UGB de Saint-Louis : la fermeture des restaurants universitaires embrase le campus

La tension est brusquement montée d’un cran à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, à la suite de l’annonce de la fermeture temporaire des restaurants universitaires par la Direction du Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (Crous). Cette décision administrative a provoqué une vive réaction des étudiants, débouchant en fin de journée sur des affrontements avec les forces de l’ordre et ravivant les inquiétudes autour du climat social dans l’enseignement supérieur sénégalais.

Dans l’après-midi, le dispositif sécuritaire a été renforcé aux abords du campus universitaire. Des éléments de l’Escadron d’intervention de Saint-Louis ont été déployés, équipés de matériel de protection et d’intervention, avec pour mission de prévenir tout débordement et de sécuriser les zones sensibles, notamment l’axe routier longeant l’université.

Aux alentours de 18 heures, la situation a dégénéré. Selon plusieurs témoins, des groupes d’étudiants ont érigé des barricades et lancé des pierres ainsi que des cocktails Molotov en direction des forces de l’ordre. En réponse, les gendarmes ont fait usage de grenades lacrymogènes afin de disperser les manifestants et de rétablir la circulation sur la route nationale n°2 (RN2), un axe stratégique reliant Saint-Louis à d’autres localités du nord du pays. Les affrontements ont provoqué une vive panique dans les environs du campus, paralysant temporairement la circulation.

Cette montée de tension faisait suite à une assemblée générale organisée vers 16 heures par la Coordination des étudiants de Saint-Louis (Cesl). À l’issue de cette rencontre, la structure représentative des étudiants a annoncé un durcissement de sa position face à ce qu’elle considère comme une décision « injuste et provocatrice » de l’administration universitaire.

À l’origine de la contestation, un communiqué du Crous informant de la fermeture temporaire des restaurants universitaires. Une mesure prise dans un contexte déjà marqué par de fortes revendications estudiantines, notamment le paiement intégral des rappels de bourses. Les étudiants dénoncent une précarité persistante et estiment que la restauration universitaire constitue un service vital pour la majorité d’entre eux.

Ces dernières semaines, les étudiants avaient instauré des journées dites « sans ticket » dans les restaurants universitaires, permettant l’accès aux repas sans paiement préalable. Une initiative que l’administration a interprétée comme une entorse grave au fonctionnement normal du service de restauration, justifiant selon elle la décision de fermeture.

Pour la Coordination des étudiants de Saint-Louis, cette mesure est perçue comme une provocation de trop. Dans une déclaration, la Cesl a appelé les étudiants à l’unité et à la solidarité, avertissant que le mouvement pourrait s’intensifier si les autorités universitaires ne reviennent pas sur leur décision. La coordination affirme se réserver le droit d’user de « tout son arsenal de lutte syndicale » pour faire aboutir les revendications.

Au même moment, des tensions ont également été signalées à l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar, où des étudiants ont exprimé leur mécontentement face à des problématiques similaires liées aux conditions de vie et d’études. Cette concomitance des mouvements de contestation dans les deux principales universités publiques du pays alimente les craintes d’une extension de la crise à l’ensemble du système d’enseignement supérieur.

Fermeture des restaurants universitaires de l’UCAD : Abdou Mbow dénonce une décision « injuste et inhumaine »

La décision de l’État de fermer les restaurants universitaires de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) continue de provoquer une onde de choc sur la scène politique et sociale. Alors que la tension reste vive dans le milieu universitaire, le député Abdou Mbow est sorti de sa réserve pour condamner fermement une mesure qu’il juge « injuste, illégale et profondément inhumaine », estimant qu’elle fragilise davantage une population estudiantine déjà éprouvée par la précarité.

Dans une déclaration rendue publique, le parlementaire s’est indigné du contexte dans lequel intervient cette fermeture. Selon lui, après les retards et refus observés dans le paiement des bourses, l’État franchit un nouveau palier en privant les étudiants de leur principal moyen d’accès à une alimentation quotidienne. Abdou Mbow considère que cette décision équivaut à une sanction collective infligée à des milliers d’apprenants, dont beaucoup dépendent exclusivement des restaurants universitaires pour se nourrir à moindre coût.

Pour le député, la fermeture des restaurants universitaires constitue une atteinte grave aux droits sociaux fondamentaux des étudiants. Il dénonce une politique qu’il qualifie d’irresponsable et totalement déconnectée des réalités du campus universitaire. Dans un environnement marqué par des difficultés financières, des conditions de logement souvent précaires et une pression académique constante, empêcher les étudiants de se restaurer correctement revient, selon lui, à compromettre non seulement leur santé physique, mais aussi leur dignité et leurs chances de réussite universitaire.

Abdou Mbow avertit également sur les conséquences à moyen et long terme d’une telle mesure. Il estime que la privation d’un service social aussi essentiel risque d’exacerber les tensions déjà perceptibles au sein de l’UCAD, d’alimenter la colère des étudiants et de fragiliser davantage la stabilité du climat universitaire. À ses yeux, l’État devrait plutôt privilégier le dialogue et la recherche de solutions durables, au lieu d’opter pour des décisions qu’il juge punitives et contre-productives.

Journées sans ticket : le COUD ferme tous ses restaurants universitaires jusqu’à nouvel ordre

Face à la persistance du mouvement de contestation des étudiants des universités publiques du Sénégal, marqué par la multiplication des Journées sans ticket (JST), le Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD) a décidé de durcir le ton. Dans un communiqué rendu public ce vendredi, la direction de l’institution a annoncé la fermeture immédiate de l’ensemble de ses restaurants universitaires, et ce, jusqu’à nouvel ordre.

Cette décision radicale intervient dans un climat de tensions croissantes entre les étudiants et les autorités universitaires, sur fond de revendications liées notamment aux conditions de restauration et à la gestion des tickets. Selon le COUD, les actions menées dans le cadre des JST ont pris une tournure préoccupante, allant bien au-delà de la simple protestation pacifique.

Dans son communiqué signé par le directeur du COUD, le Dr Ndéné Mbodji, l’institution rappelle d’abord les « importants efforts humains, matériels et financiers » consentis ces derniers mois pour améliorer durablement la qualité des services de restauration offerts aux étudiants. Ces investissements, souligne la direction, visaient à répondre aux attentes des pensionnaires et à renforcer la viabilité du système de restauration universitaire.

Toutefois, le COUD estime que ces efforts sont aujourd’hui sérieusement menacés. La direction déplore des actes répétés imputés à certains étudiants, qualifiés sans détour « d’actes de sabotage ». Le communiqué parle d’agissements « inqualifiables et insoutenables », pointant du doigt des perturbations graves dans le fonctionnement normal des restaurants universitaires, des dégradations d’infrastructures ainsi qu’un impact financier jugé lourd pour l’institution.

Face à ce que le COUD qualifie de « forfaiture », le ton employé se veut désormais ferme. La direction affirme agir conformément aux instructions reçues du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. À ce titre, elle précise qu’« aucune Journée sans ticket ne sera tolérée », marquant ainsi une ligne rouge claire face à la poursuite du mouvement.

En attendant une éventuelle sortie de crise, la fermeture des restaurants universitaires risque d’affecter des milliers d’étudiants, pour qui la restauration subventionnée constitue un pilier essentiel du quotidien universitaire. Consciente de la gravité de la situation, la direction du COUD conclut son communiqué par un appel à la responsabilité collective, invitant l’ensemble de la communauté universitaire à faire preuve de retenue et de sens civique afin de préserver les acquis et favoriser un retour rapide à la normale.

UGB de Saint-Louis : la CESL lance 48 heures de Journées sans ticket et pose ses conditions

La Coordination des Étudiants de Saint-Louis (CESL) a décrété 48 heures de « Journées sans ticket », renouvelables, à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis. Cette décision, annoncée dans un communiqué daté du 5 février 2026, s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre les étudiants et les autorités universitaires autour de questions sociales et académiques jugées prioritaires par la communauté estudiantine.

Selon la CESL, la levée de ce mot d’ordre est strictement conditionnée à la satisfaction de plusieurs revendications. Au premier rang figure le paiement intégral des rappels dus aux ayants droit, une exigence que les étudiants considèrent comme non négociable. Ils dénoncent des retards récurrents qui fragilisent leur quotidien et compromettent la poursuite normale des études, dans un environnement déjà marqué par la cherté de la vie et les contraintes liées au logement et à la restauration universitaires.

Au-delà de la question des rappels, la Coordination insiste sur le maintien des acquis sociaux des étudiants. Elle réclame que ces acquis soient préservés en attendant une révision concertée du décret n°2014-963 relatif aux allocations d’études. Pour la CESL, toute réforme de ce texte doit se faire dans la concertation et la transparence, afin d’éviter des décisions unilatérales susceptibles d’aggraver la précarité étudiante.

Tout en durcissant le ton à travers cette action de protestation, la CESL affirme ne pas rompre avec la voie du dialogue. Dans son communiqué, elle réitère son attachement à la défense de la cause estudiantine et se dit disposée à poursuivre les échanges avec les autorités compétentes en vue de parvenir à une issue favorable à la crise. La Coordination appelle ainsi à des réponses rapides et concrètes, estimant que seule la satisfaction de ses revendications permettra un retour durable à la normale sur le campus de l’UGB.

Réforme des bourses universitaires : le MESRI précise les enjeux et rassure les étudiants

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) a tenu à apporter des éclaircissements sur les motivations ayant conduit à l’organisation d’un atelier national consacré à la préparation d’une nouvelle politique de bourses d’études et à la révision du décret n°2014-963 du 1er août 2014, qui fixe les conditions d’attribution des allocations d’études dans l’enseignement supérieur.

Dans un communiqué rendu public, le MESRI explique que cette initiative s’inscrit dans sa démarche habituelle fondée sur la concertation, le dialogue et l’inclusivité. L’atelier, organisé à Dakar, a réuni l’ensemble des acteurs clés du système d’enseignement supérieur. Ont notamment pris part aux travaux les services du MESRI, ceux du ministère chargé des Finances, des organisations de la société civile, des associations de parents d’élèves, les syndicats du personnel enseignant et administratif (PER et PATS), ainsi que les amicales d’étudiants, les apprenants des Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (ISEP) et les représentants des sites universitaires externes.

Selon le ministère, cet atelier participatif visait avant tout à jeter les bases d’une évaluation financière approfondie du système de bourses sur la période 2020-2025, assortie d’une projection à l’horizon 2030. Cette démarche devait permettre de mieux apprécier la soutenabilité du dispositif actuel, tout en identifiant les insuffisances et les limites du cadre réglementaire en vigueur. Il s’agissait également de proposer des ajustements destinés à mettre fin à certaines pratiques jugées non conformes à l’orthodoxie budgétaire, tout en renforçant l’équité et l’inclusivité sociale dans l’attribution des allocations d’études.

Le MESRI reconnaît que le déroulement de l’atelier a été marqué par le retrait d’une partie des étudiants dès la première journée. Toutefois, le ministère assure que cette situation n’a pas empêché d’atteindre les objectifs fixés. Les échanges ont permis de formuler des recommandations issues des contributions des participants encore engagés dans les travaux. Ces propositions seront, précise le communiqué, soumises à l’appréciation des autorités compétentes pour décision.

Face aux informations qui ont circulé dans l’opinion publique, le MESRI a tenu à lever toute ambiguïté. Le ministère dément formellement les rumeurs faisant état d’une remise en cause des droits acquis des étudiants. Il n’a, à aucun moment, été question de réduire les taux de bourses ni de supprimer des allocations existantes. L’objectif affiché demeure l’amélioration du système, et non sa remise en cause au détriment des bénéficiaires.

S’inscrivant dans les orientations définies par les plus hautes autorités du pays, le ministère indique qu’il est engagé dans une réflexion globale sur l’élaboration d’une nouvelle politique nationale des allocations d’études. Dans ce cadre, une attention particulière est accordée à une meilleure convergence entre les périodes de paiement des bourses et le calendrier réel des enseignements, afin de répondre plus efficacement aux besoins des étudiants.

En conclusion, le MESRI a exprimé sa gratitude à l’ensemble des acteurs ayant participé à cet atelier national. Il les invite à poursuivre les concertations lors des prochaines étapes du processus, avec pour ambition de parvenir à un large consensus autour d’un cadre réglementaire rénové et de modalités d’attribution des bourses plus adaptées aux réalités actuelles de l’enseignement supérieur.

Université Assane Seck Ziguinchor : le SAES déclenche un débrayage de 48 heures pour dénoncer retards de salaires et conditions de travail dégradées

À l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ), le climat social se tend davantage. Le Syndicat Autonome des Enseignants du Supérieur (SAES), section locale, a annoncé un débrayage de 48 heures à compter de ce lundi 2 février 2026. Une grève d’avertissement motivée par des retards de salaires jugés récurrents, des conditions de travail précaires et le non-respect des promotions académiques obtenues par certains enseignants.

Selon le SAES, l’administration universitaire a une nouvelle fois failli à ses obligations salariales. Une situation qui, d’après les syndicalistes, n’est malheureusement pas inédite. « L’administration a encore récidivé après nous l’avoir fait en décembre dernier. À l’époque, nous avions dû attendre jusqu’au 5 janvier pour percevoir nos rémunérations », a dénoncé Moussa Diallo, membre de la section SAES de l’UASZ, au micro d’iRadio. Pour le syndicat, ces retards répétés traduisent une légèreté inacceptable face à ce qu’il considère comme un droit fondamental. « Le salaire est sacré. Aujourd’hui qu’ils remettent ça, nous aussi nous allons remettre ça. Le salaire est un dû », martèle le syndicaliste.

Au-delà de la question financière, les enseignants attirent l’attention sur la dégradation continue de leur environnement de travail. Les bureaux dits « Fessmann », constitués de conteneurs métalliques, cristallisent particulièrement le malaise. Victimes d’un vol de câbles survenu il y a près de cinq mois, ces espaces sont privés d’électricité, ce qui entraîne l’absence totale de climatisation. Une situation devenue insoutenable sous le soleil de Ziguinchor. « À partir de certaines heures de la journée, cela devient invivable », déplore Moussa Diallo.

Malgré les nombreuses alertes lancées par les enseignants, les travaux de réparation tardent à être engagés. Cette inertie administrative, selon le SAES, rend l’exercice des fonctions pédagogiques et de recherche quasiment impossible dans ces structures métalliques, et témoigne d’un manque d’urgence dans la prise en charge des conditions de travail du personnel enseignant.

Le mouvement d’humeur porte également sur la reconnaissance des carrières académiques. Plusieurs enseignants admis au concours du CAMES l’année dernière attendent toujours leur alignement administratif et financier. Ce retard, qui affecte directement leurs revenus et leur statut, pèse lourdement sur le moral des concernés. Pour le syndicat, il s’agit là d’un signal négatif envoyé à l’excellence et au mérite académique, pourtant au cœur de la mission universitaire.

Prévue pour les lundi 2 et mardi 3 février 2026, cette grève de 48 heures se veut un avertissement solennel. Le SAES parle clairement d’une « alerte » et prévient que, sans réaction rapide des autorités universitaires et de la tutelle, le mouvement pourrait s’intensifier. Salaires, infrastructures et carrières restent ainsi au centre des revendications, dans un contexte où les enseignants exigent des réponses concrètes et durables.

Éducation à Kaffrine : la COSYDEP veut documenter l’impact de l’état civil sur la qualité des apprentissages

À Kaffrine, la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (COSYDEP) ambitionne de renforcer la gouvernance du système éducatif en s’attaquant à une problématique souvent sous-estimée : l’impact de l’état civil sur la qualité des apprentissages.

Annonçant la prochaine mise en place d’un observatoire local de la qualité de l’éducation, le directeur exécutif de la COSYDEP, Cheikh Mbow, a souligné la nécessité de disposer de données fiables, pertinentes et contextualisées pour mieux orienter les politiques éducatives. Cet outil vise à documenter les obstacles liés à l’absence ou à l’irrégularité des actes d’état civil, des situations qui entravent l’accès à l’école, fragilisent la continuité des parcours scolaires et compromettent la réussite des apprenants.

L’observatoire se veut également un véritable instrument d’aide à la décision. Il produira des analyses exploitables par les autorités éducatives, les collectivités territoriales et les organisations de la société civile. Il constituera par ailleurs un cadre de réflexion et d’expérimentation pour proposer des solutions adaptées aux réalités locales, notamment en faveur des enfants issus des couches sociales les plus vulnérables.

Cette annonce a été faite à l’issue d’une session de renforcement de capacités consacrée à l’égalité de genre et à l’inclusion sociale (GESI), organisée par la COSYDEP en collaboration avec les acteurs du système éducatif régional. Présente à la rencontre, la coordinatrice régionale de la COSYDEP à Kaffrine, Aissatou Sanou Gaye, a insisté sur l’importance d’une compréhension partagée de ces concepts pour garantir une éducation plus équitable et inclusive.

À travers cette initiative, la COSYDEP réaffirme son engagement en faveur d’une éducation de qualité, fondée sur l’équité, l’inclusion et une meilleure prise en compte des déterminants sociaux, parmi lesquels l’état civil demeure un maillon essentiel.

UGB : les étudiants observent 24 heures de cessation des activités pédagogiques pour exiger des réponses urgentes

L’Université Gaston Berger de Saint-Louis fait face à une nouvelle zone de turbulence. La Coordination des Étudiants de Saint-Louis (CESL) a décrété 24 heures de cessation de toutes les activités pédagogiques, assorties de 24 heures de journées sans tickets, non renouvelables, à titre d’alerte. Cette décision, annoncée dans un communiqué rendu public le 23 janvier, vise à interpeller les autorités sur ce que les étudiants qualifient de « manque de considération » et d’« inertie prolongée » face à leurs préoccupations.

Selon la CESL, cette action intervient après plusieurs tentatives infructueuses de dialogue avec les autorités compétentes. La coordination rappelle qu’à l’issue de la dernière crise universitaire, un certain nombre de difficultés majeures avaient été clairement exposées, donnant lieu à des engagements pris par les autorités. Toutefois, plusieurs mois après ces promesses, les étudiants affirment ne constater aucune avancée concrète dans la résolution des problèmes soulevés.

Dans le cadre du suivi de sa plateforme revendicative, la CESL dit observer avec une profonde inquiétude l’absence de réponses institutionnelles. À en croire la coordination, aucun cadre d’échange effectif n’a, à ce jour, permis d’apporter des éclaircissements sur les solutions attendues. Cette situation alimente un climat de frustration et de mécontentement au sein de la communauté estudiantine, qui estime que ses revendications légitimes sont reléguées au second plan.

Face à ce qu’elle considère comme une forme de désintérêt des autorités, la CESL exige une rencontre urgente avec l’autorité compétente afin de discuter sérieusement des préoccupations des étudiants et d’aboutir à des solutions durables. La coordination prévient également que si les autorités continuent de « lambiner » sur les questions soulevées, elle se réserve le droit de durcir le mouvement. Elle affirme être prête à user de tous les moyens de lutte syndicale pour rétablir les étudiants dans leurs droits.

Malgré la fermeté de sa position, la CESL réaffirme son attachement au dialogue et à la recherche de solutions pacifiques. Elle se dit pleinement engagée et disponible pour défendre la cause estudiantine, tout en appelant les autorités à faire preuve de responsabilité afin d’éviter une nouvelle crise susceptible de perturber durablement le fonctionnement de l’Université Gaston Berger.

COUD : des armes découvertes dans des chambres d’étudiants, le ministre Daouda Ngom annonce des sanctions fermes

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a tiré la sonnette d’alarme après la découverte d’armes blanches et d’objets dangereux dans certaines chambres d’étudiants au sein des résidences universitaires du Centre des Œuvres universitaires de Dakar (COUD). Les faits ont été révélés à la suite d’opérations de contrôle récemment menées par les agents de sécurité de l’établissement.

Dans un communiqué rendu public ce jeudi 23 janvier, le ministre Daouda Ngom a exprimé sa vive préoccupation face à la présence de tels objets dans un environnement académique. Il a rappelé avec insistance que l’université doit rester un espace dédié au savoir, à la tranquillité, à la liberté intellectuelle et à la sécurité, loin de toute forme de violence ou de menace.

Selon le ministre, l’introduction, la détention ou l’usage d’armes, qu’il s’agisse d’armes blanches ou de tout autre objet contondant, est strictement interdite dans les établissements d’enseignement supérieur. Il estime que ces pratiques constituent non seulement une violation grave des règlements universitaires, mais également un danger réel pour la sécurité des étudiants, du personnel administratif et des enseignants.

Face à cette situation jugée préoccupante, Daouda Ngom a annoncé le renforcement des mesures préventives, en étroite collaboration avec les autorités académiques et les forces de sécurité de l’État. Ces actions viendront compléter les campagnes de sensibilisation déjà engagées auprès des étudiants afin de promouvoir un climat de paix et de respect mutuel sur les campus universitaires.

Le ministre a également été clair sur les conséquences à venir. Des mesures disciplinaires et pénales seront envisagées contre toute personne dont la responsabilité sera établie dans la détention ou l’usage de ces objets prohibés. Il a précisé que la tolérance zéro sera appliquée pour préserver l’ordre et la sécurité au sein des universités publiques.

En conclusion, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a lancé un appel solennel à l’endroit de l’ensemble des étudiants, les invitant à faire preuve de responsabilité, à renoncer à toute forme de violence et à s’engager activement dans la préservation de la cohésion sociale et de la sécurité au sein des espaces universitaires.

La Ligue islamique mondiale lance un vaste programme d’allocations au profit de 2 771 orphelins sénégalais

Le bureau régional de la Ligue islamique mondiale (LIM) à Dakar a procédé au lancement officiel du programme de versement des allocations destinées aux orphelins sénégalais pris en charge par l’organisation. Cette initiative humanitaire d’envergure concerne 2 771 orphelins répartis dans plusieurs localités du Sénégal, pour une enveloppe globale estimée à 1 161 819 480 francs CFA.

La cérémonie, marquée par une forte portée sociale et symbolique, s’inscrit dans la dynamique de solidarité et de protection des couches les plus vulnérables de la société sénégalaise. À cette occasion, le Directeur général régional de la Ligue islamique mondiale au Sénégal, M. Abdallah Khalid Housseyni, accompagné de sa délégation, a rappelé la philosophie et les fondements spirituels qui guident l’action de la LIM en faveur des orphelins.

Selon lui, la Ligue islamique mondiale considère les orphelins comme un pilier essentiel de la société de demain. « La Ligue mondiale compte sur ses orphelins pour construire la société de demain. Nous fondons notre action sur le hadith du Prophète, qui a promis à ceux qui prennent en charge les orphelins qu’ils seront ses voisins au paradis », a-t-il déclaré, soulignant ainsi la dimension à la fois humanitaire, sociale et religieuse de cet engagement.

Présent à la cérémonie, le ministère de la Famille et des Solidarités, également en charge de la promotion des droits et de la protection des enfants, a vivement salué l’initiative de la Ligue islamique mondiale. Représentant le ministère, M. Oumar Samb, conseiller technique du Ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, a magnifié ce geste qu’il qualifie de soutien précieux aux familles vulnérables et aux enfants en situation de fragilité.

Il a, par ailleurs, annoncé la signature prochaine d’un protocole de partenariat entre le ministère et le bureau régional de la Ligue islamique mondiale. Selon lui, ce cadre de collaboration permettra de renforcer la protection sociale des orphelins et d’optimiser les actions sur le terrain. « C’est un partenariat extrêmement important pour lequel le ministère s’engage à mettre à la disposition du partenariat l’ensemble des mécanismes qui travaillent sur ce volet de protection sociale », a-t-il affirmé.

Cette initiative s’inscrit dans le programme global de la Ligue islamique mondiale visant à accompagner durablement les populations vulnérables, notamment les orphelins, à travers des interventions ciblées dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la formation professionnelle et de l’encadrement social. À travers ce programme, la LIM réaffirme son engagement à œuvrer aux côtés des autorités sénégalaises pour garantir un avenir plus digne et plus sécurisé aux enfants privés de soutien parental.

Marche pacifique à Thiès : le G7 hausse le ton et exige le respect des accords signés avec l’État

Les syndicats regroupés au sein du G7 sont descendus dans la rue ce jeudi à Thiès pour une marche pacifique visant à dénoncer le non-respect des accords signés avec l’État. Au moment où ces lignes sont écrites, les manifestants battent le macadam dans les principales artères de la ville, affichant leur détermination à obtenir des réponses concrètes du gouvernement face à des revendications qu’ils jugent légitimes et urgentes.

À travers cette mobilisation, le G7 entend rappeler aux autorités la nécessité de respecter leurs engagements, notamment en ce qui concerne le paiement à temps des salaires des enseignants et des indemnités liées aux examens. Les syndicats exigent également une implication effective du G7 dans les activités du ministère de l’Éducation nationale, dénonçant une mise à l’écart systématique lors de la validation de documents stratégiques et d’autres cadres de concertation.

Les responsables syndicaux pointent du doigt l’important passif social accumulé par l’État, en particulier le retard dans la signature de nombreux décrets issus des accords conclus. Ils fustigent également la persistance de lourdeurs administratives qui entravent l’application effective des décisions prises, ainsi que l’iniquité salariale persistante au détriment du secteur de l’Éducation et de la Formation. À cela s’ajoutent les problèmes récurrents de surimposition sur les rappels de salaires et les indemnités, une situation jugée injuste par les travailleurs.

Dans leur déclaration, les syndicats du G7 exigent du gouvernement la prise en charge immédiate de l’ensemble de ces préoccupations et l’ouverture de négociations sérieuses autour de plusieurs points jugés prioritaires. Ils dénoncent notamment les retards persistants dans le paiement des salaires des enseignants contractuels, constatés ces derniers mois, ainsi que le non-versement ou le retard de paiement des indemnités d’examens, en particulier dans la formation professionnelle et technique. Sont également concernés les professeurs d’Éducation physique et sportive des inspections d’académie de Dakar, Rufisque et Pikine-Guédiawaye, les acteurs de la surveillance du baccalauréat, ainsi que les intervenants extérieurs des Centres régionaux de formation des personnels de l’éducation (CRFPE) pour les années scolaires 2023-2024 et 2024-2025.

Le G7 dénonce par ailleurs son exclusion des activités du ministère de l’Éducation nationale, regrettant de ne pas être associé à la validation des documents stratégiques du NITHE et à d’autres initiatives majeures du secteur. Les syndicats critiquent ce qu’ils qualifient de dilatoire du gouvernement dans l’apurement du passif social et déplorent l’absence de mesures concrètes pour corriger le système de rémunération actuel.

Parmi les autres revendications figurent l’absence de prise en charge de la supervision des examens du CFEE et du BFEM par les inspecteurs, ainsi que les nombreuses difficultés liées à l’organisation des examens du CAP et du CEAP, marquées par des irrégularités, des retards et le non-respect de l’échéance de décembre pour la publication des arrêtés. Le G7 réclame également la révision des nouvelles dispositions du G50, jugées inadaptées, et dénonce la persistance de nombreux cas de surimposition.

Les syndicats attirent aussi l’attention sur l’inexistence de budgets de fonctionnement dans les écoles et établissements, la non-fonctionnalité du comité de suivi des accords, ainsi que le retard dans l’octroi de parcelles viabilisées ou non viabilisées et la délivrance des titres de propriété aux syndicats bénéficiaires. Ils pointent également la non-prise en charge des bourses de formation des élèves-professeurs de l’ENAMC, la nécessité de réviser les statuts du personnel des écoles sénégalaises en Gambie, le non-paiement des indemnités des professeurs exerçant dans les LYNAQE et les difficultés rencontrées par les ayants droit pour l’obtention des prêts DMC auprès des banques.

Dans la foulée, le G7 a vivement dénoncé l’inertie qu’il juge inacceptable dans la mise en œuvre des accords relatifs à l’habitat social, aux cotisations sociales des enseignants contractuels, à la digitalisation des actes et procédures de la fonction publique, au retour des budgets dans le préscolaire et l’élémentaire, ainsi qu’au relèvement des budgets des établissements du moyen secondaire. Les syndicats réclament également le paiement des indemnités des classes spéciales dans les EFA, la réouverture sans délai de l’EFA de Ndindy 2 et l’ouverture de discussions sérieuses sur la réforme des retraites.

