera des Sénégalais de l’Extérieur, Ibrahima Thiam du développement des PME/PMI, et Momath Talla Ndao de l’Urbanisme et du Logement. Alpha Ba prend en charge les Coopératives et l’Encadrement paysan, tandis que Bacary Sarr s’occupera de la Culture, des Industries créatives et du Patrimoine historique.

Pas de maire parachuté, place aux vrais fils de Kaolack !

Kaolack mérite un maire authentique, enraciné dans sa ville, qui comprend ses réalités et partage le quotidien de ses habitants. Le parachutage de Fadilou Keita est une insulte à cette exigence. En 2022, son propre parti l’avait déjà rejeté lors des élections locales — un signal clair de son manque d’ancrage et de légitimité à Kaolack.

Aujourd’hui, certains transhumants politiques en perte de vitesse tentent de le propulser artificiellement sur le devant de la scène. Mais Kaolack n’est pas un tremplin pour des ambitions personnelles. Fadilou Keita n’a rien fait pour cette ville, et son absence d’engagement reste flagrante.

Pendant la saison des pluies, les commerçants du marché central de Kaolack vivent un véritable calvaire : inondations, insalubrité, manque de solutions concrètes… leur quotidien est un combat. Où était Fadilou Keita pendant tout ce temps ? Qu’a-t-il proposé ? Absolument rien.

Kaolack souffre. Kaolack attend un maire compétent, présent, capable d’apporter des réponses aux défis majeurs, en particulier celui des inondations. Il faut un leader qui incarne à la fois le savoir, le pouvoir et la volonté des Kaolackois. Un maire qui connaît ses quartiers, ses familles, leurs douleurs et leurs espoirs.

À bas le parachutage ! À bas les calculs politiciens ! Kaolack mérite mieux. Fadilou Keita n’a ni le mérite ni la légitimité pour prétendre à cette fonction.

Samba Sadji

Coordonnateur régional LSS

Président ARR Kaolack

Expert en marketing et communication

Enseignants du privé laïc : bras de fer autour de l’indemnité de logement bloquée à 15 000 F CFA

La colère gronde dans l’enseignement privé laïc. Les enseignants de ce sous-secteur dénoncent le blocage persistant de l’indemnité de logement fixée à 15 000 F CFA depuis plus d’une décennie. Face au refus du patronat d’engager des réajustements, ils annoncent une mobilisation dans les prochains jours pour obtenir gain de cause.

Depuis 2012, à la suite de longues batailles menées par l’Union Démocratique des Enseignants du Privé Laïc (UDEPL), l’Union nationale des Écoles Privées Laïques du Sénégal (UNEPLAS), organisation patronale, avait concédé une indemnité de résidence de 15 000 F CFA assortie d’une prime pour la qualité de l’enseignement, variant entre 3 % et 7 % du salaire. Mais pour les enseignants, cette somme est devenue dérisoire face à l’augmentation continue du coût de la vie et surtout du logement.

« Nous rappelons que l’indemnité de logement varie entre 80 000 et 100 000 F CFA dans le privé catholique, et qu’elle est fixée à 100 000 F CFA dans le public », martèle un responsable de l’UDEPL.

En janvier 2023, l’UDEPL avait officiellement déposé une demande d’ouverture de négociations auprès de l’UNEPLAS et de la Direction générale du Travail, réclamant une revalorisation substantielle de l’indemnité et de la prime. Une commission tripartite avait été convoquée en juillet 2023, mais les propositions des enseignants furent rejetées.

Le patronat avait alors promis d’attendre juillet 2024, le temps d’appliquer les augmentations générales de salaires dans le privé. Mais, un an plus tard, la situation n’a guère évolué. Les discussions devaient être finalisées en juillet 2025 pour aboutir à un protocole d’accord. Or, à ce jour, la commission prévue en août n’a toujours pas été convoquée.

L’UDEPL accuse les responsables des écoles privées laïques de privilégier leurs profits au détriment des conditions de vie de leurs enseignants. « Alors que nous vivons dans une pauvreté indescriptible à cause de revenus trop faibles, nos employeurs refusent de partager les bénéfices générés et préfèrent mener une vie de luxe », dénoncent les syndicalistes.

Face à ce qu’ils qualifient de mépris, les enseignants du privé laïc prévoient un plan d’action pour faire entendre leur voix. Les autorités compétentes seront officiellement saisies afin de trouver une issue à ce bras de fer.

Pour l’UDEPL, il ne s’agit plus seulement d’une revendication salariale, mais d’un combat pour la dignité et la reconnaissance d’enseignants qui, chaque jour, participent à la formation de milliers d’élèves.

Hausse des recettes fiscales en juin 2025 : un signal positif, mais pas gage d’une économie solide

Les finances publiques sénégalaises ont enregistré une embellie au mois de juin 2025. Selon le rapport Repères statistiques de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), relayé par L’Observateur, les recettes de l’État se sont établies à 739,9 milliards F CFA, soit une progression de 41,0 milliards par rapport au mois de mai.

Cette amélioration est essentiellement portée par la bonne tenue des recettes fiscales, qui ont bondi de 76,8 milliards F CFA. En revanche, les recettes non fiscales se sont contractées de 35,8 milliards F CFA. Comparées à la même période en 2024, les recettes totales affichent une hausse de 19,0 %, passant de 849,4 milliards à 1 009,6 milliards F CFA. En glissement annuel, le gain net est de 52,7 milliards.

Si ces chiffres traduisent un effort notable de mobilisation des ressources, certains économistes invitent à la prudence. Interrogé par L’Observateur, l’économiste-planificateur Ibrahima Kaba estime que cette hausse ne doit pas être interprétée comme le signe d’une économie structurellement robuste.

