Robert Bourgi, l’ombre persistante de la Françafrique : malaise autour d’une lettre

Les réseaux obscurs de la Françafrique ont-ils encore voix au chapitre dans les nouvelles dynamiques politiques africaines ? La récente lettre attribuée à Robert Bourgi, avocat d’affaires français et ancien intime des palais présidentiels africains, ravive les douleurs d’un passé marqué par les ingérences, les valises de billets, et les manipulations d’un autre âge.

L’auteur de cette missive controversée, bien connu pour ses sorties fracassantes et son rôle trouble dans les relations franco-africaines, y évoque des échanges avec des partisans de Pastef à l’hôtel Lagon de Dakar. Une prise de parole qui n’a pas manqué de faire réagir, tant elle semble chargée de sous-entendus politiques. Pour le professeur Ndiaga Loum, juriste et intellectuel sénégalais, cette lettre s’inscrit dans une volonté de « déstabilisation du nouveau régime » de Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko.

Les déclarations de Robert Bourgi n’ont rien d’anodin. Elles réveillent le souvenir d’aveux passés, où l’homme racontait sans détour comment il faisait transiter de l’argent liquide en provenance de chefs d’État africains pour financer illégalement des campagnes politiques françaises. Des anecdotes sulfureuses — valises de billets cachées dans des tam-tams, pressions sur des dirigeants, rétributions à tous les bords politiques français, y compris l’extrême droite — qui dressent le portrait d’un homme habité par le cynisme et les intrigues.

Loin du vernis diplomatique qu’il tente parfois d’appliquer à ses interventions, Bourgi traîne un lourd passif. En 2011 déjà, il accusait sans preuves Karim Wade d’avoir sollicité une intervention militaire française contre les manifestations sénégalaises. Une affirmation jamais corroborée, mais révélatrice d’un mode opératoire : semer le doute, brouiller les lignes, entretenir la confusion.

Face à ce retour en scène, Ndiaga Loum ne mâche pas ses mots. Dans une tribune cinglante, il dénonce « l’imposture » d’un homme qui n’a plus de légitimité ni de crédit moral. Il rappelle que Robert Bourgi a été radié du barreau de Paris pour son comportement jugé « vulgaire et cynique », et que même Nicolas Sarkozy — figure de référence pour Bourgi — a été déchu de la Légion d’honneur après ses condamnations judiciaires.

Pour Loum, le nouveau pouvoir sénégalais doit rester vigilant et ne pas tomber dans les pièges d’un système postcolonial désormais en décomposition. « Bourgi vit de mensonges et de manœuvres », écrit-il sans détour, appelant les dirigeants à écouter les voix des intellectuels enracinés, comme Sa Ndiogou ou Serigne Momar Diagne, qu’il qualifie de « sociologues du quotidien ».

Au-delà du cas Bourgi, c’est une page d’histoire que Ndiaga Loum exhorte à tourner : celle de la Françafrique, avec ses combines, son clientélisme, et la privatisation des ressources publiques au bénéfice de quelques-uns. Dans un contexte où les peuples africains aspirent à plus de souveraineté, de justice sociale et de transparence, les figures d’un passé trouble n’ont plus leur place.

Le professeur conclut sa tribune par une promesse : « Tant que l’imposture réclamera une place qu’elle ne mérite pas, j’userai de ma modeste plume pour faire entendre ma voix. » Une phrase forte, à la fois alerte et engagement, qui résonne comme un avertissement aux nostalgiques d’un ordre ancien.

Justice : Moustapha Diakhaté devant le tribunal pour offense au chef de l’État

Ce mercredi matin, l’ancien député et ex-ministre Moustapha Diakhaté a comparu devant le tribunal des flagrants délits de Dakar, poursuivi pour offense au chef de l’État et offense à des personnes exerçant, en tout ou partie, les prérogatives du président de la République. Le parquet a requis six mois de prison, dont trois ferme, ainsi qu’une amende de 200 000 FCFA.

C’est à 9 h 43 que M. Diakhaté, vêtu d’un boubou noir, a été appelé à la barre. Visiblement préparé, il a déplié plusieurs feuillets qu’il a posés avec soin sur la table, avant de lire à haute voix les propos qui lui valent aujourd’hui d’être poursuivi :

« D’ailleurs sakh, ma gui guiss ben photo bouniouy ré, kou kholé niniouy dokhé nga khamni khamouniou protocole. Ci protocole de la République, il y a le Président de la République, le Président de l’Assemblée nationale et le Premier ministre. Ils ne doivent pas être à la même hauteur et rire en public. Ay gougnafier naniou. »

Des propos en wolof et français mêlés, jugés offensants à l’égard des plus hautes autorités de l’État. Le mot “gougnafier”, selon le ministère public, signifie “bon à rien”, “rustre” ou “goujat”.

À la barre, l’ancien parlementaire a reconnu intégralement la paternité des propos, expliquant qu’il s’agissait pour lui d’un appel à la solennité républicaine, et non d’une insulte gratuite.

« Je n’ai fait que chanter l’hymne de la République pour qu’on ne la colassardisse pas. Un gougnafier, c’est quelqu’un qui ignore ce qu’il fait. J’ai eu honte devant les policiers. Je ne pensais pas qu’on allait me poursuivre pour cela. »

Moustapha Diakhaté a néanmoins refusé de répondre aux questions du parquet, qui insiste sur la gravité de ses propos, jugés irrespectueux envers les institutions.

La défense de M. Diakhaté est assurée par quatre anciens ministres reconvertis en avocats : Mes El Hadji Diouf, El Hadji Amadou Sall, Oumar Youm et Antoine Mbengue. Les plaidoiries ont débuté en fin de matinée. Les conseils du prévenu plaident notamment la liberté d’expression et la critique politique dans un régime démocratique.

Cette affaire met en lumière la fragilité de la liberté d’expression au Sénégal et pose une fois de plus la question des limites du droit à la critique dans un contexte politique très polarisé. L’issue de ce procès pourrait créer un précédent important en matière de jurisprudence sur les délits d’opinion.

Le jugement a été mis en délibéré et sera rendu dans les prochains jours.

Tensions Iran–États-Unis : l’ayatollah Khamenei met en garde contre des “dommages irréparables” en cas d’intervention militaire américaine

Un nouveau cap vient d’être franchi dans l’escalade des tensions entre l’Iran et les États-Unis. Ce mercredi, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a lancé un avertissement sans équivoque à Washington : toute intervention militaire américaine contre la République islamique entraînerait des « dommages irréparables ».

Cette mise en garde intervient alors que les relations diplomatiques entre les deux pays connaissent un regain de crispation, sur fond de menaces proférées par l’ancien président américain Donald Trump. Ce dernier, dans une récente déclaration relayée par plusieurs médias américains, a évoqué l’éventualité d’une action militaire contre l’Iran, n’excluant même pas une opération d’assassinat ciblé contre le guide suprême.

Face à ces déclarations jugées provocatrices, l’ayatollah Khamenei a réagi avec fermeté dans un discours prononcé devant des responsables iraniens à Téhéran. « Les gens intelligents qui connaissent l’Iran, son peuple et son histoire ne parleront jamais à cette nation dans un langage menaçant, car la nation iranienne ne se rendra pas », a-t-il affirmé, cité par l’agence de presse Fars.

Le leader iranien a également dénoncé ce qu’il considère comme une stratégie de provocation systématique de la part de l’administration américaine et de certains cercles proches de Trump. « Les Américains doivent savoir que toute intervention militaire américaine causera sans aucun doute des dommages irréparables », a-t-il martelé, assurant que l’Iran « ne se rendra jamais sous la pression ».

Ce nouvel épisode intervient dans un contexte international déjà tendu. Le retour possible de Donald Trump à la Maison-Blanche lors des élections américaines de novembre 2025 alimente les inquiétudes au sein des chancelleries du Moyen-Orient. Les précédentes années de sa présidence (2017-2021) avaient été marquées par un durcissement des sanctions contre l’Iran, le retrait unilatéral des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien (JCPOA) en 2018, et l’assassinat du général Qassem Soleimani en janvier 2020.

Depuis, les relations entre Washington et Téhéran n’ont jamais retrouvé leur niveau de dialogue antérieur. Les négociations sur le nucléaire sont au point mort, et les tensions militaires dans le golfe Persique n’ont cessé d’alimenter les risques d’un affrontement direct.

En Iran, les propos de Khamenei résonnent comme une volonté de maintenir une posture ferme, dans une logique de souveraineté et de résistance à l’ingérence étrangère. Le régime iranien continue de mobiliser une rhétorique nationaliste et religieuse autour de la notion de « dignité islamique » face à l’Occident, en particulier les États-Unis.

Mais les analystes s’inquiètent d’un engrenage possible. « Chaque parole prononcée dans ce contexte tendu a des conséquences. Une déclaration mal interprétée ou un geste mal calculé pourrait déclencher une réaction en chaîne incontrôlable », alerte un expert en relations internationales interrogé par la BBC.

Pour l’heure, aucune opération militaire n’est officiellement en préparation du côté américain. Mais les forces armées des deux pays restent sur le qui-vive, et la moindre étincelle pourrait suffire à embraser la région. Les appels au calme, tant de la part de l’Union européenne que des Nations Unies, se multiplient pour éviter un basculement dans un conflit ouvert.

Scandale des prêts-Fongip : Une mafia démantelée par la Section de Recherches

Un vaste réseau de détournement de prêts garantis par l’État a été mis au jour par la Section de recherches (Sr) de la gendarmerie de Dakar. L’affaire, révélée par le journal Libération, implique une mafia bien structurée qui a détourné des financements destinés à soutenir l’entreprenariat des jeunes dans le cadre du programme « Xëyu Ndaw Yi », piloté en partenariat avec le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) et le Crédit mutuel du Sénégal (Cms).

Tout est parti d’une plainte déposée par l’Union des caisses du Crédit mutuel du Sénégal (Uccms), qui avait signé avec le Fongip une convention visant à faciliter l’accès au crédit pour les jeunes porteurs de projets. Mais derrière cette noble intention, certains individus ont mis en place un système mafieux basé sur l’utilisation de prête-noms.

Ces derniers, souvent issus de milieux vulnérables, remettaient leurs pièces d’identité sans se douter qu’un prêt serait contracté en leur nom. Dans plusieurs cas, ils ignoraient tout du montage et ne touchaient que des sommes dérisoires, alors que les montants perçus atteignaient des millions.

Au cœur du réseau, Abdou Mati Seck a fini par passer aux aveux, détaillant aux gendarmes le fonctionnement de cette fraude. Il utilisait des personnes de son entourage — y compris sa propre mère — comme prête-noms, après avoir collecté leurs documents d’identité. Une fois les fonds disponibles, il les accompagnait au retrait, avant de récupérer l’intégralité de la somme.

L’un des témoins, utilisé comme prête-nom, raconte : « À la sortie de l’agence, j’ai remis tout l’argent à Abdou Mati Seck. Ce n’est que plus tard, en audition, que j’ai appris qu’il avait perçu une commission de 6 millions de Fcfa ».

Le système a été étendu à d’autres complices, dont Ndèye Sarr, Marèma Niang et Ndoumbé Seck. Ces dernières ont confirmé, lors de leurs auditions, avoir remis des documents et participé au retrait des fonds, sans en percevoir la majeure partie. Les enquêteurs ont établi que ces « bénéficiaires » recevaient souvent entre 30.000 et 250.000 Fcfa, tandis que les organisateurs empochaient plusieurs millions.

Ndèye Sarr, par exemple, a avoué n’avoir perçu que 250.000 Fcfa sur un prêt de 3,6 millions contracté à son nom. Les fonds ont ensuite été remis à Ndiaw Kane, autre figure centrale de ce réseau, identifié comme l’homme-clé des signatures frauduleuses.

Convoqué par les enquêteurs, Ndiaw Kane a tenté de se dédouaner en désignant un autre complice présumé, El Hadji Dia, agent comptable à l’Université Assane Seck de Ziguinchor. Mais les réquisitions téléphoniques contredisent ses affirmations. Les relevés démontrent clairement sa présence à proximité des agences lors de plusieurs opérations frauduleuses.

L’enquête a révélé que ces manipulations de prêts se faisaient au détriment du programme étatique « Xëyu Ndaw Yi », conçu pour soutenir l’entreprenariat des jeunes. Selon les termes de la convention signée en 2021 entre le Fongip et le Cms, les financements devaient être octroyés dans le respect des normes bancaires, avec une possibilité pour le Cms de se rembourser via la garantie fournie par le Fongip en cas de défaut de paiement.

Or, les prêts accordés à des prête-noms, sans projet réel, ont été systématiquement détournés, les vrais bénéficiaires étant absents des dossiers.

À la suite de l’enquête de la Sr, Abdou Mati Seck, Ndiaw Kane, Ndèye Sarr, Marèma Niang et Ndoumbé Seck ont été déférés au parquet de Dakar. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, escroquerie, complicité d’escroquerie et détournement de fonds publics.

Kolda / Fait Divers : L’enquête sur le décès suspect de l’imam Oumar Diao avance, entre hypothèse criminelle et thèse du suicide

La ville de Kolda reste sous le choc après le décès tragique de l’imam Oumar Diao, guide religieux de la mosquée de Médina Chérif Perlèle. Alors que les premières constatations évoquaient des circonstances troubles, les résultats de l’autopsie viennent jeter une lumière crue sur les causes de la mort du religieux.

Selon des informations révélées par le quotidien L’Observateur, le rapport médico-légal a confirmé que l’imam a succombé à de graves blessures infligées par arme blanche au niveau de l’abdomen et du bas-ventre. Des lésions particulièrement graves qui ont provoqué l’expulsion partielle de ses intestins, conduisant à une mort quasi immédiate.

Face à ces éléments, les enquêteurs ont placé en garde à vue deux proches de la victime : son épouse et son beau-frère. Les deux suspects ont été inculpés pour meurtre présumé et tentative de dissimulation de corps, selon les sources policières relayées par L’Observateur. Leur version des faits est actuellement passée au crible par les enquêteurs.

Cependant, le mystère demeure entier. Toujours selon le journal du Groupe Futurs Médias, certaines sources proches du dossier n’excluent pas la thèse du suicide. Elles évoquent un état psychologique fragile de l’imam, aggravé par une maladie chronique. Des confidences faites par la victime à son entourage auraient révélé un profond mal-être et un désir récurrent de mettre fin à ses jours.

Un couteau taché de sang, découvert à proximité du corps, a été saisi par la police scientifique et placé sous scellés pour analyses complémentaires. Il pourrait être l’arme ayant causé les blessures fatales.

L’inhumation de l’imam Oumar Diao a eu lieu ce mardi à Kolda, dans une atmosphère lourde de tristesse et de questionnements. La remise du certificat de décès par les autorités policières à la famille a permis de procéder à l’enterrement, même si l’enquête judiciaire reste ouverte.

Kaolack / Justice : Le coordonnateur du mouvement Aar Sunu Projet convoqué puis placé en garde à vue

Pape Simakha, coordonnateur national du mouvement Aar Sunu Projet et allié de la coalition Pastef, a été convoqué ce mardi 18 juin 2025 à 11h à la brigade de gendarmerie de Kaolack.

Selon des sources proches du dossier, cette convocation fait suite à une plainte déposée par Madame Tall Mamy Mbow, première adjointe au maire de la ville. Si les motifs précis n’ont pas été officiellement communiqués dans un premier temps, l’on apprend que Pape Simakha a été placé en garde à vue pour diffamation et diffusion de fausses nouvelles.

Affaire à suivre.

Fatick / Journée de l’Excellence : L’Engagement d’un Fils du Terroir

Ce lundi, la cour de l’école de Khondiogne, dans l’arrondissement de Tattaguine, a vibré au rythme de la Journée de l’Excellence, une cérémonie dédiée à la reconnaissance des meilleurs élèves et des acteurs du développement local.

Placée sous le signe de l’engagement citoyen pour une éducation de qualité, cette journée a été marquée par une forte mobilisation des populations, des autorités locales, des enseignants et, surtout, par la présence remarquée d’un fils du terroir : Birama Ndiaye, journaliste à Sud FM, dont l’implication a été unanimement saluée.

Comme chaque année, les meilleurs élèves des écoles primaires ont été honorés pour leurs brillants résultats scolaires. Des remises de diplômes et de fournitures scolaires ont ponctué la cérémonie, dans une ambiance festive animée par des prestations culturelles des jeunes de la localité.

Président d’une association de développement et profondément attaché à sa communauté d’origine, Birama Ndiaye s’est distingué par des actions concrètes en faveur de l’éducation.

« L’école élémentaire de Khondiogne (Tattaguine) m’a décerné ce diplôme de reconnaissance pour services rendus à l’éducation et à l’amélioration des conditions d’enseignement-apprentissage dans la localité. »

C’est devant les parents d’élèves, les élèves, les sympathisants et toute la communauté éducative que M. Ndiaye a reçu cet honneur.

« Je salue cet acte à sa juste valeur. Je remercie l’ensemble du personnel enseignant et le collectif des directeurs d’écoles qui ne ménagent aucun effort pour offrir à nos enfants un cadre adéquat d’apprentissage », a-t-il déclaré.

Profitant de cette tribune, le parrain a lancé un appel fort :

« J’invite tous mes concitoyens à œuvrer pour une meilleure amélioration de l’enseignement-apprentissage dans nos localités respectives. »

S’adressant aux élèves, il a ajouté :

« Donnez le meilleur de vous-mêmes pour que les sacrifices consentis par vos parents ne soient pas vains. Travaillez bien pour réussir les examens du CFEE prévus les 19 et 20 juin prochains. »

Profondément ému par la reconnaissance qui lui a été témoignée, Birama Ndiaye a conclu :

« Aujourd’hui, grâce à cette terre qui m’a vu naître, il est de mon devoir de rendre à cette communauté ce qu’elle m’a donné. L’éducation est la clé du développement, et c’est ensemble que nous devons bâtir l’avenir. »

Cette Journée de l’Excellence n’a pas seulement célébré le mérite scolaire. Elle a aussi mis en lumière un modèle d’engagement citoyen, inspirant pour la jeunesse et porteur d’espoir pour le développement local. Birama Ndiaye en est aujourd’hui un symbole vivant.

Kaffrine / Sport : Le tournoi de football Saer Ndao démarre ce mercredi

Face à la presse ce mardi, Alioune Ndiaye, jeune acteur sportif à Kaffrine, a annoncé le démarrage du tournoi de football dédié à feu Saer Ndao. L’événement se tiendra du 18 juin au 12 juillet prochain.

Selon l’initiateur, ce tournoi s’inscrit dans le cadre des préparatifs des nawétanes, mais vise également à promouvoir la cohésion sociale et le développement du sport de manière générale.

« La deuxième édition du tournoi se jouera au stade El Hadji Babacar Gaye de Kaffrine. Plus de 20 équipes y prendront part, réparties en quatre ou cinq poules », a précisé M. Ndiaye.

Ce tournoi est aussi l’occasion de rendre un vibrant hommage à feu Saer Ndao, une figure emblématique du football à Kaffrine. Ce dernier s’est longtemps illustré à travers son engagement auprès de clubs locaux comme l’ASC Espérance et Sao, contribuant activement à l’essor du sport dans la région.

Pour Alioune Ndiaye, cet événement est à la fois un acte de mémoire et une contribution concrète à la dynamique sportive et sociale de Kaffrine.

Kaolack – Navétanes 2025 : l’ASC JOKKO mise sur la jeunesse

Depuis plusieurs années, Monsieur Macky Seck s’impose comme un pilier incontournable de l’Association Sportive et Culturelle JOKKO (ASC JOKKO) de Kaolack. Son engagement sincère, sa détermination et sa vision structurée ont permis à cette organisation de se hisser bien au-delà d’un simple cadre sportif et culturel, pour devenir une véritable communauté dynamique et solidaire.

Dès sa prise de fonction à la présidence de l’association, Monsieur Seck a mis en œuvre une politique centrée sur le renforcement des liens entre les membres. Conscient que la cohésion constitue le socle de toute réussite collective, il a favorisé l’organisation régulière d’activités communautaires, de rencontres éducatives et d’ateliers de formation. Ces initiatives visent à sensibiliser les jeunes aux enjeux du sport et de la culture tout en les intégrant activement à la vie de l’organisation.

Un des axes majeurs de son action est le soutien à la formation et à l’épanouissement des jeunes talents. Persuadé que la jeunesse représente l’avenir, Monsieur Seck a multiplié les efforts pour mettre en place des programmes d’encadrement, de mentorat et de perfectionnement. Grâce à son engagement, de nombreux partenaires, éducateurs et entraîneurs ont été mobilisés pour offrir aux jeunes de réelles opportunités d’apprentissage et de compétition. Cette approche contribue à développer chez eux des valeurs fortes telles que la discipline, la persévérance et l’esprit d’équipe.

Mais l’action de Macky Seck ne se limite pas au domaine sportif. Il œuvre avec la même énergie pour promouvoir des valeurs fondamentales telles que le respect, la solidarité et l’engagement citoyen. Sous sa houlette, l’ASC JOKKO est devenue un véritable espace de cohésion sociale, en organisant des festivals culturels, des campagnes de sensibilisation et en participant activement aux événements locaux et régionaux. Son leadership inspire les membres à devenir des acteurs engagés et responsables au service de leur communauté.

Au-delà de la gestion quotidienne, Monsieur Seck se positionne comme un véritable vecteur de changement social. Il agit pour briser les clivages et renforcer le sentiment d’appartenance à travers une écoute attentive, une humilité reconnue et une vision à long terme. Grâce à lui, l’ASC JOKKO est aujourd’hui une organisation respectée, porteuse des couleurs et des espoirs de toute une jeunesse.

En somme, Macky Seck incarne l’esprit de service, le leadership bienveillant et la passion du développement communautaire. Sa présidence à l’ASC JOKKO est un exemple vivant de ce que la détermination et la solidarité peuvent accomplir. Grâce à lui, la jeunesse de Kaolack peut espérer un avenir meilleur, fondé sur les valeurs du sport, de la culture et de l’unité. Un avenir où l’union fait la force, et où chaque jeune est invité à bâtir une société plus juste, équitable et rayonnante.

Crise budgétaire au Sénégal : Thierno Bocoum dénonce une rupture de légalité et de sincérité

Aquelques jours de la date butoir du Débat d’Orientation Budgétaire (DOB), fixée au 30 juin par la loi organique, une alerte majeure s’impose.

Le Sénégal fait face à une double crise budgétaire : une crise de légalité et une crise de sincérité.

D’un côté, le journal Les Échos révèle que la LFR et le DOB 2025 ont été « adoptés » par le Bureau de l’Assemblée nationale. De l’autre, le ministère des Finances annonce pour le 23 juin la publication tardive des rapports d’exécution budgétaire du 4e trimestre 2024 et du 1er trimestre 2025 alors même que les arbitrages pour les années 2026 à 2028 sont déjà en cours.

Cette double séquence confirme une rupture grave de l’ordre institutionnel.

Le journal *Les Échos* du 17 juin 2025 rapporte que le Bureau de l’Assemblée nationale a adopté la Loi de Finances Rectificative (LFR) ainsi que le Débat d’Orientation Budgétaire (DOB), en attente d’un calendrier de plénière.

Cette annonce, en apparence anodine, dissimule une double anomalie institutionnelle d’une extrême gravité puisque ni la LFR 2025 ni le DOB 2025 n’ont été adoptés en Conseil des ministres.

La seule référence officielle sur ces sujets figure dans les communiqués des 4 et 21 mai 2025. Le premier évoque une note de cadrage budgétaire, le second mentionne une simple préparation du DOB avant la fin juin. Aucune trace d’une adoption formelle de ces documents en Conseil des ministres n’a été retrouvée.

La LOLF n°2020‑07 du 26 février 2020 est pourtant explicite :

« Le Ministre chargé des Finances prépare les projets de lois de finances qui sont adoptés en Conseil des Ministres. »(Article 55)

« Le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle visé à l’article 51 de la présente loi organique, éventuellement accompagné des documents de programmation pluriannuelle des dépenses visés à l’article 52 de la présente loi organique, est adopté en Conseil des Ministres. Ces documents sont publics et soumis un débat d’orientation budgétaire à l’Assemblée nationale, au plus tard à la fin d deuxième trimestre de l’année.» (Article 56)

En parallèle, l’absence de LFR jusqu’à la date d’aujourd’hui et à la veille du DOB et de la nouvelle stratégie budgétaire et financière annoncée par la président de la république, constitue une anomalie gravissime.

Depuis février 2025, de nouvelles données ont été formellement constatées par la Cour des comptes. La logique budgétaire, comme l’exige la rigueur républicaine, aurait voulu qu’une Loi de Finances Rectificative soit introduite pour corriger les écarts et actualiser les équilibres macroéconomiques.

Or, rien n’a été fait. Le budget 2025 demeure inchangé malgré un contexte économique bouleversé. Il devient ainsi un document artificiel, déconnecté de la réalité mais toujours utilisé pour planifier l’avenir.

Les risques ne sont pas théoriques. Les partenaires techniques et financiers perçoivent l’absence de LFR comme un signe d’opacité, le Parlement risque de débattre du DOB sans accès aux données exécutées et les décisions publiques deviennent illisibles, fragiles et déconnectées du réel.

L’équation est simple : sans adoption formelle en Conseil des ministres, la LFR et le DOB n’ont pas de base juridique valide. Sans LFR sincère, les projections deviennent biaisées et risquées. Sans respect du calendrier, la transparence devient une fiction administrative.

La vérité budgétaire n’est pas une faveur, c’est une obligation.

Le peuple sénégalais mérite mieux que des procédures tronquées et des chiffres obsolètes. Il a droit à une gouvernance rigoureuse, à un Parlement éclairé et à des décisions fondées sur des données validées, assumées et vérifiables.

Thierno Bocoum
Président AGIR-LES LEADERS 

Scandale foncier du Palais de Justice de Pikine-Guédiawaye : l’enquête s’accélère, plusieurs anciens hauts responsables placés sous bracelet électronique

L’affaire du scandale foncier lié à la construction du Palais de Justice de Pikine-Guédiawaye prend une tournure décisive. Selon des révélations du journal Libération, plusieurs anciens hauts responsables de l’administration sénégalaise ont été placés sous bracelet électronique dans le cadre de l’enquête menée par la commission d’instruction de la Haute Cour de justice.

Parmi les personnalités ciblées figurent Mame Boye Diao, ex-directeur des Domaines, Abdoulaye Sy, ancien directeur administratif et financier (DAGE) du ministère de la Justice, Daouda Diallo, ex-chef du bureau des Domaines, ainsi qu’un ancien chef du Cadastre. Ces anciens hauts fonctionnaires sont désormais soumis à un contrôle judiciaire strict, alors que les investigations se poursuivent autour des malversations présumées ayant entaché l’attribution du terrain destiné à l’édification du Palais de Justice.

Un mandat d’amener a en outre été lancé contre Mamadou Gueye, un autre ancien directeur des Domaines, actuellement introuvable et soupçonné d’avoir quitté le territoire national. Son implication dans l’affaire serait jugée centrale par les enquêteurs.

Ces développements surviennent dans la continuité de l’examen de la liste des 26 agents du ministère de la Justice, identifiés très tôt dans l’enquête comme potentiellement impliqués. Ce fichier interne, devenu une pièce maîtresse du dossier, alimente les soupçons sur une vaste opération de spoliation foncière orchestrée à plusieurs niveaux de l’appareil étatique.

Le dossier du Palais de Justice de Pikine-Guédiawaye, qui aurait dû symboliser un renforcement de l’infrastructure judiciaire dans la banlieue dakaroise, risque désormais de devenir un emblème du détournement de biens publics. Ce scandale met en lumière les failles profondes dans la gestion du patrimoine foncier de l’État, un secteur souvent critiqué pour son opacité et ses collusions politico-administratives.

Alors que les autorités judiciaires continuent de dérouler l’écheveau de ce dossier sensible, les regards se tournent vers les institutions de contrôle et de régulation pour qu’elles jouent pleinement leur rôle dans la moralisation de la gestion publique. Ce nouveau coup de filet est perçu par une partie de l’opinion comme un signal fort envoyé par la justice sénégalaise, déterminée à rompre avec l’impunité longtemps associée aux crimes économiques et financiers.

