Bassirou Diomaye Faye en Allemagne pour renforcer le partenariat économique et accélérer la Vision Sénégal 2050

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce dimanche pour une visite officielle en République fédérale d’Allemagne prévue du 21 au 23 juin 2026. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations diplomatiques, économiques et stratégiques entre le Sénégal et l’Allemagne, l’un des principaux partenaires européens du pays.

Au cours de son séjour, le chef de l’État sénégalais doit prendre part à plusieurs rencontres de haut niveau avec des responsables politiques, des acteurs économiques ainsi que des investisseurs allemands. Cette visite vise notamment à consolider la coopération bilatérale dans des secteurs jugés prioritaires pour le développement du Sénégal.

Les échanges porteront principalement sur les investissements, la transition énergétique, l’industrialisation, les infrastructures, la formation professionnelle ainsi que le transfert de technologies. Les autorités sénégalaises entendent également promouvoir les opportunités économiques qu’offre le pays dans le cadre de sa nouvelle stratégie de développement.

Cette mission présidentielle intervient dans un contexte où le Sénégal cherche à diversifier ses partenariats économiques et à attirer davantage d’investissements étrangers pour soutenir sa transformation structurelle. L’Allemagne, reconnue pour son expertise industrielle et technologique, constitue un partenaire stratégique dans cette dynamique.

À travers cette visite officielle, Bassirou Diomaye Faye entend mobiliser de nouveaux leviers de croissance et renforcer les bases d’une coopération mutuellement bénéfique entre les deux pays. Cette démarche s’inscrit dans la mise en œuvre de la Vision Sénégal 2050, qui ambitionne de bâtir une économie souveraine, compétitive et inclusive.

Accra : Diomaye Faye plaide pour une justice réparatrice fondée sur la vérité et la dignité des peuples africains

À Accra, au Ghana, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a pris part à la Conférence consultative de haut niveau consacrée aux prochaines étapes de la mise en œuvre de la résolution 80/250 des Nations Unies relative à la traite transatlantique des esclaves. Cette rencontre internationale a réuni plusieurs chefs d’État et de gouvernement, des ministres, des experts juridiques, des universitaires ainsi que des représentants d’organisations régionales et internationales autour de la question de la justice réparatrice et de la reconnaissance des conséquences durables de l’esclavage.

Dans son intervention, le chef de l’État sénégalais a salué l’adoption de cette résolution qu’il a qualifiée d’avancée majeure pour la conscience universelle. Selon lui, cette décision marque une étape importante dans la reconnaissance d’une tragédie historique dont les effets continuent d’influencer les trajectoires économiques, sociales et culturelles de nombreux peuples, en particulier en Afrique et au sein de sa diaspora.

Bassirou Diomaye Faye a toutefois insisté sur la nécessité de dépasser le cadre symbolique de cette résolution. Il a estimé que ce texte devait désormais ouvrir une nouvelle phase fondée sur la recherche de la vérité historique, le devoir de mémoire, la justice et la responsabilité partagée. Pour le président sénégalais, la communauté internationale est appelée à traduire les principes contenus dans la résolution en actions concrètes capables de contribuer à la réparation des préjudices hérités de la traite transatlantique des esclaves.

Devant les participants, il a défendu le concept de justice réparatrice, qu’il considère comme une exigence morale et historique. Le chef de l’État a souligné que cette démarche ne vise ni la confrontation ni la désignation de coupables, mais la construction d’un ordre international plus juste, plus équilibré et plus respectueux de la dignité humaine. Il a rappelé que la reconnaissance du passé constitue un préalable essentiel à la réconciliation durable entre les peuples.

Le président de la République a également réaffirmé l’engagement du Sénégal à participer pleinement aux initiatives internationales portant sur la mémoire de l’esclavage et les mécanismes de réparation. Fidèle à sa tradition diplomatique fondée sur « l’enracinement dans l’ouverture », le Sénégal entend contribuer activement à cette dynamique collective aux côtés des pays africains, des communautés de la diaspora et de l’ensemble des partenaires mobilisés pour promouvoir la reconnaissance, la réconciliation et la dignité.

Cette conférence d’Accra s’inscrit dans un contexte de mobilisation croissante de plusieurs États africains et organisations internationales en faveur d’une réflexion approfondie sur les conséquences historiques de la traite transatlantique des esclaves. Les travaux devraient permettre d’identifier des pistes concrètes pour accompagner la mise en œuvre de la résolution des Nations Unies et renforcer la coopération internationale autour des questions de mémoire, de justice et de réparation.

Accra accueille une conférence de haut niveau sur la mémoire de l’esclavage : le président sénégalais participe aux discussions

Le président de la République a quitté Dakar ce mercredi pour Accra, au Ghana, où il prend part à la Conférence consultative de haut niveau consacrée aux prochaines étapes devant conduire à l’adoption d’une résolution des Nations unies sur le commerce des esclaves africains.

Organisée dans la capitale ghanéenne, cette rencontre réunit plusieurs chefs d’État et de gouvernement, ainsi que des ministres, des experts en droit international, des universitaires et des représentants d’organisations régionales et internationales. Les participants sont appelés à réfléchir aux mécanismes permettant de renforcer la reconnaissance internationale des conséquences historiques de la traite négrière transatlantique et de promouvoir une approche concertée en matière de justice réparatrice.

Cette conférence s’inscrit dans une dynamique portée par plusieurs pays africains visant à faire reconnaître, au sein des instances internationales, l’ampleur des préjudices causés par le commerce des esclaves africains et leurs répercussions durables sur les sociétés du continent et de la diaspora.

Les travaux d’Accra devraient permettre de définir une feuille de route en vue de l’adoption d’une résolution par l’Assemblée générale des Nations unies. Les échanges porteront notamment sur les questions liées à la mémoire collective, à la préservation du patrimoine historique, à la reconnaissance des injustices passées ainsi qu’aux formes de réparation susceptibles d’être envisagées.

À travers sa participation, le Sénégal réaffirme son engagement en faveur des initiatives destinées à préserver la mémoire de l’esclavage et à promouvoir une meilleure prise en compte de cette page majeure de l’histoire africaine dans les débats internationaux. La présence du chef de l’État à cette rencontre traduit également la volonté des autorités sénégalaises de contribuer aux efforts diplomatiques visant à faire avancer les discussions sur la reconnaissance et la réparation des conséquences de la traite négrière.

Conseil présidentiel sénégalo-gambien : Diomaye Faye et Adama Barrow renforcent leur partenariat stratégique

En visite de travail à Dakar du 11 au 12 juin 2026, le président gambien Adama Barrow a participé, aux côtés de son homologue sénégalais Bassirou Diomaye Faye, à la quatrième session du Conseil présidentiel sénégalo-gambien. Cette rencontre de haut niveau a permis aux deux chefs d’État de réaffirmer leur engagement commun en faveur du renforcement de la coopération bilatérale et de l’intégration régionale.

Organisée dans un contexte marqué par de nombreux défis économiques et sécuritaires en Afrique de l’Ouest, la session a été l’occasion pour les deux dirigeants de passer en revue l’état des relations entre leurs pays. Les présidents ont salué l’excellence des liens historiques qui unissent le Sénégal et la Gambie, des relations fondées sur la fraternité, la confiance mutuelle, la solidarité et une volonté partagée de construire un espace régional plus intégré.

Selon le communiqué publié à l’issue des travaux, les discussions ont porté sur plusieurs secteurs stratégiques. Les deux délégations se sont notamment félicitées des progrès enregistrés dans les domaines des infrastructures, de l’énergie, des transports et de la sécurité. Les échanges ont également permis d’évaluer l’avancement de plusieurs projets communs destinés à renforcer la connectivité entre les deux pays et à faciliter davantage la circulation des personnes et des marchandises.

Les chefs d’État ont insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des projets structurants considérés comme essentiels pour stimuler les échanges commerciaux, favoriser les investissements et améliorer les conditions de vie des populations des deux côtés de la frontière. Cette volonté traduit l’ambition commune de faire du corridor sénégalo-gambien un levier majeur de développement économique et d’intégration sous-régionale.

La question sécuritaire a également occupé une place importante lors des discussions. Face à la montée de la criminalité transfrontalière, du trafic illicite et des menaces qui pèsent sur la stabilité régionale, Bassirou Diomaye Faye et Adama Barrow ont convenu de renforcer davantage la coopération entre les forces de défense et de sécurité des deux pays. Ils ont souligné l’importance d’une coordination étroite afin de préserver la paix et la sécurité dans l’espace sénégalo-gambien.

À l’issue de la session, les deux présidents ont adopté l’ensemble des recommandations formulées par les experts et les ministres ayant préparé les travaux. Ils ont également donné des instructions à leurs administrations respectives pour assurer une mise en œuvre diligente des décisions prises.

En clôturant les travaux, les deux dirigeants ont réaffirmé leur détermination à consolider le partenariat stratégique entre le Sénégal et la Gambie. Ils ont souligné que cette coopération renforcée constitue un facteur essentiel pour le développement de leurs peuples respectifs et pour la promotion de l’intégration africaine, dans un contexte où les défis régionaux exigent des réponses concertées et solidaires.

Sudatel réaffirme son engagement au Sénégal et veut accompagner le New Deal technologique

Le président de la République a accordé, ce jeudi matin au Palais de la République, une audience à une importante délégation du groupe Sudatel conduite par son président, Magdi Taha. Cette rencontre a été l’occasion pour le groupe de télécommunications de réaffirmer sa confiance dans les perspectives économiques du Sénégal ainsi que sa volonté de renforcer ses investissements dans le pays.

Présent au Sénégal à travers l’opérateur Expresso, Sudatel a exprimé son ambition de participer activement à la transformation numérique engagée par les autorités sénégalaises. Au cours des échanges, la directrice générale d’Expresso Sénégal, Kane Fatou Sow, a transmis au chef de l’État le message du président du groupe, mettant en avant l’intérêt stratégique que représente le marché sénégalais pour les investisseurs du secteur des technologies de l’information et de la communication.

Selon les informations communiquées à l’issue de l’audience, Sudatel entend accompagner la mise en œuvre du New Deal technologique, l’un des piliers de la stratégie nationale de transformation numérique. Cette initiative gouvernementale vise notamment à accélérer la digitalisation des services publics, à renforcer l’inclusion numérique, à développer les infrastructures technologiques et à favoriser l’émergence d’une économie fondée sur l’innovation.

La rencontre a également permis d’évoquer les opportunités de collaboration entre l’État et le secteur privé dans le domaine des télécommunications. Les responsables du groupe ont réitéré leur disponibilité à contribuer aux efforts visant à améliorer la connectivité, à développer de nouveaux services numériques et à soutenir les ambitions du Sénégal en matière de souveraineté technologique.

Cette audience intervient dans un contexte où le Sénégal cherche à attirer davantage d’investissements dans les secteurs stratégiques, notamment le numérique, considéré comme un levier essentiel de croissance économique, de création d’emplois et de modernisation de l’administration. Elle témoigne également de l’intérêt croissant des acteurs internationaux pour les réformes engagées par les autorités sénégalaises dans le cadre de leur agenda de transformation.

Sénégal-Mauritanie : Diomaye Faye reçoit un émissaire de Mohamed Ould Ghazouani pour consolider l’axe Dakar-Nouakchott

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accordé ce mercredi une audience au ministre mauritanien des Affaires étrangères et de la Coopération africaine, Mohamed Salem Ould Merzoug, envoyé spécial du Président de la République islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Porteur d’un message personnel du chef de l’État mauritanien, l’émissaire a été reçu dans un contexte marqué par l’excellence des relations entre Dakar et Nouakchott, deux capitales liées par une longue tradition de coopération politique, économique et sécuritaire.

Cette rencontre a été l’occasion pour les deux parties de réaffirmer leur volonté commune de renforcer davantage les liens d’amitié et de fraternité qui unissent le Sénégal et la Mauritanie. Les échanges ont notamment porté sur les perspectives de consolidation du partenariat stratégique entre les deux pays, dans un environnement régional où les défis sécuritaires, énergétiques et économiques nécessitent une coordination accrue.

Au-delà des relations diplomatiques, les autorités sénégalaises et mauritaniennes entendent poursuivre le développement de projets communs fondés sur des intérêts convergents. Les deux États partagent en effet des enjeux majeurs liés à l’exploitation des ressources énergétiques, au commerce transfrontalier, à la gestion des flux migratoires ainsi qu’à la préservation de la stabilité dans la sous-région ouest-africaine.

L’audience a également permis de mettre en avant la solidité des relations historiques entre les deux peuples, unis par des liens culturels, sociaux et économiques anciens. Cette proximité constitue un socle important sur lequel les dirigeants des deux pays souhaitent bâtir une coopération encore plus dynamique et bénéfique pour leurs populations respectives.

À travers cette visite, Dakar et Nouakchott affichent ainsi leur détermination à approfondir un partenariat stratégique appelé à jouer un rôle croissant dans le développement et la stabilité de la région.

Visite officielle de Romuald Wadagni à Dakar : le Sénégal et le Bénin renforcent leur partenariat stratégique

Dakar a accueilli ce matin une visite d’amitié et de travail de haut niveau avec l’arrivée du Président de la République du Bénin, Romuald Wadagni, venu échanger avec son homologue sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, sur les principaux enjeux de coopération entre les deux pays ainsi que sur les défis qui concernent l’ensemble de la sous-région ouest-africaine.

L’avion présidentiel béninois a atterri dans la matinée à l’aéroport militaire Léopold Sédar Senghor de Dakar. À son arrivée, le chef de l’État béninois a été accueilli avec les honneurs protocolaires par le Président Bassirou Diomaye Faye, dans une atmosphère marquée par la cordialité et la volonté de consolider les liens historiques qui unissent le Sénégal et le Bénin.

Les deux dirigeants se sont ensuite retrouvés pour un entretien en tête-à-tête au salon d’honneur de l’aéroport. Cette première rencontre a permis d’aborder plusieurs questions d’intérêt commun, notamment le développement des relations bilatérales, le renforcement des échanges économiques et financiers, ainsi que les perspectives de coopération dans des secteurs stratégiques. Les discussions ont également porté sur la situation sécuritaire et politique dans la sous-région, dans un contexte où les États ouest-africains sont confrontés à des défis croissants liés à la stabilité, à la sécurité et à l’intégration régionale.

Les échanges se sont poursuivis au Palais de la République où les deux délégations ont approfondi les sujets inscrits à l’ordre du jour. Au cœur des discussions figurait la nécessité d’intensifier les partenariats économiques entre Dakar et Cotonou, deux capitales qui entendent jouer un rôle moteur dans la promotion du commerce intra-africain et dans la mise en œuvre des ambitions d’intégration économique du continent.

Cette rencontre a également permis aux deux chefs d’État de réaffirmer leur engagement en faveur d’une coopération sous-régionale plus dynamique et davantage tournée vers les opportunités de croissance, d’investissement et de développement durable. Les dirigeants ont exprimé leur volonté commune de renforcer l’axe Dakar-Cotonou à travers des initiatives concrètes susceptibles de favoriser les échanges commerciaux, la mobilité des acteurs économiques et le partage d’expériences dans les domaines de la gouvernance économique et des réformes publiques.

Au-delà des questions bilatérales, cette visite témoigne de la volonté du Sénégal et du Bénin de maintenir un dialogue politique étroit sur les grandes problématiques régionales. Dans un environnement marqué par de profondes mutations géopolitiques et économiques, les deux pays entendent poursuivre leur collaboration afin de contribuer à la stabilité, à la prospérité et à l’intégration de l’espace ouest-africain.

Visite de travail en Gambie : Bassirou Diomaye Faye accueilli par Adama Barrow à Banjul

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, est arrivé ce samedi à Banjul dans le cadre d’une visite de travail en République de Gambie, marquant une nouvelle étape dans le renforcement des relations de coopération entre les deux pays voisins.

À sa descente d’avion à l’aéroport international de Banjul, le chef de l’État sénégalais a été accueilli avec les honneurs par son homologue gambien, Adama Barrow. La cérémonie d’accueil s’est déroulée dans une ambiance chaleureuse et fraternelle, illustrant la solidité des liens historiques, culturels et géographiques qui unissent le Sénégal et la Gambie.

Cette visite s’inscrit dans la dynamique de concertation régulière entre Dakar et Banjul sur les grandes questions d’intérêt commun. Les deux dirigeants devraient profiter de cette rencontre pour échanger sur plusieurs dossiers stratégiques liés notamment à l’intégration sous-régionale, à la sécurité transfrontalière, au développement économique ainsi qu’au renforcement des infrastructures favorisant la mobilité et les échanges entre les populations des deux pays.

Le Sénégal et la Gambie entretiennent des relations privilégiées fondées sur une histoire commune et une coopération étroite dans divers domaines. Au fil des années, les autorités des deux États ont multiplié les initiatives visant à consolider ce partenariat, notamment dans les secteurs du commerce, de l’énergie, des transports et de la sécurité.

La présence de Bassirou Diomaye Faye à Banjul témoigne de la volonté des deux chefs d’État de poursuivre le dialogue politique et de promouvoir une coopération toujours plus étroite au bénéfice des peuples sénégalais et gambien. Cette visite devrait également permettre d’examiner les perspectives de nouveaux projets communs destinés à renforcer davantage l’axe Dakar-Banjul, considéré comme un pilier essentiel de l’intégration en Afrique de l’Ouest.

Libération des supporters sénégalais : Diomaye Faye remercie Mohammed VI et salue la fraternité entre Dakar et Rabat

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a réagi à la décision du Mohammed VI d’accorder une Grâce Royale aux supporters sénégalais condamnés au Maroc à la suite d’incidents survenus durant la Coupe d’Afrique des Nations 2025-2026.

Dans un message publié sur sa page Facebook, le chef de l’État sénégalais a annoncé la libération prochaine des compatriotes détenus au Maroc grâce à cette décision royale prise à l’occasion de l’Aïd el-Kébir.

« Nos compatriotes retenus au Maroc à la suite des incidents survenus en marge de la Coupe d’Afrique des Nations sont libres. Ils retrouveront bientôt les leurs, par la Grâce Royale que Sa Majesté le Roi Mohammed VI a bien voulu leur accorder à l’occasion de l’Aïd el-Kébir », a déclaré Bassirou Diomaye Faye.

Le président sénégalais a ensuite adressé ses remerciements au souverain marocain, saluant un geste marqué par « la clémence et l’humanité ».

« J’adresse à Sa Majesté mes remerciements les plus sincères pour cette décision empreinte de clémence et d’humanité. Le Sénégal et le Maroc cultivent une fraternité ancienne, que ce geste, une fois encore, vient honorer », a ajouté le chef de l’État, avant de souhaiter un « Aïd Moubarak » au Roi Mohammed VI ainsi qu’au peuple marocain.

Pour rappel, 18 supporters sénégalais avaient été arrêtés puis jugés par la justice marocaine après des incidents liés à des troubles à l’ordre public, des jets de projectiles et des dégradations d’équipements dans une enceinte sportive durant la compétition.

Les peines prononcées allaient de trois mois à un an de prison ferme : trois supporters avaient écopé de trois mois de détention, six autres de six mois, tandis que neuf avaient été condamnés à un an de prison. Ces condamnations avaient été confirmées en appel malgré les contestations formulées par la défense.

La Grâce Royale accordée par le Roi Mohammed VI est perçue comme un geste diplomatique fort, illustrant une nouvelle fois les relations historiques de coopération, d’amitié et de fraternité entre le Sénégal et le Maroc.

Grâce royale : Mohammed VI libère 15 supporters sénégalais détenus au Maroc

Mohammed VI a accordé une Grâce Royale à quinze supporters sénégalais détenus au Maroc, à la suite d’infractions commises durant la Coupe d’Afrique des Nations 2025-2026.

L’annonce a été faite à travers un communiqué officiel des autorités marocaines, précisant que cette décision du souverain intervient « pour des considérations humaines » à l’occasion de l’Aïd Al Adha.

Selon le communiqué, cette mesure exceptionnelle s’inscrit également dans le cadre des relations historiques et fraternelles entre le Sénégal et le Maroc. Les autorités marocaines ont rappelé que les deux pays entretiennent depuis plusieurs décennies des liens étroits de coopération, d’amitié et de solidarité.

Le document souligne que cette Grâce Royale traduit les valeurs de « clémence, bienveillance, générosité et esprit de tolérance » qui caractérisent le Royaume du Maroc. À travers ce geste, le Roi Mohammed VI réaffirme aussi sa volonté de consolider davantage les relations entre Rabat et Dakar.

Les quinze supporters sénégalais avaient été condamnés à la suite d’incidents survenus pendant les compétitions de la CAN organisées au Maroc entre le 21 décembre 2025 et le 18 janvier 2026. Aucune précision supplémentaire n’a été donnée sur la nature exacte des infractions commises.

Cette décision royale est largement perçue comme un geste diplomatique fort et un symbole de fraternité entre les peuples sénégalais et marocain, particulièrement à un moment marqué par les célébrations religieuses et les valeurs de pardon et de solidarité.

Sommet Africa Forward : Bassirou Diomaye Faye plaide pour une économie bleue durable face à la pêche illicite et à la surpêche

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a placé les enjeux de l’économie bleue et de la justice climatique au cœur de son intervention lors du Sommet Africa Forward. Le chef de l’État sénégalais a co-présidé, aux côtés du Premier ministre de Maurice, une table ronde de haut niveau consacrée aux défis et opportunités liés à l’exploitation durable des ressources marines et fluviales en Afrique.

Devant plusieurs dirigeants africains, experts internationaux et partenaires économiques, Bassirou Diomaye Faye a rappelé ce qu’il considère comme une profonde injustice climatique : l’Afrique demeure le continent qui pollue le moins, mais elle reste l’une des régions du monde les plus exposées aux conséquences du dérèglement climatique.

Dans son discours, le président sénégalais a insisté sur la nécessité de concilier protection de l’environnement et développement économique. Selon lui, les populations africaines ne doivent pas être contraintes de choisir entre la préservation des écosystèmes et leur droit légitime au progrès social et à la prospérité.

Le chef de l’État a présenté la vision sénégalaise de l’économie bleue comme un modèle articulé autour de trois dimensions complémentaires : la protection des ressources naturelles, la création de richesses et le partage équitable des revenus issus de l’exploitation des ressources marines et fluviales.

Face à la dégradation des écosystèmes marins, à la pression croissante sur les ressources halieutiques et aux effets du changement climatique, Bassirou Diomaye Faye a notamment alerté sur les dangers de la surpêche et de la pêche illicite qui fragilisent de nombreuses communautés côtières au Sénégal et dans plusieurs pays africains.

Selon lui, ces phénomènes menacent directement les moyens de subsistance de milliers de pêcheurs artisanaux, tout en accentuant la pauvreté et la vulnérabilité économique dans les zones littorales.

Pour répondre à ces défis, le président sénégalais a mis en avant plusieurs réformes structurelles engagées par les autorités. Il a cité la modernisation du secteur de la pêche, le développement de l’aquaculture ainsi que la promotion de nouvelles politiques destinées à mieux préserver les ressources halieutiques.

Bassirou Diomaye Faye a également évoqué les réformes foncières et la structuration de coopératives agricoles destinées à améliorer les conditions de production et la résilience des communautés rurales face aux changements climatiques.

Le chef de l’État a insisté sur l’importance des dispositifs modernes de conservation post-récolte afin de réduire les pertes économiques dans les filières agricoles et halieutiques. Il a aussi mis en avant le développement du tourisme vert comme levier de croissance durable et de valorisation des écosystèmes naturels.

Selon le président sénégalais, l’ensemble de ces politiques vise à créer des emplois durables, générer des revenus pour les populations et renforcer la souveraineté économique du pays tout en préservant les équilibres environnementaux.

Dans la dernière partie de son intervention, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé la ligne diplomatique que le Sénégal cherche désormais à défendre sur les questions climatiques et de développement : faire de la protection de la planète et de la transformation économique de l’Afrique deux objectifs complémentaires et non opposés.

Pour le chef de l’État, le développement du continent africain ne peut être sacrifié au nom des impératifs environnementaux mondiaux, tout comme la croissance économique ne peut plus se construire au détriment des ressources naturelles et des générations futures.

Bassirou Diomaye Faye échange avec le patron de CMA CGM sur les ambitions portuaires du Sénégal

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a accordé une audience ce matin à Nairobi à Rodolphe Saadé, président-directeur général du groupe CMA CGM, l’un des leaders mondiaux du transport maritime et de la logistique.

Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans un contexte où le Sénégal ambitionne de renforcer sa position stratégique dans le commerce maritime en Afrique de l’Ouest. Les discussions ont principalement porté sur les perspectives de développement de l’activité portuaire sénégalaise ainsi que sur les importantes opportunités économiques liées à la future mise en service du port de Ndayane.

Avec une flotte estimée à près de 700 porte-conteneurs et une présence opérationnelle dans plus de 170 pays à travers le monde, le groupe CMA CGM occupe une place centrale dans le transport maritime international. Son intérêt renouvelé pour le Sénégal traduit l’attractivité croissante du pays dans le secteur des infrastructures logistiques et portuaires.

Au cours des échanges, les deux parties ont mis en avant le rôle stratégique que pourrait jouer le port de Ndayane dans la transformation économique du Sénégal et de la sous-région. Ce projet d’envergure, associé au développement d’une zone économique spéciale, est présenté comme un levier majeur de compétitivité destiné à renforcer les capacités logistiques nationales et à fluidifier les échanges commerciaux sur la façade atlantique.

Les autorités sénégalaises misent particulièrement sur cette infrastructure pour repositionner durablement le pays comme un hub logistique régional capable d’attirer davantage d’investissements internationaux. Le projet devrait également contribuer à la création d’emplois, à l’augmentation des recettes économiques et au développement de nouvelles chaînes de valeur autour des activités portuaires, industrielles et commerciales.

Lors de cette audience, CMA CGM a réaffirmé sa volonté d’accompagner le Sénégal dans cette nouvelle dynamique de développement. Le groupe français a exprimé son intérêt pour les perspectives offertes par les grands projets portuaires et logistiques engagés par l’État sénégalais, dans un contexte marqué par la montée des échanges commerciaux en Afrique et la nécessité pour les pays côtiers de moderniser leurs infrastructures maritimes.

Africa Forward : Diomaye Faye à Nairobi pour porter la voix d’une Afrique souveraine et ambitieuse

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce dimanche à destination de Nairobi, au Kenya, où il prendra part jusqu’au 13 mai au sommet Africa Forward, nouvelle formule du dialogue entre l’Afrique et la France. Cette rencontre de haut niveau, qui succède à l’ancien sommet France-Afrique, ambitionne de redéfinir les relations entre les deux espaces autour d’un partenariat davantage tourné vers l’investissement, l’innovation et les priorités stratégiques du continent africain.

Selon la Présidence sénégalaise, le chef de l’État sénégalais entend profiter de cette tribune internationale pour défendre « la voix d’une Afrique exigeante », notamment sur les questions liées au financement du développement, à la paix, à la souveraineté économique et aux choix politiques des États africains. Cette participation s’inscrit dans la volonté affichée par Dakar de promouvoir une coopération fondée sur des intérêts mutuels, le respect des souverainetés et une meilleure prise en compte des priorités africaines dans les grandes décisions internationales.

Organisé conjointement par le Kenya et la France, le sommet se tient lundi et mardi dans la capitale kényane autour du thème : « Africa Forward : des partenariats entre l’Afrique et la France pour l’innovation et la croissance ». L’événement réunira plusieurs chefs d’État africains, des responsables d’institutions financières internationales, des représentants du secteur privé, des organisations de jeunesse, des acteurs culturels ainsi que des membres des diasporas africaines.

Le président français, Emmanuel Macron, et son homologue kényan, William Ruto, figurent parmi les principales personnalités attendues à cette rencontre qui veut marquer une nouvelle étape dans les relations entre la France et le continent africain. Selon l’Élysée, l’objectif est d’accélérer les investissements croisés et de construire des solutions concrètes dans des secteurs jugés stratégiques tels que la santé, le numérique, la souveraineté alimentaire, l’énergie, la connectivité et les infrastructures.

La première journée sera principalement consacrée au forum économique « Inspire and Connect », un espace dédié aux partenariats économiques franco-africains et aux initiatives portées par les entreprises africaines et françaises. Plusieurs panels et rencontres porteront également sur la jeunesse, le sport, l’entrepreneuriat ainsi que les industries culturelles et créatives, considérées comme des leviers importants de croissance et d’emploi sur le continent.

Le sommet proprement dit se tiendra le 12 mai avec des discussions axées sur les grands défis économiques et géopolitiques du moment. Les participants aborderont notamment la réforme de l’architecture financière internationale, la transition énergétique, l’industrialisation verte, l’économie bleue, l’intelligence artificielle, l’agriculture durable et les systèmes de santé.

Les enjeux liés à l’emploi et à la formation des jeunes occuperont également une place importante dans les échanges, de même que les questions de compétitivité économique, de stabilité régionale et de sécurité. Les discussions devraient aussi mettre l’accent sur le soutien aux médiations africaines et aux initiatives de l’Union africaine en matière de prévention et de résolution des conflits.