« La hausse des recettes fiscales doit être analysée avec prudence. Si l’État mobilise beaucoup de ressources fiscales sans que cela s’accompagne d’une relance des investissements productifs, il n’y aura pas d’effet d’entraînement durable », explique-t-il.

En clair, une fiscalité dynamique doit avant tout servir à financer les secteurs stratégiques capables de stimuler la croissance et de créer des emplois.

Le rapport attribue cette performance budgétaire à plusieurs facteurs : amélioration du recouvrement, élargissement de l’assiette fiscale et optimisation des ressources. Mais pour l’économiste, l’élargissement de l’assiette ne traduit pas forcément une économie en meilleure santé.

Il plaide pour une révision du système d’exonérations fiscales et un meilleur ciblage des incitations, afin de concentrer les efforts sur les secteurs porteurs. À défaut, prévient-il, une pression fiscale trop élevée risque d’étouffer certains acteurs économiques, avec des effets pervers sur le long terme.

Abdoulaye Ndiaye, proche de Farba Ngom, fait de graves révélations après une audience chez le Khalife des Mourides

Abdoulaye Ndiaye, chargé de communication de l’ex-député-maire des Agnams, Farba Ngom, a été reçu récemment par le Khalife général des Mourides, en présence d’un de ses fils. Au cours de cette audience, il a transmis au patriarche les inquiétudes liées à l’état de santé de son mentor, estimant que celui-ci ne permettait pas un maintien en détention.

Sans ambages, Abdoulaye Ndiaye a choisi de lever le voile sur des tractations politiques. Selon lui, le régime en place aurait tenté de convaincre Farba Ngom de se désolidariser du président Macky Sall et de lancer un mouvement politique indépendant, en échange d’une « paix garantie ».

« Moi-même, on m’a proposé un marché de plus de 4 milliards si je tournais le dos à Farba », a-t-il affirmé, dénonçant des pratiques qu’il juge indignes.

L’ancien détenu a annoncé qu’avec d’autres ex-prisonniers, ils comptent organiser une conférence de presse commune afin de révéler l’intégralité des faits. Il avance que ce projet explique le silence actuel d’Assane Diouf.

Abdoulaye Ndiaye est allé plus loin en dénonçant des « pressions et chantages » subis derrière les barreaux. Il assure que des caméras avaient été installées en prison pour espionner les détenus, et prévient : « Nous sommes prêts à exhiber les contenus pour que nul n’en ignore. »

Confiant dans la fidélité des populations du nord, le porte-parole de Farba Ngom a lancé un avertissement : « Même en l’absence de Farba sur le champ politique, jamais ces gens-là ne pourront gagner une élection dans le Fouta. »

Doute sur « Dakar Métropole 2050 »

En conclusion, Abdoulaye Ndiaye a remis en cause la crédibilité du projet « Dakar Métropole 2050 », qu’il considère comme une initiative sans fondement et dépourvue de vision réaliste.

Enlèvement présumé de routiers sénégalais au Mali : Dakar appelle à la prudence

Le ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a réagi, ce samedi 6 septembre 2025, aux informations diffusées par l’Union des Routiers du Sénégal (URS) concernant l’enlèvement présumé de six ressortissants sénégalais par des groupes armés terroristes au Mali.

Selon l’URS, ces faits seraient liés aux attaques perpétrées les 3 et 4 septembre dans la commune de Diéma, dans un contexte sécuritaire tendu marqué par les restrictions imposées par des groupes armés sur le transport de certaines marchandises.

Dans son communiqué, le ministère a tenu à nuancer ces déclarations. « Aucun élément vérifiable ne permet, à ce stade, de confirmer l’enlèvement signalé ni d’établir avec certitude l’identité des personnes supposément concernées », précise-t-il.

Les autorités sénégalaises indiquent être en contact permanent avec leurs homologues maliens, par l’intermédiaire de l’Ambassade du Sénégal à Bamako. « Toute évolution pertinente relative à cette situation fera l’objet d’une communication officielle ultérieure », rassure le ministère.

Éliminatoires Mondial 2026 : Sadio Mané confiant avant le choc contre la RD Congo

Au lendemain de la victoire du Sénégal face au Soudan, Sadio Mané s’est exprimé avec lucidité et détermination sur la suite des éliminatoires. Conscient de l’importance du prochain rendez-vous, l’attaquant des Lions a insisté sur la nécessité de rester concentrés pour décrocher le billet vers la Coupe du Monde 2026.

« On savait qu’il fallait bien faire après la victoire de la RD Congo. L’essentiel était de gagner, et nous l’avons fait », a déclaré Mané après la rencontre. L’attaquant du club saoudien d’Al-Nassr a reconnu la pression ressentie par son équipe, mais se dit prêt à relever le défi du match décisif.

Pour lui, l’approche mentale fera la différence. « Ce genre de rencontre se joue sur les détails, mais on a l’expérience nécessaire pour ne pas être surpris. Il faut rester concentré du début à la fin », a-t-il souligné, rappelant que la maturité acquise au fil des compétitions est un atout majeur pour les Lions de la Teranga.

Toujours enthousiaste à l’idée de défendre les couleurs nationales, Mané s’est dit prêt à évoluer à n’importe quel poste offensif. « Peu importe où je joue – à droite, à gauche ou dans l’axe – l’essentiel est de donner le meilleur pour l’équipe », a-t-il affirmé, affichant son état d’esprit collectif.

Mali – Enlèvement présumé de routiers sénégalais : le gouvernement appelle à la prudence

L’Union des routiers du Sénégal (URS) a annoncé, ce vendredi, l’enlèvement de six de ses membres par des groupes armés terroristes au Mali. L’information, largement relayée, a provoqué une vague d’inquiétude au sein de l’opinion publique et du secteur du transport routier.