À suivre…

Kaolack : Démantèlement d’un réseau criminel aux Parcelles Assainies « Peugha »

Le Commissariat central de Kaolack a récemment frappé un grand coup dans la lutte contre l’insécurité urbaine et le trafic de drogue, en procédant à l’interpellation de neuf (09) individus impliqués dans une série d’activités criminelles.

L’opération, menée suite à un renseignement de source fiable, visait un groupe de jeunes qui occupait une chambre au quartier Parcelles Assainies « Peugha ». Ces individus étaient soupçonnés de se livrer à diverses activités illicites, notamment le trafic de chanvre indien, des agressions, des vols aggravés et de la prostitution clandestine.

Une perquisition effectuée à l’adresse signalée a permis, dans un premier temps, l’arrestation de six (06) personnes, parmi lesquelles figurait une jeune fille. Les éléments de preuve saisis sur les lieux renforcent la gravité des accusations : cinq (05) cornets de chanvre indien, deux (02) motos de type Jakarta, plusieurs bouteilles d’alcool, une sacoche, des cartes bancaires ainsi qu’une carte nationale d’identité.

Poursuivant leur enquête, les forces de sécurité ont appréhendé trois (03) autres individus, dont une autre jeune fille, en lien avec les faits.

L’ensemble des personnes interpellées ont été placées en garde à vue. Une enquête approfondie est en cours, avec pour objectif de retrouver d’éventuels complices et de démanteler complètement ce réseau criminel.

Scandale du terrain du Palais de justice de Pikine-Guédiawaye : Vague d’inculpations au sommet de l’ancien régime

L’affaire du terrain destiné à la construction du palais de justice de Pikine-Guédiawaye prend une tournure judiciaire spectaculaire. Plusieurs anciens hauts responsables de l’État, dont l’ex-ministre de la Justice Ismaïla Madior Fall, sont désormais dans le viseur de la Haute cour de justice. D’après les révélations du quotidien Libération, l’instruction menée par la commission compétente a déjà abouti à une série d’inculpations et de placements sous bracelet électronique.

Ancien garde des Sceaux sous le régime de Macky Sall, Ismaïla Madior Fall est poursuivi pour corruption dans le cadre de ce dossier foncier controversé. La justice l’a inculpé et placé sous bracelet électronique, mesure alternative à la détention provisoire. Il est soupçonné d’avoir facilité ou couvert des pratiques illicites lors de l’attribution du terrain litigieux.

Dans la même affaire, l’entrepreneur Cheikh Guèye, impliqué dans l’exécution du projet, et Mohamed Anas El Bachir, ancien directeur des constructions au ministère de la Justice, ont également été mis sous bracelet électronique. Ces mesures confirment la gravité des soupçons pesant sur les modalités d’attribution et de gestion du terrain destiné à accueillir la future infrastructure judiciaire.

L’affaire s’élargit avec l’inculpation de quatre autres figures de l’ancien appareil étatique. Selon Libération, il s’agit de :

Mame Boye Diao, ex-directeur général des Domaines, Abdoulaye Sy, ancien directeur de l’administration générale et de l’équipement (DAGE) du ministère de la Justice, L’ancien chef du bureau des Domaines de Guédiawaye, Et l’ancien chef du bureau du Cadastre de la même localité.

Ces derniers sont tous placés sous contrôle judiciaire, avec bracelet électronique.

La commission d’instruction a par ailleurs émis un mandat d’amener à l’encontre de Mamadou Guèye, dernier directeur des Domaines sous Macky Sall, qui se trouverait actuellement à l’étranger. La Division des investigations criminelles (DIC) a été saisie pour procéder à son interpellation et organiser son retour au pays afin qu’il réponde à la justice.

Cette affaire intervient dans un contexte de lutte renforcée contre la corruption et la reddition des comptes engagée par le nouveau régime. Elle met à nu de potentielles pratiques frauduleuses au plus haut niveau de l’administration foncière et judiciaire du pays. Le traitement de ce dossier sera observé de près, tant par l’opinion publique que par les acteurs de la société civile, qui réclament une gestion rigoureuse et impartiale des affaires d’État.

Conflit Israël-Iran : Cheikh Oumar Diagne critique la posture du Sénégal et appelle à la prudence

Cheikh Oumar Diagne, ancien directeur des Moyens généraux à la Présidence de la République, est monté au créneau pour fustiger la réaction officielle du Sénégal face à l’escalade militaire entre Israël et l’Iran. Selon lui, la posture adoptée par les autorités sénégalaises manque à la fois de clarté et de fermeté.

« Je ne suis pas d’accord avec la posture du Sénégal. Je l’ai dit depuis le début, le Sénégal devait ouvertement dénoncer l’attitude d’Israël, qui a clairement violé le droit international en attaquant l’Iran », a-t-il affirmé lors d’une récente sortie médiatique. Pour cet acteur politique et analyste des relations internationales, la diplomatie sénégalaise a fait preuve de frilosité là où elle aurait dû adopter une position de principe.

Depuis le déclenchement des hostilités le 13 juin dernier, le conflit entre Israël et l’Iran a pris une ampleur dramatique, faisant plusieurs centaines de morts et aggravant les tensions dans une région déjà instable. Alors que certains pays africains ont choisi une neutralité silencieuse, d’autres ont émis des condamnations fermes ou exprimé leur solidarité avec l’une des parties. Le Sénégal, quant à lui, s’est limité à un communiqué appelant à la retenue et au respect du droit international.

Cheikh Oumar Diagne, tout en condamnant l’agression israélienne, appelle néanmoins les autorités sénégalaises à éviter toute implication active dans cette crise d’envergure. « C’est un conflit de géants. Que le Sénégal reste dans son coin et se limite à dénoncer », a-t-il conseillé avec un sourire, mettant en garde contre toute velléité d’envoyer des émissaires ou de tenter une médiation diplomatique.

Soutien aux migrants sénégalais : les États-Unis lancent l’application CBP One pour les départs volontaires

Dans un communiqué officiel, l’ambassade des États-Unis au Sénégal a exprimé sa gratitude envers le ministère sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères pour son engagement dans les efforts visant à protéger les citoyens sénégalais, en particulier ceux se trouvant en situation irrégulière sur le sol américain.

Dans cette dynamique de coopération bilatérale, la représentation diplomatique américaine a annoncé le lancement de l’application CBP One, une plateforme numérique gratuite mise en place par le gouvernement des États-Unis. Accessible via l’Apple App Store et Google Play, cette application est spécifiquement destinée à aider les migrants en situation irrégulière qui souhaitent quitter volontairement le territoire américain.

« Le gouvernement des États-Unis a lancé l’application gratuite CBP One pour aider les personnes en situation irrégulière aux États-Unis et qui souhaitent quitter le pays volontairement », précise le communiqué.

L’ambassade américaine invite donc tous les citoyens sénégalais concernés par cette situation à télécharger CBP One afin d’accéder à des services officiels, d’obtenir des informations fiables, et de suivre les procédures adéquates pour un départ organisé et dans le respect de la loi.

Cette initiative s’inscrit dans une volonté commune des deux pays de gérer les questions migratoires de manière humaine, structurée et respectueuse des droits de chacun. Elle vise aussi à réduire les risques liés à la clandestinité, souvent associés à des conditions de vie précaires et à une vulnérabilité accrue des migrants.

Le ministère sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a réaffirmé sa disponibilité à accompagner les démarches volontaires de ses ressortissants et à travailler avec les autorités américaines dans un esprit de dialogue et de coopération.

CBP One est une application mobile développée par la Customs and Border Protection (CBP), l’agence des douanes et de la protection des frontières des États-Unis. Elle permet notamment de planifier des rendez-vous, d’accéder à des informations de migration légales, et de suivre les procédures administratives pour les migrants se trouvant sur le territoire américain.

Soutien aux migrants sénégalais : les États-Unis lancent l’application CBP One pour les départs volontaires

Dans un communiqué officiel, l’ambassade des États-Unis au Sénégal a exprimé sa gratitude envers le ministère sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères pour son engagement dans les efforts visant à protéger les citoyens sénégalais, en particulier ceux se trouvant en situation irrégulière sur le sol américain.

Dans cette dynamique de coopération bilatérale, la représentation diplomatique américaine a annoncé le lancement de l’application CBP One, une plateforme numérique gratuite mise en place par le gouvernement des États-Unis. Accessible via l’Apple App Store et Google Play, cette application est spécifiquement destinée à aider les migrants en situation irrégulière qui souhaitent quitter volontairement le territoire américain.

« Le gouvernement des États-Unis a lancé l’application gratuite CBP One pour aider les personnes en situation irrégulière aux États-Unis et qui souhaitent quitter le pays volontairement », précise le communiqué.

L’ambassade américaine invite donc tous les citoyens sénégalais concernés par cette situation à télécharger CBP One afin d’accéder à des services officiels, d’obtenir des informations fiables, et de suivre les procédures adéquates pour un départ organisé et dans le respect de la loi.

Cette initiative s’inscrit dans une volonté commune des deux pays de gérer les questions migratoires de manière humaine, structurée et respectueuse des droits de chacun. Elle vise aussi à réduire les risques liés à la clandestinité, souvent associés à des conditions de vie précaires et à une vulnérabilité accrue des migrants.

Le ministère sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a réaffirmé sa disponibilité à accompagner les démarches volontaires de ses ressortissants et à travailler avec les autorités américaines dans un esprit de dialogue et de coopération.

CBP One est une application mobile développée par la Customs and Border Protection (CBP), l’agence des douanes et de la protection des frontières des États-Unis. Elle permet notamment de planifier des rendez-vous, d’accéder à des informations de migration légales, et de suivre les procédures administratives pour les migrants se trouvant sur le territoire américain.

Kaolack / Partenariat : La fondation Caritas Osnabrück va nouer un partenariat stratégique avec les écoles de la région

En visite officielle à Kaolack ce lundi, M. Martin Bäumer, co-président de la fondation Caritas Osnabrück (Allemagne), a parcouru plusieurs réalisations de la fondation dans la capitale du Saloum. À cette occasion, il a salué l’accueil chaleureux réservé par l’Association Jokoo Sénégal et les populations locales.

M. Bäumer a exprimé sa volonté de poursuivre les actions entamées par son prédécesseur, feu Helmut Buschmeyer, connu au Sénégal sous le nom de Yoro, décédé le 14 avril 2024. « Nous voulons continuer l’œuvre de Yoro, surtout en faveur du bien-être des enfants en situation de handicap », a-t-il déclaré.

De son côté, Vieux Guédel Mbodji, président de l’Association Jokoo Sénégal/Deutschland, a rappelé l’engagement constant des deux structures partenaires :

« L’Association Jokoo Sénégal/Deutschland et la fondation Caritas Osnabrück mènent depuis plusieurs années des actions humanitaires dans divers secteurs : la santé, le sport, et surtout l’éducation, qui est au cœur de notre mission actuelle. Rien que pour 2024, la fondation a construit six nouvelles salles de classe et attribué plus de 216 bourses scolaires annuelles aux élèves de la région. »

Au cours de leur mission, la délégation a visité l’école élémentaire publique inclusive Sérigne Aliou Cissé de Sam, un établissement qui accueille des enfants en situation de handicap. « Cette visite entre dans le cadre de notre volonté de nouer un partenariat stratégique avec l’école. Nous voulons y faire des investissements importants pour renforcer l’inclusion », a précisé M. Mbodji.

Les responsables de l’établissement ont profité de l’occasion pour exposer les difficultés rencontrées, notamment l’inaccessibilité physique, l’absence de toilettes adaptées, le manque de manuels en braille et de supports audio, ainsi que l’absence de transport scolaire adapté.

Madame Salla Sall, directrice de l’école inclusive, a plaidé pour un appui renforcé de la fondation :

« Les élèves en situation de handicap font face à de nombreux obstacles dans le système éducatif actuel. Le soutien de la fondation serait crucial pour garantir un environnement scolaire digne et adapté. »

La délégation a également visité l’école élémentaire de Kabatoki 1, où la situation est alarmante : des salles de classe vétustes, des toitures trouées, des pièces sans portes ni fenêtres.

Wally Kassé, directeur de l’école, a témoigné :

« Trois salles de classe sont à l’abandon. Les toits menacent de s’effondrer, exposant les élèves aux intempéries. Apprendre ici relève de l’héroïsme. »

La visite s’est poursuivie à Ndiébel, où la fondation a prévu de construire deux nouvelles salles de classe dans les prochains mois, toujours en partenariat avec l’Association Jokoo Sénégal.

Avec cette nouvelle dynamique insufflée par M. Martin Bäumer, la fondation Caritas Osnabrück affiche clairement son ambition : renforcer la coopération et étendre son impact dans la région de Kaolack, en plaçant l’éducation inclusive au centre de ses priorités.

Renaissance Républicaine : le ministre Abdoulaye Diouf Sarr structure sa formation politique

Le Parti Renaissance Républicaine a franchi, ce dimanche 15 juin 2025, une étape décisive dans sa structuration, à l’occasion d’une importante session stratégique tenue à son siège national, sous la présidence effective de Monsieur Abdoulaye Diouf Sarr, président du parti.

Réunis autour d’une ambition commune pour le Sénégal, les cadres de Renaissance Républicaine ont adopté, à l’unanimité, une résolution fondatrice articulée autour de quatre décisions majeures, structurantes pour l’avenir du parti.

Dans un esprit de responsabilité républicaine, les cadres ont procédé à une lecture critique et lucide de la situation politique, économique et sociale du pays. Cette analyse a mis en lumière la nécessité d’un renouveau éthique, d’une parole politique responsable, ainsi que d’un projet clair et cohérent au service du peuple sénégalais.

Les participants ont validé la mise en place du Conseil d’Orientation Stratégique, un organe permanent de veille, d’analyse et de production intellectuelle. Véritable force de proposition, le COS accompagnera les décisions stratégiques du parti. Il sera ouvert à une pluralité d’expertises, incluant les cadres de la diaspora et les intelligences indépendantes, dans une dynamique de collaboration continue et de réflexion collective.

Une circulaire portant Charte des Cadres a été soumise et validée. Elle définit les rôles et responsabilités des cadres du parti, en mettant l’accent sur des engagements clés : exemplarité, loyauté, solidarité, ainsi qu’une participation active à la formation, à la mobilisation et à l’animation politique.

Quatre structures majeures ont été officiellement mises en place pour encadrer l’action des cadres :

L’École du Parti : dédiée à la formation idéologique, politique et citoyenne ; Le Comité scientifique : chargé de produire des analyses et des orientations sur les grandes questions nationales ; Le Réseau des Enseignants : vecteur de pédagogie politique et de transmission des valeurs républicaines ; La structure Cadres RR (CRR) : pilier de la mobilisation intellectuelle et stratégique au sein du parti.

En clôturant la séance, le président Abdoulaye Diouf Sarr a salué cette avancée organisationnelle majeure, tout en lançant un appel à la responsabilité, à l’implication collective, et à la production d’idées fortes en phase avec les aspirations du peuple sénégalais.

Par ailleurs, Monsieur Maodo Dramé a été désigné porte-parole du parti. Le président lui a adressé ses félicitations appuyées, en soulignant la dimension stratégique de cette fonction, véritable relais de la parole officielle du parti dans l’espace public.

Thiès – Baccalauréat technique 2025 : des dispositions optimales saluées, mais un appel à la mobilisation lancé

Le centre d’examen du lycée technique Monseigneur François-Xavier Ndione de Thiès a reçu ce lundi la visite de l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Georges Faye, venu constater de visu le bon déroulement du baccalauréat technique. À l’issue de sa tournée dans les salles du centre unique de jury 1109, le constat est clair : « Toutes les dispositions ont été prises pour la bonne tenue de l’examen », s’est-il félicité.

Selon l’autorité administrative, l’organisation est conforme aux standards exigés. Les épreuves ont été acheminées à temps, les examinateurs présents, les surveillants (deux par salle) bien en poste, et le président du jury actif dès les premières heures. Autre mesure importante : l’interdiction stricte de l’usage des téléphones portables. « Toutes les personnes impliquées dans le processus sont prêtes à faire correctement le travail », a souligné Georges Faye, insistant sur le respect rigoureux des consignes.

Sur le plan des effectifs, 192 candidats sont inscrits pour cette session, avec une nette prédominance de filles, ce que l’autorité régionale considère comme « une avancée significative » en matière de genre dans les filières techniques. « Cela montre que les filles empruntent vraiment les couloirs des séries techniques, ce qui nous fait énormément plaisir », a-t-il déclaré.

Toutefois, un bémol vient assombrir ce tableau encourageant : une légère baisse du nombre de candidats par rapport à l’année précédente, qui comptait 210 inscrits. « On enregistre une différence de 18 candidats en moins, ce qui est préoccupant », regrette M. Faye. Cette tendance à la baisse pose, selon lui, la nécessité de redoubler d’efforts dans la sensibilisation autour des formations techniques et scientifiques.

« Il y a un problème, c’est vrai. Mais l’administration sénégalaise, l’État en général, est en train de faire un travail de sensibilisation, un effort réel pour promouvoir les séries techniques et scientifiques », a rassuré l’adjoint au gouverneur.

En conclusion, Georges Faye a lancé un appel appuyé aux familles et aux communautés éducatives : « On ne peut pas se développer sans la science et la technique. Il faut donc encourager nos enfants, filles comme garçons, à s’orienter vers ces filières d’avenir. »

Sénégal–FMI : une suspension contre-productive

Le Sénégal se trouve à un tournant critique de son histoire économique et institutionnelle. Depuis juin 2024, le programme triennal de 1,8 milliard de dollars signé avec le Fonds monétaire international (FMI) demeure suspendu. Ce gel fait suite aux révélations de l’Inspection générale des finances (IGF), validées par la Cour des comptes, sur des manipulations comptables opérées entre 2019 et 2024 par les autorités sortantes. Les nouvelles autorités, élues démocratiquement en mars 2024, ont elles-mêmes commandité l’audit. Pourtant, le FMI maintient sa posture et subordonne la reprise du programme à des clarifications jugées indispensables. Cette décision, prise dans un contexte de rupture assumée avec les pratiques antérieures, soulève une double interrogation : sur le sens du mandat du FMI et sur la cohérence de son action en période de réforme vertueuse.

Les faits à l’origine de la suspension relèvent de l’ancienne administration. L’actuel gouvernement a reconnu la gravité des irrégularités, engagé la correction des déséquilibres et affirmé sa volonté de transparence budgétaire. En d’autres termes, il respecte pleinement les principes que le FMI prétend défendre. En retour, l’institution ne propose ni accompagnement transitoire, ni programme intérimaire. Elle oppose un silence budgétaire à une volonté politique affirmée. Ce choix crée un précédent dangereux, où la rigueur comptable l’emporte sur le discernement institutionnel.

Des cas similaires existent. En 2016, le Mozambique a subi six années de gel après la découverte d’une dette cachée. En 2013, le Malawi a vu ses financements suspendus malgré une gouvernance renouvelée. Dans les deux cas, l’absence de soutien international a aggravé les déséquilibres et freiné les dynamiques internes de redressement. Le cas sénégalais se distingue toutefois par un élément essentiel : le choix de la vérité a précédé toute injonction. L’initiative vient du sommet de l’État. L’audit a été assumé, les conclusions rendues publiques, les engagements pris. Ignorer ce contexte reviendrait à disqualifier l’exemplarité comme critère d’appréciation.

Les données macroéconomiques confirment une vulnérabilité croissante. Le rapport Global Economic Prospects – June 2025 de la Banque mondiale a révisé à la baisse la croissance sénégalaise à 5,3 %, contre une projection initiale de 8,8 %. Le déficit budgétaire dépasse les 10 % du PIB, et la dette atteint 106 %. Les projets énergétiques accusent du retard, et les financements extérieurs s’amenuisent. Cette dégradation, aggravée par le gel du programme FMI, compromet la relance de l’investissement, la soutenabilité de la dette et la préservation des dépenses sociales. Le Sénégal paie le prix d’un vide d’accompagnement, non d’une persistance dans l’opacité.

Depuis 2018, le FMI affirme intégrer les principes de bonne gouvernance dans son évaluation des politiques économiques. Son propre cadre stratégique souligne l’importance de soutenir les pays engagés dans des réformes structurelles. À ce titre, le Sénégal constitue un cas d’école : initiative nationale, transparence institutionnelle, volonté de rupture. En maintenant la suspension, le FMI envoie un signal dissuasif aux États désireux de rompre avec les pratiques comptables douteuses. Il encourage paradoxalement la dissimulation au lieu de la vérité.

Or, des alternatives existent. En 2019, le Congo-Brazzaville a bénéficié d’un programme sous engagement progressif, bien avant la régularisation complète de ses comptes. Dans les années 2000, le Kenya a reçu un appui conditionné, adossé à une feuille de route de gouvernance. Le FMI a su, dans ces cas, conjuguer discipline et souplesse, conditionnalité et accompagnement. Rien ne justifie une approche plus rigide envers un pays qui agit en transparence et prend ses responsabilités.

Un maintien du gel aurait de lourdes conséquences. L’État devrait recourir à des financements à taux élevés, contracter des emprunts sur les marchés commerciaux ou réduire ses dépenses prioritaires. Les arriérés de paiement s’accumuleraient, les fournisseurs seraient pénalisés, et les programmes sociaux mis à mal. La réforme fiscale, déjà délicate, risquerait d’être perçue comme punitive dans un contexte de rareté budgétaire. En somme, les marges de manœuvre pour une transformation structurelle s’effondreraient.

À l’échelle sous-régionale, le message envoyé par le FMI risque d’affaiblir les dynamiques de réforme. L’Afrique de l’Ouest connaît une reconfiguration politique marquée par des transitions, des ruptures démocratiques et une remise en cause des schémas clientélistes. Le FMI a une responsabilité stratégique : encourager les gouvernements qui prennent des risques politiques pour instaurer l’intégrité, non les décourager. Sa crédibilité dépend de sa capacité à faire preuve de discernement dans des contextes complexes.

Une solution réaliste et conforme au mandat du FMI consisterait à activer une reprise graduée du programme sénégalais, encadrée par une clause de transparence renforcée. Ce mécanisme permettrait de sécuriser les flux budgétaires, d’envoyer un signal rassurant aux marchés et de préserver l’élan réformateur. Il ne s’agirait ni d’un cadeau, ni d’une indulgence, mais d’un choix rationnel, fondé sur une analyse contextuelle rigoureuse et une volonté politique manifeste.

La sortie de crise exige de dépasser les postures extrêmes. D’un côté, la rigidité technocratique du FMI ne suffit pas à guider l’action dans un contexte de transition démocratique. De l’autre, le discours souverainiste du Premier ministre sénégalais, selon lequel le pays pourrait se développer en dehors du cadre du FMI, traduit une volonté d’affirmation nationale, mais ne constitue pas une stratégie de financement soutenable à moyen terme. Entre ces deux logiques, une voie de convergence est impérative.

Le Sénégal a besoin d’un cadre financier stable pour soutenir l’investissement public, élargir les politiques d’emploi en faveur des jeunes et renforcer les filets sociaux. Le FMI, quant à lui, gagnerait en crédibilité en adaptant ses instruments aux aspirations des pays réformateurs. Ni la fermeture technocratique, ni l’isolement stratégique ne répondent aux enjeux de croissance inclusive, d’industrialisation endogène et de justice intergénérationnelle. Seul un dialogue sincère, structuré autour d’engagements mutuels, constitue une issue responsable.

Dans l’état actuel, le gel du programme FMI constitue moins une exigence technique qu’un blocage stratégique. Il expose l’institution au risque de perdre l’adhésion des pays qui croient encore à la vertu institutionnelle. Il fragilise un gouvernement réformateur, au moment même où celui-ci cherche à reconstruire la confiance. Il fait peser le coût des fautes passées sur ceux qui veulent les corriger.

Soutenir le Sénégal maintenant, dans le cadre d’une conditionnalité crédible et dans le respect des règles, serait un acte de responsabilité partagée. Ce choix permettrait de préserver l’ordre macroéconomique, de soutenir la gouvernance budgétaire et de consolider une transition politique porteuse d’exemplarité. Il revient au FMI de démontrer qu’il sait reconnaître les bons élèves, même lorsqu’ils héritent d’une salle de classe mal tenue.

Dr Abdourahmane Ba

Ingénieur statisticien – Expert en développement international, suivi et évaluation des politiques publiques et management

Kolda : Stupeur à Médina Chérif Perlèle après la mort suspecte de l’imam Oumar Diao

Un vent de sidération souffle sur le quartier de Médina Chérif Perlèle, à Kolda, après la découverte macabre du corps sans vie de l’imam Oumar Diao dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 juin 2025. L’homme religieux, figure respectée de la communauté locale, a été retrouvé gisant dans une mare de sang, le corps mutilé, à quelques mètres de son domicile. Un drame qui bouleverse cette paisible localité du sud du Sénégal, et qui soulève de nombreuses interrogations.

Tout commence aux premières heures du samedi matin, lorsqu’un livreur de pain, dans sa tournée habituelle, fait une découverte glaçante : le corps ensanglanté de l’imam est étendu près d’une boutique attenante à son domicile. Ses habits sont déchirés, son corps en piteux état. Reconnaissant immédiatement le défunt, le boutiquier du coin alerte le fils aîné de l’imam ainsi qu’un employé d’une boulangerie voisine.

Dans une tentative désespérée, la famille transporte Oumar Diao dans sa chambre avant de l’évacuer en urgence vers un centre de santé. Hélas, l’imam succombera à ses blessures en chemin. À leur arrivée, les agents de santé ne peuvent que constater son décès, ordonnant le transfert du corps à la morgue en attendant l’inhumation prévue le lendemain.

Alors que la famille s’affaire aux préparatifs funéraires, les laveurs mortuaires découvrent une profonde blessure au bas-ventre du défunt. Un détail qui sème le doute sur la nature de sa mort. Les autorités sont aussitôt alertées. La gendarmerie de Kolda intervient promptement, suspend le rituel de purification islamique et ordonne le transfert du corps à la morgue de l’hôpital régional pour une autopsie.

Les premiers éléments de l’enquête révèlent une scène de crime particulièrement troublante. Deux zones distinctes, situées à moins de 400 mètres du domicile de l’imam, sont retrouvées couvertes de sang : l’une sous des anacardiers, l’autre près de la boutique. Plus inquiétant encore, un couteau ensanglanté est retrouvé à proximité. Ces indices orientent les soupçons vers une mort violente, loin d’un simple accident ou d’un malaise.

La brigade de gendarmerie de Kolda a ouvert une enquête pour homicide. Plusieurs individus ont été placés en garde à vue et font actuellement l’objet d’interrogatoires. L’objectif : reconstituer le déroulé des faits, identifier les éventuels complices, et surtout comprendre les mobiles d’un acte aussi ignoble.

La mort brutale de l’imam Oumar Diao plonge Médina Chérif Perlèle dans le deuil et la consternation. Respecté pour sa piété, sa sagesse et son engagement communautaire, l’imam laisse derrière lui une famille éplorée et des fidèles sous le choc. Les habitants réclament justice, mais aussi la vérité sur ce drame qui brise la tranquillité de tout un quartier.

Tensions au Moyen-Orient : L’ambassadeur iranien à Dakar interpelle le Sénégal après les frappes israéliennes

Alors que les hostilités entre Israël et l’Iran ont pris un tournant dramatique depuis le vendredi 13 juin, l’ambassadeur de la République islamique d’Iran à Dakar, Hassan Asgari, a rompu le silence ce lundi dans un entretien accordé au quotidien Le Soleil. Il y exhorte le gouvernement sénégalais à condamner fermement les frappes israéliennes qui ont visé plusieurs sites militaires et économiques sur le sol iranien.

Selon les bilans communiqués par les autorités iraniennes, les attaques auraient fait plus de 200 morts, plongeant la région dans une spirale de violence. En réponse, Téhéran a lancé des salves de missiles, qui auraient causé la mort d’au moins 20 personnes en Israël.