Certaines conclusions attendues à l’issue de cette rencontre pourraient servir de base de réflexion pour le prochain sommet du G7, prévu du 15 au 17 juin à Évian, en France. Ce rendez-vous international est perçu comme une étape importante dans la redéfinition des rapports entre l’Afrique et ses partenaires internationaux, dans un contexte marqué par les défis économiques mondiaux, les tensions géopolitiques et les nouvelles ambitions de souveraineté portées par plusieurs États africains.

Le sommet Africa Forward prendra fin mardi soir avec un grand concert réunissant plusieurs figures de la musique africaine et des diasporas, dans une volonté de mettre également en avant le rôle de la culture comme vecteur de rapprochement et d’influence entre les peuples.

Africa Forward : Diomaye Faye à Nairobi pour porter la voix d’une Afrique souveraine et ambitieuse

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce dimanche à destination de Nairobi, au Kenya, où il prendra part jusqu’au 13 mai au sommet Africa Forward, nouvelle formule du dialogue entre l’Afrique et la France. Cette rencontre de haut niveau, qui succède à l’ancien sommet France-Afrique, ambitionne de redéfinir les relations entre les deux espaces autour d’un partenariat davantage tourné vers l’investissement, l’innovation et les priorités stratégiques du continent africain.

Selon la Présidence sénégalaise, le chef de l’État sénégalais entend profiter de cette tribune internationale pour défendre « la voix d’une Afrique exigeante », notamment sur les questions liées au financement du développement, à la paix, à la souveraineté économique et aux choix politiques des États africains. Cette participation s’inscrit dans la volonté affichée par Dakar de promouvoir une coopération fondée sur des intérêts mutuels, le respect des souverainetés et une meilleure prise en compte des priorités africaines dans les grandes décisions internationales.

Organisé conjointement par le Kenya et la France, le sommet se tient lundi et mardi dans la capitale kényane autour du thème : « Africa Forward : des partenariats entre l’Afrique et la France pour l’innovation et la croissance ». L’événement réunira plusieurs chefs d’État africains, des responsables d’institutions financières internationales, des représentants du secteur privé, des organisations de jeunesse, des acteurs culturels ainsi que des membres des diasporas africaines.

Le président français, Emmanuel Macron, et son homologue kényan, William Ruto, figurent parmi les principales personnalités attendues à cette rencontre qui veut marquer une nouvelle étape dans les relations entre la France et le continent africain. Selon l’Élysée, l’objectif est d’accélérer les investissements croisés et de construire des solutions concrètes dans des secteurs jugés stratégiques tels que la santé, le numérique, la souveraineté alimentaire, l’énergie, la connectivité et les infrastructures.

La première journée sera principalement consacrée au forum économique « Inspire and Connect », un espace dédié aux partenariats économiques franco-africains et aux initiatives portées par les entreprises africaines et françaises. Plusieurs panels et rencontres porteront également sur la jeunesse, le sport, l’entrepreneuriat ainsi que les industries culturelles et créatives, considérées comme des leviers importants de croissance et d’emploi sur le continent.

Le sommet proprement dit se tiendra le 12 mai avec des discussions axées sur les grands défis économiques et géopolitiques du moment. Les participants aborderont notamment la réforme de l’architecture financière internationale, la transition énergétique, l’industrialisation verte, l’économie bleue, l’intelligence artificielle, l’agriculture durable et les systèmes de santé.

Les enjeux liés à l’emploi et à la formation des jeunes occuperont également une place importante dans les échanges, de même que les questions de compétitivité économique, de stabilité régionale et de sécurité. Les discussions devraient aussi mettre l’accent sur le soutien aux médiations africaines et aux initiatives de l’Union africaine en matière de prévention et de résolution des conflits.

Certaines conclusions attendues à l’issue de cette rencontre pourraient servir de base de réflexion pour le prochain sommet du G7, prévu du 15 au 17 juin à Évian, en France. Ce rendez-vous international est perçu comme une étape importante dans la redéfinition des rapports entre l’Afrique et ses partenaires internationaux, dans un contexte marqué par les défis économiques mondiaux, les tensions géopolitiques et les nouvelles ambitions de souveraineté portées par plusieurs États africains.

Le sommet Africa Forward prendra fin mardi soir avec un grand concert réunissant plusieurs figures de la musique africaine et des diasporas, dans une volonté de mettre également en avant le rôle de la culture comme vecteur de rapprochement et d’influence entre les peuples.

Audience entre le Président Bassirou Diomaye Faye et Africa50 : un partenariat renforcé pour accélérer les infrastructures au Sénégal

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce mardi 21 avril 2026 une délégation d’Africa50, plateforme panafricaine spécialisée dans le financement et la réalisation de projets d’infrastructures structurants à travers le continent. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de consolidation des partenariats stratégiques visant à soutenir la transformation économique du Sénégal.

Conduite par son Directeur général, Alain Ebobissé, la délégation est venue présenter au Chef de l’État le bilan des activités de l’institution, qui s’impose aujourd’hui comme un acteur majeur du développement des infrastructures en Afrique. Africa50, dont l’actionnariat regroupe trente-trois pays africains, dont le Sénégal, a réussi à mobiliser près de 9 milliards de dollars d’investissements. Ces financements ont permis de soutenir des projets d’envergure dans des secteurs clés tels que l’énergie, les transports et les infrastructures routières, avec un impact direct sur le quotidien de millions de citoyens africains.

Au cours des échanges, les représentants d’Africa50 ont mis en avant leur approche innovante basée sur la mise en place de fonds d’amorçage et le recours accru aux partenariats public-privé. Cette stratégie permet d’accélérer l’exécution des projets, tout en attirant des capitaux privés pour compléter les efforts des États. Une démarche qui répond aux défis majeurs du continent en matière de financement des infrastructures, souvent considérés comme un frein au développement économique.

Le Président Bassirou Diomaye Faye a salué la contribution significative d’Africa50 dans la transformation structurelle des économies africaines. Il a particulièrement insisté sur la nécessité de renforcer ce type de coopération pour accompagner les ambitions du Sénégal, notamment dans le cadre de la Vision Sénégal 2050. Cette feuille de route stratégique met l’accent sur la souveraineté énergétique, l’amélioration de la connectivité nationale et régionale, ainsi que sur l’industrialisation de l’économie.

Les discussions ont également permis de constater une convergence claire entre les priorités d’intervention d’Africa50 et les objectifs de développement du Sénégal. Cette cohérence ouvre la voie à une intensification de la collaboration, avec la perspective de nouveaux projets structurants susceptibles de renforcer la compétitivité du pays et d’améliorer les conditions de vie des populations.

À l’issue de l’audience, la délégation d’Africa50 a réaffirmé son engagement à accompagner durablement le Sénégal dans sa trajectoire de développement. Elle a également souligné l’importance de la synergie continentale et de la mobilisation accrue des ressources financières africaines pour répondre aux besoins croissants en infrastructures.

Dakar accueille Julius Maada Bio à l’occasion du Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique

Le Président de la République a reçu, cet après-midi à Dakar, Son Excellence Julius Maada Bio, Président de la République de Sierra Leone et actuel Président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO. Cette visite officielle s’inscrit dans le cadre de la participation du dirigeant sierra-léonais à la 10e édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, un rendez-vous désormais incontournable consacré aux enjeux de stabilité sur le continent africain.

L’arrivée de Julius Maada Bio dans la capitale sénégalaise illustre l’importance stratégique accordée à ce forum, qui réunit chaque année des chefs d’État, des responsables gouvernementaux, des experts en sécurité ainsi que des partenaires internationaux. Les échanges portent sur les menaces sécuritaires croissantes, notamment le terrorisme, les conflits armés, la criminalité transnationale et les défis liés à la gouvernance et au développement.

Au cours de leur entretien, les deux chefs d’État ont évoqué les priorités régionales, en particulier le renforcement de la coopération au sein de la CEDEAO face aux défis sécuritaires qui persistent en Afrique de l’Ouest. La situation politique et sécuritaire dans plusieurs pays de la sous-région, ainsi que les mécanismes de prévention des crises et de maintien de la paix, ont été au cœur des discussions.

La participation de Julius Maada Bio à ce forum intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des tensions sécuritaires dans certaines zones du continent. En tant que président en exercice de la CEDEAO, il joue un rôle central dans la coordination des réponses régionales et dans la promotion du dialogue entre les États membres.

Le Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique constitue, depuis sa création, une plateforme de haut niveau favorisant le partage d’expériences et la formulation de solutions concrètes pour faire face aux défis sécuritaires. Cette 10e édition revêt une importance particulière, tant par la qualité des participants que par la diversité des thématiques abordées, allant de la lutte contre l’extrémisme violent à la consolidation des institutions démocratiques.

Tensions diplomatiques : l’Union africaine condamne l’initiative d’Israël envers le Somaliland

L’Union africaine a exprimé une vive inquiétude à la suite d’informations faisant état de la volonté d’Israël de nommer un envoyé diplomatique auprès du Somaliland, un territoire autoproclamé indépendant mais non reconnu sur la scène internationale. Dans un communiqué publié le 19 avril 2026 depuis Addis-Abeba, la Commission de l’organisation panafricaine a fermement dénoncé cette initiative, la qualifiant de contraire aux principes fondamentaux régissant les relations entre États.

L’organisation a réaffirmé avec insistance son attachement au respect de la souveraineté, de l’unité et de l’intégrité territoriale de la Somalie. Elle rappelle que ces principes constituent des piliers essentiels de ses textes fondateurs ainsi que du droit international. À cet égard, l’Union africaine maintient sa position constante selon laquelle le Somaliland ne saurait être considéré comme un État indépendant.

Dans son communiqué, la Commission souligne que toute reconnaissance unilatérale de ce territoire est jugée nulle et non avenue. Elle met en garde contre les conséquences potentiellement graves d’une telle démarche, notamment en matière de stabilité régionale dans la Corne de l’Afrique, une zone déjà confrontée à de multiples défis sécuritaires et politiques.

Se référant à une réunion antérieure du Conseil de paix et de sécurité tenue en janvier 2026, l’institution africaine insiste sur la nécessité de préserver la stabilité et d’éviter toute action susceptible d’exacerber les tensions. Elle appelle implicitement les partenaires internationaux à faire preuve de prudence et de responsabilité dans leurs engagements diplomatiques dans la région.

En conclusion, l’Union africaine réitère son engagement à accompagner la Somalie dans ses efforts pour consolider la paix, renforcer la gouvernance et promouvoir la cohésion nationale. Elle insiste sur l’importance d’un soutien coordonné de la communauté internationale afin de favoriser une solution durable, respectueuse de l’ordre constitutionnel somalien et des équilibres régionaux.

Diplomatie sénégalaise : Bassirou Diomaye Faye fixe le cap d’une action extérieure plus cohérente et stratégique

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a présidé ce samedi à Dakar la cérémonie d’ouverture de la 7e Conférence générale des Ambassadeurs et Consuls généraux du Sénégal, marquant ainsi un moment clé dans la redéfinition des orientations diplomatiques du pays. Cette rencontre d’envergure, tenue en présence du Premier ministre ainsi que de plusieurs membres du Gouvernement, a réuni l’ensemble de la famille diplomatique et consulaire autour des enjeux majeurs de l’action extérieure du Sénégal dans un contexte international en pleine mutation.

Dans son allocution, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité d’adapter la diplomatie sénégalaise aux nouvelles réalités géopolitiques et économiques mondiales. Il a souligné que le monde actuel, caractérisé par des recompositions profondes, impose aux États une plus grande réactivité, mais aussi une vision stratégique claire afin de défendre efficacement leurs intérêts. Dans cette dynamique, il a appelé à une diplomatie proactive, capable d’anticiper les défis tout en saisissant les opportunités offertes par les transformations en cours.

Le Président a également mis l’accent sur l’exigence de cohérence dans l’action diplomatique. Selon lui, les missions des représentations sénégalaises à l’étranger doivent s’inscrire dans une logique d’unité et de coordination renforcée, afin d’éviter toute dispersion des efforts. Cette cohérence doit se traduire par une meilleure articulation entre les priorités nationales et les initiatives déployées sur la scène internationale, notamment dans les domaines économique, sécuritaire et culturel.

L’efficacité de la diplomatie a constitué un autre axe central du discours présidentiel. Il a invité les ambassadeurs et consuls à renforcer leur performance en matière de promotion des investissements, de recherche de partenariats stratégiques et de valorisation des atouts du Sénégal. L’objectif est de faire de chaque représentation diplomatique un véritable levier de développement, capable de contribuer concrètement à la croissance économique et au rayonnement du pays.

Par ailleurs, une attention particulière a été accordée à la situation des Sénégalais de l’extérieur. Le Chef de l’État a rappelé que la protection et l’accompagnement des compatriotes établis à l’étranger demeurent une priorité majeure de l’action diplomatique. Il a exhorté les représentants de l’État à être davantage à l’écoute de leurs préoccupations et à renforcer les dispositifs d’assistance, afin de répondre efficacement à leurs besoins.

Cette conférence se veut ainsi un cadre de réflexion et d’évaluation, mais aussi une plateforme d’orientation stratégique pour les années à venir. Elle offre l’opportunité de revisiter les pratiques diplomatiques, d’identifier les insuffisances et de proposer des solutions adaptées aux défis contemporains.

Le Sénégal renforce ses partenariats économiques lors de la visite présidentielle à Madrid

Le Président de la République a clôturé sa visite officielle à Madrid par une série d’audiences stratégiques, témoignant de la volonté du Sénégal de consolider ses relations économiques avec l’Espagne. Au cours de cette dernière journée, il a reçu successivement les dirigeants de Quantum Solutions, du groupe Indra, ainsi qu’une délégation de la Chambre de commerce de Fuerteventura, dans une dynamique de promotion de l’investissement bilatéral et de développement de partenariats stratégiques.

Avec Quantum Solutions, cabinet reconnu pour son expertise en conseil stratégique et en ingénierie de projets complexes, les échanges ont porté sur le projet ambitieux de reconstruction de l’hôpital Aristide Le Dantec. L’objectif est de doter le Sénégal d’une infrastructure hospitalière moderne, répondant aux standards internationaux, et capable de renforcer significativement l’offre de soins dans le pays.

La rencontre avec le groupe Indra, acteur européen majeur dans les technologies de défense, les systèmes de transport et la transformation digitale, a permis d’aborder plusieurs projets à fort impact. Parmi eux figure le développement du Hub Connect de l’AIBD, projet visant à positionner le Sénégal comme un hub régional de connectivité aérienne. Les discussions ont également porté sur des solutions avancées dans le domaine de la défense et de la sécurité, soulignant l’intérêt du pays pour des partenariats technologiques innovants.

Enfin, l’audience avec la Chambre de commerce de Fuerteventura a été l’occasion d’explorer des opportunités de coopération territoriale, en particulier dans les secteurs du tourisme, du commerce et de l’investissement. Ces échanges ont mis en avant le rôle clé de la diaspora sénégalaise dans le renforcement des liens économiques et la promotion de projets conjoints entre les deux pays.

Madrid : Bassirou Diomaye Faye accélère les investissements structurants avec GB Foods et RIU

En déplacement à Madrid, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye , a entamé sa journée par une série d’audiences stratégiques avec des acteurs économiques de premier plan. Il a ainsi reçu successivement les dirigeants du groupe GB Foots et de RIU Hôtels & Resorts, dans une démarche visant à renforcer les investissements étrangers au Sénégal et à consolider les partenariats existants.

Ces rencontres ont permis de dégager des perspectives concrètes, en phase avec les priorités de développement économique du pays. Présent de longue date au Sénégal, le groupe GB Foods a réaffirmé son engagement à approfondir son ancrage local. L’entreprise entend notamment intensifier ses initiatives dans le secteur agricole, en développant davantage les filières locales en amont de sa chaîne de production. Cette orientation vise à soutenir les producteurs nationaux tout en sécurisant ses approvisionnements. En parallèle, le groupe prévoit de renforcer ses actions dans les domaines de la nutrition et de la santé alimentaire, en cohérence avec les politiques publiques sénégalaises axées sur la souveraineté alimentaire et l’amélioration des conditions de vie des populations.

De son côté, le groupe RIU Hotels & Resorts a affiché des ambitions claires pour le marché sénégalais. Les échanges avec le chef de l’État ont permis d’explorer des projets d’expansion, notamment à travers l’extension de ses infrastructures hôtelières et une montée en gamme de ses services. Cette stratégie vise à capter une clientèle internationale plus large et à positionner davantage le Sénégal comme une destination touristique de référence en Afrique de l’Ouest. L’impact attendu est multiple, avec des retombées directes en termes de création d’emplois, de dynamisation des économies locales et de valorisation des atouts naturels et culturels du pays.

Bassirou Diomaye Faye en visite officielle en Espagne : Dakar et Madrid renforcent leur partenariat stratégique

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce mardi pour se rendre à Madrid, dans le cadre d’une visite officielle au Royaume d’Espagne qui se déroulera du 24 au 26 mars 2026. Ce déplacement s’inscrit dans une volonté affirmée des autorités sénégalaises de consolider les liens historiques d’amitié et de coopération qui unissent les deux pays.

Durant son séjour, le chef de l’État sénégalais doit prendre part à une série de rencontres de haut niveau avec les autorités espagnoles. Ces échanges porteront sur le renforcement du partenariat bilatéral, notamment dans des secteurs jugés prioritaires tels que l’économie, la sécurité, la migration, la pêche, les énergies renouvelables et les infrastructures. Cette visite représente ainsi une opportunité stratégique pour approfondir les relations entre Dakar et Madrid, dans un contexte international marqué par de nouveaux enjeux de coopération.

Au-delà des discussions institutionnelles, ce déplacement vise également à explorer de nouvelles perspectives de collaboration entre les acteurs publics et privés des deux pays. L’Espagne, partenaire clé du Sénégal au sein de l’Union européenne, joue un rôle important dans le soutien au développement économique et social du pays, notamment à travers des investissements et des programmes de coopération technique.

La question migratoire devrait aussi figurer au cœur des discussions, dans la mesure où les deux États partagent des préoccupations communes liées à la gestion des flux migratoires entre l’Afrique de l’Ouest et l’Europe. Le Sénégal et l’Espagne ont, ces dernières années, développé une coopération étroite dans ce domaine, axée sur la lutte contre l’émigration irrégulière et la promotion de voies de migration légales et sécurisées.

Par ailleurs, cette visite officielle intervient dans un contexte de redynamisation de la diplomatie sénégalaise sous l’impulsion du président Bassirou Diomaye Faye, qui multiplie les initiatives pour diversifier les partenariats du pays et renforcer sa présence sur la scène internationale. Elle traduit également la volonté des autorités sénégalaises de bâtir des relations équilibrées et mutuellement bénéfiques avec leurs partenaires européens.

Course au secrétariat général de l’ONU : Macky Sall face à quatre candidats lors d’auditions décisives en avril

Le processus de sélection du prochain secrétaire général de Organisation des Nations Unies entrera dans une phase déterminante à partir de la semaine du 20 avril prochain. Selon le quotidien Libération , les candidats en lice seront auditionnés publiquement conformément à la procédure adoptée ces dernières années pour renforcer la transparence dans la désignation du chef de l’organisation internationale.

Chaque prétendant disposera d’une période d’environ trois heures pour défendre sa candidature. Durant ce temps, il devra exposer sa vision pour l’avenir de l’ONU, répondre aux questions des États membres et dialoguer avec des représentants de la société civile. Ces auditions constituent une étape cruciale du processus, car elles permettent aux diplomates et aux observateurs internationaux d’évaluer les capacités de leadership, les orientations politiques et les priorités stratégiques des candidats.

Cette étape sera particulièrement scrutée pour Macky Sall, ancien président du Sénégal, qui figure parmi les prétendants à la succession de l’actuel secrétaire général de l’ONU, Antonio Gutierrez. La candidature de l’ex-chef de l’État sénégalais a été officiellement présentée par le Burundi, une démarche qui illustre le soutien diplomatique dont il bénéficie dans certaines capitales africaines.

Face à lui, quatre autres personnalités issues de différentes régions du monde sont également engagées dans cette course pour diriger l’organisation internationale. Parmi elles figure l’Argentin Rafael Grossi, diplomate expérimenté et actuel directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, reconnu pour son rôle dans les dossiers sensibles liés au nucléaire civil.

La Chilienne Michelle Bachelet fait également partie des prétendants. Ancienne présidente de son pays et ex-haute-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, elle dispose d’une solide expérience politique et d’une longue carrière au sein des institutions internationales.

La Costaricienne Rebeca Grynspan figure aussi parmi les candidates. Actuelle secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), elle est reconnue pour son expertise dans les questions économiques et de développement.

Enfin, la Maldivienne Virginia Gamba complète la liste des prétendants. Spécialiste des questions de paix et de sécurité, elle occupe actuellement le poste de représentante spéciale du secrétaire général pour les enfants et les conflits armés.

Course au secrétariat général de l’ONU : Macky Sall face à quatre candidats lors d’auditions décisives en avril

Le processus de sélection du prochain secrétaire général de Organisation des Nations Unies entrera dans une phase déterminante à partir de la semaine du 20 avril prochain. Selon le quotidien Libération , les candidats en lice seront auditionnés publiquement conformément à la procédure adoptée ces dernières années pour renforcer la transparence dans la désignation du chef de l’organisation internationale.

Chaque prétendant disposera d’une période d’environ trois heures pour défendre sa candidature. Durant ce temps, il devra exposer sa vision pour l’avenir de l’ONU, répondre aux questions des États membres et dialoguer avec des représentants de la société civile. Ces auditions constituent une étape cruciale du processus, car elles permettent aux diplomates et aux observateurs internationaux d’évaluer les capacités de leadership, les orientations politiques et les priorités stratégiques des candidats.

Cette étape sera particulièrement scrutée pour Macky Sall, ancien président du Sénégal, qui figure parmi les prétendants à la succession de l’actuel secrétaire général de l’ONU, Antonio Gutierrez. La candidature de l’ex-chef de l’État sénégalais a été officiellement présentée par le Burundi, une démarche qui illustre le soutien diplomatique dont il bénéficie dans certaines capitales africaines.

Face à lui, quatre autres personnalités issues de différentes régions du monde sont également engagées dans cette course pour diriger l’organisation internationale. Parmi elles figure l’Argentin Rafael Grossi, diplomate expérimenté et actuel directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, reconnu pour son rôle dans les dossiers sensibles liés au nucléaire civil.

La Chilienne Michelle Bachelet fait également partie des prétendants. Ancienne présidente de son pays et ex-haute-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, elle dispose d’une solide expérience politique et d’une longue carrière au sein des institutions internationales.

La Costaricienne Rebeca Grynspan figure aussi parmi les candidates. Actuelle secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), elle est reconnue pour son expertise dans les questions économiques et de développement.

Enfin, la Maldivienne Virginia Gamba complète la liste des prétendants. Spécialiste des questions de paix et de sécurité, elle occupe actuellement le poste de représentante spéciale du secrétaire général pour les enfants et les conflits armés.

Le Président de Business Africa, Baïdy Agne, reçu à l’Élysée par le Président français Emmanuel Macron

Le Président de Business Africa, Monsieur Baïdy Agne, a été reçu au Palais de l’Élysée par le Président de la République française, Son Excellence Emmanuel Macron, à l’occasion d’un dîner présidentiel.

Ce mercredi 11 mars, le Président de Business Africa a eu l’honneur d’être invité par le Chef de l’État français dans le cadre de la préparation du Business Forum “Africa Forward : Inspire & Connect”, prévu lors du Sommet des Chefs d’État Afrique-France qui se tiendra à Nairobi (Kenya) les 11 et 12 mai 2026.

Le forum “Africa Forward : Inspire & Connect” est coorganisé par la Banque Publique d’Investissement Française (Bpifrance), Proparco et Business France.

Ce rendez-vous économique majeur du Sommet Afrique-France réunira, autour des Chefs d’État, du patronat africain et du patronat français, plus de 1 500 chefs d’entreprises, ainsi que des institutions financières et de coopération africaines, françaises et internationales.

À cette occasion, le Président de Business Africa, Baïdy Agne, aux côtés du Président du MEDEF et du Président de l’Alliance des Patronats Francophones (APF), soumettra aux Chefs d’État la Déclaration conjointe du secteur privé franco-africain, visant à renforcer le partenariat d’affaires et la coopération économique entre l’Afrique et la France.

Au sein de Business Africa, plusieurs priorités ont déjà été identifiées pour renforcer les relations économiques, financières et techniques entre l’Afrique et la France. Elles portent notamment sur :

la facilitation des déplacements d’affaires ; le co-investissement pour le développement des chaînes de valeur agro-industrielles et sanitaires ; la facilitation du financement des co-investissements privés ; la mise en place d’une plateforme « Made In » dédiée à la mise en relation d’affaires ; le co-investissement pour l’interconnexion du marché intra-africain dans les domaines des transports terrestres, maritimes, aériens et énergétiques ; la promotion de la dématérialisation, de la connectivité et des services numériques ; le développement de places financières intégrées et d’écosystèmes économiques performants ; la gestion des enjeux liés à l’intelligence artificielle, au développement durable ainsi qu’aux transitions numérique et énergétique ; le renforcement des compétences professionnelles et le transfert de technologies ; le développement de hubs dans les domaines du numérique, de la haute technologie et de la santé.

Macky Sall officiellement candidat au poste de secrétaire général de l’ONU

L’ancien président sénégalais Macky Sall a officiellement franchi une nouvelle étape dans sa carrière internationale. Selon des sources concordantes, il est désormais candidat au poste de secrétaire général de l’organisation des Nations Unsi, une ambition qui le place au cœur des enjeux diplomatiques mondiaux.

D’après les informations relayées par SENEWEB, le dossier de candidature de l’ancien chef de l’État a été déposé par l’actuel président en exercice de l’Union africaine , le BurundaisEvariste Ndayishimiye. Cette démarche confère à Macky Sall le statut de candidat porté officiellement par l’organisation continentale africaine, un soutien stratégique dans la course à la direction de l’ONU.

Cette investiture par l’Union africaine revêt une importance particulière. Depuis plusieurs années, l’Afrique plaide pour une représentation plus équitable au sein des grandes instances internationales, notamment au Conseil de sécurité et dans les postes de direction des agences onusiennes. La désignation d’un candidat africain unique renforce le poids diplomatique du continent dans les négociations multilatérales.

Pour Macky Sall, cette candidature s’inscrit dans la continuité de son engagement sur la scène internationale. Durant ses mandats à la tête du Sénégal, il s’est impliqué dans plusieurs dossiers globaux, notamment le financement du développement, la transition énergétique et la réforme de la gouvernance financière mondiale. Il a également présidé l’Union africaine en 2022, période marquée par un plaidoyer actif en faveur des économies africaines face aux conséquences de la pandémie et des crises géopolitiques.

La course au secrétariat général de l’ONU obéit à un processus diplomatique complexe. Le candidat doit obtenir l’appui du Conseil de sécurité, où les cinq membres permanents disposent d’un droit de veto, avant d’être formellement nommé par l’Assemblée générale. Le soutien officiel de l’Union africaine constitue donc une étape décisive, mais ne garantit pas à lui seul l’issue du scrutin.

Crise au Moyen-Orient : le Sénégal active son réseau diplomatique et suit de près l’évolution de la situation

Le Sénégal figure parmi les premiers États à avoir officiellement réagi aux attaques israélo-américaines contre l’Iran, déclenchées samedi dernier. Dans un communiqué rendu public peu après le début des hostilités, Dakar a exprimé sa vive préoccupation face à l’escalade militaire, condamnant l’usage de la force et appelant à un cessez-le-feu immédiat afin d’éviter un embrasement généralisé de la région.

Alors que les tensions restent vives entre Israël , les États- Unis et Iran, les autorités sénégalaises ont décidé d’adopter une posture à la fois ferme sur les principes et prudente sur le plan opérationnel. Dans un entretien accordé au quotidien L’Observateur du Groupe Futurs Médias, le ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Cheikh Niang, a détaillé les mesures mises en place par la diplomatie sénégalaise pour suivre l’évolution de la crise.

Le chef de la diplomatie a révélé que les ambassadeurs du Sénégal en poste dans les pays concernés par cette situation ont reçu des instructions claires. Selon lui, un dispositif de suivi permanent est actuellement en cours. « Nous sommes en train de faire un monitoring, et nos ambassadeurs sont tous mobilisés », a-t-il déclaré. Ces derniers sont chargés de transmettre régulièrement des informations actualisées sur le terrain afin de permettre à Dakar d’évaluer avec précision les développements en cours.

Cheikh Niang a insisté sur le fait que le gouvernement sénégalais reste en alerte et prêt à agir si la situation l’exige. « S’il y a des actions à prendre, nous allons les prendre en temps utile. Nous attendons le retour de nos ambassadeurs pour déterminer la suite. Les prochains jours seront plus déterminants », a-t-il précisé. Cette approche traduit une volonté de concilier réactivité diplomatique et analyse approfondie avant toute décision supplémentaire.

Le ministre a également rappelé que le Sénégal avait pris position très tôt par rapport à de nombreux autres pays, afin de fixer clairement son point de vue et son approche sur cette crise internationale. En appelant au respect du droit international et à la désescalade, Dakar entend maintenir une ligne cohérente avec sa tradition diplomatique, fondée sur la promotion du dialogue, la prévention des conflits et la recherche de solutions pacifiques.