Face à cette alerte, le Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a publié un communiqué pour tempérer les déclarations de l’URS. « À ce stade, aucun élément vérifiable ne permet de confirmer l’enlèvement signalé, ni d’établir avec certitude l’identité des personnes supposément concernées », précise le texte.

Le département dirigé par la ministre Yassine Fall affirme toutefois suivre la situation de près. Par l’intermédiaire de l’Ambassade du Sénégal à Bamako, des concertations ont été engagées avec les autorités compétentes maliennes afin de vérifier la véracité des faits et d’apporter des éclaircissements.

Le ministère assure que « toute évolution pertinente relative à cette situation fera l’objet d’une communication officielle ultérieure », appelant ainsi à la retenue et à la prudence en attendant des informations fiables.

Accident mortel à la sortie de Mbour : 5 morts sur le coup

La route a encore endeuillé des familles. Un grave accident de la circulation est survenu ce vendredi à la sortie de la commune de Mbour, plus précisément à hauteur de Keur Balla Lo. Le choc, d’une rare violence, a coûté la vie à cinq personnes sur le coup.

Selon les premiers témoignages recueillis sur place, un camion en provenance de Kaolack est entré en collision avec un véhicule particulier. L’impact a été si violent que les passagers de la voiture n’ont eu aucune chance de s’en sortir.

Alertés, les sapeurs-pompiers et les forces de l’ordre se sont rapidement déployés sur les lieux pour évacuer les corps sans vie, prendre en charge d’éventuels blessés et sécuriser la zone. La circulation, fortement perturbée, est en cours de régulation.

Cet énième drame relance encore une fois le débat sur la sécurité routière au Sénégal, où les accidents continuent de causer de lourdes pertes en vies humaines.

Kaolack – Gamou international de Médina Baye : 214 enfants égarés déclarés

Lors de grands rassemblements, de crises ou de déplacements massifs, de nombreux enfants se retrouvent temporairement séparés de leurs parents. Dans ces situations de vulnérabilité, l’Action éducative en milieu ouvert (AEMO) joue un rôle essentiel dans la protection, l’accompagnement et la réinsertion sociale de ces enfants, qui restent exposés à des risques majeurs : abandon, exploitation, violences ou traumatismes.

À l’occasion du Gamou international de Médina Baye, le ministère de la Justice, à travers l’AEMO, met en place chaque année des postes avancés au niveau de la grande mosquée pour assurer la prise en charge des enfants égarés.

« Nous avons eu le plaisir de présider la cérémonie de clôture des activités du poste avancé chargé de la prise en charge des enfants égarés et de leur réunification avec leurs parents, à l’occasion de la célébration du Gamou international de Médina Baye, édition 2025. Nous remercions tous les partenaires qui ont apporté un appui humain, financier et logistique à la réussite de cette organisation », a déclaré Madame Amy Ndao Seck, inspectrice de l’éducation surveillée et de la protection sociale, compétente sur le ressort de la Cour d’appel de Kaolack regroupant les régions de Kaolack, Kaffrine et Fatick.

Pour cette édition, 214 déclarations d’enfants égarés ont été enregistrées, dont 139 filles et 114 garçons. L’AEMO a pris en charge 186 enfants (126 garçons et 60 filles). Après vérification des liens de parenté, 184 enfants (127 garçons et 58 filles) ont pu être remis à leurs familles.

« À l’heure où je vous parle, il nous reste une seule fille dont nous recherchons encore les parents. Si ces derniers ne sont pas retrouvés, elle sera confiée au centre d’accueil d’urgence de Kaolack », a précisé Madame Amy Ndao Seck, lors de son point de presse tenu ce vendredi 5 septembre 2025.

Le rappeur Dof Ndeye en deuil : sa mère inhumée ce vendredi à Yoff

Le monde du rap sénégalais est plongé dans la tristesse. Détenu à la prison centrale de Kaolack, le rappeur Dof Ndeye vient de perdre sa mère, Awa Gueye Kassé, décédée à Yoff après avoir longtemps lutté contre la maladie.

Selon des informations rapportées par Seneweb, la levée du corps ainsi que l’inhumation sont prévues ce vendredi 5 septembre à Yoff, en présence de proches, amis et sympathisants de la famille.

Cette disparition survient dans un contexte particulièrement difficile pour l’artiste, qui traverse déjà une épreuve avec sa détention. La communauté hip-hop, tout comme ses fans, expriment leur compassion et leur soutien en ces moments douloureux.

Paix à son âme.

Lendemain du Gamou : Serigne Moustapha Sy et son fils « Capitaine » s’expriment sur l’actualité nationale

À l’occasion du lendemain du Gamou, le guide spirituel des Moustarchidines, Serigne Moustapha Sy Al Makhtoum, s’est une nouvelle fois prononcé sur la situation politique, économique et sociale du Sénégal. Dans son adresse, il a d’abord exprimé sa gratitude envers les foyers religieux qui ont contribué à la réussite de l’événement, ainsi qu’aux délégations étrangères ayant fait le déplacement.

Le marabout a également salué la présence de la Première Dame, venue représenter le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, lors de cette commémoration de la naissance du Prophète (PSL).

Après son intervention, le guide a cédé la parole à son fils, Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Makhtoum, surnommé « Capitaine ». Celui-ci n’a pas manqué de rappeler l’autorité spirituelle et la légitimité de son père face aux critiques dont il est souvent l’objet.

« Je rappelle que vous êtes notre guide, notre père et notre référence. Nous connaissons vos compétences et votre niveau de spiritualité. Mais je peux dire que vous n’êtes pas comparable à ceux qui s’agitent contre votre autorité. Si cela ne dépendait que de leur personne, ils seraient tous à votre niveau. Mais c’est le bon Dieu qui vous a choisi. Donc le chien aboie, la caravane passe… », a lancé « Capitaine », sous le regard approbateur de son père.