Retards sur les chantiers de l’Université du Sine Saloum : un citoyen interpelle le ministre par lettre ouverte

Par une lettre ouverte adressée au ministre des Infrastructures, le citoyen sénégalais Ibrahima Socé tire la sonnette d’alarme sur les retards jugés inexpliqués dans la livraison des chantiers de l’Université du Sine Saloum Elhadji Ibrahima Niass. Il reproche au ministre de ne pas avoir respecté ses engagements publics et dénonce un « deux-poids-deux-mesures » dans le suivi des projets d’infrastructures.

Dans sa missive, Ibrahima Socé rappelle un engagement formel pris par le ministre. « Vous aviez annoncé que les campus de Fatick et de Kaffrine seraient livrés au plus tard le samedi 27 décembre 2025. Le délai est aujourd’hui dépassé, sans explication officielle, sans communication corrective ni calendrier actualisé », écrit-il, faisant référence à une déclaration du ministre tenue à Fatick le 10 octobre 2025, devant des étudiants, des élus locaux et des médias.

Le citoyen s’insurge également contre le contraste qu’il observe entre l’inachèvement de ces chantiers universitaires et l’activisme médiatique du ministre sur d’autres sites. « On vous voit régulièrement sur d’autres chantiers exercer une forte pression médiatique sur les entreprises, donnant l’impression d’une action volontariste qui ne se traduit pourtant pas partout par des résultats concrets », souligne-t-il. Selon lui, cette communication sélective alimente « un sentiment de deux-poids-deux-mesures » et relève d’un « populisme infrastructurel, fait d’annonces, de postures et de spectacles, au détriment de la rigueur, de la constance et de la responsabilité ».

Au-delà des retards constatés, c’est surtout le manque de transparence qui est vivement critiqué. « L’absence d’information et le déficit de communication ne sont pas acceptables dans une démocratie moderne. Les citoyens ont droit à la vérité, à des explications claires et à un calendrier réaliste », insiste l’auteur de la lettre.

Pour rétablir la confiance et remettre le projet sur de bons rails, Ibrahima Socé adresse au ministre trois demandes précises :

Une explication publique et transparente des raisons des retards observés ; La fixation de nouveaux délais réalistes, assortis de mécanismes clairs de suivi ; Une action cohérente et équitable pour la livraison définitive des chantiers, « sans distinction de visibilité politique ».

Cette lettre ouverte, largement relayée sur les réseaux sociaux et portée à la connaissance de notre rédaction, intervient dans un contexte où les attentes des populations de Fatick et de Kaffrine autour de cette université sont particulièrement fortes. Elle pose, en filigrane, la question de la gestion des engagements publics et de la redevabilité des responsables politiques.

À l’heure où nous mettons sous presse, le ministère des Infrastructures n’a pas encore réagi officiellement aux accusations formulées par Ibrahima Socé.

Affaire enseignants-chercheurs en Guinée : le SAES réclame le recrutement massif de docteurs sans emploi

À l’issue d’une rencontre organisée à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), le Secrétariat national du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) a lancé un appel pressant au gouvernement sénégalais pour un recrutement massif de docteurs sans emploi. Selon les responsables syndicaux, cette mesure viserait à atteindre un taux de 70 % de permanents dans l’enseignement supérieur et à améliorer significativement le taux d’encadrement, aujourd’hui jugé « largement en deçà des normes internationales ».

Le SAES s’est appuyé sur des données précises pour justifier sa demande. Le syndicat affirme avoir examiné la liste des 59 Sénégalais proposés au recrutement en Guinée. Parmi eux, 41 sont des docteurs sans emploi, tandis que six autres sont des enseignants-chercheurs retraités. Autrement dit, près de 80 % des candidats identifiés sont disponibles et libres de tout engagement professionnel, offrant ainsi une opportunité immédiate de renforcer le corps enseignant sénégalais et de pallier les carences structurelles de l’enseignement supérieur.

Outre la question du recrutement, le SAES a également pointé une injustice persistante à l’encontre des ayants droit d’enseignants-chercheurs décédés. De nombreux orphelins, veuves et veufs continuent de ne pas bénéficier de la pension de réversion qui leur est due, malgré les alertes répétées du syndicat. Le SAES a dénoncé ce qu’il considère comme une négligence administrative, soulignant l’urgence d’un traitement équitable de ces dossiers pour restaurer la confiance dans le système de gestion des carrières et des droits des enseignants.

Conscient de la gravité de la situation, le syndicat a appelé tous ses militants à se mobiliser massivement dans les jours à venir afin d’exiger du gouvernement la résolution définitive de ces questions. Pour le SAES, le problème dépasse le simple cadre du recrutement : il s’agit de garantir la qualité de l’enseignement supérieur au Sénégal, de sécuriser les droits sociaux des enseignants et de renforcer la crédibilité du système académique national.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte plus large de préoccupations sur l’encadrement universitaire et sur la capacité du Sénégal à former et retenir des talents dans un environnement compétitif et en pleine expansion. Le SAES espère que la combinaison d’un recrutement stratégique et d’une régularisation des pensions de réversion constituera un signal fort envoyé par l’État, démontrant sa volonté de soutenir les enseignants-chercheurs et de valoriser le capital humain académique.

Assises nationales des daaras : Serigne Mountakha Mbacké bénit le processus et appelle à l’engagement collectif

Le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, a exprimé son soutien total au processus devant conduire à l’organisation prochaine des assises nationales des daaras. L’information a été rendue publique samedi à Touba par le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mbamba Guissary, à l’issue d’une audience que lui a accordée le guide religieux à Darou Miname.

S’exprimant devant la presse en présence des autorités administratives et éducatives locales, le ministre s’est dit pleinement satisfait de cette rencontre, soulignant que l’adhésion du khalife constituait une étape décisive pour la réussite du processus. Selon Moustapha Mbamba Guissary, la délégation gouvernementale a présenté à Serigne Mountakha Mbacké les conclusions issues de la concertation régionale de Diourbel, lesquelles ont suscité une appréciation très positive de la part du guide religieux.

Le patriarche de Darou Miname a ainsi béni l’initiative et encouragé l’ensemble des acteurs impliqués dans l’organisation des assises, saluant leurs efforts et leur engagement. Il a, par ailleurs, rappelé la place centrale des daaras, ou écoles coraniques, dans l’histoire éducative, sociale et spirituelle du Sénégal. Pour le khalife général des mourides, ces structures constituent un pilier fondamental de la formation des valeurs et de la cohésion sociale du pays.

Dans ce sillage, Serigne Mountakha Mbacké a exhorté le gouvernement du Sénégal à œuvrer avec détermination pour la réussite des assises et à veiller à ce qu’elles soient menées à terme dans les meilleurs délais. Il a également lancé un appel solennel à tous les acteurs concernés — autorités étatiques, guides religieux, enseignants coraniques, parents et partenaires — afin qu’ils se mobilisent pleinement pour garantir le succès de cette initiative nationale.

Selon le ministre de l’Éducation nationale, les conclusions attendues de ces assises dépasseront largement le cadre des seuls daaras. Elles devraient avoir un impact significatif sur l’ensemble du système éducatif sénégalais, en contribuant à l’intégration des valeurs spirituelles, morales et culturelles portées par l’enseignement coranique. Pour Moustapha Mbamba Guissary, il s’agira, in fine, d’imprégner l’école sénégalaise de principes profondément ancrés dans l’identité nationale.

Le ministre estime que ces assises ouvrent la voie à une véritable souveraineté intellectuelle, éducative et culturelle, en réconciliant les différentes composantes du système éducatif. Il a rappelé que les daaras font partie intégrante de l’histoire du Sénégal et qu’à travers cette démarche inclusive, le pays est en train de renouer avec une part essentielle de son héritage.

Enfin, Moustapha Mbamba Guissary a indiqué que près de trois mille écoles coraniques sont recensées dans la seule ville de Touba. Il a précisé que l’ensemble de ces daaras a pris part à la concertation régionale organisée dans la capitale du mouridisme, témoignant ainsi de l’adhésion massive des acteurs concernés et de leur volonté de contribuer activement à la réussite des assises nationales.

Assises des daaras : à Tivaouane, le ministre de l’Éducation salue un modèle exemplaire de concertation et d’inclusion

Le département de Tivaouane s’impose comme une référence nationale dans le processus préparatoire des assises des daaras. Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a salué avec force la qualité de la démarche de concertation menée à l’échelle locale, qu’il a qualifiée de « modèle exceptionnel de réussite, de démocratie participative et d’inclusion ». Il s’exprimait lors de la cérémonie de clôture de l’atelier de partage et de validation du rapport départemental issu des concertations communales.

Selon le ministre, Tivaouane s’est distinguée par sa capacité remarquable à fédérer l’ensemble des acteurs concernés autour d’un objectif commun : poser les bases d’une réforme concertée et durable des daaras, en droite ligne avec la directive présidentielle relative à l’organisation des assises nationales. Cette mobilisation large et inclusive, impliquant autorités administratives, éducatives, religieuses et acteurs communautaires, a permis d’instaurer une synergie constructive, rare et exemplaire, a-t-il souligné.

Pour Moustapha Guirassy, les assises des daaras ne doivent pas être perçues comme un simple débat technique sur les modèles éducatifs. Elles constituent, selon ses termes, un véritable « contrat avec le Sénégal de demain », fondé sur la reconnaissance du rôle stratégique des daaras dans la transformation systémique du pays. Il a insisté sur la nécessité de dépasser les clivages et les approches réductrices pour inscrire cette réflexion dans une vision globale de développement humain, culturel et social.

Le ministre a tenu à rappeler le rôle central des daaras dans l’histoire et la construction de la nation sénégalaise. Il a présenté cette offre éducative arabo-islamique traditionnelle comme un socle identitaire historique, essentiel à la transmission de valeurs fondamentales telles que la spiritualité, le civisme, le patriotisme, la discipline, la générosité, l’hygiène, la paix et la cohésion sociale. « On ne peut raconter l’histoire du Sénégal, de la résistance au colonialisme à la stabilité actuelle du pays, sans évoquer le rôle fondamental des daaras », a-t-il affirmé avec conviction.

Moustapha Guirassy a également mis en avant la pertinence de la démarche adoptée à Tivaouane, qui a consisté à donner la parole aux acteurs à la base avant toute décision au sommet. Pour lui, cette approche conforte le principe de souveraineté éducative, culturelle et intellectuelle du Sénégal, en parfaite cohérence avec l’Agenda Sénégal 2050 et les ambitions nationales en matière de transformation du capital humain.

Se disant « très satisfait » du déroulement du processus dans le département, le ministre a salué l’appui constant du Khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour, dont le représentant a activement pris part à toutes les étapes de la concertation. Cette implication des autorités religieuses a largement contribué, selon lui, à créer un climat de confiance et d’adhésion autour des travaux.

Le ministre a par ailleurs souligné l’adhésion unanime de l’ensemble des parties prenantes, au-delà des différences de sensibilités et de points de vue, autour d’un objectif commun : proposer des orientations durables pour l’avenir des daaras, dans l’intérêt supérieur des enfants et du pays. « Tivaouane a montré la voie », a-t-il conclu, estimant que la conduite du processus dans ce département, avec l’onction du Khalife général des Tidianes, constitue désormais une référence pour la réussite des assises nationales des daaras.

En marge de la validation du rapport départemental, Moustapha Guirassy a effectué des visites de courtoisie auprès des Khalifes généraux des Khadres et des Tidianes, témoignant de l’importance qu’il accorde au dialogue permanent avec les autorités religieuses. Il a enfin salué la « brillante coordination » du processus, assurée par le préfet du département de Tivaouane, Mamadou Guèye, en étroite collaboration avec l’administration territoriale, l’Inspection d’académie et l’Inspection de l’éducation et de la formation.

Université : les raisons de la démission de Ndiabou Séga Touré, ex-secrétaire nationale adjointe du SUDES-ESR

La vie syndicale dans l’enseignement supérieur sénégalais est secouée par une démission aux allures de coup de tonnerre. Ndiabou Séga Touré, secrétaire générale nationale adjointe du Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal – Enseignement supérieur et Recherche (SUDES-ESR), a officiellement quitté ses fonctions le 11 décembre 2025. Dans une lettre particulièrement critique adressée à la direction du syndicat, dont PressAfrik a obtenu copie ce mardi 6 janvier 2026, l’enseignante-chercheure pointe de graves dysfonctionnements internes et remet en cause la crédibilité du processus électoral en cours au sein de l’organisation.

Dans son courrier, Ndiabou Séga Touré explique que sa décision est motivée par sa volonté de se « désolidariser et d’alerter sur les graves manquements constatés dans la procédure d’élection du Secrétaire général national du SUDES-ESR ». Elle estime que, alors même que le mandat du bureau actuel arrive à son terme, les modalités retenues pour son renouvellement s’écartent dangereusement des textes fondateurs du syndicat ainsi que des principes démocratiques les plus élémentaires. À ses yeux, ces irrégularités fragilisent non seulement la légitimité du futur bureau, mais aussi l’image et la crédibilité du SUDES-ESR auprès de ses militants et partenaires.

L’enseignante dénonce par ailleurs un climat interne marqué par des conflits d’intérêts et une iniquité manifeste dans le traitement des dossiers de candidatures. Elle évoque ce qu’elle considère comme une « complicité inacceptable du SUDES unitaire » dans l’élimination de certains candidats, laissant entendre que des choix partisans auraient prévalu au détriment de la transparence et de l’équité. Selon elle, ces pratiques traduisent une absence de rigueur et d’orthodoxie syndicale, en contradiction flagrante avec les valeurs historiques du mouvement.

Au-delà de la critique de la procédure électorale, Ndiabou Séga Touré dresse un constat alarmant sur l’état général du syndicat. Elle avertit que le SUDES-ESR est « en danger de mort imminente » si des réformes profondes ne sont pas engagées pour restaurer la démocratie interne, la confiance entre les membres et le respect strict des textes. Malgré sa démission, elle affirme toutefois ne pas renoncer au combat syndical et assure qu’elle se « battra jusqu’au bout pour défendre les intérêts » de l’organisation et des enseignants du supérieur.

Fondé sur des principes de justice sociale, de solidarité et de démocratie, le SUDES se définit comme une organisation syndicale dédiée à la défense des droits des enseignants et à la promotion d’une éducation de qualité pour tous. La démission d’une responsable de premier plan, assortie de critiques aussi sévères, intervient dans un contexte déjà marqué par de fortes attentes du monde universitaire, confronté à des défis majeurs liés aux conditions de travail, à la gouvernance des universités et aux réformes du secteur.

Dr Ndiabou Séga Touré est maître de conférences titulaire au département des Lettres de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Sa prise de position publique, au-delà de son cas personnel, pourrait raviver le débat sur la gouvernance syndicale dans l’enseignement supérieur et ouvrir une séquence de recomposition ou de tensions au sein du SUDES-ESR dans les semaines à venir.

Enseignement supérieur : le SUDES-ESR/RISEP entre espoir et vigilance face aux nouveaux chantiers de l’État

L’annonce faite par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, portant sur la création prochaine de huit nouveaux Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (ISEP), a suscité une réaction mesurée mais significative du Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (SUDES-ESR/RISEP). Si l’organisation syndicale salue une décision qu’elle juge porteuse d’espoir pour l’élargissement de l’accès à une formation professionnelle de qualité, elle avertit néanmoins contre toute tentative de masquer les difficultés structurelles persistantes qui fragilisent les ISEP déjà en fonctionnement.

Pour le SUDES-ESR/RISEP, la multiplication des infrastructures ne saurait suffire à elle seule à répondre aux défis du sous-secteur. Le syndicat estime que les problèmes de gouvernance, de statut du personnel enseignant et de conditions de travail doivent être réglés de manière urgente et durable, sous peine de reproduire, à plus grande échelle, les dysfonctionnements actuels. Cette position s’inscrit dans un contexte de tensions sociales persistantes entre les enseignants des ISEP et les autorités de tutelle.

En effet, face à ce que le syndicat qualifie de discussions « dilatoires » avec l’ancienne administration, le SUDES-ESR/RISEP a engagé, depuis le mois de novembre dernier, un mouvement de boycott des soutenances et des examens de certification. Une décision lourde de conséquences, puisqu’elle menace directement la validation de l’année académique et plonge de nombreux étudiants dans l’incertitude. Selon le syndicat, cette action n’est pas un choix de confort, mais une réponse à l’absence de solutions concrètes après plusieurs mois d’alertes et de négociations infructueuses.

Dans un communiqué rendu public ce lundi 5 janvier 2026, le SUDES-ESR/RISEP rappelle que ses revendications reposent sur des exigences qu’il juge non négociables. Il s’agit, en premier lieu, de la finalisation urgente du cadre réglementaire régissant les ISEP, notamment à travers l’adoption effective des statuts et des décrets de fonctionnement. À cela s’ajoute la question cruciale de l’équité salariale, les enseignants dénonçant des disparités jugées injustes et démotivantes par rapport à d’autres structures de l’enseignement supérieur.

Le syndicat met également l’accent sur la gouvernance des instituts, plaidant pour une gestion plus inclusive et participative, rompant avec des pratiques jugées opaques et centralisées. Enfin, il réclame l’ouverture des postes de direction générale et de direction des études à travers des appels à candidatures transparents, afin de garantir la compétence, la légitimité et la crédibilité des équipes dirigeantes.

Dans une volonté affichée d’apaisement et de responsabilité, le SUDES-ESR/RISEP indique avoir déjà transmis aux autorités une note de sortie de crise. Présentée comme une feuille de route « réaliste et équilibrée », cette proposition vise à concilier les contraintes budgétaires de l’État avec la nécessité de restaurer la dignité et la motivation des formateurs, considérés comme un maillon essentiel de la réussite du modèle ISEP.

« Notre démarche est responsable. Nous avons alerté avant de durcir, car la pérennité de nos institutions est en jeu », insiste le syndicat dans son communiqué. Un message qui se veut à la fois un appel au dialogue et un avertissement clair : sans réponses concrètes et rapides, les tensions risquent de s’aggraver, compromettant durablement l’avenir de l’enseignement professionnel supérieur au Sénégal, au moment même où les autorités affichent leur ambition d’en faire un levier stratégique pour l’emploi et l’employabilité des jeunes.

Enseignants sénégalais recrutés en Guinée : le Sénégal exigera un acte de cessation de contrat avant toute réintégration

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri) est sorti de sa réserve face à la controverse née du recrutement d’enseignants-chercheurs sénégalais par certaines universités guinéennes. Alors que l’affaire suscite de vives interrogations dans le milieu universitaire, les autorités sénégalaises entendent désormais poser des garde-fous clairs afin de préserver l’équilibre et la continuité du service public de l’enseignement supérieur.

Selon des informations rapportées par le quotidien L’Observateur, le Mesri compte exiger de tout enseignant concerné la présentation d’un acte formel de cessation de contrat avant toute éventuelle réintégration dans une université publique sénégalaise. Une position ferme qui vise à clarifier la situation administrative et contractuelle des enseignants impliqués dans ce recrutement externe.

D’après des sources proches du ministère, les autorités reconnaissent le principe de liberté individuelle. « Les enseignants sont libres de choisir », confie une source au Mesri, tout en soulignant que cette liberté ne saurait s’exercer au détriment des règles qui encadrent la fonction publique universitaire sénégalaise. Ainsi, tout enseignant-chercheur identifié comme ayant été recruté par la Guinée devra, s’il souhaite poursuivre une collaboration avec l’État du Sénégal, produire un document attestant la rupture effective de son engagement avec l’institution étrangère.

Cette position intervient après la révélation d’une liste faisant état d’environ 300 candidats sénégalais admis à un recrutement d’enseignants-chercheurs pour le compte de la Guinée, parmi lesquels figureraient des enseignants déjà en exercice dans les universités publiques sénégalaises. Une situation jugée préoccupante par les autorités, dans un contexte marqué par un déficit structurel d’enseignants et une pression croissante sur le système universitaire national.

Dès l’éclatement de l’affaire, le ministre de l’Enseignement supérieur, le professeur Daouda Ngom, avait réagi en demandant aux recteurs des universités publiques de se saisir du dossier. Il leur avait notamment instruit d’identifier les enseignants concernés, de préciser la nature de leurs relations contractuelles et de proposer des mesures appropriées pour préserver le bon déroulement des enseignements et des activités de recherche.

Pour le Mesri, l’enjeu dépasse le simple cas administratif. Il s’agit avant tout d’assurer une gestion cohérente et responsable des ressources humaines, dans un secteur stratégique pour le développement du pays. Le départ simultané ou non encadré d’enseignants-chercheurs pourrait, selon plusieurs responsables universitaires, fragiliser davantage des établissements déjà confrontés à des effectifs pléthoriques et à un manque d’encadrement pédagogique.

Si le ministère n’exclut pas une coopération académique régionale, il entend toutefois rappeler que celle-ci doit se faire dans le respect strict des textes en vigueur. La clarification exigée à travers l’acte de cessation de contrat apparaît ainsi comme une tentative de concilier liberté individuelle, respect des engagements professionnels et sauvegarde de l’intérêt général.

L’affaire, suivie de près par la communauté universitaire, pourrait déboucher sur un encadrement plus strict de la mobilité internationale des enseignants-chercheurs sénégalais, dans un contexte où la concurrence entre systèmes universitaires africains devient de plus en plus marquée.

Fatick – Éducation : le lycée de Passy, un investissement stratégique contre l’exode scolaire

La pose de la première pierre du lycée de Passy, présidée par le Premier ministre Ousmane Sonko, marque bien plus que le lancement d’un chantier estimé à 3,5 milliards de francs CFA. Elle symbolise une réponse concrète à un déficit structurel de l’offre éducative dans cette commune du département de Fatick, longtemps confrontée à l’exode scolaire de ses élèves.

Pendant des années, l’absence d’un établissement d’enseignement secondaire a contraint de nombreux collégiens et lycéens à se déplacer quotidiennement vers des localités voisines, les exposant aux risques de décrochage scolaire, à la fatigue et à des charges financières supplémentaires pour les familles. Avec une capacité d’accueil de 1 500 élèves, le futur lycée ambitionne de freiner cette dynamique et de rééquilibrer l’accès à l’éducation post-collège.

S’étalant sur une durée de 18 mois, le projet prévoit la construction de 24 salles de classe ainsi que d’un laboratoire, intégrant des innovations à caractère écologique. Cette approche s’inscrit dans la volonté des autorités de promouvoir des infrastructures publiques durables, adaptées aux défis environnementaux actuels.

Pour le chef du gouvernement, ce chantier vise à corriger un retard historique. Soixante-cinq ans après l’indépendance du Sénégal, Passy amorce enfin la construction d’un lycée à la hauteur de son statut et de ses ambitions. Un signal fort adressé aux collectivités territoriales, dans un contexte où l’État affiche sa volonté de réduire les inégalités territoriales en matière d’éducation.

Du côté des autorités locales, le soulagement est palpable. Le maire de Passy, Baye Niass, voit dans ce projet un levier de développement humain et social. Au-delà de l’infrastructure, il s’agit d’un investissement dans le capital humain, susceptible d’améliorer les performances scolaires, de renforcer l’employabilité future des jeunes et de favoriser la stabilisation des familles au sein de la commune.

Si les populations saluent unanimement cette initiative, elles restent néanmoins attentives au respect des délais et à la qualité des travaux. Pour elles, l’enjeu est clair : faire de ce lycée un véritable pôle d’excellence éducative, capable de transformer durablement le paysage scolaire local.

À Passy, la pose de la première pierre du lycée ne marque donc pas seulement le début d’un chantier, mais nourrit l’espoir d’un avenir où l’éducation devient un droit pleinement accessible, et non un parcours d’obstacles.

Université de Touba : l’UCAK engage le processus d’accréditation de ses diplômes et consolide son ancrage académique

L’Université Cheikh Ahmadoul Khadim (UCAK) de Touba franchit une étape décisive dans son développement institutionnel et académique. Après avoir obtenu l’habilitation officielle de l’État du Sénégal, l’établissement est désormais engagé dans le processus d’accréditation de ses diplômes de licence et de master, à la suite d’un avis favorable de l’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur (ANAQ-Sup). Une avancée majeure qui confirme l’ambition de l’UCAK de s’inscrire durablement dans le paysage universitaire national et international.

L’annonce a été faite ce mercredi par le président du Complexe Cheikh Ahmadoul Khadim (CCAK), Serigne Ahmadou Badawi Mbacké, lors d’un point de presse tenu à Touba. Selon lui, l’université entre dans « une autre phase stratégique », celle de l’accréditation des diplômes, qui constitue un jalon essentiel pour la reconnaissance académique des formations dispensées. Il s’est montré particulièrement confiant quant à l’issue de cette nouvelle étape, estimant que l’expérience acquise durant le processus d’habilitation constitue un atout majeur.

Trois ans après le démarrage effectif des enseignements, Serigne Ahmadou Badawi Mbacké a qualifié l’habilitation obtenue par l’UCAK de résultat « majeur », soulignant qu’elle n’est pas une fin en soi, mais plutôt le point de départ d’un processus d’amélioration continue. Pour lui, l’accréditation des diplômes est déterminante, car elle conditionne non seulement la reconnaissance nationale et internationale des parchemins délivrés, mais atteste également du respect des standards de qualité exigés dans l’enseignement supérieur moderne.

Cette reconnaissance institutionnelle traduit, selon les responsables de l’université, la conformité de l’UCAK aux critères académiques, pédagogiques et administratifs définis par les autorités sénégalaises et les référentiels internationaux. Elle renforce aussi la crédibilité de l’établissement auprès des étudiants, des partenaires académiques et du monde professionnel, en garantissant que les formations proposées répondent aux exigences de rigueur scientifique et de professionnalisation.

De son côté, le recteur de l’Université Cheikh Ahmadoul Khadim, le professeur Lamine Gueye, a tenu à rappeler la vocation inclusive de l’institution. Insistant sur l’ouverture de l’UCAK, il a souligné qu’il ne s’agit nullement d’une université régionale ou communautaire au sens restrictif, mais d’un établissement ouvert à tous les Sénégalais, et au-delà, désireux de se former dans les sciences islamiques, la langue arabe ou les autres filières professionnelles enseignées au sein de l’université.

Le recteur a également mis en avant la dimension sous-régionale que l’UCAK commence à prendre, avec l’accueil, cette année, d’étudiants venus de plusieurs pays voisins. Une dynamique qui conforte l’ambition de l’université de devenir un pôle académique de référence, alliant enseignement religieux, sciences humaines et formations professionnalisantes, dans le respect des valeurs culturelles et spirituelles portées par la ville sainte de Touba.

En s’engageant résolument dans le processus d’accréditation de ses diplômes, l’UCAK confirme ainsi sa volonté de concilier héritage spirituel et exigences académiques contemporaines. Une orientation qui pourrait, à terme, renforcer l’attractivité de l’université, contribuer à la diversification de l’offre d’enseignement supérieur au Sénégal et offrir de nouvelles perspectives aux étudiants, tant sur le plan académique que professionnel.

Recrutement de 59 enseignants-chercheurs sénégalais en Guinée : le ministre de l’Enseignement supérieur interpelle fermement les recteurs

Le recrutement de cinquante-neuf enseignants-chercheurs sénégalais par la République de Guinée suscite une vive inquiétude au sommet de l’État. Dans une circulaire datée du 31 décembre 2025, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le professeur Daouda Ngom, a officiellement saisi les recteurs des universités publiques sénégalaises après avoir constaté que plusieurs enseignants en exercice figurent sur une liste d’admis à un concours de recrutement organisé par un pays voisin.

Selon le ministre, cette situation pose un sérieux problème de conformité avec les textes législatifs et réglementaires qui encadrent le statut des enseignants-chercheurs au Sénégal. L’enrôlement de personnels universitaires sénégalais dans la fonction publique d’un autre État, alors qu’ils sont toujours en service dans les universités nationales, est susceptible de remettre en cause les principes fondamentaux de gestion des ressources humaines, mais aussi la continuité des missions d’enseignement, de recherche et d’encadrement des étudiants.

Dans sa correspondance, le professeur Daouda Ngom souligne que les universités publiques sénégalaises évoluent déjà dans un contexte marqué par un déficit structurel en enseignants-chercheurs, avec des effectifs étudiants en constante augmentation. Le départ, ou même la perspective d’un double engagement institutionnel, de plusieurs dizaines d’enseignants risque, selon lui, d’aggraver les difficultés pédagogiques, d’alourdir les charges des équipes restantes et de fragiliser davantage le fonctionnement des établissements.

