Diplomatie
Accra : Diomaye Faye plaide pour une justice réparatrice fondée sur la vérité et la dignité des peuples africains
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par
Diack
À Accra, au Ghana, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a pris part à la Conférence consultative de haut niveau consacrée aux prochaines étapes de la mise en œuvre de la résolution 80/250 des Nations Unies relative à la traite transatlantique des esclaves. Cette rencontre internationale a réuni plusieurs chefs d’État et de gouvernement, des ministres, des experts juridiques, des universitaires ainsi que des représentants d’organisations régionales et internationales autour de la question de la justice réparatrice et de la reconnaissance des conséquences durables de l’esclavage.
Dans son intervention, le chef de l’État sénégalais a salué l’adoption de cette résolution qu’il a qualifiée d’avancée majeure pour la conscience universelle. Selon lui, cette décision marque une étape importante dans la reconnaissance d’une tragédie historique dont les effets continuent d’influencer les trajectoires économiques, sociales et culturelles de nombreux peuples, en particulier en Afrique et au sein de sa diaspora.
Bassirou Diomaye Faye a toutefois insisté sur la nécessité de dépasser le cadre symbolique de cette résolution. Il a estimé que ce texte devait désormais ouvrir une nouvelle phase fondée sur la recherche de la vérité historique, le devoir de mémoire, la justice et la responsabilité partagée. Pour le président sénégalais, la communauté internationale est appelée à traduire les principes contenus dans la résolution en actions concrètes capables de contribuer à la réparation des préjudices hérités de la traite transatlantique des esclaves.
Devant les participants, il a défendu le concept de justice réparatrice, qu’il considère comme une exigence morale et historique. Le chef de l’État a souligné que cette démarche ne vise ni la confrontation ni la désignation de coupables, mais la construction d’un ordre international plus juste, plus équilibré et plus respectueux de la dignité humaine. Il a rappelé que la reconnaissance du passé constitue un préalable essentiel à la réconciliation durable entre les peuples.
Le président de la République a également réaffirmé l’engagement du Sénégal à participer pleinement aux initiatives internationales portant sur la mémoire de l’esclavage et les mécanismes de réparation. Fidèle à sa tradition diplomatique fondée sur « l’enracinement dans l’ouverture », le Sénégal entend contribuer activement à cette dynamique collective aux côtés des pays africains, des communautés de la diaspora et de l’ensemble des partenaires mobilisés pour promouvoir la reconnaissance, la réconciliation et la dignité.
Cette conférence d’Accra s’inscrit dans un contexte de mobilisation croissante de plusieurs États africains et organisations internationales en faveur d’une réflexion approfondie sur les conséquences historiques de la traite transatlantique des esclaves. Les travaux devraient permettre d’identifier des pistes concrètes pour accompagner la mise en œuvre de la résolution des Nations Unies et renforcer la coopération internationale autour des questions de mémoire, de justice et de réparation.





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