Cette sortie, marquée par un ton à la fois solennel et ferme, illustre une fois de plus l’ancrage des Moustarchidines dans le débat public, où le religieux et le social croisent souvent le politique.

Kaolack – Couverture sécuritaire et médicale du Gamou : le dispositif des sapeurs-pompiers dévoilé

À l’occasion du Gamou, un important dispositif sécuritaire et médical a été mis en place par les sapeurs-pompiers. Le commandant du groupement d’incendie, Erasme Samb, a détaillé les moyens humains et matériels mobilisés.

« En termes de personnel, nous avons engagé 173 sapeurs, dont 5 officiers, 42 sous-officiers et 126 militaires du rang. Sur le plan logistique, nous avons mobilisé 9 ambulances, plusieurs moyens spéciaux ainsi que 10 engins de lutte contre les incendies, dont 3 camions-citernes de grande capacité. Le dispositif inclut également des moyens nautiques : une vedette ambulance et deux zodiacs pour assurer la sécurité des pèlerins empruntant le fleuve, notamment entre Foundiougne et Kaolack, au niveau des points d’embarquement et de débarquement », a-t-il expliqué.

Depuis le début des opérations, 41 sorties ont été effectuées pour divers types d’interventions. Les plus marquantes concernent les accidents de la circulation : 20 cas recensés, impliquant 48 victimes. Parmi elles, 43 ont pu être assistées, mais malheureusement 5 décès ont été enregistrés lors d’un accident survenu entre Matam et Linguère.

GCR Ratings abaisse la note du Port autonome de Dakar : un signal d’alerte pour Waly Diouf Bodiang

Le 29 août 2025, l’agence de notation GCR Ratings a abaissé les notes de long et court terme du Port autonome de Dakar, ainsi que celle de son emprunt obligataire de 60 milliards FCFA. Une décision qui met en exergue la vulnérabilité de l’infrastructure portuaire face au risque pays et qui interpelle sur l’urgence de renforcer sa flexibilité financière.

Pour le directeur général du port, Waly Diouf Bodiang, cette révision ne remet pas en cause la solidité de l’institution, mais constitue un avertissement dans un contexte marqué par de fortes ambitions de modernisation. « C’est un signal qu’il nous faut prendre en compte, tout en poursuivant les projets structurants indispensables à la compétitivité du port », souligne-t-il.

Entre solidité financière et pressions d’investissement

Malgré la baisse de notation, les fondamentaux du Port autonome de Dakar restent solides. Les marges opérationnelles se maintiennent et la rentabilité s’améliore, offrant un socle de confiance. Toutefois, les lourds investissements engagés pour moderniser les infrastructures et équiper les quais accentuent la pression sur la capacité de financement.

La direction est donc confrontée à une équation complexe : continuer à attirer et rassurer les investisseurs tout en mobilisant les ressources nécessaires pour mener à bien des projets stratégiques.

Un hub régional face à ses défis

Situé à un carrefour maritime clé en Afrique de l’Ouest, le Port autonome de Dakar bénéficie d’une position géographique avantageuse. Ses revenus récurrents et l’intérêt soutenu des investisseurs privés constituent des atouts majeurs. Mais la dégradation de sa note de crédit rappelle la fragilité de l’équilibre entre ambitions de développement et contraintes financières.

Un litige foncier aux Almadies : Ecotra et Vacap SA devant le tribunal de commerce de Dakar

Le tribunal de commerce de Dakar s’apprête à trancher un différend opposant l’entreprise Ecotra, dirigée par l’homme d’affaires Abdoulaye Sylla, à la société Vacap SA, autour d’un imposant bien immobilier situé aux Almadies, l’un des quartiers les plus prisés de la capitale sénégalaise.

Dans le cadre de cette procédure judiciaire, Ecotra réclame la vente forcée de l’immeuble appartenant à Vacap SA, déjà saisi à titre conservatoire. La propriété, d’une superficie de 18 534 m², fait l’objet d’une mise à prix fixée à 6 388 570 797 F CFA. Ce montant correspond également à la caution exigée pour participer à la vente, conformément aux dispositions légales encadrant les procédures de saisie immobilière.

L’affaire a été inscrite au rôle du juge des Criées, magistrat en charge des ventes judiciaires, qui devra superviser les opérations. La prochaine audience, prévue pour le 7 octobre 2025, sera décisive : elle pourrait sceller l’avenir du bien immobilier et, par ricochet, mettre un terme à ce contentieux commercial qui oppose les deux parties depuis plusieurs mois.

Extradition de Doro Gaye : la justice française exige des garanties avant de trancher

La procédure d’extradition visant l’homme d’affaires sénégalais Doro Gaye vient de connaître un nouveau développement. La chambre d’accusation de la Cour d’appel de Paris, saisie par la justice sénégalaise, a décidé de reporter sa décision et de surseoir à l’examen de la requête. Elle exige des compléments d’informations avant toute décision définitive.

Selon des sources judiciaires, huit points restent encore en suspens, notamment la garantie d’un procès équitable au Sénégal et la prise en compte de l’état de santé de Doro Gaye, décrit comme fragile. La juridiction française a fixé une nouvelle audience au 10 décembre prochain, à l’issue de laquelle Dakar devra fournir des réponses précises aux interrogations soulevées.

Doro Gaye est poursuivi dans le cadre d’un différend avec Zakiroulah Sow, qui l’accuse de lui avoir extorqué 1,2 milliard de francs CFA dans une transaction foncière controversée. À la suite de cette affaire, un mandat d’arrêt international a été délivré par le juge du troisième cabinet d’instruction du tribunal de Dakar.