Face à cette escalade inquiétante, Hassan Asgari a adressé un clin d’œil diplomatique appuyé au Sénégal :

« Nous espérons qu’une réaction officielle du gouvernement sénégalais ne tardera pas à condamner ouvertement cette attaque barbare du régime sioniste », a-t-il déclaré.

Le diplomate iranien fonde son appel sur les liens historiques et religieux entre Dakar et Téhéran :

« Le Sénégal, pays à 95 % musulman et membre de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI), occupe une place particulière dans le cœur des Iraniens. »

Il affirme également avoir reçu de nombreux messages de soutien de citoyens sénégalais, témoignant d’une solidarité populaire :

« Des Sénégalais ont spontanément dénoncé cette agression injustifiée et exprimé leur compassion pour les victimes. »

En mettant en avant la dimension religieuse de l’État sénégalais, Hassan Asgari espère provoquer une prise de position officielle de Dakar contre ce qu’il qualifie d’« agression manifeste ». À l’heure actuelle, aucune déclaration n’a été émise par les autorités sénégalaises, qui observent une position de réserve diplomatique dans un contexte international explosif.

Ce geste s’inscrit dans une tradition où des pays musulmans sont souvent sollicités pour soutenir la cause palestinienne ou dénoncer les actions d’Israël, notamment dans les enceintes internationales comme l’OCI ou les Nations Unies.

Le Sénégal, qui entretient à la fois des relations diplomatiques avec Israël et l’Iran, se retrouve dans une position délicate. Une réaction trop tranchée pourrait affecter son équilibre géopolitique dans une région sahélienne déjà sous tension, où les jeux d’alliances se répercutent parfois dans les politiques locales.

Lancement de l’Association Terang’Aby : un signal fort à l’attention des ministères du Sport, de l’Éducation et de l’Action sociale

Le 21 juin prochain, Louga accueillera le lancement officiel de l’Association Terang’Aby, portée par la basketteuse internationale Aby Gaye. Conçu comme une véritable plateforme d’échange et de mobilisation autour de l’avenir des jeunes filles sénégalaises, cet événement s’annonce comme un moment clé pour les politiques publiques en matière d’éducation, de sport et d’action sociale.

À la croisée du sport, du développement personnel et de l’autonomisation, le projet Terang’Aby incarne une approche holistique du développement de la jeunesse féminine. Il s’inscrit pleinement dans les orientations nationales en matière d’égalité des genres, de promotion du leadership féminin, ainsi que d’inclusion par le sport et l’éducation.

Une table ronde sur la confiance en soi et l’estime de soi chez les jeunes filles ; Une seconde table ronde sur l’importance de l’éducation des filles au Sénégal, avec la participation d’experts de l’éducation formelle et non formelle.

À l’heure où le gouvernement sénégalais réaffirme son engagement en faveur de l’inclusion sociale et de l’égalité des chances, la présence attendue de représentants du Ministère des Sports, du Ministère de l’Éducation nationale, et du Ministère de la Femme, de la Famille et de la Protection des enfants donne une portée institutionnelle forte à cette initiative.

“Terang’Aby repose sur l’idée que le sport peut être un levier de transformation sociale, particulièrement pour les filles issues de zones marginalisées. Parce qu’il renforce la confiance en soi et incite à la persévérance scolaire, ce projet mérite un soutien officiel, institutionnel et durable”, a déclaré Aby Gaye, initiatrice de l’événement.

Et d’ajouter : “Je ne viens pas seule. Je viens avec une vision. Une vision qui croise les champs du sport, de l’éducation et de l’action sociale – des domaines que les ministères de tutelle portent et incarnent au quotidien.”

Case des Tout-Petits de Bongré : JOKOO, parrain de la fête de fin d’année

L’Association JOKOO SÉNÉGAL/DEUTSCHLAND a eu l’honneur de parrainer, ce samedi 14 juin 2025, la fête de fin d’année de la Case des Tout-Petits de Bongré.

Dans son discours, la Directrice de l’établissement a mis en lumière le partenariat solide qui unit la Case des Tout-Petits à l’Association JOKOO, ainsi qu’à ses partenaires allemands, notamment la Fondation Caritas Osnabrück. Ce soutien indéfectible s’est manifesté à travers plusieurs dons : jouets, téléviseur, et chaises.

Elle a également salué la mémoire du regretté président Helmut Buschmeyer, qui avait marqué les esprits par une visite mémorable au sein de l’école.

Aujourd’hui, cette belle dynamique se poursuit grâce à l’implication du Manager général, M. Alioune Marone, représentant le président de l’association, M. Vieux Guedel Mbodj.

La fête fut un moment riche en enseignements et en émotions, illustrant l’engagement commun pour un partenariat éducatif durable et bénéfique à l’épanouissement des tout-petits.

Kaolack / Hivernage : premières pluies enregistrées, le maire Serigne Mboup sollicite le soutien de l’État

La ville de Kaolack a accueilli ses premières pluies de l’hivernage. Une aubaine pour les agriculteurs, mais aussi un rappel brutal des défis persistants liés à l’infrastructure urbaine. À cette occasion, le maire de la ville, Serigne Mboup, s’est adressé à la population à travers un discours empreint de lucidité et d’appel à l’unité.

Le premier magistrat de Kaolack a su capter l’essence des difficultés auxquelles la ville est confrontée, tout en exprimant une profonde gratitude envers les citoyens pour leur engagement. Il a rappelé que si la pluie est une bénédiction, elle met également à nu les faiblesses structurelles de la ville.

« Depuis 60 ans, Kaolack attend des investissements sérieux », a-t-il déclaré, soulignant l’urgence de moderniser les infrastructures vieillissantes et de finaliser les projets inachevés.

Il a lancé un appel à une mobilisation collective, impliquant autorités, élus, société civile et citoyens, afin d’obtenir des réponses durables face aux intempéries.

Serigne Mboup a également dénoncé certains comportements nuisibles, tels que le dépôt d’ordures dans les caniveaux ou encore les actes de sabotage qui aggravent la situation.

« Kaolack, c’est notre maison. Respectons-la », a-t-il insisté, invitant chaque habitant à devenir acteur du changement, plutôt que simple spectateur.

Il a par ailleurs sollicité le soutien actif de l’État, estimant que « la mairie seule ne peut tout faire ». Le maire a exhorté la majorité présidentielle à passer des discours aux actes concrets, afin de soutenir efficacement les efforts locaux.

En remerciant les services publics, le génie militaire et toutes les personnes œuvrant discrètement sur le terrain, il a souligné l’importance de signaler les problèmes plutôt que de simplement les filmer.

« La salubrité est notre responsabilité partagée », a-t-il affirmé, appelant à une mobilisation urgente de camions, d’aides et de vivres avant que la situation ne s’aggrave.

Enfin, Serigne Mboup a interpellé la presse et les influenceurs, les invitant à devenir des relais positifs et responsables, évitant de ternir l’image de Kaolack. Il a salué les efforts constants de la diaspora kaolackoise, soutien discret mais ô combien patriotique, et a conclu son discours par un message d’espoir et de solidarité.

Ngayène Sabakh : Le manque d’eau persiste, le maire lance un appel urgent à l’État

Le manque d’eau demeure un véritable calvaire pour les populations rurales. À Ngayène Sabakh, commune située dans la région de Kaolack, l’eau est une denrée rare et précieuse. Chaque matin, avant même le lever du soleil, femmes, enfants, et parfois même des personnes âgées parcourent de longues distances avec des bidons jaunes vides à la recherche de quelques litres d’eau.

« Les habitants de Ngayène Sabakh sont confrontés à une pénurie d’eau récurrente, plongeant la commune dans une situation extrêmement difficile. Le forage unique qui alimente la localité est dans un état de délabrement avancé et ne parvient plus à fournir de l’eau en quantité ni en qualité suffisantes », a déploré le maire, Goumba Gaye.

Ce forage, datant des années 2000-2009, était à l’époque dimensionné pour une population bien inférieure à celle d’aujourd’hui. Or, cette population a depuis doublé, voire triplé, rendant le dispositif totalement insuffisant. À cela s’ajoutent les dommages subis par le château d’eau, qui laisse désormais échapper une quantité importante d’eau, aggravant davantage la situation.

La pression sur les ressources hydriques s’est intensifiée avec l’arrivée massive de transhumants, attirés par la forêt classée de Ngayène Sabakh. « Les besoins en eau ont considérablement augmenté, et nos infrastructures ne sont plus à la hauteur », a souligné l’autorité territoriale.

Face à cette situation critique, les populations n’ont d’autre choix que de se tourner vers des puits pour s’approvisionner, comme l’a rappelé le maire. Elles ont même adopté une solution de fortune : l’installation de pompes sur les puits. Toutefois, l’eau ainsi obtenue n’est pas potable et peut présenter des risques sanitaires.

Ce déficit en eau potable compromet gravement les activités économiques de la commune, notamment l’agriculture, l’élevage et le commerce local. C’est pourquoi le maire Goumba Gaye lance un appel pressant à l’État et aux autorités compétentes pour que des solutions urgentes et durables soient trouvées.

Garantir l’accès à une eau potable de qualité est plus qu’un besoin : c’est une urgence vitale pour les populations de Ngayène Sabakh.

Abus de confiance à Diourbel : Serigne Sène jugé pour avoir vendu à vil prix les bœufs confiés par son père

Une affaire familiale aux allures de drame moral s’est retrouvée ce jeudi devant le tribunal des flagrants délits de Diourbel. Serigne Sène, poursuivi pour abus de confiance, a comparu pour avoir vendu sans autorisation cinq bœufs appartenant à son père, Ibrahima Sène, âgé de 76 ans. Le tribunal a décidé d’ajourner le prononcé de la peine au 9 octobre prochain, conditionnant sa décision au remboursement intégral de la somme réclamée : 2,5 millions de francs CFA.

Les faits remontent à 2023. Cette année-là, le père confie à son fils aîné cinq bœufs fraîchement acquis. Mais quelques mois plus tard, à la surprise générale, Serigne Sène revend les animaux à un prix dérisoire de 225 000 francs CFA, sans en aviser son père. Ce dernier, apprenant les faits après coup, se sent trahi et réclame la restitution des bêtes ou, à défaut, le remboursement de leur valeur estimée à 2,5 millions de francs CFA.

Une tentative de règlement à l’amiable a été envisagée au sein de la famille, mais elle s’est soldée par un échec. Ibrahima Sène, se disant profondément blessé par ce qu’il qualifie de “trahison”, a alors porté plainte, entraînant l’inculpation de son propre fils et son placement sous mandat de dépôt.

À la barre, devant le juge Saliou Mbengue, Serigne Sène n’a pas nié les faits. Il a reconnu avoir vendu les bœufs et a tenté de justifier son acte en expliquant avoir utilisé l’argent pour acheter d’autres vaches. Se voulant conciliant, il s’est engagé à rembourser intégralement son père. Il a déjà versé un premier acompte d’un million de francs CFA et promet de solder le reste d’ici octobre.

Mais les mots les plus poignants sont venus du père, très affecté : « C’était mon fils jusque-là, mais désormais, Serigne Sène est devenu un étranger à mes yeux. Il a fait preuve d’un total manque de respect envers moi », a-t-il déclaré avec amertume.

Le procureur Papa Khalil Fall a choisi de s’en remettre à l’appréciation du tribunal. Quant aux avocats de la défense, Me Serigne Diongue et Me Cheikh Ngom, ils ont soutenu que les conditions de l’abus de confiance n’étaient pas réunies, plaidant la relaxe de leur client. À défaut, ils ont sollicité une application clémente de la loi.

Suspension du programme FMI-Sénégal : les négociations dans l’impasse, les finances publiques sous pression

Le Fonds monétaire international (FMI) a confirmé la suspension de la mise en œuvre du programme d’aide de 1,8 milliard de dollars (plus de 1000 milliards de F CFA) destiné au Sénégal. Cette décision fait suite à des révélations explosives sur des maquillages des comptes publics entre 2019 et mars 2024, sous la présidence de Macky Sall. Le rapport de l’Inspection générale des finances (IGF), validé par la Cour des comptes, a levé le voile sur de graves irrégularités comptables qui ont compromis la confiance du FMI.

Alors que le gouvernement actuel, par la voix du ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, espérait une reprise des négociations en avril suivie d’un nouvel accord en juin, ces espoirs se sont évaporés. En conférence de presse la semaine dernière, Julie Kozack, directrice du département Communication du FMI, a refroidi les attentes en déclarant : « Nous attendons les résultats finaux de l’audit ». Elle a ajouté qu’il n’y avait « pas encore de calendrier précis » pour une reprise des discussions avec les autorités sénégalaises.

Le journal Enquête rapporte également que Mme Kozack a insisté sur la complexité du dossier, lié aux « fausses déclarations » et nécessitant « un processus rigoureux et long ».

Cette suspension intervient dans un contexte particulièrement tendu pour les nouvelles autorités sénégalaises. Le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye fait face à des défis budgétaires majeurs, marqués par des besoins de financement urgents dans les secteurs sociaux, les infrastructures et la dette publique. La perte d’un appui budgétaire aussi conséquent compromet sérieusement la mise en œuvre de ses ambitions de rupture.

Selon plusieurs économistes, cette situation réduit considérablement les marges de manœuvre de l’État, qui pourrait être contraint de revoir ses priorités, retarder certains projets structurants ou recourir à des financements alternatifs, souvent plus coûteux.

Dans ce climat tendu, le gouvernement s’est engagé à faire toute la lumière sur la gestion passée des finances publiques. L’audit en cours, mené avec l’appui de partenaires techniques, devrait permettre d’identifier les responsabilités et de renforcer les mécanismes de transparence et de reddition des comptes.

Mais pour rétablir la confiance du FMI, la route semble encore longue. Comme l’a indiqué Julie Kozack, « le traitement de ce dossier exige un processus rigoureux ». Il faudra donc attendre les conclusions de l’audit et, probablement, des mesures concrètes de redressement pour espérer une relance des négociations.

Le bras de fer entre le Sénégal et le FMI marque une véritable épreuve de vérité pour le pays. Entre l’héritage d’une gouvernance budgétaire contestée et les attentes pressantes d’un changement de cap, le nouveau régime joue gros. Rétablir la confiance des partenaires techniques et financiers apparaît aujourd’hui comme une priorité absolue pour éviter un choc économique et social à court terme.

Coopération sino-sénégalaise : Pékin supprime les droits de douane sur les produits sénégalais

Les relations économiques entre la Chine et le Sénégal viennent de franchir un cap décisif. Le gouvernement chinois a annoncé la suppression totale des droits de douane sur les produits en provenance de 53 pays africains, dont le Sénégal. Une décision stratégique qui ouvre de nouvelles perspectives aux exportateurs sénégalais désireux de s’implanter durablement sur le marché chinois.

C’est lors d’une conférence de presse tenue à Pékin que le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a officialisé cette mesure. Elle a été annoncée en marge de la réunion ministérielle des coordinateurs sur la mise en œuvre des actions de suivi du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA), qui s’est tenue à Changsha, dans la province du Hunan. À cette occasion, le président chinois Xi Jinping a adressé une lettre de félicitations dans laquelle il a réaffirmé l’engagement de la Chine en faveur d’une solidarité économique renforcée avec le continent africain.

Pour le Sénégal, cette suppression des barrières tarifaires constitue une opportunité exceptionnelle. Elle devrait favoriser l’accès des produits sénégalais – agricoles, halieutiques, artisanaux ou encore transformés – au marché chinois, en pleine expansion. Dans un contexte de diversification économique et de recherche de nouveaux débouchés commerciaux, cette mesure pourrait contribuer à renforcer la balance commerciale du Sénégal et à soutenir la création d’emplois dans les filières exportatrices.

Les opérateurs économiques sénégalais sont invités à tirer pleinement parti de cette ouverture, en adaptant leurs standards de production aux exigences du marché chinois, notamment en matière de qualité, de traçabilité et d’emballage.

Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a profité de la rencontre pour présenter cinq grandes propositions destinées à renforcer une coopération sino-africaine de qualité. Parmi ces principes figurent la défense du libre-échange, le soutien à la solidarité du Sud, le développement durable, la sécurité partagée, ainsi qu’une coopération mutuellement bénéfique.

Des principes qui s’inscrivent en droite ligne avec les orientations stratégiques du Sénégal, lequel mise sur des partenariats équitables et porteurs de croissance inclusive, conformément au Plan Sénégal Émergent (PSE).

Cette initiative s’inscrit dans un contexte plus large où la Chine réaffirme son rôle d’acteur clé dans le développement économique du continent africain. À travers des politiques commerciales plus ouvertes et un soutien accru à l’industrialisation locale, Pékin entend bâtir un partenariat durable et équilibré avec ses partenaires africains.

Ousmane Sonko sur la fiscalité au Sénégal : “Le chantage de l’investissement contre l’aveuglement fiscal ne marchera pas”

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a fermement rejeté l’idée selon laquelle les entreprises opérant au Sénégal seraient soumises à une pression fiscale excessive. Lors d’un échange avec la presse jeudi à Dakar, le chef du gouvernement a assuré que la fiscalité nationale est conforme aux standards internationaux et que l’État œuvre activement à garantir un environnement d’investissement sécurisé et équitable.

« Je ne pense pas que le Sénégal soumette les entreprises qui investissent sur son sol à plus de pression fiscale qu’ailleurs dans le monde. Cela n’existe pas », a-t-il affirmé en réponse à une question sur les récents audits sectoriels et les redressements fiscaux visant certaines sociétés.

Ousmane Sonko a profité de l’occasion pour dénoncer les pratiques anciennes où certaines entreprises étrangères pouvaient, selon lui, opérer librement sans s’acquitter pleinement de leurs obligations fiscales. Il a attribué ces dérives à des complicités internes, à des défaillances administratives et à l’inaction des anciennes autorités politiques.

« Cela est révolu. Nous avons aujourd’hui un cadre fiscal qui n’est pas répressif mais qui n’est pas permissif non plus », a-t-il déclaré, soulignant que ce système s’applique de manière uniforme à tous les investisseurs, quelle que soit leur nationalité.

Le Premier ministre a par ailleurs annoncé un vaste chantier de réformes législatives visant à moderniser et clarifier les règles du jeu économique au Sénégal. « Le code des investissements, le code minier, le code pétrolier, le code des impôts, le code des douanes… tous les codes sont en cours de réforme », a-t-il précisé. L’objectif est de rendre le pays plus attractif, tout en assurant une fiscalité juste et équilibrée.

Selon lui, ces réformes ne doivent pas être perçues comme des obstacles à l’investissement, mais comme des garanties d’un climat sain et compétitif.

« Nous créons les conditions de la sécurité de l’investissement dans ce pays : sécurité juridique mais aussi sécurité tout court », a insisté Sonko, en promettant un accompagnement de l’État pour tous les investisseurs de bonne foi.

En contrepartie, il exige le respect des lois et des engagements fiscaux. « Ce que l’on attend de ces investisseurs, c’est qu’ils travaillent, créent des emplois, paient des impôts. »

Le Premier ministre n’a pas manqué de lancer un avertissement à ceux qui espéreraient bénéficier de passe-droits ou perpétuer des pratiques extractivistes. « Le chantage de l’investissement contre l’aveuglement fiscal ne marchera pas au Sénégal », a-t-il averti, se disant opposé à tout modèle où des sociétés étrangères exploiteraient les ressources naturelles sans retombées économiques significatives pour le pays.

Flou autour d’un projet d’électrification rurale : 2,4 milliards FCFA introuvables, enquête ouverte en Espagne

Un vent de soupçons souffle sur un projet d’électrification rurale au Sénégal, dans lequel une avance de démarrage de 2,425 milliards de francs CFA aurait été indûment versée à la société espagnole AEE Power EPC, sans que les travaux n’aient débuté. Cette affaire, rapportée par Le Quotidien, soulève de graves interrogations sur la gestion des fonds publics et la transparence des marchés internationaux.

Selon les informations recueillies, ce montant a été débloqué dans le cadre d’un contrat entre l’Agence sénégalaise de l’électrification rurale (ASER) et la société espagnole AEE Power EPC. Pourtant, les travaux prévus dans le cadre de ce marché, censé améliorer l’accès à l’électricité de 600 000 personnes dans plusieurs régions sénégalaises, n’avaient pas encore commencé au moment du versement.

Plus inquiétant encore, des transferts financiers suspects ont été identifiés par les autorités espagnoles vers Chypre, l’Égypte et le Sénégal. Ces mouvements de fonds jugés irréguliers ont conduit à l’ouverture d’une enquête de la police espagnole, qui cherche à retracer la destination exacte des sommes avancées.

Cette affaire n’est pas née dans l’opacité. En octobre 2024, l’Autorité de régulation des marchés publics (ARCOP) avait déjà suspendu le marché, dénonçant plusieurs zones d’ombre, notamment autour de l’utilisation de 37 milliards FCFA issus d’une offre spontanée présentée par AEE Power EPC. Malgré les alertes, une avance de 2,425 milliards FCFA avait tout de même été versée.

La banque Santander, principal bailleur de fonds du projet, et l’agence espagnole de crédit à l’exportation (Cesce), ont exprimé leur profonde inquiétude. Cesce a notamment suspendu son financement, évoquant un manque de transparence de la part de l’entreprise espagnole. Les avocats de AEE Power Sénégal, de leur côté, ont admis l’existence de transferts inexpliqués et ont eux-mêmes dénoncé des irrégularités internes, allant jusqu’à pointer une utilisation de l’avance à des fins étrangères au projet initial.

Malgré ce climat de suspicion, la Cour suprême du Sénégal, dans une décision rendue en février 2025, a annulé la suspension décidée par l’ARCOP. Ce feu vert judiciaire permet théoriquement la reprise du projet, au grand dam de plusieurs acteurs financiers et institutionnels toujours préoccupés par la traçabilité des fonds.

L’enquête menée en Espagne se poursuit, avec l’objectif de faire la lumière sur ces décaissements non justifiés, qui ternissent une fois de plus l’image de la coopération internationale dans le domaine des infrastructures essentielles.

Alors que des dizaines de milliers de foyers attendent toujours l’électricité, ce scandale soulève des questions fondamentales : à qui profite réellement l’électrification rurale ? Et surtout, qui devra répondre des fonds évaporés ?

Affaire à suivre.

Nouveau drame routier à Ngoundiane : Trois morts calcinés après un accident tragique

Le Sénégal est une nouvelle fois endeuillé par un drame routier. Après les récents accidents de Mboro-sur-Mer, qui ont fait six morts et neuf blessés, et celui survenu sur l’autoroute Ila Touba à hauteur de Bambey, qui a coûté la vie à une personne et blessé quinze autres, un nouvel accident mortel est survenu ce vendredi sur la route des Carrières, au niveau du village de Diack, dans la commune de Ngoundiane.

Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur, le véhicule impliqué transportait cinq passagers qui revenaient de funérailles dans un village de la localité. C’est sur le chemin du retour que le drame s’est produit. À la suite d’une mauvaise manœuvre du chauffeur, la voiture a quitté la chaussée pour tomber dans un fossé. Le choc a immédiatement provoqué un incendie, piégeant les occupants dans l’habitacle.

Parmi les passagers, trois personnes ont trouvé la mort dans des circonstances particulièrement atroces : Ndiame Yandé Gning, chef du village de Dior, Alioune Dione, président-directeur général de Ngoundiane Carreaux, et Mbaye Soung Dione. Malgré leurs efforts pour s’extraire du véhicule, ils ont été calcinés dans les flammes. Les deux autres passagers ont réussi à s’échapper de justesse, souffrant toutefois de blessures.

Alertés par les flammes et les cris, des riverains se sont précipités sur les lieux pour tenter de porter secours, avant d’alerter les gendarmes. Les sapeurs-pompiers, dépêchés sur place, ont procédé à l’évacuation des corps sans vie vers l’hôpital le plus proche. Une enquête a été immédiatement ouverte pour déterminer les causes précises de l’accident.

Ce nouveau drame relance une fois de plus le débat sur la sécurité routière au Sénégal. Selon les données de l’Agence nationale de la sécurité routière (Anaser), relayées par L’Observateur, plus de 3 500 personnes perdent la vie chaque année dans des accidents de la circulation dans le pays.

Reclassement des greffiers : le Sytjust dénonce un sabotage administratif et exige l’application immédiate de la réforme

Malgré un reclassement acté à la hiérarchie A2, les greffiers attendent toujours la concrétisation de cette mesure. Le Syndicat des travailleurs de la Justice monte au créneau et interpelle l’État sur ses engagements.

Le Syndicat des travailleurs de la Justice (Sytjust) hausse une nouvelle fois le ton. Dans une note explicative rendue publique ce 12 juin 2025, les représentants des greffiers dénoncent un blocage « injustifié » dans l’application de la réforme de leur reclassement à la hiérarchie A2. Alors que cette avancée a été officiellement entérinée, sa mise en œuvre concrète tarde toujours, alimentant frustration et incompréhension au sein du corps des greffiers.

Selon le Sytjust, le reclassement du corps des greffiers de la hiérarchie B2 à A2 ne souffre d’aucune contestation de principe. Il s’agit d’un droit acquis, validé dès 2018 en Conseil des ministres et soutenu par les Assises nationales de la Justice de juin 2024. Pourtant, la réforme peine à se matérialiser dans les bulletins de paie et les actes administratifs, ce qui pousse le syndicat à parler de « paralysie délibérée ».

« Il s’agit d’un ajustement indiciaire automatique, sans condition, pour garantir l’égalité de traitement au sein du même corps », rappelle le syndicat.

« Même travail, même grade, même traitement indiciaire », martèle-t-il, en référence aux principes d’équité institutionnelle.

Dans sa sortie, le Sytjust pointe directement la responsabilité de certains acteurs du ministère de la Fonction publique, accusés de retarder sciemment la réforme en invoquant des arguments jugés « sans fondement juridique ». Parmi ces prétextes figure l’exigence d’une formation préalable pour valider le reclassement, une condition que le syndicat rejette catégoriquement.

« Le diplôme délivré par le Centre de formation judiciaire n’a pas changé, le programme de formation est le même, et le corps des greffiers reste unifié. Subordonner l’alignement à une formation préalable est donc juridiquement infondé », tranche le Sytjust.

Plus qu’une simple dénonciation, le syndicat en appelle désormais à la responsabilité collective de l’exécutif. Il rappelle que le ministre de la Justice a déjà pris ses responsabilités en initiant les projets de décrets nécessaires à l’application de la réforme. Le reste du gouvernement, et en particulier le ministère de la Fonction publique, est invité à faire preuve de solidarité et de cohérence.

Le Sytjust met en garde : tout nouveau retard pourrait nuire gravement à la paix sociale, notamment dans un contexte où le Pacte national de stabilité sociale, signé le 1er mai 2025, repose sur la confiance mutuelle entre les partenaires sociaux et les pouvoirs publics.

Alors que les greffiers continuent d’assurer un service public essentiel dans les juridictions du pays, leur patience semble atteindre ses limites. L’État est désormais face à ses responsabilités : concrétiser une réforme actée depuis des années ou risquer une nouvelle crise sociale dans un secteur aussi stratégique que la Justice.

Sénégal – Allemagne : Visite officielle de M. Martin Bäumer, Co-président de la Fondation Caritas Osnabrück, du 16 au 21 juin 2025

M. Martin BÄUMER, récemment nommé Co-président de la Fondation Caritas Osnabrück, effectuera une visite officielle au Sénégal du lundi 16 au samedi 21 juin 2025.

Ce déplacement, qui constitue son premier contact avec le Sénégal, sera l’occasion pour lui de découvrir les différentes réalisations soutenues par la Fondation dans les régions de Dakar, Thiès, Kaolack et Diourbel.

Programme de la visite :

Dans la région de Kaolack, M. Bäumer et sa délégation visiteront plusieurs établissements scolaires relevant des Inspections de l’Éducation et de la Formation (IEF) de Kaolack Commune, Nioro du Rip et Guinguinéo, où la Fondation a activement contribué à l’amélioration du système éducatif. Les établissements concernés sont notamment :

École Kabatoki 1 CEM de Ndiebel École inclusive Serigne Alioune Cissé (Commune de Kaolack)

Avant de poursuivre ses visites, M. Bäumer rencontrera les autorités éducatives et territoriales de la commune de Kaolack.

