La Commission nationale des droits de l’homme du Sénégal (CNDH) et le Conseil national des droits de l’homme du Maroc ont décidé de renforcer leur coopération afin d’assurer un suivi régulier de la situation des supporters sénégalais actuellement détenus au Maroc. Cet engagement commun a été scellé à l’issue d’un entretien entre la présidente de la CNDH du Sénégal, la professeure Amsatou Sow Sidibé, et son homologue marocaine, Amina Bouayach.
La rencontre s’est tenue le mardi 3 février 2026, en marge de l’Assemblée générale et de la 15ᵉ Conférence biennale du Réseau des institutions nationales africaines des droits de l’homme (RINADH), organisée à Yaoundé, au Cameroun, du 4 au 6 février 2026. Selon l’Agence de presse sénégalaise (APS), ce tête-à-tête a permis aux deux responsables d’aborder en profondeur le cas des supporters sénégalais arrêtés à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025, disputée à Rabat.
Conscientes de la sensibilité du dossier et de son impact à la fois humain et diplomatique, les deux présidentes ont procédé à des échanges d’informations approfondis et ont réfléchi à des stratégies communes. L’objectif affiché est double : veiller au respect des droits fondamentaux des personnes détenues tout en contribuant à la préservation des relations fraternelles et historiques entre le Sénégal et le Maroc.
Pour la professeure Amsatou Sow Sidibé, cette initiative s’inscrit pleinement dans la dynamique de coopération existant entre les deux institutions nationales de défense des droits humains. Elle a souligné que la CNDH du Sénégal agit dans le cadre de ses missions de protection et de promotion des droits de l’homme, en privilégiant le dialogue institutionnel et la concertation avec ses partenaires marocains.
De son côté, le Conseil national des droits de l’homme du Maroc a réaffirmé sa disponibilité à collaborer étroitement avec la partie sénégalaise afin de garantir un suivi transparent et conforme aux standards internationaux des droits humains. Cette collaboration vise notamment à assurer une attention particulière aux conditions de détention et au respect des procédures judiciaires en cours.