Macky Sall reçu en grande pompe à Bujumbura : un nouveau jalon dans son offensive diplomatique post-présidence

L’ancien président sénégalais Macky Sall poursuit activement sa reconversion diplomatique sur la scène internationale. Ce mercredi 26 février, il a été accueilli avec les honneurs à Bujumbura, capitale économique du Burundi, dans le cadre d’une visite qui illustre la vitalité de son réseau et la permanence de son influence au-delà du pouvoir.

À son arrivée, l’ancien chef de l’État a été reçu par le chef de cabinet du président burundais, un geste protocolaire fort qui traduit l’importance accordée à sa venue par les autorités locales. Cette marque d’égard témoigne d’une reconnaissance institutionnelle qui dépasse le simple cadre d’une visite de courtoisie. Sur ses plateformes numériques, Macky Sall a exprimé sa gratitude envers ses hôtes, saluant un accueil empreint de respect et d’attention, dans une atmosphère qu’il a décrite comme chaleureuse et fraternelle.

Ce déplacement s’inscrit dans une dynamique plus large. Depuis son départ du pouvoir, Macky Sall multiplie les voyages à travers le continent et au-delà, participant à des forums, des rencontres bilatérales et des initiatives axées sur la coopération régionale. L’ancien président semble avoir fait le choix d’un positionnement stratégique : capitaliser sur son expérience à la tête du Sénégal et sur son carnet d’adresses international pour continuer à peser dans les débats économiques et politiques africains.

La visite à Bujumbura revêt ainsi une portée symbolique et diplomatique. Dans un contexte africain marqué par des recompositions politiques et des défis sécuritaires et économiques persistants, la consolidation des liens entre États demeure un enjeu central. En se rendant au Burundi, Macky Sall envoie un signal clair : son engagement en faveur du dialogue interafricain et de la coopération Sud-Sud reste intact. Cette présence contribue à entretenir des passerelles diplomatiques et à renforcer des relations bilatérales qui peuvent s’avérer stratégiques à moyen et long terme.

Au-delà de la symbolique, cette étape burundaise confirme que l’ancien président sénégalais conserve une capacité de mobilisation notable. L’attention médiatique et institutionnelle dont il bénéficie à l’étranger contraste parfois avec les critiques formulées sur la scène nationale à la fin de son mandat. Pourtant, sur le plan continental, son profil continue d’inspirer considération et écoute, notamment en raison de son rôle passé dans plusieurs initiatives régionales et instances africaines.

En multipliant les déplacements et les rencontres, Macky Sall façonne progressivement une stature d’homme d’État africain en mission, au service d’une diplomatie d’influence qui dépasse les frontières nationales. Son passage à Bujumbura apparaît ainsi comme un nouvel épisode d’une stratégie soigneusement orchestrée, visant à maintenir son prestige et sa pertinence dans l’espace public international.

Macky Sall à Nairobi : une rencontre stratégique avec William Ruto autour de l’adaptation climatique

L’ancien Chef de l’État sénégalais, Macky Sall, a été reçu à Nairobi par le président kényan William Ruto, dans le cadre d’une rencontre placée sous le signe de la coopération africaine face aux défis climatiques. Cette audience s’inscrit dans la dynamique de mobilisation continentale autour des enjeux d’adaptation et de résilience, au moment où l’Afrique demeure l’une des régions les plus vulnérables aux effets du changement climatique.

Actuel président du Conseil du Global Center on Adaptation (GCA), Macky Sall a profité de cette visite pour saluer l’engagement du chef de l’État kényan en faveur des politiques d’adaptation. Dans un message publié sur le réseau social X, l’ancien dirigeant sénégalais a exprimé sa reconnaissance pour le « leadership exceptionnel » de William Ruto en matière d’adaptation pour l’Afrique. Il a également remercié le président kényan pour son soutien constant au Centre mondial pour l’adaptation et à sa mission visant à accélérer la transition vers des économies résilientes sur le continent.

Cette rencontre met en lumière le rôle croissant que joue le Kenya dans l’agenda climatique africain. Sous l’impulsion de William Ruto, Nairobi s’est positionnée comme un acteur majeur du plaidoyer pour la justice climatique et le financement de l’adaptation. Le pays a notamment multiplié les initiatives en faveur des énergies renouvelables et de solutions innovantes pour renforcer la résilience des communautés vulnérables, notamment dans les zones arides et semi-arides.

Pour Macky Sall, désormais engagé sur la scène internationale à travers le GCA, l’enjeu est de consolider les partenariats stratégiques afin d’intensifier les investissements dans l’adaptation climatique. Le Centre mondial pour l’adaptation œuvre à soutenir les gouvernements africains dans la conception et la mise en œuvre de politiques capables de protéger les populations, les infrastructures et les économies face aux chocs climatiques. Il plaide également pour un meilleur accès aux financements internationaux, estimant que l’Afrique, bien que faiblement responsable des émissions mondiales de gaz à effet de serre, subit de manière disproportionnée les conséquences du réchauffement planétaire.

Au-delà de la dimension protocolaire, l’audience entre Macky Sall et William Ruto traduit une convergence de vues sur la nécessité pour l’Afrique de parler d’une seule voix dans les négociations climatiques internationales. Les deux personnalités partagent la conviction que l’adaptation doit être placée au cœur des priorités de développement du continent, au même titre que l’industrialisation, la sécurité alimentaire et la transformation économique.

Cette visite à Nairobi confirme ainsi la poursuite de l’engagement international de Macky Sall après son départ du pouvoir. En mettant en avant le leadership kényan et en renforçant les synergies entre institutions africaines et partenaires globaux, l’ancien président sénégalais entend contribuer à structurer une réponse africaine ambitieuse et coordonnée face à l’urgence climatique.

Ousmane Sonko s’indigne du sort des 18 supporters détenus au Maroc et détaille la riposte diplomatique

Interpellé ce mardi 24 février 2026 à l’Assemblée nationale lors d’une séance plénière consacrée aux questions d’actualité, le Premier ministre Ousmane Sonko est longuement revenu sur la situation des 18 supporters sénégalais condamnés au Maroc. Face aux députés, il a exprimé une profonde indignation tout en exposant les mesures diplomatiques engagées par l’État pour tenter d’obtenir une issue favorable à cette affaire qui suscite une vive émotion au Sénégal.

Dès l’entame de son intervention, le chef du gouvernement a estimé que ce dossier « semble aller au-delà du sport », laissant entendre qu’il dépasse le simple cadre d’incidents liés à une rencontre footballistique. Il a fermement déploré la condamnation des ressortissants sénégalais, jugeant la décision d’autant plus regrettable qu’elle intervient entre deux pays liés par une longue tradition d’amitié et de coopération. Pour lui, la solidité des relations entre Dakar et Rabat aurait dû favoriser une gestion plus apaisée de l’incident.

Afin d’illustrer ce qu’il considère comme une réaction disproportionnée, Ousmane Sonko a évoqué un précédent survenu lors des Jeux Olympiques organisés en France, au cours desquels des supporters marocains avaient envahi le terrain, provoquant une interruption prolongée du match. Selon lui, aucun supporter marocain n’avait alors été arrêté. Cette comparaison vise à souligner ce que le gouvernement sénégalais perçoit comme une application inéquitable des règles dans le cas des supporters sénégalais.

Au-delà de l’indignation, le Premier ministre a détaillé les démarches entreprises par l’exécutif. Il a confirmé que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a donné instruction au ministre des Affaires étrangères d’introduire officiellement une demande de grâce présidentielle auprès des autorités marocaines. Cette procédure constitue, selon lui, la première voie diplomatique privilégiée pour obtenir la libération des condamnés.

Dans l’hypothèse où cette requête n’aboutirait pas, une alternative est d’ores et déjà envisagée. Le chef du gouvernement a rappelé l’existence d’accords bilatéraux entre le Sénégal et le Maroc permettant le transfèrement des personnes condamnées. Si la grâce n’était pas accordée, ces mécanismes juridiques pourraient être activés afin que les supporters purgent leur peine au Sénégal, à proximité de leurs familles, dans le respect des conventions internationales en vigueur.

Conscient de la colère et de l’émotion qui traversent l’opinion publique, Ousmane Sonko a toutefois appelé à la retenue. Il a insisté sur la nécessité de gérer ce type de situation avec calme et responsabilité, rappelant le principe fondamental de la souveraineté des États. « Chaque pays a sa propre souveraineté », a-t-il martelé, soulignant que le Sénégal attendrait le même respect pour ses propres décisions judiciaires, notamment en référence à la présence de détenus marocains dans les prisons sénégalaises.

En conclusion, le Premier ministre a assuré que le gouvernement mobilise tous les leviers diplomatiques et juridiques disponibles pour défendre les intérêts des ressortissants sénégalais. Entre indignation assumée et pragmatisme diplomatique, l’exécutif cherche à trouver une solution équilibrée, capable de préserver à la fois la dignité nationale et les relations bilatérales avec le Maroc.

CAN : Ahmet Khalifa Niass écrit au Roi Mohammed VI pour demander la grâce des 18 supporters sénégalais

Une nouvelle initiative diplomatique et religieuse s’invite dans le dossier des 18 supporters sénégalais condamnés au Maroc à la suite des incidents survenus lors de la dernière finale de la Coupe d’Afrique des Nations. Selon le journal Source A, le guide religieux Ahmet Khalifa Niass a adressé une lettre officielle au souverain marocain, Mohammed VI, afin de solliciter la grâce royale en faveur des ressortissants sénégalais.

Dans sa correspondance, le religieux sénégalais invoque les relations historiques et spirituelles entre Dakar et Rabat, tout en rappelant ses liens personnels avec le défunt roi Hassan II, père de l’actuel souverain. Ahmet Khalifa Niass met en avant une proximité ancienne entre les peuples marocain et sénégalais, fondée notamment sur des attaches religieuses et confrériques. « Plus de la moitié des Sénégalais ont le cœur fassi », aurait-il martelé dans sa lettre, soulignant l’attachement d’une partie importante de la population sénégalaise à la tradition spirituelle de Fès.

S’appuyant sur le statut du Roi en tant qu’« Amir al-Mouminine », commandeur des croyants, Ahmet Khalifa Niass plaide pour un geste de clémence. Il estime que l’intervention royale constituerait un acte d’apaisement, d’autant plus que, selon ses termes, « les jeux sont derrière nous ». Il va plus loin en affirmant qu’une telle décision « règlerait mille maux », laissant entendre qu’elle permettrait de tourner définitivement la page des tensions nées des incidents de la CAN.

Les 18 supporters sénégalais concernés ont été condamnés à des peines allant de trois mois à un an de prison ferme pour leur implication dans les troubles ayant émaillé la finale. Estimant la décision injuste, ils ont choisi de ne pas interjeter appel. Par la voix de leur avocat, Me Patrice Kabou, ils affirment se considérer comme des « otages du Maroc », préférant attendre leur libération plutôt que d’engager une nouvelle bataille judiciaire.

Sonko à Addis-Abeba : le Sénégal engagé pour l’eau et l’assainissement en Afrique

Le Premier ministre Ousmane Sonko a pris part, ce samedi 14 février 2026, à Addis-Abeba, à la cérémonie d’ouverture de la 39e session ordinaire de l’Union africaine, un rendez-vous majeur qui réunit les chefs d’État et de gouvernement du continent autour des grandes priorités africaines. Cette édition est placée sous le thème « Assurer la disponibilité de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 », un axe stratégique qui met en lumière l’urgence d’améliorer l’accès à l’eau potable et aux infrastructures d’assainissement pour des millions d’Africains.

Organisée au siège de l’Union africaine dans la capitale éthiopienne, cette rencontre de haut niveau intervient dans un contexte marqué par les effets du changement climatique, la pression démographique et les défis liés à l’urbanisation rapide. Pour de nombreux États, la gestion durable des ressources en eau constitue un levier essentiel de développement économique, de santé publique et de stabilité sociale. L’Agenda 2063, feuille de route stratégique adoptée par l’Union africaine, ambitionne de transformer le continent en misant notamment sur des infrastructures résilientes, l’industrialisation et le bien-être des populations.

La participation du chef du gouvernement sénégalais traduit l’engagement du Sénégal à contribuer activement aux politiques continentales en matière de gestion de l’eau et d’assainissement. Ces enjeux sont d’autant plus cruciaux que l’accès universel à l’eau potable demeure un défi dans plusieurs zones rurales et périurbaines du continent. Les discussions ont porté sur la nécessité de renforcer la coopération entre États membres, de mobiliser des financements innovants et de promouvoir des solutions adaptées aux réalités locales.

En marge des travaux, Ousmane Sonko s’est entretenu avec son homologue éthiopien, Abiy Ahmed Ali. Cette rencontre bilatérale a permis d’aborder des questions d’intérêt commun, notamment le renforcement de la coopération économique, les échanges commerciaux et les partenariats techniques dans des secteurs stratégiques. Les deux responsables ont évoqué les perspectives d’une collaboration accrue entre Dakar et Addis-Abeba, dans un esprit de solidarité africaine et de développement partagé.

Cette présence diplomatique du Premier ministre à Addis-Abeba s’inscrit dans une dynamique de repositionnement stratégique du Sénégal sur la scène africaine. En prenant part activement aux grandes concertations continentales, les autorités sénégalaises entendent jouer un rôle moteur dans la mise en œuvre des priorités de l’Union africaine, tout en consolidant les relations bilatérales avec des partenaires clés du continent.

La 39e session ordinaire de l’Union africaine devrait aboutir à des recommandations et engagements concrets pour accélérer l’atteinte des objectifs de l’Agenda 2063, notamment en matière d’accès équitable à l’eau potable et à des systèmes d’assainissement sûrs, conditions indispensables pour un développement durable et inclusif en Afrique.

Le Sénégal désigné pays hôte du Congrès international de l’AAEA en 2028 : une consécration du leadership hydraulique national

Le Sénégal accueillera, en février 2028, le Congrès international et l’Exposition de l’Association africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA), l’un des plus grands rendez-vous continentaux consacrés aux enjeux de l’eau et de l’assainissement. La décision a été prise ce samedi 7 février 2026 à l’issue des travaux du Comité de direction de l’AAEA, puis officiellement entérinée par l’Assemblée générale de l’organisation, sous la présidence de Blaise Moussa, président de l’AAEA, et d’Abdoul Niang, vice-président pour la région Afrique de l’Ouest.

C’est au moment même où il foulait le sol camerounais que le ministre sénégalais de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, a été accueilli par cette annonce majeure, fruit de plusieurs mois d’efforts diplomatiques et institutionnels. Au nom de l’État du Sénégal, le ministre portait personnellement cette candidature depuis novembre 2024, date à laquelle les autorités sénégalaises, à travers la Société nationale des Eaux du Sénégal (SONES), avaient exprimé leur volonté d’accueillir à nouveau un congrès de l’AAEA, plus de trente ans après celui organisé à Dakar en 1994.

Sous l’autorité et avec le soutien actif du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, la SONES a officiellement répondu, en novembre 2025, à l’appel à manifestation d’intérêt lancé par la Direction exécutive de l’AAEA. Le Sénégal s’est alors retrouvé en compétition avec plusieurs autres pays candidats, parmi lesquels l’Afrique du Sud, dont la candidature s’est révélée particulièrement soutenue et constante. Les discussions menées au sein de l’organisation ont finalement abouti à un consensus équilibré : le Sénégal organisera le congrès de 2028, tandis que l’Afrique du Sud accueillera celui de 2030.

Le Congrès international de l’AAEA constitue l’événement phare de l’agenda de cette organisation continentale. Organisé tous les deux ans et couplé à une exposition internationale, il rassemble des sociétés d’eau, des décideurs publics, des partenaires techniques et financiers, des chercheurs, ainsi que des fournisseurs de matériels et de services. Il offre une plateforme stratégique pour le partage d’expériences, la formulation de solutions techniques innovantes, le renforcement des capacités et la conclusion de partenariats structurants au service de l’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement en Afrique.

Créée en 1970 sous l’appellation d’Union africaine des Distributeurs d’Eau (UADE), devenue par la suite Association africaine de l’Eau et de l’Assainissement, l’AAEA est née de la volonté de fédérer les sociétés africaines du secteur de l’eau afin de les accompagner dans la formation, la maîtrise des technologies, l’amélioration de la qualité du service aux usagers et la modernisation de la gouvernance. Aujourd’hui, l’organisation s’attaque aux grands défis contemporains du secteur, notamment le développement et la gestion des compétences, la qualité de l’eau, la réduction de l’eau non facturée, l’accès à l’eau en milieu rural et périurbain, l’assainissement, le financement du secteur, l’innovation, la gestion des données et l’adaptation au changement climatique.

L’attribution du Congrès 2028 au Sénégal vient ainsi confirmer un leadership déjà solidement établi dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, tant à l’échelle africaine qu’internationale. Membre fondateur de l’AAEA, le Sénégal avait déjà marqué l’histoire de l’organisation en accueillant le congrès de 1994 à Dakar. Plus récemment, il a coorganisé, avec le Conseil mondial de l’Eau, le 9ᵉ Forum mondial de l’Eau en 2021, également à Dakar, un événement majeur qui avait placé la capitale sénégalaise au cœur des débats mondiaux sur l’eau.

Le pays est également membre fondateur de l’Organisation internationale de l’Eau et occupe actuellement la présidence du Conseil des ministres africains chargés de l’Eau (AMCOW) pour la période 2025-2027, une responsabilité assumée par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Dans la continuité de cet engagement, le Sénégal coorganisera, avec les Émirats arabes unis, la Conférence des Nations Unies sur l’Eau prévue en décembre 2026 à Abu Dhabi. Dakar a d’ailleurs accueilli, les 26 et 27 janvier 2026, la réunion préparatoire de haut niveau de cette conférence.

À ces rendez-vous s’ajoute la désignation du Sénégal comme pays hôte de la 11ᵉ Réunion des Parties à la Convention sur l’eau, prévue en 2027 à Dakar. Autant d’événements qui témoignent de la reconnaissance internationale du rôle stratégique joué par le pays dans la promotion d’une gestion durable, inclusive et innovante des ressources en eau.

L’organisation du Congrès international de l’AAEA en 2028 représente ainsi bien plus qu’un événement sectoriel : elle consacre la vision et l’engagement du Sénégal en faveur de l’eau et de l’assainissement comme leviers essentiels du développement durable, tout en offrant une vitrine continentale pour valoriser son expertise, ses réformes et ses ambitions dans un secteur vital pour l’avenir de l’Afrique.

Supporters sénégalais détenus au Maroc : la CNDH du Sénégal et le Conseil marocain des droits de l’homme s’accordent sur un suivi conjoint

La Commission nationale des droits de l’homme du Sénégal (CNDH) et le Conseil national des droits de l’homme du Maroc ont décidé de renforcer leur coopération afin d’assurer un suivi régulier de la situation des supporters sénégalais actuellement détenus au Maroc. Cet engagement commun a été scellé à l’issue d’un entretien entre la présidente de la CNDH du Sénégal, la professeure Amsatou Sow Sidibé, et son homologue marocaine, Amina Bouayach.

La rencontre s’est tenue le mardi 3 février 2026, en marge de l’Assemblée générale et de la 15ᵉ Conférence biennale du Réseau des institutions nationales africaines des droits de l’homme (RINADH), organisée à Yaoundé, au Cameroun, du 4 au 6 février 2026. Selon l’Agence de presse sénégalaise (APS), ce tête-à-tête a permis aux deux responsables d’aborder en profondeur le cas des supporters sénégalais arrêtés à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025, disputée à Rabat.

Conscientes de la sensibilité du dossier et de son impact à la fois humain et diplomatique, les deux présidentes ont procédé à des échanges d’informations approfondis et ont réfléchi à des stratégies communes. L’objectif affiché est double : veiller au respect des droits fondamentaux des personnes détenues tout en contribuant à la préservation des relations fraternelles et historiques entre le Sénégal et le Maroc.

Pour la professeure Amsatou Sow Sidibé, cette initiative s’inscrit pleinement dans la dynamique de coopération existant entre les deux institutions nationales de défense des droits humains. Elle a souligné que la CNDH du Sénégal agit dans le cadre de ses missions de protection et de promotion des droits de l’homme, en privilégiant le dialogue institutionnel et la concertation avec ses partenaires marocains.

De son côté, le Conseil national des droits de l’homme du Maroc a réaffirmé sa disponibilité à collaborer étroitement avec la partie sénégalaise afin de garantir un suivi transparent et conforme aux standards internationaux des droits humains. Cette collaboration vise notamment à assurer une attention particulière aux conditions de détention et au respect des procédures judiciaires en cours.

Coopération sino-sénégalaise : 1 836 milliards de FCFA de prêts contractés en 24 ans, un partenariat structurant pour le développement

Le Sénégal s’impose progressivement comme l’un des partenaires stratégiques majeurs de la Chine en Afrique de l’Ouest, à la faveur d’un volume important de financements mobilisés sur plus de deux décennies. Entre 2000 et 2024, le pays a contracté 29 prêts auprès de bailleurs chinois, pour un montant cumulé estimé à 3,3 milliards de dollars, soit environ 1 836 milliards de francs CFA. Ces chiffres ressortent des dernières données publiées par le Centre de politique de développement mondial de l’Université de Boston, qui dresse un panorama détaillé des engagements financiers chinois sur le continent africain.

À l’échelle africaine, les prêteurs chinois ont signé, sur la même période, 1 319 accords de prêts représentant un volume global de 180,87 milliards de dollars avec 49 gouvernements africains et sept institutions régionales. Ces financements, orientés vers des secteurs jugés stratégiques, traduisent la volonté de Pékin de consolider son ancrage économique en Afrique, tout en accompagnant des projets structurants dans les pays partenaires.

Au Sénégal, la ventilation sectorielle des prêts met clairement en évidence la prédominance du secteur des transports. Huit prêts, totalisant près de 1,4 milliard de dollars, ont été consacrés aux infrastructures lourdes, notamment à la construction et à la réhabilitation d’axes autoroutiers majeurs. Ces investissements visent à améliorer la mobilité, à réduire les coûts logistiques et à renforcer le désenclavement de plusieurs zones du pays, avec en toile de fond l’ambition de soutenir la croissance économique et l’intégration territoriale.

Derrière les transports, le secteur de l’eau et de l’assainissement s’impose comme une autre priorité. Quatre prêts, représentant 648,7 millions de dollars, ont été mobilisés pour financer des projets hydrauliques aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural. Ces investissements s’inscrivent dans une logique d’amélioration de l’accès à l’eau potable, de renforcement des réseaux de distribution et de modernisation des systèmes d’assainissement, dans un contexte où les besoins restent importants face à la croissance démographique et à l’urbanisation rapide.

Les télécommunications figurent également parmi les secteurs ayant bénéficié d’un appui conséquent. Six prêts, d’un montant cumulé de 514,9 millions de dollars, ont permis de soutenir la modernisation des infrastructures numériques, le déploiement de réseaux de communication et le développement de centres de données nationaux. Cette orientation reflète l’intérêt croissant porté au numérique comme levier de transformation économique et de compétitivité.

Au-delà de ces domaines phares, la coopération financière sino-sénégalaise touche une large palette de secteurs. L’énergie a bénéficié d’environ 328,7 millions de dollars de financements, tandis que l’administration publique a reçu près de 176,4 millions de dollars. D’autres secteurs, comme l’industrie et l’éducation, ont également enregistré des engagements, même si les montants y sont plus modestes. Cette diversité illustre l’extension progressive de l’empreinte chinoise dans les services publics et les infrastructures essentielles du pays.

Selon l’analyse de l’Université de Boston, l’année 2024 marque un tournant dans la stratégie des institutions financières chinoises. Les nouveaux prêts se concentrent davantage sur des pays avec lesquels les relations sont déjà bien établies, disposant de marchés plus profonds et présentant un potentiel de rentabilité jugé plus élevé, tout en étant perçus comme moins risqués. Dans ce contexte, l’Angola a capté la part la plus importante des financements en 2024, avec 1,45 milliard de dollars destinés principalement aux projets d’énergie et de routes.

Derrière l’Angola, des engagements plus modestes ont été enregistrés au Kenya, en Égypte, en République démocratique du Congo et au Sénégal. Cette position confirme néanmoins le statut du Sénégal comme partenaire de confiance de Pékin, bénéficiant d’un historique de coopération soutenue et d’un portefeuille de projets diversifié.

Sur fond de débats récurrents autour de l’endettement et de la soutenabilité des finances publiques, ces chiffres relancent la réflexion sur l’impact réel de la coopération sino-africaine. Pour le Sénégal, l’enjeu majeur reste de veiller à ce que ces financements se traduisent par des infrastructures durables, productives et génératrices de croissance inclusive, afin que les investissements consentis contribuent effectivement à transformer l’économie et à améliorer les conditions de vie des populations.

Renforcement de l’axe Dakar–Brazzaville : une visite officielle placée sous le sceau de la coopération et de l’ambition africaine

La visite officielle du Président de la République du Sénégal en République du Congo s’est achevée à Brazzaville dans une atmosphère empreinte de confiance, de respect mutuel et d’ambitions communes. Ce déplacement diplomatique, marqué par des échanges approfondis entre les autorités des deux pays, s’inscrit dans une dynamique de consolidation des relations historiques entre Dakar et Brazzaville, tout en traçant de nouvelles perspectives de coopération stratégique.

Durant son séjour, le Chef de l’État sénégalais a été reçu par son homologue congolais Denis Sassou N’Guesso au Palais du Peuple, où les deux dirigeants ont tenu plusieurs séances de travail élargies à leurs délégations respectives. Les discussions ont permis de passer en revue les principaux domaines de coopération bilatérale, notamment dans les secteurs économique, commercial, énergétique, éducatif et sécuritaire. Les deux parties ont exprimé leur volonté de renforcer les échanges commerciaux et de favoriser les investissements croisés, en mettant l’accent sur le partage d’expertise et la valorisation des potentialités économiques de leurs pays respectifs.

Les échanges ont également porté sur des questions d’intérêt continental et international. Les deux Chefs d’État ont abordé les défis majeurs auxquels fait face l’Afrique, notamment les enjeux liés à la paix et à la sécurité, au développement économique, à l’intégration régionale ainsi qu’à la souveraineté politique et économique du continent. Dans ce cadre, ils ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une coopération africaine plus forte et d’une coordination accrue dans les grandes instances internationales, afin de mieux défendre les intérêts du continent.

Cette visite a aussi permis de souligner la convergence de vues entre Dakar et Brazzaville sur la nécessité de promouvoir une diplomatie fondée sur la solidarité africaine, le dialogue et la recherche de solutions concertées face aux défis globaux. Les deux dirigeants ont insisté sur l’importance de renforcer les mécanismes de coopération Sud-Sud et de consolider les partenariats stratégiques entre États africains, considérés comme un levier essentiel pour accélérer le développement durable.

Au moment du départ du Président sénégalais, un dernier entretien en tête-à-tête s’est tenu au Palais du Peuple, suivi des honneurs militaires, marquant symboliquement la qualité des relations entre les deux nations. Cette visite officielle apparaît ainsi comme une étape majeure dans le raffermissement de l’axe Dakar–Brazzaville, illustrant la volonté commune de bâtir un partenariat plus structuré, tourné vers l’avenir et au service des aspirations des peuples sénégalais et congolais.

Visite officielle du Président Bassirou Diomaye Faye en République du Congo : Dakar et Brazzaville renforcent un partenariat stratégique

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce matin à destination de Brazzaville pour une visite officielle en République du Congo, prévue les 02 et 03 février 2026. Ce déplacement s’inscrit dans la dynamique de redynamisation de la diplomatie sénégalaise et de consolidation des relations bilatérales avec les pays frères du continent africain.

À Brazzaville, le Chef de l’État sénégalais sera accueilli par son homologue congolais pour une série d’échanges de haut niveau destinés à raffermir les liens historiques d’amitié et de fraternité qui unissent le Sénégal et la République du Congo depuis plusieurs décennies. Cette visite marque une étape importante dans la volonté commune des deux pays de donner un nouvel élan à leur coopération, fondée sur des valeurs partagées de solidarité, de respect mutuel et d’engagement panafricain.

Les discussions porteront sur le renforcement de la coopération bilatérale dans des domaines stratégiques tels que l’économie, le commerce, l’énergie, les infrastructures, l’agriculture, la formation professionnelle et la culture. Les deux parties entendent également explorer de nouvelles opportunités de partenariats économiques afin de stimuler les échanges, d’encourager les investissements et de favoriser la création d’emplois au bénéfice de leurs populations respectives.

Au-delà des aspects bilatéraux, cette visite officielle sera aussi l’occasion d’approfondir la concertation entre Dakar et Brazzaville sur les grands défis africains et mondiaux. Les questions relatives à la paix et à la sécurité sur le continent, à l’intégration régionale, à la gouvernance, au développement durable ainsi qu’à la lutte contre les effets du changement climatique devraient figurer au cœur des échanges entre les deux Chefs d’État.

