Le ministre de l’Énergie, Biram Souleye Diop, a publiquement exhorté le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, à renforcer ses relations avec le parti qui l’a porté au pouvoir. Dans une déclaration remarquée, il a insisté sur la ضرورة pour le chef de l’État de maintenir une proximité politique et organique avec le Pastef, soulignant que son accession à la magistrature suprême est indissociable de la mobilisation et de l’engagement des militants.
Selon Biram Souleye Diop, l’exercice du pouvoir ne doit en aucun cas entraîner une prise de distance avec la formation politique d’origine. Il a rappelé que le projet de transformation nationale défendu par le président repose fondamentalement sur les orientations du parti, et que toute rupture ou affaiblissement du lien pourrait nuire à la cohérence de l’action publique. À ses yeux, il existe une forme de « dette politique » que le chef de l’État doit assumer vis-à-vis de la base militante.
Le ministre a toutefois reconnu que Bassirou Diomaye Faye avait quitté ses fonctions de secrétaire général du Pastef après son élection, invoquant un souci de neutralité républicaine. Mais il a tenu à préciser qu’un consensus interne avait été trouvé pour lui permettre de continuer à jouer un rôle au sein du parti en tant que président d’honneur. Dans cette logique, il estime que le président doit répondre aux sollicitations du parti et prendre part à ses activités lorsque cela lui est demandé.
Biram Souleye Diop a également déploré le fait que, depuis son accession au pouvoir, le chef de l’État n’ait participé qu’à une seule réunion du Pastef. Pour lui, cette faible implication pose question et mérite d’être corrigée. Il a ainsi suggéré au président d’aménager son agenda afin d’intégrer davantage les activités du parti, considérant que la solidité du lien entre l’exécutif et la formation politique est un facteur clé d’efficacité dans la conduite des affaires de l’État.