C’est pourquoi le ministre a instruit les recteurs de se saisir sans délai de ce dossier qu’il qualifie de préoccupant. Il leur demande de procéder à une évaluation rigoureuse de la situation administrative et contractuelle des enseignants concernés, afin de déterminer la nature exacte de leurs liens avec l’État du Sénégal. Il s’agit notamment de vérifier s’ils sont titulaires, contractuels ou en position particulière, et d’examiner si des autorisations ont été sollicitées ou accordées pour un engagement à l’étranger.

Au-delà du simple constat, le ministre attend des recteurs qu’ils proposent et mettent en œuvre des mesures appropriées pour régler cette situation, dans le strict respect du cadre légal et réglementaire. Il a insisté sur l’obligation de lui rendre compte, dans les meilleurs délais, des diligences entreprises, soulignant qu’il attache « du prix à l’exécution effective » de cette instruction, signe d’une volonté claire de ne pas banaliser l’affaire.

Cette situation met également en lumière une problématique plus large : celle de la mobilité des enseignants-chercheurs dans l’espace ouest-africain et de l’attractivité comparée des systèmes universitaires. Si la circulation des compétences peut être perçue comme un facteur d’intégration régionale et de partage du savoir, elle soulève aussi la question de la protection des investissements consentis par l’État sénégalais dans la formation et le recrutement de ses cadres universitaires.

En filigrane, cette affaire ravive le débat sur les conditions de travail, de rémunération et de reconnaissance des enseignants-chercheurs au Sénégal, souvent évoquées comme des facteurs de départ vers d’autres pays. Pour le ministère, toutefois, l’urgence est d’abord de préserver la stabilité et le bon fonctionnement des universités publiques, tout en veillant au respect des règles qui fondent le service public de l’enseignement supérieur.

Les conclusions des recteurs sont désormais très attendues, dans un dossier qui pourrait déboucher sur des décisions administratives majeures et relancer, à plus long terme, une réflexion nationale sur la gestion et la fidélisation des compétences académiques.

Université de Dakar : les étudiants menacent de reprendre la grève si les engagements ne sont pas tenus

La tension reste palpable à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar malgré l’accalmie apparente. Après trois semaines d’une grève qui a fortement perturbé les cours, paralysé les activités pédagogiques et transformé le campus en véritable champ d’affrontements, le collectif des amicales des étudiants de l’UCAD a annoncé une suspension temporaire de son mouvement. Mais cette trêve n’est qu’un répit fragile. Les étudiants préviennent qu’ils reprendront la lutte sans hésitation si les engagements pris par les autorités ne se matérialisent pas dans les délais convenus.

Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi, le porte-parole du collectif, Mbaye Biteye, a donné le ton. D’une voix ferme et assumée, il a rappelé que les étudiants n’ont pas mis fin à leur mouvement de protestation par renoncement mais par sens de la responsabilité nationale. Il a insisté sur le fait que cette suspension doit permettre au ministère de l’Enseignement supérieur d’examiner les propositions faites par les étudiants et d’y apporter des réponses concrètes. Selon lui, la bonne volonté affichée par les grévistes ne devra en aucun cas être interprétée comme un signe de faiblesse. « Que les choses soient claires : si les engagements ne sont pas respectés, nous reviendrons. Si nos droits sont bafoués, nous nous lèverons. Si les étudiants sont négligés, nous reprendrons la lutte », a-t-il averti.

Cette mise en garde intervient après une période marquée par des affrontements répétés entre les forces de l’ordre et les étudiants, sur fond de revendications liées au paiement d’arriérés de bourses que ces derniers estiment à environ 515 000 francs CFA par étudiant. Durant trois semaines, le campus a été le théâtre de scènes de tension : barricades érigées à l’entrée des facultés, gaz lacrymogènes dispersés à plusieurs reprises, salles de cours désertées, et un climat d’anxiété généralisé parmi les étudiants comme parmi le personnel administratif.

C’est à la suite d’une médiation menée par plusieurs guides religieux que les deux parties ont accepté d’explorer une solution permettant d’apaiser la situation. Des propositions de paiement échelonné ont été mises sur la table, ce qui a contribué à ramener le calme, au moins temporairement. Mais les étudiants rappellent que cette suspension ne signifie pas qu’ils renoncent à leurs revendications. Au contraire, ils affirment qu’ils ne feront aucune concession qui porterait préjudice à leurs intérêts. Ils demandent au Président Bassirou Diomaye Faye d’accorder une écoute réelle à cette jeunesse qui, selon eux, ne réclame ni privilèges ni faveurs, mais simplement le respect de ses droits.

Plus profondément, cette crise reflète un malaise persistant au sein de l’enseignement supérieur sénégalais. Depuis plusieurs années, la problématique des bourses universitaires demeure une source de tensions régulières, avec des étudiants qui dénoncent des retards récurrents, des erreurs administratives et des mécanismes de paiement jugés trop opaques. L’actuel bras de fer autour des arriérés n’est qu’un épisode de plus dans une série de conflits sociaux qui ont ponctué la vie de l’UCAD ces dernières décennies, où la mobilisation étudiante a souvent servi de catalyseur pour dénoncer les insuffisances plus larges du système.

En attendant, le campus retrouve peu à peu son rythme habituel, mais l’atmosphère reste chargée d’incertitudes. Les étudiants observent le gouvernement, le gouvernement observe les étudiants, et chacun semble se préparer à l’éventualité d’une reprise des hostilités si la confiance venait à être trahie. Le sort de la trêve dépend désormais de la capacité du ministère de l’Enseignement supérieur à honorer ses engagements et à restaurer un climat de sérénité durable au sein de la plus grande université du pays.

Bourses universitaires : le paiement des réclamations de l’année académique 2024-2025 démarre ce vendredi

Les étudiants concernés peuvent enfin souffler. La Direction des Bourses a annoncé ce jeudi le démarrage du paiement des réclamations portant sur les mois de novembre 2024 à septembre 2025. Cette opération, très attendue par de nombreux étudiants ayant rencontré des difficultés de paiement, débutera officiellement ce vendredi 12 décembre 2025.

Selon le communiqué rendu public, ce paiement ne concerne que les étudiants déjà inscrits sur les états de paiement des mois concernés, mais qui n’avaient pas pu percevoir leur bourse à cause de différentes anomalies administratives. Parmi les problèmes signalés figurent des erreurs de filiation, des changements ou fautes dans les numéros de téléphone, des codes expirés ou encore d’autres dysfonctionnements qui avaient bloqué la réception des allocations.

La Direction des Bourses invite les étudiants concernés à vérifier leurs informations et à se rapprocher des services compétents pour toute précision complémentaire. Le lancement de cette opération vise à régulariser une situation qui a suscité beaucoup d’inquiétudes au sein des établissements d’enseignement supérieur, où plusieurs étudiants avaient exprimé leur frustration face aux retards cumulés.

Assemblée nationale : Thierno Alassane Sall interpelle Bamba Cissé sur les policiers sans salaire et la violence à l’UCAD

Lors de l’examen du projet de budget 2026 du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, les députés de l’Assemblée nationale ont assisté à une séance animée où Thierno Alassane Sall, député non-inscrit, a soulevé des questions préoccupantes concernant la situation des forces de l’ordre et les violences récentes à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD).

S’adressant au ministre Mouhamadou Bamba Cissé, M. Sall s’est fait le porte-voix de plusieurs corps, notamment de policiers confrontés à des difficultés persistantes. « Je voudrais me faire la porte-voix de 312 policiers action volontaires de la 7e génération, première cohorte libérée en avril 2025, après quatre ans de service. Je voudrais savoir les conditions dans lesquelles ils ont été libérés, éventuellement pourquoi, comment, et quelles solutions peuvent être trouvées, alors que les autres cohortes qui ont suivi sont maintenues en activité », a-t-il expliqué.

Le député a ensuite dénoncé la situation alarmante de la 49e promotion de policiers, qui serait sans salaire depuis 22 mois. « Ces agents ont assuré la surveillance de deux Magal, de deux Gamou, et d’autres grands événements. Et pourtant, ils restent sans salaire, sans reconnaissance pour leur engagement dans la sécurité publique », a-t-il affirmé, exprimant un sentiment de frustration partagé par plusieurs membres des forces de sécurité.

Abordant ensuite les événements récents à l’UCAD, Thierno Alassane Sall a exprimé son indignation face à la violence constatée sur le campus. « Monsieur le ministre, j’ai vu des images insoutenables d’étudiants blessés par balle, certains touchés au ventre, d’autres à la jambe par ce qui semble être des projectiles à balles réelles », a-t-il rapporté, dénonçant le silence de l’Assemblée sur ces incidents.

Le député a également lancé un appel à la désescalade auprès des étudiants : « J’en appelle aux étudiants pour une désescalade et pour adopter des formes de lutte plus pacifiques ». Mais il n’a pas manqué de mettre en cause l’influence du ministre et de ses supérieurs sur le climat actuel : « La vraie rupture, serait, je pense, insufflée par vous, Monsieur le ministre, et vos supérieurs. Le renvoi de certains commissaires, la sanction de gendarmes, la destruction de locaux de presse… tout cela contribue à un esprit qui n’est pas bon et à la violence qui se déchaîne à l’université ».

Interpellant le ministre sur l’absence d’enquête, M. Sall a exprimé son étonnement : « Est-ce que des enquêtes sont menées ? Je n’entends qu’un appel de votre part, mais aucune enquête n’est conduite. Où est la promesse de rupture tant attendue ? »

Pour conclure, le député a salué le professionnalisme de certains agents, citant notamment un policier qui s’est abstenu de tirer sur une foule, tout en rappelant la pression énorme exercée sur les forces de l’ordre et leurs supérieurs hiérarchiques.

Cette interpellation souligne non seulement la persistance de problèmes structurels dans le secteur de la sécurité publique, mais aussi la tension croissante entre étudiants et forces de l’ordre, laissant planer des interrogations sur la capacité du gouvernement à instaurer un climat de confiance et de sécurité sur le territoire national.

UCAD : Le Collectif des Amicales suspend la grève mais menace de la reprendre si l’État n’agît pas

Le Collectif des amicales de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a annoncé, ce mercredi, la suspension de son mot d’ordre de grève, tout en appelant les étudiants à reprendre le chemin des amphithéâtres dès jeudi. Cette décision, toutefois, reste conditionnée au retrait effectif des forces de l’ordre déployées ces derniers jours sur le campus universitaire. Sans cette mesure préalable, la suspension ne saurait entrer en vigueur, prévient le Collectif.

Dans un communiqué rendu public, les représentants des amicales expliquent avoir longuement consulté leur base avant de convenir d’une trêve provisoire destinée à favoriser une sortie de crise. Ils ont également formulé deux propositions pour le règlement de la question des rappels de bourses, évalués à 515 000 francs CFA par étudiant. La première consiste en un versement initial de 300 000 francs CFA prévu pour février 2026, suivi d’un second paiement de 215 000 francs CFA en avril de la même année. La seconde proposition maintient également un premier décaissement de 300 000 francs CFA en février 2026, mais prévoit que le reliquat soit réparti progressivement dans les paiements mensuels jusqu’en septembre 2026.

Face à ce qu’il juge être une situation préoccupante, le Collectif annonce avoir déposé une déclaration pour organiser une marche pacifique ce vendredi. L’itinéraire envisagé reliera la grande porte de l’UCAD au Palais de la République, une manière pour les étudiants d’exprimer publiquement leur mécontentement et d’interpeller directement les autorités. En amont de cette mobilisation, une déclaration publique est programmée ce jeudi à partir de 10 heures, à laquelle l’ensemble de la presse est convié.

139 blessés après la violente bataille liée à la grève des étudiants en Master

La journée de mercredi dernier a été marquée par de violents affrontements entre étudiants en Master, mobilisés pour réclamer le paiement de leurs bourses, et les forces de l’ordre déployées pour contenir la manifestation. Le bilan, particulièrement lourd, fait état de 139 blessés, parmi lesquels figurent 56 femmes et 83 hommes. Malgré l’intensité des heurts, aucune perte en vie humaine n’a été signalée, selon les informations recueillies auprès de sources médicales et hospitalières mobilisées durant la crise.

Ce chiffre élevé témoigne de l’ampleur des violences qui ont éclaté sur le campus et ses environs. Les blessés présentent une grande diversité de traumatismes, reflétant la brutalité des échanges. Une partie significative des étudiants a souffert de manifestations anxieuses entraînant des crises de panique, des malaises et d’autres symptômes liés au stress provoqué par la situation tendue et la peur généralisée. À cela s’ajoutent de nombreuses plaies cutanées allant des simples éraflures et égratignures aux brûlures superficielles, en passant par des plaies plus profondes nécessitant des sutures.

Les structures d’urgence ont également pris en charge plusieurs cas de traumatismes des membres, conséquence directe des bousculades, des projectiles et parfois des charges policières. Contusions multiples, entorses, fractures — notamment au niveau des mains — ainsi que des luxations d’épaule ont été recensées parmi les blessés. Les médecins de garde ont dû multiplier les interventions afin de stabiliser les cas les plus sérieux avant un éventuel transfert vers des services spécialisés.

Les gaz lacrymogènes massivement utilisés par les forces de l’ordre ont, eux aussi, laissé leurs traces. Plusieurs étudiants ont souffert d’irritations cutanées, d’importantes brûlures au niveau des yeux et d’irritations respiratoires. Les cas de dyspnée — difficulté à respirer — ont été nombreux, tout comme les crises d’asthme déclenchées par l’exposition prolongée aux émanations chimiques. Les équipes médicales ont dû administrer de l’oxygène et des traitements d’urgence afin de soulager les plus sévèrement touchés.

Enfin, des traumatismes crâniens ont également été enregistrés. La majorité d’entre eux ont été classés sans signe de gravité immédiate, mais certains blessés ont dû être dirigés vers des services de radiologie ou orientés pour un suivi spécialisé, par mesure de précaution.

Rufisque:Le G3 demande le payement intégral des indemnités du BAC/BFEM et dénonce une discrimination

Mouvement d’humeur des syndicats du G3 ce lundi 08 décembre à Rufisque marqué par un débrayage  dans l’ensemble des écoles moyens secondaire .

Il s’agit d’une réclamation de payement des indemnités du BAC et du BFEM qu’ils n’ont toujours pas reçu alors que les colleges de la région de Dakar ont déjà perçu.

Une forme de discrimination que M. Pierre SAGNA secrétaire régional du SAEMS à dénoncer en affirmant que le plan d’action qu’ils ont déjà établi sera suivi si rien n’est fait du coté des autorités.

Rufisque:Le G3 demande le payement intégral des indemnités du BAC/BFEM et dénonce une discrimination

UCAD : les étudiants mettent la pression et avertissent le gouvernement après la suspension de leur grève

Après avoir suspendu leur mot d’ordre de grève pour permettre l’ouverture de discussions avec les autorités, les étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) haussent le ton. Dans un communiqué rendu public ce dimanche, le collectif des étudiants a averti que « tout ce qui se passera dans les jours à venir sera sous la seule responsabilité du gouvernement », estimant que les signaux envoyés par l’État ne vont pas dans le sens d’un apaisement.

Selon le collectif, la principale revendication demeure inchangée : le paiement intégral des rappels dus aux étudiants de Master 1 ainsi que ceux des étudiants inscrits en licence 2, des montants qui, dénoncent-ils, tardent encore à être versés malgré les engagements pris lors des rencontres préliminaires. Les étudiants affirment rester fermes sur cette exigence qu’ils jugent « légitime, urgente et non négociable ».

Dans leur communiqué, ils ont également dénoncé la présence continue des forces de l’ordre à l’intérieur des espaces universitaires. Pour eux, ce dispositif sécuritaire, maintenu malgré la suspension de la grève, « traduit une volonté manifeste de l’État du Sénégal d’entrer dans une logique de confrontation ». Le collectif y voit un facteur de tension supplémentaire susceptible de rallumer la crise à tout moment.

Les étudiants ont par ailleurs interpellé les organisations nationales et internationales de défense des droits humains, les invitant à enquêter sur les « actes de torture » que certains grévistes auraient subis lors des récents affrontements avec les forces de l’ordre. Ils évoquent des violences qu’ils jugent « inacceptables dans un État de droit » et réclament une prise en charge rapide de ces dossiers afin que les responsabilités soient situées.

Dans cette dynamique de mobilisation, le collectif des amicales de l’UCAD a annoncé qu’il prévoit de rencontrer, au cours du week-end, l’ensemble des syndicats du secteur éducatif afin d’élargir le front de revendication. Il s’est particulièrement félicité du soutien réaffirmé du Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (SAEMS), qui a, selon eux, « promis un appui maximal à la communauté estudiantine » dans sa quête de justice et de respect des engagements financiers de l’État.

Crise à l’université : l’AEEMS exprime ses inquiétudes et appelle au dialogue

L’Association des élèves et étudiants musulmans du Sénégal (AEEMS) a fait part, ce samedi 6 décembre, de sa « vive préoccupation » face aux tensions persistantes dans les universités publiques, marquées ces derniers jours par des affrontements entre étudiants et forces de l’ordre.

Dans son communiqué, l’AEEMS déplore particulièrement la présence des forces de sécurité dans les campus, rappelant que ces espaces doivent rester des lieux de vie étudiante, propices à l’apprentissage et au calme. Selon l’organisation, cette présence « accentue les frictions » et installe « un climat d’inquiétude » qui nuit au bon déroulement des activités académiques.

L’association invite ainsi toutes les parties prenantes à éviter toute forme de violence et à privilégier un « dialogue responsable » pour parvenir à une solution durable. Elle insiste sur la nécessité de préserver les vies humaines et la stabilité de l’espace universitaire, qu’elle considère comme une priorité absolue.

Dans le même esprit, l’AEEMS appelle les étudiants à faire preuve de retenue et à éviter toute destruction d’infrastructures, rappelant que « toute manœuvre destructrice compromet durablement l’année académique ».

L’organisation exhorte également l’État à apporter des réponses structurelles aux crises répétitives dans les universités, notamment en ce qui concerne les bourses et les conditions sociales, et à le faire dans un esprit de gouvernance proactive et de communication transparente.

Pour conclure, l’AEEMS encourage l’ensemble des acteurs du système universitaire à assumer leurs responsabilités afin de préserver l’avenir des étudiants et les installations des campus, qu’elle qualifie de « biens communs à toutes les générations ».

Rufisque: Le CFP réclame la restitution d’une surface pour décongestionner son effectif pléthorique.

Tout est partie du titre foncier n= 321 de l’Etat du Sénégal attribué par le décret n=97-910 du 22 Aout 1997 qui a été affecter au CFP en 2000 dont l’école des postes a occuper(sous louer aux commerçants) illégalement selon la direction du CFP.

‎Le centre de formation professionnel de Rufisque qui dispense des modules pratiques dans la cuisine,couture et coiffure s’est confronter à un effectif pléthorique évoluant dans un atmosphère d’apprentissage très difficile.

‎C’est de là que la direction a senti le besoin d’élargir son espace pour mieux accueillir d’élèves mais heurter a l’occupation « illégale » de cette surface par l’école des postes de Rufisque de surcroît pour les louer a des commerçants.

‎Devant ce fait la direction du CFP demande à l’Etat la récupération intégrale du terrain afin de permettre la construction d’infrastructures adaptées pour garantir une formation de qualité, diversifiée et accessible à tout les jeunes de Rufisque.

Rufisque: Le CFP réclame la restitution d'une surface pour décongestionner son éffectif pléthorique.

Crise à l’UCAD : le Collectif des Amicales engagé dans des négociations avec les autorités

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) traverse depuis plusieurs semaines une crise qui perturbe fortement le fonctionnement de l’institution. Face à cette situation, le Collectif des Amicales de l’UCAD a entrepris des démarches pour engager un dialogue constructif avec les autorités sénégalaises et trouver une issue favorable aux revendications des étudiants.

Mercredi 3 décembre, les représentants du Collectif ont été reçus par le Président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, ainsi que par le ministre de l’Enseignement supérieur, Daouda Ngom. Ces rencontres s’inscrivent dans le cadre d’une tentative de médiation visant à apaiser les tensions sur le campus et à proposer des solutions concrètes aux problèmes soulevés par les étudiants, notamment ceux concernant les formations de Masters 1 et 2.

Dans son communiqué, le Collectif a également indiqué avoir eu des échanges en ligne avec le Premier ministre, Ousmane Sonko, qui a affirmé sa disponibilité à trouver une solution durable à la crise et à travailler à la stabilité de l’université. Les discussions ont porté sur plusieurs points cruciaux, notamment l’amélioration des conditions d’étude, la réforme des programmes d’enseignement, ainsi que la prise en charge des problèmes sociaux auxquels sont confrontés les étudiants.

Si une partie des revendications étudiantes a pu trouver une issue favorable, le Collectif précise que la majorité des points reste encore en discussion. Malgré cela, l’organisation estudiantine réaffirme son engagement envers la communauté universitaire et encourage les étudiants à rester mobilisés pour obtenir satisfaction à leurs demandes. Par ailleurs, le Collectif dénonce les récentes violations des franchises universitaires, rappelant la nécessité de respecter le cadre légal et institutionnel de l’université.

Crise universitaire : le ratio enseignants-chercheurs/étudiants au cœur des tensions

Par Fara Mbodji, Réseau des alumnis de l’Université Alioune Diop de Bambey (RA. UAD-B)

La crise qui secoue actuellement les universités sénégalaises continue de provoquer une vive inquiétude au sein de la communauté éducative et chez les étudiants. Alors que les mouvements d’humeur se multiplient sur les campus, de plus en plus de voix soulignent que la question des bourses, bien qu’importante, ne constitue qu’une facette d’un problème beaucoup plus profond et structurel. Au centre de cette crise se trouve le ratio enseignants-chercheurs/étudiants, jugé alarmant par de nombreux observateurs.

Selon les données disponibles, le Sénégal dispose actuellement d’un enseignant-chercheur pour environ 80 étudiants. Ce chiffre ne prend même pas en compte les vacataires et reste très éloigné des standards internationaux, où un encadrement plus rapproché est la norme pour garantir un enseignement de qualité. Cette disproportion a des conséquences directes sur la réussite académique, car elle limite les interactions entre étudiants et enseignants et compromet l’acquisition de connaissances solides.

Le gouvernement a annoncé son intention de recruter 500 nouveaux enseignants afin de réduire ce déséquilibre. Toutefois, de nombreux experts estiment que cette initiative reste largement insuffisante face à l’ampleur des besoins. « Le gouvernement fait semblant de faire des efforts, mais cela ne suffit pas pour combler le gap », déplore un responsable étudiant, mettant en lumière le sentiment général de frustration qui règne dans les universités. Pour les spécialistes de l’enseignement supérieur, seule une stratégie ambitieuse, cohérente et pérenne pourra réellement inverser cette tendance et améliorer la qualité de l’éducation.

Par ailleurs, il existe un lien direct entre la question des bourses et celle de l’encadrement académique. Les étudiants bénéficiaires de bourses, tout comme leurs camarades, ont le droit de recevoir un enseignement de qualité. Or, la garantie de cette qualité ne saurait se limiter à la seule distribution des bourses ; elle implique un renforcement massif des ressources humaines et matérielles des universités publiques.

Face à cette situation, les étudiants appellent l’État à placer la réforme du système d’encadrement académique au rang de priorité nationale. Ils demandent des mesures structurelles capables de répondre aux défis actuels et futurs d’un enseignement supérieur en pleine expansion, afin de prévenir l’aggravation de la crise.

Pour l’heure, tous les regards restent tournés vers le gouvernement, qui est attendu sur des actions concrètes pour sortir durablement les universités sénégalaises de cette impasse et garantir un enseignement supérieur de qualité pour tous.

UCAD : le Conseil académique autorise l’intervention des Forces de l’Ordre pour sécuriser le campus

Le Conseil académique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) s’est réuni ce mardi 2 décembre 2025 en visioconférence, sous la présidence du Recteur, le Professeur Alioune Badara Kandji. Cette session extraordinaire était dédiée à l’examen de la situation sécuritaire sur le campus, à la lumière des événements récents ayant troublé le fonctionnement normal de l’institution.

Au cours de la séance, les membres du Conseil ont relevé une série d’incidents qui, selon leur appréciation, ont gravement compromis la sécurité des personnes et causé des dommages tant aux biens publics qu’aux biens privés. Ces perturbations ont également entravé le travail de l’administration et affecté les activités d’enseignement et de recherche, pourtant essentielles au bon déroulement de la mission universitaire.

Face à l’ampleur de ces dérives, le Conseil académique a décidé d’autoriser le Recteur à solliciter le concours des Forces de l’Ordre pour rétablir et garantir la sécurité au sein du campus pédagogique. Cette mesure, qualifiée d’exceptionnelle mais nécessaire, vise à protéger les étudiants, les enseignants, les chercheurs ainsi que l’ensemble du personnel administratif, technique et de service. Le Conseil a tenu à préciser que ce recours aux Forces de l’Ordre est strictement encadré par les dispositions des articles 4, 5 et 6 de la loi n°94-79 du 24 novembre 1994, relative aux franchises et libertés universitaires.

Selon le communiqué issu de la rencontre, la présence des Forces de l’Ordre n’a d’autre objectif que de préserver l’intégrité physique des personnes et de sauvegarder le patrimoine universitaire, tout en garantissant la continuité des activités pédagogiques et scientifiques. Pour les autorités de l’UCAD, le maintien d’un climat académique serein est indispensable non seulement à la formation et à la recherche, mais également au service rendu à la communauté.

Dans le même esprit, le Conseil académique a réaffirmé son attachement indéfectible aux valeurs républicaines, au respect de la loi et au dialogue. Il a souligné l’importance de préserver un environnement universitaire sécurisé et apaisé, condition préalable au bon fonctionnement de l’institution. Enfin, il a lancé un appel à l’ensemble des acteurs de l’UCAD, les invitant à la sérénité et à la responsabilité, afin de permettre la poursuite normale des activités universitaires et administratives.

« UCAD sous gaz : une crise sociale qui tourne à l’urgence sanitaire »

Depuis plusieurs jours, l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar vit au rythme de tensions quasi quotidiennes. Les étudiants en master, mobilisés pour exiger le paiement de leurs bourses, initient chaque matin un mouvement de contestation qui dégénère fréquemment en affrontements avec les forces de l’ordre. Cette situation, qui s’étire dans la durée, installe un climat d’inquiétude au sein de la communauté universitaire. Si le professionnalisme des forces de sécurité déployées pour maintenir l’ordre est régulièrement souligné, un autre problème, plus insidieux, suscite une réelle alerte sanitaire : l’usage intensif des grenades lacrymogènes dans un espace aussi densément peuplé que l’UCAD.

L’université compte entre 80 000 et 100 000 étudiants, auxquels s’ajoutent environ 3 000 enseignants, 1 500 agents administratifs et un nombre quotidien difficile à évaluer de visiteurs. C’est, en réalité, une petite ville de plus de 100 000 habitants, concentrée sur une superficie très réduite. La densité humaine y est particulièrement élevée, au point que la promiscuité constitue déjà en soi un facteur de risque sanitaire. Dans ce contexte, l’exposition récurrente à des gaz lacrymogènes accroît considérablement les dangers, notamment pour les personnes souffrant de troubles respiratoires, d’asthme ou d’hypersensibilité oculaire.

Depuis une semaine, les témoignages se multiplient et décrivent des scènes préoccupantes : larmes incontrôlées, irritations sévères, difficultés respiratoires, malaises et évacuations précipitées. Au “couloir de la mort”, l’un des passages les plus fréquentés de l’université, une jeune étudiante asthmatique a été retrouvée en détresse, incapable de tenir debout sans assistance. Un camarade l’a soutenue physiquement tandis que d’autres l’aidaient à utiliser sa pompe. Ce qui frappe dans cet épisode, c’est qu’il s’est produit vers 13 heures, soit près de deux heures après la fin des affrontements du jour. Cela signifie que la fumée, ou du moins l’odeur acre qui en persiste, stagnait encore dans l’air bien longtemps après l’arrêt des manifestations. Selon plusieurs étudiants, jusque tard dans la soirée, voire le lendemain, il suffit du passage d’un véhicule ou d’un coup de vent pour que les résidus encore présents sur le sol se dispersent à nouveau dans l’atmosphère, provoquant les mêmes irritations.