Visite officielle au Maroc : Ousmane Sonko appelle à dépasser les tensions post-CAN et réaffirme la solidité des relations sénégalo-marocaines

En visite officielle au Royaume du Maroc, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, s’est entretenu avec son homologue marocain, Aziz Akhannouch, dans un climat marqué par la volonté commune de renforcer les relations historiques et fraternelles entre Dakar et Rabat. Cette rencontre de haut niveau a été l’occasion pour le chef du gouvernement sénégalais de revenir sur certains épisodes de tensions observés à la suite de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, tout en appelant à une lecture apaisée et responsable des événements.

Abordant les scènes de violence enregistrées çà et là après la compétition continentale, Ousmane Sonko a tenu à relativiser leur portée. Selon lui, ces incidents ne sauraient en aucun cas être interprétés comme le signe de fractures profondes entre les peuples sénégalais et marocain. « Après la CAN, les incidents observés ici ou là doivent être analysés avec discernement. Ils doivent être considérés comme des excès isolés liés à l’émotion, et non comme des fractures profondes entre nos peuples », a déclaré le Premier ministre. Il a insisté sur le rôle fédérateur du sport, qu’il considère comme un puissant vecteur de rapprochement, de fraternité et de dialogue entre les nations, soulignant que les passions sportives, aussi vives soient-elles, ne peuvent remettre en cause la solidité des relations bilatérales entre le Sénégal et le Maroc.

Cette prise de parole s’inscrit dans une dynamique de réaffirmation des liens multiformes unissant les deux pays, tant sur les plans politique, économique, culturel que religieux. Ousmane Sonko a rappelé que Dakar et Rabat partagent une longue tradition de coopération et de respect mutuel, nourrie par des échanges constants et une convergence de vues sur de nombreux dossiers régionaux et africains.

Arrivé à l’aéroport international de Rabat à bord d’un vol spécial affrété par Air Sénégal, le Premier ministre sénégalais a été accueilli avec les honneurs par Aziz Akhannouch, en présence de plusieurs officiels marocains. Ce geste protocolaire témoigne de l’importance accordée par les autorités marocaines à cette visite, perçue comme une nouvelle étape dans le raffermissement du partenariat stratégique entre les deux États.

Au programme de son séjour, Ousmane Sonko s’est également rendu au mausolée de Mohamed V, où il s’est recueilli à la mémoire du grand-père de l’actuel souverain marocain. Ce moment de recueillement, effectué en compagnie du ministre marocain délégué chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, Moustapha Baitas, revêt une forte portée symbolique. Il illustre l’ancrage historique et spirituel des relations sénégalo-marocaines, fondées sur le respect des figures emblématiques et des valeurs communes.

Sonko au Maroc : « Les incidents après la CAN doivent être considérés comme des excès isolés liés à l’émotion »

En visite officielle au Royaume du Maroc, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a tenu à apaiser les tensions nées à la suite de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, marquée par des incidents regrettables entre supporters. Reçu par son homologue marocain Aziz Akhannouch, le chef du gouvernement sénégalais a rappelé la profondeur des relations historiques, politiques et humaines entre Dakar et Rabat, insistant sur la nécessité de ne pas laisser des débordements sportifs altérer une coopération solide et ancienne.

S’exprimant devant la presse, Ousmane Sonko a souligné que les violences observées après la CAN doivent être analysées avec discernement. Pour lui, il s’agit d’actes isolés, dictés par l’émotion intense qui entoure les grandes compétitions sportives, et non de l’expression d’une hostilité entre les peuples sénégalais et marocain. « Après la CAN, les incidents observés ici ou là doivent être considérés comme des excès isolés liés à l’émotion, et non comme des fractures profondes entre nos peuples. Le sport, par essence, est un puissant facteur de rapprochement et de fraternité, et ne saurait remettre en cause la solidité des relations entre le Sénégal et le Maroc », a déclaré le Premier ministre.

Cette prise de position vise à réaffirmer l’attachement des autorités sénégalaises à une diplomatie fondée sur le dialogue, le respect mutuel et la coopération. Ousmane Sonko a également salué l’accueil chaleureux réservé à la délégation sénégalaise, symbole de l’excellence des relations bilatérales entre les deux pays.

Arrivé à l’aéroport international de Rabat à bord d’un vol spécial affrété par Air Sénégal, le Premier ministre a été accueilli par Aziz Akhannouch ainsi que plusieurs responsables marocains. Ce geste protocolaire fort illustre la volonté partagée de renforcer davantage les liens entre Dakar et Rabat, notamment dans les domaines économique, diplomatique et culturel.

Dans la continuité de sa visite, Ousmane Sonko s’est rendu au mausolée de Mohamed V pour se recueillir à la mémoire du grand-père de l’actuel souverain marocain. Il était accompagné du ministre marocain porte-parole du gouvernement, Moustapha Baitas. Cet acte symbolique traduit le respect du Sénégal pour l’histoire du Royaume du Maroc et pour les figures emblématiques ayant contribué à façonner son identité.

À travers cette visite et ces déclarations, le chef du gouvernement sénégalais entend tourner la page des tensions post-CAN et recentrer les relations sénégalo-marocaines sur leurs fondamentaux : la fraternité, la coopération et la solidarité entre deux nations liées par une longue histoire commune.

Bassirou Diomaye Faye reçoit la nouvelle cheffe de mission du FMI : vers un nouveau programme de coopération avec le Sénégal

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu en audience, ce mercredi 21 janvier 2026, au Palais de la République, la nouvelle cheffe de mission du Fonds monétaire international (FMI) pour le Sénégal, Mme Mercedes Vera Martin. Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans le cadre du dialogue permanent entre les autorités sénégalaises et l’institution financière internationale, alors que les deux parties œuvrent à la mise en place d’un nouveau programme de coopération.

Au cours de l’audience, Mme Mercedes Vera Martin a salué la qualité des échanges en cours et a mis en exergue les progrès significatifs réalisés dans les discussions techniques et stratégiques. Elle a souligné l’engagement des autorités sénégalaises à poursuivre les réformes économiques et financières, dans un contexte marqué par des défis structurels, mais aussi par de fortes ambitions en matière de souveraineté économique, de croissance inclusive et de justice sociale.

Les discussions ont porté sur les grandes orientations du futur programme, notamment la consolidation des finances publiques, le renforcement de la gouvernance économique, la soutenabilité de la dette et l’amélioration du climat des affaires. La cheffe de mission du FMI a insisté sur l’importance de préserver la stabilité macroéconomique tout en soutenant les politiques sociales et les investissements structurants, indispensables au développement durable du pays.

De son côté, le Président Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé la volonté du Sénégal de bâtir un partenariat équilibré et transparent avec le FMI, fondé sur le respect des priorités nationales et des aspirations des populations. Il a rappelé que les réformes engagées par son gouvernement visent avant tout à renforcer la résilience de l’économie sénégalaise, à lutter contre les inégalités et à promouvoir une croissance portée par les secteurs productifs.

CAN 2025 : Dakar et Rabat privilégient l’apaisement et réaffirment leur partenariat stratégique

Au lendemain d’une finale de Coupe d’Afrique des Nations particulièrement intense, marquée par une forte charge émotionnelle et des tensions perceptibles dans l’espace public, le Sénégal et le Maroc ont opté pour la voie de la sagesse diplomatique. Les deux pays ont rapidement engagé un dialogue de haut niveau afin d’éviter que les passions sportives ne débordent sur le terrain politique et diplomatique.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a révélé s’être longuement entretenu par téléphone avec son homologue marocain, Aziz Akhannouch. Cet échange, conduit sous les hautes directives de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et du Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, s’inscrit dans une dynamique claire d’apaisement, de sérénité et de détente. L’objectif affiché est de consolider les liens historiques et fraternels qui unissent Dakar et Rabat, en dépit des crispations nées du contexte sportif.

Au cœur des discussions figure la gestion immédiate des tensions observées à la suite de la rencontre finale. Le gouvernement sénégalais a indiqué suivre de très près, en étroite collaboration avec les autorités marocaines et les services diplomatiques compétents, la situation de certains supporters sénégalais interpellés à Rabat. Une attention particulière est également portée à la sécurité et au bien-être de la communauté sénégalaise résidant au Maroc, dans un souci de protection des personnes et de respect des droits des ressortissants.

Face à la propagation rapide de contenus sensibles sur les réseaux sociaux, Ousmane Sonko a lancé un appel appuyé à la vigilance et à la responsabilité. Le chef du gouvernement sénégalais a mis en garde contre les flux de communications numériques largement dominés, selon lui, par la désinformation, les images sorties de leur contexte et les rumeurs infondées. Il a exhorté les citoyens sénégalais et marocains à dépassionner cet épisode et à le cantonner strictement au registre sportif, afin d’éviter toute instrumentalisation susceptible de fragiliser des relations bilatérales solides et anciennes.

Dans cette optique, les deux Premiers ministres ont rappelé que les défis communs auxquels font face le Sénégal et le Maroc, qu’ils soient économiques, sécuritaires ou géopolitiques, sont autrement plus importants que les aléas d’une compétition sportive, aussi prestigieuse soit-elle. Le football, ont-ils souligné, doit rester un facteur de rapprochement entre les peuples et non un motif de division.

Illustration concrète de cette volonté politique de dépassement, Dakar et Rabat ont confirmé la tenue, du 26 au 28 janvier prochains à Rabat, de la 15ᵉ session de la Grande Commission mixte sénégalo-marocaine. Cet événement revêt une importance particulière, puisqu’il s’agira de la première session de ce cadre de coopération depuis 2013. Sa programmation, arrêtée dès la fin du mois de décembre 2025, témoigne d’une détermination partagée à relancer et approfondir le partenariat stratégique entre les deux pays.

Suspension des visas d’immigration : les États-Unis durcissent leur politique migratoire, l’Afrique en première ligne

Les États-Unis amorcent un virage majeur dans leur politique migratoire. Depuis le 21 janvier, l’administration américaine a officiellement suspendu le traitement des visas d’immigration permanente pour les ressortissants de 75 pays à travers le monde. L’Afrique figure parmi les régions les plus affectées par cette décision, avec 26 pays concernés, dont le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Nigeria, le Ghana, l’Éthiopie et la Tunisie.

Cette mesure ne concerne pas les visas de court séjour, tels que les visas touristiques ou d’affaires, mais vise spécifiquement les visas dits de « longue durée ». Il s’agit des titres permettant de s’installer durablement sur le sol américain, notamment dans le cadre du regroupement familial, de la résidence permanente ou de l’accès à un emploi stable ouvrant la voie à une carte verte. Pour des milliers de familles et de candidats à l’émigration, cette suspension représente un coup d’arrêt brutal à des projets souvent engagés depuis plusieurs années.

Les autorités américaines présentent cette décision comme temporaire. Selon Washington, l’objectif est de procéder à une révision approfondie des mécanismes d’attribution des visas d’immigration permanente. L’administration estime que le système actuel nécessite des ajustements afin de mieux correspondre aux priorités économiques et sociales du pays.

Dans un communiqué publié le 7 janvier, le Département d’État a justifié cette suspension par des considérations économiques. Il y est affirmé que des ressortissants des pays visés, déjà installés aux États-Unis, bénéficieraient d’aides sociales à des niveaux jugés « inacceptables » par le gouvernement fédéral. Cette situation serait, selon l’administration, de nature à peser sur les finances publiques et à déséquilibrer les dispositifs de protection sociale.

Le président Donald Trump a, pour sa part, adopté un ton sans équivoque. Il insiste sur la nécessité, pour les immigrants, de démontrer leur capacité à subvenir à leurs besoins sans dépendre de l’assistance publique. Le principe d’« autonomie financière » devient ainsi un critère central de la nouvelle orientation migratoire. Pour le chef de l’exécutif américain, l’immigration ne doit plus « constituer une charge pour les Américains », mais s’inscrire dans une logique de contribution économique nette.

Cette suspension s’inscrit dans le cadre plus large d’une réforme de l’Immigration and Nationality Act, la loi fondamentale qui régit l’entrée, le séjour et l’installation des étrangers aux États-Unis. À travers cette réforme, l’administration entend redéfinir les critères d’admissibilité, renforcer les contrôles et privilégier une immigration perçue comme économiquement bénéfique.

Dans les pays africains concernés, la décision suscite inquiétudes et interrogations. Elle intervient dans un contexte où les États-Unis représentent, pour de nombreux candidats à l’émigration, une destination majeure en termes d’opportunités économiques, d’éducation et de regroupement familial. En attendant d’éventuelles clarifications ou un assouplissement de la mesure, des milliers de dossiers restent en suspens, plongeant de nombreuses familles dans l’incertitude quant à leur avenir.

Sénégal-Maroc: politique, économie, religion, éducation, pourquoi ils s’aiment tant

À veille de la finale historique de la CAN entre le Maroc et le Sénégal, Cheikh Niang, ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, revient sur la profondeur, la richesse et l’actualité des relations entre les deux pays. Il évoque les liens politiques, économiques, religieux, éducatifs et la solidarité qui unissent Rabat et Dakar, renforcés aujourd’hui par le symbole du football.

M. Le ministre, la finale de la CAN se joue dimanche entre le Maroc et le Sénégal. En tant que ministre des Affaires étrangères sénégalais, peut-être même amoureux du foot, que vous inspire cette rencontre sur le plan symbolique au regard des relations entre les deux pays, le Sénégal et le Maroc ?

C’est un grand plaisir que j’éprouve, une grosse fierté aussi de voir notre équipe arriver à ce stade de la compétition. Beaucoup d’émotion, et je dis aussi que cette finale n’est pas un simple rendez-vous sportif. Elle met face à face deux grandes nations africaines du football qui se respectent, se connaissent et se fréquentent aussi depuis longtemps. C’est une confrontation, pour moi, qui est fraternelle et presque symbolique, où le football devient un miroir de l’Afrique, d’une Afrique qui avance, confiante, ambitieuse et unie dans sa diversité.

On parle beaucoup des relations sénégalo-marocaines avec cette finale depuis quelques jours. Pour ceux qui ne connaissent pas, pouvez-vous rappeler s’il y a des grandes dates ou des moments qui ont marqué le début et l’évolution des relations entre le Maroc et le Sénégal ?

C’est une relation ancienne, presque organique. Cette relation a commencé bien avant les indépendances. Nos peuples échangeaient déjà à travers les routes transsahariennes, en partageant le savoir, le commerce, mais aussi la spiritualité. Depuis 1960, quand le Sénégal est devenu indépendant, le Maroc est resté un partenaire constant de notre pays. Ce qui frappe dans cette relation, c’est vraiment sa régularité, la régularité d’un dialogue permanent, la densité des échanges et la solidité de la confiance politique. Il faut rappeler le rôle que le président Senghor a joué à l’époque avec le roi Mohammed V, puis avec Hassan II, en partageant une vision commune de stabilité, de codéveloppement. Aujourd’hui, cet héritage est protégé par Sa Majesté le roi Mohammed VI et Son Excellence, Monsieur le Président Bassirou Diomaye Faye. Ce partenariat s’est développé depuis nos indépendances et embrasse tous les domaines : politique, économique, social, éducatif, et autres.

Vous l’avez évoqué, il y a le domaine religieux, le soufisme et les confréries, notamment la Tidjaniya, qui occupent une place importante dans les deux sociétés. Ces liens spirituels continuent-ils de renforcer la proximité entre les deux pays ?

Absolument. La dimension spirituelle est très importante, elle est presque fondatrice. Comme vous le savez, la Tidjaniya, avec Fès comme pôle spirituel majeur, a façonné des générations de Sénégalais. Ce lien dépasse largement les agendas politiques. La Tidjaniya rapproche, elle fusionne, elle installe ainsi une relation fondée sur la vraie fraternité. C’est un ciment silencieux, mais extrêmement solide.

Sur le plan diplomatique, comment caractériseriez-vous la coopération entre Rabat et Dakar, notamment au sein d’organisations africaines et internationales ?

Si je dois caractériser les relations diplomatiques entre nos deux pays, j’utiliserais deux mots : cohérence et solidité. Sur cette base, le Sénégal et le Maroc se retrouvent très souvent sur les grandes questions africaines et internationales. Ce sont des positions que nous partageons généralement, voire totalement.

Il y a une convergence de vues sur l’intégration africaine, sur la stabilité régionale et surtout sur la nécessité de solutions africaines aux problèmes africains. Cela explique aussi les démarches du Maroc vis-à-vis du continent. Beaucoup d’initiatives sont prises et donc nous avons cette proximité qui se traduit par un soutien mutuel constant dans les enceintes régionales et multilatérales, fondé sur une communauté de vues et de convictions.

Sur le plan économique, y a-t-il aujourd’hui des secteurs plus dynamiques dans la coopération économique entre le Maroc et le Sénégal ?

Oui, sur le plan économique, cela bouge beaucoup et très vite. Cette coopération économique est l’une des plus dynamiques sur le continent. Au Sénégal, les Marocains sont présents dans les assurances, les banques, les télécoms, les infrastructures, l’habitat, l’agriculture, la formation professionnelle.

La coopération est très concrète et les investissements marocains au Sénégal illustrent un modèle de coopération sud-sud, pragmatique, orienté vers des résultats. Au Sénégal, nous essayons aussi de développer une politique d’investissement au Maroc. C’est encore timide, mais nous développons une stratégie pour renforcer la présence sénégalaise dans le tissu économique marocain.

Il existe aussi un échange académique, universitaire, entre les deux pays. Que représente-t-il pour la jeunesse et l’avenir du Sénégal et du Maroc ?

Des étudiants marocains sont présents au Sénégal, grâce à un accord de coopération académique signé dans les années 1960, qui permet des échanges d’étudiants avec des bourses partagées. Cela facilite l’accès des Marocains aux facultés sénégalaises, notamment en santé et en médecine.

De façon encore plus dynamique, de nombreux jeunes Sénégalais vont au Maroc pour leur formation. Si je ne me trompe, le Maroc est actuellement le deuxième pays de destination après la France pour les étudiants sénégalais à l’étranger. Ils acquièrent des compétences, une culture de fraternité. Ainsi, des deux côtés, cela crée une culture de rapprochement et de coopération. Ces étudiants deviennent naturellement des passerelles humaines entre nos deux pays, parfois même sans en avoir conscience.

Dimanche, c’est la finale. À votre avis, comment le football et cette finale vont-ils participer au raffermissement des liens entre le Maroc et le Sénégal ?

Le sport en général, et le football en particulier, dépassent les terrains. Le football touche les peuples dans leur quotidien. Il est vrai que cela soulève des passions et beaucoup d’engouement. Ce que je retiens de cette finale, qui se tient en terre marocaine, c’est qu’elle offre une vitrine de l’Afrique compétitive, talentueuse et ambitieuse.

Entre le Maroc et le Sénégal, ce sera la célébration de l’admiration mutuelle, du respect mutuel, de l’amitié réciproque et d’une fraternité authentique, bien au-delà du score final. J’espère que toutes les dispositions seront prises pour que les deux équipes soient mises dans les meilleures conditions afin de donner le meilleur d’elles-mêmes. Nous aurons ainsi une belle fête.

Avez-vous de bons souvenirs ou des anecdotes personnelles, comme ministre des Affaires étrangères, sur cette relation sénégalo-marocaine ? Quelque chose qui illustre la force de ces liens ?

C’est difficile de donner seulement des exemples, il faut juger cela dans l’ensemble de mes interactions avec les officiels marocains. Toutes les interactions que j’ai eues ont été marquées par une grande qualité d’écoute, une proximité humaine, un respect rare, et un attachement profond aux relations entre le Sénégal et le Maroc. Je peux citer une anecdote : l’autre jour, quand le Sénégal s’est qualifié pour les quarts de finale, j’ai vu beaucoup de personnes célébrer, parmi lesquelles de nombreux Marocains et des binationaux sénégalo-marocains. Cela montre que cette relation va de soi, tant elle est naturelle et fondée sur une grande fraternité.

La convention d’établissement, pilier de la relation Maroc-Sénégal

Au-delà des symboles et de la fraternité affichée, la solidité des relations entre le Maroc et le Sénégal repose sur un texte fondamental : la convention d’établissement, signée entre Hassan II et Léopold Sédar Senghor et ratifiée à Rabat en 1965. En avril dernier, les 60 ans de cette convention ont été solennellement célébrés sous le haut patronage du président Bassirou Diomaye Faye et du roi Mohammed VI, confirmant son rôle central dans la relation bilatérale.

Pour Bakary Sambe, directeur régional du Timbuktu Institute et auteur de l’ouvrage de référence « Le Maroc africain, trajectoire d’une ambition continentale », cette convention « donne aux Sénégalais et aux Marocains des droits quasi similaires à ceux des nationaux », y compris l’accès à certains postes dans la fonction publique. Elle a permis, par exemple, qu’un Marocain soit nommé ambassadeur du Sénégal à la FAO, ou que le Maroc soutienne l’élection de Jacques Diouf à la tête de cette organisation internationale.

«C’est la base de tout», insiste Sambe, soulignant qu’elle structure la vie sociale, professionnelle et familiale des deux communautés, qui jouissent d’un statut privilégié et d’une mobilité facilitée. Toujours en vigueur soixante ans après, elle incarne cette « alchimie » particulière que Sambe décrit dans son livre, et que le roi Mohammed VI saluait dans une lettre adressée à l’auteur, évoquant «l’enracinement du royaume en Afrique et la profondeur des liens humains, spirituels et culturels» qui unissent indéfectiblement le Maroc et le Sénégal.

Avec RFI

Sénégal–Koweït : vers un partenariat stratégique renforcé entre Bassirou Diomaye Faye et l’Émir Cheikh Meshal

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a été reçu avec les plus grands honneurs au Palais Bayan par Son Altesse l’Émir du Koweït, Cheikh Meshal Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah. Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans le cadre de la visite officielle du chef de l’État sénégalais au Koweït et marque une étape importante dans le raffermissement des relations diplomatiques entre Dakar et Koweït City.

L’entretien entre les deux dirigeants s’est déroulé dans un climat empreint de cordialité et de fraternité. L’Émir Cheikh Meshal a tenu à souligner l’attachement particulier du peuple koweïtien au Sénégal, évoquant un lien historique et émotionnel profond entre les deux nations. Il a rappelé que cette relation repose sur une coopération ancienne, fondée sur la solidarité, le respect mutuel et une vision commune du développement et de la stabilité internationale.

Selon les services de la Présidence sénégalaise, les échanges entre Bassirou Diomaye Faye et l’Émir du Koweït ont largement dépassé le cadre d’une visite de courtoisie. Les deux chefs d’État ont affiché une volonté claire d’insuffler une nouvelle dynamique à leur coopération bilatérale, en décidant d’élever les relations sénégalo-koweïtiennes à un niveau stratégique. Cette orientation vise à renforcer les liens politiques, économiques et diplomatiques, tout en ouvrant la voie à des partenariats plus structurants et durables.

Plusieurs secteurs prioritaires ont été identifiés comme axes majeurs de cette coopération renforcée. Il s’agit notamment de la paix et de la sécurité, de la sécurité alimentaire, des infrastructures, de l’industrie, de l’énergie et de l’agriculture. Autant de domaines considérés comme essentiels pour accompagner les ambitions de développement du Sénégal, tout en offrant des opportunités d’investissement et de coopération au Koweït, dans une logique de partenariat gagnant-gagnant.

Le Président Bassirou Diomaye Faye a salué l’engagement constant du Koweït aux côtés du Sénégal, notamment à travers des projets structurants soutenus par les fonds koweïtiens de développement. Il a réaffirmé la volonté de son pays de consolider ces acquis et de diversifier davantage les champs de collaboration, dans un contexte international marqué par des défis sécuritaires, économiques et climatiques majeurs.

La visite s’est achevée par un banquet officiel offert par l’Émir Cheikh Meshal en l’honneur du Président sénégalais et de sa délégation. Ce moment solennel a symbolisé l’engagement mutuel des deux États à bâtir un partenariat stratégique solide, fondé sur la confiance, la solidarité et des intérêts partagés.

À travers cette rencontre, Dakar et Koweït City affichent clairement leur ambition commune d’inscrire leurs relations dans une nouvelle ère, portée par une coopération renforcée et durable, au service de la stabilité régionale et du développement économique et social de leurs peuples respectifs.

Diplomatie et durabilité : le Président Bassirou Diomaye Faye en mission au Koweït et aux Émirats arabes unis

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce matin pour un déplacement stratégique au Moyen-Orient, marquant une nouvelle étape de l’action diplomatique du Sénégal sur la scène internationale. Cette tournée, à la fois politique, économique et environnementale, s’inscrit dans une dynamique de diversification des partenariats et de promotion des priorités nationales en matière de développement durable.

La première étape de ce voyage conduit le Chef de l’État au Koweït, où il effectuera une visite officielle du 12 au 14 janvier 2026. Cette visite vise à consolider les relations bilatérales entre le Sénégal et l’État du Koweït, deux pays liés par une coopération ancienne, notamment dans les domaines de l’investissement, de l’aide au développement et des infrastructures. Des échanges de haut niveau sont prévus avec les autorités koweïtiennes afin d’explorer de nouvelles opportunités de partenariat, en particulier dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture, de la finance islamique et des grands projets structurants.

Au cours de son séjour à Koweït City, le Président Bassirou Diomaye Faye devrait également rencontrer des responsables d’institutions financières et des investisseurs, avec l’objectif de mobiliser des ressources en faveur des priorités économiques du Sénégal, dans un contexte de relance et de transformation structurelle de l’économie nationale. Cette visite officielle s’inscrit ainsi dans la volonté affichée des nouvelles autorités sénégalaises de renforcer la diplomatie économique et d’attirer des investissements créateurs d’emplois.

À l’issue de cette étape koweïtienne, le Chef de l’État se rendra à Abu Dhabi pour prendre part à la Semaine de la Durabilité, prévue les 14 et 15 janvier 2026. Ce rendez-vous international de premier plan réunit des dirigeants politiques, des décideurs économiques, des experts et des acteurs de l’innovation autour des grands défis liés au développement durable, à la transition énergétique et aux solutions technologiques d’avenir.

La participation du Président de la République à cet événement traduit l’engagement du Sénégal en faveur d’un modèle de développement plus inclusif et respectueux de l’environnement. Elle offrira également une tribune pour porter la voix des pays africains, confrontés aux effets du changement climatique mais désireux de tirer parti des opportunités offertes par les énergies renouvelables, l’innovation verte et les financements climatiques.

Face à l’hégémonie de Trump : le Sénégal appelé à adopter une « réciprocité stratégique »

Dans un contexte international marqué par le retour de Donald Trump et sa volonté affirmée de renforcer la domination des États-Unis sur l’ordre mondial, le Sénégal et, plus largement, les pays en développement, sont invités à adopter une diplomatie plus musclée, fondée sur le principe de réciprocité. C’est l’avis d’Ahmad Soumaré, expert en intelligence économique, qui tire la sonnette d’alarme sur les déséquilibres flagrants dans les relations internationales affectant le continent africain.

Selon M. Soumaré, les ressortissants africains subissent quotidiennement des contraintes administratives et financières disproportionnées. Il cite l’exemple des États-Unis, où l’obtention d’un visa peut nécessiter une caution de 9 millions de francs CFA, une exigence qu’il qualifie d’« inacceptable ». L’expert souligne également les incohérences dans les relations avec l’Europe, où un citoyen français peut parfois entrer au Sénégal avec une simple carte d’identité valide ou même légèrement périmée, tandis que les Sénégalais doivent se soumettre à des procédures de visa rigoureuses, même avec un passeport en règle.

Pour remédier à cette situation, Ahmad Soumaré préconise l’adoption d’une politique de stricte réciprocité. Il cite en exemple le Gabon dans les années 1990 et 2000, qui, face à l’imposition de visas par la France, avait décidé d’appliquer les mêmes règles à l’envers. Les voyageurs étrangers avaient dû se conformer aux exigences gabonaises, payant les visas et démontrant ainsi que la souveraineté nationale est respectée dès lors qu’elle est affirmée. L’expert estime que le Sénégal devrait s’inspirer de cette approche audacieuse pour faire valoir ses droits et protéger ses citoyens.

Ahmad Soumaré balaie également l’argument selon lequel les pays en développement seraient trop faibles pour imposer de telles mesures. Pour lui, la présence des puissances étrangères sur le sol sénégalais n’est pas philanthropique mais motivée par des intérêts économiques précis. « L’Américain est comme la mouche, là où il se pose, c’est qu’il y a quelque chose de sucré. S’il n’y avait rien, ils ne viendraient pas ici », a-t-il souligné, soulignant que cette attractivité devrait devenir un levier de négociation stratégique.

L’expert appelle le gouvernement sénégalais à adopter une « politique de droiture » et de fermeté. Il recommande notamment d’imposer systématiquement la réciprocité dans les conditions d’entrée et de visa, de défendre l’intérêt national dans chaque accord bilatéral et de refuser toute forme de soumission diplomatique aux grandes puissances. « Si nous laissons faire, ils vont nous écraser. Pour être respecté sur la scène mondiale, le Sénégal doit d’abord apprendre à dire ‘non’ et à exiger le même traitement qu’il accorde à ses partenaires », a-t-il averti sur Iradio.

En somme, Ahmad Soumaré plaide pour une diplomatie sénégalaise affirmée, capable de protéger la dignité nationale et de garantir un respect mutuel avec les puissances étrangères, dans un contexte international où la compétition géopolitique s’intensifie.