La visite se poursuivra dans d’autres établissements, parmi lesquels :

École Tanor Dieng 1 CEM Daga Diakhaté (IEF Guinguinéo) CEM Kabacoto (IEF Nioro du Rip)

Appui au sport et à l’éducation

Au-delà de ses actions dans le secteur de l’éducation, la Fondation Caritas Osnabrück a également investi dans le développement du sport à travers la création de l’école de football Helmut Buschmeyer, située au siège de JOKOO (Maison sénégalo-allemande Helmut Buschmeyer) à Bongré.

Le Co-président de la Fondation rencontrera à cette occasion les jeunes bénéficiaires, leurs parents ainsi que les encadreurs.

Clôture de la visite

M. Martin Bäumer clôturera son séjour dans la région de Diourbel le mercredi 18 juin 2025, avant de rejoindre Dakar pour la fin de son programme.

Dakar accueille sa première pluie de l’hivernage ce 13 juin 2025

Après plusieurs semaines marquées par une chaleur accablante, la capitale sénégalaise a enfin reçu sa première pluie de l’hivernage ce vendredi. C’est vers 12h30 que les nuages ont commencé à se former dans le ciel de Keur Massar, annonçant l’arrivée tant attendue des premières averses.

La matinée avait pourtant été ensoleillée et étouffante, comme c’est souvent le cas à l’approche de la saison des pluies. Mais en milieu de journée, un changement soudain s’est opéré dans l’atmosphère. Un voile de nuages sombres a recouvert le ciel de Keur Massar, accompagné de quelques coups de vent, avant de laisser place à une pluie fine mais rafraîchissante.

Quelques millimètres d’eau seulement sont tombés, mais ils ont suffi à transformer l’ambiance : les rues se sont rafraîchies, la poussière a été calmée, et les habitants, surpris mais ravis, ont accueilli cette pluie avec soulagement. Ce premier épisode marque symboliquement l’entrée de Dakar dans la saison hivernale, bien que les véritables grandes pluies soient encore attendues dans les semaines à venir.

Cette première averse dakaroise s’inscrit dans un contexte plus large : plusieurs régions du pays avaient déjà enregistré leurs premières pluies. La ville sainte de Touba, par exemple, a été arrosée ce mercredi 11 juin, tandis que la région voisine de Diourbel a connu ses premières gouttes ce vendredi matin.

À Dakar comme ailleurs au Sénégal, cette pluie annonce aussi le début des travaux de saison : curage des caniveaux, entretien des routes, préparation des zones agricoles… Autant de défis récurrents auxquels les autorités et les populations vont à nouveau faire face.

Si l’averse du jour n’a pas causé de dégâts, elle rappelle néanmoins l’urgence de la préparation pour éviter les inondations récurrentes, notamment dans les zones comme Keur Massar, régulièrement touchées par les eaux stagnantes.

Diplomatie sénégalaise : Le président Diomaye Faye opère une vague de nominations dans les consulats à l’étranger

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, imprime sa marque dans la diplomatie sénégalaise avec une série de nouvelles nominations au sein des consulats du Sénégal à travers le monde. Cette réorganisation, révélée par le journal L’As, marque un tournant dans la gestion des représentations diplomatiques, à travers la nomination de plusieurs consuls généraux adjoints dans divers pays.

Parmi les personnalités promues, Marie Jeanne Diouf a été nommée Consul général adjoint au Consulat général du Sénégal à New York, en remplacement d’Amadou Gassama, rappelé. À Casablanca, Mama Diène Thiaw succède à Françoise Marie Agnès Diène au poste de Consul général adjoint, cette dernière ayant été mutée.

À Dakhla, Salif Diop prend les rênes en tant que Consul général adjoint, en lieu et place d’Aïda Traoré. La réorganisation concerne également la Côte d’Ivoire, où Babacar Mbow est désormais Consul général adjoint à Abidjan, succédant à Abdoul Demba Sow, parti à la retraite.

Le Consulat général du Sénégal à Pointe-Noire connaît aussi un changement : Amadou Tidiane Barry y a été désigné comme Consul général adjoint, remplaçant Yabal Guèye Dieng, récemment rappelé. À Djeddah, c’est Ibrahima Manga qui prend le relais de Mbaye Diouf, muté à un autre poste.

En Chine, au Consulat de Guangzhou, Mamary Diarra est nommé Consul général adjoint, suite au rappel de Rougui Mbaye. À Barcelone, un nouveau poste de Consul général adjoint est créé et confié à Baye Elimane Thiaw. Dans la même dynamique, Mama Diedhiou remplace Adama Fall, mutée, à un poste non précisé.

En France, deux nominations viennent compléter cette vague : Issa Marie Diène prend la place d’Aliou Diao comme Consul général adjoint à Bordeaux, tandis que Issa Isaac Ngom remplace Abdoul Hamidou Wone au Consulat général du Sénégal à Marseille.

Cette série de changements s’inscrit dans la volonté affichée par le président Diomaye Faye de renouveler l’appareil diplomatique sénégalais, en mettant en place des profils jugés en phase avec sa vision de la gouvernance extérieure. Elle pourrait également traduire une dynamique de redéploiement stratégique des ressources humaines dans les représentations consulaires, dans un contexte mondial en pleine mutation.

Accident meurtrier sur l’autoroute Ila Touba à hauteur de Bambey : une femme tuée, 15 blessés dont 7 graves

Un grave accident de la circulation s’est produit ce vendredi sur l’autoroute Ila Touba, à hauteur de Bambey. Le drame, survenu en plein jour, a impliqué un car de transport en commun et un véhicule particulier, selon les premières informations recueillies sur place.

Le bilan humain est lourd. Une mère de famille âgée de 50 ans a perdu la vie dans la collision. Quinze autres personnes ont été blessées, dont sept se trouvent dans un état jugé critique par les secours. Les victimes ont rapidement été prises en charge par les sapeurs-pompiers, dépêchés sur les lieux peu après l’accident.

Les blessés ont été évacués vers l’hôpital régional de Diourbel et le centre de santé de Bambey, afin de recevoir les soins nécessaires. L’identité des victimes n’a pas encore été communiquée.

Pour l’heure, les circonstances exactes de l’accident demeurent inconnues. Une enquête devrait être ouverte pour faire la lumière sur les causes de cette énième tragédie sur les routes sénégalaises.

Liberté de la presse au Sénégal : la Cour suprême donne raison au média Public SN, Mamoudou Ibra Kane interpelle le ministre Alioune Sall

Dans une décision jugée historique pour la liberté de la presse au Sénégal, la Cour suprême a suspendu, ce jeudi 12 juin 2025, la notification de cessation de parution émise par le ministère de la Communication à l’encontre du média Public SN, dirigé par la journaliste Aïssatou Diop Fall. Cette décision intervient après plusieurs semaines de tensions entre les autorités et certains organes de presse accusés de non-conformité réglementaire par le ministère.

La haute juridiction a ainsi donné gain de cause au média dans son recours contre une décision qualifiée d’“abusive” par de nombreux acteurs de la société civile et du monde médiatique. Pour beaucoup, ce verdict représente une avancée significative dans la défense de la liberté d’expression au Sénégal, alors que le climat est de plus en plus tendu entre l’État et certaines voix critiques dans les médias.

Réagissant à cette actualité sur X (anciennement Twitter), le journaliste et entrepreneur des médias Mamoudou Ibra Kane n’a pas mâché ses mots. Dans un tweet publié jeudi, il a appelé le ministre de la Communication, Alioune Sall, à revoir ses méthodes :

« La Cour suprême donne raison au média PUBLIC SN dans son recours contre la décision du ministre de la Communication de suspendre plusieurs médias. Une belle victoire judiciaire pour la liberté de la presse. Le Ministre doit revoir ses méthodes fortement décriées. »

Ce message, largement relayé et commenté, traduit un malaise croissant au sein de la profession journalistique, où les décisions récentes du ministère de la Communication sont perçues comme des atteintes à l’indépendance des médias.

La journaliste Aïssatou Diop Fall, figure respectée dans le paysage médiatique sénégalais, n’a pas encore officiellement réagi à cette décision, mais son entourage salue déjà « une victoire du droit sur l’arbitraire ». De nombreux professionnels et observateurs espèrent désormais que ce verdict fera jurisprudence et incitera les autorités à plus de dialogue et de transparence dans leur gestion du secteur médiatique.

Affaire Public Sn : Alioune Tine appelle au dialogue entre le gouvernement et la presse après la décision de la Cour suprême

La décision de la Cour suprême du Sénégal en faveur de la journaliste Aïssatou Diop Fall marque un tournant dans les tensions récentes entre les autorités étatiques et les patrons de presse. En réponse à ce verdict, le fondateur du Think Tank Afrikajom Center, Alioune Tine, a lancé un appel fort en faveur du dialogue et de la réconciliation.

« Il est bon d’aller maintenant vers le dialogue et la réconciliation entre le gouvernement et les patrons de presse. Personne ne gagne dans une confrontation qui affaiblit l’État de droit et la démocratie sénégalaise », a déclaré le défenseur des droits humains, en réaction à la décision judiciaire.

Le juge des référés de la Cour suprême a en effet ordonné, ce jeudi 12 juin, la suspension de la notification de cessation de parution imposée au média Public Sn, dirigé par la journaliste Aïssatou Diop Fall. Une décision qui constitue un désaveu pour le ministre de la Communication, Alioune, à l’origine de l’arrêt des activités du média concerné.

L’avocat de la journaliste, Me Abdou Dialy Kane, s’est réjoui de cette décision à la sortie de l’audience. La version écrite du délibéré est attendue en début de semaine prochaine, selon Mamadou Ibra Kane, président du Conseil des éditeurs et diffuseurs de presse du Sénégal (CDEPS).

Ce bras de fer, qui opposait depuis plusieurs semaines les autorités à un organe de presse reconnu, avait suscité l’inquiétude des défenseurs des libertés, notamment en matière de pluralisme médiatique et de respect des procédures judiciaires.

Affaire de blanchiment et d’escroquerie : la justice confirme la saisie des biens de Farba Ngom et Tahirou Sarr

La Chambre d’accusation financière a confirmé ce vendredi les ordonnances de saisie pénale visant les hommes d’affaires Farba Ngom et Tahirou Sarr, selon des informations rapportées par Seneweb. Ces décisions, rendues par le juge d’instruction financier, s’inscrivent dans le cadre d’une enquête pour blanchiment de capitaux, escroquerie et abus de biens sociaux portant sur plusieurs dizaines de milliards de francs CFA.

Farba Ngom, ancien député et proche de l’ex-président Macky Sall, a été inculpé le 27 février 2025 pour association de malfaiteurs en vue de commettre des actes de blanchiment de capitaux, escroquerie sur des fonds publics à hauteur de 31,8 milliards de FCFA, et complicité d’abus de biens sociaux. Son coaccusé, l’homme d’affaires Tahirou Sarr, a été mis en cause dès le lendemain, le 28 février, pour les mêmes faits, en plus d’une escroquerie distincte portant sur 25,3 milliards de FCFA. Ces inculpations s’appuient notamment sur un rapport accablant de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).

Dans une ordonnance rendue le 11 mars 2025, le président du Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier a ordonné la saisie des comptes bancaires, immeubles, véhicules et autres avoirs appartenant aux deux prévenus. Cette saisie repose sur les dispositions des articles 41-1 à 41-4 du Code pénal, des articles 677-40 à 677-42 du Code de procédure pénale, ainsi que sur l’article 202 de la loi n°2024-08 du 14 février 2024, relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.

Les avocats des deux mis en cause avaient introduit un recours contre ces mesures, arguant d’un excès de pouvoir et de l’absence de preuves matérielles justifiant une saisie préventive de cette ampleur. Ce recours a été rejeté ce vendredi par la Chambre d’accusation, qui a estimé que les conditions légales étaient réunies pour garantir la préservation des biens litigieux en attendant l’issue du procès.

Cette confirmation judiciaire marque une nouvelle étape dans un dossier à fort retentissement politico-économique, qui met en lumière les efforts des autorités judiciaires pour lutter contre la criminalité financière au Sénégal. Les deux hommes d’affaires restent présumés innocents jusqu’à l’issue définitive de la procédure.

Le procès en première instance pourrait s’ouvrir dans les mois à venir, sauf rebondissement judiciaire.

Israël frappe l’Iran : l’opération « Rising Lion » fait craindre une guerre régionale

Dans la nuit du vendredi 13 juin 2025, Israël a déclenché une offensive militaire majeure contre l’Iran, marquant une escalade sans précédent dans les tensions déjà vives entre les deux puissances régionales. L’opération aérienne, baptisée « Rising Lion », a visé plusieurs installations militaires et nucléaires stratégiques à Téhéran et Natanz, provoquant des destructions considérables et la mort de figures de premier plan du régime iranien.

Selon des sources militaires israéliennes, plus de 200 avions de chasse ont été mobilisés pour cette opération, larguant environ 330 munitions de précision sur des sites identifiés comme essentiels au programme nucléaire iranien. Parmi les cibles figurait notamment le général Hossein Salami, chef des Gardiens de la Révolution, tué dans l’attaque. Cette frappe s’inscrit dans la volonté affichée d’Israël d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, alors que les services de renseignement faisaient état de progrès accélérés dans l’enrichissement d’uranium.

La réaction iranienne ne s’est pas fait attendre. Qualifiant cette attaque de « déclaration de guerre », le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a saisi d’urgence le Conseil de sécurité des Nations unies, dénonçant une violation grave de la souveraineté iranienne et appelant à une condamnation internationale.

En représailles, les Gardiens de la Révolution ont lancé plus de 100 drones armés vers Israël, dont la majorité aurait été interceptée par le système de défense Dôme de Fer. Cependant, plusieurs impacts ont été signalés dans le nord du pays, alimentant les craintes d’un engrenage militaire.

L’opération intervient dans un contexte déjà tendu, alors que les pourparlers sur le nucléaire iranien étaient dans l’impasse. Elle risque de torpiller définitivement les négociations diplomatiques en cours, tout en provoquant une instabilité régionale majeure.

Sur les marchés, l’attaque a eu des effets immédiats : le baril de pétrole a bondi de plus de 8 %, dépassant les 110 dollars, et plusieurs compagnies aériennes ont suspendu leurs vols dans la région du Golfe, perturbant le trafic aérien international.

Les capitales occidentales, tout en exprimant leur préoccupation face au programme nucléaire iranien, ont appelé au calme et à la retenue. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a exhorté les deux parties à éviter une escalade qui pourrait embraser l’ensemble du Moyen-Orient, une région déjà fragilisée par les conflits en Syrie, au Liban et à Gaza.

Alors que les tensions s’intensifient et que les messages de représailles se multiplient, la menace d’un conflit ouvert entre Israël et l’Iran n’a jamais été aussi tangible. Une telle confrontation pourrait impliquer d’autres acteurs régionaux comme le Hezbollah, les milices chiites en Irak, ou encore les États du Golfe, avec des conséquences potentiellement catastrophiques pour la stabilité mondiale, en particulier en matière de sécurité énergétique.

Scandale financier au Sénégal : une enquête nationale dévoile des détournements massifs de fonds publics

Sénégal – Une onde de choc secoue la République alors qu’une enquête nationale menée par la Division des investigations criminelles (Dic) révèle les contours d’un scandale financier d’une ampleur inédite. Entre 2019 et mars 2024, plusieurs centaines de milliards de francs CFA se seraient évaporés dans des circuits occultes enracinés au cœur même de l’administration publique. L’Observateur, dans une enquête exclusive, dévoile les premiers noms, les premières auditions et les premières secousses de ce séisme budgétaire.

Point névralgique du dispositif financier de l’État, le Trésor public est désormais au centre des investigations. Deux anciens hauts responsables ont été récemment entendus : Adama Racine Sow, Trésorier général de 2015 à 2020, et Waly Ndour, ex-Trésorier général entre 2008 et 2012, devenu plus tard président de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif).

Ces figures, connues pour leur maîtrise des rouages budgétaires, sont interrogées sur l’ouverture irrégulière de 63 comptes bancaires en marge des circuits officiels, sans validation du ministère de tutelle. Ces comptes auraient permis de faire transiter des sommes considérables, loin des mécanismes habituels de contrôle.

Le premier dossier passé au crible concerne les Dépôts à Terme (DAT), des placements de fonds publics censés rester bloqués jusqu’à échéance. Or, les enquêteurs ont découvert des retraits anticipés massifs, pour un total de 141,08 milliards FCFA, sans qu’aucune réintégration dans les comptes de l’État n’ait été effectuée.

La Cour des comptes a rédigé un référé confidentiel signé par son premier président, Mamadou Faye, adressé au ministre de la Justice Ousmane Diagne. Plusieurs hauts responsables politiques y sont nommément cités, dont Amadou Bâ, ex-Premier ministre, Abdoulaye Daouda Diallo, Birima Mangara, et Cheikh Tidiane Diop, ancien directeur général du Trésor.

Autre volet du scandale : les Certificats Nominatifs d’Obligation (CNO), qui cumulent 546,70 milliards FCFA, auxquels s’ajoutent près de 59 milliards d’intérêts. Selon la Cour des comptes, leur gestion a été caractérisée par un manque de traçabilité et l’absence totale d’identification claire des bénéficiaires.

Des personnes morales non identifiées apparaissent dans les flux, suggérant une opacité volontairement entretenue. Les magistrats financiers évoquent une nébuleuse comptable, susceptible de masquer des faits de détournement de fonds, d’enrichissement illicite ou encore de complicité administrative.

Le dossier, encore sous enquête, promet d’ébranler plusieurs sphères de l’appareil d’État, notamment l’ancien ministère des Finances. Il met aussi en lumière les limites des mécanismes de contrôle interne dans la gestion des ressources publiques.

Inauguration de l’usine SAF Ingrédients à Ross Béthio : une révolution dans la transformation agroalimentaire au Sénégal

En déplacement dans le Pôle territorial Nord, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé ce vendredi à l’inauguration de l’usine SAF Ingrédients, une infrastructure industrielle inédite en Afrique, spécialisée dans la transformation de l’oignon en poudre et en lanières.

Située à Ross Béthio, dans la région de Saint-Louis, cette usine marque une avancée majeure dans le secteur agroalimentaire sénégalais. Grâce à des technologies écologiques de pointe, SAF Ingrédients transforme localement un produit largement cultivé mais jusqu’ici peu valorisé sur place : l’oignon. L’usine utilise notamment une chaudière biomasse alimentée par des balles de riz, un résidu agricole abondant dans la vallée du fleuve Sénégal, réduisant ainsi son empreinte carbone et favorisant une économie circulaire.

Dans son discours inaugural, le président Diomaye Faye a salué un « modèle d’industrialisation inclusive et durable » qui répond à plusieurs objectifs stratégiques : améliorer la sécurité alimentaire, limiter les pertes post-récolte et renforcer l’autonomie du pays en produits transformés. « Ce projet témoigne de notre volonté de construire une économie résiliente, fondée sur la valorisation de nos ressources locales et l’innovation technologique », a déclaré le chef de l’État.

L’usine SAF Ingrédients représente également un moteur de développement économique régional. Elle devrait générer plusieurs centaines d’emplois directs et indirects, stimuler les revenus des producteurs locaux d’oignons, et favoriser la structuration de filières agricoles performantes. Elle permettra également de réduire considérablement la dépendance aux importations de produits dérivés de l’oignon, utilisés dans l’industrie alimentaire, la restauration et les ménages.

Par son caractère pionnier, l’usine de Ross Béthio pourrait servir de modèle reproductible dans d’autres zones agricoles du continent africain. Elle illustre une dynamique nouvelle, portée par l’État sénégalais, pour faire émerger une industrie de transformation tournée vers l’exportation, la création de valeur locale et la durabilité environnementale.

Dialogue national au Sénégal : la Société civile alerte sur des accords de principe sans garanties de mise en œuvre

Le ton est grave du côté de la Société civile sénégalaise. S’exprimant au nom du Consortium des Organisations de la Société Civile, Moundiaye Cissé, Directeur exécutif de l’ONG 3D, a vivement critiqué les conclusions issues du dernier Dialogue national, qu’il qualifie de largement insuffisantes. À ses yeux, les consensus annoncés relèvent davantage du déclaratif que d’un engagement concret vers des réformes durables.

« La véritable discussion débute maintenant », a martelé Moundiaye Cissé, soulignant le danger d’une confusion entre accords de principe et avancées démocratiques réelles.

Selon le Consortium, la majorité des accords issus du Dialogue ne sont pour l’instant que de simples principes généraux, sans traduction technique, juridique ou politique concrète. Parmi les sujets sensibles évoqués :

l’instauration d’un bulletin unique pour les élections, la création d’une institution électorale véritablement indépendante, et la réforme des lois liberticides, à l’image de l’article 80 du Code pénal, souvent accusé de restreindre la liberté d’expression.

Pour éviter que le message principal ne soit dilué, la Société civile a délibérément choisi de ne pas mettre en avant les points de consensus dans son communiqué final. Elle craint que les médias se focalisent sur ces accords partiels, occultant l’essentiel : l’absence de mécanismes clairs de mise en œuvre.

Face à ces insuffisances, le Consortium plaide pour la mise en place d’un groupe multi-acteurs composé de représentants des partis politiques, de la Société civile, de juristes et d’experts techniques. L’objectif : poursuivre les discussions sur les désaccords majeurs et sortir d’un dialogue perçu comme un exercice cosmétique.

« Il ne suffit pas de déclarer des intentions. Il faut un calendrier clair, des mécanismes de suivi et une volonté politique affirmée », insiste Cissé.

Plus largement, la Société civile appelle à une refondation du processus démocratique, estimant que les failles structurelles des institutions électorales et judiciaires restent intactes. Sans réformes sérieuses, le Sénégal court le risque de voir ses engagements politiques disqualifiés par leur propre inaction, à la veille d’échéances électorales cruciales.

Ce coup de semonce vise à rappeler que le Dialogue national ne peut pas être une fin en soi, mais un point de départ. Pour la Société civile, l’enjeu est désormais d’aller au-delà du consensus de façade, et de bâtir un véritable contrat démocratique reposant sur des actions vérifiables, non sur des promesses vagues.

Deux suspects arrêtés après l’agression mortelle de Modou Mbacké Ndiaye à Yeumbeul

Quelques jours après l’agression tragique ayant coûté la vie à Modou Mbacké Ndiaye, les enquêteurs du commissariat d’arrondissement de Yeumbeul-Comico ont procédé à l’arrestation de deux des quatre suspects impliqués dans cette affaire qui continue de bouleverser la population locale.

Selon des informations rapportées par Seneweb, les deux individus interpellés sont un charretier identifié sous les initiales M.N. et un mécanicien du nom de C.B. Tous deux ont reconnu leur implication dans l’agression devant les enquêteurs. Ils ont expliqué que l’objectif initial était de dérober la recette journalière de la victime à l’aide d’une pompe asphyxiante.

« Nous n’avions jamais eu l’intention de tuer Modou Mbacké Ndiaye. Nous avions convenu de l’attaquer avec une pompe asphyxiante pour partager son argent après l’acte. Cependant, nos deux complices en fuite n’ont pas respecté le plan établi », ont déclaré les mis en cause lors de leur audition.

L’enquête a permis de mieux comprendre les circonstances qui ont conduit au drame. Modou Mbacké Ndiaye travaillait comme collecteur de fonds pour le compte d’un magasin. C’est dans ce contexte que le charretier M.N., habitué des lieux, a remarqué que la victime avait souvent sur lui la recette du jour. Le mécanicien C.B., dont le garage se situe juste en face du magasin, a également observé les mêmes habitudes.

Les deux complices auraient ainsi informé les deux autres membres du groupe, actuellement en cavale, de l’opportunité que représentait leur future victime. Le quatuor aurait ensuite élaboré un plan visant à neutraliser Modou Mbacké Ndiaye sans violence excessive — du moins selon les déclarations des suspects arrêtés.

Les forces de l’ordre affirment disposer d’éléments solides pour retrouver les deux agresseurs toujours en fuite. Des recherches intensives sont en cours pour les localiser et les interpeller.

En attendant, M.N. et C.B. restent en garde à vue dans les locaux du commissariat de Yeumbeul-Comico, en attendant leur présentation devant le parquet. L’affaire suscite une vive émotion dans la banlieue dakaroise, où les riverains réclament justice pour Modou Mbacké Ndiaye, décrit par ses proches comme un jeune homme travailleur et sans histoires.

L’enquête se poursuit.

Le Président Bassirou Diomaye Faye en visite à la CSS : cap sur l’autosuffisance en sucre d’ici 2030

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a effectué ce mercredi une visite stratégique à la Compagnie Sucrière Sénégalaise (CSS), fleuron de l’agro-industrie nationale basé à Richard-Toll, dans le nord du Sénégal. Accompagné d’une forte délégation gouvernementale, le chef de l’État a salué le rôle essentiel de cette entreprise dans la quête d’autosuffisance alimentaire du pays.

Employant près de 8 000 Sénégalais, la CSS s’impose comme un acteur clé du développement économique local et national. Son ambition : permettre au Sénégal de devenir autosuffisant en sucre d’ici à 2030. Une perspective alignée avec la vision du Président Diomaye Faye, axée sur « une économie souveraine, résiliente et inclusive ».

« Cette ambition s’inscrit pleinement dans la vision du Président de la République », a souligné Dr Serigne Guèye Diop, ministre du Commerce et de l’Industrie, lors de cette visite. Il a ajouté que cet engagement envers la CSS traduit la volonté ferme de l’État de soutenir les secteurs industriels stratégiques, moteurs de développement durable et garants de la sécurité alimentaire.

La visite présidentielle a été marquée par un accueil chaleureux de la part des autorités administratives, des élus locaux, des populations et des travailleurs de l’entreprise. Une mobilisation qui témoigne, selon le ministre, de l’adhésion des territoires au « projet national de transformation économique » porté par le chef de l’État.

En marge de cette visite, des échanges ont eu lieu entre la direction de la CSS et les membres du gouvernement, notamment sur les défis liés à l’augmentation de la production, l’irrigation durable, la mécanisation et la valorisation des sous-produits agricoles. Le président Faye a réaffirmé le soutien de l’État à l’investissement productif dans les filières stratégiques, tout en mettant l’accent sur l’amélioration des conditions de vie des travailleurs et des communautés riveraines.

Liberté de la Presse au Sénégal : La Cour Suprême Désavoue le Ministre de la Communication

Dans une décision historique rendue ce jeudi, la Cour Suprême du Sénégal a suspendu l’arrêté controversé du ministre de la Communication, Alioune Sall, ordonnant la cessation de parution du média en ligne Public SN. Cette décision marque un tournant majeur dans la défense de la liberté de la presse au Sénégal.

Me Abdou Dialy Kane, avocat de Public SN, a confirmé la nouvelle, précisant que la notification officielle de la Cour sera disponible en début de semaine prochaine. En attendant, la suspension de la mesure ministérielle constitue un désaveu cinglant pour le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique (MCTN), qui avait pris un arrêté visant à interdire l’activité de plusieurs organes de presse jugés “non conformes”.

Parmi les médias visés figurait Public SN, dirigé par la journaliste chevronnée Aïssatou Diop Fall, dont l’engagement pour une information libre et indépendante est largement reconnu.

L’arrêté d’Alioune Sall avait provoqué une onde de choc dans le paysage médiatique sénégalais. Entraînant la fermeture brutale de plusieurs rédactions, il avait mis au chômage des dizaines de journalistes et techniciens. La décision de la Cour Suprême, en annulant de fait cette mesure, rappelle le principe fondamental de la liberté de la presse garanti par la Constitution.

Un premier recours contre l’arrêté avait échoué pour vice de forme. Mais la détermination des acteurs du secteur, en particulier celle du CDEPS (Comité pour la Défense des Droits des Journalistes et des Acteurs des Médias), a fini par porter ses fruits. Dans un communiqué, le CDEPS a salué une victoire “incontestable pour le droit, la justice et la démocratie”.

Selon l’organisation, cette décision rend “caducs” tous les actes pris par le ministre, y compris les listes dites “officielles” de médias reconnus, qu’il avait imposées unilatéralement.