Les effets ne se limitent pas aux usagers directs de l’université. Certains agents administratifs ont dû bénéficier d’arrêts maladie, tandis que d’autres, plus fragiles, restent chez eux pour éviter d’aggraver leur état. Une employée rapporte que même à l’hôpital Fann, pourtant séparé du campus, le personnel éprouve des difficultés respiratoires lorsque les gaz se propagent. Cette remarque soulève une inquiétude d’autant plus grave : si les soignants sont en difficulté, que dire des malades, souvent vulnérables, qui y sont pris en charge? Rappelons que l’UCAD abrite elle-même deux structures médicales, l’IMPS et le service médical du COUD, en plus des services de la faculté de Médecine, qui reçoivent quotidiennement des patients.

L’impact environnemental et sanitaire de l’usage répété des grenades lacrymogènes dans cet espace densément fréquenté ne peut désormais plus être négligé. Les gaz stagnent, se déposent et se réactivent au moindre mouvement, transformant le campus en un environnement difficilement respirable pour des dizaines de milliers de personnes. La question dépasse largement le simple cadre du maintien de l’ordre et touche à la santé publique, au bien-être des usagers et au fonctionnement normal des établissements de soins rattachés à l’université.

Face à cette situation, l’urgence apparaît double. Il faut, d’une part, apporter des réponses immédiates au mouvement des étudiants en master afin de réduire les tensions et éviter la répétition de confrontations inutiles. Mais il faut aussi, d’autre part, engager une réflexion sérieuse sur l’usage des grenades lacrymogènes dans un espace aussi confiné et peuplé que l’UCAD. Revoir les pratiques, choisir des moyens de dispersion moins agressifs, adapter les interventions au contexte spécifique du campus ou établir des zones tampons pourrait éviter de mettre en danger une population dont la vulnérabilité est avérée. L’université n’est pas un champ de bataille ; c’est un lieu de savoir, d’apprentissage, de recherche et de vie. Elle ne peut durablement fonctionner dans un environnement saturé de gaz irritants qui compromettent la santé de ceux qui y étudient, y enseignent, y travaillent ou s’y soignent.

Nouveaux heurts à l’UCAD : la colère estudiantine s’étend à d’autres universités

De vifs affrontements ont de nouveau éclaté ce lundi 1ᵉʳ décembre 2025 à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) entre les forces de l’ordre et les étudiants, plongeant le campus dans une atmosphère lourde et explosive. Selon les informations rapportées par la RFM, plusieurs blessés ont été recensés au cours de la journée. L’intensité des heurts a rapidement mis sous pression le service médical du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD), qui, dépassé par le nombre croissant de blessés, a dû procéder à des évacuations vers d’autres structures de santé, notamment l’hôpital Général Idrissa Pouye de Grand-Yoff.

Sur le terrain, les étudiants se disent déterminés à poursuivre leur mobilisation, malgré la violence des affrontements. Beaucoup estiment que le mouvement ne peut plus s’arrêter, tant que les autorités ne donneront pas des réponses claires à leurs revendications. Depuis plusieurs jours, la question du retard dans le paiement des bourses cristallise la colère de la communauté estudiantine. Pour nombre d’entre eux, ces retards récurrents constituent une menace pour leur stabilité financière, mais aussi pour la poursuite sereine de leurs études.

La sortie attendue du ministre de l’Enseignement supérieur, Dr Daouda Ngom, n’a fait qu’exacerber le mécontentement. Alors que les étudiants espéraient des annonces fermes et apaisantes, les déclarations du ministre ont été perçues comme décalées par rapport à la gravité de la situation. Plusieurs témoignages indiquent que ses propos ont davantage tendu les relations, aggravant le climat de méfiance entre les autorités et les étudiants.

La contestation ne se limite désormais plus à l’UCAD. Toujours selon la RFM, elle a gagné l’université Sine-Saloum de Fatick où, ce lundi matin, des étudiants ont rejoint le mouvement en délogeant des élèves de plusieurs établissements scolaires pour réclamer, eux aussi, le paiement de leurs bourses. Ce geste marque une extension notable de la colère estudiantine, qui pourrait encore s’élargir à d’autres universités publiques si aucune solution n’est trouvée rapidement.

Crise des bourses : la Fenapes appelle au dialogue pour apaiser les tensions dans les universités sénégalaises

Face à une montée inquiétante des tensions dans les universités publiques sénégalaises, la Fédération Nationale des Associations de Parents d’Elèves et Etudiants du Sénégal (Fenapes) a lancé un appel solennel au dialogue. La principale préoccupation de l’organisation est le retard répété dans le paiement des bourses étudiantes, qui représentent la principale source de subsistance pour de nombreux étudiants. Selon la Fenapes, cette situation menace aujourd’hui la stabilité de l’espace universitaire et fragilise les établissements d’enseignement supérieur du pays.

La structure interpelle directement le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation afin de trouver une « issue rapide et heureuse à cette situation », rapporte le journal Le Soleil. Pour la Fenapes, le retard dans le versement des bourses est devenu insupportable, soulignant qu’elles constituent « la principale source de vie de l’étudiant ».

La tension se fait ressentir sur plusieurs campus à travers le Sénégal. À Kaolack, les étudiants de l’Université El Hadj Ibrahima Niass réclament depuis deux semaines de meilleures conditions de vie. À Kaffrine, la colère a éclaté dans les rues le 10 novembre dernier, tandis qu’à Dakar, les étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) observent un mouvement d’humeur pour exiger le paiement de leurs bourses. À Saint-Louis, des étudiants ont même bloqué la route nationale pour faire entendre leurs revendications, déplore la Fenapes.

Tout en reconnaissant la légitimité de ces revendications, la Fenapes appelle les étudiants à la modération et au sens des responsabilités. Son président, Ibrahima Top, insiste sur la nécessité de privilégier la retenue et le dialogue plutôt que la confrontation. « Parents, autorités et étudiants doivent œuvrer ensemble pour préserver la paix et la stabilité dans l’espace universitaire », souligne-t-il, rappelant que la concertation reste la meilleure voie pour résoudre cette crise.

Université de Saint-Louis : les étudiants suspendent les cours pour 24 heures et menacent de durcir le mouvement

L’Université Gaston Berger de Saint-Louis est de nouveau secouée par une montée de tension qui fait ressurgir les vieux démons des crises sociales et académiques. Ce mardi 25 novembre, la Coordination des étudiants a décrété un mot d’ordre de suspension totale des activités pédagogiques pour 24 heures, combiné à une Journée sans ticket renouvelable (JST), une mesure souvent utilisée comme levier de pression contre l’administration. Ce débrayage, qui paralyse cours et évaluations, traduit un profond malaise au sein de la communauté estudiantine.

Dans un communiqué transmis à la presse, les étudiants dénoncent avant tout le retard jugé « inexplicable » dans la régularisation de la situation des boursiers. Ils rappellent que plusieurs étudiants vivent une précarité accentuée par ces retards de paiement, qui affectent le logement, la restauration et même la capacité à poursuivre leurs études dans des conditions dignes. Pour eux, l’absence de réponses concrètes malgré des engagements répétés des autorités ne fait qu’aggraver la frustration et la perte de confiance.

Les revendications ne s’arrêtent pas là. La Coordination pointe également l’immobilisme autour des chantiers du campus social, dont le démarrage effectif se fait toujours attendre. Ces projets, censés améliorer les conditions de vie des étudiants à travers la rénovation des dortoirs, l’augmentation des capacités d’hébergement ou encore la modernisation des infrastructures de restauration, semblent être à l’arrêt. Les étudiants estiment qu’un tel retard est devenu « intenable », alors même que la population estudiantine continue de croître chaque année.

Autre point de crispation : l’accès à une connexion Internet stable et opérationnelle, un besoin désormais essentiel au fonctionnement de l’université. Ils affirment que l’absence d’un réseau performant handicape gravement les activités académiques, qu’il s’agisse de la recherche documentaire, des travaux dirigés en ligne ou des cours hybrides introduits depuis la pandémie. Pour eux, dans une université moderne, l’Internet ne doit plus être considéré comme un luxe mais comme un outil pédagogique fondamental.

Face à ce qu’ils considèrent comme une accumulation de manquements, les étudiants préviennent qu’ils ne comptent pas relâcher la pression. La Coordination affirme suivre de près les réactions des autorités et n’exclut pas de durcir le mouvement si leurs préoccupations ne sont pas prises en charge dans les plus brefs délais. Une radicalisation du mouvement reste donc possible, au risque de replonger l’UGB dans l’une de ces longues crises qui perturbent régulièrement son calendrier académique.

Alors que les autorités universitaires et étatiques sont attendues pour une prise de position claire, les regards restent tournés vers Saint-Louis, où les étudiants semblent plus déterminés que jamais à faire entendre leurs revendications.

CAMES : Diomaye Faye félicite les 14 nouveaux agrégés et les appelle à renforcer la recherche scientifique

Le Sénégal vient de tourner une nouvelle page importante de son histoire académique avec la clôture, à Dakar, de la 22ᵉ édition du Concours d’agrégation en sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion du CAMES. Une édition accueillie cette année à l’Université Cheikh Anta Diop et marquée par la brillante réussite de quatorze enseignants-chercheurs sénégalais, désormais élevés au rang de maîtres de conférences agrégés.

Dans un message publié sur sa page Facebook, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a exprimé toute sa fierté devant cette performance collective, saluant l’engagement et la rigueur des lauréats. Ces promotions concernent plusieurs disciplines clés : sciences économiques, sciences de gestion, droit public, science politique, droit privé et histoire des institutions. Autant de domaines stratégiques qui participent à la formation de l’élite intellectuelle sénégalaise et africaine.

Le chef de l’État a rappelé l’importance du CAMES en tant qu’espace de référence pour l’harmonisation et la valorisation des carrières universitaires en Afrique francophone. Accueillir cette édition à Dakar, a-t-il souligné, témoigne du rôle central du Sénégal dans la dynamique de recherche scientifique sur le continent.

Diomaye Faye a par ailleurs adressé aux nouveaux agrégés un message fort, les invitant à mettre leur expertise au service de la construction d’une pensée africaine audacieuse et structurante. Selon lui, le Sénégal et, plus largement, le continent ont besoin d’une doctrine scientifique robuste, capable d’accompagner les transformations économiques, sociales et institutionnelles en cours.

Pour le président, la recherche n’est pas seulement un domaine académique : elle constitue un véritable moteur de développement national et un levier pour le rayonnement intellectuel du Sénégal. Il a ainsi encouragé les nouveaux promus à poursuivre avec détermination leurs travaux et à contribuer activement aux avancées de la science, au bénéfice de la société et des générations futures.

Avec cette nouvelle cuvée d’agrégés, le Sénégal renforce son vivier de compétences de haut niveau et confirme son ambition de figurer parmi les pays africains les plus dynamiques en matière de recherche et d’innovation. Cette reconnaissance du CAMES représente non seulement une réussite individuelle pour les lauréats, mais également un signal fort pour l’ensemble de la communauté universitaire nationale.

Tensions à l’UCAD : de violents affrontements éclatent après de nouveaux retards dans le paiement des bourses

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a été, une fois de plus, le centre de fortes tensions ce matin, alors que des affrontements ont éclaté entre étudiants et Forces de défense et de sécurité. La quiétude habituelle du campus a été bouleversée par une nouvelle vague de contestation liée au non-paiement des bourses, un problème récurrent qui continue d’alimenter la colère et le désarroi des étudiants.

Très tôt dans la matinée, des groupes d’étudiants ont érigé des barricades et bloqué plusieurs artères du campus, paralysant la circulation interne et empêchant l’accès à certaines facultés. Ces actions, menées dans un climat de frustration croissante, visent à dénoncer les retards répétés dans le versement des allocations, lesquelles constituent pour beaucoup une ressource indispensable à leur survie quotidienne. Certains témoignent de difficultés financières aiguës, évoquant des loyers impayés, des repas sautés et l’impossibilité de subvenir à leurs besoins essentiels.

Face à la situation, les Forces de défense et de sécurité sont intervenues pour tenter de rétablir l’ordre, ce qui a rapidement donné lieu à des heurts. Des jets de pierres ont répondu aux tirs de gaz lacrymogènes, créant une atmosphère tendue qui s’est propagée à plusieurs points du campus. Les cours ont été perturbés et de nombreux étudiants ont dû se mettre à l’abri, tandis que d’autres se sont joints aux protestations, déterminés à faire entendre leurs revendications.

Le problème du paiement tardif des bourses n’est pas nouveau à l’UCAD. Il revient de manière cyclique, provoquant à chaque fois les mêmes scènes de colère et de confrontation. Malgré les engagements régulièrement pris par les autorités, la situation persiste et continue de fragiliser la relation entre l’État et les étudiants.

En attendant une solution durable, le climat reste tendu au sein de l’université. Les étudiants demandent des réponses concrètes et un calendrier clair pour le paiement de leurs bourses, tandis que les autorités appellent à la retenue et au dialogue. Mais pour l’heure, la frustration domine et le campus continue de porter les stigmates d’un malaise profond, nourri par des difficultés financières qui dépassent largement le cadre strictement académique.

Université Assane Seck de Ziguinchor : levée de la dissolution des amicales d’étudiants

L’Université Assane Seck de Ziguinchor tourne une nouvelle page de sa vie institutionnelle. Réuni ce mercredi 12 novembre 2025, le Conseil académique a décidé de lever la mesure de dissolution des amicales d’étudiants ainsi que de la coordination des étudiants, décision qui était en vigueur depuis plusieurs mois.

Selon un communiqué signé par le Recteur, le Professeur Alassane Diédhiou, cette levée s’inscrit dans le cadre d’une évaluation approfondie de la situation actuelle au sein de l’établissement. Le Conseil académique a jugé opportun de rétablir ces structures représentatives afin de renforcer le dialogue social et de consolider la vie associative sur le campus.

Toutefois, l’administration universitaire précise qu’elle travaille actuellement à la finalisation des critères d’éligibilité en vue de l’organisation prochaine des élections pour le renouvellement des instances estudiantines. Ces dispositions visent à garantir une représentation plus responsable, transparente et conforme aux valeurs de l’Université.

Le Recteur Alassane Diédhiou a, par ailleurs, lancé un appel à l’ensemble des étudiants pour qu’ils préservent un climat serein, fondé sur le dialogue, la concertation et le sens des responsabilités. Il a souligné que seule une atmosphère apaisée et collaborative peut permettre à l’Université Assane Seck de poursuivre sa mission d’excellence académique et de réussite collective.

Éducation : Le G7 dénonce « le mépris du gouvernement » et annonce un nouveau plan d’actions

Un mois après le lancement de son plan d’actions d’alerte pour exiger du gouvernement l’application des accords signés en 2022, le G7, regroupement des principaux syndicats représentatifs du secteur de l’éducation et de la formation, hausse le ton. Dans un communiqué rendu public mardi, la plateforme syndicale fustige l’inaction et le silence des autorités, qu’elle assimile à un « mépris » envers les enseignants et l’école publique.

Le G7 dit constater, « pour le déplorer », la persistance du mutisme du gouvernement face à des revendications réitérées depuis le début de l’année scolaire 2025-2026. Selon les syndicalistes, le gouvernement a choisi de tourner le dos aux préoccupations légitimes des acteurs de l’éducation. Ils estiment qu’en refusant de donner suite aux engagements pris, l’État fait preuve d’un désintérêt manifeste pour le sort de l’école sénégalaise.

Parmi les engagements restés lettre morte, le G7 cite la signature des décrets révisant le statut des décisionnaires et revalorisant les pensions de retraite, la suppression des surimpositions sur les rappels d’enseignants, le parachèvement de la Formation Diplômante Universelle (FDU), ainsi que la mise à disposition effective des parcelles d’habitation promises aux syndicats. Il déplore également l’absence de progrès dans la digitalisation complète des procédures administratives via la plateforme E-carrière, la mise en place d’un système de rémunération plus équitable, la revalorisation des budgets des établissements scolaires et la révision du décret relatif aux LYNAQE, dont les enseignants n’ont toujours pas perçu leurs indemnités.

Le collectif syndical plaide aussi pour l’académisation de l’examen du BFEM, une réforme qu’il juge essentielle pour garantir la crédibilité et la qualité du système éducatif.

Au-delà de ces points structurants, le G7 met en lumière plusieurs dysfonctionnements persistants. Il cite notamment les retards de paiement des indemnités liées aux examens, les difficultés rencontrées par les intervenants extérieurs des CRFPE, les retards de salaires des enseignants contractuels et des nouveaux diplômés issus des écoles de formation. À cela s’ajoutent, selon la plateforme, des redéploiements abusifs d’enseignants, qu’elle impute à une « mauvaise planification des ressources humaines ».

Le G7 estime que ces manquements traduisent un manque de volonté politique et menacent sérieusement la stabilité du climat social dans le secteur éducatif. « Ces défaillances compromettent tout apaisement durable », avertit-il, rappelant que les syndicats ont fait preuve de patience et de sens de la responsabilité depuis plus d’un an pour éviter la confrontation.

Malgré les tensions, la plateforme syndicale félicite les enseignants pour leur engagement, leur discipline et leur respect du plan d’actions lancé en octobre. Cet esprit de cohésion, souligne-t-elle, démontre la détermination du corps enseignant à défendre la cause de l’école publique. Le G7 n’a toutefois pas manqué de réagir aux propos qu’il juge « discourtois et inélégants » à l’égard de ses secrétaires généraux, accusés de « suivisme » et de « rétention d’informations ». Il dénonce ce qu’il considère comme une « attitude de reniement » et une volonté de préserver des intérêts personnels au détriment de la cause commune.

Estimant que le gouvernement a opté pour le refus du dialogue, le G7 annonce la reprise des actions syndicales dès la semaine prochaine. Un débrayage est prévu le mardi 18 novembre 2025 à 9 heures, suivi d’assemblées générales départementales. Le lendemain, mercredi 19 novembre, une grève totale sera observée sur l’ensemble du territoire national. La plateforme prévient que le mouvement pourrait s’intensifier si les autorités persistent dans leur « stratégie dilatoire ». Elle se réserve en effet le droit d’organiser des marches et des actions d’envergure dans toutes les régions du pays.

Université Assane Seck de Ziguinchor : levée officielle de la dissolution des amicales et de la coordination des étudiants

Le Conseil académique de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ) a annoncé, le mardi 11 novembre 2025, la levée officielle de la mesure de dissolution des amicales et de la coordination des étudiants. La décision, rendue publique à l’issue d’une réunion présidée par le recteur, le professeur Alassane Diédhiou, marque un tournant important dans la vie universitaire de l’établissement.

Selon le communiqué signé du recteur, le Conseil académique, après un examen approfondi de la situation actuelle du campus, a jugé opportun de rétablir les structures représentatives des étudiants. Ainsi, la dissolution des amicales d’étudiants, tout comme celle de la coordination générale, est désormais levée. Cette mesure met fin à une période de suspension qui avait été décidée dans un contexte de tensions et de réorganisation interne.

L’administration universitaire précise qu’elle travaille actuellement à la finalisation des critères d’éligibilité aux postes de délégués. Ces critères devront encadrer le processus de renouvellement des instances représentatives, afin de garantir des élections étudiantes transparentes, inclusives et fondées sur des principes de responsabilité. L’objectif affiché est de permettre aux étudiants de reprendre pleinement leur rôle dans la vie institutionnelle, tout en évitant les dérives et conflits qui avaient conduit à la suspension précédente.

Dans son message à la communauté universitaire, le recteur Alassane Diédhiou a lancé un appel à la sérénité et au sens du dialogue. Il a exhorté les étudiants à adopter une attitude responsable, à privilégier la concertation et à préserver un climat apaisé au sein du campus. Le professeur Diédhiou a également insisté sur l’importance de maintenir un environnement propice à l’apprentissage, à la recherche et à la réussite collective.

Échauffourées à l’Université de Kaolack : plusieurs étudiants blessés et des interpellations enregistrées

Une vive tension a éclaté ce mardi sur le campus de l’Université du Sine Saloum Elhadji Ibrahima Niasse (USSEIN), plus précisément sur le site de Khelcom Biram, à Kaolack. Ce qui devait être une simple manifestation estudiantine s’est rapidement transformé en affrontements entre étudiants et forces de l’ordre, plongeant le campus et ses alentours dans un climat de grande agitation.

Dès les premières heures de la matinée, des groupes d’étudiants ont commencé à se rassembler à l’intérieur de l’université, avant de déplacer leur mouvement vers l’extérieur. La tension est montée d’un cran lorsque les manifestants ont investi l’axe routier traversant Khelcom Biram. Pour exprimer leur mécontentement, ils ont incendié des pneus, érigé des barricades et bloqué complètement la circulation sur la route nationale, provoquant une paralysie totale du trafic dans la zone.

Cette scène de chaos rappelle des événements similaires survenus en février 2025, lorsque des étudiants de la même université avaient mené des actions de protestation de grande ampleur pour dénoncer la précarité des conditions de vie et d’études.

L’intervention des forces de l’ordre a rapidement aggravé la situation. En tentant de dégager la voie et de disperser les manifestants, les gendarmes se sont heurtés à une résistance déterminée. Des échanges tendus ont alors éclaté : des jets de pierres et autres projectiles ont été lancés par des étudiants, tandis que les forces de sécurité ont riposté à coups de gaz lacrymogène. L’atmosphère est devenue irrespirable et plusieurs étudiants ont été blessés, soit par inhalation de gaz, soit lors des bousculades provoquées par la panique.

Selon des témoins sur place, plusieurs interpellations ont également eu lieu au plus fort des affrontements. Les blessés auraient été pris en charge sur le campus ou évacués vers des structures sanitaires de la ville.

Les causes précises de cette nouvelle flambée de violence n’ont pas encore été officiellement clarifiées, mais plusieurs sources évoquent un climat d’exaspération généralisé au sein du campus. Les étudiants dénoncent régulièrement le manque d’infrastructures adéquates, les retards dans le paiement des bourses et la dégradation des conditions de vie dans les résidences universitaires.

À l’heure actuelle, la zone reste sous haute surveillance sécuritaire. Les autorités administratives et académiques n’ont pas encore publié de communiqué officiel pour faire le point sur le nombre exact de blessés et de personnes arrêtées. La tension demeure palpable à l’Université du Sine Saloum, où la colère estudiantine semble loin de s’apaiser.

« Attaque armée à l’UIDT : les étudiants dénoncent de graves failles de sécurité et exigent des mesures immédiates »

L’Université Iba Der Thiam de Thiès (UIDT) a été le théâtre d’une attaque armée d’une gravité exceptionnelle dans la nuit du 7 au 8 novembre 2025. Selon les informations relayées par la Conférence des Amicales d’Étudiants (CAE), des individus lourdement armés de fusils et de machettes ont pris d’assaut le campus, semant la panique parmi les résidents et provoquant des scènes de violence et de désordre.

Durant cette attaque, un boutiquier a été agressé à coups de machette, tandis qu’un multiservice du campus a été cambriolé et dépouillé d’une somme importante d’argent. Les assaillants ont également ouvert le feu avant de prendre la fuite, laissant derrière eux un sentiment de terreur et d’insécurité parmi les étudiants et le personnel de l’université.

Face à cet incident, la CAE a exprimé sa profonde indignation et a dénoncé les lacunes majeures du dispositif sécuritaire en place sur le campus. Selon les étudiants, l’ensemble de la configuration de l’UIDT met en danger la vie et les biens des résidents. Ils pointent notamment du doigt l’impuissance des agents de sécurité, qui se trouvent mal équipés pour faire face à de telles situations, ainsi que l’état défectueux du mur de clôture de l’université. À cela s’ajoutent l’absence de caméras de surveillance, l’insuffisance de l’éclairage et un laisser-aller général en matière de sécurité, qui contribuent à rendre le campus vulnérable à toute intrusion.

Pour prévenir de futurs incidents, la CAE a formulé une série d’exigences fermes. Elle réclame l’ouverture d’une enquête approfondie afin d’identifier et de sanctionner les auteurs de l’attaque. Les étudiants demandent également la réfection complète des murs de clôture et la mise en place de portes et de postes de contrôle aux différentes entrées et sorties du campus. Par ailleurs, la CAE insiste sur le renforcement du dispositif sécuritaire par le recrutement d’agents qualifiés et armés, l’amélioration de l’éclairage et l’installation de caméras de surveillance couvrant l’ensemble du site.

La Conférence des Amicales d’Étudiants avertit que si aucune mesure concrète n’est prise par les autorités universitaires et étatiques, elle se réserve le droit d’utiliser tous les moyens à sa disposition pour garantir la sécurité de ses membres et de leurs biens. L’attaque de l’UIDT constitue un signal d’alerte fort sur la nécessité de renforcer la sécurité dans les établissements d’enseignement supérieur, afin d’assurer un environnement sûr et propice à l’étude.

Diourbel – Éducation : Levée des couleurs au lycée Mouhamadou Moustapha Mbacké, un établissement aux mille maux

Ce lundi 10 novembre, une cérémonie de levée des couleurs s’est tenue dans l’enceinte du lycée Mouhamadou Moustapha Mbacké de Diourbel, situé au cœur du mythique quartier Mame Cheikh Ibrahima Fall.

L’événement, inscrit dans le cadre de la promotion du civisme, de l’éducation citoyenne et de la valorisation de la discipline et du vivre-ensemble en milieu scolaire, a réuni les autorités administratives, éducatives, les enseignants et les élèves dans une ambiance empreinte de solennité.

À l’issue de la levée des couleurs, les autorités ont effectué une visite des locaux pour s’enquérir de l’état général de l’établissement. Le constat est préoccupant : effectifs pléthoriques, salles de classe délabrées, bloc technique et scientifique défaillant, insuffisance de salles, entre autres manquements.

Malgré ces conditions de travail difficiles, le lycée Mouhamadou Moustapha Mbacké continue de se distinguer par ses excellents résultats scolaires. Lors du baccalauréat 2025, l’établissement a enregistré un taux de réussite avoisinant les 60 %, avec une vingtaine de mentions, dont cinq mentions Bien.

« Nous n’avons rien à envier au lycée d’excellence de Diourbel », a confié un professeur de l’établissement.

Prenant la parole, le proviseur, M. Abdou Khadre Kébé, a exhorté les autorités à venir en aide à ce lycée qui, malgré ses nombreux défis, parvient toujours à se hisser au podium de l’excellence, avec de nombreux élèves primés chaque année au BFEM et au baccalauréat.

Pour sa part, Madame Awa Ndiaye, principale du bloc scientifique et technique, a plaidé pour un renforcement du plateau technique et scientifique du lycée afin d’offrir un meilleur encadrement aux élèves.

Présent à la cérémonie, l’inspecteur d’académie de Diourbel, M. Aboubacry Sadikh Niang, a salué cet acte de civisme et félicité le corps professoral ainsi que l’administration pour leur engagement. Il a également insisté sur l’importance d’inculquer les valeurs civiques et morales aux apprenants.

« J’ai vu les conditions dans lesquelles vous étudiez : elles sont difficiles, mais elles doivent être une source de motivation. Sachez que seul le travail paie, et chacun doit se concentrer sur son propre effort, sans chercher à s’intéresser au travail de son camarade », a-t-il lancé aux élèves.

Avant de clore la cérémonie, l’inspecteur d’académie a promis que des mesures seront prises afin que les manquements constatés au niveau du lycée Mouhamadou Moustapha Mbacké deviennent très bientôt un vieux souvenir.

Kaolack – Tension à l’USSEIN : les étudiants dénoncent la fermeture des restaurants universitaires

Les étudiants de l’Université du Sine Saloum Elhadji Ibrahima Niass (USSEIN) sont en colère. Lors d’un face-à-face avec la presse, la coordination étudiante a vivement réagi à la fermeture des restaurants universitaires des campus de Kaolack, Kaffrine et Fatick, intervenue à la suite du prolongement des journées sans tickets de 72 heures. Une décision jugée injuste et arbitraire par les étudiants, qui y voient une provocation de plus dans un climat déjà tendu.

« Nous sommes là pour manifester notre colère face à cette situation. La direction avait promis de nous recevoir lundi, alors pourquoi fermer les restaurants ? Ce qui se passe ici est déplorable », a déclaré Babacar Cissé, étudiant en Licence 3 Informatique à l’USSEIN.

Pour les étudiants, cette mesure est d’autant plus incompréhensible qu’elle intervient en pleine phase de négociations avec les autorités universitaires. Selon Ousmane Niang, un autre représentant des étudiants, la fermeture prive injustement les pensionnaires de l’université de l’accès à un besoin essentiel. « Nous avons le droit de nous restaurer. Nous disons non à la fermeture des restaurants universitaires. Les étudiants n’ont nulle part où manger, et en plus les restaurants sont fermés », a-t-il déploré.