Après une détention préventive au Sénégal, l’homme d’affaires avait bénéficié d’une liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire, avant de quitter clandestinement le pays pour la France. Interpellé à Paris sur la base du mandat transmis à Interpol, il avait été incarcéré, puis libéré contre une caution de 160 000 euros (environ 104 millions de francs CFA).

Le dossier, déjà marqué par plusieurs renvois, reste donc en suspens jusqu’à la prochaine audience en décembre, qui sera décisive pour l’avenir de l’homme d’affaires sénégalais.

« La vie humaine est sacrée » : Alioune Tine demande la liberté provisoire pour Farba Ngom

Le défenseur des droits humains, Alioune Tine, a rendu visite à Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba, à la suite de la publication d’un rapport d’expertise médicale alarmant sur son état de santé. Les conclusions des médecins sont sans équivoque : sa condition est « incompatible avec un maintien en milieu carcéral, même dans un centre hospitalier », et son pronostic vital pourrait être engagé avec un risque de « mort subite ».

Face à la gravité de la situation, Alioune Tine dit avoir constaté l’angoisse de ses proches et recueilli les explications de son avocat, Me Baboucar Cissé. Pour lui, la responsabilité du moment incombe avant tout au juge :

« Sa responsabilité première est de protéger la vie conformément à notre Constitution qui déclare que la vie humaine est sacrée et que l’État a l’obligation de la protéger », a-t-il déclaré.

Le fondateur d’Afrikajom Center estime incompréhensible que ce droit fondamental, garanti par la Constitution, semble être refusé à Farba. Il insiste que ni le Premier ministre Ousmane Sonko, ni le président Bassirou Diomaye Faye, ne peuvent être rendus responsables d’une telle situation.

« C’est au juge, et au juge seul, de prendre ses responsabilités en appliquant la loi et la Constitution sénégalaise, en accordant la liberté provisoire à Farba. Dans les meilleurs délais. C’est la voie de la sagesse et de la prudence », a martelé Alioune Tine.

Gambie : Le président Adama Barrow décrète le 5 septembre jour férié pour le Mawlid Al-Nabi

Le chef de l’État gambien, Adama Barrow, a proclamé le vendredi 5 septembre 2025 jour férié sur l’ensemble du territoire national, à l’occasion du Mawlid Al-Nabi, célébration marquant la naissance du Prophète Mohamed (PSL).

Dans un communiqué officiel diffusé par la présidence, la State House souligne que cette décision vise à offrir aux citoyens l’opportunité de commémorer dans la dignité et la ferveur religieuse cet événement majeur du calendrier islamique.

À cette occasion, le président Barrow a présenté ses « chaleureuses félicitations » et formulé des vœux de « célébration heureuse et bénie » à l’endroit de l’ensemble du peuple gambien, ainsi qu’aux amis et partenaires de la Gambie.

Le Mawlid Al-Nabi, également connu sous le nom de Gamou dans certains pays de la sous-région, constitue un temps fort de rassemblement spirituel. Les fidèles y prennent part à des prières collectives, des récitations de textes religieux et des activités communautaires, renforçant ainsi les valeurs de fraternité et de solidarité.

Lonase–GFM : une rupture de contrat qui relance le débat sur l’indépendance des médias

La Loterie nationale sénégalaise (Lonase) a mis fin, de manière « unilatérale », à son contrat de partenariat signé le 21 mai dernier avec le Groupe Futurs Médias (GFM). La décision, notifiée le 29 août, intervient après la diffusion du contrat sur les réseaux sociaux, laquelle a suscité une vague de critiques et de polémiques.

Au cœur des contestations, l’article 7 du contrat stipule que GFM devait s’abstenir de publier tout contenu susceptible de « ternir l’image de la Lonase ou de ses responsables ». Une clause perçue comme une atteinte directe à la liberté éditoriale et au principe d’indépendance de la presse, piliers fondamentaux dans un État de droit. Elle apparaît également en décalage avec les valeurs de transparence et de gouvernance prônées par le nouveau régime sous le slogan « Jubb, Jubbal, Jubbanti ».

La publication du contrat a déclenché une série de réactions hostiles sur les réseaux sociaux, notamment de la part d’internautes se réclamant du « Projet » du régime en place. Certains ont appelé au boycott et à l’asphyxie du groupe fondé par Youssou Ndour. Dans ce climat tendu, le directeur général de la Lonase, Toussaint Manga, se retrouve sous le feu des critiques, particulièrement de la part de militants du Pastef.

Le contrat prévoyait que la Lonase verse 100 millions de francs CFA à GFM. La résiliation brutale de cette convention risque donc d’aggraver la situation financière déjà fragile du groupe de presse, qui a annoncé récemment des licenciements massifs. Pour de nombreux observateurs, ce bras de fer illustre la fragilité des relations entre les institutions publiques et les médias privés, surtout quand les clauses contractuelles empiètent sur l’indépendance journalistique.

Diplomatie : Ousmane Sonko attendu aux Émirats et en Italie, en amont du séminaire intergouvernemental avec la France

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, poursuit son agenda diplomatique et économique chargé de ce mois de septembre.

Dans un communiqué, la Primature a indiqué que le chef du gouvernement a adressé ses remerciements à BPI France, qui l’avait convié par courrier en date du 22 juillet 2025, à la 11ᵉ édition de BPIFrance Inno Génération (BIG), prévu le 23 septembre prochain à Paris. Considéré comme le plus grand rendez-vous business d’Europe, l’événement réunira plusieurs milliers d’acteurs économiques. Le Sénégal y sera représenté par un membre du gouvernement.