Au-delà du cas de Public SN, cette décision envoie un signal fort aux autorités : la régulation des médias doit respecter les procédures légales et les principes démocratiques. Elle rappelle également que l’indépendance des médias ne saurait être entravée par des décisions arbitraires.

La suspension de l’arrêté du ministre de la Communication par la Cour Suprême est une victoire majeure pour la liberté d’expression au Sénégal. Elle renforce l’espoir d’un retour à un climat plus serein et plus respectueux du droit dans les relations entre les autorités publiques et les médias.

Tensions à Saint-Louis avant la visite du Président Diomaye Faye : les partisans de Mansour Faye annoncent un accueil hostile

L’arrivée du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, attendue ce mercredi après-midi à Saint-Louis dans le cadre de sa tournée nationale, suscite de vives tensions dans la ville tricentenaire. Des partisans du maire emprisonné Mansour Faye, figure de l’Alliance pour la République (APR), ont d’ores et déjà annoncé un accueil hostile, dénonçant ce qu’ils considèrent comme une manœuvre politique déguisée.

Aminata Gueye, adjointe au maire et ancienne députée, a vivement critiqué la visite présidentielle, qu’elle qualifie de provocation : « Ce n’est pas une tournée économique, c’est une tournée politique, une suite du ‘Nemmekou Tour’. Comment peut-il emprisonner notre maire et venir à Saint-Louis ? » a-t-elle déclaré sur les ondes de la RFM.

Pour les militants de l’APR, l’arrestation de Mansour Faye dans le cadre de la gestion des fonds Force Covid-19 n’est qu’un prétexte pour affaiblir l’opposition à l’approche des élections locales. « Ils pensent que ça va être facile, mais ils vont nous trouver sur le terrain », avertit Aminata Gueye, qui appelle à une mobilisation « symbolique mais ferme ».

Les partisans du maire comptent exprimer leur colère en arborant des brassards rouges et en manifestant pacifiquement leur désaccord. Selon eux, la visite du chef de l’État ne comporte ni pose de première pierre ni annonce de projets structurants pour la région. « Il vient juste provoquer les militants et sympathisants de l’APR », accuse l’adjointe au maire.

Cette tension s’inscrit dans un climat politique national de plus en plus polarisé, alors que le président Faye poursuit sa tournée, censée renforcer le lien avec les populations et prendre le pouls des régions. Mais pour les soutiens de Mansour Faye, la démarche présidentielle relève davantage d’une opération de communication politique que d’un exercice républicain.

Découverte macabre à Touba : un corps en décomposition retrouvé dans un bassin à Darou Rahmane

Une scène aussi tragique que mystérieuse a bouleversé les habitants de la ville sainte de Touba ce mercredi matin. Aux environs de 10 heures, un corps sans vie a été repéré dans un bassin situé dans le quartier de Darou Rahmane.

Selon les premiers éléments recueillis sur place, le cadavre, en état de décomposition très avancée, aurait séjourné dans l’eau depuis au moins une semaine. Cette situation a rendu impossible toute identification immédiate. Alertées par les riverains, les autorités locales se sont rapidement rendues sur les lieux, accompagnées des services de sécurité et d’agents sanitaires.

Faute d’indices exploitables permettant d’identifier le défunt — ni pièce d’identité, ni témoignage direct — les autorités ont pris la décision de procéder à une inhumation le jour même. Ce choix, dicté autant par les impératifs religieux que sanitaires, a été exécuté dans le respect des rites islamiques en vigueur dans la cité religieuse.

Mais un détail troublant attire l’attention des enquêteurs : un poème attribué à Cheikh Ahmadou Bamba, le fondateur du mouridisme, a été retrouvé soigneusement plié dans les vêtements du défunt. Ce document, considéré comme un signe de foi et de dévotion, pourrait s’avérer crucial pour mieux cerner l’identité ou les motivations de l’homme retrouvé.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de ce décès, considéré pour l’instant comme suspect. Les autorités locales appellent toute personne disposant d’informations susceptibles d’aider à l’identification du défunt à se rapprocher des services compétents.

Le Président Bassirou Diomaye Faye en visite à Ndiayène Pendao : cap sur une agriculture moderne et durable

Ndiayène Pendao, 12 juin 2025 – Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, a effectué ce jeudi une visite de terrain dans la région de Podor, marquée par l’inspection de deux projets agricoles structurants : le centre de groupage de Boubé et le casier rizicole de Saré Walo.

Ces projets sont le fruit d’un partenariat stratégique entre le Sénégal et la République de Corée, à travers l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA). Ils incarnent la volonté du gouvernement sénégalais de promouvoir une agriculture moderne, durable et inclusive.

Le centre de groupage de Boubé constitue une plateforme logistique cruciale pour la collecte, le stockage et la commercialisation des produits agricoles, notamment le riz. Il permettra d’améliorer les revenus des producteurs locaux en réduisant les pertes post-récolte et en facilitant leur accès aux marchés nationaux et internationaux.

Quant au casier rizicole de Saré Walo, il s’inscrit dans une logique de valorisation du potentiel hydrique de la vallée du fleuve Sénégal. Grâce à des aménagements hydro-agricoles performants, ce projet vise à accroître significativement la production rizicole tout en garantissant une gestion rationnelle des ressources naturelles.

Le Chef de l’État a salué la qualité de la coopération avec la Corée du Sud et a réaffirmé l’importance de ce partenariat dans la mise en œuvre de l’Agenda national de transformation inscrit dans la Vision Sénégal 2050. Cette stratégie de long terme vise à assurer la souveraineté alimentaire du pays, à créer des emplois décents en milieu rural et à favoriser un développement équilibré des territoires.

« Ces initiatives traduisent notre engagement à bâtir une agriculture résiliente, fondée sur l’innovation, la mécanisation et l’accès équitable aux ressources. Elles constituent une réponse concrète aux défis climatiques et socio-économiques de notre temps », a déclaré le Président Faye lors de sa visite.

À travers cette visite, le Président de la République a tenu à réaffirmer sa proximité avec les acteurs du monde rural et à encourager les efforts déjà entrepris pour transformer structurellement le secteur agricole. L’objectif est clair : faire de l’agriculture un levier central de croissance, de stabilité sociale et de souveraineté économique.

Tragédie aérienne en Inde : un avion d’Air India s’écrase peu après son décollage, au moins 30 morts

Un drame aérien endeuille l’Inde ce jeudi. Un avion d’Air India, un Boeing 787-8 Dreamliner transportant 242 personnes à destination de Londres, s’est écrasé peu après son décollage de l’aéroport international Sardar Vallabhbhai Patel d’Ahmedabad, dans l’ouest du pays. L’accident, survenu en milieu de matinée, a déjà causé la mort d’au moins 30 personnes, selon un bilan provisoire relayé par Sud Quotidien, qui pourrait encore s’alourdir.

Selon les premières informations communiquées par les autorités locales, l’appareil, qui devait rallier l’aéroport de Gatwick au Royaume-Uni, s’est abîmé dans un quartier résidentiel, provoquant une scène d’horreur. Le crash a directement touché un bâtiment servant de résidence à des médecins et étudiants du BJ Medical College. « Le bâtiment sur lequel l’avion s’est écrasé est une résidence pour médecins… nous avons nettoyé près de 70 à 80 % de la zone et nous allons bientôt nettoyer le reste », a indiqué un haut responsable de la police locale.

La chaîne indienne CNN News-18 rapporte que l’impact s’est produit au niveau de la salle à manger de la résidence universitaire. De nombreux étudiants en médecine figuraient parmi les victimes. Les secouristes ont déjà extrait entre 30 et 35 corps des décombres, et d’autres victimes seraient toujours ensevelies sous les gravats.

L’avion transportait 217 adultes, 11 enfants et 2 nourrissons, selon une source citée par l’agence Reuters. À bord se trouvaient notamment 169 ressortissants indiens, 53 Britanniques, sept Portugais et un Canadien. De nombreuses familles et proches de passagers sont actuellement réunis dans l’angoisse dans les aéroports d’Ahmedabad et de Londres.

Air India a réagi sur la plateforme X (anciennement Twitter), affirmant être « en train de vérifier les détails » et promettant de fournir des informations complémentaires dès que possible. Les blessés, certains dans un état critique, ont été rapidement évacués vers les hôpitaux de la région.

Le Boeing 787-8 Dreamliner, impliqué dans l’accident, est considéré comme l’un des appareils les plus modernes du secteur aérien. Mis en service commercial en 2011, cet avion avait été livré à Air India en 2014, après un premier vol en 2013, selon les données de Flightradar24. Ce crash serait le premier accident mortel impliquant ce modèle depuis sa mise en service, ce qui suscite une vive émotion dans l’industrie aéronautique.

Des images diffusées sur les chaînes de télévision indiennes montrent des scènes de chaos : débris en feu, épaisse fumée noire, civils paniqués, et pompiers s’activant pour éteindre les flammes. Des témoins évoquent une violente explosion peu après le décollage, visible depuis plusieurs kilomètres.

Une enquête a été immédiatement ouverte pour déterminer les causes exactes de la catastrophe. Des experts de l’aviation civile indienne ainsi qu’une équipe de Boeing sont attendus sur les lieux. Le gouvernement indien a annoncé le déploiement d’une cellule de crise et la mise en place d’un numéro d’urgence pour les familles des passagers.

Sophie Gladima clame son innocence devant la Haute Cour de justice

Placée sous mandat de dépôt depuis le 21 mai dernier dans le cadre de l’affaire liée à la gestion des fonds Force Covid, l’ancienne ministre des Mines et de la Géologie, Aïssatou Sophie Gladima, a comparu hier pour la première fois devant la Commission d’instruction de la Haute Cour de justice. Une audience très attendue, au cours de laquelle elle a rejeté avec fermeté toutes les accusations portées contre elle.

Inculpée pour détournement de deniers publics portant sur un montant d’un milliard de FCFA, destiné à la construction d’un centre gravimétrique à Kédougou pour les orpailleurs affectés par la crise sanitaire, l’ancienne ministre a vigoureusement nié toute implication personnelle dans cette affaire.

Après plus de trois semaines de détention au Camp pénal de Liberté 6, Aïssatou Sophie Gladima a été extraite de sa cellule pour être entendue sur le fond du dossier. L’audience, qui s’est tenue entre 11h et 13h, a permis à l’ancienne membre du gouvernement de répondre à l’ensemble des questions des juges.

« Depuis son arrestation, notre cliente n’avait pas eu l’occasion de s’exprimer sur les faits. Elle a saisi cette opportunité pour clarifier sa position. Elle a répondu à toutes les questions sans équivoque et en toute transparence », a déclaré l’un de ses avocats, cité par L’Observateur.

Entourée de ses conseils, Me Antoine Mbengue, Me Baboucar Cissé, Me François Sarr et Me Michel Simel Basse, Aïssatou Sophie Gladima s’est présentée vêtue d’une robe traditionnelle blanche. Face aux cinq juges de la Commission, dirigée par le Premier président de la Cour d’appel de Dakar, Abdoulaye Ba, elle a affirmé n’avoir commis aucun acte répréhensible dans la gestion du Fonds Force Covid.

Son avocat, Me Antoine Mbengue, a précisé que les faits en question concernent des prestations qui n’auraient pas été réalisées, alors même que des dépenses avaient été engagées. Toutefois, il insiste sur le fait que ce n’est pas à sa cliente qu’il revient de rendre compte de l’exécution des marchés ou des paiements : « Elle n’est ni l’exécutante des marchés ni la signataire des ordres de paiement », a-t-il martelé.

Le dossier, qui touche à la gestion des fonds publics en période de crise sanitaire, est particulièrement sensible au Sénégal. Le Fonds Force Covid, destiné à atténuer les effets économiques et sociaux de la pandémie, fait l’objet de plusieurs enquêtes visant d’anciens membres du gouvernement.

Violences faites aux femmes et aux filles au Sénégal : un appel national à des réformes urgentes et courageuses

À l’occasion d’un atelier national rassemblant parlementaires, membres du gouvernement, ONG, institutions internationales et partenaires au développement, un constat sans équivoque a émergé : les violences faites aux femmes et aux filles restent une urgence sociale, juridique et humaine au Sénégal.

Organisé dans la ville de Saly, ce cadre d’échanges a permis de mettre en lumière les limites des politiques actuelles et l’urgence d’engager des réformes législatives profondes. Tous les intervenants, au micro de Dakaractu Mbour, ont dénoncé l’inaction et plaidé pour des mesures concrètes.

Dès l’ouverture de l’atelier, la professeure Amsatou Sow Sidibé, présidente de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), a mis les mots sur une réalité insoutenable :

« Les mutilations génitales féminines sont une atteinte grave à l’intégrité physique et psychologique des femmes. C’est une question de dignité humaine. »

Elle a également fustigé la persistance d’inégalités juridiques au sein du droit sénégalais, notamment la domination de la puissance paternelle dans l’exercice de l’autorité parentale :

« Le père reste le seul détenteur de l’autorité parentale dans beaucoup de cas. C’est une inégalité juridique profondément ancrée qui doit être abolie. »

Selon elle, les réformes ne doivent pas se limiter à des déclarations symboliques mais s’attaquer aux causes structurelles des violences faites aux femmes, en commençant par les fondements mêmes du droit de la famille.

Abdoulaye Tall, président de la Commission des lois à l’Assemblée nationale, a quant à lui dressé un tableau préoccupant de la situation :

« Plus de deux millions de filles au Sénégal ont été ou risquent d’être victimes de mutilations génitales, avec un taux de 90 % dans la région de Kédougou. Ce n’est pas admissible ! »

Il a souligné le manque d’application des lois existantes et appelé à la relance urgente du projet de Code de l’enfant, à l’arrêt depuis plusieurs années.

Le représentant du ministère de la Famille, Mamadou Ndoye, a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la vision du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, en lien avec son Projet 2050, qui ambitionne de refonder les droits de la famille et de l’enfance :

« Les violences faites aux femmes ne peuvent plus être reléguées au second plan. C’est une priorité nationale. »

Une exigence de vérité et de cohérence politique

Alioune Tine, fondateur de l’Africajom Center, a lancé un vibrant plaidoyer en faveur d’une rupture avec l’hypocrisie politique :

« Tant que les droits humains resteront instrumentalisés, nous reculerons. Le respect de la dignité des femmes doit être une priorité absolue. »

Enfin, Ismaïla Diallo, vice-président de l’Assemblée nationale, a plaidé pour une réforme globale :

« La loi sur les mutilations génitales doit être renforcée et appliquée avec fermeté. Il est également temps de relancer le débat sur un nouveau code de la famille. »

Au terme de cette rencontre soutenue par des acteurs tels que ONU Femmes, Amnesty International, ONG 3D, Africajom Center, l’Ambassade du Canada et l’Assemblée nationale, un message s’impose : les violences faites aux femmes ne peuvent plus être tolérées.

Le Premier ministre Ousmane Sonko met la commande publique au cœur des performances de l’État

Lors du Conseil des ministres tenu ce mercredi, le Premier ministre Ousmane Sonko a insisté sur l’importance d’un respect rigoureux des règles de la commande publique, soulignant qu’une exécution correcte et dans les délais des marchés constitue désormais un véritable critère de performance pour les entités publiques et leurs responsables.

Face à des « constats alarmants » révélés par la relecture des contrats et conventions — notamment des cas de surfacturation et de violations graves des procédures de passation —, le chef du gouvernement a décidé de renforcer le dispositif de régulation et de formation des acteurs impliqués dans les marchés publics.

Pour promouvoir l’efficacité et la transparence dans la gestion des deniers publics, le Premier ministre a chargé le ministre secrétaire général du gouvernement de travailler en étroite collaboration avec la Direction centrale des marchés publics (DCMP) et l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP). Ensemble, ils devront élaborer des termes de référence pour une formation nationale destinée à tous les acteurs concernés par la commande publique.

Cette formation devra être conçue de manière à répondre aux besoins réels du terrain et inclura un dispositif de suivi-évaluation pour mesurer les compétences acquises. Il s’agira, selon les termes du communiqué officiel, d’un outil stratégique pour garantir une meilleure gouvernance des ressources publiques.

En parallèle, le Premier ministre a instruit le ministre des Finances et du Budget de mobiliser les ressources nécessaires au financement de ce programme de renforcement des capacités. Une démarche qui traduit la volonté de l’exécutif d’opérationnaliser rapidement ce chantier considéré comme prioritaire.

Cette nouvelle initiative s’inscrit dans la dynamique plus large portée par le gouvernement pour instaurer une culture de la redevabilité, de la performance et de la lutte contre la corruption dans l’administration publique. En misant sur la formation, la régulation et le suivi, le gouvernement entend prévenir les dérives et restaurer la confiance des citoyens dans la gestion des fonds publics.

Ama Baldé, son frère et leur neveu recherchés pour violences contre des policiers

Les forces de défense et de sécurité sont activement à la recherche du célèbre lutteur Ama Baldé, de son frère Pathé Baldé, et de leur neveu connu sous le nom de Julo. Le trio est accusé d’avoir agressé des policiers venus procéder à une interpellation à leur domicile familial à Pikine, dans la nuit du 25 mai dernier.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, les faits ont éclaté lorsque des agents sont intervenus pour appréhender Julo, soupçonné d’être impliqué dans une affaire de vol. La tentative d’arrestation aurait tourné à l’altercation. Des membres de la famille Baldé se seraient violemment opposés aux policiers, entraînant des échauffourées au cours desquelles un agent a été blessé. Les mis en cause ont ensuite réussi à prendre la fuite avant l’arrivée des renforts.

Depuis cet incident, un dispositif de recherche a été mis en place pour retrouver les suspects. L’affaire a pris une nouvelle tournure lorsque Ama Baldé est apparu dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, semblant être en France au moment de sa déclaration. Cette sortie publique, loin de calmer les tensions, a suscité une vive réaction des autorités.

Face à cette situation, la police a renforcé la surveillance aux frontières terrestres, aériennes et maritimes afin de procéder à l’arrestation des trois hommes dès qu’ils seront localisés. Les forces de sécurité poursuivent également leurs investigations pour déterminer les responsabilités de chacun dans cette affaire.

Ama Baldé, figure populaire de la lutte sénégalaise et membre d’une famille emblématique de Pikine, se retrouve aujourd’hui au cœur d’un scandale judiciaire qui pourrait entacher sa carrière et son image publique.

Justice : Demba Sarr, l’étudiant escroc repenti, obtient une peine avec sursis après un vol pour financer des paris

L’histoire de Demba Sarr, étudiant et employé dans une quincaillerie, aurait pu virer au drame judiciaire. Mais le jeune homme, jugé ce mercredi pour escroquerie, s’en sort avec une peine clémente : trois mois de prison avec sursis. Un verdict rendu possible grâce au remboursement intégral du préjudice par sa mère.

L’affaire remonte au mois de mai dernier. Demba Sarr se présente dans un point multiservices de Saly Portudal et réussit à abuser de la confiance de la gérante, É. Mendy. Prétextant une mission de son employeur, il lui soutire la somme de 370 000 francs CFA, censée représenter un prêt urgent. Une fois l’argent en main, il s’empresse de tout miser… au pari-foot. Deux mises, d’abord 170 000 puis 200 000 francs. Toutes perdues.

La supercherie est rapidement découverte. Mais dans un geste inhabituel, le jeune homme, aidé de son frère, se rend lui-même au commissariat urbain de Saly Portudal pour avouer son délit. À la barre, il plaide coupable sans détour, exprime ses remords et confie avoir agi sous la pression des préparatifs de la Tabaski, notamment pour s’acheter de nouveaux vêtements.

La sincérité de ses excuses, conjuguée au remboursement de la somme volée par sa mère, a sans doute pesé dans la balance. Le tribunal a ainsi choisi de lui accorder une seconde chance en prononçant une peine avec sursis.

Soulagement pour Ismaïla Biaye : le responsable politique de PASTEF récupère enfin ses matériels saisis par la gendarmerie

C’est un mélange de soulagement et de satisfaction pour Ismaïla Biaye, responsable politique du parti PASTEF dans la commune de Kaour et chargé de la communication de la Jeunesse Patriotique du Sénégal (JPS) au niveau départemental à Goudomp. Ce dernier vient en effet de récupérer une partie des matériels qui lui avaient été saisis il y a près de deux ans par la gendarmerie.

Les événements remontent au 9 août 2023. Dans l’après-midi, des gendarmes à bord de trois pick-up avaient effectué une descente à son domicile à Singhère Bainounk (commune de Kaour, département de Goudomp) et avaient saisi plusieurs effets personnels et documents, notamment :

un passeport, un ordinateur portable, un boîtier (disque dur externe), un lot de cartes de membres du parti PASTEF, une clé USB, un chargeur, des spécimens de bulletins de vote de la coalition Yewwi Askan Wi (législatives 2022), des photos personnelles, des autorisations d’activités politiques pour PASTEF dans la commune.

Face à cette situation, M. Biaye avait saisi un huissier pour constater les faits, ce qui avait conduit à l’établissement d’un procès-verbal. Il avait également entrepris des démarches auprès des brigades de Goudomp et de Samine pour tenter de récupérer ses biens.

Ce mardi 11 juin 2025, dans la matinée, il a pu récupérer une partie de ses matériels et documents au niveau de la compagnie de gendarmerie de Sédhiou. Les effets retrouvés incluent :

un ordinateur portable, un passeport, un lot de cartes de membres de PASTEF, une partie du chargeur, des spécimens de bulletins de vote, une photo personnelle.

le boîtier (disque dur externe), la clé USB, une partie du chargeur, les autorisations d’activités politiques.

Un message de reconnaissance et d’engagement

S’exprimant devant la presse, Ismaïla Biaye a tenu à saluer la conduite des forces de défense et de sécurité :

« Je salue le professionnalisme du Capitaine Ndiaye de la compagnie de gendarmerie de Sédhiou, de son secrétaire Adjudant Diao, ainsi que de l’Adjudant Ndiaye de la brigade de Sédhiou. »

Il a également remercié les leaders et responsables de PASTEF qui l’ont soutenu durant cette épreuve, ainsi que les cabinets d’huissier et d’avocats qui l’ont accompagné dans la procédure.

Un acte qu’il jugeait à l’époque “politique et arbitraire”

Pour rappel, cette saisie était intervenue dans un contexte tendu marqué par des accusations de « troubles à l’ordre public ». À l’époque, M. Biaye et ses camarades avaient dénoncé une décision politique, destinée selon eux à entraver les activités du parti et du leader Ousmane Sonko dans la région.

« Cette saisie était injustifiée et visait clairement à nous intimider en raison de notre engagement dans la mobilisation de PASTEF. C’est une victoire pour la vérité et pour l’État de droit. Nous avons toujours cru en la justice de notre pays. »

Ismaïla Biaye a enfin réaffirmé son engagement à poursuivre ses activités politiques et sociales dans le département, tout en appelant à l’apaisement et au dialogue.

Changement à la tête du Conseil national de Développement de la Nutrition : Mbaye Sène remplace Dr Aminata Diop Ndoye

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a opéré un important remaniement au sommet du Conseil national de Développement de la Nutrition (CNDN). Par décret présidentiel pris en Conseil des ministres, le chef de l’État a mis fin aux fonctions de la Secrétaire exécutive, Dr Aminata Diop Ndoye. Elle est remplacée par le docteur Mbaye Sène, médecin de formation, qui prend désormais les rênes de cet organe stratégique en charge de la politique nutritionnelle du Sénégal.

Cette décision s’inscrit dans une volonté clairement affichée par les nouvelles autorités : renforcer l’impact des politiques sociales, avec un accent particulier sur la nutrition infantile et la lutte contre la malnutrition chronique, notamment dans les zones les plus vulnérables du pays.

Une nouvelle dynamique pour le CNDN

Le nouveau Secrétaire exécutif, Mbaye Sène, aura la lourde tâche de réorienter les programmes du CNDN en adoptant une approche plus communautaire, préventive et décentralisée. Sa mission consiste à mieux articuler les interventions avec les réalités locales, en étroite collaboration avec les collectivités territoriales et les structures sanitaires de proximité.

Il devra également renforcer le système de surveillance nutritionnelle afin de mieux identifier les foyers de malnutrition et d’y apporter des réponses adaptées et durables. L’inclusion des groupes vulnérables – notamment les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées et les populations rurales défavorisées – sera au cœur des priorités de cette nouvelle orientation stratégique.

Une politique sociale en mutation

Ce changement intervient dans un contexte de refonte des politiques publiques sous l’impulsion du président Diomaye Faye, qui a fait de la justice sociale, de la réduction des inégalités et de l’amélioration des conditions de vie des populations les piliers de son action gouvernementale.

Le CNDN, structure transversale placée sous l’autorité du Premier ministre, joue un rôle de coordination des interventions de l’État, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des ONG œuvrant dans le domaine de la nutrition. Sa redynamisation s’annonce cruciale pour l’atteinte des objectifs du Plan Sénégal Émergent (PSE) révisé et de la stratégie nationale multisectorielle de lutte contre la malnutrition.

Kaolack / Ndiaffate : Contentieux foncier – Le maire Aïssatou Ndiaye sort enfin de son silence après des accusations

Un nouveau litige foncier secoue la commune de Ndiaffate, située dans le département de Kaolack. Un groupe d’individus accuse l’équipe municipale d’avoir morcelé de force leurs terres, exigeant l’annulation pure et simple du projet de lotissement en cours. Face à ces accusations, la maire Aïssatou Ndiaye est sortie de son silence. Elle s’est adressée à la presse hier pour livrer sa version des faits.

Selon elle, le lotissement en question, notamment celui de Koutal, s’est déroulé dans les règles. « L’autorisation de lotir existe bel et bien. L’arrêté 04/4 Mai 2021/018242 pour Koutal ainsi que l’arrêté du 4 mai 2021/018271 pour le village de Ndiaffate sont en vigueur. Ils ont été signés par le ministre de l’Urbanisme », a-t-elle précisé en brandissant des documents justificatifs.

« Lorsque nous avons pris fonction, nous avons constaté de nombreux différends fonciers à Ndiaffate et Koutal. Plutôt que d’ajouter à la confusion, nous avons choisi de procéder à une demande de lotissement autorisée pour ces deux localités. Tout s’est fait de manière légale », a-t-elle insisté.

La maire affirme par ailleurs que 95 % des personnes ayant légalement formulé une demande ont déjà reçu leur attestation de terrain, et que 90 % des propriétaires de champs ont récupéré leur quota de parcelles.

Elle dénonce ce qu’elle qualifie de « manipulation politique » : « Il ne s’agit pas de la population, mais d’un petit groupe d’individus à motivations politiques, qui n’ont pas le courage d’aller à la rencontre des habitants. Ils préfèrent semer la confusion par la diffamation. Mais cette manipulation ne passera pas à Ndiaffate », a-t-elle martelé.

Sous le slogan “Commune verte et solidaire”, Aïssatou Ndiaye affirme impulser un profond changement. « À l’entrée de la commune, on sent déjà que Ndiaffate émerge. Depuis plusieurs années, nous avons compris que le développement doit partir de la base. Chaque habitant est concerné, chaque voix compte », a-t-elle souligné.

La commune de Ndiaffate est aujourd’hui citée en exemple lors des réunions régionales. Son modèle de gouvernance participative, alliant tradition et modernité, inspire d’autres collectivités.

Grâce à sa position stratégique et aux projets structurants lancés, Ndiaffate attire de plus en plus de visiteurs, d’ONG et d’acteurs du développement, notamment dans les domaines de l’agriculture et de l’élevage. « Ce n’est pas un miracle. C’est le fruit d’un travail collectif, lent mais profond », conclut le maire Aïssatou Ndiaye.

Sport : Ndoffane écrit une page d’unité — Le parrainage exemplaire de “ËTÙ POLITICIENS YI” lors de la finale du Tournoi des Quatre Grands 2024

Le stade municipal Ibrahima DIOUF de Ndoffane a vibré ce lundi 9 juin 2025 au rythme d’une finale historique du Tournoi des Quatre Grands – Édition 2024, organisé par la Zone 5. Dans une ambiance électrique et une mobilisation exceptionnelle des jeunes et supporters, un choix symbolique fort a marqué l’événement : le groupe “ËTÙ POLITICIENS YI”, rassemblant près de 250 acteurs politiques de toutes obédiences de la commune, a été élevé au rang de parrain du tournoi.

