Le ministère de l’Industrie et du Commerce a officiellement annoncé, ce lundi 12 janvier 2026, une baisse significative du prix du riz brisé ordinaire, l’un des produits alimentaires les plus consommés au Sénégal. Désormais, le kilogramme est fixé à 300 francs CFA dans la région de Dakar, contre 350 francs CFA auparavant. Cette mesure, entrée en vigueur depuis le 6 janvier dernier, s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer la protection du pouvoir d’achat des ménages.
Selon le communiqué du ministère, cette réduction concerne prioritairement la région de Dakar, principal pôle de consommation du pays. Pour les autres régions, le prix du riz brisé ordinaire sera ajusté en tenant compte d’un différentiel de transport. Ce mécanisme vise à intégrer les coûts logistiques spécifiques à chaque zone du territoire. Les conseils régionaux de la consommation auront la charge de définir ces ajustements afin d’assurer une application équitable et réaliste de la nouvelle grille tarifaire.
Les autorités ont tenu à rappeler avec fermeté l’obligation, pour l’ensemble des acteurs de la chaîne de distribution — importateurs, grossistes et détaillants — de respecter scrupuleusement ce nouveau prix homologué. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Gueye Diop, a souligné que des opérations de contrôle renforcées seront menées sur les marchés afin de garantir l’effectivité de la mesure. Tout contrevenant s’exposera à des sanctions prévues par la réglementation en vigueur, a-t-il averti, insistant sur la tolérance zéro face aux pratiques spéculatives.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par une forte sensibilité des populations aux variations des prix des denrées de première nécessité. Le riz brisé ordinaire occupant une place centrale dans l’alimentation quotidienne des ménages, sa baisse est perçue comme un signal fort de l’engagement de l’État à atténuer les effets du coût de la vie.