Face à cette situation, la coordination étudiante a décidé de maintenir son mot d’ordre de protestation jusqu’à ce que la direction accepte de les recevoir pour discuter et trouver une issue à la crise. Le mouvement, entamé depuis vendredi dernier, dénonce plus largement les conditions de vie difficiles des étudiants au sein de cette jeune université, qui peine encore à répondre aux besoins croissants de sa population estudiantine.

Université du Sine Saloum : les étudiants décrètent 48 heures sans tickets pour dénoncer la précarité dans les campus

Face à une série de problèmes persistants dans les campus universitaires, notamment ceux de Kaolack et de Fatick, les étudiants de la Coordination de l’Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass (USSEIN) ont décidé de passer à l’action. À travers un communiqué rendu public et reçu par Dakaractu Kaolack, ils annoncent une grève symbolique des tickets de restauration, décrétant 48 heures sans tickets les vendredi 7 et samedi 8 novembre 2025. Pendant ces deux journées, les étudiants comptent manger gratuitement dans tous les restaurants universitaires, en guise de protestation contre ce qu’ils qualifient de « manquements graves » des autorités universitaires.

Les membres de la coordination étudiante justifient leur mouvement par le non-respect des engagements pris lors de leur dernière rencontre avec les responsables compétents. Selon eux, plusieurs promesses faites n’ont pas été tenues, plongeant les étudiants dans une précarité quotidienne de plus en plus insoutenable.

Parmi les griefs soulevés, figure notamment la décision unilatérale de retirer le bus de Khelcom pour l’affecter au campus de Fatick, sans concertation préalable avec les représentants étudiants. Une mesure jugée injuste et pénalisante pour les étudiants de Kaolack, qui voient ainsi leur mobilité compromise.

Les étudiants dénoncent également le non-chargement complet du Wi-Fi dans les résidences universitaires, une situation qui limite fortement l’accès à l’information et freine les activités académiques. À cela s’ajoutent des problèmes persistants de garde nocturne au niveau du service médical de Khelcom, privant les étudiants d’une assistance sanitaire adéquate la nuit.

Les conditions de vie dans les campus sont également au cœur des préoccupations. Le communiqué évoque un déficit de ventilateurs et de draps dans les résidences, compromettant le confort des étudiants, surtout en période de forte chaleur. Par ailleurs, le non-approvisionnement en médicaments dans les infirmeries universitaires et le non-remboursement des frais médicaux aggravent, selon eux, la vulnérabilité sanitaire des pensionnaires.

Les difficultés logistiques ne sont pas en reste : les étudiants pointent du doigt les problèmes liés à l’ambulance, qui entravent la prise en charge rapide des urgences médicales, ainsi que l’absence de régisseur au niveau du campus de Fatick, un manque qui perturbe le bon fonctionnement administratif.

Estimant que leurs conditions d’études et de vie se dégradent de jour en jour, les étudiants de l’USSEIN exigent des solutions urgentes et concrètes. Ils avertissent que si leurs doléances ne trouvent pas une suite favorable dans les plus brefs délais, des actions plus radicales et de plus grande envergure seront envisagées.

Recrutement exceptionnel de 500 enseignants-chercheurs : le MERSI lance un vaste appel à candidatures

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MERSI) a annoncé, ce lundi 3 novembre 2025, le lancement d’un appel à candidatures pour le recrutement exceptionnel de 500 enseignants-chercheurs, chercheurs et formateurs. Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’un vaste plan de renforcement des capacités humaines dans les établissements publics d’enseignement supérieur (EPES) du Sénégal.

Selon le communiqué rendu public par le ministre Daouda Ngom, cette initiative fait suite à l’autorisation expresse du Premier ministre, Ousmane Sonko. Le chef du gouvernement a en effet donné son accord pour l’ouverture de ces postes afin de répondre à la forte demande en ressources pédagogiques et scientifiques dans les universités et instituts du pays.

Dans sa note adressée aux recteurs et directeurs d’établissements, le ministre Ngom précise que l’objectif principal est de pourvoir les postes vacants au sein des EPES, tout en tenant compte des besoins spécifiques de chaque structure. « Après la répartition des quotas par établissement et la détermination des filières et profils de poste à recruter, je vous demande de prendre les dispositions nécessaires pour procéder au lancement des appels à candidatures, afin de permettre aux futurs recrutés d’entrer en fonction à partir de janvier 2026 », a-t-il indiqué.

Le communiqué du ministère mentionne également que cette opération inclut les « postes dormants », c’est-à-dire ceux devenus vacants à la suite de départs à la retraite, de décès ou de démissions enregistrés dans les différentes universités publiques. Cette décision vise à combler durablement les déficits notés dans certaines disciplines et à assurer une continuité dans la qualité de l’enseignement et de la recherche.

Le MERSI souligne, par ailleurs, que le processus de recrutement sera placé sous le signe de la transparence, du mérite et de la compétence, conformément aux orientations du Premier ministre. Les critères de sélection devraient ainsi garantir une évaluation objective des candidats, dans le respect des normes académiques et administratives en vigueur.

Ce recrutement massif marque une étape importante dans la mise en œuvre de la politique de redynamisation du système d’enseignement supérieur sénégalais. Il devrait non seulement renforcer le personnel académique, mais aussi contribuer à améliorer la qualité de la formation et de la recherche, dans un contexte où la demande d’accès à l’université ne cesse de croître.

Avec cette initiative, le gouvernement réaffirme sa volonté d’investir dans le capital humain et de consolider la place du Sénégal comme pôle régional de savoir et d’innovation.

Interdiction pour les enseignants de diriger les Associations de Parents d’Élèves : le ministre Guirassy tranche

Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a pris une décision qui marque un tournant important dans la gestion des relations entre les établissements scolaires et leurs communautés éducatives. Par une circulaire datée du 28 octobre 2025, il a interdit formellement aux enseignants d’occuper des postes de Président ou de Trésorier au sein de l’Association des Parents d’Élèves (APE) de l’établissement où ils exercent.

Dans ce document, le ministre souligne avoir constaté, dans plusieurs établissements d’enseignement moyen et secondaire, la présence d’enseignants à des postes clés au sein des bureaux des APE. Une situation qu’il juge inappropriée, car elle “crée des risques de conflits d’intérêts ou de collusion dans la mesure où le chef d’établissement exerce un pouvoir hiérarchique sur ces agents”. Pour Moustapha Mamba Guirassy, les Associations de Parents d’Élèves doivent collaborer avec l’administration scolaire dans un esprit de neutralité, d’indépendance et de transparence, des principes qu’une telle situation pourrait compromettre.

Le ministre estime également que la mainmise des enseignants sur les postes stratégiques des APE, souvent justifiée par le fait qu’ils ont leurs enfants inscrits dans le même établissement, va à l’encontre de la vocation première de ces associations. “L’accaparement de ces postes stratégiques par les enseignants de l’établissement peut compromettre la volonté d’ouvrir l’école à la communauté”, avertit-il, soulignant l’importance d’une participation effective et autonome des parents dans la vie scolaire.

Ainsi, la circulaire ministérielle précise qu’il est désormais interdit à tout enseignant d’exercer les fonctions de Président ou de Trésorier dans les APE de leur propre établissement, ou encore de représenter ces associations au sein du Conseil de Gestion de l’Établissement (CGE).

Pour assurer une application rigoureuse de cette mesure, le ministre a instruit les Inspecteurs d’Académie à faire preuve de vigilance. Ces derniers devront veiller à ce que tous les enseignants actuellement en fonction à ces postes démissionnent sans délai. Ils sont également tenus de rappeler systématiquement cette interdiction lors des procédures de renouvellement ou de mise en place des bureaux des APE et des CGE.

Les étudiants ressortissants de Mbadakhoune menacés d’expulsion faute de versement de leur subvention

Les étudiants originaires de la commune de Mbadakhoune, dans le département de Guinguinéo (région de Kaolack), vivent une situation de détresse qui pourrait compromettre leur avenir académique. Membres de l’Amicale des Élèves et Étudiants Ressortissants de la Commune de Mbadakhoune (AEERCOM), ils ont exprimé ce jeudi 30 octobre 2025 leur colère et leur profonde inquiétude face au retard prolongé dans le paiement de leur subvention communale. Cette aide financière, d’un montant global annuel de 3,6 millions de francs CFA, est pourtant essentielle pour assurer leurs besoins en logement, transport et matériel pédagogique.

Selon les représentants de l’amicale, toutes les démarches administratives ont été effectuées dans les règles et dans les délais impartis. Les dossiers ont été dûment déposés et validés par les autorités municipales de Mbadakhoune, avant d’être transmis à la trésorerie régionale de Kaolack. Cependant, le processus semble bloqué à ce niveau, sans qu’aucune explication officielle ne soit donnée. Une lenteur administrative que les étudiants jugent « incompréhensible » et « préjudiciable », d’autant plus qu’elle se répète chaque année.

« C’est un contrat annuel de 3 millions 600 mille francs CFA. Nous en avons assez d’attendre. Chaque fois, on nous dit que le traitement est en cours, mais rien ne se concrétise. Nous dépendons de cette subvention pour poursuivre sereinement nos études », a déclaré Sérigne Fallou Diène Faye, président de l’AEERCOM.

Pour beaucoup de ces jeunes, la situation a atteint un point critique. Certains sont menacés d’expulsion de leurs logements étudiants à Dakar, faute de pouvoir honorer leurs loyers. « Nous tardons à recevoir notre subvention, et si nous ne parvenons pas à payer notre loyer aujourd’hui, nous serons obligés de quitter les locaux de notre appartement dès demain », alerte le président de l’amicale. Il ajoute : « Nous lançons un appel urgent aux autorités compétentes afin qu’elles prennent cette situation au sérieux. C’est l’avenir d’une cinquantaine d’étudiants, actuellement en pleine période d’examens, qui est en danger. »

Face à ce désarroi, les étudiants demandent un déblocage immédiat des fonds promis par la commune, afin d’éviter une interruption de leurs études et des conséquences sociales irréversibles.

Du côté de la trésorerie régionale de Kaolack, aucune communication officielle n’a, pour l’instant, été faite pour expliquer les raisons de ce retard. En attendant, les étudiants de Mbadakhoune continuent de vivre dans la précarité, dans l’espoir que leur cri d’alarme soit entendu et que leurs droits à une aide publique déjà votée soient enfin respectés.

USSEIN : La colère monte, les étudiants menacent une grève générale pour le paiement de leurs bourses

La grogne estudiantine à l’Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass (USSEIN) a atteint un point critique. Ce jeudi, les étudiants de l’UFR Sciences Agronomiques, Élevage, Pêche-Aquaculture et Nutrition (SAEPAN) ont lancé un ultimatum aux plus hautes autorités du pays : le paiement immédiat de leurs bourses, impayées depuis plusieurs mois, sous peine de paralysie totale des cours.

Lors d’un point de presse tenu dans une ambiance électrique, les représentants des campus de Kaolack, Fatick et Kaffrine ont exprimé leur exaspération face à ce qu’ils qualifient « d’abandon total ».

« Nous sommes très en colère. Les bourses dépassent 500 000 francs, sans tickets de restauration ni prise en charge médicale », a dénoncé Aïssatou Diallo, étudiante en Licence 2 et porte-parole du mouvement.

Les étudiants ont interpellé directement le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre, Ousmane Sonko, ainsi que le ministre en charge des Bourses, Daouda Ngom. Ils accusent la Direction des bourses, le Rectorat et le CROUS de négligence et d’indifférence, malgré des promesses répétées de règlement non tenues.

Les conséquences de cette situation se font durement sentir au quotidien.

« Sans bourse, pas de ticket de restauration, pas de soins médicaux, pas de transport. La situation dans les campus est déplorable », a insisté Aïssatou Diallo, appuyée par Ousmane Niang, membre de l’Amicale des étudiants.

Face au silence des autorités, la menace est désormais claire. Les étudiants exigent le paiement intégral des bourses et des rappels, ainsi qu’une dotation en matériel pour ceux en phase de mémoire. Leur mot d’ordre est sans équivoque : « Pas de bourses, pas de cours ! »

Ils annoncent être prêts à déclencher une cessation totale et renouvelable des activités pédagogiques, incluant les Journées Scientifiques et Techniques, pour une durée initiale de 24 heures.

Cet avertissement sonne comme un appel pressant au gouvernement pour une solution urgente, afin d’éviter une crise majeure et de préserver la paix sociale au sein de l’USSEIN.

La balle est désormais dans le camp des autorités.

Mbadakhoun : Thierno Diallo présente le Daara en chantier aux pensionnaires

Le président de l’Association Nouvelle Vision de l’Éducation, de la Santé et de l’Action Humanitaire, Thierno Diallo dit “Bilal”, en collaboration avec son partenaire financier Elhadji Aboubacar Bop, a convié ce mercredi 22 octobre 2025 plus d’une centaine de pensionnaires du Daara à une visite guidée du chantier en cours.

L’objectif de cette initiative était de leur permettre de découvrir l’état d’avancement des travaux et de se projeter dans leur futur cadre de vie et d’apprentissage.

Au cours de la visite, Thierno Diallo “Bilal” a détaillé les différentes étapes du projet, soulignant les efforts consentis pour offrir des conditions d’accueil et d’éducation modernes aux talibés.

Les pensionnaires, visiblement enthousiastes, ont exprimé leur fierté et leur impatience de rejoindre ce nouvel espace.

Le Daara en construction symbolise la volonté de moderniser l’enseignement coranique tout en préservant les valeurs traditionnelles.

Selon M. Diallo, les travaux devraient être achevés dans les prochains mois, marquant une étape importante pour la communauté de Gokoré Peulh, dans la commune de Mbadakhoun.

Les futurs responsables du Daara ont lancé un appel à toutes les bonnes volontés — institutions, associations et particuliers — afin qu’ils contribuent à la réussite de cette initiative porteuse d’avenir.

Goudomp – Singuère Diola : un village renaît avec sa première école après des années d’exil

Le son des rires d’enfants a de nouveau envahi les ruelles sablonneuses de Singuère Diola. Après plus de deux décennies d’exode forcé à cause du conflit en Casamance, les habitants de ce petit village de la commune de Kaour, dans le département de Goudomp, célèbrent un symbole fort du retour à la vie : l’ouverture de leur première école élémentaire.

Cette réalisation a été rendue possible grâce au leadership du maire Sékhou Samb Ndiaye, qui a procédé, ce lundi 20 octobre 2025, à la réception officielle de deux (02) salles de classe entièrement construites.

L’initiative s’inscrit dans le cadre d’un partenariat fructueux entre la municipalité et le Programme de Développement Économique Communal (PDEC).

La cérémonie, présidée par les autorités locales, a réuni une foule nombreuse composée d’enseignants, d’élèves, de parents d’élèves et de notables du village. Tous sont venus témoigner leur reconnaissance pour cette œuvre qui vient renforcer les infrastructures scolaires de la localité.

Prenant la parole, le maire Sékhou Samb Ndiaye a réaffirmé son engagement en faveur de l’éducation :

« Parler peu mais travailler beaucoup, c’est notre credo. Ces deux salles de classe ne sont qu’un début. L’école est le socle du développement et nous continuerons à investir dans l’avenir de nos enfants », a-t-il déclaré, sous les applaudissements nourris de l’assistance.

Le représentant du PDEC a, de son côté, salué la qualité du partenariat avec la municipalité de Kaour et la rigueur dans l’exécution des travaux. L’entrepreneur, l’équipe municipale et la population ont également été félicités pour leur implication tout au long du processus.

Ces nouvelles infrastructures permettront d’améliorer considérablement les conditions d’apprentissage des élèves et de travail des enseignants, tout en réduisant la surcharge dans certaines classes.

Cette réception marque une étape importante dans la politique de développement local impulsée par la mairie de Kaour, qui fait de l’éducation une priorité.

L’initiative vient ainsi renforcer la dynamique communautaire autour d’un objectif commun : offrir à chaque enfant de Singuère Diola un cadre d’étude digne et propice à la réussite.

Kaolack – Éducation religieuse : Une association lance un projet de construction d’un daara et d’un lieu de culte pour accompagner les sérignes daaras

Dans un élan de solidarité et de soutien à l’éducation religieuse, une association dénommée « Association Nouvelle Vision de l’Éducation, de la Santé et de l’Action Humanitaire » a lancé un ambitieux projet de construction d’un daara moderne et d’un lieu de culte. L’objectif est d’accompagner les sérignes daaras dans leur noble mission de formation spirituelle et sociale des jeunes.

Selon le président de l’association, Thierno Diallo dit “Bilal”, ce projet vise à offrir de meilleures conditions d’apprentissage et d’hébergement aux talibés, tout en permettant aux maîtres coraniques d’évoluer dans un environnement plus digne et structuré.

« Nous voulons moderniser le daara tout en préservant nos valeurs religieuses et culturelles. C’est un devoir moral envers les enfants et les enseignants du Coran », a-t-il déclaré.

Le futur complexe comprendra des salles de classe équipées, un dortoir, un réfectoire, ainsi qu’une mosquée pouvant accueillir plusieurs centaines de fidèles. Il sera érigé à Gokoré, dans la commune de Mbadakhoun, une localité qui ne dispose actuellement d’aucune mosquée.

Pour la réalisation de ce projet, l’association bénéficie du soutien financier d’Elhadji Aboubacar Bop, un partenaire de longue date qui a contribué à la réussite de plusieurs initiatives portées par l’organisation.

Les sérignes daaras et la population de Gokoré Peulh ont salué cette initiative, soulignant qu’elle répond à un besoin urgent de modernisation des structures d’enseignement religieux, tout en respectant la tradition islamique sénégalaise.

Ce projet symbolise une nouvelle étape dans l’amélioration des conditions de vie et d’éducation dans les daaras, au service d’un islam de paix, de savoir et de solidarité.

Lors d’une récente cérémonie religieuse, Thierno Diallo “Bilal” a lancé un vibrant appel aux bonnes volontés, les invitant à soutenir toutes les initiatives à caractère religieux qui contribuent à la cohésion sociale et au développement spirituel du pays.

Il a également interpellé le président Bassirou Diomaye Faye, l’invitant à accompagner et encourager les porteurs de projets religieux œuvrant pour la paix, la solidarité et le renforcement des valeurs morales au sein des communautés.

Selon M. Diallo, de telles initiatives constituent un levier essentiel pour la stabilité et le développement durable du Sénégal, en favorisant l’unité nationale et la transmission des valeurs culturelles et spirituelles.

Université Gaston Berger : grève de 48 heures des travailleurs pour protester contre la suppression des quotas réservés à leurs enfants

À l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, le climat social s’est tendu ces derniers jours. Les travailleurs de l’établissement ont observé une grève de 48 heures, les jeudi 16 et vendredi 17 octobre 2025, pour dénoncer la suppression des quotas d’inscription réservés aux enfants du personnel universitaire. Cette décision, jugée injuste et brutale, a provoqué la colère des syndicats, qui parlent d’une attaque frontale contre les droits acquis de longue date par les travailleurs de l’université.

Selon les syndicalistes, cette mesure a déjà un impact concret : plus de 40 dossiers d’inscription sont actuellement bloqués, compromettant la rentrée universitaire des enfants concernés. Ibrahima Traoré, membre du syndicat des travailleurs de l’UGB, a décrit la situation comme alarmante. « Aujourd’hui, 24 dossiers sont en souffrance au niveau de notre rectorat. Il s’agit de 42 enfants de travailleurs qui risquent d’être exclus pour ne pas être inscrits. Nous affirmons que c’est injuste », a-t-il déclaré, dénonçant une situation qu’il qualifie de « honte » pour une institution censée promouvoir la justice et l’équité.

Les travailleurs estiment que l’université renie ses engagements et efface des avantages sociaux acquis de haute lutte. « Nous ne pouvons plus attendre, il n’y a pas d’autre démarche possible que celle de riposter », a insisté M. Traoré, avant de marteler : « Les acquis restent des acquis, nous ne ferons pas marche arrière. »

L’intersyndicale de l’Université Gaston Berger, qui regroupe les principales organisations de travailleurs, a ainsi décidé de paralyser le rectorat et le Centre des œuvres universitaires de Saint-Louis (Crous) pendant deux jours. L’objectif est de faire pression sur les autorités universitaires pour qu’elles reviennent sur leur décision et rétablissent les quotas réservés aux enfants du personnel.

Cette mobilisation met en lumière un malaise plus profond au sein des universités publiques sénégalaises, où les tensions sociales se multiplient sur fond de réformes administratives et budgétaires. Pour les syndicalistes, il ne s’agit pas simplement d’un privilège perdu, mais d’un symbole du respect dû aux agents qui, depuis des années, participent activement au fonctionnement et au rayonnement de l’université.

Alors que la grève a temporairement ralenti les activités de l’UGB, les travailleurs promettent de poursuivre leur combat si aucune solution n’est trouvée. Ils exigent un dialogue franc avec les autorités universitaires et le ministère de l’Enseignement supérieur afin de préserver ce qu’ils considèrent comme un droit légitime.

La rentrée universitaire, prévue dans les prochains jours, risque ainsi d’être perturbée si le conflit persiste, laissant planer une incertitude sur l’avenir des enfants concernés et sur la stabilité sociale au sein de l’Université Gaston Berger.

Nominations dans l’enseignement supérieur et la recherche : de nouveaux responsables à l’ANRSA et à l’ISBEA

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé à une série de nominations importantes dans le secteur de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Ces décisions, rendues publiques ce mercredi, interviennent dans un contexte de renforcement des structures académiques et scientifiques du pays.

Au niveau de l’Agence nationale de recherche scientifique appliquée (ANRSA), Monsieur Albinou Ndecky, maître de conférences titulaire, a été nommé secrétaire général de l’agence. Il succède à Monsieur Abdourahmane Tamba, qui a été admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite. Cette nomination s’inscrit dans la volonté de dynamiser la recherche scientifique appliquée et de renforcer la coordination des activités de l’agence. Parallèlement, Madame Fatimata Diallo, gestionnaire expérimentée, a été désignée présidente du Conseil de surveillance de l’ANRSA, en remplacement de Monsieur Moustapha Ndir. Ce changement à la tête du conseil de surveillance vise à assurer un meilleur suivi des orientations stratégiques de l’agence et à garantir une gouvernance efficace.

Dans le même esprit, l’Institut sénégalo-britannique de l’enseignement de l’anglais (ISBEA) connaît également un renouvellement à sa direction. Madame Marème Sarr, professeur d’enseignement secondaire, matricule de solde n°609251/Q, a été nommée directrice de l’institut. Elle prend la succession de Monsieur Arfang Dabo, qui a, lui aussi, été admis à faire valoir ses droits à la retraite. Cette nomination intervient dans le cadre du renforcement des capacités pédagogiques de l’ISBEA et de l’amélioration de l’enseignement de l’anglais au Sénégal. Par ailleurs, Monsieur Racine Dia, également professeur d’enseignement secondaire, a été porté à la présidence du Conseil d’administration de l’ISBEA, succédant à Monsieur Boubacar Siguiné Sy. Ce renouvellement à la tête du conseil d’administration vise à consolider la stratégie de développement de l’institut et à renforcer l’efficacité de sa gouvernance.

Éducation : Le SELS/Authentique déterre la hache de guerre contre l’État

Le Syndicat des Enseignants Libres du Sénégal/Authentique (SELS/Authentique) hausse le ton et appelle à deux jours de grève pour exiger le respect des accords signés en 2022.

Alors que l’année scolaire 2025-2026 s’ouvre dans un contexte national marqué par des crises sanitaires et climatiques, l’organisation syndicale tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué rendu public ce mardi 14 octobre à Rufisque, le SELS/Authentique demande aux autorités de « mettre fin au dilatoire » et d’honorer sans délai les engagements pris avec les syndicats représentatifs du secteur de l’éducation en mai 2022.

Une rentrée scolaire sous tension

Le démarrage de l’année scolaire s’effectue dans un climat difficile. Entre la fièvre de la Vallée du Rift, la maladie MPOX, les inondations et la remontée des eaux du fleuve, plusieurs localités sont sinistrées, certaines écoles restant encore occupées par des familles déplacées.

Le SELS/Authentique déplore « la lenteur des opérations » engagées par les pouvoirs publics pour assécher les zones touchées et rendre les établissements scolaires fonctionnels.

« À ce rythme, de nombreuses écoles risquent de connaître un retard dans le déroulement des programmes », avertit le syndicat, qui exhorte le gouvernement à mobiliser des moyens conséquents pour prévenir toute propagation de maladies en milieu scolaire.

Respect des accords : le syndicat exige des actes concrets

Le SELS/Authentique rappelle que les accords signés en mai 2022 vont bien au-delà des revalorisations salariales. Ils concernent notamment :

la révision du statut des enseignants décisionnaires (décrets 2006-392 et 74347) ; la fin de la surimposition sur les rappels et la réduction des lenteurs administratives ; la formation diplômante des chargés de cours ; la diligence dans le traitement des prêts DMC ; la revalorisation des indemnités d’examens (CFEE, entrée en 6e, BFEM) ; et le paiement des classes spéciales.

Le syndicat appelle également à l’ouverture de nouvelles négociations sur la retraite à 65 ans, la revalorisation des pensions et l’élargissement de l’imputation budgétaire aux enseignants retraités.

« L’État doit respecter la décision de la Cour suprême »

Dans un contexte national placé sous le signe du « Jub, Jubal, Jubanti », prônant intégrité et transparence, le SELS/Authentique interpelle directement les ministres de la Fonction publique, du Travail et de l’Éducation nationale.

Il leur demande de se conformer à l’arrêt n°10/2024 de la Cour suprême, qui annule l’arrêté du ministère du Travail relatif aux résultats des élections de représentativité syndicale dans le secteur de l’éducation.

Allègement pour les parents, inquiétudes sociales

Le syndicat salue les mesures prises par le ministère de l’Éducation nationale pour alléger les charges des parents d’élèves — notamment la gratuité des inscriptions à l’élémentaire et la réduction des frais dans le moyen-secondaire.

Toutefois, il dénonce les licenciements abusifs observés dans d’autres secteurs d’activité, appelant l’État à réintégrer les travailleurs injustement renvoyés.

« L’État est une continuité : les nouvelles autorités héritent aussi bien de l’actif que du passif social », rappelle le syndicat.

Appel à la mobilisation : deux jours de grève annoncés

Face à ce qu’il qualifie de manque de volonté politique, le SELS/Authentique invite ses membres à se mobiliser massivement selon le plan d’action suivant :

Mercredi 15 octobre : débrayage à partir de 9 heures ; Jeudi 16 octobre : grève totale.

Enfin, le syndicat prévient :

« Le gouvernement ne doit pas se cacher derrière un pacte de stabilité sociale. Il doit affronter ses responsabilités pour garantir une croissance inclusive et durable. »

Kaolack : Pape Demba Ndiaye alerte sur l’état dégradé des écoles à la rentrée

La rentrée scolaire s’ouvre dans des conditions préoccupantes à Kaolack. Entre bâtiments délabrés, salles de classe inondées et toitures endommagées, plusieurs établissements peinent à accueillir les élèves dans un cadre adéquat. Une situation que dénonce vigoureusement Pape Demba Ndiaye, coordinateur du parti En Marche pour la Renaissance du Sénégal (MPR) à Kaolack.

Selon M. Ndiaye, l’entretien et l’embellissement des écoles élémentaires relèvent de la compétence de la mairie. Il déplore l’absence de mesures concrètes prises avant la reprise des cours pour assurer un environnement d’apprentissage sain et sécurisé.

« On ne comprend pas pourquoi des efforts n’ont pas été faits avant la rentrée scolaire pour offrir un cadre idéal aux enfants », a-t-il regretté.

L’école élémentaire Amadou Tanor Dieng de Tabangoye illustre, selon lui, la situation alarmante que vivent de nombreux établissements de la commune. Des salles endommagées par les intempéries, des toitures arrachées et des cours envahies par les eaux : autant de signes d’un manque d’entretien chronique qui compromet le bon déroulement des activités pédagogiques.

Tout en pointant du doigt la mairie de Kaolack, le coordinateur du MPR élargit sa critique à l’État central. Il estime que le régime en place, dirigé par le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, ne manifeste pas suffisamment de volonté pour améliorer la situation de l’éducation dans la région. Il accuse par ailleurs certains responsables politiques locaux de privilégier les calculs électoraux au détriment des priorités sociales.