Au-delà de ce rendez-vous économique, les prochaines semaines seront marquées par des rencontres bilatérales d’importance. Dakar s’apprête en effet à accueillir le Premier ministre français dans le cadre du séminaire intergouvernemental (SIG), annoncé conjointement par les deux chefs d’État.

En attendant cette échéance, Ousmane Sonko effectuera une visite officielle aux Émirats Arabes Unis du 8 au 12 septembre. Il y sera reçu par le président Sheikh Mohamed Bin Zayed Al Nahyan. Cette visite vise à renforcer la coopération bilatérale, notamment dans les domaines de l’énergie, des infrastructures et des investissements.

Le Premier ministre poursuivra ensuite son déplacement en Italie les 13 et 14 septembre, où il rencontrera la diaspora sénégalaise établie en Europe. Cette étape sera consacrée à l’écoute et au dialogue avec les compatriotes vivant à l’étranger, une communauté considérée comme un pilier de l’économie nationale à travers les transferts financiers.

Tragique accident sur la route de Ranérou : cinq morts et plusieurs blessés

Un grave accident de la circulation s’est produit ce mercredi 3 septembre, aux environs de 6h15, sur la route de Ranérou, à hauteur du village de Ndoumbélane. Selon le communiqué quotidien de la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers (BNSP) relatif au Gamou, le drame a impliqué un mini-car en partance pour Médina Baye et un camion.

Le choc violent a provoqué un lourd bilan : vingt victimes recensées, dont cinq ont perdu la vie sur le coup. Huit autres personnes ont été grièvement blessées et évacuées en urgence vers les structures sanitaires les plus proches, tandis que sept blessés légers ont reçu une prise en charge sur place.

La BNSP, qui a rapidement déployé ses équipes pour les opérations de secours et d’évacuation, s’est inclinée devant la mémoire des disparus et a présenté ses condoléances aux familles endeuillées.

À l’approche du Gamou, marquée par des déplacements massifs de fidèles vers les cités religieuses, les autorités appellent une nouvelle fois à la prudence sur les routes afin de prévenir de telles tragédies.

Tragique accident sur la route de Ranérou : cinq morts et plusieurs blessés

Un grave accident de la circulation s’est produit ce mercredi 3 septembre, aux environs de 6h15, sur la route de Ranérou, à hauteur du village de Ndoumbélane. Selon le communiqué quotidien de la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers (BNSP) relatif au Gamou, le drame a impliqué un mini-car en partance pour Médina Baye et un camion.

Le choc violent a provoqué un lourd bilan : vingt victimes recensées, dont cinq ont perdu la vie sur le coup. Huit autres personnes ont été grièvement blessées et évacuées en urgence vers les structures sanitaires les plus proches, tandis que sept blessés légers ont reçu une prise en charge sur place.

La BNSP, qui a rapidement déployé ses équipes pour les opérations de secours et d’évacuation, s’est inclinée devant la mémoire des disparus et a présenté ses condoléances aux familles endeuillées.

À l’approche du Gamou, marquée par des déplacements massifs de fidèles vers les cités religieuses, les autorités appellent une nouvelle fois à la prudence sur les routes afin de prévenir de telles tragédies.

Scandale dans un bus Tata : un passager éjacule sur une femme et finit entre les mains de la police

La scène a choqué plus d’un. Le 1er septembre, un incident pour le moins troublant s’est produit à bord du bus Tata numéro 58, reliant Castor à d’autres quartiers de Dakar. Un homme de 27 ans, identifié comme Idrissa Sy, commerçant domicilié à Castor, a été arrêté pour outrage public à la pudeur après avoir agressé une passagère en plein trajet.

Selon la victime, Mme M. Dieng, le bus était bondé lorsque des frottements suspects se sont fait sentir sur son fessier. Quelques secondes plus tard, elle a réalisé l’impensable : l’homme derrière elle venait d’exhiber son sexe et avait éjaculé sur ses vêtements.

Sous le choc, mais déterminée, Mme Dieng a immédiatement interpellé le mis en cause devant tous les passagers. Le chauffeur du bus, informé de la situation, a pris une décision radicale : il a détourné son itinéraire pour conduire directement le bus au commissariat de la Médina, où le suspect a été remis aux forces de l’ordre.

Interrogé par les enquêteurs, Idrissa Sy a reconnu les faits sans détour. « C’est la première fois que cela m’arrive, je reconnais que je suis malade. C’est une erreur regrettable que j’ai commise et je demande la clémence de la justice », aurait-il déclaré.

Après sa garde à vue, le mis en cause a été déféré au parquet hier, mardi 2 septembre. Il devra répondre d’outrage public à la pudeur, une infraction lourdement sanctionnée par la loi sénégalaise, surtout lorsqu’elle est commise dans un espace public.

Abdoulaye Fall prend officiellement les commandes de la Fédération Sénégalaise de Football

La transition est désormais actée à la tête de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF). Le président sortant, Me Augustin Senghor, a officiellement transmis ses pouvoirs à son successeur, Abdoulaye Fall, lors d’une cérémonie tenue dans les locaux de l’institution.

Dans une atmosphère sobre mais empreinte de solennité, Me Augustin Senghor a réitéré ses félicitations au nouveau président, soulignant l’importance de la continuité et de l’engagement au service du football sénégalais. En retour, Abdoulaye Fall a salué le travail accompli par son prédécesseur, qui a marqué de son empreinte plusieurs années de gestion à la tête de la FSF.

À présent, Abdoulaye Fall et son équipe sont attendus sur de nombreux chantiers. Le nouveau bureau promet de placer la transparence au cœur de son action, tout en misant sur l’innovation et le renforcement des infrastructures sportives pour accompagner l’essor du football sénégalais, aussi bien au niveau local qu’international.