Le stade a offert un spectacle de passion et de fair-play, couronné par la victoire serrée de l’ASC JAB (Jeunesse Amicale de Bourguiba) sur le score de 1 but à 0 face à l’ASC YAKAAR. Félicitations aux héros de l’ASC JAB pour leur ténacité et leur titre mérité ! Un hommage tout aussi chaleureux à l’ASC YAKAAR pour son parcours remarquable et son esprit combatif jusqu’au coup de sifflet final. Vous avez honoré Ndoffane par votre talent et votre engagement.

Mais la véritable victoire, ce soir-là, fut celle portée par les parrains. En se tenant côte à côte, en encourageant ensemble les joueurs, en contribuant solidairement à la réussite de cette grande fête populaire, les membres de “ËTÙ POLITICIENS YI” ont incarné une vérité essentielle : la politique est une activité noble, et les divergences d’opinions ne sont pas des lignes de fracture.

À l’exception notable du camp du maire de la commune — plus précisément son mentor — qui a choisi de se dissocier de l’initiative, la présence unanime des autres membres du groupe a envoyé un message fort à toute la population :

Le débat politique vigoureux n’exclut ni le respect ni la fraternité. Les différences de partis ne doivent jamais dégénérer en violences, qu’elles soient physiques ou verbales. Une motivation commune nous unit tous : l’amour du terroir et le développement de Ndoffane et du Sénégal.

En transcendante leurs étiquettes partisanes pour soutenir un même objectif communautaire, ces femmes et hommes politiques ont prouvé que l’engagement au service du territoire est plus fort que les clivages. Leur parrainage n’était pas qu’un simple soutien financier ; c’était un acte fondateur, une démonstration éclatante que la diversité des idées peut converger vers l’action collective pour le progrès.

La Zone 5 de Ndoffane, par son choix visionnaire, et les parrains, par leur attitude fraternelle, offrent un modèle puissant de cohésion sociale et politique. Que cette belle leçon d’unité dans la diversité, scellée dans la ferveur du sport et célébrée par les rires de la jeunesse, résonne bien au-delà du terrain !

Bravo aux organisateurs du Tournoi des Quatre Grands 2024 !

Félicitations à l’ASC JAB, championne de l’édition !

Respect à l’ASC YAKAAR pour sa vaillante performance !

Et un salut solennel au collectif “ËTÙ POLITICIENS YI”, qui a mobilisé près de 1 500 000 FCFA pour les frais d’organisation, les trophées et les récompenses. Ce parrainage restera dans les mémoires comme un symbole fort de la noblesse du service public et de l’unité possible pour bâtir Ndoffane et le Sénégal de demain.

Ensemble, dans le respect de nos différences, construisons l’avenir.

John Mahama nommé champion du climat pour l’Afrique : Macky Sall salue un renfort stratégique avant la COP30

L’ancien président sénégalais Macky Sall a exprimé sa vive satisfaction après l’annonce de la nomination de l’ex-président ghanéen John Dramani Mahama au sein du Conseil du Centre mondial sur l’adaptation (Global Center on Adaptation – GCA). Ce dernier endosse désormais le rôle stratégique de champion du climat pour l’Afrique, à un moment charnière pour les enjeux climatiques du continent, en amont de la COP30 prévue en 2025 au Brésil.

Sur son compte X (ex-Twitter), Macky Sall a partagé son enthousiasme en ces termes :

« Très heureux d’accueillir le président @JDMahama du Ghana au Conseil du Centre mondial sur l’adaptation face aux changements climatiques ».

L’ancien chef d’État sénégalais a aussi salué une « excellente réunion de départ » tenue en présence du directeur exécutif du GCA, le professeur Patrick Verkooijen, témoignant de la dynamique déjà enclenchée autour de cette nouvelle mission de John Mahama.

La désignation de John Mahama intervient alors que les défis liés aux effets du dérèglement climatique s’intensifient sur le continent africain. Inondations, sécheresses, érosion côtière ou encore insécurité alimentaire sont autant de fléaux qui menacent la stabilité socio-économique de nombreux pays.

Macky Sall, qui continue de s’impliquer activement dans les questions globales, a rappelé l’importance de mobiliser toutes les forces disponibles pour défendre les intérêts du continent. Il a souligné l’engagement attendu de John Mahama dans les efforts d’adaptation de l’Afrique aux réalités environnementales croissantes.

Dans un communiqué officiel, le Global Center on Adaptation a salué la nomination de John Mahama, en mettant en avant son « leadership et son engagement », des qualités jugées « précieuses pour intensifier l’adaptation et renforcer la résilience en Afrique ».

Le GCA, basé à Rotterdam, joue un rôle moteur dans la promotion des politiques d’adaptation au changement climatique à l’échelle mondiale. L’intégration de Mahama à son Conseil reflète une volonté affirmée de renforcer la voix africaine dans les grandes négociations internationales, à l’image de la prochaine COP30.

Pape Cheikh Diallo s’explique sur son absence à la TFM : un tournant stratégique vers ses propres médias

Le célèbre animateur sénégalais Pape Cheikh Diallo, figure emblématique du paysage audiovisuel national, a récemment levé le voile sur les raisons de sa discrète absence des écrans de la Télé Futurs Médias (TFM). Contrairement aux rumeurs de mésentente ou de rupture de collaboration, il s’agit en réalité d’un choix mûrement réfléchi, dicté par de nouvelles ambitions professionnelles.

Dans une déclaration relayée par nos confrères de Kawtef, Pape Cheikh Diallo a clarifié :

« C’est moi qui ai mis la TFM au frigo car je vais bientôt lancer ma propre télévision sur la TNT et l’IPTV. J’ai aussi ma propre chaîne YouTube. Mais, si je le voulais, il suffit d’un seul appel pour réapparaître à la TFM. »

Une sortie médiatique qui confirme non seulement son éloignement volontaire, mais surtout un virage stratégique dans sa carrière.

L’animateur aux multiples talents travaille en coulisses sur le lancement de sa propre chaîne télévisée, un projet ambitieux qui marquera une nouvelle étape dans son parcours. Présent déjà sur YouTube, il entend ainsi s’implanter plus solidement dans le paysage médiatique sénégalais en diversifiant ses supports de diffusion et en s’adaptant aux nouveaux modes de consommation de contenus.

Toutefois, les fans peuvent se rassurer : il ne s’agit pas d’un départ définitif de la TFM. Cette pause est avant tout stratégique. Pape Cheikh Diallo laisse clairement la porte ouverte à un retour : une décision qui, selon ses propres mots, ne dépendrait que d’un simple appel.

Tensions dans le secteur de la santé : l’Alliance Asas/Gueusseum lance une nouvelle phase de mobilisation

Le climat social reste tendu dans le secteur de la santé. L’Alliance des syndicats autonomes de la santé (Asas) et la plateforme Gueusseum passent à la vitesse supérieure face à ce qu’elles qualifient de « blocage persistant » dans la mise en œuvre des accords conclus avec l’État. À l’issue du préavis de grève couvrant la période du 6 juin au 6 novembre 2024, les syndicalistes dénoncent des « manœuvres dilatoires » de la part du ministère de la Fonction publique.

Selon les informations relayées par Sud Quotidien, le syndicat accuse les autorités de ne pas engager de discussions sérieuses autour des points d’accord encore en suspens. Pour faire entendre leurs revendications, les leaders de Gueusseum ont annoncé un premier plan d’actions graduel, qui s’étendra du 13 au 30 juin 2025.

Le coup d’envoi de la riposte syndicale sera donné le 13 juin avec une conférence de presse au siège de la Fédération Générale des Travailleurs du Sénégal/Branches (FGTS-B) à Dakar. Cette rencontre servira à expliquer la position des syndicats et à exposer les revendications prioritaires.

Dans un deuxième temps, des conférences régionales auront lieu entre le 20 et le 26 juin à travers le pays, accompagnées d’assemblées générales pour renforcer la mobilisation des membres de la santé sur le terrain.

Le 27 juin, un sit-in national sera organisé, au cours duquel les participants arboreront des brassards rouges et des t-shirts symboliques, marquant ainsi leur mécontentement vis-à-vis de la situation actuelle.

Enfin, le mouvement se conclura par une évaluation du plan d’actions le 30 juin, pour faire le point sur l’impact de la mobilisation et envisager la suite à donner au bras de fer avec le gouvernement.

Consciente des conséquences d’un arrêt de travail sur les populations, Gueusseum tient à rassurer les usagers des structures sanitaires : un service minimum sera maintenu, notamment pour les cas d’urgence. Cette mesure vise à concilier lutte syndicale et responsabilité envers les malades.

Les syndicats appellent cependant à une mobilisation massive de leurs membres, espérant ainsi contraindre les autorités à tenir leurs engagements et à rouvrir les négociations dans les meilleurs délais.

Victoire historique du Sénégal face à l’Angleterre : un tournant pour les Lions de Pape Thiaw

C’est un soir que les amateurs de football africain n’oublieront pas de sitôt. Pour la première fois de son histoire, l’Angleterre a été battue par une équipe africaine. Le Sénégal s’est imposé avec autorité (3-1) à Nottingham, dans un match amical qui, sur le papier, semblait déséquilibré. Mais sur le terrain, ce sont bien les Lions de la Teranga qui ont dicté leur loi, laissant l’Angleterre groggy, la presse britannique en furie, et Pape Thiaw dans la lumière.

Tout avait pourtant bien commencé pour les Anglais. Dès la 9e minute, Harry Kane ouvrait le score d’un tir croisé précis, profitant d’une hésitation défensive. On imaginait alors un match classique où l’Angleterre allait dérouler, profitant de l’expérience et de la fraîcheur d’un nouveau sélectionneur, Thomas Tuchel. Mais c’était sans compter sur la résilience sénégalaise.

Ismaïla Sarr égalisait à la 27e minute d’un superbe enchaînement dans la surface, puis Lamine Camara Diarra, entré à la pause, faisait exploser le stade d’une frappe limpide à la 54e. L’Angleterre tentait bien de revenir, mais se heurtait à une défense compacte et à un Mendy vigilant. À dix minutes du terme, Youssouf Sabaly scellait le sort du match sur un contre éclair, portant le score à 3-1.

Au-delà du score, c’est surtout la prestation collective du Sénégal qui a marqué les esprits. Bien en place, disciplinée et inspirée, l’équipe de Pape Thiaw a surclassé une sélection anglaise méconnaissable. Le Sénégal a montré qu’il pouvait rivaliser avec les plus grandes nations, non seulement par le talent, mais aussi par la rigueur tactique.

« On a prouvé que l’Afrique a franchi un cap. Ce n’est plus une surprise, c’est une réalité », a déclaré Pape Thiaw à la fin du match, visiblement ému.

Outre-Manche, le ton est tout autre. La presse britannique est unanime : c’est une humiliation. The Guardian parle d’un “naufrage collectif”, The Telegraph évoque une “régression inquiétante”, tandis que la BBC souligne “un manque criant de plan de jeu et d’énergie”. Les critiques fusent contre Thomas Tuchel, fraîchement nommé sélectionneur, dont les choix tactiques et la composition de départ sont largement contestés.

Le technicien allemand, connu pour sa rigueur en club, semble avoir du mal à imposer sa patte en sélection. “On n’a pas su répondre collectivement. Le Sénégal mérite sa victoire”, a-t-il concédé en conférence de presse.

Cette victoire va bien au-delà du cadre d’un simple match amical. Elle envoie un message fort à la planète football : les sélections africaines sont prêtes. Avec des talents confirmés, une génération montante, et un encadrement de plus en plus structuré, elles aspirent désormais à bousculer la hiérarchie mondiale.

Détention de Mansour Faye à Rebeuss : un calme qui intrigue ses visiteurs

L’ancien ministre et maire de Saint-Louis, Mansour Faye, continue de susciter l’attention malgré son incarcération à la prison de Rebeuss. Selon le journal Les Échos, l’homme politique a reçu une vague de visiteurs venus lui témoigner leur soutien ce mardi, une affluence massive qui a marqué les observateurs.

D’après le quotidien, la majorité des visiteurs provenait de sa ville natale, Saint-Louis. Ils ont tenu à lui manifester leur solidarité en ces moments difficiles. Certains sont arrivés très tôt dans la matinée, mais en raison de la forte affluence, ce n’est que dans l’après-midi qu’ils ont pu échanger quelques mots avec lui.

Mais au-delà de l’aspect purement humain de ces visites, c’est l’attitude de Mansour Faye qui a le plus marqué les esprits. À en croire les témoignages recueillis par Les Échos, l’ancien ministre affiche un calme surprenant, presque déroutant.

« Il est si détendu que certains se demandent s’il réalise vraiment qu’il est en détention », confie un proche ayant pu s’entretenir avec lui.

Malgré sa position délicate – celle d’un homme politique incarcéré dans un contexte post-alternance tendu – Mansour Faye semble conserver une sérénité déconcertante. Un calme qui, pour certains, traduit une confiance inébranlable dans l’issue de sa situation judiciaire, et pour d’autres, une forme de résilience face à l’épreuve.

Rappelons que Mansour Faye, beau-frère de l’ancien président Macky Sall, fut ministre sous le précédent régime et maire de la vieille ville de Saint-Louis. Son arrestation, intervenue récemment, continue d’alimenter les débats politiques, notamment sur les lendemains de l’alternance et les règlements de comptes présumés.

Moustapha Diakhaté en garde à vue : une affaire de protocole et de “gougnafiers”

L’ancien président du groupe parlementaire de Benno Bokk Yakaar (BBY), Moustapha Diakhaté, a été placé en garde à vue après une courte audience devant les enquêteurs de la Division des Investigations Criminelles (DIC). Selon son avocat, Me El Hadj Diouf, l’audition n’aura duré que dix minutes, au cours desquelles son client a choisi de garder le silence.

Poursuivi pour offense au chef de l’État et à une personne exerçant tout au plus une partie des prérogatives du chef de l’État, Moustapha Diakhaté est dans le viseur de la justice après des déclarations controversées sur le protocole de la République.

Face à la presse à la sortie de l’audition, Me El Hadj Diouf a expliqué que son client avait été interrogé sur plusieurs points sensibles, notamment ses critiques à l’encontre du protocole républicain et l’usage du terme “gougnafier”. « On a demandé à mon client pourquoi il a critiqué le protocole de la République. Il n’a pas répondu. D’ailleurs, il n’a répondu à aucune question », a déclaré l’avocat.

Selon ses propos, Moustapha Diakhaté s’est contenté de remettre en question la position protocolaire des trois plus hautes autorités de l’État – le président de la République, le président de l’Assemblée nationale et le Premier ministre. Il aurait estimé que mettre le président de la République au même rang que les deux autres constituait une violation du protocole républicain.

Concernant le terme “gougnafier”, qui a attiré l’attention des enquêteurs, Me El Hadj Diouf a précisé que son client n’avait visé personne en particulier. « Il a juste conclu en disant que dans ce pays, il n’y a que des gougnafiers, pour faire allusion au terme ‘ignorant’. C’est juste parce que ces gens ignorent les règles protocolaires », a-t-il expliqué.

L’avocat a tenu à clarifier que Moustapha Diakhaté n’avait, à aucun moment, directement offensé le chef de l’État ou d’autres hautes autorités. Il se serait limité, selon lui, à souligner une méconnaissance des règles solennelles du protocole de la République.

Face-à-face Balla Gaye 2 vs Siteu : le choc des mots reporté

Prévu pour se tenir le vendredi 13 juin, le tant attendu face-à-face entre Balla Gaye 2 et Siteu n’aura finalement pas lieu à cette date. Selon le quotidien Le Soleil, l’événement a été reporté à une date ultérieure, en raison de l’absence de Siteu, actuellement en séjour aux États-Unis.

Malgré le retour de Balla Gaye 2 à Dakar depuis le 3 juin, les joutes verbales tant espérées entre les deux lutteurs devront encore attendre. D’après le journal, Siteu pose comme condition son rapatriement par le promoteur Baye Ndiaye pour pouvoir participer à cette rencontre médiatique. Il exigerait en effet que son billet d’avion soit pris en charge pour regagner le Sénégal.

Ce contretemps vient ainsi freiner la montée en pression autour du combat tant attendu, prévu pour le 20 juillet et organisé par Albourakh Events. Le face-à-face, souvent considéré comme une étape décisive dans la préparation psychologique des deux camps, est un moment clé pour jauger l’état d’esprit et la stratégie de chaque lutteur avant l’arène.

Les amateurs de lutte devront donc faire preuve de patience avant d’assister à ce duel verbal entre deux figures emblématiques de l’arène sénégalaise. En attendant, les regards restent tournés vers l’organisation, qui devra rapidement fixer une nouvelle date pour maintenir la tension autour de ce choc prometteur.

Moustapha Diakhaté convoqué par la DIC : il dénonce une manœuvre politique et refuse de coopérer

Moustapha Diakhaté, ancien ministre-conseiller et figure politique bien connue de la scène sénégalaise, a annoncé ce mardi dans un communiqué qu’il est convoqué pour une audition imminente par la Division des investigations criminelles (DIC). Avec une fermeté qui ne laisse place à aucune ambiguïté, il a déclaré qu’il refusera de répondre aux questions des enquêteurs ainsi que de signer le procès-verbal, dénonçant une volonté délibérée du régime actuel de le faire incarcérer.

« La volonté du régime Pastef est de m’envoyer encore à Rebeuss », a martelé Diakhaté, pointant du doigt ce qu’il qualifie d’« acharnement politique ». Selon lui, cette convocation s’inscrit dans une dynamique de répression orchestrée contre les voix dissidentes.

L’ancien parlementaire ne se fait aucune illusion quant à l’issue de cette procédure. Dans une déclaration empreinte de résilience, il a demandé à ses proches de ne pas lui rendre visite en cas de détention. « Je connais le fardeau de la visite carcérale pour les familles, les amis et les proches. Bëguma sonal kenn » (Je ne veux déranger personne), a-t-il expliqué, affichant sa volonté d’assumer seul les conséquences de ce qu’il considère comme un combat politique.

Diakhaté, fidèle à sa ligne de conduite, appelle ses soutiens à rester dans le cadre républicain. « La seule réponse est le combat politique dans le respect de la Constitution et des lois de notre pays », a-t-il affirmé, refusant toute forme de débordement malgré la tension apparente de la situation.

Il conclut sa déclaration par un message de foi et de patriotisme : « Dieu bénisse le Sénégal ! »

Ismaïla Sarr floué : 74 millions de FCFA perdus dans une arnaque immobilière à Diamniadio

L’attaquant international sénégalais Ismaïla Sarr, sociétaire de Crystal Palace en Premier League, a été victime d’une vaste escroquerie immobilière à Diamniadio, selon des révélations du journal Libération. Le joueur aurait perdu au total 74 millions de francs CFA dans une opération d’acquisition immobilière qui s’est révélée frauduleuse.

Au départ, la presse évoquait un préjudice de 32 millions de francs CFA. Mais les dernières avancées de l’enquête montrent que Sarr a en réalité effectué deux transactions distinctes de 32 millions, soit 64 millions de francs CFA, pour l’achat de deux appartements dans la nouvelle ville de Diamniadio. À cela s’ajoute un investissement de 10 millions destiné à l’aménagement de l’un des logements.

Mais la mauvaise surprise ne s’est pas fait attendre. C’est en voulant s’installer que l’ailier sénégalais a découvert que le bien immobilier ne lui appartenait pas légalement. Les documents fournis par les prétendus vendeurs se sont avérés falsifiés ou inexistants. Stupéfait et impuissant, Ismaïla Sarr a été contraint de quitter les lieux, ses effets personnels ayant été jetés à la rue.

Cette affaire soulève à nouveau la question de la fiabilité de certaines transactions immobilières dans le pays, en particulier dans les zones en forte expansion comme Diamniadio. Elle met également en lumière les risques auxquels même les personnalités publiques ne sont pas à l’abri, malgré leurs moyens et leur notoriété.

Ngathie Naoudé / Randonnée pédestre du Souvenir : l’ASC Réveil se souvient de feu Ousseynou Diop, disparu il y a 8 ans

Famille, amis, voisins et passionnés de marche se sont réunis à Ngathie Naoudé pour honorer la mémoire de feu Ousseynou Diop, disparu il y a huit ans. Une disparition qui avait profondément affecté toute une communauté.

Organisée par l’ASC Réveil de la zone 1, commune de Ngathie Naoudé, région de Kaolack, cette marche commémorative a rassemblé plus de 200 personnes venues de divers horizons de la commune. Un bel hommage rendu à un homme qui, de son vivant, vouait un amour profond à la nature et au sport.

« Cette randonnée pédestre est une manière de garder vivant son esprit », a témoigné Aliou Badara Diop, chargé de communication de l’ASC Réveil et proche du défunt.

Ce dernier a également souligné l’importance du sport dans nos vies. Pour lui, dans un monde de plus en plus dominé par le stress, la sédentarité et les maladies chroniques, le sport apparaît comme un véritable remède miracle.

« Le sport est aussi un facteur de cohésion sociale. Il crée des liens entre les générations. C’est pourquoi nous encourageons sa pratique dès le plus jeune âge. C’est un investissement pour un avenir plus sain, plus solidaire et plus épanoui », a-t-il affirmé.

Le nom de feu Ousseynou Diop évoque respect, dévouement et souvenirs impérissables. Homme de foi, il a marqué l’histoire locale par son engagement sans faille en faveur du développement communautaire.

« Il disait toujours que notre richesse, c’est notre unité. Il a consacré sa vie à rassembler les gens autour des projets du village. C’était plus qu’un citoyen, c’était une véritable boussole morale. Il a semé l’amour du bien commun, et nous devons continuer à arroser cette graine », a rappelé Aliou Badara Diop.

C’est donc tout naturellement que les populations de Ngathie Naoudé – jeunes, anciens sportifs et membres de sa génération – ont choisi cette date pour lui rendre un hommage mérité.

Manchester – Meurtre d’Ibrahima Seck, 14 ans : le cri d’une mère en quête de justice

Dans un récit bouleversant livré au journal L’Observateur ce mardi 10 juin, Aïcha Ba, mère du jeune Ibrahima Seck, est revenue sur les circonstances tragiques ayant conduit à la mort de son fils, poignardé à seulement 14 ans, le lendemain de la Tabaski, à Manchester (Royaume-Uni). Entre incompréhension, colère et immense chagrin, elle raconte l’escalade de violence qui a coûté la vie à son enfant.

Tout commence dans la matinée du dimanche, lorsqu’une femme frappe à la porte de la famille Seck. C’est la mère de Freedom, un ami nigérian des enfants, venue récupérer son fils qui avait passé la nuit chez eux à leur insu. Peu après, la police se présente à son tour. Aïcha comprend alors que Freedom s’était réfugié chez eux pour échapper à une bande de jeunes du quartier Moston.

Vers 16 heures, Ibrahima et ses frères sortent de chez eux pour accompagner un ami, Clinton, à un arrêt de bus situé à quelques mètres. C’est là qu’ils sont pris à partie par un groupe d’adolescents mené par un certain Donteh. L’un d’eux remet un couteau à Donteh. La tension monte. Bien qu’Ibrahima ne soit pas directement impliqué, il tente de fuir la scène.

Souffrant d’asthme, Ibrahima cherche à se réfugier dans un hôtel voisin, le Fairway Inn, mais il trébuche. Donteh, à vélo, le poursuit, le rattrape et lui plante un couteau en pleine poitrine avant de prendre la fuite. Le jeune garçon, grièvement blessé, parvient à se traîner jusqu’à une maison voisine, suppliant une habitante : « Je ne veux pas mourir ». Il perd connaissance peu après.

Transporté par hélicoptère à la Royal Infirmary de Manchester, Ibrahima succombera à ses blessures.

« J’ai cru que le ciel me tombait sur la tête »

Le choc est brutal pour la famille. Le père aperçoit les gyrophares et se rend sur les lieux. L’un des frères d’Ibrahima accourt, paniqué : « Maman, ils ont poignardé Ibrahima ! ». Aïcha s’effondre. « J’ai cru que le ciel me tombait sur la tête », murmure-t-elle, la voix brisée par l’émotion.

Selon la mère du défunt, le drame trouve ses racines dans un différend opposant Ibrahima à une jeune fille d’origine nigériane nommée Precious. Cette dernière aurait exigé qu’il s’excuse à genoux après une altercation. Face à son refus, elle serait revenue avec un groupe qui a agressé Ibrahima dans un bus. La tension n’a cessé de monter depuis, malgré l’intervention de la police et l’installation de caméras de surveillance devant le domicile familial.

La famille avait d’ailleurs sollicité à plusieurs reprises un relogement, craignant pour sa sécurité. « Tout était prêt, il ne manquait qu’un document de la police », regrette Aïcha, la voix pleine d’amertume.

Aujourd’hui, la douleur immense de cette mère est doublée d’un besoin de vérité et de justice. Elle affirme que la police a arrêté le principal suspect, Donteh, ainsi que sa sœur et leur mère. L’ambassade du Sénégal a promis de rapatrier la dépouille d’Ibrahima, mais ses parents attendent avant tout que les auteurs de ce crime répondent de leurs actes.

« Je veux que justice soit faite pour mon fils. Il ne méritait pas ça », lance Aïcha Ba, dans un cri du cœur qui résonne comme un appel au respect de la vie, même dans l’exil.

Coup d’œil dans les structures sanitaires : Prolifération inquiétante des moustiques — le ministre de la Santé et de l’Action sociale interpellé

Dans de nombreuses structures sanitaires du pays, en particulier dans la commune de Kaolack, un ennemi invisible mais redoutable prolifère en toute impunité : le moustique. Présents en grand nombre dans des centres censés soigner et protéger, ces insectes deviennent une menace sanitaire supplémentaire. À l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niasse, au poste de santé de Sam, de Ndangane, de Thioffack, entre autres, patients et personnel sont exposés quotidiennement aux piqûres de moustiques, parfois vecteurs de maladies graves telles que le paludisme, la dengue ou encore le chikungunya.

Des conditions propices à la prolifération

Notre équipe s’est rendue dans plusieurs centres de santé de la ville de Kaolack. Le constat est alarmant :

Des fleurs mal entretenues, un manque de programme de nettoyage quotidien, des eaux stagnantes — autant de facteurs favorables à la reproduction des moustiques, notamment du moustique anophèle, vecteur principal du paludisme.

“C’est paradoxal de venir se soigner et de risquer d’attraper une autre maladie à cause des moustiques”, déplore Mariama Sow, accompagnatrice d’une patiente.

Un personnel inquiet et dépassé

Même les agents de sécurité en service dans ces structures tirent la sonnette d’alarme. Fatigués, souvent piqués durant leur service, ils estiment que la situation devient ingérable.

« Nous avons demandé des moustiquaires imprégnées et des produits de désinsectisation, mais les moyens manquent », explique le docteur Ndiaye, chef de service dans un hôpital régional.

Des conséquences sanitaires graves

La présence massive de moustiques dans les établissements de santé dépasse le simple désagrément. Certains patients, hospitalisés pour d’autres affections, finissent par contracter le paludisme. Les femmes enceintes et les nouveau-nés, plus vulnérables, sont particulièrement exposés.

“Ce sont des cas évitables, et pourtant fréquents”, regrette une sage-femme, sous couvert d’anonymat, dans une structure de la commune de Kaolack.

Des solutions urgentes proposées

Face à cette menace, les populations et les patients proposent plusieurs actions concrètes :

La mise en œuvre de campagnes régulières de désinsectisation dans les structures sanitaires ; L’installation systématique de moustiquaires imprégnées et de grillages aux fenêtres ; Une meilleure gestion des déchets et des eaux usées aux abords des centres de santé ; Une sensibilisation accrue des autorités sanitaires locales et nationales.

La lutte contre la prolifération des moustiques dans les structures sanitaires est aujourd’hui une urgence sanitaire. Il en va de la sécurité des patients, du personnel, et de l’efficacité même des soins. Il est temps que des mesures concrètes et durables soient prises par le ministre de la Santé et de l’Action sociale afin que les hôpitaux redeviennent ce qu’ils doivent être : des lieux de guérison, et non de nouveaux foyers d’infection.