« Au lieu de travailler sur des projets d’envergure pour Kaolack, on assiste à des manœuvres politiciennes à l’approche des élections », déplore-t-il, citant notamment le directeur de la Caisse des Dépôts et Consignations, Fadilou Keïta.

Évoquant les récentes tensions entre le Pastef et son ancien allié Serigne Mboup, Pape Demba Ndiaye y voit la preuve d’un climat politique délétère qui détourne l’attention des véritables urgences de la population. Il appelle ainsi les habitants de Kaolack à « tourner le dos aux politiciens préoccupés par leurs ambitions personnelles » et à soutenir des acteurs porteurs d’« une vision claire de développement et d’un engagement sincère envers la communauté ».

Alors que les élèves reprennent le chemin de l’école, la question du cadre d’apprentissage reste entière. Les autorités locales et nationales sont désormais interpellées pour garantir aux enfants de Kaolack le droit fondamental d’étudier dans un environnement sûr et propice à leur épanouissement.

Enseignants décisionnaires : Moustapha Guirassy promet une solution avant le 1er janvier 2026

Lors de la conférence de presse du gouvernement tenue ce vendredi, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, est revenu sur la question des enseignants décisionnaires, un dossier qui suscite depuis plusieurs mois l’attention du G7 et de l’ensemble de la communauté éducative. Le ministre a assuré que ce dossier complexe serait définitivement réglé avant le 1er janvier 2026, apportant ainsi une perspective de clarté et de stabilité pour les enseignants concernés.

« Pour les enseignants décisionnaires, la directive est très claire : nous allons vider cette affaire avant le 1er janvier 2026 », a déclaré M. Guirassy, précisant qu’un décret sera signé dans les prochains jours pour formaliser et concrétiser cette mesure. Il a souligné que cette décision s’inscrit dans le cadre d’une volonté de règlement définitif et de respect des engagements pris dans le cadre du Pacte national pour l’éducation.

Le ministre a également lancé un appel aux syndicats, les invitant à privilégier le dialogue et la concertation afin de transformer « l’octobre rouge » décrété par le G7 en un « octobre rose », symbole d’apaisement et de coopération entre le gouvernement et les acteurs du secteur éducatif. Selon lui, l’esprit du Pacte national ne repose pas sur la confrontation, mais sur une volonté partagée de dépasser un passif ancien avec lucidité et générosité.

Cette annonce vise à rassurer les enseignants et à garantir que les mesures nécessaires seront prises pour résoudre durablement les problèmes liés aux enseignants décisionnaires, tout en préservant la stabilité du système éducatif sénégalais.

Éducation nationale : Moustapha Guirassy présente les avancées et projets stratégiques du ministère

Lors de la conférence de presse du gouvernement « Kàddu » tenue ce vendredi 10 octobre 2025, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a détaillé un ensemble de projets et d’initiatives en cours, soulignant les efforts du ministère pour renforcer la qualité et l’accessibilité de l’éducation au Sénégal.

Le ministre a d’abord mis l’accent sur l’enseignement des langues nationales, qui constitue un axe majeur de sa politique éducative. Huit langues nationales sont désormais enseignées dans les écoles publiques élémentaires à travers les douze académies régionales du pays. Deux nouvelles langues, le Balante et le Safi, ont récemment été intégrées au programme, ce qui témoigne de la volonté du ministère de valoriser la diversité linguistique sénégalaise et de mieux préparer les élèves à un environnement multiculturel. Parallèlement, l’enseignement de l’anglais au préscolaire sera progressivement généralisé, offrant ainsi aux jeunes élèves une ouverture sur le monde et renforçant leurs compétences linguistiques dès les premières années scolaires.

Sur le plan de l’alimentation scolaire, Moustapha Guirassy a rappelé que le ministère a désormais une politique claire en la matière. Il a précisé que l’adoption prochaine d’une loi viendra encadrer cette politique, conformément aux directives du Conseil interministériel. Cette mesure vise à garantir la santé et la sécurité des enfants, tout en contribuant à l’amélioration de la performance scolaire. L’accent est mis sur la qualité nutritionnelle des repas servis et sur l’importance d’un suivi rigoureux afin de répondre aux besoins alimentaires des élèves.

Concernant les daaras, le ministre a indiqué que les travaux des assises sont en cours et que leurs conclusions seront communiquées dans les prochains mois. Ces assises visent à moderniser et à mieux encadrer ces établissements traditionnels, en intégrant des programmes éducatifs adaptés tout en respectant leur dimension culturelle et religieuse. L’objectif est de renforcer la qualité de l’enseignement dispensé et de mieux protéger les droits des élèves.

En matière d’infrastructures scolaires, le ministre a annoncé l’ouverture de deux nouveaux LYNAQES en moins d’un an et la pose imminente de la première pierre de 46 collèges (CEM) et 46 écoles élémentaires, dont le financement est déjà sécurisé. Ces projets s’inscrivent dans une stratégie nationale de renforcement de l’offre éducative, permettant à davantage d’élèves d’accéder à des structures modernes et adaptées à leurs besoins. Le développement des infrastructures est également pensé pour réduire les disparités régionales et améliorer les conditions d’apprentissage.

Enfin, Moustapha Guirassy a évoqué le rôle essentiel de l’enseignement privé dans le système éducatif national et annoncé la tenue prochaine d’un symposium national à ce sujet avant la fin de l’année. Cette initiative vise à favoriser le dialogue entre le public et le privé, à soutenir les acteurs privés et à créer des synergies pour améliorer la qualité globale de l’éducation. Le ministre a insisté sur la nécessité d’accompagner le secteur privé et de l’intégrer pleinement dans les politiques éducatives nationales.

À travers ces annonces, le ministère de l’Éducation nationale confirme sa volonté de moderniser le système éducatif sénégalais, en valorisant la diversité linguistique, en assurant une meilleure nutrition pour les élèves, en améliorant les infrastructures scolaires et en renforçant la coopération avec le secteur privé. L’ensemble de ces mesures s’inscrit dans une démarche globale visant à garantir un accès équitable à une éducation de qualité pour tous les enfants du pays.

Rentrée scolaire 2025-2026 : une reprise réussie et pleine de symboles à Ndiaganiao

La rentrée scolaire 2025-2026 s’est déroulée dans un climat d’enthousiasme et de satisfaction sur l’ensemble du territoire sénégalais. Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, qui a présidé la cérémonie officielle à Ndiaganiao, dans le département de Mbour, s’est félicité du bon déroulement de cette reprise. Selon les chiffres communiqués, le taux de reprise s’élève à 86 % dans le primaire et à 84 % dans les collèges et lycées, traduisant un engagement fort de tous les acteurs de la communauté éducative.

La cérémonie s’est tenue à l’école privée catholique Marie Médiatrice, un établissement qui compte près de 600 élèves. Dans une ambiance à la fois solennelle et joyeuse, le ministre a salué l’esprit de discipline et de responsabilité qui a marqué cette journée d’ouverture. Le choix de Ndiaganiao pour abriter cette cérémonie revêtait une signification particulière. « Célébrer la rentrée à Ndiaganiao revêt une portée particulière : c’est ici que le Président Bassirou Diomaye Faye a effectué ses premières années d’apprentissage », a rappelé Moustapha Mamba Guirassy dans les colonnes du quotidien Libération.

En visitant la classe où le chef de l’État a fait ses débuts scolaires, le ministre a souligné le caractère symbolique de cette visite. Selon lui, le parcours de Bassirou Diomaye Faye illustre parfaitement la capacité de l’école sénégalaise à révéler des talents exceptionnels, même dans les zones rurales. Il a insisté sur le fait que chaque élève, où qu’il soit au Sénégal, peut rêver grand et réussir grâce à l’éducation, pilier fondamental du développement national.

Pour le ministre Guirassy, ces taux de reprise élevés témoignent du dévouement et du sens du devoir des enseignants, mais aussi de la confiance renouvelée des parents envers l’école publique et privée. Il a rendu hommage à tous les acteurs de l’éducation, rappelant que leur engagement collectif fait de l’école « le cœur battant de la République, enracinée dans ses valeurs et tournée vers l’avenir ».

La rentrée 2025-2026 apparaît ainsi comme un moment fort dans la consolidation des acquis du système éducatif sénégalais. Elle symbolise non seulement la continuité des efforts entrepris par les autorités pour améliorer la qualité de l’enseignement, mais aussi une reconnaissance des potentialités de chaque région du pays. En choisissant Ndiaganiao, le gouvernement a voulu envoyer un message d’espoir et de proximité, soulignant que l’excellence éducative ne dépend pas du lieu de naissance mais de la détermination et du travail.

Cette rentrée, au-delà des chiffres, incarne une véritable dynamique nationale pour une école plus performante, plus inclusive et plus ancrée dans les valeurs républicaines. Elle ouvre une nouvelle page dans l’histoire de l’éducation au Sénégal, une page tournée vers l’avenir, portée par la volonté collective de bâtir un système éducatif à la hauteur des ambitions du pays.

‎Bonne nouvelle pour les élèves de Sebikotane !

À partir de cette année, tous les élèves du primaire inscrits dans les écoles publiques de Sebikotane sont exemptés de l’achat de fournitures scolaires.

‎La commune, qui avait l’habitude de distribuer des fournitures aux écoles, a décidé de changer d’approche. Désormais, chaque élève du primaire dans le public recevra directement un sac et des fournitures scolaires.

‎Au total, ce sont 5 040 élèves qui bénéficieront de cette mesure.

‎ Cette initiative vise à promouvoir l’équité sociale en allégeant les charges des parents et en facilitant l’accès à l’éducation pour tous.

Rufisque/Rentrée scolaire : Remise de fournitures scolaires aux 09 écoles de Rufisque ouest.

Ce jeudi 09 octobre , le maire de la commune de Rufisque ouest Mme Astou GUEYE par le biais de son adjointe Mme Ya Fatou NDIAYE à effectué une visite dans les établissements de la commune.

‎A travers cette visite, le maire a remis des fournitures d’une valeur de 15 millions dans les 09 établissements de la commune .

‎Ces fournitures vont être dispatcher en fonction des effectifs par classe.
‎Un élan de solidarité qui va soulager significativement les parents d’élèves et à promouvoir l’équité sociale

‎L’adjointe au maire a aussi soulever les perspectives auxquelles la commune se penche pour citer: le pavage de toutes les écoles de la commune et la lancinante question du lycée de la commune de Rufisque ouest.

‎Pour conclure Mme Ya Fatou NDIAYE a remerciée les partenaires qui accompagne la commune : La sococim, Madar et le groupe Layousse.

Rufisque/Rentrée scolaire : Remise de fournitures scolaires aux 09 écoles de Rufisque ouest.

Rentrée scolaire 2025-2026 : plus de 4,5 millions d’apprenants reprennent le chemin de l’école au Sénégal

Ce mercredi matin, les cours ont officiellement repris sur l’ensemble du territoire national, marquant le début de l’année scolaire 2025-2026. Des milliers d’écoles, de collèges, de lycées et d’universités ont rouvert leurs portes pour accueillir près de 4,5 millions d’apprenants, élèves et étudiants confondus. Cette rentrée, très attendue, symbolise le retour à la vie scolaire après plusieurs semaines de vacances, mais aussi le lancement d’une nouvelle étape pour le système éducatif sénégalais.

À cette occasion, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a adressé un message à la nation à travers son compte X (ancien Twitter). Le chef de l’État a présenté ses vœux de réussite à l’ensemble de la communauté éducative, composée des élèves, enseignants, parents, personnels administratifs et partenaires du secteur. « Je souhaite une excellente année scolaire 2025-2026 à tous les acteurs du système éducatif », a écrit le Président, avant de rappeler les grands principes qui guideront cette nouvelle année : « l’équité, la qualité et la transformation humaniste de l’école ».

Ce message présidentiel s’inscrit dans la continuité de la politique éducative portée par l’Agenda national de transformation – Vision Sénégal 2050, qui vise à moderniser l’école publique et à en faire un levier essentiel du développement du pays. Le Président Diomaye Faye a insisté sur la nécessité de « poursuivre la refondation de notre école publique pour offrir à chaque enfant et à chaque jeune les meilleures conditions d’apprentissage, d’inclusion et d’épanouissement ».

Dans un contexte marqué par des réformes structurelles engagées depuis plusieurs mois, cette rentrée revêt un caractère particulier. Elle se déroule sous le signe de la confiance et de la mobilisation de tous les acteurs pour une école plus performante, plus inclusive et davantage tournée vers les défis du monde contemporain.

Le message du Président s’est conclu sur une note de proximité et d’encouragement : « Bonne rentrée à toutes et à tous ! », a-t-il lancé, saluant l’engagement et le dévouement de celles et ceux qui œuvrent chaque jour pour l’éducation des enfants et la réussite de la jeunesse sénégalaise.

Éducation : le G7 lance « Octobre Rouge » pour exiger la révision du statut des décisionnaires et la fin de la surimposition des rappels

Le G7, regroupant les sept syndicats les plus représentatifs du secteur de l’éducation au Sénégal, a annoncé le lancement d’une campagne de mobilisation nationale baptisée « Octobre Rouge », prévue pour démarrer le 8 octobre 2025. Cette initiative intervient dans un contexte de tensions persistantes entre le corps enseignant et le Gouvernement concernant le passif social et l’application des accords conclus lors des précédentes négociations.

Dans un communiqué publié ce mardi 7 octobre, le G7 rappelle avoir pris note des recommandations issues du conseil interministériel du 3 octobre 2025 et invite les autorités à régler de manière définitive plusieurs points, jugés cruciaux pour la stabilité du système éducatif. Les syndicats exigent notamment la révision immédiate du statut des enseignants non fonctionnaires, communément appelés décisionnaires, à travers la signature des décrets modifiant les textes 2006-392 et 74-347. Ils réclament également la fin de la surimposition des rappels dus aux enseignants, ainsi que la convocation sans délai du Comité de suivi des accords et l’ouverture de nouvelles négociations sur les questions émergentes.

Le G7 met aussi l’accent sur le parachèvement de la Formation diplômante universelle (FDU) pour les enseignants dans les différentes institutions concernées, notamment la FASTEF, l’INSEPS, le CNEPS, l’ENSEPT et les CFRPE. Selon les syndicats, cette formation constitue un élément essentiel pour assurer un enseignement de qualité et valoriser le personnel éducatif.

Dans son communiqué, le G7 dénonce avec force l’inertie observée dans la mise en œuvre de plusieurs accords, touchant des aspects aussi variés que l’habitat social, la réforme des retraites, la digitalisation des procédures administratives, le paiement des indemnités des classes spéciales dans les EFA, le relèvement des budgets des établissements scolaires, ainsi que le paiement des indemnités aux intervenants extérieurs des CRFPE pour les promotions 2023-2024 et 2024-2025. Le syndicat souligne que ces retards compromettent la stabilité et l’efficacité du système éducatif, et appelle le Gouvernement à faire de l’école une véritable priorité nationale en procédant à l’apurement complet des accords et au respect strict des engagements pris.

Pour obtenir satisfaction, le G7 a mis en place un plan d’action concret. À partir du 8 octobre 2025, un mois dit « Octobre Rouge » débutera avec le port de brassards rouges par les enseignants, symbole de protestation et d’avertissement, visant à rappeler l’urgence de la signature des décrets relatifs à la révision du statut des décisionnaires, à la bonne tenue de la FDU et à la cessation de la surimposition des rappels. Une conférence de presse est également programmée le 10 octobre pour présenter les actions à venir et les modalités de mobilisation sur le terrain.

Enfin, le G7 adresse ses vœux de bonne rentrée scolaire 2025-2026 à l’ensemble du personnel administratif, aux enseignants et aux élèves, tout en exprimant l’espoir que ces actions permettront de concrétiser des avancées significatives sur le plan syndical et d’améliorer les conditions de travail dans le secteur de l’éducation, au bénéfice de l’école et de tous ses acteurs.

MEN/Rentrée scolaire : Visite du Ministre GUIRASSI…

‎À l’occasion de la rentrée scolaire, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a effectué ce lundi 6 octobre 2025, une visite dans plusieurs écoles et établissements scolaires de la région de Dakar une occasion de d’apprecier la mobilisation des enseignants et les encourager dans leur mission.
‎Commencant de la Case des Tout-petits de Mermoz au lycée Galandou Diouf, en passant par l’école Sainte-Bernadette, Pikine pour finir au lycée Moderne de rufisque, le ministre a tenu à féliciter les enseignants pour leur engagement et leur sens du devoir. Il a rappelé le rôle déterminant qu’ils jouent dans la formation du capital humain, socle du développement national.
‎Au-delà des encouragements, Moustapha Guirassy a appelé ses « soldats » de l’éducation à faire preuve de créativité et d’imagination dans l’accomplissement de leur mission pédagogique. « L’école doit rester un espace vivant, ouvert et inspirant, où chaque enseignant apporte une valeur ajoutée à la réussite des élèves », a-t-il déclaré.
‎Le ministre est aussi revenu sur la décision d’interdiction du téléphone portable au sein des établissements .
‎ »ces décisions vont dans le sens de protéger nos enfants contre toutes formes de menace pouvant sapée sa concentration et son dévouement aux études ».

MEN/Rentrée scolaire : Visite du Ministre GUIRASSI...

PLANET 3 : le Sénégal entre dans une nouvelle ère numérique de l’éducation

Lancée officiellement à Dakar, la plateforme de gestion éducative PLANET 3 marque une révolution dans le pilotage du système scolaire, en plaçant le numérique au cœur de la gouvernance et du suivi pédagogique.

Le Sénégal franchit une étape majeure dans la modernisation de son système éducatif. Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a procédé, vendredi à Dakar, au lancement officiel de PLANET 3, une plateforme numérique de gestion intégrée des écoles et établissements. Conçue par les ingénieurs du ministère, cette innovation se veut, selon lui, « une rupture fondamentale, un changement radical de paradigme » dans la manière de concevoir et de gérer l’éducation.

Une révolution numérique dans la gouvernance éducative

Avec PLANET 3, le ministère ambitionne de faire passer le système éducatif « d’un modèle figé, fragmenté et cloisonné » à une société éducative connectée, fluide et participative.

Cette plateforme offre à chaque acteur — inspecteurs, chefs d’établissement, enseignants, élèves et parents — une interface personnalisée et un accès en temps réel aux données essentielles.

Moustapha Guirassy a insisté sur les gains attendus : « PLANET 3 permettra de réduire les charges administratives, de redonner aux enseignants le temps précieux nécessaire pour se consacrer à leur mission pédagogique et à l’innovation. »

L’outil devient désormais la norme nationale en matière de gestion scolaire, a précisé le ministre, qui y voit un levier pour renforcer la transparence, la traçabilité et la performance dans tout le système éducatif.

Une expérience concluante au lycée Lamine Guèye

Déjà expérimentée au lycée Lamine Guèye de Dakar, la plateforme a donné des résultats jugés prometteurs.

La proviseure, Marème Ba Fall, a salué « la suppression des cahiers de texte et registres d’absence », la sécurisation des archives ainsi que le suivi en temps réel de l’assiduité et des progrès des élèves. Elle a également souligné la capacité du système à identifier rapidement les apprenants en difficulté pour organiser une remédiation ciblée.

Des défis persistants à relever

Malgré ces avancées, des obstacles demeurent. Mme Fall a pointé du doigt les problèmes de connexion instable, le manque d’équipements informatiques et les difficultés d’accès en période d’affluence, autant de défis à résoudre pour garantir une adoption fluide et équitable.

L’appui et les recommandations de l’UNESCO

Présent à la cérémonie, le directeur régional de l’UNESCO, Dimitri Sagna, a salué cette initiative qu’il qualifie de « grande avancée », estimant que le Sénégal est « déjà dans l’ère du numérique ». Il a toutefois exhorté les autorités à corriger les disparités d’accès, notamment dans les zones rurales, afin que PLANET 3 profite à l’ensemble du territoire national.

Sénégal – Rentrée scolaire 2025 : les enseignants décisionnaires brandissent la menace d’une année sous tension

La rentrée scolaire 2025 s’annonce particulièrement mouvementée. Selon Walf Quotidien, le collectif « Solutions pour les décisionnaires » a annoncé le port de brassards rouges dès le début des cours, en signe de protestation contre l’État. Le mouvement entend dénoncer ce qu’il qualifie de discrimination persistante dans le traitement des enseignants décisionnaires.

Lors d’un point de presse tenu au siège du Sudes, à la Cité Soprim, le coordinateur du collectif, Adama Ndiaye, a averti :

« L’année scolaire risque d’être perturbée si l’on n’y prend garde. Nous avons décidé de décréter l’opération Tolérance zéro contre le gouvernement pour la signature des décrets de notre intégration dans la fonction publique. »

Les enseignants décisionnaires, qui exercent souvent depuis de longues années sans bénéficier du statut de fonctionnaire, dénoncent une injustice salariale et sociale.

« Nous ne pouvons pas comprendre qu’il y ait une discrimination entre agents qui accomplissent le même travail. Pourquoi un enseignant décisionnaire travaille toute sa vie pour se retrouver à la retraite avec une pension de 70 000 francs ? C’est injuste », a fustigé M. Ndiaye.

La signature immédiate des décrets d’intégration dans la fonction publique ; L’allongement de l’âge d’entrée dans la fonction publique, de 35 à 40 ans ; La prolongation de l’âge de la retraite à 65 ans ; La réforme de la loi 26-62 du 7 juillet 1962, modifiée en 1997, portant Code du travail ; Le reversement des décisionnaires au Fonds national de retraite (FNR).

Malgré la gravité de leurs revendications, Walf Quotidien note que le collectif n’a pas sollicité de rencontre avec les autorités, préférant maintenir la pression à travers son plan d’action. Une posture qui entretient un climat d’incertitude à la veille de la reprise des cours.

Dans un contexte où le gouvernement a récemment multiplié les annonces de réformes dans le secteur de l’éducation, cette nouvelle fronde risque de fragiliser davantage un système scolaire déjà éprouvé par les grèves récurrentes.

Si aucune issue n’est rapidement trouvée, l’année scolaire 2025-2026 pourrait être compromise, avec le spectre d’un bras de fer prolongé entre l’État et les enseignants décisionnaires.

Rentrée scolaire 2025-2026 : le gouvernement met en place un plan d’urgence pour sauver l’éducation

À quelques jours de l’ouverture officielle des classes, le gouvernement sénégalais a dévoilé un ambitieux plan d’urgence destiné à garantir une rentrée scolaire, universitaire et professionnelle apaisée et efficace. La porte-parole du gouvernement, Marie Rose Faye, a annoncé vendredi à Dakar que le Premier ministre Ousmane Sonko a validé un ensemble de mesures couvrant le recrutement, les infrastructures, la digitalisation de l’enseignement et la gouvernance du secteur éducatif.

Au cœur de ce plan figure un important effort de renforcement du personnel enseignant. Le gouvernement prévoit le recrutement immédiat de 500 enseignants-chercheurs et 200 vacataires, en plus de la prise en charge des membres de la promotion 2025 du concours de recrutement des élèves-maîtres, dont la formation débutera en 2026. Cette initiative vise à réduire le déficit criant en personnel qualifié dans les écoles et universités du pays.

Sur le plan des infrastructures, l’exécutif annonce la construction de nouveaux lycées nationaux « de qualité » dès le mois d’octobre. Un programme spécifique sera déployé à Touba, en partenariat avec les autorités religieuses locales, afin de répondre à la forte demande d’espaces scolaires dans cette ville en constante expansion démographique. La finalisation des établissements prévus dans le cadre du Plan Diomaye pour la Casamance est également inscrite comme une priorité immédiate.

Le gouvernement met par ailleurs un accent particulier sur l’innovation et la transformation digitale de l’éducation. La Stratégie du numérique pour l’éducation 2025-2029 sera accélérée. Elle prévoit la formation de 105 000 enseignants au numérique et à l’intelligence artificielle, ainsi que la distribution de 5 000 ordinateurs portables aux élèves des séries scientifiques afin de stimuler l’apprentissage des disciplines technologiques et scientifiques.

Parmi les réformes annoncées, figure aussi la suppression du concours d’entrée en sixième, jugé obsolète et inégalitaire. L’exécutif entend remplacer ce dispositif par une évaluation continue et équitable des acquis. En parallèle, des concours nationaux de mathématiques et de disciplines scientifiques seront organisés pour valoriser l’excellence scolaire. Une mesure sociale d’envergure a également été adoptée : la régularisation de tous les élèves sans actes de naissance d’ici au 31 décembre 2025, afin de garantir à chaque enfant son droit fondamental à l’éducation.

Ousmane Sonko a par ailleurs insisté sur la nécessité d’associer la jeunesse aux grands événements internationaux. Les écoles et universités sénégalaises prendront part activement aux Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar 2026, afin de renforcer le lien entre éducation, sport et citoyenneté.

Enfin, le gouvernement promet un renforcement du dialogue social avec les syndicats d’enseignants pour prévenir les tensions récurrentes qui perturbent le calendrier scolaire. Un symposium national sera organisé sur l’avenir de l’enseignement privé, dans le but de mieux encadrer ce secteur en pleine croissance. En soutien à l’ensemble de ces initiatives, un fonds national dédié à la construction, à l’équipement et à la maintenance des écoles est en cours de création afin d’assurer une politique éducative durable et pérenne.

Rentrée scolaire 2025-2026 : Bassirou Diomaye Faye exige une école de qualité et des réformes structurelles

À quelques jours de la rentrée scolaire, le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a rappelé, lors du Conseil des ministres tenu hier au palais, l’urgence de garantir une école de qualité et de moderniser en profondeur le système éducatif sénégalais.

Selon la secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée des Relations avec les institutions et porte-parole du gouvernement, Marie Rose Khady Fatou Faye, le chef de l’État a insisté sur le respect scrupuleux du calendrier scolaire, fixé au 6 octobre 2025 pour les enseignants et au 8 octobre 2025 pour les élèves. Il a instruit le gouvernement à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer le bon déroulement des enseignements et apprentissages sur l’ensemble du territoire national.

Le président a rappelé au Premier ministre la priorité d’accélérer la mise en œuvre du Programme national de résorption des abris provisoires, avec la réalisation de constructions scolaires modernes et l’équipement des établissements. Une initiative qui vise à offrir un cadre d’apprentissage digne et sécurisé aux élèves.

Autre axe majeur : la régulation optimale des frais d’inscription et de scolarité dans les écoles publiques et privées. Le chef de l’État a également appelé à approfondir la réflexion sur le système des cantines scolaires, dans une logique de cohésion sociale et de solidarité nationale, afin de soutenir les familles et améliorer les conditions de scolarité.

Le président Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé son attachement à une école ouverte sur les évolutions du monde. Il a demandé que les programmes de formation soient davantage adaptés à l’ère du numérique, des sciences et technologies, tout en renforçant l’enseignement des langues nationales et étrangères.

Concernant le climat social dans le secteur éducatif, il a exhorté le gouvernement à veiller au suivi rigoureux des accords conclus avec les syndicats d’enseignants et à entretenir un dialogue permanent pour préserver la stabilité du système. En outre, il a demandé une évaluation prospective des résultats des examens et concours, assortie de propositions consensuelles et pragmatiques pour améliorer leur organisation.

Fondation Endeavour : une Rentrée Solidaire au service de l’éducation et de l’égalité des chances

La Fondation Endeavour a organisé, ce samedi, sa Rentrée Solidaire simultanément sur son site de Sabodala-Massawa et au bureau de Dakar. Cet événement annuel illustre l’engagement du Groupe Endeavour, à travers sa fondation, en faveur de l’éducation, de l’égalité des chances et du développement humain.

Véritable moment fédérateur, la Rentrée Solidaire rassemble les collaborateurs du Groupe, les communautés locales et les partenaires institutionnels autour d’un objectif commun : investir dans les générations futures.