Sénégal – Les retraités de l’IPRES dénoncent des pensions « dérisoires » et exigent des mesures urgentes

Une lettre ouverte adressée à la direction générale de l’Institution de Prévoyance Retraite du Sénégal (IPRES) et aux autorités compétentes fait résonner la colère grandissante des retraités et allocataires. Dans ce document rendu public, ils expriment leur frustration face à la situation jugée « indigne » des pensions de retraite au Sénégal.

Si les signataires saluent l’introduction récente d’une plateforme numérique destinée à simplifier la preuve de vie et le pointage à distance, ils dénoncent en revanche ce qu’ils considèrent comme un « écran de fumée » masquant l’essentiel. « Notre problème n’a jamais été le clic de validation, mais la dignité de notre vie quotidienne », écrivent-ils, rappelant que des milliers de retraités, au Sénégal comme dans la diaspora, vivent avec des pensions insuffisantes pour assurer leurs besoins fondamentaux.

Des prélèvements fiscaux jugés « incompréhensibles »

Les allocataires fustigent notamment les impôts appliqués à leurs pensions. Selon eux, ces prélèvements n’ont pas lieu d’être, puisque les retraités ont déjà contribué toute leur vie active au financement du système. À cela s’ajoute le poids des dépenses de santé. « Nous nous ruinons pour des soins médicaux qui devraient être pris en charge par une véritable couverture sociale », déplorent-ils, dénonçant également la flambée des prix qui aggrave la précarité.

Face à ce qu’ils qualifient de « simples annonces techniques » déconnectées de la réalité, les retraités exigent des solutions tangibles :

une revalorisation substantielle des pensions, la suppression de l’impôt sur les retraites, une couverture médicale complète et accessible, et un dialogue franc et permanent avec leurs représentants.

Le ton de la lettre est sans ambiguïté. « Assez de demi-mesures ; assez de distractions numériques », martèlent-ils, en réclamant « respect et justice sociale » pour ceux qui ont contribué à bâtir le Sénégal par leur travail et leurs sacrifices. Les retraités préviennent enfin que, faute de réponses rapides et concrètes, ils se réservent le droit de « prendre leurs responsabilités » et de porter leur combat dans l’espace public, laissant présager de possibles mobilisations dans les semaines à venir.

Lord Collins of Highbury réaffirme à Dakar le soutien du Royaume-Uni au Sénégal

Au lendemain du Forum africain sur les systèmes alimentaires, le ministre britannique chargé de l’Afrique, Lord Collins of Highbury, a réitéré à Dakar l’engagement de Londres aux côtés du Sénégal, tant sur le plan économique que sécuritaire.

Dans un entretien accordé à Seneweb, le ministre a souligné la volonté du Royaume-Uni de développer avec l’Afrique des « relations sincères entre égaux ». Au Sénégal, cette ambition se traduit par une orientation claire : appuyer l’industrialisation, la création d’emplois et le développement du secteur privé.

« Depuis 2020, nous avons déjà triplé le commerce bilatéral et les entreprises britanniques ont investi plus de 2 810 milliards de FCFA dans l’économie sénégalaise », a-t-il rappelé. Londres se positionne ainsi comme premier investisseur étranger dans le secteur énergétique, notamment à travers le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim.

Le Royaume-Uni se veut également un acteur majeur de la transition énergétique. En partenariat avec Dakar, il soutient l’Initiative pour une transition énergétique juste (JETP), qui ambitionne de porter la part des énergies renouvelables à 40 % d’ici 2030.

Sur le plan sanitaire, Lord Collins a annoncé un nouveau partenariat stratégique de 10 millions de livres sterling (plus de 7 milliards FCFA) avec l’Institut Pasteur de Dakar. Ce financement vise à renforcer la recherche et la production locale de vaccins, un axe jugé crucial pour la souveraineté sanitaire africaine.

Lors de ses entretiens avec le président Bassirou Diomaye Faye et le ministre des Finances Cheikh Diba, le représentant britannique a réaffirmé le soutien de Londres aux efforts de transparence budgétaire du Sénégal et à la conclusion rapide d’un nouveau programme avec le Fonds monétaire international (FMI). « Nous voulons accompagner le Sénégal dans la gestion de ses finances publiques afin de consolider sa stabilité macroéconomique », a-t-il précisé.

Enfin, la coopération sécuritaire figure aussi parmi les priorités. Le Royaume-Uni s’est engagé à renforcer ses échanges militaires avec Dakar, dans un contexte régional marqué par les menaces persistantes dans le Sahel.

Kaolack – Manque d’assainissement, insécurité et absence de délégué de quartier : les habitants de Touba Kaolack Extension élèvent la voix

Dans le quartier de Touba Kaolack Extension, en pleine expansion dans la commune de Kaolack, la grogne des habitants se fait de plus en plus entendre. Les populations dénoncent un cumul de difficultés qui impactent directement leur quotidien : le manque criant d’assainissement, l’insécurité grandissante et surtout l’absence d’un délégué de quartier capable de porter leurs préoccupations auprès des autorités compétentes.

Un environnement insalubre

Eaux usées stagnantes, tas d’ordures non ramassés, absence de caniveaux adéquats… certaines ruelles se transforment en véritables foyers d’infection.

Une insécurité croissante

À la tombée de la nuit, les habitants disent vivre dans la peur. Le manque d’éclairage public et la quasi-absence de patrouilles policières favorisent les agressions et les vols à main armée.

« Nous ne pouvons plus rentrer tard, et même en journée, certains jeunes sont dépouillés en pleine rue », déplore Samba Kandji, porte-parole des populations de Touba Kaolack Extension, lors d’un point de presse tenu ce mardi 2 septembre 2025.