Tabaski 2025 : Le Président Bassirou Diomaye Faye accorde sa grâce à 1 466 détenus

À l’occasion de la fête de la Tabaski, célébrée ce week-end par des millions de fidèles musulmans à travers le Sénégal, le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a pris une mesure forte de clémence. Conformément à la Constitution et dans le respect de la tradition républicaine, 1 466 détenus ont bénéficié d’une grâce présidentielle, leur permettant de recouvrer la liberté.

Cette décision, prise dans un esprit de pardon, d’humanité et de cohésion sociale, concerne principalement des délinquants primaires, des détenus présentant des garanties de réinsertion, des personnes âgées, gravement malades ainsi que des mineurs. Tous ces profils ont été soigneusement examinés par les services compétents avant d’être retenus dans le cadre de cette mesure exceptionnelle.

Le président Diomaye Faye, fidèle à ses engagements en faveur d’une justice humaniste et réformatrice, a ainsi saisi cette fête symbolique pour offrir une seconde chance à des citoyens, leur permettant de retrouver leurs familles et d’espérer une meilleure réintégration dans la société.

Cette grâce présidentielle s’inscrit dans une volonté de renforcer le tissu social, de promouvoir la paix et de rappeler l’importance du pardon et de la solidarité en cette période de fête. Elle constitue aussi un geste fort en direction des familles éprouvées par l’absence prolongée de leurs proches, et un signal d’espoir pour ceux qui aspirent à une réhabilitation sincère.

Ngathie Naoudé / Randonnée pédestre du Souvenir : L’ASC Réveil se souvient d’un homme disparu il y a 8 ans

Famille, amis et voisins passionnés de marche se sont réunis pour honorer la mémoire de feu Ousseynou Diop, disparu il y a huit ans. Une disparition qui avait profondément affecté toute une communauté.

« Cette randonnée pédestre est organisée par l’ASC Réveil de la zone 1 de la commune de Ngathie Naoudé, dans la région de Kaolack. Cette marche commémorative a rassemblé plus de 200 personnes, venues de divers horizons de la commune. Ousseynou Diop était une personne qui aimait profondément la nature et le sport. Cette randonnée est une manière de garder vivant son esprit », a témoigné Aliou Badara Diop, chargé de communication de l’ASC Réveil, et par ailleurs un proche du défunt.

Aliou Badara Diop a également souligné l’importance du sport dans nos vies. Selon lui, dans un monde où le stress, la sédentarité et les maladies chroniques gagnent du terrain, le sport apparaît comme un véritable remède miracle.

« Le sport est aussi un facteur de cohésion sociale. Il crée des liens entre les générations. C’est pourquoi nous encourageons sa pratique dès le plus jeune âge. Il est un investissement pour un avenir plus sain, plus solidaire et plus épanoui », a-t-il ajouté.

Le nom de feu Ousseynou Diop évoque respect, dévouement et souvenirs impérissables. Cet homme a marqué l’histoire locale par son engagement sans faille pour le développement communautaire.

« Ousseynou Diop disait toujours que notre richesse, c’est notre unité », a rappelé M. Diop.

« Il a consacré sa vie à rassembler les gens autour des projets du village. Homme de foi, il était bien plus qu’un simple citoyen : c’était une véritable boussole morale. Il a semé l’amour du bien commun, et nous devons continuer à arroser cette graine. C’est pourquoi la population de Ngathie Naoudé – jeunes, anciens sportifs, et personnes de sa génération – ont tous choisi cette date pour lui rendre un hommage mérité », a-t-il conclu.

La réussite de cette 5e édition a convaincu les organisateurs d’en faire un rendez-vous annuel. Une belle manière de continuer à marcher, ensemble, dans les pas de celui qu’on n’oubliera jamais.

Khaby Lame expulsé des États-Unis après une brève détention pour dépassement de visa

Le tiktokeur sénégalo-italien Khaby Lame, personnalité la plus suivie sur TikTok avec plus de 162 millions d’abonnés, a quitté les États-Unis après avoir été brièvement détenu par les autorités de l’immigration (ICE) pour avoir dépassé la durée de validité de son visa.

Dans un communiqué publié le 7 juin, l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) a confirmé que Khaby Lame, 25 ans, avait été appréhendé le 6 juin à l’aéroport international Harry Reid de Las Vegas. Il avait pénétré sur le territoire américain le 30 avril 2025 mais avait, selon l’agence, omis de respecter les conditions de son visa. L’ICE a précisé qu’il avait obtenu un « départ volontaire » et avait depuis quitté le pays.

L’influenceur n’a pas encore réagi publiquement à l’incident. Nommé ambassadeur de l’UNICEF en janvier 2025, Khaby Lame est surtout connu pour ses vidéos silencieuses et pleines d’humour, dans lesquelles il tourne en dérision des tutoriels excessivement compliqués, ponctués par son célèbre geste : paumes tournées vers le ciel, sourire en coin et regard expressif.

Sa notoriété fulgurante lui a permis de collaborer avec des marques internationales telles que Hugo Boss, Fortnite et Walmart. D’après Forbes, il aurait généré environ 16,5 millions de dollars de revenus entre juin 2022 et septembre 2023.

L’arrestation a d’abord été signalée par des comptes non vérifiés sur les réseaux sociaux, alimentant rumeurs et spéculations, notamment sur une prétendue affaire d’évasion fiscale. L’ICE a rapidement mis fin à ces spéculations en précisant que la détention ne concernait que le dépassement de visa, écartant toute autre accusation.

Sur les réseaux sociaux, les réactions sont partagées. Certains dénoncent un « excès de zèle » des autorités américaines, voire une politisation de l’affaire, tandis que d’autres soulignent la nécessité de respecter les règles d’immigration, quelle que soit la célébrité de la personne concernée.

Tabaski 2025 : Échange de cadeaux entre Ousmane Sonko et le Khalife général des mourides

À l’approche de la fête de la Tabaski, le Premier ministre Ousmane Sonko a posé un geste hautement symbolique en offrant un mouton au Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké. Le bélier, convoyé depuis Dakar jusqu’à la ville sainte de Touba, a été remis au guide religieux par Birane Diouf, coordonnateur adjoint de Pastef à Touba.

Ce geste s’inscrit dans une démarche de respect et de reconnaissance envers la confrérie mouride, pilier majeur de la société sénégalaise. Mais le geste du Premier ministre ne s’est pas arrêté au Khalife général : plusieurs autres dignitaires religieux mourides ont également reçu un mouton de la part d’Ousmane Sonko. Il s’agit notamment de Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, porte-parole du Khalife, Serigne Cheikh Saliou Mbacké de Darou Khoudoss, Serigne Ahmadou Makhtar, Serigne Fallou Mbacké Souhaibou, Serigne Bassirou Mbacké de Porokhane, ainsi que Serigne Amsatou Mbacké Ibn Serigne Abdou Lahad.

Touché par cette attention, le Khalife général a réagi avec grandeur. En retour, Serigne Mountakha Mbacké a offert deux moutons au Premier ministre Ousmane Sonko, et deux autres au président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Un geste qui témoigne de la continuité du dialogue, de l’harmonie et du respect mutuel entre les autorités religieuses et les dirigeants de l’État.

Kaolack / Journée mondiale de l’environnement : Le REC-SN plaide pour un engagement inclusif des décideurs politiques et des communautés

Une prise de conscience accrue et un engagement plus fort des décideurs politiques et des communautés sont nécessaires pour faire face aux multiples formes de dégradation de l’environnement, a affirmé mercredi le coordonnateur du Réseau national des éco-citoyens du Sénégal (REC-SN), Khamat Kama, en marge de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement.

« La célébration de la Journée mondiale de l’environnement constitue une occasion privilégiée de sensibilisation et de plaidoyer en faveur d’une prise de conscience et d’un engagement des décideurs politiques et des communautés, afin d’inverser la tendance face à la dégradation continue de notre environnement », a-t-il expliqué.

L’édition 2025 de cette journée est axée sur le thème : « La lutte contre la pollution plastique », a précisé Khamat Kama. À cet effet, il a annoncé le lancement d’une campagne de collecte des sachets plastiques prévue du 5 au 16 juin 2025.

Malgré le contexte de la fête de la Tabaski, le REC-SN a tenu à marquer cette journée à travers une campagne de collecte de déchets plastiques, notamment les sachets d’eau. Ces déchets seront valorisés dans une pépinière, pour produire et planter des arbres, dans le but de lutter contre les effets du changement climatique, la désertification et la dégradation des terres.

« En milieu scolaire et communautaire, nous pouvons et devons inverser la tendance, en remportant le pari de la salubrité et de la végétalisation », a insisté M. Kama. Il invite par ailleurs les nouvelles autorités à faire appliquer strictement la loi sur l’interdiction des sachets plastiques, en particulier ceux utilisés pour l’eau, que la loi recommande de remplacer par des bouteilles recyclables.

Selon lui, seule une application rigoureuse de cette législation peut régler de façon durable la problématique de la pollution plastique au Sénégal, qu’il qualifie de « jub jubanti environnemental ».

Kaolack/Tabaski : Le porte-parole de Médina Baye offre 467 moutons aux nécessiteux

À l’occasion de la Tabaski 2025, Cheikh Mouhamadou Mahy Aliou Cissé, porte-parole de Médina Baye, a procédé à la distribution de 467 moutons aux familles démunies de Médina Baye, à Kaolack, ce mercredi 4 juin. Cette initiative s’inscrit dans une tradition de solidarité et d’engagement humanitaire chère au guide spirituel de la Fayda Tijaniyya.

L’opération a été menée en partenariat avec l’ONG Alfityanu Humanitarian International, fondée par Cheikh Mahy Cissé lui-même. Cette organisation intervient dans plusieurs domaines, notamment la sécurité alimentaire, la santé, l’éducation et l’autonomisation des populations vulnérables, tant en Afrique que dans la diaspora.

Cette action humanitaire illustre une fois de plus l’engagement constant de la communauté soufie de Médina Baye envers les valeurs de partage et de solidarité, particulièrement en cette période de fête religieuse.

Kaolack : Le maire sensibilise la population sur la gestion des canaux pour prévenir les inondations

Dans le cadre de la lutte contre les inondations récurrentes et pour améliorer l’assainissement urbain, le maire de la commune de Kaolack, M. Sérigne Mboup, a lancé une campagne de sensibilisation à l’endroit des populations, axée sur la gestion responsable des canaux de drainage.

Cette initiative, qui s’inscrit dans le plan communal de salubrité, vise à inciter les citoyens à adopter de bons comportements, notamment en évitant de jeter des ordures dans les caniveaux.

« La gestion des canaux n’est pas uniquement une affaire de la mairie. C’est une responsabilité collective. Si chacun y met du sien, nous pourrons prévenir bien des dégâts pendant l’hivernage », a déclaré le maire devant une foule attentive, réunie à l’occasion de la remise de 4 000 kits alimentaires destinés aux populations des 54 quartiers de la commune.

Dans son discours, Sérigne Mboup a également souligné l’importance de la solidarité en cette période de fête :

« La Tabaski est un moment de partage, de piété et de fraternité. En tant que maire, il est de notre devoir d’être aux côtés des plus démunis, surtout dans un contexte économique difficile », a-t-il ajouté.

Cette action s’inscrit dans une série de mesures sociales entreprises par la municipalité depuis le début de l’année, avec pour objectif de renforcer la cohésion sociale et améliorer les conditions de vie des habitants, a-t-il rappelé.

Par ailleurs, Sérigne Mboup, homme politique et maire de Kaolack, a récemment invité la population sénégalaise à l’unité et à la cohésion nationale, à la suite du dialogue national tenu sous l’égide des autorités. Cet appel intervient dans un contexte politique marqué par des tensions post-électorales, des débats sur la réforme des institutions et la nécessité de renforcer la démocratie.

Démantèlement d’un Réseau de Migrants Irréguliers à Dougar Peulh : 53 Interpellations par la Gendarmerie Nationale

Une opération coup de poing de la Gendarmerie nationale a permis de démanteler un important réseau de migrants irréguliers à Dougar Peulh, localité située près de Diamniadio. L’opération, menée ce mardi sous la coordination de la Brigade territoriale de Diamniadio, avec le soutien de l’Escadron de Surveillance et d’Intervention (ESI), s’inscrit dans le cadre de la lutte contre l’émigration clandestine, conformément aux instructions du Haut-commandement de la Gendarmerie.

Le bilan est significatif : 53 personnes ont été interpellées, dont les trois cerveaux présumés de ce réseau transfrontalier. Les individus arrêtés sont de nationalités diverses :

19 Sénégalais, 30 Gambiens, 3 Bissau-Guinéens, et 1 Guinéen.

L’intervention survient à un moment critique, à la veille de la fête de Tabaski, une période souvent exploitée par les passeurs pour organiser des départs massifs vers l’Europe par voie maritime. Les autorités redoublent de vigilance durant cette période propice aux tentatives de migration irrégulière.

Dans un communiqué diffusé après l’opération, la Gendarmerie nationale s’est félicitée de la mobilisation de ses unités sur le terrain et a tenu à saluer la coopération des populations locales. Elle a également lancé un appel à la vigilance et à la collaboration citoyenne, essentielle pour enrayer ce fléau qui touche de nombreuses familles et met en danger des vies humaines.

L’enquête est toujours en cours pour identifier les complicités éventuelles et les ramifications régionales ou internationales de ce réseau. La Gendarmerie promet de maintenir la pression sur les trafiquants afin de prévenir de nouvelles tentatives de départs clandestins.

Cheikh Mbacké Gadiaga arrêté par la Section de Recherches de Colobane suite à une plainte de Gabrielle Kane

Cheikh Mbacké Gadiaga, une figure bien connue du paysage médiatique sénégalais, a été interpellé par les éléments de la Section de Recherches de la gendarmerie de Colobane. Cette arrestation fait suite à une plainte déposée par l’activiste Gabrielle Kane, qui l’accuse de diffamation.

Selon les informations rapportées par Kawtef, citant le média Seneweb, Cheikh Mbacké Gadiaga ne serait pas à sa première confrontation avec la justice. Il serait impliqué dans plusieurs autres procédures judiciaires pour des faits similaires, notamment pour des publications jugées diffamatoires sur les réseaux sociaux.

L’affaire actuelle s’inscrit donc dans une série de dossiers qui entachent l’image de celui qui se présente comme communicateur et influenceur. La justice, désormais saisie, devra déterminer si les propos reprochés à M. Gadiaga relèvent effectivement du délit de diffamation.

Gabrielle Kane, très active dans la défense des droits des femmes et connue pour son franc-parler, a récemment intensifié ses actions contre le cyberharcèlement et les atteintes à la réputation. Cette plainte s’inscrit donc dans une dynamique plus large de lutte contre les violences numériques, un phénomène en nette recrudescence au Sénégal.

Pour l’heure, Cheikh Mbacké Gadiaga est placé en détention, en attendant la suite de la procédure judiciaire.

Tensions au Tribunal : Vif échange entre Me El Hadji Diouf et le procureur lors du procès d’Omar Sow

L’audience du procès d’Omar Sow, poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles, a été marquée ce mardi par un échange particulièrement tendu entre Me El Hadji Diouf, avocat du prévenu, et le procureur de la République. Une passe d’armes verbale qui a failli faire dérailler les débats au Tribunal des flagrants délits de Dakar.

Omar Sow était appelé à s’expliquer sur des déclarations faites le 27 janvier 2025 sur le site Seneweb, dans lesquelles il affirmait que le parquet avait l’intention de placer l’ancien ministre Ismaila Madior Fall sous bracelet électronique. Une affirmation jugée grave par le ministère public, qui lui vaut aujourd’hui d’être poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles.

Mais le moment clé de l’audience est survenu lorsque le procureur a interpellé le prévenu sur ces propos. Sur les conseils de Me El Hadji Diouf, ce dernier a refusé de répondre à la question. Une décision qui a fait bondir le procureur : « Maître, arrêtez de faire le show. Vos confrères ne sont pas contents de vous », a-t-il lancé d’un ton sec, provoquant une vive réaction de l’avocat.

Visiblement indigné, Me Diouf a haussé le ton, dénonçant une attaque personnelle intolérable : « Je ne tolérerai pas un tel manque de respect dans une salle d’audience. Si le procureur ne retire pas ses propos, je déposerai plainte. »

Face à cette escalade de tensions, le président du tribunal, garant de la sérénité des débats, est intervenu pour ramener le calme. Sans que le procureur ne revienne sur ses paroles, le juge a su restaurer l’ordre, permettant à l’audience de reprendre normalement.

Côte d’Ivoire : à cinq mois de la présidentielle, l’exclusion de Thiam et Gbagbo ravive les tensions politiques

À cinq mois de l’élection présidentielle prévue le 25 octobre 2025, le climat politique ivoirien s’enlise dans une zone de turbulences. Tandis que le président sortant Alassane Ouattara entretient encore le suspense autour d’une éventuelle candidature pour un quatrième mandat, plusieurs figures majeures de l’opposition sont déjà écartées du processus électoral, soulevant de vives inquiétudes sur la crédibilité et l’inclusivité du scrutin à venir.

Parmi les exclus, deux poids lourds : l’ancien président Laurent Gbagbo et Cheick Tidjane Thiam, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire – Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA). Tous deux ont été rayés de la liste électorale. Une décision contestée qui menace de fragiliser davantage le paysage politique national.

Face à ce qu’il qualifie de « déni de justice », Cheick Tidjane Thiam a décidé de porter l’affaire sur la scène internationale. Le président du PDCI-RDA, ancien directeur général du Crédit Suisse et personnalité respectée au-delà des frontières ivoiriennes, a officiellement saisi le Comité des droits de l’homme des Nations Unies.

« En l’absence de recours dans le droit interne ivoirien lui permettant de défendre utilement et efficacement ses droits civils et politiques, Monsieur Cheick Tidjane Thiam n’avait pas d’autre choix », a expliqué le PDCI-RDA dans un communiqué officiel, dénonçant une manœuvre politique visant à écarter un candidat perçu comme l’« espoir d’une transformation profonde de la Côte d’Ivoire ».

Thiam, qui incarne une rupture avec la vieille garde politique et séduit une frange importante de la jeunesse et des classes moyennes, estime que sa radiation de la liste électorale constitue une violation flagrante de ses droits fondamentaux.

L’affaire Thiam intervient dans un contexte politique déjà marqué par de fortes tensions. Le retour sur la scène politique de Laurent Gbagbo après son acquittement par la CPI avait redessiné les équilibres, mais sa radiation électorale laisse planer une incertitude pesante sur la dynamique démocratique du pays.

En évinçant deux des principales figures de l’opposition, le processus électoral ivoirien s’expose aux critiques de partialité et d’exclusion. Le PDCI-RDA en appelle à une mobilisation nationale et internationale : « Une élection présidentielle juste, inclusive et sans discrimination est indispensable pour éviter à la Côte d’Ivoire un effondrement définitif de ses fondements », affirme le parti.

Jusqu’ici, la Commission Électorale Indépendante (CEI) n’a pas officiellement commenté l’affaire. Son silence, à ce stade critique du processus, ne fait qu’alimenter la méfiance au sein de l’opinion publique. De nombreux observateurs redoutent une montée des tensions à l’approche de l’échéance, dans un pays encore marqué par les violences post-électorales de 2010 et les fractures politiques persistantes.

Alors que le calendrier électoral avance à grands pas, la Côte d’Ivoire risque de s’engager vers une présidentielle sous haute tension. La communauté internationale, notamment les partenaires bilatéraux et les institutions régionales comme la CEDEAO et l’Union africaine, est appelée à jouer un rôle actif pour garantir un processus crédible, transparent et pacifique.

En attendant, le PDCI-RDA mobilise ses bases et multiplie les appels à la résistance démocratique. « L’espoir que représente le président Thiam ne peut être effacé par une décision administrative injuste », martèle le parti.

Dialogue national au Sénégal : un tournant démocratique majeur se dessine

Le Dialogue national sur le système politique sénégalais s’est officiellement clôturé ce mercredi au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD), marquant une étape décisive dans l’histoire démocratique du pays. Cette vaste concertation, réunissant plus de 700 représentants des forces vives de la nation, a été saluée par le facilitateur général, Dr Cheikh Gueye, comme « un tournant de notre démocratie ».

Pendant plusieurs jours, des représentants de partis politiques, de la société civile, des syndicats, des milieux religieux, universitaires, économiques, ainsi que de la jeunesse et des femmes, ont échangé autour de l’avenir politique du Sénégal. « Nous avons osé interroger notre propre système politique, déconstruire les routines du jeu démocratique », a déclaré Dr Gueye, soulignant la maturité des débats et l’esprit de dépassement qui a prévalu.

Les travaux ont été organisés autour de trois grandes commissions thématiques, aux résultats contrastés mais globalement encourageants :

Démocratie, libertés et droits humains : un consensus total (100 %) a été atteint, témoignant de l’adhésion unanime aux principes fondamentaux de l’État de droit. Processus électoral : 94 % des participants se sont accordés sur les propositions de réforme, ouvrant la voie à une modernisation des mécanismes électoraux. Réformes institutionnelles et organes de gestion des élections : seuls 26 % d’accords ont été obtenus, révélant les divergences persistantes sur certaines questions de fond.

Innovation majeure de cette édition, la plateforme numérique « Jubbanti » a permis à quelque 15 000 citoyens – principalement des jeunes – de contribuer en ligne. Cette ouverture à la participation numérique a renforcé l’ancrage populaire du dialogue et permis une meilleure représentativité des aspirations citoyennes.

Dans son discours de clôture, Dr Cheikh Gueye a salué l’implication de l’ensemble des acteurs du dialogue, rendant hommage au Directoire, au Directeur général des Élections Birame Sène, ainsi qu’aux présidents, assesseurs et rapporteurs des commissions. Il a également exprimé sa gratitude au président Bassirou Diomaye Faye pour son « engagement personnel » et son soutien logistique à ce qu’il a qualifié de « grand Diisoo national ».

Les conclusions du Dialogue national seront remises au chef de l’État, qui s’est engagé à les utiliser comme base pour impulser des réformes politiques durables. « Ce dialogue a permis l’émergence d’un socle commun. À chacun maintenant de le porter pour construire un Sénégal plus juste, plus inclusif, plus démocratique », a conclu Dr Gueye.

Ce Dialogue national, inédit par son ampleur et sa méthode, pourrait bien ouvrir la voie à une nouvelle ère politique au Sénégal, où l’écoute, la transparence et la co-construction deviennent les piliers de la gouvernance.

Audience à Dakar : le procureur requiert un an de prison dont six mois ferme contre Omar Sow pour diffusion de fausses nouvelles

L’ancien ministre-conseiller de Macky Sall et membre de l’Alliance pour la République (APR), Omar Sow, a comparu ce mardi devant le Tribunal des flagrants délits de Dakar. Il est poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles à la suite de propos tenus lors de son passage dans l’émission Ultimatum sur le média en ligne Seneweb.

Le parquet lui reproche d’avoir affirmé que la justice sénégalaise s’apprêtait à placer Ismaila Madior Fall, ancien ministre de la Justice, sous bracelet électronique, laissant entendre que des mesures judiciaires avaient été anticipées à son encontre.

Lors de l’audience, le procureur de la République, Ibrahima Ndoye, a requis une peine d’un an d’emprisonnement, dont six mois ferme, assortie d’une amende de 200 000 FCFA. Il a estimé que les propos d’Omar Sow sont de nature à troubler l’opinion publique et à porter atteinte à l’image de la justice sénégalaise.

À la barre, Omar Sow a tenté de minimiser la portée de ses déclarations, évoquant un simple lapsus. « Je me suis mal exprimé. Ce n’était pas intentionnel. Je présente mes excuses au parquet et à l’opinion publique », a-t-il déclaré, visiblement contrit.

Cette affaire intervient dans un contexte de tensions politiques persistantes au Sénégal, où les propos des responsables politiques sont scrutés de près, notamment lorsqu’ils touchent à l’intégrité des institutions judiciaires.

Guy Marius Sagna s’explique sur la polémique des voitures des députés : « Je vous dois des réponses »

Interpellé à de nombreuses reprises sur les réseaux sociaux au sujet de l’achat de véhicules pour les parlementaires, le député Guy Marius Sagna a tenu à clarifier sa position ce mercredi 4 juin, à travers une publication sur ses canaux officiels. Dans un ton ferme mais respectueux, le membre du camp patriotique panafricain promet d’apporter des réponses aux préoccupations des Sénégalais, tout en dénonçant une campagne de diabolisation à son encontre.

« Je suis interpellé tous les jours depuis plusieurs semaines », affirme-t-il en introduction. Le député dit recevoir non seulement des messages sur les plateformes numériques, mais également des courriers concernant cette question sensible. Selon lui, ces interpellations proviennent de profils divers : des adversaires politiques guettant la moindre erreur, des critiques impatients d’attaquer son camp, mais aussi des citoyens sincèrement préoccupés par le coût ou la pertinence de cette mesure.

Guy Marius Sagna insiste sur le fait que certains de ses détracteurs utilisent cette polémique comme une arme pour discréditer le camp patriotique panafricain, dirigé par Ousmane Sonko. Mais il rappelle que malgré les critiques, les premières mesures prises par le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Sonko vont dans le sens d’une meilleure gouvernance et d’une rationalisation des ressources publiques. « Il est possible de faire plus et mieux encore », reconnaît-il néanmoins.

Conscient de sa responsabilité, le député affirme devoir des réponses à tous les Sénégalais, au-delà des appartenances politiques : « Parce que je suis votre député à vous toutes et tous, je vous dois des réponses. » Il annonce la publication prochaine de son bilan des six premiers mois à l’Assemblée nationale, dans lequel la question des véhicules sera abordée en toute transparence.

En conclusion, il appelle les citoyens à ne pas se détourner de l’essentiel : « Le 24 mars 2024 est une victoire du peuple sénégalais. Et ce peuple sénégalais, c’est-à-dire vous, doit protéger, défendre sa victoire. »

Sénégal – Enquête sur PremierBet : la CENTIF révèle un vaste soupçon de blanchiment et de fraude

Une nouvelle affaire financière éclabousse le secteur des jeux et paris au Sénégal. Selon les révélations du journal Libération, la société PremierBet Sénégal et plusieurs de ses dirigeants font l’objet de graves accusations, notamment de blanchiment de capitaux, abus de biens sociaux et conflit d’intérêts. Une information judiciaire a été ouverte suite à un signalement accablant de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).

Au cœur du scandale : des transferts suspects de près de 1,946 milliard de francs CFA vers un compte bancaire basé en Europe. Ces mouvements financiers massifs auraient été réalisés au moment où la société déclarait des difficultés financières au Sénégal, procédant notamment à une vague de licenciements de ses employés. Un contraste troublant qui a attiré l’attention des autorités.

Le parquet financier s’est saisi du dossier et vise particulièrement Joris Dutel, gérant de PremierBet Sénégal, déjà inculpé pour fraude fiscale dans un précédent dossier. Sont également cités la société Éditec, maison-mère de PremierBet, et son dirigeant Franc Attal, actionnaire majeur de la filiale sénégalaise.

Le dossier a été confié au juge du troisième cabinet financier, en charge de l’instruction.

Les premiers éléments transmis par la CENTIF laissent penser à un système structuré, mêlant manipulation comptable, rapatriement illégal de fonds, et usage abusif de la personnalité morale de PremierBet à des fins personnelles ou d’intérêt de groupe. L’enquête devra déterminer si ces opérations visaient délibérément à organiser l’insolvabilité de l’entreprise au Sénégal tout en continuant à alimenter des comptes à l’étranger.

Ce scandale intervient dans un contexte où le secteur des jeux en ligne connaît une croissance rapide au Sénégal, attisant les préoccupations des autorités sur les risques de dérives financières et de blanchiment. Il pourrait également relancer les débats sur la régulation du secteur, jugée encore trop permissive par certains observateurs.

Sadio Mané à La Mecque : l’appel spirituel plus fort que le football

Convoqué par le sélectionneur national Pape Thiaw pour les deux matchs amicaux contre l’Irlande et l’Angleterre, Sadio Mané avait surpris tout le monde en déclinant l’invitation pour « des raisons personnelles ». Si le mystère planait sur cette absence, on en connaît désormais la véritable raison : l’attaquant vedette des Lions de la Teranga a choisi de mettre sa carrière sportive entre parenthèses pour accomplir un acte de foi fort — le pèlerinage à La Mecque.