Fin de mission diplomatique : le Président Bassirou Diomaye Faye salue l’action de l’Ambassadeur de Mauritanie au Sénégal

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce jeudi au Palais de la République Mohamed Aly Ould Sidi Mohamed, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République islamique de Mauritanie au Sénégal, à l’occasion de la fin de sa mission diplomatique dans le pays. Cette audience, marquée par une atmosphère de grande cordialité, a été l’occasion de faire le bilan d’un mandat placé sous le sceau du dialogue et du renforcement des relations bilatérales.

Au cours de l’entretien, le Chef de l’État a tenu à saluer la contribution déterminante du diplomate mauritanien à la consolidation des liens historiques d’amitié, de coopération et de bon voisinage qui unissent le Sénégal et la Mauritanie. Il a souligné que l’action de l’Ambassadeur s’est inscrite dans une dynamique de rapprochement constant entre les deux pays, fondée sur la confiance mutuelle, le respect réciproque et la recherche d’intérêts communs au bénéfice des deux peuples.

Le Président Bassirou Diomaye Faye a exprimé sa profonde reconnaissance pour la qualité du travail accompli par Mohamed Aly Ould Sidi Mohamed tout au long de son mandat. Il a notamment mis en exergue l’engagement personnel du diplomate au service du dialogue politique, de la coopération économique et sociale, ainsi que de la promotion des relations fraternelles entre Dakar et Nouakchott, dans un contexte régional exigeant une concertation étroite et permanente.

Cette audience a également permis de réaffirmer la solidité des relations sénégalo-mauritaniennes, caractérisées par une histoire partagée, des échanges humains intenses et une volonté commune de renforcer la coopération dans des domaines stratégiques d’intérêt commun. Le Chef de l’État a réitéré l’attachement du Sénégal à la poursuite et à l’approfondissement de cette coopération exemplaire.

Sénégal–Mauritanie : une coopération renforcée autour des ressources, du commerce et des secteurs stratégiques

En visite officielle de 48 heures au Sénégal, le Premier ministre mauritanien, El Moctar Ould Djay, a coprésidé avec son homologue sénégalais, Ousmane Sonko, une séance de travail sanctionnée par un communiqué conjoint marquant une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération bilatérale entre Dakar et Nouakchott. Les échanges ont porté sur plusieurs secteurs clés, avec une volonté clairement affirmée d’approfondir l’intégration économique et de promouvoir un développement durable et concerté.

Dans le secteur minier, les deux pays ont réaffirmé leur engagement commun à améliorer la gouvernance et à promouvoir une exploitation responsable et durable des ressources naturelles. Une attention particulière a été accordée à la traçabilité des productions minières et à la protection de l’environnement, notamment dans le domaine sensible de l’orpaillage artisanal et semi-industriel, souvent source de dégradations écologiques et de tensions sociales. Dakar et Nouakchott entendent ainsi harmoniser leurs approches afin de mieux encadrer les activités minières transfrontalières et d’en maximiser les retombées économiques tout en limitant les impacts négatifs.

Sur le plan industriel, les discussions ont mis en avant une vision partagée axée sur la transformation locale des ressources. Les deux parties ont souligné l’importance du développement des chaînes de valeur, du renforcement du contenu local et du transfert de compétences, dans une logique de création d’emplois durables et de valeur ajoutée pour les économies nationales. Cette orientation s’inscrit dans une volonté commune de rompre avec l’exportation brute des matières premières et de favoriser l’industrialisation régionale.

Les relations commerciales ont également occupé une place centrale dans les échanges. Les délégations se sont félicitées de la signature récente de l’accord de coopération commerciale entre les deux pays et ont convenu d’accélérer la mise en place du comité mixte de coopération commerciale prévu par cet instrument. La levée de la pratique de la rupture de charge depuis novembre 2025, combinée à la création d’un bureau de fret et au déploiement d’une plateforme numérique de gestion des échanges, est appelée à améliorer significativement la fluidité des échanges et à stimuler le commerce bilatéral.

Au-delà des questions économiques, la coopération sectorielle a été élargie à des domaines essentiels pour les populations. Dans le secteur de la pêche, le Sénégal et la Mauritanie ont entériné la reconduction du protocole bilatéral pour une durée de douze mois. Ils ont également décidé d’élargir leur collaboration à la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, à la promotion de l’aquaculture et au renforcement du contrôle sanitaire des produits halieutiques, afin de préserver les ressources marines et garantir la qualité des produits destinés aux marchés.

Face à la progression préoccupante de la fièvre de la vallée du Rift dans la sous-région, les deux pays ont appelé à un renforcement de la coopération sanitaire. Les échanges ont insisté sur la nécessité d’une mutualisation accrue des moyens de réponse, avec un accent particulier sur la prévention, la sensibilisation et l’information des populations, afin de limiter les risques sanitaires et économiques liés à cette maladie.

Enfin, Dakar et Nouakchott ont convenu du lancement prochain d’un projet régional d’intégration et de modernisation des filières d’élevage. Ce projet sera centré sur la gestion de la transhumance transfrontalière, la promotion de l’autosuffisance en lait et la maîtrise de l’alimentation du bétail. Il s’accompagnera de la réactivation des mécanismes de suivi et de concertation existants, dans l’objectif d’assurer une mise en œuvre efficace, coordonnée et durable.

Sénégal–Mauritanie : la coopération militaire élargie à toutes les forces de défense et de sécurité

La visite de travail et d’amitié du Premier ministre mauritanien, Moctar Ould Djay, au Sénégal a été marquée par une avancée significative dans les relations bilatérales entre Dakar et Nouakchott. À l’issue de leurs échanges avec le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, les deux chefs de gouvernement ont annoncé l’élargissement de la coopération militaire existante à l’ensemble des forces de défense et de sécurité des deux pays. Cette décision vise à renforcer la capacité des deux États à faire face aux défis sécuritaires communs dans la sous-région, dans un contexte où les menaces transfrontalières et les mouvements irréguliers de populations nécessitent une coordination accrue entre les forces armées et les forces de sécurité civile.

Depuis plusieurs années, la coopération militaire entre le Sénégal et la Mauritanie est déjà reconnue pour son exemplarité. Des opérations conjointes ont été menées régulièrement, et des échanges constants entre les forces armées des deux pays ont permis de renforcer la surveillance des frontières et de coordonner les interventions contre la criminalité transnationale et les réseaux de trafic. L’élargissement de cette coopération à toutes les forces de défense et de sécurité traduit une volonté politique claire de créer un dispositif intégré et réactif capable de répondre rapidement aux défis sécuritaires communs.

Les discussions entre les deux délégations ont également porté sur la question de la mobilité des populations et de la gestion concertée des flux migratoires. Ousmane Sonko et Moctar Ould Djay ont rappelé les liens culturels, historiques et humains qui unissent les deux peuples et ont souligné l’importance de l’intégration socio-économique des communautés établies de part et d’autre de la frontière. L’objectif est de permettre à ces populations de devenir de véritables acteurs économiques et de jouer un rôle de pont entre les deux pays, tout en facilitant la libre circulation des personnes dans le respect des règles établies par les autorités.

Dans ce cadre, les deux gouvernements ont réaffirmé leur engagement à assurer la mise en œuvre intégrale de l’Accord sur les conditions d’entrée, de séjour et d’établissement des ressortissants respectifs, signé le 2 juin 2025. Pour garantir un suivi rigoureux de cet accord, un comité mixte bilatéral sera mis en place d’ici la fin du mois de février 2026. Ce comité sera chargé de superviser l’application des dispositions prévues, de proposer des ajustements si nécessaire et de veiller à ce que les engagements pris soient respectés de manière efficace et transparente.

Cette visite officielle souligne l’importance stratégique des relations sénégalo-mauritaniennes, non seulement dans le domaine de la sécurité, mais aussi dans les sphères économique et sociale. Elle traduit la volonté commune des deux pays de renforcer leur coopération bilatérale afin de mieux gérer les défis régionaux, qu’il s’agisse de sécurité, de migration, ou de développement socio-économique. L’élargissement de la coopération militaire et sécuritaire constitue ainsi une étape majeure pour consolider la stabilité et la prospérité dans la sous-région.

Visa américain : une caution pouvant atteindre 8,3 millions FCFA exigée des Sénégalais dès janvier 2026

Les conditions d’accès au territoire américain pour les ressortissants sénégalais vont connaître un durcissement notable à partir du 21 janvier 2026. Désormais, les demandeurs de visa de court séjour vers les États-Unis, notamment pour le tourisme ou les affaires, devront s’acquitter d’une caution financière obligatoire dont le montant pourra atteindre 15 000 dollars, soit environ 8,3 millions de francs CFA.

Cette nouvelle mesure concerne les visas de type B1/B2, traditionnellement délivrés pour les voyages temporaires. Elle s’inscrit dans un programme mis en place par les autorités américaines visant à renforcer le contrôle des entrées et des sorties du territoire. Concrètement, la caution exigée sera fixée par l’agent consulaire lors de l’entretien de visa, en fonction du profil du demandeur, selon trois niveaux possibles : 5 000, 10 000 ou 15 000 dollars américains.

Selon les autorités américaines, cette garantie financière a pour objectif principal de s’assurer que les voyageurs respectent strictement la durée de séjour autorisée et quittent les États-Unis dans les délais prévus. La somme déposée n’a pas vocation à être une taxe définitive, puisqu’elle est remboursable sous certaines conditions. Elle est restituée lorsque le voyageur quitte le territoire avant l’expiration de son visa, lorsque le visa est accordé mais que le déplacement n’a finalement pas lieu, ou encore lorsque l’entrée est refusée par les services de la police des frontières à l’arrivée.

En revanche, la caution est définitivement perdue si le bénéficiaire dépasse la durée légale de son séjour ou tente de modifier son statut migratoire, notamment en introduisant une demande d’asile ou une procédure de régularisation sans quitter le territoire américain. Une telle infraction pourrait également compromettre toute demande future de visa.

À cette exigence financière s’ajoutent des contraintes logistiques strictes. Les voyageurs concernés devront impérativement entrer et sortir des États-Unis par des aéroports désignés, notamment New York (JFK), Washington Dulles (IAD) ou Boston Logan (BOS). Le non-respect de ces points de passage pourrait entraîner la confiscation de la caution et des sanctions administratives.

Cette décision s’inscrit dans la stratégie américaine de lutte contre les dépassements de séjour, communément appelés « overstay ». Le Sénégal figure sur une liste de pays considérés comme présentant un taux élevé de non-retour après expiration des visas, aux côtés d’États comme le Nigéria, la Mauritanie, le Togo ou encore le Venezuela.

Contacté par la presse sénégalaise, le Consulat du Sénégal à New York a indiqué être en attente d’une communication officielle détaillée des autorités américaines afin de mieux informer les ressortissants sénégalais sur les modalités pratiques de cette nouvelle réglementation.

Enfin, les autorités américaines appellent à la vigilance. Aucun paiement de caution ne doit être effectué sans instruction formelle et directe du consulat ou des services officiels. Les demandeurs sont invités à se méfier des intermédiaires, plateformes non agréées ou individus mal intentionnés qui pourraient tenter de tirer profit de cette réforme en proposant des procédures frauduleuses.

Visite de travail à Dakar : le Premier ministre mauritanien Moctar Ould Djay renforce l’axe stratégique avec le Sénégal

Le Premier ministre de la République islamique de Mauritanie, M. Moctar Ould Djay, est arrivé à Dakar ce jeudi 8 janvier 2026 pour une visite de travail de deux jours, marquant une nouvelle étape dans le raffermissement des relations bilatérales entre la Mauritanie et le Sénégal. À sa descente d’avion, il a été chaleureusement accueilli par son homologue sénégalais, M. Ousmane Sonko, dans une atmosphère empreinte de cordialité et de fraternité, à l’image des liens historiques qui unissent les deux pays voisins.

Ce déplacement s’inscrit dans une dynamique de consolidation du partenariat stratégique entre Dakar et Nouakchott, fondé sur une coopération multiforme et une vision commune des enjeux régionaux. Les deux chefs de gouvernement entendent donner une impulsion nouvelle à cette relation privilégiée, en mettant l’accent sur le dialogue politique de haut niveau, la coopération économique et la gestion concertée des défis communs.

Au cours de son séjour, le Premier ministre mauritanien doit s’entretenir avec les plus hautes autorités sénégalaises autour de plusieurs dossiers majeurs d’intérêt commun. Les discussions porteront notamment sur le renforcement des échanges commerciaux, la coopération dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures et de la pêche, ainsi que sur la mise en œuvre de projets structurants transfrontaliers. Une attention particulière devrait également être accordée aux questions de sécurité, de stabilité régionale et de lutte contre les menaces transnationales, dans un contexte sous-régional marqué par des défis sécuritaires persistants.

La coopération énergétique, notamment autour de l’exploitation conjointe des ressources gazières offshore, figure parmi les axes prioritaires de cette visite. Le Sénégal et la Mauritanie, engagés dans des projets communs d’envergure, entendent renforcer la concertation afin de maximiser les retombées économiques et sociales de ces ressources au bénéfice de leurs populations respectives.

Au-delà des aspects économiques et sécuritaires, cette visite de travail vise également à consolider les liens humains, culturels et sociaux entre les deux pays, liés par une histoire commune, une forte mobilité des populations et des communautés vivant de part et d’autre de la frontière. Les autorités des deux États réaffirment ainsi leur volonté de promouvoir une coopération fondée sur la solidarité, le respect mutuel et la convergence des intérêts.

Vœux au corps diplomatique : Bassirou Diomaye Faye rejette toute logique de domination fondée sur le rapport de force

À l’occasion de la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux du corps diplomatique, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a livré un discours dense et structurant, traçant les grandes orientations de la politique étrangère du Sénégal pour l’année 2026. Devant les ambassadeurs et représentants des organisations internationales accrédités à Dakar, le Chef de l’État a réaffirmé une diplomatie fondée sur la souveraineté, le dialogue et le multilatéralisme, tout en rejetant toute logique de domination fondée sur le rapport de force dans les relations internationales.

Dans un contexte mondial marqué par la persistance des conflits, la montée des tensions géopolitiques et l’affaiblissement de certains mécanismes de coopération internationale, Bassirou Diomaye Faye a tenu à rappeler l’attachement constant du Sénégal aux principes fondamentaux du droit international. Pour le Chef de l’État, le dialogue demeure l’unique voie durable pour la résolution des crises. « Notre engagement pour le multilatéralisme n’est pas une simple posture, c’est une conviction profonde », a-t-il déclaré, soulignant que le Sénégal continuera de défendre la primauté du droit, le respect de la souveraineté des États et la coopération entre les nations.

Le Président a également réaffirmé la volonté du Sénégal de porter la voix d’une Afrique unie, souveraine et respectée sur la scène internationale. Dans cette perspective, Dakar entend jouer pleinement son rôle de médiateur et de facilitateur dans les instances régionales et multilatérales, en s’appuyant sur une tradition diplomatique reconnue et une crédibilité bâtie au fil des décennies.

Selon la Présidence, le Chef de l’État a profité de cette tribune pour décliner les trois axes majeurs de l’action diplomatique sénégalaise pour l’année 2026. Le premier axe concerne la diplomatie de bon voisinage et la sécurité régionale. Face à l’instabilité persistante dans la région du Sahel, le Sénégal ambitionne de jouer un rôle moteur dans la consolidation de l’intégration sous-régionale et le renforcement de la coopération sécuritaire. Dakar se positionne ainsi comme un pivot du dialogue entre les différents blocs africains, avec pour objectif la préservation de la paix, la stabilité des frontières et la lutte contre les menaces transnationales.

Le second axe porte sur la refondation des partenariats internationaux dans un esprit de coopération « gagnant-gagnant ». Dans un contexte marqué par le démarrage effectif de l’exploitation du pétrole et du gaz, le Sénégal suscite un intérêt accru de la part des investisseurs internationaux. Le Président Diomaye Faye a insisté sur la nécessité d’attirer les investissements directs étrangers tout en veillant à la protection des intérêts stratégiques nationaux. Cette approche s’inscrit dans une volonté de rompre avec des relations déséquilibrées et de bâtir des partenariats plus équitables, fondés sur le respect mutuel et le transfert de valeur.

Enfin, le troisième axe concerne le plaidoyer du Sénégal sur les grandes questions globales. En 2026, Dakar entend renforcer son engagement en faveur d’une transition énergétique juste, tenant compte des réalités des pays du Sud, ainsi que pour un accès équitable aux technologies de santé. Ces enjeux, jugés cruciaux pour le développement du Sud global, seront portés par le Sénégal dans les forums internationaux, avec l’ambition de contribuer à un ordre mondial plus inclusif et solidaire.

En recevant les vœux du corps diplomatique, le Président Bassirou Diomaye Faye a également tenu à rassurer les partenaires historiques comme les nouveaux alliés sur la stabilité du cadre des affaires au Sénégal. Malgré les réformes institutionnelles, économiques et sociales en cours, le pays demeure, selon la Présidence, une terre d’accueil sécurisée, un environnement propice aux investissements et un partenaire fiable sur le long terme.

À travers ce discours, le Chef de l’État a ainsi réaffirmé la volonté du Sénégal de mener une diplomatie souveraine, équilibrée et responsable, résolument tournée vers la paix, la coopération et la défense des intérêts stratégiques nationaux dans un monde en profonde mutation.

Classement Business Ready 2025 : le Sénégal signe une entrée remarquée et confirme la dynamique des réformes économiques

Pour la première fois, le Sénégal figure dans le rapport Business Ready 2025 de la Banque mondiale, un nouvel outil d’évaluation internationale du cadre réglementaire et institutionnel des économies. Le pays se classe 8ᵉ sur les 27 États africains évalués, une performance notable qui vient consacrer, sur le plan international, les réformes engagées ces dernières années pour améliorer le climat des affaires. Selon l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux (Apix), ce résultat traduit une amélioration mesurable de l’environnement économique national, dans un contexte africain marqué par de fortes disparités en matière de gouvernance et d’attractivité économique.

Cette entrée du Sénégal dans le classement s’inscrit dans la dynamique de l’Agenda national de transformation économique et sociale, dont l’un des axes majeurs consiste à refonder les relations entre l’État et le secteur privé. Les autorités sénégalaises mettent en avant les progrès réalisés dans la simplification des procédures administratives, le renforcement de la transparence réglementaire et l’amélioration de la prévisibilité des règles applicables aux entreprises. À travers cette lecture officielle, le classement Business Ready apparaît comme la reconnaissance d’une orientation assumée vers une administration plus efficace, plus lisible et plus équitable, capable de réduire les coûts indirects qui pèsent traditionnellement sur les investisseurs et les entrepreneurs.

Le rapport Business Ready marque une rupture méthodologique avec l’ancien classement Doing Business, longtemps critiqué pour ses limites. Désormais, l’évaluation ne se limite plus à l’existence formelle des textes juridiques et réglementaires, mais s’intéresse également à leur mise en œuvre effective et à leur impact réel sur les acteurs économiques. Pour l’édition 2025, les données ont été collectées entre septembre 2023 et décembre 2024 à partir d’enquêtes menées auprès d’entreprises, de praticiens du droit et de l’économie, ainsi que d’administrations publiques. Cette approche permet de mieux appréhender les écarts entre les réformes annoncées et les pratiques observées sur le terrain, donnant ainsi une image plus fidèle de la réalité du climat des affaires.

La performance du Sénégal prend une dimension particulière dans un contexte de transition politique. Elle est interprétée par les autorités comme un indicateur de résilience institutionnelle et de continuité de l’action publique, au-delà des alternances et des recompositions politiques. Cette lecture suggère que certaines réformes structurelles ont atteint un niveau de maturité suffisant pour produire des effets mesurables et reconnus à l’échelle internationale, même dans une phase de changement politique.

Pour autant, cette 8ᵉ place continentale ne constitue pas un aboutissement définitif, mais plutôt un point d’étape. L’Apix souligne que de nouvelles réformes ciblées ont déjà été identifiées afin de consolider les acquis et d’améliorer la performance du pays lors des éditions 2026 et 2027 du rapport. Le maintien, voire la progression, du Sénégal dans ce classement dépendra de sa capacité à traduire les engagements réglementaires en bénéfices tangibles pour les entreprises, notamment en matière de réduction des délais administratifs, de sécurité juridique et de maîtrise des coûts. Le défi central reste donc de transformer cette reconnaissance internationale en un levier durable d’investissement, de création d’emplois et de croissance inclusive.

Diplomatie africaine : le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit l’émissaire du Président de l’Union africaine

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a accordé cet après-midi une audience au Ministre angolais des Relations extérieures, M. Tété António, en visite officielle à Dakar. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations diplomatiques et politiques entre le Sénégal et l’Angola, deux pays engagés en faveur d’une coopération africaine solidaire et dynamique.

Porteur d’un message personnel du Président angolais João Lourenço, également Président en exercice de l’Union africaine, le chef de la diplomatie angolaise a transmis au Chef de l’État sénégalais un message fraternel, témoignant de l’excellence des liens entre Dakar et Luanda ainsi que de la volonté partagée de consolider l’unité et la concertation au sein du continent africain. Cet échange de haut niveau illustre l’importance accordée au dialogue politique entre les États africains, dans un contexte régional et international marqué par de nombreux défis communs.

Les discussions entre le Président Bassirou Diomaye Faye et son hôte ont permis de réaffirmer l’engagement commun des deux pays à renforcer leurs relations bilatérales dans un esprit de partenariat stratégique. Les deux parties ont souligné la nécessité de traduire cette volonté politique en actions concrètes, fondées sur la solidarité africaine, le respect mutuel et la recherche d’intérêts partagés au service de leurs peuples respectifs.

À cette occasion, un point approfondi a été fait sur l’état d’avancement des accords de coopération déjà conclus entre le Sénégal et l’Angola. Les échanges ont mis en lumière la détermination commune à accélérer la mise en œuvre effective de ces accords, notamment dans des secteurs clés du développement, afin de générer des retombées économiques et sociales tangibles pour les populations sénégalaise et angolaise.

Affaire des ressortissants sénégalais en France : le ministère de la Justice répond aux propos de l’ambassadrice Christine Fages

Le ministère de la Justice est sorti de sa réserve ce lundi 15 décembre 2025 pour apporter des éclaircissements à la suite des déclarations jugées « polémique » de l’ambassadrice de France au Sénégal, Christine Fages, relatives à une affaire impliquant deux ressortissants sénégalais poursuivis pour des faits présumés de corruption et de détournement de deniers publics.

Dans un communiqué officiel, la Chancellerie sénégalaise tient d’abord à rappeler le cadre strictement judiciaire dans lequel s’inscrivent les échanges entre Dakar et Paris. Le ministère indique en effet que le ministère français de la Justice a récemment adressé un courrier aux autorités judiciaires sénégalaises, sollicitant la transmission d’informations déjà versées au dossier et qui avaient, précise-t-il, « dûment été communiquées par le magistrat en charge de la procédure ».

Par souci de respect des accords de coopération judiciaire liant le Sénégal et la France, les autorités judiciaires sénégalaises se disent disposées à transmettre à nouveau les éléments demandés, bien que ces informations aient déjà été officiellement communiquées dans les formes requises. Le ministère de la Justice souligne que cette démarche s’inscrit pleinement dans le cadre des engagements internationaux librement consentis par les deux États et ne traduit en aucun cas une volonté de créer une tension diplomatique.

Toutefois, la Chancellerie sénégalaise a tenu à lever toute ambiguïté concernant certaines interprétations relayées dans l’espace public. Elle précise qu’il ne saurait être question de pressions exercées sur la justice française. Il s’agit, selon le communiqué, de « l’exercice légitime par un État souverain du principe de réciprocité dans ses relations judiciaires internationales », un principe reconnu et appliqué dans les coopérations entre États liés par des conventions judiciaires.

Le ministère de la Justice se montre en revanche plus critique sur la posture adoptée par l’ambassadrice de France. Il estime que certaines de ses déclarations tendant à relativiser la gravité des faits reprochés aux deux ressortissants sénégalais concernés pourraient être perçues comme « un jugement de valeur regrettable ». Pour les autorités sénégalaises, les accusations de corruption et de détournement de fonds publics constituent des infractions d’une extrême gravité, tant au regard du droit pénal que des principes de bonne gouvernance.

Selon la Chancellerie, une telle prise de position est susceptible de remettre en cause les principes universels de transparence, de redevabilité et de lutte contre l’impunité, auxquels le Sénégal affirme être profondément attaché. Elle pourrait également être interprétée comme une forme d’ingérence dans une affaire que les autorités sénégalaises considèrent comme d’une importance majeure pour l’État et pour la crédibilité de son système judiciaire.

À travers ce communiqué, le ministère de la Justice réaffirme ainsi sa détermination à défendre l’indépendance de la justice sénégalaise, tout en maintenant une coopération judiciaire fondée sur le respect mutuel, la souveraineté des États et l’égalité de traitement dans la lutte contre la criminalité financière. Cette mise au point vise aussi à rassurer l’opinion publique nationale sur la fermeté des autorités face aux infractions économiques, quel que soit le pays où se trouvent les personnes mises en cause.

Commémoration à Thiaroye : le Chef de l’État multiplie les audiences avec des représentants de pays frères

En marge de la commémoration du 81ᵉ anniversaire du massacre des Tirailleurs sénégalais de Thiaroye, le Président de la République a multiplié, ce lundi, les audiences avec plusieurs représentants de haut niveau venus assister à la cérémonie. Ces rencontres diplomatiques ont offert un cadre privilégié pour renforcer les liens entre le Sénégal et des pays frères, tout en réaffirmant l’importance du devoir de mémoire.

À l’issue de la cérémonie officielle, le Chef de l’État a d’abord reçu M. Tiémoko Meyliet Koné, Vice-Président de la République de Côte d’Ivoire. Celui-ci était porteur d’un message de son homologue ivoirien, témoignant de la solidité des relations bilatérales et de la volonté partagée de poursuivre les efforts de coopération dans divers domaines. Cet entretien a mis en lumière la place du Sénégal dans la dynamique ouest-africaine et son rôle dans la préservation des liens historiques entre les deux nations.

Le Président a ensuite accordé une audience à M. Charles Richard Mondjo, Ministre de la Défense de la République du Congo. Représentant personnel du Président congolais, il a transmis un message empreint de fraternité et d’estime, rappelant l’engagement commun des deux pays à promouvoir la stabilité, la paix et la reconnaissance historique des Tirailleurs africains. La rencontre a permis de réaffirmer l’attachement partagé à la mémoire des soldats qui ont marqué l’histoire en payant le prix ultime.

Enfin, le Chef de l’État a reçu M. Mbae Mohamed, Ministre des Affaires étrangères de l’Union des Comores. Celui-ci a exprimé, au nom du Président comorien, son admiration pour l’initiative sénégalaise de célébrer avec solennité cet épisode marquant de l’histoire africaine. Les échanges ont mis en avant la volonté des deux nations de consolider leur coopération politique, diplomatique et culturelle, dans un esprit de solidarité insulaire et continentale.

Ces audiences successives ont illustré la profondeur des liens d’amitié qui unissent le Sénégal à la Côte d’Ivoire, au Congo et aux Comores. Elles ont également souligné la considération accordée au rôle du Sénégal dans la préservation de la mémoire collective relative aux Tirailleurs africains. Au-delà de l’hommage rendu aux anciens combattants, cette journée a été l’occasion de confirmer l’engagement des pays frères à renforcer leurs relations et à œuvrer ensemble pour une coopération durable entre nations sœurs.

Diomaye Faye reçoit Naguib Sawiris : Orascom veut renforcer sa présence au Sénégal

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accordé une audience ce vendredi 28 novembre 2025 à M. Naguib Sawiris, Président du Groupe Orascom, au Palais présidentiel. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de consolidation des relations entre le Sénégal et l’un des plus importants conglomérats opérant à l’international.

Au cours des échanges, le chef de l’État et l’homme d’affaires égyptien ont passé en revue les activités d’Orascom, un groupe présent dans des secteurs stratégiques tels que la construction, l’industrie, l’immobilier et le tourisme. Naguib Sawiris a mis en avant l’évolution positive du climat des affaires au Sénégal, qu’il qualifie de « favorable et dynamique », soulignant les efforts du gouvernement pour attirer et sécuriser les investissements étrangers.

Le Président du Groupe Orascom a réaffirmé l’intérêt de son entreprise pour le marché sénégalais. Selon lui, le Sénégal se positionne aujourd’hui comme un hub économique régional en pleine expansion, offrant des opportunités majeures dans la transformation urbaine, les infrastructures et l’aménagement du territoire. Dans cette optique, M. Sawiris a exprimé la volonté du groupe d’intensifier ses investissements et de participer activement à la réalisation de projets structurants.

Orascom a également réitéré son engagement à concevoir et à développer des projets urbains modèle, reposant sur trois piliers essentiels : la durabilité environnementale, l’inclusion sociale et l’accessibilité. Ces ambitions visent à accompagner le Sénégal dans la mise en œuvre de politiques publiques tournées vers un développement harmonieux, moderne et respectueux des populations.

L’audience s’est conclue par un accord de principe pour poursuivre les discussions techniques entre les équipes gouvernementales et celles du groupe, dans la perspective de concrétiser les projets évoqués. Cette rencontre confirme la volonté commune de bâtir un partenariat durable et stratégique au service du développement national.