« Ne laisser personne de côté »

À cette occasion, Djaria Traoré, Vice-Présidente Exécutive, Opérations et ESG, a rappelé le sens de cette initiative :

« La rentrée scolaire est un moment fort pour les familles, mais aussi une source d’inquiétude, surtout en milieu rural face aux charges financières. Pour la Fondation Endeavour, c’est plus qu’un moment symbolique : c’est l’occasion de réaffirmer un principe très clair – ne laisser personne de côté. »

Trois programmes pour un même idéal

Depuis son lancement en 2022, la Rentrée Solidaire a accompagné plusieurs centaines d’enfants et de jeunes au Sénégal, de la petite enfance aux études supérieures, à travers trois programmes phares :

Les “Pépites d’Or” : chaque année, ce programme récompense les enfants de collaborateurs ayant obtenu un diplôme (CEPE, BEPC, BAC). En 2025, 165 enfants ont été distingués, portant à 462 bénéficiaires depuis 2022. Jeunes Filles en Scolarité : pour prévenir le décrochage scolaire, notamment en milieu rural, la Fondation attribue des bourses de quatre ans à de jeunes collégiennes issues de ses zones d’impact. Cette année, 20 jeunes filles ont bénéficié de ce soutien, soit 37 depuis 2022. Élites de demain : destiné aux étudiants prometteurs des communautés hôtes, ce programme combine bourses universitaires et stages dans les mines du Groupe. Lancé en 2022, il soutient actuellement 46 étudiants, dont 4 Sénégalais originaires des villages proches de Sabodala, inscrits dans des universités de renom au Sénégal et au Ghana.

Kaolack – CDD préparatoire : les autorités éducatives et administratives à pied d’œuvre pour une bonne rentrée scolaire

À l’approche de la rentrée scolaire 2025-2026, les autorités administratives, les responsables de l’éducation de l’IEF de Kaolack commune et département, les élus locaux ainsi que les partenaires communautaires se sont réunis ce mardi 30 septembre 2025 lors du Conseil de Développement de District (CDD). Cette rencontre avait pour objectif de faire le point sur les préparatifs, relever les défis et coordonner les efforts afin d’assurer une rentrée apaisée et réussie.

« Il s’agit, dans un premier temps, de faire le bilan de l’année écoulée, mais le plus important était de voir les dispositions à prendre pour que les établissements soient fonctionnels dès le premier jour de l’année scolaire. Au cours de ce déplacement, nous avons relevé certaines difficultés qui méritent d’être portées à l’attention des plus hautes autorités, mais aussi d’autres qui peuvent être prises en charge localement par une mutualisation des efforts », a expliqué Latyr Ndiaye, préfet du département de Kaolack.

Il a insisté sur le manque de salles de classe, de personnel et de tables-bancs. « Nous avons également constaté les effets de l’hivernage : beaucoup d’établissements sont délabrés, ce qui rend obligatoire le lancement de travaux de réhabilitation pour les rendre fonctionnels », a-t-il ajouté.

Le préfet a aussi soulevé la problématique des inondations. « Beaucoup d’établissements sont envahis par les eaux pluviales. La situation a été soumise aux sapeurs-pompiers qui ont déjà commencé les opérations de pompage. Nous pensons que d’ici le 8 octobre 2025, la situation va sensiblement s’améliorer. Mais nous restons préoccupés, car l’hivernage n’est pas encore terminé et de nouvelles pluies pourraient survenir », a-t-il souligné.

Par ailleurs, des actions de désherbage et de nettoiement sont prévues, en partenariat avec les communautés locales et les services techniques tels que le Cadre de vie et la Sonaged, déjà organisés autour d’un plan d’action qui démarre dès demain.

Le contexte sanitaire a également été au centre des échanges, avec des risques d’épidémies comme le Mpox et la fièvre de la Vallée du Rift, dont des cas ont déjà été confirmés au Sénégal. Le médecin-chef de région a sensibilisé sur les symptômes, les mesures de prévention et la prise en charge. Les autorités éducatives ont été invitées à intensifier la sensibilisation dans les établissements scolaires.

Ce CDD a permis de dresser un état des lieux complet des préparatifs de la rentrée scolaire 2025-2026. Les recommandations issues de cette rencontre serviront de feuille de route aux différents acteurs, avec pour objectif principal de garantir une rentrée réussie, inclusive et équitable pour tous les élèves.

Détournement présumé de 30 millions au CUSEMS : Ndongo Sarr confirme le retrait et accuse le Trésorier de blocage

La polémique autour d’un présumé détournement de 30 millions de francs CFA continue d’agiter le Cadre unitaire des enseignants du moyen secondaire (CUSEMS). Après les accusations du Trésorier national Aliou Diouf, qui évoquait un « décaissement frauduleux », le Secrétaire général Ndongo Sarr a brisé le silence. Dans un communiqué publié le 27 septembre, il a confirmé le retrait de la somme tout en en donnant les justifications, renvoyant la responsabilité de la crise vers le Trésorier.

« Je confirme le retrait », a-t-il déclaré sans détour, précisant que cette décision était dictée par le refus du Trésorier d’exécuter des dépenses pourtant budgétisées et ordonnées par le Secrétaire général, un refus dûment constaté par procès-verbal d’huissier. Selon Ndongo Sarr, ce blocage a progressivement paralysé le fonctionnement du syndicat. Il cite en exemple la privation d’internet pendant près de deux mois au siège, l’absence de règlement des factures et le non-paiement du personnel fin août. « Le Trésorier a délibérément refusé depuis fin juillet de s’acquitter correctement de son rôle. L’objectif étant très clair : bloquer le syndicat et empêcher la tenue du congrès », a-t-il accusé.

Face à cette situation, le Secrétaire général assure avoir agi conformément aux textes du syndicat. Il rappelle que l’article 16 du règlement intérieur dispose que le Secrétaire général est le responsable moral de l’organisation et qu’il ordonne toutes les dépenses. Fort de cette disposition, Ndongo Sarr affirme avoir pris la responsabilité de remplacer le Trésorier par son adjoint pour assurer la continuité des activités.

Concernant le montant du retrait, il explique qu’un budget de 25 millions avait été voté par le Conseil syndical pour l’organisation du congrès. À cette somme, cinq millions supplémentaires ont été ajoutés pour couvrir les besoins de fonctionnement du directoire jusqu’à la fin du mandat. « Chaque franc dépensé sera justifié », promet-il, insistant sur sa volonté de transparence.

Ce bras de fer financier met en lumière une fracture profonde au sein du CUSEMS, entre un Trésorier qui dénonce une gestion opaque et un Secrétaire général qui invoque la légitimité statutaire de ses décisions. Les deux camps s’accusent mutuellement de mettre en péril la stabilité et la crédibilité du syndicat, à un moment où la base enseignante attend des réponses concrètes à ses revendications sociales et professionnelles.

Détournement présumé de 30 millions de F CFA au CUSEMS : le Trésorier national Aliou Diouf charge le Secrétaire général

Un climat de crise secoue le Cadre Unitaire des Enseignants du Moyen Secondaire (CUSEMS). Au cœur de la polémique, un présumé détournement de 30 millions de F CFA qui oppose le Trésorier général national, Aliou Diouf, au Secrétaire général national, Ndongo Sarr. Dans un communiqué rendu public ce 28 septembre 2025, Aliou Diouf a livré sa version des faits, en pointant directement la responsabilité de son collègue.

Selon lui, « le décaissement frauduleux est bel et bien avéré », et le Secrétaire général serait à l’origine de plusieurs pratiques financières douteuses. Revenant sur la chronologie des événements, il affirme avoir honoré toutes les factures et payé les salaires à la fin du mois de juillet, contrairement aux justifications avancées par Ndongo Sarr, qui parlait de difficultés liées à la connexion internet et à l’électricité. Le Trésorier soutient que le véritable blocage est intervenu le 27 août, lorsque le Secrétaire général aurait procédé, avec la complicité de la banque, à un changement de signatures, l’empêchant ainsi d’agir sur les comptes du syndicat.

Aliou Diouf met particulièrement en cause un retrait de cinq millions de francs, jugé injustifié au regard du fonctionnement habituel du CUSEMS. « Le fonctionnement mensuel ne dépasse guère 3 500 000 F. Dès lors, pourquoi avoir retiré cinq millions ? », s’interroge-t-il. Il révèle également que le Secrétaire général aurait cumulé les fonctions d’ordonnateur et de comptable, allant jusqu’à effectuer lui-même un versement de quatre millions de francs à Magic Land, une opération qu’il considère comme suspecte.

C’est dans ce contexte qu’il explique avoir suspendu les décaissements, invoquant la nécessité de clarifier les rôles et de prévenir toute dérive financière. « Comment peut-il alors me reprocher de ne pas avoir versé les salaires à la fin du mois d’août ? De quelles ressources aurais-je pu disposer dans ces conditions ? », dénonce-t-il.

La situation reste critique, puisque malgré le retrait des cinq millions, ni les salaires ni les indemnités du mois d’août n’ont été réglés. Les loyers des sièges du syndicat à Mbour, Thiès et Fatick demeurent également impayés, aggravant le malaise au sein de la structure.

Aliou Diouf conclut en réaffirmant sa légitimité, rappelant que son mandat de Trésorier national découle du congrès électif, tout comme celui du Secrétaire général. Il assure n’avoir été consulté pour aucun décaissement ni émission de chèques liés aux activités du congrès ou aux dépenses de septembre, laissant entendre que les procédures financières ont été volontairement contournées.

Cette confrontation ouverte met en lumière une crise interne majeure au CUSEMS, avec des accusations graves qui menacent la cohésion du syndicat. Elle pose également la question de la transparence dans la gestion des ressources financières, dans un contexte où les enseignants attendent des réponses claires sur l’utilisation des fonds censés servir leurs intérêts.

Rentrée scolaire 2025-2026 : Kaolack fait face à un déficit de près de 400 enseignants et à des établissements inondés

À l’approche de la rentrée scolaire 2025-2026, la région de Kaolack se prépare dans un contexte difficile. Le gouverneur Mouhamadou Moctar Watt a révélé, jeudi 25 septembre, que l’Inspection d’Académie doit combler un déficit de 396 enseignants pour assurer une rentrée dans des conditions acceptables.

Selon le gouverneur, ce manque se répartit en 276 enseignants pour le préscolaire et l’élémentaire, et 120 pour le moyen secondaire. Malgré un effort exceptionnel de recrutement de près de 2 000 enseignants par l’État, le besoin reste criant. « Nous avons un déficit de 276 enseignants pour le préscolaire et l’élémentaire. Et pour ce qui est du moyen secondaire, ce déficit s’établit à 120 enseignants », a-t-il précisé.

Pour faire face à cette situation, des stratégies d’adaptation ont été proposées. Parmi elles figurent la réaffectation de certains chefs d’établissement afin qu’ils reprennent les classes, ainsi que le recours aux classes multigrades. « Dans un premier temps, nous avons rendu compte à la hiérarchie nationale. Mais, au niveau régional, nous pouvons même obliger certains enseignants, qui sont aujourd’hui des chefs d’établissement, à retourner dans les classes pour essayer de résorber véritablement ce déficit », a indiqué M. Watt.

Au-delà du manque d’enseignants, Kaolack doit également affronter les conséquences des dernières pluies. Trente-neuf établissements scolaires sont actuellement inondés, dont vingt-neuf dans la commune de Kaolack. Des opérations de pompage sont prévues pour permettre aux écoles concernées d’accueillir les élèves dans les délais fixés.

Le problème du mobilier scolaire s’ajoute à ces contraintes. La région accuse un déficit important en tables-bancs, avec près de 17 476 unités endommagées. Le gouverneur a ainsi appelé à la mobilisation des artisans locaux et de la Chambre des Métiers pour accélérer la réhabilitation de ce matériel indispensable au bon déroulement des cours.

Lors de la réunion du Comité Régional de Développement (CRD), qui s’est tenue en prélude à la rentrée prévue les 6 et 8 octobre prochains pour les enseignants et les élèves respectivement, Mouhamadou Moctar Watt a également évoqué la question sanitaire. Dans un contexte marqué par l’apparition de la maladie Mpox au Sénégal, il a exhorté les enseignants à animer une « leçon de vie » dès la rentrée afin de transformer chaque élève en relais d’information au sein de sa famille.

Entre déficit en personnel, établissements inondés et déficit de mobilier scolaire, la région de Kaolack se trouve confrontée à des défis multiples. Les autorités locales affirment toutefois leur volonté d’assurer une rentrée effective, malgré les contraintes, en misant sur la mobilisation collective et des solutions d’urgence.

Éducation à Kaolack : 39 établissements inondés et un déficit de plus de 300 enseignants

L’Inspection d’Académie de Kaolack a abrité, ce jeudi 25 septembre 2025, le Comité Régional de Développement (CRD) consacré aux préparatifs de la rentrée scolaire 2025-2026. La rencontre, présidée par le Gouverneur de région Mouhamed Moctar Watt, a réuni l’Inspecteur d’Académie, les autorités administratives, territoriales, les élus locaux, les syndicats d’enseignants, les parents d’élèves ainsi que les partenaires techniques et financiers.

Dans son allocution, le gouverneur a rappelé que ce CRD s’inscrivait dans la continuité des années précédentes et avait pour but de passer en revue les contraintes susceptibles d’entraver l’effectivité de la rentrée, prévue pour le 8 octobre 2025. Il est également revenu sur les résultats des examens de l’année écoulée :

« La région a enregistré un taux de réussite de moins de 40 % au baccalauréat. Cette contre-performance est principalement due au privé laïque, dont le taux de réussite ne dépasse pas 21 %, ce qui a tiré les statistiques régionales vers le bas. C’est pourquoi des instructions ont été données à l’IA pour renforcer l’encadrement de ce secteur et veiller au respect des normes réglementaires », a-t-il déclaré.

S’agissant des contraintes relevées, le gouverneur a souligné deux difficultés majeures :

39 établissements scolaires encore envahis par les eaux de pluie ; Un déficit de plus de 300 enseignants (276 pour le préscolaire et l’élémentaire, et 100 pour le moyen-secondaire).

À cela s’ajoute un manque de tables-bancs et d’infrastructures adéquates. Pour y remédier, le gouverneur a insisté sur le respect du calendrier : la rentrée des enseignants est fixée au 6 octobre et celle des élèves au 8 octobre. Il a également demandé aux collectivités territoriales de rendre disponibles les fournitures scolaires avant l’ouverture officielle des classes.

De son côté, l’Inspecteur d’Académie, Samba Diakhaté, a dressé un état des lieux préoccupant mais a tenu à saluer l’engagement des différents acteurs :

« La situation des écoles inondées est alarmante, mais des dispositifs sont déjà mis en place avec l’appui des collectivités et des services techniques. Nous travaillons à ce que les cours démarrent effectivement dès le premier jour de la rentrée », a-t-il rassuré.

Établissements privés : seulement 40 sur 120 ont déposé leurs dossiers, l’État fixe la date butoir au 2 octobre

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation hausse le ton face aux établissements privés d’enseignement supérieur (EPES) qui tardent à régulariser leur situation administrative. Dans un communiqué publié le 23 septembre 2025, la Direction de l’Enseignement supérieur privé a rappelé que les dépôts de dossiers en vue de l’habilitation institutionnelle sont ouverts depuis le 2 septembre et prendront fin le 2 octobre 2025 à 23 h 59, délai de rigueur.

À dix jours de la clôture de cette campagne, le constat est préoccupant : seuls 40 établissements sur les 120 concernés ont déposé leur dossier. « Ce faible taux de participation inquiète », a reconnu le directeur, le professeur Benoît Tine, signataire du document. Les autorités mettent en garde les retardataires et insistent sur le caractère obligatoire de cette démarche pour tout établissement privé fonctionnant depuis plus de quatre ans avec un simple agrément provisoire.

Le communiqué rappelle en effet l’article 3 du décret n°2018-850, qui impose à tout établissement privé d’enseignement supérieur de solliciter auprès du ministre chargé de l’Enseignement supérieur une habilitation à délivrer les diplômes du système LMD, et ce dès la fin de la première année académique de fonctionnement. Le non-respect de cette obligation expose les contrevenants à des sanctions lourdes, allant jusqu’à l’impossibilité légale de délivrer des diplômes reconnus par l’État.

La Direction de l’Enseignement supérieur privé invite donc les responsables d’EPES à finaliser sans délai leurs démarches et à se rapprocher de M. Mamadou Doudou Sane, chargé du suivi des dossiers, afin de se conformer à la réglementation en vigueur. Passé le 2 octobre, tout établissement non régularisé s’exposera à des conséquences administratives et juridiques.

Cette mise au point marque la volonté des autorités de mettre de l’ordre dans le paysage de l’enseignement supérieur privé, un secteur en pleine expansion mais encore confronté à des pratiques irrégulières qui fragilisent la crédibilité des diplômes délivrés.

Enseignement supérieur : Daouda Ngom inscrit le dialogue au centre de sa stratégie

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom, s’est rendu ce mardi à l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane (UN-CHK), située dans la Cité du Savoir à Diamniadio. Cette visite a été l’occasion pour lui de réaffirmer sa volonté de fonder son action sur une approche participative et inclusive.

D’après l’Agence de presse sénégalaise (APS), le ministre a insisté sur l’importance de la concertation avec l’ensemble des parties prenantes du secteur. Il a déclaré que l’ensemble de ses initiatives seront guidées par l’écoute et l’échange avec les enseignants-chercheurs, les chercheurs, le personnel administratif et technique, les étudiants ainsi que les syndicats, dans le but de garantir un accès juste et équitable à un enseignement supérieur de qualité.

Lors de son intervention, Daouda Ngom a tenu à saluer les performances remarquables de l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane. En douze ans seulement, l’établissement est devenu la deuxième université du pays en nombre d’inscrits, comptant aujourd’hui quelque 74 000 étudiants. Il a rappelé que l’université a obtenu son habilitation institutionnelle en 2020, avant d’ouvrir une école doctorale dès l’année suivante, en 2021.

Cette progression rapide, qu’il qualifie de « prouesse », démontre selon lui le rôle essentiel que joue l’UN-CHK dans la démocratisation de l’enseignement supérieur au Sénégal. Le ministre a également mis en lumière les avancées technologiques de l’établissement, en citant notamment les applications numériques développées en interne telles que « Jokoo », « Gisé » et « Disso ». Ces outils, selon lui, participent activement à la consolidation de la souveraineté numérique nationale.

Il a d’ailleurs exprimé un intérêt particulier pour l’application « Gisé », soulignant qu’elle représente une alternative gratuite et locale aux plateformes de visioconférence payantes comme Zoom.

Encourageant l’université à poursuivre ses efforts, Daouda Ngom a salué des initiatives telles que les vacances citoyennes numériques, organisées en partenariat avec le ministère en charge du numérique. Pour lui, ces actions illustrent parfaitement l’engagement de l’UN-CHK au service des communautés.

Enfin, le ministre s’est montré attentif aux difficultés rencontrées par l’université. S’il a promis un accompagnement de la part de son département, il a également précisé qu’il souhaitait éviter les promesses non tenues, préférant une approche réaliste et pragmatique dans la conduite des réformes.

Kaolack – Éducation : Le SGN du SADEF, Mbaye Sarr, s’oppose vigoureusement à la décision du ministre sur l’interdiction des téléphones portables à l’école

Le ministère de l’Éducation nationale a annoncé, ce dimanche, l’interdiction stricte des téléphones portables dans les écoles, collèges et lycées du Sénégal, aussi bien publics que privés. Suite à cette décision, Mbaye Sarr, secrétaire général national du Syndicat autonome pour le développement de l’éducation et de la formation (SADEF), s’est exprimé devant la presse ce mardi 23 septembre 2025 pour fustiger cette mesure.

« La décision du ministre d’interdire les téléphones portables à l’école aurait dû être précédée d’une large concertation impliquant tous les acteurs concernés : élèves, parents, syndicats d’enseignants et autres partenaires de la société civile œuvrant dans le secteur de l’éducation. Cela aurait permis de discuter des avantages et des inconvénients de l’usage du téléphone à l’école ainsi que de ses impacts », a expliqué M. Sarr.

Pour le secrétaire général du SADEF, publier un communiqué aussi soudain et radical relève d’une méthode autoritaire. « Tout ce qui concerne l’école doit d’abord faire l’objet de partage et de sensibilisation avant d’être appliqué. Malheureusement, depuis sa nomination, le ministre Moustapha Mbamba Guirassy semble encore chercher ses repères », a-t-il dénoncé.

Mbaye Sarr a également critiqué le manque de cohérence dans les actions du ministre : « Il parle tantôt de réforme des curricula, tantôt de refondation de l’école. On ne sait pas où se situer, car lui-même ne semble pas maîtriser les dossiers. Nous lui demandons de se ressaisir tant qu’il est encore temps. Le système éducatif regorge de talents et d’experts capables d’apporter des solutions concrètes. »

Le syndicaliste a conclu : « Nous avions cru en ses beaux discours, mais malheureusement, il s’en est progressivement détaché. Chaque jour, il prend des décisions qui contredisent ses engagements initiaux, et pendant ce temps, le système éducatif continue de se fragiliser. Si rien n’est fait, les conséquences pourraient être catastrophiques. »

5eme Edition camp de vacance de l’excellence: les meilleurs élèves de Rufisque honorés par l’IEF en collaboration avec les CEMEA de Rufisque.

5eme édition du camp de vacances de l’excellence destiné aux meilleurs élèves du CFEE de l’IEF de Rufisque communautaire.
Cette année c’est le Lac Rose qui accueille les élèves sélectionnés pour leurs excellents résultats scolaires. Encadré par les CEMEA de Rufisque cette importante activités a pu se tenir grâce à l’implication de certains partenaires de l’école comme : le Groupe Layousse, la Ville de Rufisque, les communes de Rufisquois Nord , Est et Ouest.
Mais grâce à des bienfaiteurs le Dr Abdourahmane Diouf et Niang Mbaye du groupe Soluetudes.

5eme Edition camp de vacance de l'excellence: les meilleurs élèves de Rufisque honorés par l'IEF en.

Sénégal : l’Éducation nationale amorce l’intégration progressive de l’intelligence artificielle dans les pratiques pédagogiques

Le Sénégal entre dans une nouvelle ère éducative marquée par l’introduction progressive de l’intelligence artificielle dans les pratiques pédagogiques. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du New Deal technologique impulsé par le chef de l’État et s’aligne sur la Stratégie du Numérique pour l’Éducation 2025-2029 (SNE 25-29). Dans une note adressée aux enseignantes et enseignants, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a insisté sur l’importance de l’IA comme moteur des grandes transformations éducatives à l’échelle mondiale. Selon lui, l’école sénégalaise doit saisir ces opportunités avec lucidité et ambition, tout en veillant à une intégration éthique et inclusive.

Pour concrétiser cette orientation, le ministère va lancer dès cette rentrée un vaste programme national de formation continue destiné à plus de 105 000 enseignants. Ce dispositif, mis en place en partenariat avec l’Université Cheikh Hamidou Kane à travers la plateforme Force-N, comprendra notamment un module consacré à l’usage éducatif et responsable de l’IA. L’objectif est de doter les enseignants de compétences solides pour renforcer leurs pratiques professionnelles, encourager l’innovation pédagogique et maîtriser les technologies émergentes au bénéfice des élèves.

Parallèlement à la formation des enseignants, le ministère a prévu la distribution de 5 000 ordinateurs portables aux élèves de Première et de Terminale des séries scientifiques S1 et S3. Cette dotation vise à soutenir l’apprentissage des disciplines scientifiques tout en initiant les bénéficiaires à l’utilisation des outils d’intelligence artificielle et en développant leurs compétences numériques avancées. Cependant, conscient des disparités d’accès à la connectivité qui persistent à travers le territoire, le ministère a prévu des solutions hybrides et diversifiées afin de garantir une inclusion numérique équitable pour l’ensemble du pays.

Moustapha Guirassy a par ailleurs tenu à préciser que l’intelligence artificielle ne remplacera en aucun cas le rôle de l’enseignant. Selon lui, l’IA doit être envisagée comme un outil d’accompagnement, capable d’enrichir les méthodes pédagogiques, de mieux différencier les parcours d’apprentissage, d’identifier en temps réel les besoins des apprenants et d’ouvrir de nouvelles perspectives vers la réussite scolaire. Il considère que l’IA contribuera ainsi à renforcer l’équité, la créativité et la performance du système éducatif.

Afin d’encadrer cette transition, le ministère annonce la mise en place prochaine d’une Charte nationale d’éthique de l’IA en éducation. Ce document de référence aura pour mission de garantir que l’intégration des outils intelligents respecte pleinement les valeurs républicaines et humanistes de l’école sénégalaise. Pour le ministre, il s’agit de s’assurer que l’innovation technologique reste avant tout un levier au service de la dignité, de la justice sociale et du droit à l’éducation pour tous.

À travers cette initiative, le Sénégal confirme sa volonté d’inscrire son système éducatif dans les standards internationaux de modernisation et d’innovation. L’intégration de l’intelligence artificielle dans les écoles représente à la fois un défi et une opportunité : celui d’accompagner les enseignants et les apprenants vers un avenir où le numérique devient un moteur d’équité et de performance.

Sénégal : le port de l’uniforme bientôt obligatoire dans les écoles

Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a annoncé mardi que le port de l’uniforme scolaire sera rendu obligatoire dans tous les établissements du Sénégal. Cette mesure, inscrite dans le cadre des réformes en cours dans le secteur éducatif, devrait entrer en vigueur dès l’année prochaine.

« Il y a un décret en gestation pour rendre obligatoire le port de cet uniforme », a déclaré le ministre, repris par l’Agence de presse sénégalaise (APS), en marge d’une visite effectuée dans plusieurs établissements de Dakar. Selon lui, cette réforme s’inscrit dans une dynamique de refondation du système éducatif.

Lors de sa tournée aux écoles élémentaires HLM 4 et El Hadji Ibrahima Diop Youssouf (ex-Clémenceau) au Plateau, Moustapha Guirassy a également évoqué les défis qui persistent dans le milieu scolaire, à quelques semaines de la rentrée. Parmi eux figurent l’état des infrastructures, l’accès à la restauration scolaire, mais aussi la sécurité dans et autour des établissements.

« Beaucoup d’enfants abandonnent finalement l’école, tout simplement parce qu’ils ne sont pas dans les conditions d’apprentissage. Quand on parle de l’environnement scolaire, il ne s’agit pas seulement des bâtiments, mais d’un tout : la sécurité, le climat social. C’est vraiment le bien-être de l’enfant qui doit être au cœur des préoccupations », a insisté le ministre.

Éducation – Le Collectif des Chefs d’Établissement du Sénégal (COCES) réaffirme son engagement pour une école publique inclusive et performante

Ourossogui (Matam) – Réunis en assemblée générale dans l’Inspection d’académie de Matam, les membres du Collectif des Chefs d’Établissement du Sénégal (COCES) ont tenu leur session annuelle autour du thème : « La résilience du système éducatif : rôles et responsabilités des chefs d’établissement ».

La rencontre, présidée par l’inspecteur d’académie de Matam, M. Mamoudou Oumar Guèye, a été l’occasion de renforcer les capacités des chefs d’établissement pour une gestion optimale des collèges, lycées et blocs scientifiques et techniques, mais aussi de renouveler le bureau national du collectif.

Une école publique résiliente malgré les défis

Les débats ont mis en lumière la volonté ferme des responsables d’établissements de bâtir une école publique inclusive et de qualité. Pour beaucoup d’intervenants, les critiques récurrentes sur le supposé déclin de l’école publique sénégalaise ne reflètent pas la réalité.

En dépit des difficultés structurelles et du manque de moyens, les résultats scolaires démontrent une résilience remarquable : au baccalauréat 2025, les lycées publics ont enregistré un taux de réussite de 57,92 %, contre une moyenne nationale de 47,62 %. Plusieurs grands lycées se sont particulièrement distingués :

Lycée Moderne de Rufisque : 81,83 % de réussite (699 candidats) Lycée Malick Sy de Thiès : 74,81 % (917 candidats) Lycée de Mbacké (Diourbel) : 65,76 % (809 candidats) Lycée Seydina Limamoulaye de Dakar : 59,85 % (1965 candidats) Lycée Valdiodio Ndiaye de Kaolack : 57,46 % (865 candidats) Lycée Djignabo de Ziguinchor : 50,63 % (1027 candidats)

Du côté du Brevet de Fin d’Études Moyennes (BFEM), le taux national s’élève à 76,69 %. L’Académie de Matam, hôte de la rencontre, a même atteint un record national avec 91,97 % de réussite, se plaçant première parmi les 16 académies du pays.

Vers une gouvernance éducative moderne et inclusive

Outre les performances académiques, les chefs d’établissement ont échangé sur la mutualisation des bonnes pratiques, la réforme des curricula et la digitalisation du système éducatif, avec pour ambition de renforcer une gouvernance scolaire de qualité, équitable et inclusive.

