Le parti de l’Alliance Pour la République (APR) est sorti de son silence après le réaménagement ministériel opéré le samedi 6 septembre 2025 par le Premier ministre Ousmane Sonko. Dans une déclaration rendue publique par son Secrétariat exécutif national (SEN), l’ex-parti au pouvoir a livré son analyse des changements intervenus, tout en dénonçant vigoureusement ce qu’il qualifie « d’arrestations politiques ».
Des « kidnappings politiques » dénoncés
Selon l’APR, plusieurs de ses responsables, notamment des maires de grandes agglomérations, seraient « retenus en otage » sous prétexte de reddition des comptes. Le SEN parle de « prétextes fallacieux », et estime que ces arrestations contrastent avec la multiplication de scandales présumés au sein du nouveau régime. Deux affaires sont particulièrement mises en avant : « l’Asergate » et « l’Onasgate », présentées comme des symboles des dérives actuelles.
Confiance réaffirmée aux institutions
Malgré ses vives critiques, l’APR a tenu à exprimer sa confiance envers « les magistrats, hommes et femmes de valeur et de dignité, qui ont toujours assumé avec responsabilité leur mission de rempart de la République et de l’État de droit ». Le parti fondé par l’ancien président Macky Sall dit également croire aux acteurs du système électoral sénégalais, qu’il qualifie de « modèle de démocratie de référence ».
Appel à la mobilisation nationale
Dans son communiqué, l’APR ne se limite pas à dénoncer ; il appelle aussi « toutes les forces vives de la Nation à se dresser pour faire face à la volonté de déstabilisation de l’opposition ». Pour le parti, cette opposition, à l’image de celles qui l’ont précédée, « est vouée à l’échec ».