Renforcement des relations bilatérales : Bassirou Diomaye Faye rencontre Félix Tshisekedi à Luanda

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est rendu aujourd’hui à Luanda, en Angola, pour un entretien officiel avec son homologue de la République démocratique du Congo, le Président Félix Antoine Tshisekedi. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre les deux nations africaines et de la consolidation des liens d’amitié et de fraternité entre leurs peuples.

Au cours de cet échange, les deux Chefs d’État ont abordé plusieurs axes de coopération, mettant en avant la nécessité de développer des partenariats stratégiques dans différents secteurs économiques, sociaux et culturels. L’objectif affiché est de créer un cadre durable de collaboration qui bénéficie directement aux populations des deux pays.

Les discussions ont également porté sur les grands défis et enjeux auxquels le continent africain est confronté, notamment en matière de sécurité, de développement économique et de stabilité politique. Dans ce contexte, les présidents Faye et Tshisekedi ont souligné l’importance de la concertation et de la coordination entre les nations africaines afin de promouvoir un continent uni et prospère.

Renforcement des partenariats financiers : le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit la Présidente de la BERD

Ce matin, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accordé une audience à Mme Odile Renaud-Basso, Présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations de coopération entre le Sénégal et les institutions financières internationales, a été l’occasion d’échanger sur les perspectives de développement et les projets prioritaires dans lesquels la BERD est déjà impliquée.

Au cours des discussions, les deux personnalités ont abordé les axes de coopération susceptibles de favoriser l’émergence économique du Sénégal et de soutenir la mise en œuvre des stratégies nationales de développement. Les échanges ont notamment porté sur les projets en cours dans plusieurs secteurs jugés prioritaires pour le pays, sans que les détails spécifiques de ces initiatives n’aient été rendus publics.

Il est important de souligner que la BERD est actuellement engagée dans un processus d’installation au Sénégal, une démarche qui vise à renforcer sa présence dans le pays. Cette implantation devrait permettre à la banque de mieux accompagner le financement du développement, en facilitant l’accès aux ressources nécessaires pour la réalisation de projets structurants et innovants.

Luanda : Le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit le Président de la BAD, Dr Sidi Ould Tah

En marge du 7ᵉ Sommet Union Africaine – Union Européenne qui se tient à Luanda, en Angola, le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a accordé ce samedi après-midi une audience au Dr Sidi Ould Tah, nouveau Président de la Banque africaine de développement (BAD).

Cette rencontre, inscrite dans le cadre du renforcement des relations entre le Sénégal et l’institution financière panafricaine, a permis d’aborder plusieurs sujets stratégiques liés au développement économique du continent et à la vision prospective du Sénégal.

Dès l’entame des échanges, le Chef de l’État sénégalais a réitéré ses chaleureuses félicitations à M. Ould Tah pour son élection à la tête de la BAD. Il lui a également assuré son soutien total pour la réussite de son mandat, soulignant que la BAD demeure l’un des partenaires privilégiés du Sénégal dans la mise en œuvre de projets structurants.

Le Président Faye a rappelé que la Banque africaine de développement joue un rôle déterminant dans la transformation des économies africaines. Selon lui, l’institution est aujourd’hui plus que jamais attendue sur des solutions innovantes, capables d’avoir un effet catalytique et d’accélérer les financements nécessaires au développement durable du continent. Il a insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes d’investissement susceptibles de soutenir les États africains face aux défis de l’industrialisation, de la souveraineté économique, des infrastructures et de la résilience climatique.

En réponse, le Président de la BAD, Dr Sidi Ould Tah, a exprimé toute sa disponibilité ainsi que celle de l’ensemble de l’institution pour accompagner le Sénégal dans ses ambitions de transformation. Il a salué la vision portée par l’agenda « Sénégal 2050 », qui définit les grandes priorités du pays en matière de développement économique, social et environnemental. M. Ould Tah a assuré que la Banque s’engageait à renforcer son appui technique et financier pour la réalisation des projets majeurs identifiés par les autorités sénégalaises.

Cette audience intervient dans un contexte où la coopération entre le Sénégal et la BAD est déjà marquée par d’importantes réalisations dans les domaines des infrastructures, de l’énergie, de l’agriculture, de l’assainissement et de la formation professionnelle. La rencontre de Luanda confirme la volonté des deux parties de consolider cette coopération historique et de l’inscrire dans une nouvelle dynamique, alignée sur les enjeux futurs du continent.

Le Président Bassirou Diomaye Faye en route pour Luanda pour le 7ᵉ Sommet UE-UA

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a quitté Dakar ce dimanche en direction de Luanda, en Angola, où il prendra part au 7ᵉ Sommet Union Européenne – Union Africaine prévu du 24 au 25 novembre 2025. Ce déplacement s’inscrit dans l’agenda diplomatique du chef de l’État, marqué par une série de rencontres internationales destinées à renforcer la présence du Sénégal sur la scène géopolitique et économique mondiale.

Le sommet de Luanda réunira plusieurs chefs d’État et de gouvernement des deux continents autour de thématiques majeures liées au partenariat birégional. Les discussions porteront principalement sur la consolidation de la coopération politique, économique et sécuritaire entre l’Union européenne et l’Union africaine, ainsi que sur la définition de nouvelles orientations stratégiques communes. Dans un contexte mondial marqué par de multiples défis, notamment les tensions géopolitiques, la transition énergétique, les questions migratoires et la sécurité collective, cette rencontre revêt une importance particulière.

La participation du président Faye à ce rendez-vous diplomatique de haut niveau intervient à un moment où le Sénégal poursuit sa vision d’un partenariat international fondé sur la souveraineté, la coopération gagnant-gagnant et la valorisation des opportunités offertes par l’intégration africaine. Le chef de l’État devrait mettre en avant les priorités nationales, notamment en matière d’investissements, d’innovation, d’employabilité des jeunes, mais aussi de gouvernance économique.

Le sommet de Luanda sera également l’occasion pour les dirigeants présents de faire le point sur l’état d’avancement des engagements pris lors des précédentes éditions, d’évaluer l’impact des programmes conjoints et de projeter de nouvelles pistes de collaboration. Des rencontres bilatérales en marge du sommet sont également attendues, offrant aux différents participants un cadre propice pour renforcer leurs relations diplomatiques.

Conteneurs maliens bloqués au Port de Dakar : une délégation de Bamako obtient des avancées majeures auprès du Sénégal

Une délégation venue du Mali, mandatée par le Président de la Transition, le Général Assimi Goita, séjourne depuis plusieurs jours au Sénégal dans le but de résoudre le blocage des conteneurs maliens au Port de Dakar. Cette mission, dirigée par la ministre des Transports, Madina Dembélé Sissoko, s’inscrit dans un contexte où les échanges commerciaux entre les deux pays sont déterminants pour l’économie malienne, fortement dépendante de la plateforme portuaire sénégalaise pour l’acheminement de ses marchandises.

Au cœur de cette visite, l’objectif principal est clair : obtenir les facilités nécessaires pour permettre la sortie et le transfert rapide des conteneurs vers le Mali. Les autorités maliennes considèrent cette démarche comme stratégique, tant pour soutenir les activités économiques internes que pour préserver la fluidité commerciale entre les deux nations.

Ce vendredi, la délégation a été reçue au Palais de la République par le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye. À la sortie de l’audience, la ministre Madina Dembélé Sissoko a exprimé sa satisfaction quant à l’accueil et à l’écoute dont la délégation a bénéficié. Elle a salué la disponibilité des autorités sénégalaises à collaborer dans un esprit de solidarité : « On a été bien accueillis. Nous remercions les autorités sénégalaises pour toutes les facilités accordées à cette délégation après des échanges à beaucoup de niveaux. Le peuple sénégalais a pris son courage et a décidé d’accompagner le peuple malien », a-t-elle déclaré.

La ministre a également souligné que l’ensemble des préoccupations posées par la partie malienne ont été examinées avec attention. Selon elle, les discussions ont été franches, complètes et productives. « Toutes nos difficultés ont été mises sur la table, discutées et aujourd’hui, avec la décision des hautes autorités du Sénégal, le Mali a bénéficié de ces facilités », a-t-elle assuré.

Cette avancée marque une étape importante dans la coopération bilatérale, alors que le Mali traverse un contexte économique délicat, aggravé par les contraintes logistiques et les tensions sous-régionales. Le déblocage attendu des conteneurs permettra de relancer l’acheminement de marchandises essentielles et de soutenir les secteurs économiques dépendants des importations.

Le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit le PDG d’Endeavour Mining pour discuter d’importants investissements au Sénégal

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, a accordé une audience cet après-midi à M. Ilan Cockerill, Président-directeur général d’Endeavour Mining Group. Cette rencontre, tenue au Palais de la République, s’inscrit dans le cadre des échanges réguliers entre l’État du Sénégal et les principaux investisseurs du secteur minier.

Au cours de l’entretien, les discussions ont principalement porté sur les investissements stratégiques du géant aurifère au Sénégal. Endeavour Mining, déjà solidement implanté dans le pays à travers ses opérations à Sabadola-Massawa, a réaffirmé sa volonté d’étendre ses activités. L’un des projets phares présentés au Chef de l’État concerne la construction d’une nouvelle usine destinée au traitement des minerais réfractaires. Il s’agira de la douzième installation de ce type dans le monde, ce qui traduit l’importance du Sénégal dans la stratégie de développement du groupe.

Selon M. Cockerill, cette future infrastructure permettra d’optimiser l’exploitation du gisement de Massawa, l’un des plus prometteurs de la sous-région, grâce à des technologies de pointe assurant une meilleure récupération de l’or contenu dans les minerais complexes. Le PDG d’Endeavour a souligné que ce projet contribuera non seulement à augmenter la production nationale, mais aussi à renforcer les capacités industrielles locales, en générant de nouveaux emplois et en intensifiant les transferts de compétences.

Par ailleurs, Endeavour Mining a exprimé son ambition de consolider davantage sa présence à Sabadola. L’entreprise étudie actuellement de nouveaux investissements, notamment dans le domaine de la production d’électricité. Ces initiatives visent à améliorer l’efficacité énergétique de leurs opérations, tout en participant au développement d’infrastructures énergétiques modernes dans la région.

Le Président Bassirou Diomaye Faye, attentif aux propositions formulées, a rappelé l’engagement du Sénégal à favoriser un climat d’affaires attractif, fondé sur la transparence, la durabilité et la création de valeur partagée. Il a également insisté sur l’importance d’une exploitation minière respectueuse de l’environnement et profitable aux communautés locales.

La visite de travail du Premier ministre mauritanien reportée à Dakar

La visite officielle du Premier ministre mauritanien, Mokhtar Ould Djay, initialement programmée à Dakar la semaine prochaine, a été reportée, ont annoncé plusieurs médias mauritaniens. Selon ces sources, une nouvelle date sera fixée ultérieurement, d’un commun accord entre Nouakchott et Dakar.

D’après des informations recueillies auprès d’acteurs proches du dossier, le report a été décidé conjointement par les autorités des deux pays. Cette décision tiendrait compte de la situation politique et institutionnelle actuelle au Sénégal, où plusieurs tensions au sommet de l’État ont récemment retenu l’attention. Les deux gouvernements ont estimé nécessaire de garantir un contexte serein et propice au bon déroulement de cette mission de haut niveau, afin que les discussions puissent se tenir dans les meilleures conditions.

La visite du Premier ministre mauritanien était particulièrement attendue, en raison des dossiers stratégiques inscrits à l’agenda. Les échanges devaient porter sur la coopération économique bilatérale, les projets énergétiques communs, ainsi que la gestion et le développement des zones frontalières. Ces thématiques constituent des axes majeurs du partenariat entre Dakar et Nouakchott, notamment dans un contexte d’exploitation prochaine du champ gazier transfrontalier GTA et du renforcement des corridors commerciaux.

Malgré ce report, les deux gouvernements réaffirment leur volonté de poursuivre la dynamique de coordination engagée depuis plusieurs mois. Les équipes techniques des deux parties continuent de travailler activement sur les différents volets de la coopération, en attendant que les autorités fixent une nouvelle date pour la tenue de la visite.

Le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit une délégation de China Harbour Engineering Company pour faire le point sur le port de Ndayane

Le Chef de l’État, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a accordé ce jeudi une audience à une délégation de China Harbour Engineering Company (CHEC), l’entreprise chinoise en charge de la construction du port en eau profonde de Ndayane, l’un des projets phares du Sénégal dans le domaine des infrastructures stratégiques.

Conduite par son Président, M. Bai Yinzhan, la délégation est venue présenter au chef de l’État l’état d’avancement des travaux ainsi que les perspectives de coopération entre le Sénégal et CHEC. Les échanges ont porté sur l’évolution du chantier, les contraintes rencontrées, les solutions envisagées pour accélérer les différentes phases du projet, ainsi que les retombées économiques et logistiques attendues à moyen et long terme.

Le Président Faye a réaffirmé l’importance stratégique du port de Ndayane pour l’ambition nationale d’améliorer la compétitivité du pays, de renforcer les capacités portuaires du Sénégal et de consolider son positionnement comme hub logistique régional. Il a rappelé son attachement au respect des délais, à la qualité des travaux et à la transparence dans l’exécution du projet, soulignant que le port de Ndayane constitue un pilier essentiel pour stimuler l’investissement, accroître les exportations et soutenir la croissance.

De son côté, M. Bai Yinzhan a exprimé la détermination de CHEC à mener à bien ce chantier majeur dans les meilleures conditions. Il a réitéré la volonté de l’entreprise d’intensifier la coopération avec les autorités sénégalaises, notamment dans la construction d’infrastructures portuaires modernes, capables de répondre aux exigences du commerce international et aux aspirations économiques du pays.

Renégociation des accords de défense avec la France : le plan de Bassirou Diomaye Faye pour une souveraineté retrouvée

Le Sénégal vient d’amorcer un tournant historique dans sa politique de défense et de souveraineté nationale. Selon les révélations du journal L’As, le président Bassirou Diomaye Faye a profité de la célébration de la Journée des Forces armées pour exposer les grandes lignes d’une nouvelle doctrine de coopération militaire, fondée sur les valeurs nationales, la responsabilité et l’indépendance stratégique du pays. Cette orientation marque une rupture claire avec les politiques antérieures, notamment dans les relations militaires entre le Sénégal et la France.

Dès son accession au pouvoir, le président Faye avait exprimé sa volonté de revisiter en profondeur les accords de défense liant Dakar à Paris. Cette volonté s’est traduite, selon L’As, par une décision ferme : mettre fin à la présence permanente d’éléments militaires français sur le sol sénégalais. En allant plus loin, le chef de l’État a assumé pleinement une ligne souverainiste, affirmant que le Sénégal n’acceptera plus aucune présence militaire étrangère dans son territoire.

Lors de son discours prononcé à l’occasion de la Journée des Forces armées, Bassirou Diomaye Faye s’est félicité de cette évolution majeure, qu’il considère comme une étape décisive dans la reconquête de la pleine souveraineté du Sénégal. Pour lui, la renégociation des accords de défense permet de rétablir un équilibre nécessaire dans les partenariats internationaux, en plaçant désormais la coopération militaire dans un cadre fondé sur le respect mutuel et les intérêts réciproques. Le président a insisté sur le fait que cette nouvelle doctrine s’appuiera sur la vision, les valeurs et la conception sénégalaise du monde, dans le but d’assurer une défense moderne et indépendante.

Dans son allocution, le chef de l’État a également souligné que les enjeux de sécurité du XXIᵉ siècle ne se résument plus aux affrontements armés traditionnels. Les champs de bataille modernes se situent désormais dans la maîtrise de la technologie, de l’information et du cyberespace. Cette réalité impose, selon lui, une adaptation urgente et stratégique des Forces armées sénégalaises. Il a ainsi rappelé que la modernisation des équipements, le renforcement de la formation et l’intégration du numérique dans les opérations de défense constituent désormais des priorités absolues. Le président a exhorté les soldats à s’engager dans cette voie d’innovation, tout en préservant les valeurs humaines et éthiques qui ont toujours fait la force et la réputation de l’armée nationale.

Abordant un tout autre aspect, Bassirou Diomaye Faye a profité de cette tribune pour évoquer le rôle des Forces armées dans la préservation de l’environnement et la lutte contre l’insalubrité. Il a déploré la dégradation de certains espaces publics, conséquence selon lui d’un affaiblissement du réflexe citoyen. Dans cette perspective, il a invité les Sénégalais à s’inspirer de l’exemplarité des militaires, qui veillent à l’entretien et à la valorisation des sites historiques du pays. Le président a salué la discipline et l’ordre qui règnent dans les casernes, considérant qu’ils devraient servir de modèle pour bâtir des villes propres, ordonnées et accueillantes, en particulier à l’approche des Jeux olympiques de la Jeunesse de 2026.

« Je suis persuadé qu’en vous, les populations — et notamment les jeunes — trouveront l’élan nécessaire pour offrir à nos hôtes des Jeux olympiques de la Jeunesse 2026 l’image d’une capitale ordonnée, propre et accueillante », a déclaré le président, cité par L’As.

Le chef de l’État a également salué l’initiative du programme Wadial Khaleyi, lancé par les Forces armées en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale. Ce programme vise à renforcer l’esprit de citoyenneté et le sens du devoir civique chez les jeunes. Pour Bassirou Diomaye Faye, l’engagement pour un cadre de vie sain constitue une forme de patriotisme concret, un acte noble qui doit s’enraciner dans les comportements quotidiens.

Dans la même logique, le président a annoncé que les Forces armées joueront un rôle clé dans la formation de milliers de bénévoles nécessaires à la réussite des Jeux olympiques de la Jeunesse. Ces volontaires, encadrés par les militaires, apprendront les valeurs de rigueur, de discipline et de désintéressement, afin d’assurer une organisation exemplaire et de faire rayonner le Sénégal sur la scène internationale.

« Dakar 2026 sera la démonstration éclatante de ce que notre pays peut accomplir lorsqu’il est uni. L’unité, la cohésion, la discipline et la confiance en l’avenir sont autant de valeurs que nos Forces armées incarnent, enseignent et partagent au quotidien », a conclu le président Faye, selon L’As.

Diplomatie : Le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit cinq nouveaux ambassadeurs au Palais de la République

Le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a présidé ce mardi matin, au Palais de la République, une importante cérémonie diplomatique marquée par la présentation des lettres de créance de cinq nouveaux ambassadeurs accrédités auprès de la République du Sénégal. Cet acte symbolique et solennel marque le début officiel de leur mission diplomatique dans le pays.

Au cours de cette cérémonie protocolaire, le Chef de l’État a successivement reçu les lettres de créance des nouveaux représentants de la Suède, de la Norvège, de la République de Finlande, de la Suisse et de la République tchèque. Ces diplomates, désormais pleinement accrédités, auront pour mission de consolider les liens de coopération et d’amitié entre leurs pays respectifs et le Sénégal.

La réception de ces ambassadeurs illustre la vitalité et la diversité des relations diplomatiques du Sénégal avec ses partenaires européens. Elle témoigne également de la place importante qu’occupe le pays sur l’échiquier international, en tant que partenaire fiable et ouvert au dialogue multilatéral.

Dans une atmosphère empreinte de cordialité, le Président Diomaye Faye a réaffirmé la volonté du Sénégal de renforcer la coopération bilatérale avec chacun de ces États, sur la base du respect mutuel, de la solidarité et d’une recherche commune de progrès et de prospérité partagée. Le Chef de l’État a également salué l’engagement de ces nations dans divers domaines tels que l’éducation, la gouvernance, l’innovation technologique, la transition énergétique et le développement durable.

Audience présidentielle avec le PDG du groupe CGCOC : un suivi renforcé de la coopération sino-sénégalaise

Le Président de la République a récemment reçu en audience Monsieur Lan Meizhong, Président-directeur général du groupe CGCOC, l’une des principales entreprises chinoises impliquées dans des projets d’infrastructure et de développement au Sénégal. Cette rencontre s’est déroulée en présence de Son Excellence Monsieur Li Zhigang, ambassadeur de la République populaire de Chine au Sénégal, soulignant l’importance stratégique de la coopération bilatérale entre les deux pays.

Au cœur des échanges, le suivi des projets en cours a été au centre des discussions. Les interlocuteurs ont passé en revue l’avancement des différentes initiatives et programmes, évaluant leur mise en œuvre conformément aux orientations et instructions formulées par le Chef de l’État lors de sa récente visite officielle en Chine. L’entretien a permis de clarifier les échéances, d’examiner les contraintes éventuelles et de renforcer la coordination entre les équipes sénégalaises et chinoises impliquées dans ces projets.

Cette audience témoigne de la volonté du Sénégal de maintenir un dialogue constant avec ses partenaires internationaux, en particulier la Chine, afin d’assurer le succès et la durabilité des projets de coopération. Elle s’inscrit dans une dynamique de suivi rigoureux qui vise à garantir que les engagements pris à l’occasion de visites officielles se traduisent concrètement par des résultats tangibles sur le terrain.

En renforçant les liens avec des acteurs économiques majeurs comme le groupe CGCOC, le Sénégal réaffirme sa stratégie de partenariat gagnant-gagnant, où le développement national s’articule avec la collaboration internationale. Cette rencontre marque ainsi une étape importante dans la consolidation des relations sino-sénégalaises et dans l’avancement des projets structurants pour le pays.

Ousmane Sonko échange avec la Vice-Présidente de la CEDEAO sur le projet du Centre d’alerte précoce et de réponse

Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a reçu hier à Dakar Mme Damtien Larbli Tchintchibidja, Vice-Présidente de la Commission de la CEDEAO, pour une audience axée sur le projet du Centre d’alerte précoce et de réponse de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. Cette rencontre s’est tenue en présence de plusieurs autorités sénégalaises et de responsables de la Commission, venus faire le point sur l’état d’avancement de ce dispositif stratégique pour la région.

Le Centre d’alerte précoce et de réponse de la CEDEAO représente un pilier essentiel dans la prévention des conflits, la gestion des crises et la promotion de la sécurité humaine dans l’espace ouest-africain. Conçu pour renforcer la résilience régionale face aux menaces émergentes, il a pour mission principale de surveiller, d’analyser et de répondre rapidement aux risques susceptibles d’affecter la stabilité des États membres. Grâce à la centralisation et au traitement des informations provenant de l’ensemble de la sous-région, le centre permettra une meilleure anticipation des crises et une coordination efficace des actions à entreprendre.

Ce mécanisme régional repose sur une approche intégrée de la sécurité, en associant à la fois les aspects politiques, économiques, sociaux et environnementaux. Il s’agit d’un outil destiné à prévenir non seulement les tensions politiques et les affrontements communautaires, mais également les catastrophes humanitaires et les menaces transnationales telles que le terrorisme, la criminalité organisée ou les crises sanitaires. Selon les responsables de la CEDEAO, la mise en œuvre de ce centre vise à doter la région d’une capacité d’alerte et de réaction rapide, favorisant ainsi une prise de décision concertée et proactive.

Pour le Sénégal, la tenue de cette rencontre illustre l’importance accordée à la paix et à la stabilité régionales, valeurs au cœur de la politique diplomatique et sécuritaire du pays. En s’impliquant activement dans ce projet, le Sénégal confirme son rôle moteur au sein de la CEDEAO et son engagement à soutenir les initiatives de sécurité collective. Le pays, reconnu pour sa tradition de dialogue et de médiation, voit dans ce centre une opportunité de renforcer ses capacités nationales en matière de prévention et de gestion des crises, tout en consolidant sa position stratégique dans la sous-région.

La Vice-Présidente de la Commission, Mme Damtien Larbli Tchintchibidja, a salué l’engagement du Sénégal et la disponibilité des autorités à accompagner la mise en place de ce projet d’envergure. Elle a rappelé que la réussite de ce centre repose sur la coopération et la solidarité entre les États membres, conditions indispensables pour garantir la paix, la sécurité et le développement durable en Afrique de l’Ouest.

Renforcement des relations Sénégal-Italie : Rencontre entre le Président Bassirou Diomaye Faye et le ministre italien des Affaires étrangères

Ce mercredi après-midi, le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a reçu en audience M. Antonio Tajani, ministre italien des Affaires étrangères. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations d’amitié et de coopération entre le Sénégal et l’Italie, deux nations partageant une longue tradition de partenariat.

Au cours des échanges, les discussions ont porté sur plusieurs axes de collaboration jugés prioritaires par les deux parties. L’emploi et la formation des jeunes ont été au centre des débats, illustrant la volonté des deux gouvernements de favoriser l’insertion professionnelle et le développement des compétences chez les nouvelles générations. La coopération en matière de sécurité a également été évoquée, témoignant de l’importance accordée à la stabilité et à la protection des citoyens dans un contexte régional et international complexe.

Cette audience traduit la détermination des deux pays à consolider un partenariat stratégique, basé sur la confiance et la solidarité mutuelle. Elle illustre également la volonté du Sénégal et de l’Italie de développer des initiatives concrètes et durables dans des secteurs clés, afin de renforcer leur coopération bilatérale et d’accroître les opportunités pour leurs populations respectives.

Les Nations unies bientôt installées à Diamniadio : un accord en voie de finalisation avec le gouvernement sénégalais

Après plusieurs mois d’attente, le projet de regroupement des agences des Nations unies à Diamniadio semble enfin sur le point d’aboutir. Les discussions entre le gouvernement du Sénégal et le Système des Nations unies touchent à leur terme, ouvrant la voie à un déménagement effectif des 27 agences actuellement établies à Dakar vers la Maison de l’ONU, un complexe moderne de 8 hectares inauguré en novembre 2023.

La confirmation de cette avancée a été donnée par Khar Diouf, secrétaire général du ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, lors de la cérémonie marquant le 80ᵉ anniversaire de la création de l’Organisation des Nations unies, célébrée vendredi dernier à Dakar. Selon lui, les échanges récents entre les autorités sénégalaises et les responsables onusiens, notamment Aminata Maïga, coordonnateur résident du Système des Nations unies au Sénégal, ont permis de relancer le processus sur des bases positives. « Les récentes concertations au plus haut niveau entre les autorités sénégalaises et celles de l’ONU sont en bonne voie. Nous avons espoir que les Nations unies prendront possession de leur bâtiment dans les plus brefs délais », a-t-il déclaré devant un parterre de diplomates et de partenaires institutionnels.

La Maison de l’ONU de Diamniadio avait été inaugurée en grande pompe par l’ancien président Macky Sall, avec l’ambition de rassembler dans un même espace les différentes entités onusiennes présentes au Sénégal — parmi lesquelles le PNUD, l’UNICEF, l’OMS, la FAO, ou encore ONU Femmes. Ce regroupement devait permettre une meilleure coordination des actions du Système des Nations unies, tout en symbolisant la solidité de la coopération entre le Sénégal et l’ONU, vieille de plusieurs décennies.

Pourtant, près d’un an après cette inauguration, le complexe ultramoderne reste désert. Cette inoccupation prolongée trouve son origine dans un désaccord entre les nouvelles autorités sénégalaises et les responsables onusiens sur les modalités de transfert et d’occupation du site. Selon des sources citées par le quotidien Le Soleil, les divergences portaient essentiellement sur les conditions financières et logistiques de la mise à disposition de l’infrastructure. Les autorités sénégalaises auraient souhaité renégocier certains termes de l’accord initial, jugés peu avantageux pour l’État, notamment en ce qui concerne les charges de maintenance, la gestion des espaces communs et les conditions de bail.

Face à cette impasse, des négociations discrètes ont été engagées ces derniers mois afin de parvenir à un compromis équilibré. Les deux parties auraient désormais trouvé un terrain d’entente, ouvrant la voie à la finalisation d’un nouvel accord qui pourrait être signé avant la fin de l’année.

Le transfert des agences vers Diamniadio s’inscrira dans la logique de la politique de décentralisation et de modernisation de l’administration sénégalaise, portée depuis plusieurs années par le pôle urbain de Diamniadio. Pour le Système des Nations unies, cette relocalisation permettra non seulement de renforcer la synergie entre les agences, mais aussi de réduire les coûts de fonctionnement liés à la dispersion actuelle des bureaux à Dakar.

Macky Sall salue la contribution d’Afreximbank au développement du continent africain

L’ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, a pris part ce vendredi, au Caire, à la cérémonie de passation de pouvoir entre le président sortant d’Afreximbank, le professeur Benedict Oramah, et son successeur, le Dr George Elombi. Cet événement, d’une portée majeure pour le secteur financier africain, a réuni de nombreuses personnalités issues du monde économique, politique et institutionnel du continent.

La cérémonie, organisée au siège de l’institution panafricaine, symbolise une nouvelle étape dans l’histoire d’Afreximbank. Sous la présidence du professeur Benedict Oramah, la banque a joué un rôle déterminant dans la consolidation du commerce intra-africain et le soutien à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Le passage de témoin au Dr George Elombi s’inscrit ainsi dans la continuité d’une dynamique de croissance et d’intégration économique africaine.

Dans son allocution, Macky Sall a tenu à rendre un vibrant hommage à la banque pour son engagement constant en faveur du développement du continent. « J’ai salué, dans mon intervention, la contribution remarquable de la banque au développement de l’Afrique, à l’intégration du continent et au renforcement de ses capacités de résilience en période de crise », a-t-il déclaré. L’ancien chef de l’État sénégalais a souligné que, dans un contexte mondial marqué par des défis économiques majeurs, Afreximbank s’est imposée comme un pilier de la souveraineté financière africaine.