Repéré à Mina, en Arabie Saoudite, vêtu de l’ihram — la tenue blanche traditionnelle des pèlerins, composée de deux pièces de tissu non cousues — le numéro 10 du Sénégal effectue actuellement le Hajj, cinquième pilier de l’Islam. Un choix spirituel qui témoigne de son attachement profond à sa foi et de ses priorités, bien au-delà du rectangle vert.

Alors que d’autres auraient profité de cette trêve internationale pour se reposer ou entretenir leur forme physique, Sadio Mané a préféré s’immerger dans la spiritualité et la dévotion. Un geste fort, salué par de nombreux fans, qui voient en lui non seulement un joueur d’exception, mais aussi un homme de principes et de valeurs.

Ce n’est pas la première fois que Mané met en avant sa foi musulmane. Discret mais engagé, il a toujours montré un profond respect pour sa religion, que ce soit à travers ses gestes sur le terrain, ses prises de parole mesurées ou ses nombreux actes de générosité, notamment en faveur de sa ville natale de Bambali.

Avec ce pèlerinage, Sadio Mané rappelle que, malgré la notoriété et les exigences du haut niveau, certains appels intérieurs méritent d’être écoutés. À 33 ans, il donne une nouvelle leçon d’humilité et de spiritualité à toute une génération.

Verdict du tribunal de Dakar : six mois de prison avec sursis pour Azoura Fall et Kaïré

Dakar, le mercredi 4 juin 2025 – Le Tribunal des flagrants délits de Dakar a rendu ce jour son verdict dans l’affaire impliquant deux militants du parti Pastef, Assane Guèye, alias Azoura Fall, et El Hadji Ousseynou Kaïré. Les deux prévenus ont été reconnus coupables de « discours contraires aux bonnes mœurs » à la suite de la diffusion de vidéos virales sur les réseaux sociaux contenant des propos injurieux envers d’anciens responsables politiques.

Les vidéos en question, publiées sur les comptes TikTok personnels des deux hommes, contenaient des insultes dirigées contre l’ancien président Macky Sall et l’ex-ministre Mame Mbaye Niang. Bien que ces contenus aient été initialement diffusés dans un cadre privé, leur large diffusion publique a suscité l’intervention des autorités et conduit à l’arrestation des auteurs.

Le tribunal a condamné chacun des deux militants à six mois d’emprisonnement avec sursis. Lors de l’audience, les prévenus ont reconnu les faits, exprimé des remords et présenté leurs excuses. Azoura Fall a précisé que sa vidéo remontait à environ neuf mois et avait été publiée dans le cadre d’un live privé, réservé à ses abonnés. Il a justifié son comportement en expliquant qu’il avait été provoqué par un internaute ayant insulté sa mère, ce qui l’avait poussé à réagir violemment.

Cette décision judiciaire intervient dans un contexte politique toujours sensible, où les prises de parole sur les réseaux sociaux sont scrutées de près. Le verdict, bien que relativement clément, rappelle néanmoins les limites à ne pas franchir dans l’expression publique, même sur des plateformes numériques souvent perçues comme des espaces de liberté.

Équité en santé pour les personnes handicapées : le Sénégal trace une nouvelle feuille de route

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a organisé, ce mardi 3 juin, une rencontre de haut niveau axée sur l’équité en santé pour les personnes vivant avec un handicap. Présidée par le secrétaire général du ministère, Serigne Mbaye, cette réunion stratégique s’inscrit dans le prolongement du rapport mondial de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et des recommandations issues de l’Assemblée mondiale de la santé de 2021.

Dans son allocution, Serigne Mbaye a souligné que l’équité en santé, déjà essentielle pour l’ensemble de la population, prend une dimension encore plus critique lorsqu’il s’agit des personnes handicapées. « On sait que les personnes handicapées connaissent déjà des difficultés d’intégration et d’inclusion dans leur vie de tous les jours », a-t-il rappelé.

Le rapport mondial de l’OMS, présenté lors de la rencontre, met en lumière les multiples barrières auxquelles font face les personnes handicapées dans l’accès aux soins, en raison de facteurs structurels, économiques ou encore sociaux.

Les chiffres du dernier recensement général de la population de 2023 révèlent que plus de 1,2 million de personnes vivent avec un handicap au Sénégal. Une réalité qui interpelle sur la nécessité de politiques sanitaires et sociales véritablement inclusives. « Ce phénomène résulte souvent d’un problème de santé et de divers facteurs personnels et environnementaux », a expliqué Serigne Mbaye, soulignant l’importance de créer des environnements plus accessibles et adaptés.

Le Sénégal a déjà pris plusieurs mesures en faveur des droits des personnes handicapées : la loi de 2010, la création de la Direction Générale de l’Action Sociale, ainsi que la distribution de plus de 100 000 cartes d’égalité des chances. Ces cartes visent à faciliter l’accès aux services sociaux et sanitaires.

À cela s’ajoute un projet d’appareillage et de réadaptation prévu pour 2024, avec un budget conséquent de 2,4 milliards de francs CFA, destiné à renforcer les capacités techniques et médicales au service des personnes handicapées.

Toutefois, de nombreux obstacles demeurent. L’application effective de la Loi d’Orientation sociale reste incomplète, l’accès à la carte d’égalité des chances est encore limité, et la sensibilisation du grand public sur les droits des personnes handicapées doit être renforcée.

Face à ces constats, Serigne Mbaye a annoncé l’élaboration prochaine d’une feuille de route inclusive et participative. Cette dernière devra définir les orientations stratégiques pour améliorer l’inclusion du handicap dans le secteur de la santé, avec la collaboration active de toutes les parties prenantes : État, société civile, professionnels de santé et associations de personnes handicapées.

Marché public de 8 milliards à l’Assemblée nationale : La COJER dénonce une « trahison » et saisit la justice

Dans un communiqué transmis à la rédaction de Dakaractu, la Convergence des Jeunesses Républicaines (COJER) est montée au créneau pour dénoncer “avec la plus grande fermeté” les conditions jugées opaques dans lesquelles un marché public de plus de 8 milliards de francs CFA aurait été attribué pour l’acquisition de véhicules destinés aux députés. Dans le viseur de la jeunesse républicaine : le président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye.

La COJER fustige ce qu’elle qualifie de “violation flagrante des principes de transparence et de bonne gouvernance”. Selon le communiqué, le président de l’Assemblée aurait opté pour un appel d’offres restreint, écartant délibérément des entreprises sénégalaises reconnues telles que CCBM et EMG, au profit de sociétés étrangères, notamment CFAO (française) et Caetano.

Pire encore, la jeunesse républicaine affirme que cette orientation aurait été imposée par des “instructions personnelles du président de l’Assemblée”, selon les déclarations publiques des deux principales entreprises sénégalaises actives dans le secteur de la vente de véhicules. La COJER dénonce ainsi une exclusion inacceptable de champions nationaux, qui pourtant investissent, emploient et réinjectent leurs bénéfices dans l’économie locale.

En attribuant ce marché à une entreprise étrangère, la COJER considère que Malick Ndiaye a trahi les engagements pris en faveur de l’endogénéisation de l’économie et de la valorisation du secteur privé national. Le mouvement accuse une démarche qui “piétine le tissu économique local”, au mépris des intérêts des entreprises sénégalaises.

Face à ce qu’elle qualifie de “scandale d’État”, la COJER annonce qu’elle saisira dans les plus brefs délais le Procureur de la République près le Pôle judiciaire financier (PJF) pour que toute la lumière soit faite et que les responsabilités soient situées.

Parallèlement, le mouvement appelle à la création immédiate d’une commission d’enquête parlementaire pour investiguer sur ce qu’il qualifie de “dossier nébuleux”, estimant qu’il entache gravement la crédibilité de l’institution parlementaire.

Dans sa déclaration, la COJER accuse également le régime en place d’être en contradiction avec ses promesses et de verser dans une “dérive populiste”, incapable de respecter les engagements pris en matière de patriotisme économique. Le mouvement juge que cette affaire est révélatrice de l’incohérence d’un pouvoir qui prône une rupture, mais agit à l’encontre des principes de bonne gouvernance.

En conclusion, la COJER appelle les Sénégalais à rester mobilisés et vigilants face à ce qu’elle qualifie de dérives multiples, susceptibles de compromettre les fondements de la bonne gouvernance et de l’État de droit. Elle affirme sa volonté de défendre les intérêts nationaux et de veiller à ce que la transparence soit restaurée dans la gestion des affaires publiques.

Controverse autour des véhicules de luxe pour les députés : des entrepreneurs sénégalais dénoncent une injustice dans l’attribution du marché

La décision du président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, d’équiper les députés de véhicules de luxe continue de faire couler beaucoup d’encre. Mais cette fois, la contestation ne vient pas des citoyens ou de l’opposition, mais de deux figures de proue du secteur privé sénégalais : Serigne Mboup, président du groupe CCBM, et Mbaye Guèye, dirigeant de la société EMG. Tous deux dénoncent ce qu’ils qualifient d’« injustice manifeste » dans la gestion du marché public lié à cette opération.

Une lettre d’alerte au Club des Investisseurs Sénégalais

Selon les informations relayées par le journal Le Quotidien, les deux concessionnaires ont saisi officiellement Pierre Goudiaby Atépa, président du Club des Investisseurs Sénégalais (CIS), pour exprimer leur vive désapprobation. Dans une correspondance adressée à Atépa, ils dénoncent une modification unilatérale de l’appel d’offres initialement ouvert aux concessionnaires locaux.

Le processus, affirment-ils, avait démarré de manière régulière et plusieurs entreprises nationales, dont les leurs, avaient répondu avec des offres compétitives. Toutefois, à leur grande surprise, l’appel d’offres aurait été élargi dans un second temps à des multinationales, notamment CFAO et Caetano. Le président de l’Assemblée nationale aurait justifié ce revirement par le souci de « crédibilité » de la procédure.

Les entrepreneurs concernés s’insurgent contre ce qu’ils perçoivent comme une exclusion injustifiée des opérateurs économiques sénégalais. « On ne peut pas parler de crédibilité en excluant systématiquement les entreprises nationales qui remplissent les critères techniques et financiers », confie un proche de Serigne Mboup sous couvert d’anonymat.

Cette ouverture tardive à des groupes étrangers est perçue comme un camouflet porté au tissu économique local. Elle s’inscrit en faux, selon eux, contre les discours officiels prônant la souveraineté économique et la valorisation du « consommer local ».

Dans leur lettre adressée au CIS, les deux hommes d’affaires formulent trois exigences principales :

Transparence totale sur les marchés publics, notamment à travers la publication systématique des résultats des appels d’offres ; Accès équitable des entreprises nationales aux marchés publics, afin d’éviter leur marginalisation dans des secteurs stratégiques ; Réforme des procédures d’attribution, pour mettre fin aux modifications de dernière minute et aux pratiques discrétionnaires.

Cette polémique relance le débat sur la politique d’achat public au Sénégal et interroge la cohérence des actions gouvernementales avec les discours sur la préférence nationale. Alors que les autorités clament leur volonté de renforcer le secteur privé local, des voix s’élèvent désormais pour demander des actes concrets, notamment en matière de marchés publics.

Kaolack – Examens scolaires 2025 : 20 544 candidats au CFEE, 13 308 au BFEM, 12 045 au BAC général et 273 au BAC technique (STEG)

Le Comité Régional de Développement (CRD) consacré à la préparation des examens scolaires 2025 s’est tenu ce mardi 3 juin 2025 à la Gouvernance de Kaolack. Cette rencontre stratégique, présidée par le gouverneur Mouhamed Moctar Watt, a réuni l’ensemble des parties prenantes : autorités administratives, inspecteurs d’académie, chefs d’établissement, syndicats, parents d’élèves et partenaires techniques et financiers.

Ce CRD a permis de dresser un état des lieux exhaustif des préparatifs des examens du CFEE, BFEM et Baccalauréat. L’Inspecteur d’Académie, Samba Diakhaté, a salué les avancées notables tout en soulignant les défis persistants :

« Ce comité nous a permis de faire le point sur les centres d’examen, les candidatures, mais aussi la lancinante question des enfants sans extrait de naissance. Monsieur le Gouverneur a donné des instructions claires pour poursuivre les démarches en cours, notamment pour la sécurisation des centres et la mise en place d’un dispositif de prévention des inondations. »

La région de Kaolack se prépare à accueillir des milliers de candidats pour les examens de fin d’année. Les statistiques provisoires sont les suivantes :

CFEE : 20 544 candidats BFEM : 13 308 candidats Baccalauréat général : 12 045 candidats Baccalauréat technique (STEG) : 273 candidats

Malgré les efforts des autorités éducatives, la problématique de l’état civil demeure préoccupante. En effet :

Au CFEE, 8 880 candidats ne disposent pas d’extrait de naissance. Au BFEM, 555 élèves sont également concernés.

« L’extrait de naissance est requis pour l’inscription officielle. Or, de nombreux élèves arrivent au terme de leur parcours primaire sans ce document. Cela compromet leur avenir éducatif et soulève des questions de responsabilité. »

Il a lancé un appel pressant aux parents d’élèves, les invitant à assumer leur rôle dans l’établissement de ce document fondamental, qui constitue à la fois un droit fondamental de l’enfant et une obligation légale.

Au-delà des aspects pédagogiques, les autorités ont insisté sur la sécurisation des centres d’examen ainsi que sur la mise en place de mesures préventives contre les inondations, en prévision de la saison des pluies imminente.

Dans son discours de clôture, le gouverneur Mouhamed Moctar Watt a salué la qualité des échanges et l’engagement des participants.

« Les examens sont une affaire nationale. Chacun doit jouer sa partition avec rigueur et professionnalisme. La réussite de nos enfants en dépend. »

Ce CRD marque ainsi une étape déterminante dans la préparation des examens 2025 à Kaolack. Il traduit une volonté collective d’anticiper les obstacles pour garantir à chaque élève une chance équitable de réussir.

Conflit entre Falla Fleur et Dakarnave : la justice tranchera le 23 juin

Le différend entre Ndèye Fatou Fall, plus connue sous le nom de Falla Fleur, et la société Dakarnave vient de franchir une nouvelle étape. Selon le quotidien Les Échos, l’entreprise a décidé de porter l’affaire devant la justice en introduisant une procédure d’expulsion contre son ancienne employée.

Falla Fleur, aujourd’hui présidente du conseil d’administration de la Société nationale de recouvrement (SNR), avait été licenciée en novembre 2023 pour “faute grave” et “perte de confiance”, comme l’avait confirmé à l’époque son avocat. Ce licenciement était intervenu peu après sa sortie de prison, ce qui avait déjà suscité une vive polémique.

Mais le litige ne s’est pas arrêté là. Il porte désormais sur un logement de fonction que l’activiste occuperait encore, malgré la fin de son contrat avec Dakarnave. L’entreprise considère que son ancienne salariée n’a plus droit à l’occupation de ce bien et a donc saisi le juge des référés du Tribunal de grande instance de Dakar pour obtenir une décision d’expulsion.

L’affaire, qui devait être examinée lundi dernier, a finalement été renvoyée. Le tribunal a fixé la prochaine audience au 23 juin prochain. En attendant, les tensions entre les deux parties restent vives, et ce nouvel épisode judiciaire ne manquera pas de raviver le débat autour du traitement réservé à Falla Fleur, figure engagée de la société civile.

Latmingué : Lancement officiel des activités du foirail de Thiawando – Le maire Dr Macoumba Diouf installe des lampadaires pour un coût de 4 millions FCFA

Ce mardi 3 juin 2025, le nouveau foirail de Thiawando, situé dans la commune de Latmingué (région de Kaolack), a officiellement lancé ses activités en présence des autorités locales, des éleveurs et des populations environnantes. Cette infrastructure moderne dédiée au commerce de bétail constitue une avancée majeure pour la filière de l’élevage dans la zone.

Le foirail de Thiawando est désormais doté d’équipements conformes aux normes sanitaires et commerciales : enclos sécurisés pour les animaux, points d’eau, zone de repos, bureau de gestion, et espace de pesée. Pour les éleveurs, c’est un véritable soulagement.

« Ce foirail va nous permettre de mieux valoriser nos bêtes et d’attirer des acheteurs venus d’ailleurs », se réjouissent plusieurs d’entre eux.

S’exprimant au nom du maire Dr Macoumba Diouf, l’adjoint au maire, Mamadou Thioun, a salué cette réalisation structurante :

« Le foirail de Thiawando va créer de l’emploi, renforcer la sécurité sanitaire et commerciale du bétail, et dynamiser le commerce local. C’est un outil de développement rural que nous devons tous préserver. »

Il a également souligné l’importance de cette infrastructure dans le processus de modernisation du secteur pastoral au Sénégal. Dans ce cadre, le maire Dr Macoumba Diouf a pris l’initiative d’installer des lampadaires au sein du foirail, pour un coût de 4 millions de francs CFA, afin d’améliorer la sécurité et le confort des usagers, notamment lors des foires tenues en fin de journée.

La cérémonie d’inauguration a été marquée par des discours officiels et des remerciements adressés à l’État du Sénégal, à travers le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, ainsi qu’au projet PROVAL-CV, qui a fortement contribué à la mise en œuvre de ce projet.

Avec cette nouvelle infrastructure, Thiawando ambitionne de devenir un pôle stratégique du commerce de bétail dans la région. Des foires hebdomadaires y seront organisées, accompagnées d’un système de traçabilité des animaux pour faciliter les échanges à l’échelle nationale.

Latmingué : Lancement officiel des activités du foirail de Thiawando – Le maire Dr Macoumba Diouf installe des lampadaires pour un coût de 4 millions FCFA

Ce mardi 3 juin 2025, le nouveau foirail de Thiawando, situé dans la commune de Latmingué (région de Kaolack), a officiellement lancé ses activités en présence des autorités locales, des éleveurs et des populations environnantes. Cette infrastructure moderne dédiée au commerce de bétail constitue une avancée majeure pour la filière de l’élevage dans la zone.

Le foirail de Thiawando est désormais doté d’équipements conformes aux normes sanitaires et commerciales : enclos sécurisés pour les animaux, points d’eau, zone de repos, bureau de gestion, et espace de pesée. Pour les éleveurs, c’est un véritable soulagement.

« Ce foirail va nous permettre de mieux valoriser nos bêtes et d’attirer des acheteurs venus d’ailleurs », se réjouissent plusieurs d’entre eux.

S’exprimant au nom du maire Dr Macoumba Diouf, l’adjoint au maire, Mamadou Thioun, a salué cette réalisation structurante :

« Le foirail de Thiawando va créer de l’emploi, renforcer la sécurité sanitaire et commerciale du bétail, et dynamiser le commerce local. C’est un outil de développement rural que nous devons tous préserver. »

Il a également souligné l’importance de cette infrastructure dans le processus de modernisation du secteur pastoral au Sénégal. Dans ce cadre, le maire Dr Macoumba Diouf a pris l’initiative d’installer des lampadaires au sein du foirail, pour un coût de 4 millions de francs CFA, afin d’améliorer la sécurité et le confort des usagers, notamment lors des foires tenues en fin de journée.

La cérémonie d’inauguration a été marquée par des discours officiels et des remerciements adressés à l’État du Sénégal, à travers le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, ainsi qu’au projet PROVAL-CV, qui a fortement contribué à la mise en œuvre de ce projet.

Avec cette nouvelle infrastructure, Thiawando ambitionne de devenir un pôle stratégique du commerce de bétail dans la région. Des foires hebdomadaires y seront organisées, accompagnées d’un système de traçabilité des animaux pour faciliter les échanges à l’échelle nationale.

Médina Baye : les eaux usées risquent de perturber la prière de la Tabaski

À Kaolack, dans la cité religieuse de Médina Baye, l’un des plus grands foyers spirituels du Sénégal, la célébration de la Tabaski, prévue le 7 juin 2025, risque d’être entachée par une vive indignation des fidèles. En cause : des eaux usées stagnantes, qui ont envahi une zone située à moins de 200 mètres de l’esplanade réservée à la prière, compromettant ainsi la bonne organisation de cet événement religieux majeur.

Les populations pointent du doigt un manque d’anticipation et une gestion déficiente des infrastructures d’assainissement.

« Ce n’est pas la première fois que nous tirons la sonnette d’alarme. À chaque hivernage, c’est le même scénario. Aujourd’hui, c’est la prière de la Tabaski qui en paie le prix », a déploré Cheikh Ibrahima Fall, un habitant de Médina Baye.

La Tabaski, fête du sacrifice, est un moment de ferveur et d’unité pour les musulmans. À Médina Baye, cette ferveur risque malheureusement d’être ternie par un fléau qui, selon beaucoup, aurait pu être évité.

Ousmane Sonko à Conakry : un plaidoyer fort contre la xénophobie et pour l’unité africaine

En visite officielle en Guinée, le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a tenu un discours ferme contre la xénophobie sur le continent africain. Aux côtés de son homologue guinéen, Amadou Oury Bah, il a dénoncé avec vigueur les discours de haine et les replis identitaires qui, selon lui, fragilisent l’unité du continent.

Lors d’une conférence conjointe organisée à Conakry, Ousmane Sonko a déclaré que « les idéologies xénophobes sont inacceptables et sont souvent entretenues par certains responsables politiques à des fins populistes ». Il a exhorté les dirigeants africains à privilégier le respect mutuel, la solidarité et la fraternité entre les peuples, qu’il considère comme des piliers fondamentaux du panafricanisme.

Le chef du gouvernement sénégalais a mis en garde contre la tentation de désigner des boucs émissaires étrangers pour masquer les défaillances internes. « Les véritables ennemis de nos peuples ne viennent pas d’ailleurs. Ce sont la corruption endémique, la mauvaise gestion de nos ressources et l’absence de vision économique à long terme », a-t-il martelé.

Dans la même veine, Sonko a plaidé pour la mise en œuvre de politiques publiques inclusives et le renforcement des mécanismes d’intégration régionale. Pour lui, seule une Afrique unie, coopérative et économiquement intégrée pourra faire face aux défis du développement, de la sécurité et de la souveraineté.

Avant cette prise de parole publique, Ousmane Sonko avait eu un entretien bilatéral avec le président de la transition guinéenne, Mamady Doumbouya. Les deux hommes ont abordé des dossiers sensibles, notamment la sécurité régionale dans le contexte sahélien, la lutte contre le terrorisme et la nécessité d’une coopération renforcée entre Dakar et Conakry.

Cette visite marque un nouveau jalon dans les relations entre la Guinée et le Sénégal, et confirme la volonté du Premier ministre sénégalais de porter un message panafricaniste fort au-delà des frontières de son pays.

Selon le site Kawtef, qui a rapporté ces faits, cette déclaration de Sonko à Conakry pourrait résonner dans d’autres capitales africaines, alors que les tensions identitaires refont surface dans certaines régions du continent.

Ousmane Sonko en Sierra Leone : une visite diplomatique stratégique pour renforcer les liens régionaux

Le Premier ministre du Sénégal, M. Ousmane Sonko, a entamé une visite officielle de 48 heures en Sierra Leone, marquée par une série de rencontres diplomatiques d’envergure visant à consolider les relations bilatérales entre Dakar et Freetown.

Reçu ce mardi matin à 10h30 au State House, siège de la présidence sierra-léonaise, le chef du gouvernement sénégalais a été accueilli avec tous les honneurs par son homologue sierra-léonais, avant un entretien en tête-à-tête avec le président Julius Maada Bio. Cette discussion privée d’une quinzaine de minutes a été suivie d’une réunion élargie aux deux délégations, dans une atmosphère de coopération mutuelle et d’ouverture.

Dans son allocution d’ouverture, M. Sonko a transmis les salutations fraternelles du président Bassirou Diomaye Faye, tout en saluant la chaleur de l’accueil qui lui a été réservé. Il a souligné la proximité géographique entre les deux pays, rappelant que « seulement 1 000 kilomètres par voie maritime » séparent Dakar de Freetown. Le Premier ministre a proposé la création d’un corridor Dakar-Freetown, une initiative qui pourrait considérablement intensifier les échanges commerciaux et logistiques entre les deux capitales ouest-africaines.

Mettant en avant la nouvelle orientation diplomatique du Sénégal, Ousmane Sonko a déclaré :

« Notre priorité est de renforcer nos liens avec nos voisins ouest-africains, avant de nous projeter sur le reste du continent. »

Cette déclaration s’inscrit dans une volonté affichée de recentrer la politique étrangère du Sénégal sur la coopération régionale, en misant sur des partenariats stratégiques et mutuellement bénéfiques.

De son côté, le président Julius Maada Bio a salué cette visite comme un jalon important dans le renforcement des relations bilatérales. « Nos échanges restent encore modestes, mais ils recèlent d’immenses potentialités que nous devons explorer ensemble », a-t-il affirmé.

La visite du Premier ministre sénégalais devrait déboucher sur la signature d’accords majeurs, notamment dans les domaines de l’énergie et des industries extractives, secteurs clés pour les deux économies. Cette orientation économique se manifestera concrètement ce mercredi, lors de la visite de M. Sonko sur le site de Marampa Mines, dans la ville de Lunsar, au nord du pays. Cette visite vise à explorer les possibilités de coopération autour des ressources naturelles, enjeu stratégique pour les États de la sous-région.

En privilégiant une diplomatie active, orientée vers la complémentarité économique régionale, Ousmane Sonko réaffirme le rôle du Sénégal comme acteur central dans la construction d’une Afrique de l’Ouest unie et prospère.

Macky Sall plaide pour une transition énergétique équitable lors de la Mission300 à Marrakech

Ce mardi matin, l’ancien président sénégalais Macky Sall a pris part à la session Mission300 organisée dans le cadre du Mo Ibrahim Governance Weekend, qui se tient actuellement à Marrakech. Devant un parterre de décideurs, d’experts en gouvernance et de partenaires au développement, il a livré un plaidoyer fort en faveur d’un accès universel à l’électricité en Afrique et d’une transition énergétique adaptée aux réalités du continent.

Macky Sall a rappelé l’urgence absolue de l’électrification du continent, soulignant que près de 600 millions d’Africains vivent encore sans accès à l’électricité. Une situation qu’il juge “inacceptable à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle”, estimant qu’aucun développement durable n’est possible sans énergie.

« L’Afrique ne peut pas être la dernière priorité dans la course mondiale à l’électrification. Il faut agir vite, massivement et avec équité », a martelé l’ancien président du Sénégal.

Insistant sur le principe de justice climatique, Macky Sall a souligné que la transition énergétique du continent ne saurait être calquée sur celle des pays industrialisés. Il a plaidé pour une approche pragmatique et équilibrée, fondée sur l’exploitation raisonnée de toutes les ressources disponibles, y compris le gaz naturel, que plusieurs pays africains produisent ou découvrent.

« Le gaz doit être considéré comme une énergie de transition. L’Afrique a le droit d’utiliser ses ressources pour développer son économie, tout en s’engageant vers un avenir plus vert », a-t-il affirmé.

Un message à la communauté internationale

Macky Sall a également interpellé les institutions financières internationales et les partenaires bilatéraux sur la nécessité de réformer les mécanismes de financement. Il a déploré la frilosité de certains bailleurs à soutenir des projets énergétiques gaziers en Afrique, sous prétexte de neutralité carbone.

« La neutralité carbone ne doit pas devenir un nouveau mur qui nous exclut du développement. Il faut que les critères de financement prennent en compte nos réalités spécifiques », a-t-il ajouté, appelant à un partenariat mondial renouvelé.

Cette intervention s’inscrit dans la continuité du rôle que Macky Sall a joué au cours de sa présidence, notamment lors de son mandat à la tête de l’Union africaine en 2022. Il avait alors porté la voix de l’Afrique sur la scène internationale, plaidant pour une transition énergétique inclusive, sans stigmatisation des ressources africaines.

En participant au Mo Ibrahim Governance Weekend, Macky Sall confirme son engagement continu pour une gouvernance responsable et un développement durable centré sur les besoins des populations africaines.

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