À l’issue de cette assemblée générale, M. Jacques Diouf, principal du CEM Kabatoki (Académie de Kaolack), a été réélu président du COCES, confirmant la confiance de ses pairs pour piloter ce cadre de réflexion et d’action au service exclusif de l’école publique sénégalaise.

Rentrée 2025-2026 : un investissement stratégique pour transformer l’école sénégalaise

Le gouvernement sénégalais a franchi une nouvelle étape dans sa politique éducative avec la réception et le déploiement d’un important lot de matériel destiné aux établissements scolaires, en prélude à la rentrée 2025-2026. Présidée par le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, la cérémonie s’inscrit dans le cadre de la stratégie « Sénégal 2050 », qui ambitionne de réformer en profondeur le système éducatif national.

L’ampleur des chiffres illustre l’effort consenti : 50 000 tables-bancs, plus de 3,3 millions de manuels scolaires, 500 000 kits scolaires, 21 000 tableaux blancs et des milliers de mobiliers pour enseignants et bureaux administratifs. Derrière ces équipements, c’est un choix politique clair : réduire les inégalités d’accès à l’éducation et améliorer la qualité de l’enseignement sur l’ensemble du territoire.

En soulignant que ce matériel « ne constitue pas de simples fournitures », le ministre met en avant une vision où l’école devient un levier central de la transformation sociale et économique. Le pari est double : offrir à chaque élève les mêmes conditions d’apprentissage et garantir aux enseignants des outils adaptés à leur mission.

Cette opération, appuyée logiquement par l’Armée et la Gendarmerie pour son déploiement, traduit aussi une volonté de planification à long terme, à travers une coordination interinstitutionnelle rarement mise en avant dans les politiques publiques. Elle illustre l’importance accordée à l’éducation dans la refondation annoncée par les nouvelles orientations gouvernementales.

Cependant, au-delà de la réception matérielle, le défi reste entier : la gestion durable de ces ressources, leur répartition équitable, et surtout leur articulation avec une réforme pédagogique profonde, seule capable d’améliorer durablement la qualité des apprentissages.

Enseignants du privé laïc : bras de fer autour de l’indemnité de logement bloquée à 15 000 F CFA

La colère gronde dans l’enseignement privé laïc. Les enseignants de ce sous-secteur dénoncent le blocage persistant de l’indemnité de logement fixée à 15 000 F CFA depuis plus d’une décennie. Face au refus du patronat d’engager des réajustements, ils annoncent une mobilisation dans les prochains jours pour obtenir gain de cause.

Depuis 2012, à la suite de longues batailles menées par l’Union Démocratique des Enseignants du Privé Laïc (UDEPL), l’Union nationale des Écoles Privées Laïques du Sénégal (UNEPLAS), organisation patronale, avait concédé une indemnité de résidence de 15 000 F CFA assortie d’une prime pour la qualité de l’enseignement, variant entre 3 % et 7 % du salaire. Mais pour les enseignants, cette somme est devenue dérisoire face à l’augmentation continue du coût de la vie et surtout du logement.

« Nous rappelons que l’indemnité de logement varie entre 80 000 et 100 000 F CFA dans le privé catholique, et qu’elle est fixée à 100 000 F CFA dans le public », martèle un responsable de l’UDEPL.

En janvier 2023, l’UDEPL avait officiellement déposé une demande d’ouverture de négociations auprès de l’UNEPLAS et de la Direction générale du Travail, réclamant une revalorisation substantielle de l’indemnité et de la prime. Une commission tripartite avait été convoquée en juillet 2023, mais les propositions des enseignants furent rejetées.

Le patronat avait alors promis d’attendre juillet 2024, le temps d’appliquer les augmentations générales de salaires dans le privé. Mais, un an plus tard, la situation n’a guère évolué. Les discussions devaient être finalisées en juillet 2025 pour aboutir à un protocole d’accord. Or, à ce jour, la commission prévue en août n’a toujours pas été convoquée.

L’UDEPL accuse les responsables des écoles privées laïques de privilégier leurs profits au détriment des conditions de vie de leurs enseignants. « Alors que nous vivons dans une pauvreté indescriptible à cause de revenus trop faibles, nos employeurs refusent de partager les bénéfices générés et préfèrent mener une vie de luxe », dénoncent les syndicalistes.

Face à ce qu’ils qualifient de mépris, les enseignants du privé laïc prévoient un plan d’action pour faire entendre leur voix. Les autorités compétentes seront officiellement saisies afin de trouver une issue à ce bras de fer.

Pour l’UDEPL, il ne s’agit plus seulement d’une revendication salariale, mais d’un combat pour la dignité et la reconnaissance d’enseignants qui, chaque jour, participent à la formation de milliers d’élèves.

Rentrée scolaire : les enseignants menacent de perturber les cours faute d’accords respectés

À un mois de la rentrée scolaire, les syndicats d’enseignants tirent la sonnette d’alarme. Le Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (SAEMS) accuse le gouvernement de n’avoir pas tenu ses engagements, malgré les nombreux accords signés ces dernières années.

« Rien ne garantit la stabilité de la prochaine rentrée. Nous avertissons le gouvernement et nous nous préparons à la lutte », a déclaré El Malick Youm, secrétaire général du SAEMS, ce mardi sur les ondes de Sud FM.

Selon lui, les vacances scolaires auraient dû être mises à profit pour solder les dossiers en suspens. Parmi les points les plus urgents, M. Youm cite les questions statutaires, la régularisation des enseignants dits “décisionnaires” qui n’attendrait que la signature d’un décret, mais aussi la matérialisation des accords signés depuis 2022.

« La question des actes relatifs à la gestion de la carrière des enseignants a connu une recrudescence, ce qui est inacceptable pour nous », a-t-il fustigé.

Autre point de discorde : la réforme du système de rémunération. Le secrétaire général du SAEMS déplore que le gouvernement, depuis sa mise en place, n’ait pas encore corrigé les disparités salariales ni apporté de réponses aux revendications des syndicats.

Face à ces blocages, les enseignants brandissent la menace d’un nouveau bras de fer. « Si le gouvernement ne règle pas ces questions, les syndicats seront sur le pied de guerre dès l’ouverture des classes », a prévenu M. Youm.

Université Gaston Berger : les étudiants de Sédhiou sous la menace d’expulsion faute de loyer payé

À quelques semaines de la reprise des cours, l’avenir académique des étudiants originaires de Sédhiou inscrits à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis se retrouve sérieusement compromis. Ces jeunes, regroupés au sein de leur amicale, font face à une menace d’expulsion en raison de cinq mois d’arriérés de loyer pour l’immeuble qu’ils occupent collectivement.

Réunis à Sédhiou lors d’une conférence de presse, ils ont tiré la sonnette d’alarme et lancé un appel pressant aux autorités locales et aux bonnes volontés. En première ligne de leurs sollicitations figure le maire de la ville, Abdoulaye Diop, à qui ils demandent un soutien urgent. « Depuis trois ans, nous ne recevons plus la subvention de la mairie qui nous permettait de régulariser nos factures de location. Nous remercions le maire Abdoulaye Diop pour son appui par le passé et réitérons notre demande d’accompagnement, car depuis cinq mois, nous n’arrivons plus à payer », a déclaré El Hadji Cissé, président de l’amicale des étudiants.

Le problème, selon eux, ne date pas d’hier. L’absence de subventions régulières fragilise leur quotidien, au point d’en pousser certains à l’abandon. « Beaucoup de jeunes ont été contraints de quitter leurs études à cause de ce problème de logement, particulièrement les nouveaux bacheliers », alerte Sidou Cissé, un ancien étudiant qui suit encore de près la situation.

Malgré la patience du propriétaire des lieux, la situation atteint aujourd’hui ses limites. Sans solution rapide, le spectre d’une expulsion plane, ce qui risquerait d’entraîner des abandons massifs, en particulier parmi les nouveaux étudiants récemment orientés à Saint-Louis.

Les étudiants rappellent les aides ponctuelles de certaines personnalités, à l’image de Dr Labaly Touré et du footballeur Salif Sané, mais soulignent que ces soutiens restent insuffisants face à l’ampleur de leurs difficultés. Pour eux, seule une intervention institutionnelle durable — impliquant la mairie, les élus locaux et le ministère de l’Enseignement supérieur — pourra mettre un terme à ce calvaire et leur permettre de poursuivre sereinement leurs études.

Rentrée scolaire 2025/2026 : reprise fixée au 6 octobre pour les enseignants et au 8 octobre pour les élèves

Le gouvernement a officiellement arrêté les dates de la rentrée scolaire pour l’année académique 2025/2026. Selon un décret signé conjointement par le président de la République et son Premier ministre, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, la reprise des cours est fixée au lundi 6 octobre 2025 à 8 heures pour les enseignants et le personnel administratif.

Les élèves, quant à eux, bénéficieront de deux jours supplémentaires avant de reprendre le chemin des classes. Leur rentrée est prévue pour le mercredi 8 octobre 2025 à 8 heures. Ce décalage permet aux équipes pédagogiques de disposer du temps nécessaire pour préparer les établissements et organiser les conditions d’accueil.

Le décret précise également que la fixation du calendrier des examens scolaires relève de la compétence du ministre de l’Éducation nationale, qui devra aussi définir les modalités pratiques de l’année académique. En ce qui concerne l’enseignement technique et la formation professionnelle, la répartition des congés et vacances sera arrêtée par décision ministérielle spécifique.

Plusieurs départements ministériels sont associés à l’exécution de ce texte, notamment ceux des Forces armées, de la Formation professionnelle, des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires, en plus du ministère de l’Éducation nationale. Cette transversalité traduit la volonté des autorités de mieux coordonner les actions pour une rentrée apaisée et une année scolaire sans perturbations.

Avec ce calendrier désormais fixé, l’ensemble de la communauté éducative se prépare à entamer une nouvelle année, dans un contexte marqué par de fortes attentes en matière de qualité d’enseignement et de stabilité du système scolaire.

Kaolack : Deux salles de classe et un bloc administratif endommagés au CEM de Darou Mbitèyène

La rentrée scolaire 2024-2025 s’annonce difficile pour les élèves du CEM de Darou Mbitèyène, dans la région de Kaolack. Une forte pluie accompagnée de vents violents, survenue hier entre 17 heures et 18 heures, a causé d’importants dégâts matériels au sein de l’établissement.

Selon Demba Senghor, principal du collège, deux salles de classe et le bâtiment servant de bloc administratif ont été totalement endommagés. « Le préjudice est énorme. La situation actuelle du CEM ne permet pas d’accueillir les élèves dans de bonnes conditions », a-t-il déclaré.

Les toitures arrachées, les salles inondées et le matériel pédagogique détruit laissent planer un sérieux doute quant à la reprise normale des cours prévue dans quelques semaines. L’inquiétude grandit au sein de la communauté éducative. « Nos enfants risquent de rester à la maison si rien n’est fait », témoigne un parent d’élève, visiblement préoccupé.

Face à cette situation, enseignants, parents d’élèves et autorités locales appellent à une intervention urgente de l’État et de ses partenaires afin de réhabiliter les infrastructures endommagées. Ils craignent que l’année scolaire ne soit compromise, plongeant ainsi des centaines d’élèves dans une incertitude totale.

Si aucune solution rapide n’est trouvée, ce sinistre risque d’aggraver les difficultés déjà rencontrées par le système éducatif dans plusieurs localités rurales, où les infrastructures sont souvent précaires et vulnérables aux intempéries.

Kaolack – Éducation : Signature de contrats de performance entre l’IEF et les Sérignes Daaras dans le cadre du PAPSE

Une cérémonie de signature de contrats de performance entre l’Inspection de l’Éducation et de la Formation (IEF) de Kaolack commune et les Sérignes Daaras sélectionnés dans le cadre du Projet d’Amélioration des Performances du Système Éducatif (PAPSE) s’est tenue ce mardi 26 août à Kaolack. La rencontre s’est déroulée en présence de l’IEF de Kaolack commune, de l’inspecteur de langue arabe, des maîtres coraniques, et sous la supervision du chef de la division.

« Nous sommes venus pour poser le dernier acte qui déclenche le financement et l’appui du projet PAPSE au niveau de tous les Daaras du Sénégal. Comme vous le savez, c’est un long processus d’identification des Daaras éligibles, suivi d’une sélection aléatoire car la demande était plus forte que l’offre. Enfin, les Daaras retenus ont accepté de formaliser leurs engagements à travers ce que nous appelons le contrat de performance, qui n’est rien d’autre que la matérialisation des engagements des Daaras et de l’État du Sénégal. Kaolack est une cité religieuse connue de toute la communauté », a souligné El Hadji Saliou Ngom, coordonnateur du programme PAPSE.

Il a précisé que l’objectif de cette rencontre est de « signer ensemble cet engagement, à travers le contrat de performance qui définit le périmètre de collaboration jusqu’à la fin du projet. Ce contrat permettra de mesurer les résultats attendus de l’accompagnement du PAPSE, mais aussi d’évaluer l’engagement des propriétaires de Daaras, de l’IEF, de l’Inspection d’académie (IA) et du ministère de l’Éducation nationale ».

Au niveau national, 1 098 Daaras sont concernés par le programme, répartis en deux phases. La première, qui démarre avec 600 Daaras nouvellement sélectionnés, et la deuxième phase qui impliquera 498 Daaras déjà accompagnés par le précédent projet PAQUEB. L’enveloppe globale allouée à ces 1 098 Daaras à travers le PAPSE s’élève à plus de 7,2 milliards de francs CFA, a indiqué le coordonnateur.

De son côté, l’inspecteur de l’Éducation et de la Formation de Kaolack commune, Amadou Dia, a rappelé que « le ministère de l’Éducation nationale s’est longtemps engagé dans la contractualisation avec les écoles pour améliorer leurs performances scolaires. Aujourd’hui, il s’agit de contractualiser avec les Daaras, qui occupent une place de choix dans le dispositif éducatif sénégalais ».

Il a ajouté : « Au niveau de l’Inspection d’académie de Kaolack et de l’IEF de Kaolack commune, nous avons un nombre important de Daaras concernés. Pour le PAPSE, ils sont au nombre de 11, auxquels s’ajoutent 29 Daaras du PAQUEB, soit un total de 40 Daaras. Ce sont des établissements qui demandent un accompagnement, un encadrement et un appui institutionnel, raison pour laquelle le PAPSE joue un rôle essentiel. »

UCAD : Sortie d’une promotion historique de 25 spécialistes ORL, un pas vers la souveraineté sanitaire

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a célébré un événement inédit avec la sortie de 25 nouveaux médecins spécialistes en oto-rhino-laryngologie (ORL), issus de cinq nationalités. Une première qui vient renforcer un domaine médical encore largement sous-doté au Sénégal.

Le parrain de la cérémonie, le Dr Fallou Niang, Directeur du Centre hospitalier régional de Kolda, a salué “l’aboutissement de douze années d’efforts acharnés” et rendu hommage aux enseignants, encadreurs et autorités de tutelle. Pour lui, cette promotion est “porteuse d’espoir” et constitue une réponse concrète au déficit criant de spécialistes dans plusieurs régions du pays.

Le Sénégal ne compte actuellement qu’une centaine de médecins ORL, dont près de 80% exercent à Dakar et Thiès. Cette concentration prive de vastes zones de toute prise en charge spécialisée. Le Dr Niang a dénoncé cette iniquité et plaidé pour une répartition équitable des nouveaux diplômés :

“Il n’est pas concevable que des patients quittent les régions pour venir à la capitale. C’est le moment de bâtir une véritable souveraineté sanitaire.”

Au-delà de la démographie médicale, le message du parrain a porté sur la nécessité d’une politique nationale de lutte contre la surdité. Avec une prévalence estimée entre 6 et 8% de la population, la perte auditive constitue un problème majeur de santé publique.

“Chaque enfant doit bénéficier d’un dépistage avant trois ans, afin de recevoir une aide auditive, une chirurgie ou une rééducation adaptée.”

Il a ainsi appelé à la mise en place d’un programme national impliquant ORL, pédiatres, gynécologues et autorités sanitaires, pour coordonner la prévention, le diagnostic et la prise en charge de la surdité.

Une mission pour les jeunes spécialistes

En parrain de cette promotion, le Dr Niang a exhorté les 25 nouveaux ORL à s’engager résolument dans cette mission de santé publique.

“Ces 25 ORL représentent plus qu’une promotion académique : ils incarnent l’avenir d’un Sénégal qui refuse que la surdité condamne ses enfants au silence et qui veut une santé de proximité, équitable et souveraine.”

Kaolack – Éducation : Le COCEK dresse le bilan de l’année scolaire 2024-2025

Le Collectif des Chefs d’Établissement de Kaolack (COCEK) se veut un outil de veille et d’alerte, mais aussi un cadre d’accompagnement, de propositions, de partage de bonnes pratiques ainsi que de gestion du social et des conflits.

Structure partenaire de l’Inspection d’Académie (IA) et des Inspections de l’Éducation et de la Formation (IEF), le COCEK occupe une place clé dans le dispositif de pilotage de l’académie de Kaolack.

Le collectif regroupe l’ensemble des chefs d’établissement du moyen secondaire de la région (proviseurs, principaux, directeurs de BST et de CFP). Il est dirigé par un bureau élu en assemblée générale, avec à sa tête un président régional. Sur le plan organisationnel, il est structuré en secteurs correspondant aux IEF : Kaolack commune, Kaolack département, Guinguinéo et Nioro du Rip, chacun coordonné par un responsable.

Missions et rôles du COCEK

Conformément à ses objectifs généraux, le COCEK intervient notamment pour :

appuyer l’académie dans la formation initiale et continue des chefs d’établissement ; accompagner la mise en œuvre des cellules mixtes d’animation pédagogiques ; contribuer à la réalisation des PHARES (Programmes d’Amélioration des Rendements Scolaires) ; accompagner la formation des présidents de jury au BFEM ; soutenir la promotion du sport et du théâtre scolaire ; contribuer à la gestion du social dans les établissements ; appuyer la gestion du courrier et de la communication de l’IA ; représenter les chefs d’établissement dans différentes instances (CRFPE, CAOSP, comité de santé de l’IME, réunions de coordination de l’IA, etc.).

Bilan des performances scolaires

Pour l’année scolaire 2024-2025, plusieurs initiatives de l’IA de Kaolack et des IEF ont permis de maintenir, voire d’améliorer, les performances scolaires.

Brevet de Fin d’Études Moyennes (BFEM) : 2024 : 74,54 % d’admis dans la région contre 73,94 % au niveau national. 2025 : 81,53 % pour Kaolack, dépassant largement la moyenne nationale de 76,69 %. Baccalauréat : 2024 : 45,60 % pour Kaolack contre 50,50 % au niveau national. 2025 : 40,83 % pour Kaolack contre 47,62 % au niveau national. Cependant, les lycées publics de Kaolack ont réalisé une performance notable avec 51,57 % de réussite au Bac 2025, soit quatre points au-dessus du niveau national.

Perspectives pour 2025-2026

Le COCEK entend poursuivre son engagement aux côtés de l’Inspection d’Académie afin d’accompagner les réformes majeures initiées depuis l’arrivée du nouvel IA, en octobre 2024.

Jacque Diouf

Président du Collectif des Chefs d’Établissement de Kaolack (COCEK)

Mohamed Gallaye Ndiaye appelle à l’intégration des enseignements de Khadim Rassoul dans l’éducation nationale

À l’approche du Grand Magal de Touba, prévu le mercredi 13 août, la voix de l’imam principal francophone de la Grande Mosquée de Bruxelles, Mohamed Gallaye Ndiaye, résonne avec force. Invité de l’émission Grand Jury du dimanche sur RFM, le 10 août 2025, le théologien belgo-sénégalais a lancé un vibrant plaidoyer pour que les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, fondateur du mouridisme, soient intégrés dans les programmes scolaires du Sénégal.

« Je pense que jusqu’à aujourd’hui, nous sommes encore des complexés. Pourquoi ne peut-on pas enseigner notre héritage, l’inscrire dans les programmes scolaires pour nos enfants ? » s’est-il interrogé, dénonçant la marginalisation des savoirs et valeurs issus du patrimoine religieux et culturel sénégalais. Pour lui, préserver et transmettre l’héritage de Khadim Rassoul ne relève pas seulement de la foi, mais constitue également un acte fort de construction identitaire et culturelle.

L’imam Ndiaye a insisté sur la nécessité de s’approprier cet héritage à travers un travail collectif, structuré et multidimensionnel. « Nous devons cerner cet héritage. Nous devons l’étudier et nous l’approprier comme il le faut intellectuellement, culturellement, artistiquement, sur tous les plans », a-t-il affirmé, soulignant que nul ne peut se valoriser à l’international sans d’abord exister pleinement dans sa propre identité.

En liant son appel au contexte du Grand Magal, il propose que ce rassemblement religieux et culturel majeur soit également un moment de réflexion sur les moyens concrets d’inscrire la pensée bambaïenne dans l’éducation nationale. À ses yeux, il s’agit de donner aux jeunes générations les outils pour comprendre, vivre et incarner les valeurs spirituelles, intellectuelles et morales transmises par Cheikh Ahmadou Bamba, afin qu’elles puissent s’en inspirer dans la construction d’un Sénégal plus affirmé dans son identité et plus solide face aux défis contemporains.

Recrutement massif dans l’enseignement supérieur : Abdourahmane Diouf promet une amélioration des conditions de travail des enseignants-chercheurs

Le 15ᵉ congrès du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) s’est tenu ce vendredi 8 août à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, en présence du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Dr Abdourahmane Diouf. Cette rencontre, qui a rassemblé les principaux acteurs du secteur, a été l’occasion de dresser un bilan des acquis, d’évoquer les défis à relever et de discuter des perspectives d’amélioration des conditions de travail dans les universités.

Dès l’ouverture de la cérémonie, le ministre a mis en lumière une problématique majeure : la surcharge de travail et le stress auxquels sont confrontés les enseignants-chercheurs. Selon lui, ces facteurs expliquent en grande partie la dégradation de leur santé. Il a exprimé l’espoir que le recrutement annoncé de 500 nouveaux enseignants-chercheurs, prévu pour la prochaine rentrée universitaire, permettra de réduire la pression sur le personnel existant, leur offrant ainsi plus de temps pour la recherche mais aussi pour leur bien-être. Cette initiative s’inscrit pleinement dans le thème du congrès : « La santé des enseignants-chercheurs au prisme des conditions de travail dans les universités ».

Le ministre a également mis en avant l’action du Comité d’Appui au Pilotage de l’Agenda national de Transformation de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (CAP-ANTESRI), dirigé par le professeur Babacar Diop. Cette structure, selon lui, constitue une réponse systémique aux difficultés persistantes du système universitaire sénégalais, dans une logique de réforme en profondeur.

Abordant la question du calendrier universitaire, Dr Abdourahmane Diouf s’est félicité de la stabilité retrouvée dans le secteur. Il a affirmé que, sauf rares exceptions, la quasi-totalité des universités sénégalaises auront terminé leur année académique d’ici décembre 2025, ce qui marque une nette amélioration après des années de perturbations. Il a salué les efforts conjoints de l’ensemble des acteurs pour éviter les pertes financières colossales – estimées à 40 milliards de francs CFA par an – enregistrées durant la dernière décennie en raison des retards et grèves.

Tout en exprimant sa transparence et son engagement à dialoguer avec les syndicats, le ministre a reconnu que les contraintes budgétaires actuelles limitent la capacité du gouvernement à répondre favorablement à toutes les revendications.

De son côté, le secrétaire général du SAES, David Célestin Faye, a rappelé plusieurs avancées sociales obtenues ces dernières années. Il a cité l’augmentation des salaires, l’amélioration des indemnités de logement, la revalorisation progressive de la prime académique spéciale, la mensualisation et l’augmentation de la prime de recherche, ainsi que la réversion de l’allocation spéciale de retraite aux ayants droit.

Le syndicat a aussi souligné son implication dans la construction et la rénovation d’infrastructures universitaires, notamment la réfection de la salle de sport et du siège national du SAES. Toutefois, le secrétaire général n’a pas manqué de dénoncer les retards importants dans la livraison de certains bâtiments pédagogiques et scientifiques entamés depuis 2015, ainsi que l’inachèvement du projet des 100 laboratoires, malgré une remise partielle de matériel effectuée lors d’une cérémonie officielle.

Parmi les autres préoccupations évoquées figurent la question du foncier, avec la promesse présidentielle d’octroyer des terrains à usage d’habitation aux enseignants, ainsi que le problème du non-versement des pensions de retraite pour certains collègues étrangers ayant pourtant cotisé au système sénégalais. Sur ce dernier point, le SAES a exprimé une ferme indignation, affirmant qu’il ne saurait tolérer cette situation.

Ce congrès, au-delà des revendications et constats, a également permis de réaffirmer la volonté commune des autorités et du SAES de poursuivre le dialogue pour améliorer durablement le système universitaire sénégalais, tant sur le plan académique que social.

Kaolack / Éducation : L’Inspection d’académie veut promouvoir les mathématiques et les sciences pour booster les résultats scolaires

L’Inspection d’académie (IA) de Kaolack (centre) a engagé une stratégie ambitieuse visant à promouvoir les mathématiques, les sciences et les techniques, afin d’encourager les élèves à s’orienter vers les filières scientifiques et, ainsi, améliorer les performances scolaires globales. L’annonce a été faite ce mardi 6 juillet 2025 par l’inspecteur d’académie Samba Diakhaté.

« Ces dernières années, nous n’avions plus de distinctions au Concours général. Mais cette année, nous avons obtenu trois distinctions. Cela résulte du travail d’une équipe dédiée à la promotion de l’excellence, des mathématiques et des sciences, qui est en train de finaliser son plan d’action », a-t-il déclaré.

Lors d’un point de presse tenu mercredi après-midi, consacré à l’analyse des résultats des examens pour l’année scolaire 2024-2025, M. Diakhaté a salué la performance des séries scientifiques, notamment S1 et S2, où les élèves affichent de bons résultats.

Selon lui, ces séries sont accessibles, mais il est essentiel de préparer les élèves dès les petites classes pour les y amener progressivement.

« Pour les séries scientifiques, nous avons enregistré un taux de réussite de 62,75 %. Le lycée technique et professionnel El Hadji Abdoulaye Niass de Kaolack se distingue particulièrement avec un excellent taux de réussite avoisinant 86 %, soit trois points de plus que l’année précédente », a-t-il souligné, ajoutant que « plus de huit candidats sur dix » y ont obtenu leur baccalauréat technique.

Toutefois, l’inspecteur note une tendance baissière des résultats depuis quelques années, due à divers facteurs. Pour y remédier, les proviseurs de la région ont été conviés à une analyse approfondie des performances, dans l’optique de mettre en œuvre des plans d’action ciblés au sein de chaque établissement.

« Ces plans d’action seront mis en œuvre dès l’année prochaine. Grâce à une démarche contractuelle, chaque lycée, dans une approche inclusive et participative, devra s’efforcer d’améliorer ses résultats », a-t-il assuré.

Sur la situation des établissements privés, il a pointé du doigt les manquements de certains établissements non conformes aux normes, notamment en ce qui concerne le personnel qualifié.

Concernant les résultats aux examens officiels, les statistiques sont les suivantes :

BFEM (Brevet de fin d’études moyennes) : taux de réussite de 81,53 %, avec une légère avance des garçons (82,58 %) sur les filles (80,70 %). CFEE (Certificat de fin d’études élémentaires) : taux de réussite de 70,25 %. Entrée en sixième : taux de 89,13 %.

Pour le baccalauréat, le taux global de réussite est de 40,83 %. Dans le public, ce taux s’élève à 51,57 %, représentant plus de la moitié des candidats, avec 429 mentions obtenues.

M. Diakhaté a également relevé les disparités entre les types d’établissements privés :

« Le privé confessionnel s’en sort très bien, avec neuf candidats sur dix reçus au baccalauréat. À l’inverse, dans le privé laïc, seuls 25 % des candidats ont réussi. Cela mérite réflexion ! »

Enfin, concernant les candidatures individuelles, encadrées par le Centre académique d’orientation scolaire et professionnelle, le taux de réussite est de 23 %. Quant aux candidatures individuelles non encadrées, les résultats restent également faibles, bien que les chiffres précis n’aient pas été communiqués.

Quitter la version mobile