Créée en 1993, l’African Export-Import Bank (Afreximbank) a pour mission de promouvoir et de financer le commerce intra et extra-africain. Au fil des années, elle s’est affirmée comme un partenaire stratégique des États africains et du secteur privé, en soutenant des projets structurants et en favorisant l’accès au financement pour les entreprises du continent. L’institution a également contribué à atténuer les effets des crises économiques mondiales, notamment à travers la mise en place de mécanismes de soutien aux économies africaines.

La présence de Macky Sall à cette cérémonie illustre l’intérêt particulier qu’il porte aux initiatives panafricaines visant à renforcer l’autonomie économique du continent. L’ancien président, connu pour son engagement en faveur de l’intégration africaine, a rappelé l’importance de consolider les institutions financières africaines afin de réduire la dépendance extérieure et de promouvoir une croissance endogène.

Diplomatie : Le Président Bassirou Diomaye Faye et Paul Kagame consolident les liens entre le Sénégal et le Rwanda

La visite officielle du Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye au Rwanda s’est achevée sur une note particulièrement fructueuse, marquée par la signature de plusieurs accords de coopération entre Dakar et Kigali. Selon le quotidien Libération, cette visite d’État, empreinte de fraternité et de convergence de vues, a permis de renforcer les relations bilatérales entre les deux pays, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de partenariat stratégique.

Reçu au Palais présidentiel de Kigali par son homologue rwandais, Paul Kagame, le Chef de l’État sénégalais a eu droit à une cérémonie d’accueil officielle avec les honneurs militaires. Les deux dirigeants se sont ensuite entretenus en tête-à-tête, avant de présider une séance de travail élargie aux délégations ministérielles et techniques des deux pays. Les discussions ont porté sur plusieurs axes de coopération, notamment la gouvernance, le développement durable, l’innovation et la sécurité.

Au terme de cette rencontre, cinq accords majeurs ont été signés. Ils concernent notamment l’exemption de visa pour les titulaires de passeports diplomatiques, la coopération entre les services diplomatiques et consulaires, la planification et le suivi des programmes de développement, le partenariat dans le domaine agricole, ainsi que la collaboration en matière de santé et de services correctionnels. Ces accords témoignent d’une volonté commune de renforcer les échanges entre le Sénégal et le Rwanda, deux pays souvent cités en exemple sur le continent pour leur ambition réformatrice et leur stabilité institutionnelle.

Dans le cadre de son séjour, le Président Bassirou Diomaye Faye a également pris part à une rencontre de haut niveau regroupant plusieurs membres du gouvernement rwandais, dont les ministres des Affaires étrangères et du Sport, ainsi que le directeur général du Rwanda Development Board (RDB). Les échanges ont mis en lumière la stratégie du Rwanda en matière de développement intégré, qui repose sur une articulation entre le sport, le tourisme et l’innovation comme leviers de croissance et de cohésion sociale.

Soucieux de s’inspirer des réussites rwandaises en matière de digitalisation, le Chef de l’État sénégalais a visité Irembo, la plateforme nationale de numérisation des services publics. Cette étape symbolique illustre la volonté du Président Faye d’accélérer la modernisation de l’administration sénégalaise et d’améliorer la qualité des services offerts aux citoyens à travers le numérique.

Le déplacement du Président au Rwanda a également comporté une forte dimension mémorielle et humaine. Le Chef de l’État s’est recueilli au Mémorial du génocide de Kigali, en hommage aux victimes de la tragédie de 1994, avant de rencontrer la communauté sénégalaise vivant dans le pays. Lors de cette rencontre conviviale, il a échangé avec ses compatriotes sur leurs expériences professionnelles, leur intégration et leur rôle dans le rayonnement du Sénégal à l’étranger.

Le Président Faye a salué la compétence, l’engagement et le sens du devoir de ces Sénégalais qui contribuent, chacun à leur manière, à la promotion de l’image et des valeurs du pays. Il a réaffirmé la place centrale que la diaspora occupe dans sa vision nationale de transformation et de développement, insistant sur la nécessité d’un lien fort et dynamique entre le Sénégal et ses ressortissants établis à l’extérieur.

Cette visite au Rwanda, ponctuée de moments d’émotion, d’échanges constructifs et d’engagements concrets, s’inscrit dans la nouvelle dynamique diplomatique impulsée par le Président Bassirou Diomaye Faye depuis son accession à la magistrature suprême. Elle marque une étape importante dans le renforcement des relations entre Dakar et Kigali, deux capitales africaines unies par une même ambition de progrès, de souveraineté et de coopération solidaire.

Diplomatie africaine : le Président Bassirou Diomaye Faye entame une visite officielle de trois jours au Kenya

Après une étape remarquée à Kigali, le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a atterri ce dimanche matin à Nairobi, capitale de la République du Kenya, pour une visite officielle de trois jours. Accueilli à son arrivée par des autorités kényanes de haut rang, le Chef de l’État sénégalais entame ainsi une nouvelle séquence diplomatique majeure en Afrique de l’Est.

Au cœur de son agenda figure sa participation, en qualité d’invité d’honneur, à la célébration nationale de la Journée des Héros (Mashujaa Day), une date hautement symbolique dans la mémoire collective kényane. Cette journée rend hommage aux hommes et aux femmes qui ont marqué l’histoire du pays par leur engagement dans la lutte pour l’indépendance, la justice et le développement. Le choix du Président Faye comme invité d’honneur illustre la considération du Kenya pour le Sénégal et pour la nouvelle dynamique politique incarnée par le jeune dirigeant sénégalais sur la scène africaine.

Durant son séjour à Nairobi, plusieurs rencontres bilatérales sont prévues entre les délégations sénégalaise et kényane. Ces échanges porteront notamment sur le renforcement de la coopération économique, technologique et sécuritaire, ainsi que sur les opportunités d’investissement et de partenariat entre les secteurs privés des deux pays. Les questions liées à la transition énergétique, à la souveraineté alimentaire et à l’intégration africaine figureront également parmi les priorités des discussions.

Cette visite officielle marque une étape importante dans la consolidation des relations d’amitié et de coopération entre Dakar et Nairobi, fondées sur une vision partagée d’une Afrique plus intégrée, souveraine et solidaire. Elle s’inscrit dans la continuité de la politique étrangère prônée par le Président Bassirou Diomaye Faye, qui place au centre de son action la redynamisation des relations Sud-Sud et la promotion d’un panafricanisme pragmatique.

Bassirou Diomaye Faye en visite d’État au Rwanda : vers un partenariat stratégique autour du sport, du tourisme et de l’innovation

En visite d’État au Rwanda, le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a pris part à une importante rencontre de haut niveau regroupant plusieurs membres du gouvernement rwandais et des responsables d’institutions économiques clés. Autour de la table, figuraient notamment les ministres rwandais des Affaires étrangères et du Sport, ainsi que le Directeur général du Rwanda Development Board (RDB). D’autres officiels et acteurs institutionnels rwandais étaient également présents, témoignant de l’importance stratégique accordée à cet échange bilatéral.

Au cœur de la rencontre, le Chef de l’État sénégalais a assisté à une série de présentations mettant en lumière la vision ambitieuse du Rwanda en matière de développement intégré. Cette stratégie nationale repose sur trois leviers essentiels : le sport, le tourisme et l’innovation, conçus comme des piliers indissociables de la croissance économique et de la cohésion sociale. Les autorités rwandaises ont exposé leur approche globale, combinant attractivité internationale, dynamisme entrepreneurial et inclusion communautaire, dans un modèle qui inspire de plus en plus sur le continent africain.

Le Rwanda, qui a récemment marqué les esprits en accueillant avec brio les Championnats du Monde de Cyclisme sur Route de l’Union Cycliste Internationale (UCI) en 2025, s’impose aujourd’hui comme un véritable hub africain du sport et du tourisme de haut niveau. Ce succès témoigne de la capacité du pays à organiser des événements sportifs mondiaux tout en valorisant ses infrastructures modernes, son environnement sécurisé et sa gouvernance exemplaire. Au-delà du sport, c’est une stratégie de rayonnement continental que le Rwanda met en œuvre, plaçant l’Afrique au centre des grandes compétitions internationales.

Le Rwanda Development Board, créé à la suite de la fusion de huit agences publiques, a également présenté son modèle novateur d’agence intégrée. Le RDB concentre en une seule structure la promotion des investissements, la facilitation de l’innovation et le renforcement de la compétitivité économique. Ce modèle, salué par de nombreuses institutions internationales, a permis au Rwanda d’améliorer considérablement son climat des affaires et d’attirer d’importants capitaux étrangers tout en favorisant l’émergence d’un secteur privé local dynamique.

Cette rencontre a été l’occasion pour les deux parties d’identifier plusieurs pistes de coopération concrète entre le Sénégal et le Rwanda. Dans la perspective des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, les discussions ont notamment porté sur le partage d’expériences dans l’organisation d’événements sportifs internationaux, la valorisation du tourisme sportif, ainsi que la mise en place de plateformes d’innovation collaborative entre les deux pays.

Bassirou Diomaye Faye accueilli à Kigali par Paul Kagame pour une visite officielle placée sous le signe du partenariat stratégique

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a entamé ce vendredi une visite officielle à Kigali, au Rwanda, marquant une nouvelle étape dans le renforcement des relations diplomatiques et économiques entre les deux pays. À son arrivée à l’aéroport international de Kigali, le chef de l’État sénégalais a été chaleureusement accueilli par son homologue rwandais, Paul Kagame, dans une ambiance empreinte de fraternité africaine et de respect mutuel.

Cette visite officielle revêt une importance particulière dans le contexte actuel de redéfinition des alliances africaines et de promotion de la coopération Sud-Sud. Elle vise à consolider les liens d’amitié et de partenariat entre le Sénégal et le Rwanda, deux nations reconnues pour leur vision réformatrice et leur volonté de bâtir des États modernes, performants et souverains.

Au cœur des échanges entre Bassirou Diomaye Faye et Paul Kagame figurent plusieurs axes prioritaires, notamment la gouvernance publique, la transformation numérique, la sécurité régionale, l’industrialisation et la promotion du capital humain. Les deux dirigeants entendent également explorer de nouvelles opportunités de collaboration dans les domaines de l’innovation technologique, de l’entrepreneuriat des jeunes, ainsi que du développement durable.

Le président Faye, dont la politique étrangère repose sur une approche souverainiste et pragmatique, considère le Rwanda comme un partenaire africain exemplaire, en raison de ses avancées notables en matière de gouvernance, de digitalisation des services publics et de promotion de l’efficacité administrative. Kigali, souvent cité comme modèle en Afrique en termes de stabilité et de développement, partage avec Dakar une vision commune : celle d’un continent maître de son destin, où la coopération entre nations africaines se substitue progressivement à la dépendance extérieure.

La visite du président sénégalais intervient dans un contexte où les relations entre Dakar et Kigali connaissent un essor constant. Ces dernières années, plusieurs accords de coopération ont été signés dans les domaines de la formation, des technologies de l’information, de la gestion publique et du commerce. Le déplacement de Bassirou Diomaye Faye devrait aboutir à la signature de nouveaux partenariats destinés à renforcer la coopération institutionnelle et économique.

Au-delà des enjeux politiques et économiques, cette rencontre revêt également une forte portée symbolique. Elle illustre la volonté des deux chefs d’État de donner un nouvel élan à la diplomatie africaine, fondée sur la complémentarité et la mutualisation des ressources. Bassirou Diomaye Faye et Paul Kagame entendent ainsi mettre en avant une nouvelle génération de leadership africain, déterminée à offrir des solutions endogènes aux défis du développement et à redéfinir la place du continent sur la scène internationale.

Bassirou Diomaye Faye à Kigali : une visite officielle placée sous le signe du partenariat stratégique entre le Sénégal et le Rwanda

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, est arrivé ce vendredi à Kigali pour une visite officielle de haute portée diplomatique, centrée sur le renforcement des relations d’amitié et de coopération entre le Sénégal et le Rwanda. À son arrivée à l’aéroport international de Kigali, le chef de l’État sénégalais a été chaleureusement accueilli par son homologue rwandais, Paul Kagame. Cette rencontre, empreinte de convivialité et de fraternité africaine, symbolise la volonté commune des deux dirigeants de consolider une coopération fondée sur des valeurs partagées et une vision panafricaine du développement.

Cette visite revêt une importance particulière dans le contexte actuel, où les deux pays se positionnent comme des acteurs clés de la transformation du continent. Elle s’inscrit dans une dynamique de rapprochement diplomatique et économique visant à bâtir un partenariat stratégique durable. Le Sénégal et le Rwanda partagent en effet une même ambition : celle de promouvoir une Afrique résiliente, souveraine et tournée vers l’innovation.

Au cours de son séjour, Bassirou Diomaye Faye aura plusieurs entretiens avec le président Paul Kagame et d’autres hauts responsables du gouvernement rwandais. Ces échanges porteront sur le renforcement de la coopération bilatérale dans des secteurs jugés stratégiques, notamment la gouvernance, le numérique, l’industrie, la sécurité et la transformation économique. Le Rwanda, souvent cité comme modèle en matière de digitalisation de l’administration et d’efficacité institutionnelle, représente pour le Sénégal un partenaire privilégié dans sa quête d’une modernisation rapide de l’État et de ses infrastructures.

Les deux dirigeants entendent également approfondir leur collaboration dans la promotion de la bonne gouvernance, la transparence et la lutte contre la corruption — des priorités inscrites au cœur du programme du président Faye. Par ailleurs, la question de la sécurité régionale, notamment face aux défis transfrontaliers et aux menaces liées à l’instabilité dans certaines zones du continent, devrait occuper une place importante dans les discussions.

Au-delà des accords économiques et politiques, cette visite revêt une portée symbolique forte. Elle traduit la volonté affirmée de Bassirou Diomaye Faye et de Paul Kagame d’insuffler une nouvelle dynamique à la coopération Sud-Sud. Les deux chefs d’État souhaitent promouvoir le partage d’expériences réussies et encourager la mise en œuvre de solutions africaines aux défis du développement, loin des modèles imposés de l’extérieur.

La délégation sénégalaise renforce ses partenariats stratégiques à Washington avec la Banque mondiale

La délégation sénégalaise, conduite par le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, poursuit une série de rencontres stratégiques à Washington, en marge des assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. Ces échanges de haut niveau, qui s’inscrivent dans un contexte mondial marqué par de fortes tensions économiques, visent à consolider les relations entre le Sénégal et ses principaux partenaires financiers.

Selon des informations rapportées par le journal Libération, Cheikh Diba et sa délégation ont eu un entretien fructueux avec Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Cette rencontre a été l’occasion de réaffirmer la solidité du partenariat entre le Sénégal et l’institution de Bretton Woods, un partenariat fondé sur des projets concrets et structurants au service du développement durable.

Le ministère des Finances et du Budget, cité par Libération, a souligné que les discussions ont permis de dresser un bilan positif de la coopération existante. Les équipes de la Banque mondiale ont salué les réformes économiques et sociales déjà mises en œuvre par les autorités sénégalaises, tout en soulignant la pertinence des initiatives nationales visant à renforcer la gouvernance, la transparence et la résilience de l’économie.

Au cours de cette rencontre, la Banque mondiale a également annoncé la préparation d’une nouvelle stratégie-pays pour le Sénégal. Celle-ci sera axée sur trois grandes priorités de développement. La première concerne le renforcement du secteur de la santé, notamment à travers l’initiative Pharma 2030, qui ambitionne de développer la production locale de médicaments et de réduire la dépendance du pays aux importations pharmaceutiques. La deuxième priorité porte sur le soutien aux énergies renouvelables et à l’agriculture durable, deux piliers essentiels pour la résilience économique et environnementale du Sénégal. Enfin, la troisième orientation stratégique met l’accent sur la formation et l’employabilité des jeunes, via le programme Skills for Jobs, conçu pour adapter les compétences des jeunes aux besoins réels du marché du travail.

Cheikh Diba a profité de cette occasion pour saluer l’accompagnement constant de la Banque mondiale, rappelant la qualité du partenariat technique et financier qui lie les deux institutions. Il a souligné la mise en œuvre effective de plusieurs projets structurants, qui traduisent la confiance mutuelle et la volonté partagée d’inscrire la coopération dans une dynamique de résultats concrets.

Le communiqué du ministère, repris par Libération, insiste sur la vision commune qui guide cette collaboration : celle d’un développement durable, inclusif et résilient, reposant sur une coopération agile et pragmatique. En poursuivant ces échanges à Washington, la délégation sénégalaise entend ainsi consolider les acquis et préparer de nouvelles perspectives de partenariat, au service d’une croissance économique porteuse d’emplois et d’opportunités pour les populations.

Bassirou Diomaye Faye entame une tournée diplomatique au Rwanda et au Kenya

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce vendredi 17 octobre 2025 pour une importante tournée diplomatique en Afrique de l’Est. Cette mission officielle le conduira successivement au Rwanda et au Kenya, deux pays considérés comme des partenaires stratégiques du Sénégal sur le continent africain.

Selon un communiqué publié sur le compte X (anciennement Twitter) de la Présidence du Sénégal, cette visite de travail vise principalement à « renforcer les liens d’amitié et de coopération » entre le Sénégal et ces deux nations. Le déplacement du chef de l’État s’inscrit dans la continuité de la politique étrangère axée sur la consolidation des relations sud-sud et le renforcement de la coopération intra-africaine, un axe que le président Faye a érigé en priorité depuis son arrivée au pouvoir.

La première étape de ce voyage diplomatique se déroulera à Kigali, où le président sénégalais sera accueilli par son homologue rwandais, Paul Kagame. Les deux dirigeants devraient aborder plusieurs sujets d’intérêt commun, notamment la coopération économique, la gouvernance numérique, la sécurité régionale et les échanges d’expériences en matière de développement. Le Rwanda, souvent cité comme modèle en matière d’administration publique et d’innovation technologique, constitue pour le Sénégal une source d’inspiration dans le cadre de sa réforme de la gouvernance.

Après cette escale rwandaise, Bassirou Diomaye Faye se rendra à Nairobi, capitale du Kenya, pour rencontrer le président William Ruto. Là encore, les discussions porteront sur la dynamisation des échanges économiques, la facilitation des investissements croisés et la coopération dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture et des infrastructures. Le Sénégal et le Kenya partagent en effet une vision commune d’une Afrique intégrée, souveraine et résolument tournée vers l’innovation.

Bassirou Diomaye Faye reçoit les lettres de créance de quatre nouveaux ambassadeurs

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a présidé ce mardi au Palais de la République la cérémonie de présentation des lettres de créance de quatre nouveaux ambassadeurs accrédités auprès du Sénégal. Il s’agit des représentants de l’Allemagne, de l’Indonésie, du Danemark et du Royaume-Uni. Cet acte marque le début officiel de leur mission diplomatique à Dakar et scelle, une fois de plus, la vitalité des relations que le Sénégal entretient avec ses partenaires internationaux.

Au cours de cette cérémonie empreinte de solennité, le chef de l’État a réaffirmé son attachement au renforcement de la coopération bilatérale dans des domaines stratégiques tels que l’économie, la culture, l’éducation et la sécurité. Ces nouvelles accréditations interviennent dans un contexte où le Sénégal poursuit la mise en œuvre de sa vision de développement à long terme, fondée sur la stabilité politique, la transformation économique et la diplomatie d’ouverture.

Selon un communiqué de la présidence, les nouveaux ambassadeurs ont, chacun, salué la qualité des relations existantes entre leur pays et le Sénégal. Ils ont exprimé la volonté de leurs gouvernements respectifs d’approfondir les liens d’amitié et de collaboration, en mettant l’accent sur des priorités communes telles que la transition énergétique, la formation professionnelle et le développement durable.

Le Président Bassirou Diomaye Faye a, pour sa part, réitéré la disponibilité du Sénégal à œuvrer avec chacun de ces pays dans une dynamique de partenariat gagnant-gagnant, au service du progrès partagé et de la stabilité régionale. Cette cérémonie, qui s’inscrit dans la tradition diplomatique sénégalaise, témoigne de la place importante qu’occupe Dakar sur la scène internationale, en tant que pôle de dialogue, de coopération et d’équilibre dans la sous-région ouest-africaine.

Aissata Tall Sall élue Premier Vice-Présidente du Réseau des Parlementaires sur la Banque mondiale et le FMI

À l’occasion de l’ouverture des Rencontres Annuelles du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale, qui se tiennent du 13 au 18 octobre 2025 à Washington D.C., le nouveau bureau du Parliaments Network on the World Bank and the IMF (Réseau des parlementaires sur la Banque mondiale et le FMI) a été officiellement installé. Cet événement marque un moment fort de coopération interparlementaire internationale autour des grandes questions économiques mondiales.

Fondé en 2000, ce réseau rassemble aujourd’hui près de 2 000 parlementaires issus de plus de 140 pays. Son objectif principal est de favoriser un dialogue critique et constructif sur les politiques économiques internationales, en évaluant notamment leur impact sur les populations, avec une attention particulière aux pays en développement.

Lors de cette installation, la députée sénégalaise Aissata Tall Sall, ancienne ministre de la Justice et avocate de renom, a été élue Premier Vice-Présidente du réseau. Représentant la région Afrique de l’Ouest au sein du Conseil d’administration, elle succède à une lignée de personnalités engagées pour la transparence, la responsabilité et l’équité dans la gouvernance financière internationale. Cette élection témoigne de la reconnaissance de son expérience et de son engagement constant en faveur du développement équitable et de la justice économique.

Dans une déclaration faite à l’issue de son élection, Aissata Tall Sall a exprimé sa « sincère gratitude » envers ses pairs pour cette « nouvelle haute marque de confiance ». Elle a réaffirmé sa détermination à œuvrer aux côtés du président du réseau, Sven Mikser, parlementaire estonien élu pour le mandat 2025-2027. Elle a promis de mettre à profit son expertise multidisciplinaire, fruit d’un parcours riche alliant droit, gouvernance et action législative.

En effet, Aissata Tall Sall cumule plusieurs décennies d’expérience au service des institutions sénégalaises et africaines. Avocate émérite, elle s’est illustrée par son engagement pour les droits et les libertés, avant de diriger à plusieurs reprises des ministères clés, dont celui de la Justice. Ancienne maire de Saint-Louis et députée à l’Assemblée nationale, elle a toujours défendu une vision de développement centrée sur la dignité humaine et la responsabilité publique.

Dans ses nouvelles fonctions, elle a indiqué vouloir porter une attention particulière et objective sur les politiques, projets et programmes que le FMI et la Banque Mondiale conçoivent en partenariat avec les États membres. Son ambition est de contribuer à une meilleure harmonisation entre les impératifs économiques et les priorités sociales des pays du Sud, en s’assurant que les décisions prises à Washington répondent réellement aux besoins des populations.

Le Sénégal entame des négociations décisives avec le FMI à Washington

Conformément aux annonces faites par Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), une étape cruciale s’ouvre ce lundi 13 octobre à Washington pour l’économie sénégalaise. Une délégation officielle, conduite par le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Djiba, a entamé les négociations formelles avec le FMI, en marge des Assemblées annuelles conjointes du Fonds et de la Banque mondiale. Ces discussions visent à conclure un nouveau programme d’aide financière pour le Sénégal, dans un contexte économique marqué par de fortes tensions budgétaires et une perte de confiance des partenaires financiers.

Suspendues depuis plusieurs mois à la suite de ce que le FMI a qualifié de « misreporting » — des déclarations erronées sur la dette et les déficits publics sous l’ancienne administration —, les relations entre Dakar et l’institution financière internationale entrent dans une phase de réévaluation. Les nouvelles autorités sénégalaises, au pouvoir depuis 2024, jouent ainsi une partie essentielle de leur crédibilité économique et politique. Pour elles, il s’agit de prouver leur engagement envers la transparence, la discipline budgétaire et la sincérité des comptes publics.

Les discussions devraient porter sur la mise en place d’un programme triennal d’appui budgétaire et de réformes structurelles, conditionné par la résolution complète du dossier du « misreporting ». Ce préalable est indispensable pour permettre au FMI de débloquer de nouveaux financements, mais aussi pour restaurer la confiance des marchés internationaux et des autres bailleurs de fonds.

La mission de la délégation sénégalaise à Washington s’annonce d’autant plus déterminante que la situation macroéconomique du pays demeure préoccupante. Selon les dernières estimations, le déficit budgétaire atteindrait 14 % du produit intérieur brut (PIB), un niveau jugé insoutenable par les standards internationaux. Parallèlement, la dette publique s’élève désormais à environ 119 % du PIB, un seuil qui limite considérablement la marge de manœuvre de l’État et compromet son accès aux financements extérieurs.

Cette fragilité a déjà produit ses effets. L’agence de notation Moody’s a récemment abaissé la note souveraine du Sénégal, invoquant une dégradation de la gouvernance financière et une forte dépendance à l’endettement. Le pays se retrouve ainsi dans l’obligation de convaincre non seulement le FMI, mais également l’ensemble de ses partenaires économiques, de sa capacité à corriger le cap.

Pour Cheikh Djiba et son équipe, l’objectif est clair : rassurer, rétablir la crédibilité budgétaire du pays et obtenir un accord qui permette d’alléger la pression sur les finances publiques. Si un consensus est trouvé au terme de ces négociations, le Sénégal pourrait bénéficier d’un soutien financier structuré, combinant assistance technique, prêts concessionnels et mesures d’accompagnement pour relancer la croissance.

Le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit le PDG du Groupe Bank of Africa pour renforcer la coopération économique

Le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a reçu en audience ce mardi à Dakar M. Amine Bouabid, président-directeur général du Groupe Bank of Africa (BOA). Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des échanges réguliers du chef de l’État avec les acteurs majeurs du secteur financier, en vue de stimuler les investissements et de consolider la dynamique économique nationale.

Au cours des discussions, le chef de l’État et son hôte ont passé en revue le climat des affaires au Sénégal, marqué par les réformes engagées depuis l’arrivée du nouveau gouvernement pour renforcer la transparence, la compétitivité et la confiance des investisseurs. Le Président Faye a réaffirmé sa volonté de faire du secteur privé un levier essentiel de la croissance et de la création d’emplois, notamment à travers l’Agenda national de transformation, qui accorde une place centrale à la politique industrielle.

Le PDG du Groupe BOA a salué les efforts du gouvernement sénégalais pour améliorer l’environnement économique et a réitéré l’engagement de son institution à accompagner le pays dans cette dynamique. Il a insisté sur la détermination du Groupe à contribuer activement au financement d’investissements productifs, à soutenir les petites et moyennes entreprises, et à renforcer les capacités du secteur privé local.

Les échanges ont également porté sur les perspectives de coopération dans plusieurs domaines stratégiques. Les deux parties ont évoqué les mesures visant à améliorer la balance commerciale, à promouvoir les filières exportatrices et à encourager la transformation locale des produits. Elles ont aussi discuté du développement d’instruments financiers innovants, susceptibles de favoriser l’inclusion économique et de soutenir les ambitions du Sénégal en matière de souveraineté économique.

Bassirou Diomaye Faye reçoit Aliko Dangote : un partenariat stratégique pour renforcer l’industrialisation du Sénégal

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce samedi à Dakar l’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote, président du groupe Dangote et figure emblématique du secteur privé africain. La rencontre, confirmée par le compte officiel de la Présidence, s’est tenue en présence du Dr. Okey Oramah, président d’Afreximbank, et a porté sur les perspectives de coopération économique et d’investissement dans des secteurs clés pour le développement du Sénégal.

Selon le communiqué de la Présidence, les échanges ont principalement porté sur l’énergie, la production d’engrais et le développement industriel, des domaines jugés stratégiques dans la Stratégie nationale de développement 2024-2029. Cette feuille de route, pilier de la politique économique du gouvernement, vise à renforcer les capacités productives du pays et à accélérer la transformation structurelle de l’économie sénégalaise.

Aliko Dangote, fondateur du plus grand conglomérat industriel d’Afrique, a salué la vision du Président Faye et la dynamique créée autour du Forum Invest In Senegal, une initiative qui ambitionne de positionner le pays comme une destination de choix pour les capitaux africains et internationaux. Le magnat nigérian a réaffirmé son engagement à accompagner le Sénégal dans la mise en œuvre de projets à fort impact, notamment dans la valorisation des ressources locales, la création d’emplois et la promotion d’une croissance inclusive.

Le Président Bassirou Diomaye Faye, pour sa part, a souligné la volonté du Sénégal de bâtir un partenariat solide avec le secteur privé africain, fondé sur la complémentarité et le partage d’expertise. Il a insisté sur la nécessité d’attirer des investissements productifs et durables capables de soutenir l’industrialisation, de renforcer la souveraineté économique et d’améliorer la compétitivité du tissu industriel national.

La présence du Dr. Okey Oramah, patron d’Afreximbank, traduit également l’importance accordée à la mobilisation de financements innovants pour soutenir ces ambitions. L’institution panafricaine, déjà partenaire du Sénégal dans plusieurs projets structurants, devrait jouer un rôle central dans le développement de nouvelles synergies entre le groupe Dangote et l’État sénégalais.