L’absence de délégué de quartier pointée du doigt

À ces difficultés s’ajoute une situation administrative préoccupante : le quartier n’a pas de délégué officiel. Les habitants estiment que cette absence prive la communauté d’un relais institutionnel pour faire entendre leurs doléances.

« Sans délégué, nous n’avons personne pour transmettre nos revendications aux autorités locales. Nous sommes laissés à nous-mêmes », a regretté M. Kandji.

Un appel pressant aux autorités

Face à ces problèmes, les populations interpellent les autorités municipales et étatiques. Elles réclament en urgence un programme d’assainissement, un renforcement de la sécurité et surtout la désignation d’un délégué de quartier.

« Nous ne demandons pas l’impossible, juste le minimum pour vivre dignement », a conclu un habitant.

Éliminatoires Coupe du monde 2026 : Les Lions poursuivent leur préparation, inquiétudes autour d’Édouard Mendy

L’équipe nationale du Sénégal a effectué ce mardi 2 septembre 2025 sa deuxième séance d’entraînement en vue des matchs comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Sur la pelouse, 22 joueurs étaient présents pour cette étape importante de la préparation.

Toutefois, deux absences notables ont retenu l’attention : celles d’Édouard Mendy et de Nicolas Jackson. Le gardien d’Al Ahli, récemment touché, n’a pas pu prendre part à la séance, ce qui suscite des inquiétudes à seulement deux jours du choc face au Soudan. Le staff médical suit de près l’évolution de sa situation, alors que son rôle reste central dans le dispositif d’Aliou Cissé.

Quant à Nicolas Jackson, l’attaquant de Chelsea, il manquait également à l’appel, laissant planer des interrogations sur sa disponibilité pour les prochaines rencontres.

Les Lions poursuivront leur préparation mercredi, avec l’espoir de récupérer leurs cadres avant le duel décisif contre le Soudan, un rendez-vous capital dans la course à la qualification pour le Mondial 2026.

Sénégal : suspension historique des importations de bananes à partir du 1er septembre

Le Sénégal franchit un nouveau cap dans sa quête d’autosuffisance alimentaire. À compter du 1er septembre 2025, toutes les importations de bananes seront suspendues. L’annonce a été faite par l’Agence de régulation des marchés (ARM), dirigée par Babacar Sembène, dans un entretien accordé à Seneweb.

Cette mesure, inédite dans l’histoire du pays, s’inscrit dans le prolongement des recommandations du Conseil interministériel d’avril 2025 consacré à la campagne agricole 2025-2026. Elle vise à renforcer la production locale et à mettre en œuvre une politique de substitution aux importations, déjà appliquée avec succès sur des filières comme l’oignon, la pomme de terre ou le riz.

« Le Sénégal dépense chaque année près de 1000 milliards de francs CFA pour importer des denrées alimentaires. Or, pour la banane, nous avons atteint un niveau de production qui permet de réduire significativement cette dépendance », souligne Babacar Sembène.

Selon l’ARM, les prévisions pour 2025 tablent sur 112 000 tonnes de bananes produites localement, contre une consommation nationale estimée à 130 000 tonnes. Le déficit restant est jugé « relativement faible » par rapport aux capacités de la filière. « Entre septembre et novembre, 70 à 80 % de la production sera récoltée », précise le directeur général de l’agence.

Avant de prendre cette décision, l’ARM a mené plusieurs missions de terrain afin d’évaluer les capacités des producteurs, mais aussi les contraintes liées à la commercialisation. Des échanges ont également eu lieu avec les importateurs, commerçants et distributeurs pour partager la vision du gouvernement, alignée sur l’Agenda Sénégal 2050.

Cette suspension, présentée comme une mesure pilote et historique, ouvre une nouvelle ère pour la filière bananière sénégalaise. Elle doit permettre d’encourager la consommation de produits locaux, tout en stimulant la compétitivité des producteurs nationaux.

Le Sénégal suspend les importations de banane : cap sur l’autosuffisance

À partir du 1er septembre 2025, plus aucune banane étrangère ne franchira les frontières sénégalaises. L’annonce a été faite par le ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage (MASAE), qui mise sur une production nationale en forte progression pour couvrir la demande.

Pour la campagne 2025, les prévisions se veulent optimistes : 112 500 tonnes de bananes devraient sortir des plantations sénégalaises, avec un pic de production entre septembre et novembre. « Les producteurs locaux sont désormais en mesure de répondre à la consommation nationale. Il est temps de donner la priorité au “Made in Sénégal” », explique un responsable du MASAE.

Afin d’accompagner cette transition, le Comité de pilotage de régulation de la filière banane a réuni, le 18 août dernier, producteurs et commerçants importateurs au siège de l’Agence de régulation des marchés (ARM). Résultat : un protocole d’accord et un cahier des charges ont été validés, fixant les règles du jeu pour garantir l’écoulement de la production locale.

La suspension des importations est présentée comme une mesure pilote. Un comité de suivi a été mis sur pied pour surveiller de près l’approvisionnement du marché et anticiper toute rupture de stock. « Nous voulons éviter que cette décision ne se traduise par une hausse des prix pour les consommateurs », a rassuré un membre du comité.

Cette décision marque une étape importante dans la mise en œuvre de l’Agenda Sénégal 2050, qui ambitionne de réduire la dépendance alimentaire du pays. Pour les producteurs, c’est une bouffée d’oxygène. « C’est une victoire pour nous, car nos efforts sont enfin reconnus et soutenus », se réjouit Mamadou Diop, producteur de bananes à Tambacounda.

Avec cette mesure, l’État envoie un signal fort : le Sénégal veut désormais miser sur ses propres forces pour nourrir sa population et bâtir une véritable souveraineté alimentaire.

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