Cette rencontre marque une nouvelle étape dans la politique d’ouverture économique du Sénégal et dans sa volonté d’inscrire son développement dans une dynamique africaine. En misant sur la coopération Sud-Sud, le gouvernement Faye entend favoriser l’émergence d’un modèle de croissance endogène, résilient et fondé sur la création de valeur ajoutée sur le continent.

Bassirou Diomaye Faye accueille Umaro Sissoco Embaló à Dakar pour renforcer la coopération sénégalo-bissau-guinéenne

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a accueilli ce lundi à Dakar son homologue et frère, le Président Umaro Sissoco Embaló de la République de Guinée-Bissau. Cette visite officielle, empreinte de cordialité et de fraternité, marque une nouvelle étape dans la consolidation des relations d’amitié et de coopération entre les deux nations voisines.

Liés par une histoire commune, une proximité géographique et des affinités culturelles profondes, le Sénégal et la Guinée-Bissau entretiennent depuis plusieurs décennies des relations bilatérales solides, fondées sur la confiance et la solidarité. La rencontre entre les deux chefs d’État s’inscrit dans cette dynamique, avec pour objectif de renforcer davantage les échanges politiques, économiques et culturels, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de partenariat dans des domaines stratégiques tels que la sécurité, le commerce transfrontalier et le développement durable.

Le Président Umaro Sissoco Embaló effectue ce déplacement à Dakar à l’invitation du Chef de l’État sénégalais, pour prendre part au Forum Invest in Senegal 2025, un événement économique majeur qui s’ouvrira ce mardi. Ce forum, placé sous le thème de la production, de l’innovation et de la prospérité partagée, vise à promouvoir le Sénégal comme une plateforme d’investissement compétitive et inclusive au cœur de l’Afrique de l’Ouest.

La participation du Président bissau-guinéen à ce rendez-vous témoigne de la volonté commune des deux pays d’unir leurs efforts pour bâtir un modèle de développement fondé sur la coopération régionale et la complémentarité économique. Les échanges entre les deux dirigeants ont également porté sur les grands enjeux de la sous-région, notamment la stabilité politique, la sécurité frontalière et l’intégration au sein de la CEDEAO.

Le Premier ministre Ousmane Sonko reçoit son homologue nigérien Ali Mahaman Lamine Zeine à la veille du Forum Invest in Sénégal

Ce lundi, le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a accueilli à Dakar son homologue nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, dans le cadre d’une visite officielle marquant l’ouverture du Forum Invest in Sénégal (Fii Sénégal), prévu du 7 au 8 octobre 2025. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de coopération régionale renforcée, à un moment où les pays africains multiplient les initiatives pour stimuler les investissements intra-africains et internationaux.

La visite du chef du gouvernement nigérien revêt une importance particulière, car elle symbolise le resserrement des liens économiques et politiques entre le Sénégal et le Niger. Les deux dirigeants ont échangé sur plusieurs sujets d’intérêt commun, notamment le développement des infrastructures, la coopération énergétique, la sécurité alimentaire et la promotion du commerce sous-régional. Le Premier ministre Ousmane Sonko a réaffirmé la volonté du Sénégal de jouer un rôle moteur dans la construction d’une économie ouest-africaine intégrée et résiliente, fondée sur des partenariats équitables et durables.

Le Forum Invest in Sénégal (Fii Sénégal) s’annonce comme l’un des plus grands rendez-vous économiques de l’année. Cet événement vise à mettre en lumière les atouts du Sénégal comme destination privilégiée pour les investissements, dans un contexte marqué par une nouvelle orientation des politiques publiques en faveur de la souveraineté économique, de la transparence et de la création d’emplois. Plusieurs personnalités de la sous-région ouest-africaine, des chefs d’entreprises, des responsables institutionnels, ainsi que des représentants d’organisations internationales prendront part aux travaux.

Pendant deux jours, le forum proposera un programme riche et varié comprenant des conférences, des panels, des ateliers thématiques et des rencontres d’affaires. Les échanges porteront sur des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, l’énergie, les mines, les infrastructures, les technologies numériques, le tourisme et l’industrie manufacturière. L’objectif principal est de créer un espace de dialogue entre les investisseurs et les décideurs publics, afin de favoriser la conclusion de partenariats concrets et de stimuler la croissance économique du pays.

Le gouvernement sénégalais compte sur ce forum pour attirer de nouveaux investissements directs étrangers, renforcer la compétitivité du secteur privé national et promouvoir une économie inclusive fondée sur la valorisation des ressources locales. Pour Ousmane Sonko, l’enjeu est de démontrer que le Sénégal dispose de tous les atouts nécessaires — stabilité politique, cadre juridique attractif et main-d’œuvre qualifiée — pour devenir un hub économique majeur en Afrique de l’Ouest.

Washington annonce une prolongation d’un an de l’AGOA

La Maison-Blanche a annoncé, ce mercredi, son soutien à une prolongation d’un an de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), l’accord commercial qui permet à de nombreux produits africains d’accéder au marché américain sans droits de douane.

Entré en vigueur en 2000 sous la présidence de Bill Clinton, l’AGOA constitue l’un des piliers de la coopération économique entre les États-Unis et l’Afrique. En contrepartie des avantages tarifaires, les pays bénéficiaires doivent respecter certaines conditions liées au pluralisme politique, au respect des droits humains et à la lutte contre la corruption. Actuellement, une trentaine des 54 pays africains profitent de ce dispositif.

Si Washington a tardé à officialiser son soutien, c’est en raison d’un débat interne sur la nécessité d’introduire davantage de réciprocité dans les échanges. Ces derniers mois, l’administration américaine avait laissé entendre que les pays africains devraient également ouvrir davantage leurs marchés aux produits américains.

« Si l’AGOA est renouvelé, je m’attends à ce qu’il reflète probablement les enjeux du monde moderne », avait déclaré en mai Troy Fitrell, haut responsable du Bureau des affaires africaines au département d’État, en insistant sur « une relation réciproque répondant aux besoins des deux parties ».

L’incertitude autour du renouvellement de l’accord a déjà eu des répercussions, notamment dans le secteur du textile, fortement dépendant de l’accès préférentiel au marché américain. Lors de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, plusieurs dirigeants africains et acteurs industriels avaient exprimé leurs inquiétudes, avant de recevoir des assurances de hauts responsables de l’administration Trump.

En 2023, les exportations africaines sous AGOA ont atteint 9,26 milliards de dollars, dont 4,25 milliards provenant du secteur pétrolier et énergétique, selon la Commission américaine du commerce international (USITC). L’accord couvre une large gamme de produits, allant des vêtements aux voitures, et demeure un instrument essentiel pour soutenir l’intégration de l’Afrique dans l’économie mondiale.

Macky Sall plaide pour un consensus mondial sur la cybersécurité au Forum de Riyad

Riyad, 1er octobre 2025 – L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, a pris part ce mercredi à la séance plénière du Forum mondial sur la cybersécurité, qui se tient les 1er et 2 octobre dans la capitale saoudienne. Le panel de haut niveau était consacré au thème : « Parvenir à un consensus dans la complexité ».

Dans son intervention, Macky Sall a insisté sur la nécessité urgente de renforcer la coopération internationale face aux menaces de plus en plus sophistiquées de la cybercriminalité.

« Il est indispensable de parvenir à un consensus global et inclusif, car aucune nation ne peut, à elle seule, faire face aux défis du cyberespace », a-t-il déclaré.

L’ancien chef d’État a également mis en garde contre les vulnérabilités particulières auxquelles l’Afrique pourrait être exposée, du fait de son essor numérique accéléré.

« L’Afrique, avec son essor numérique rapide et sa jeunesse connectée, est à la fois une opportunité et une cible. Elle doit être pleinement intégrée dans les dispositifs internationaux de protection et de régulation », a-t-il plaidé.

Lancé en 2020, le Forum mondial de Riyad s’est imposé comme une plateforme majeure de réflexion et d’action sur la gouvernance du cyberespace. Dirigeants politiques, experts en cybersécurité, institutions internationales et acteurs privés y échangent sur les stratégies à mettre en place pour répondre aux défis croissants du piratage, de la désinformation, du cyberespionnage ou encore de la criminalité numérique organisée.

Macky Sall salue l’initiative saoudienne au Forum mondial de la cybersécurité de Riyad

L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, a exprimé sa gratitude aux autorités saoudiennes pour leur aimable invitation à prendre part au Forum mondial de la cybersécurité, qui se tient à Riyad les 1er et 2 octobre 2025.

Dans un message de remerciement, il a souligné l’importance de cette rencontre internationale qui constitue, depuis son lancement en 2020, une plateforme stratégique d’échanges, de réflexion et de propositions consensuelles sur les défis majeurs liés à la cybersécurité au XXIe siècle.

Macky Sall a tenu à féliciter le Royaume d’Arabie Saoudite pour son rôle pionnier dans le domaine de la cyberdiplomatie, en offrant aux décideurs politiques, aux experts, aux institutions et aux acteurs privés un espace unique de concertation et de coopération.

À l’heure où les enjeux numériques se trouvent au cœur des mutations mondiales – qu’il s’agisse de la protection des données, de la lutte contre la cybercriminalité ou de la régulation de l’intelligence artificielle –, l’ancien chef d’État sénégalais estime que de telles initiatives permettent non seulement de renforcer la confiance entre les nations, mais aussi de bâtir un cyberespace plus sûr, inclusif et durable.

Maître Sidiki Kaba rejoint le Conseil consultatif de la Fondation Brazzaville

Une nouvelle étape s’ouvre dans la carrière de Maître Sidiki Kaba. Après avoir marqué de son empreinte la vie politique et institutionnelle du Sénégal, l’avocat internationalement reconnu rejoint désormais le Conseil consultatif de la Fondation Brazzaville, organisation indépendante dédiée à la diplomatie non gouvernementale et à la promotion de solutions de paix et de développement.

Natif de Tambacounda, Maître Sidiki Kaba s’est imposé comme l’une des figures majeures de la scène publique sénégalaise. Sa carrière ministérielle témoigne d’une grande polyvalence et d’une solide expérience : il a occupé successivement les portefeuilles de la Justice, des Affaires étrangères, des Forces armées et de l’Intérieur, avant d’assurer brièvement la fonction de Premier ministre. À chacune de ces étapes, il a contribué à renforcer l’État de droit, la diplomatie sénégalaise et les mécanismes de sécurité nationale.

Au-delà de ses responsabilités gouvernementales, Sidiki Kaba s’est toujours illustré par son engagement en faveur du droit et de la justice à l’échelle mondiale. Avocat de formation, il a su porter haut le flambeau de la défense des libertés fondamentales, s’affirmant comme une voix crédible et respectée sur les grandes questions juridiques et diplomatiques.

Son intégration au Conseil consultatif de la Fondation Brazzaville apparaît ainsi comme une continuité naturelle de son engagement : mettre son expertise au service de missions internationales exaltantes, en dehors des cadres strictement politiques.

Macky Sall dévoile ses « trois vérités » dans ses mémoires L’Afrique au cœur

Dans ses mémoires intitulés L’Afrique au cœur, l’ancien président du Sénégal, Macky Sall, ne se limite pas à un récit personnel de ses années de pouvoir. Il propose une grille de lecture originale de l’histoire récente du Sénégal et du continent africain à travers ce qu’il appelle « trois niveaux de vérité » : nationale, continentale et mondiale. Une approche qui met en perspective la complexité des choix politiques dans un contexte de crises globales.

Au plan national, Macky Sall revient sur le difficile équilibre entre croissance économique et justice sociale. Derrière les grands chantiers d’infrastructures qui ont marqué son magistère, il met en avant des programmes sociaux souvent éclipsés : les bourses familiales, la couverture maladie universelle ou encore l’électrification rurale. Autant de politiques publiques qui, selon lui, ont contribué à améliorer la vie quotidienne des populations, tout en préparant le pays à des transformations plus profondes.

À l’échelle continentale, Macky Sall mobilise son expérience de président de l’Union africaine (2022-2023). Il décrit une Afrique paradoxale, riche de ressources mais entravée par des fragilités structurelles : insécurité persistante, transitions politiques chaotiques, dépendance économique. Il plaide pour une solidarité renforcée entre États africains afin de peser davantage sur les négociations mondiales, notamment dans les domaines alimentaire et climatique.

Sur la scène internationale, l’ancien chef d’État évoque ses relations avec des dirigeants tels que Barack Obama, Vladimir Poutine ou Emmanuel Macron. Ces rencontres mettent en lumière les dilemmes du Sénégal, attaché au principe de non-alignement dans un contexte marqué par la guerre en Ukraine, la rivalité sino-américaine et les tensions énergétiques. Macky Sall souligne la nécessité pour l’Afrique de maintenir une voix autonome et de refuser l’enfermement dans des logiques de blocs.

ONU : Antonio Guterres félicite Bassirou Diomaye Faye pour son leadership et réaffirme l’importance du Sénégal dans le multilatéralisme

Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a rencontré le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye en marge de la 80ᵉ Assemblée générale de l’ONU, à New York. Cette entrevue a été l’occasion pour le patron de l’organisation internationale de saluer « l’excellence des relations entre le Sénégal et les Nations Unies », mais aussi de mettre en lumière le rôle majeur que joue le pays sur la scène diplomatique.

Antonio Guterres a particulièrement tenu à souligner « le leadership et l’engagement du Sénégal et du Président Faye, sur le multilatéralisme et sur les grands défis en Afrique et dans le monde ». Pour lui, la position du Sénégal dans les instances internationales, conjuguée à la vision de son président, fait de ce pays un acteur incontournable dans les débats mondiaux, qu’il s’agisse de paix et de sécurité, de développement durable ou de réformes financières internationales.

Le secrétaire général a rappelé que l’Afrique restait au cœur des priorités de l’ONU, en particulier dans un contexte marqué par de fortes attentes concernant une réforme du système financier international. Selon lui, il est indispensable de parvenir à un modèle « plus juste et plus équitable au bénéfice des populations », une ambition partagée par le Sénégal.

Pour sa part, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé la volonté du Sénégal de défendre un multilatéralisme rénové, plus humain et plus respectueux de la dignité des peuples. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération internationale afin de faire face aux crises mondiales, qu’elles soient sécuritaires, économiques ou environnementales.

La rencontre a également permis d’évoquer la dynamique de redéploiement des agences onusiennes à la Maison des Nations Unies de Diamniadio, un projet symbolique qui illustre la confiance de l’organisation dans le Sénégal et confirme le rôle central du pays en tant que hub diplomatique et institutionnel en Afrique de l’Ouest.

Cette reconnaissance du secrétaire général de l’ONU vient renforcer l’image internationale du Sénégal, déjà perçu comme une démocratie stable et un partenaire fiable dans les affaires multilatérales. Elle conforte également le président Bassirou Diomaye Faye dans son ambition de positionner son pays comme un acteur clé dans la refonte des équilibres mondiaux.

Bassirou Diomaye Faye signe un partenariat stratégique de 6 milliards FCFA avec la Fondation Gates

En marge de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a rencontré ce mercredi Bill Gates, président de la Fondation Gates. Cette entrevue s’est conclue par la signature d’un partenariat stratégique d’une valeur supérieure à 6 milliards de francs CFA, soit plus de 10 millions de dollars.

Selon la présidence sénégalaise, cet accord s’inscrit dans le cadre du New Deal technologique lancé par le chef de l’État. Il vise à transformer profondément l’écosystème numérique du pays, en mobilisant des ressources et des innovations capables d’accélérer la modernisation de plusieurs secteurs clés.

Parmi les axes prioritaires du partenariat figure la mise en place d’une identité numérique universelle destinée à l’ensemble des citoyens sénégalais. Cette mesure devrait faciliter l’accès aux services publics et renforcer l’inclusion numérique. Le projet prévoit également la création d’un hub d’intelligence artificielle qui orientera ses travaux vers des solutions innovantes dans les domaines de la santé et de l’agriculture, deux piliers essentiels du développement national.

Une Delivery Unit sera enfin installée pour veiller à la transparence et à l’efficacité dans la mise en œuvre des projets. Ce mécanisme, inspiré des meilleures pratiques internationales, aura pour mission de s’assurer que les engagements pris se traduisent rapidement par des résultats concrets pour les populations.

En scellant ce partenariat, le Sénégal confirme son ambition de s’imposer comme un acteur majeur de la transformation numérique en Afrique de l’Ouest, tout en bénéficiant de l’expertise et de l’accompagnement d’une fondation reconnue mondialement pour son engagement en faveur du progrès technologique et social.

42ᵉ Assemblée de l’OACI : le Sénégal récompensé pour sa performance en aviation civile

Le Sénégal s’est vu décerner une importante distinction lors de la cérémonie d’ouverture de la 42ᵉ Assemblée de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), tenue mardi à Montréal, au Canada. Cette reconnaissance met en lumière les efforts constants du pays pour renforcer la supervision de son système d’aviation civile et garantir une meilleure conformité aux standards internationaux.

Le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankoba Diémé, a personnellement reçu le certificat des mains de Salvatore Sciacchitano, président du Conseil de l’OACI. Ce geste symbolique vient couronner plusieurs années d’efforts engagés par les autorités sénégalaises, à travers l’Autorité de l’aviation civile nationale (ANACIM), pour améliorer la sécurité aérienne et se conformer aux exigences de l’organisation mondiale.

Cette distinction fait suite à un audit minutieux de l’OACI qui visait à évaluer la capacité du Sénégal à mettre en place un système de supervision robuste et des mécanismes adaptés à l’application des normes et pratiques recommandées. Les résultats témoignent d’un bond significatif : de 67 % en 2019, le taux de mise en œuvre effective de ces standards est passé à 85 % en 2024. Une progression de plus de 15 points qui traduit les avancées du pays dans la modernisation de ses procédures, la formation de ses acteurs et le renforcement de son cadre réglementaire.

Pour les autorités sénégalaises, cette reconnaissance constitue non seulement un motif de fierté, mais aussi un gage de crédibilité sur la scène internationale. Elle envoie un signal fort aux compagnies aériennes, aux investisseurs et aux partenaires techniques, confirmant que Dakar ambitionne de consolider son rôle de hub aérien en Afrique de l’Ouest.

La 42ᵉ Assemblée de l’OACI, ouverte le 23 septembre, se poursuivra jusqu’au 3 octobre. Elle réunit les représentants des 193 États membres, ainsi que de nombreuses organisations internationales invitées. Ces assises mondiales permettront de définir les orientations de l’aviation civile internationale pour les trois prochaines années et d’adopter un plan stratégique de long terme couvrant la période 2026-2050.

Avec cette distinction, le Sénégal confirme sa volonté de s’inscrire dans une dynamique de rigueur et de transparence, en faisant de la sécurité et de la qualité de ses services aériens des priorités nationales. Une étape décisive dans l’ambition affichée de hisser le pays au rang des acteurs majeurs de l’aviation civile africaine et internationale.

Marie Khone Faye désignée Ambassadrice de la Fondation Merck « Plus qu’une Mère »

À l’occasion de la 7ᵉ édition du Sommet MFFLI de l’Initiative des Premières Dames, la Première dame du Sénégal, Marie Khone Faye, a été honorée en recevant le titre d’Ambassadrice de la Fondation Merck « Plus qu’une Mère ». Une distinction qui consacre son engagement en faveur de la santé et de l’autonomisation des femmes et des filles.

« C’est un véritable honneur d’être nommée Ambassadrice de la Fondation Merck “Plus qu’une Mère” et de rejoindre la 7ᵉ édition du Sommet de l’Initiative des Premières Dames de la Fondation Merck, aux côtés de mes sœurs, leurs excellences Premières Dames d’Afrique et d’Asie, à travers les programmes de la Fondation Merck », a déclaré la Première dame, visiblement émue.

Marie Khone Faye a salué les efforts de la Fondation Merck, notamment son appui au renforcement du système de santé au Sénégal à travers l’octroi de bourses de formation spécialisée à des médecins nationaux. Ce programme a permis de développer des compétences pointues dans des disciplines clés, contribuant ainsi à l’amélioration de la prise en charge médicale dans le pays.

La Première dame a également profité de la tribune pour annoncer le lancement du programme « Éduquer Linda », une initiative qui vise à promouvoir l’éducation des filles. « Je crois fermement à l’autonomisation des filles par l’éducation, car elle joue un rôle crucial dans la construction de nations plus fortes et plus saines », a-t-elle affirmé.

Pour sa part, la sénatrice Dr Rasha Kelej, directrice générale de la Fondation Merck, a rappelé les efforts déjà consentis au Sénégal : « Nous avons jusqu’à présent fourni 25 bourses à des médecins sénégalais dans de nombreuses spécialités telles que l’oncologie, le diabète, la fertilité et l’embryologie. Nous allons bientôt inscrire davantage de médecins dans diverses autres spécialités critiques et mal desservies ».

Avec cette nomination, Marie Khone Faye rejoint le cercle restreint des Premières Dames d’Afrique et d’Asie qui collaborent activement avec la Fondation Merck pour promouvoir la santé, l’éducation et l’autonomisation des femmes.

Bassirou Diomaye Faye plaide pour une démocratie vivante et unie contre l’extrémisme

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a pris part ce mercredi 24 septembre 2025, à New York, à la rencontre de haut niveau de l’initiative « En défense de la démocratie : combattre l’extrémisme ». Aux côtés de plusieurs dirigeants mondiaux, dont les présidents du Chili, du Brésil, de l’Uruguay, de l’Albanie, de la Colombie ainsi que le chef du gouvernement espagnol, le chef de l’État sénégalais a livré un message fort en faveur de la démocratie et du multilatéralisme.

Dans son intervention, le Président Faye a rappelé que « la démocratie est un idéal vivant », qui repose sur un équilibre permanent entre liberté, responsabilité et respect de l’ordre républicain.

Renforcer la confiance entre peuples et dirigeants, en veillant à l’indépendance et à l’équité des institutions ; Défendre le multilatéralisme, menacé par des logiques de puissance et des interventions unilatérales qui fragilisent l’équilibre mondial ; Lutter contre l’extrémisme violent, par des actions sécuritaires, mais aussi par l’éducation et la culture, afin de déconstruire les idéologies haineuses.

Le président sénégalais a également insisté sur la nécessité d’un dialogue permanent, fondé sur l’équité et la justice sociale, qu’il considère comme des piliers essentiels pour préserver la vitalité des démocraties et construire un monde plus stable et solidaire.

Macky Sall reçoit une délégation de l’Utah pour renforcer la coopération avec l’Afrique

L’ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, a accordé une audience ce lundi 23 septembre à une délégation venue de l’État de l’Utah (États-Unis).

Conduite par M. Jabez Stuart Adams, Président du Sénat de l’État de l’Utah, la délégation comprenait également M. Jonathan Freeman, Président du World Trade Center Utah, et M. Miles Hansen, Président de la Fondation Stirling.

Cette rencontre s’inscrit dans la continuité de la visite effectuée par Macky Sall en mai 2024 à Salt Lake City, où il avait échangé avec plusieurs acteurs politiques et économiques américains.

Les discussions ont porté sur des sujets d’intérêt commun, en particulier les opportunités de coopération entre l’État de l’Utah et l’Afrique. Les parties ont insisté sur la nécessité de renforcer les partenariats dans des secteurs tels que l’éducation, le commerce, les énergies renouvelables et l’innovation technologique.

Macky Sall a salué l’engagement de ses interlocuteurs à développer des passerelles durables entre l’Utah et le continent africain, estimant que « le dialogue et les échanges directs sont essentiels pour bâtir une coopération mutuellement bénéfique ».

La délégation américaine a, de son côté, exprimé sa volonté d’intensifier les échanges institutionnels et économiques avec l’Afrique, en mettant en avant l’expérience de l’Utah dans le développement local et l’entrepreneuriat.

Nations Unies : Le Président du Sénégal réaffirme son engagement pour l’égalité des genres à la réunion Beijing+30

À l’occasion de la réunion de haut niveau consacrée au 30ᵉ anniversaire de la Conférence mondiale sur les femmes (Beijing+30), le Président de la République du Sénégal a livré un discours fort à la tribune des Nations Unies, réaffirmant l’engagement constant de son pays en faveur de l’égalité entre les sexes et de l’autonomisation des femmes et des filles.

Dans sa déclaration, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité d’un sursaut collectif de la communauté internationale, rappelant que :

l’égalité est une exigence morale et universelle, aucune société ne peut se développer en laissant ses femmes et ses filles à l’écart, la lutte contre les violences et discriminations est un combat permanent engageant États, citoyens et leaders.

Le Président a également mis en avant la Vision Sénégal 2050, qui place les femmes et les jeunes au cœur du projet de société national, en tant que piliers de la stabilité et moteurs d’une prospérité durable.

« Préparons les générations futures à vivre dans un monde plus juste, plus égalitaire et plus harmonieux », a-t-il conclu, appelant à l’action conjointe pour transformer les engagements en réalités tangibles.

Sommet sur les PPP à New York : Macky Sall plaide pour une meilleure prise en compte des réalités africaines

Le 21 septembre, à New York, l’ancien président du Sénégal Macky Sall a pris part au sommet consacré aux partenariats publics-privés (PPP). La rencontre a réuni décideurs politiques, investisseurs et experts autour de thématiques d’avenir, telles que la nature des PPP au XXIᵉ siècle, la sécurisation des minerais critiques, le développement des chaînes de valeur locales et l’intégration des technologies émergentes, notamment l’intelligence artificielle.

Dans son intervention, Macky Sall a insisté sur la nécessité d’adapter les modèles de coopération aux réalités et aux contraintes spécifiques de l’Afrique. Selon lui, les PPP doivent aller au-delà des logiques classiques de financement pour devenir de véritables leviers de transformation structurelle, capables de soutenir la croissance inclusive et durable du continent.

« L’Afrique dispose d’immenses potentialités, en particulier dans les domaines miniers, agricoles et énergétiques. Mais pour en tirer pleinement parti, les partenariats doivent être équitables, sensibles à nos contextes économiques et favorables à l’industrialisation locale », a-t-il déclaré.

L’ancien président a également mis en garde contre une dépendance excessive vis-à-vis des marchés extérieurs, plaidant pour le renforcement des chaînes de valeur locales afin de créer plus d’emplois et de valeur ajoutée sur place. Concernant les minerais critiques, indispensables à la transition énergétique et aux technologies de pointe, il a appelé à une approche équilibrée, qui combine exploitation responsable, souveraineté nationale et coopération internationale.

Enfin, Macky Sall a souligné l’importance de l’intelligence artificielle et des technologies émergentes pour le développement, tout en alertant sur les risques d’exclusion numérique. Il a encouragé les acteurs publics et privés à investir dans la formation, l’innovation locale et l’accès équitable aux outils numériques.

Ce sommet sur les PPP a mis en lumière les défis mais aussi les opportunités qu’offrent ces partenariats pour l’Afrique, à condition que les stratégies adoptées soient inclusives, adaptées et tournées vers l’avenir.

Assemblée générale de l’ONU : Bassirou Diomaye Faye s’entretient avec le Président tchèque Petr Pavel

En marge de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a eu un entretien bilatéral avec Son Excellence Petr Pavel, Président de la République Tchèque.

Au cœur des discussions figuraient plusieurs sujets d’intérêt commun, notamment le renforcement des relations bilatérales et l’exploration de nouvelles perspectives de coopération. Les deux chefs d’État ont insisté sur les opportunités offertes dans les domaines économique, technologique et éducatif, tout en réaffirmant leur volonté de bâtir un partenariat plus solide et mutuellement bénéfique.

Cette rencontre traduit la détermination du Sénégal à diversifier ses partenariats stratégiques et à consolider ses relations avec l’ensemble des nations, conformément à sa vision d’ouverture et de coopération internationale. Elle marque également une étape importante dans la dynamique de rapprochement avec la République Tchèque, un partenaire qui affiche une volonté claire de contribuer au développement durable du Sénégal à travers des échanges fructueux.

Aïssata Tall Sall élue au Conseil d’Administration du Réseau des Parlementaires sur la Banque Mondiale et le FMI

La députée sénégalaise Aïssata Tall Sall a annoncé avec fierté son élection au Board du Réseau des Parlementaires sur la Banque Mondiale et le Fonds monétaire international (FMI). Elle représentera désormais l’Afrique de l’Ouest au sein de cette instance internationale stratégique.

Cette nomination offre à l’ancienne ministre des Affaires étrangères l’opportunité de siéger aux côtés de parlementaires issus de divers horizons, tous engagés à assurer un dialogue constructif entre les institutions financières internationales et les pays bénéficiaires.

Selon Aïssata Tall Sall, cette élection constitue une chance unique de contribuer à une appréciation critique et objective des programmes de la Banque Mondiale et du FMI, afin de veiller à ce qu’ils répondent efficacement aux besoins des populations africaines.

Sa mission officielle débutera le 13 octobre prochain à Washington DC, lors des rencontres annuelles du FMI et de la Banque Mondiale. Ces assises mondiales seront un moment clé pour examiner et orienter les grandes politiques économiques et financières.

En sa qualité de membre du Conseil d’Administration, la députée sénégalaise aura pour rôle non seulement d’administrer le Réseau, mais aussi de formuler des critiques constructives et d’orienter les stratégies des deux institutions, dans le but de défendre et de promouvoir les intérêts des pays de la sous-région ouest-africaine.

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