Bakel, Sénégal – Les récentes manœuvres de lâchers d’eau du barrage de Manantali ont provoqué d’importantes inondations dans plusieurs villages du département de Bakel, dans l’est du Sénégal, entraînant le déplacement de 178 familles.
Le préfet de Bakel, Daouda Sène, a fait état, dans une note transmise à l’APS, de la situation dans les localités les plus touchées. « Pour le moment, nous sommes à cinq localités impactées, avec 167 maisons inondées, 178 familles déplacées et 11 sites de recasement prévus », a-t-il indiqué.
Les villages de Ballou, Aroundou, Golmy, Yaféra et Khoughany, situés dans l’arrondissement de Moudéry, sont particulièrement exposés à la montée des eaux du fleuve Sénégal et de la Falémé. Les autorités locales, avec le concours des sapeurs-pompiers, ont engagé des missions de secours pour faciliter le déplacement des sinistrés vers les établissements scolaires désignés comme sites de relogement temporaire.
De son côté, la Société nationale d’électricité (Senelec) a annoncé l’isolation de ses postes électriques dans les zones touchées afin de prévenir tout risque lié à l’eau. L’entreprise a assuré que ses équipes techniques sont mobilisées pour rétablir le fonctionnement des installations dans les meilleurs délais.
Le préfet Daouda Sène, également président du comité départemental de lutte contre les inondations et les calamités naturelles, a insisté sur la vigilance des populations et la nécessité de suivre les consignes de sécurité afin d’éviter toute perte humaine ou matérielle supplémentaire.
L’enquête sur le cambriolage survenu au domicile de l’ex-épouse du journaliste et homme d’affaires Madiambal Diagne, à la Cité Djily Mbaye, a connu un tournant majeur. Le vigile de la maison, identifié sous le nom de S. Camara, a été arrêté puis placé sous mandat de dépôt par le doyen des juges. Il est poursuivi pour « vol en réunion commis la nuit avec escalade et effraction ».
Selon des informations révélées par Libération, les gendarmes ont très vite orienté leurs soupçons vers le gardien, familier des lieux. Les premières investigations ont révélé un scénario bien ficelé : S. Camara aurait feint son absence avant de se cacher dans un bâtiment voisin, attendant que la voie soit libre. Profitant de l’absence de la propriétaire, il se serait introduit dans la demeure pour s’emparer d’un butin composé de bijoux, de montres et de parfums de luxe.
Les enquêteurs ont pu remonter jusqu’à lui grâce à plusieurs éléments techniques. Le bornage de son téléphone portable a notamment confirmé sa présence sur les lieux du cambriolage à plusieurs reprises, ainsi qu’aux Parcelles Assainies, où une partie du butin aurait été dissimulée.
Malgré ces preuves jugées accablantes, le mis en cause nie catégoriquement toute implication. L’enquête se poursuit afin de déterminer s’il a agi seul ou bénéficié de complicités dans cette affaire qui continue de défrayer la chronique.
Lancée officiellement à Dakar, la plateforme de gestion éducative PLANET 3 marque une révolution dans le pilotage du système scolaire, en plaçant le numérique au cœur de la gouvernance et du suivi pédagogique.
Le Sénégal franchit une étape majeure dans la modernisation de son système éducatif. Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a procédé, vendredi à Dakar, au lancement officiel de PLANET 3, une plateforme numérique de gestion intégrée des écoles et établissements. Conçue par les ingénieurs du ministère, cette innovation se veut, selon lui, « une rupture fondamentale, un changement radical de paradigme » dans la manière de concevoir et de gérer l’éducation.
Une révolution numérique dans la gouvernance éducative
Avec PLANET 3, le ministère ambitionne de faire passer le système éducatif « d’un modèle figé, fragmenté et cloisonné » à une société éducative connectée, fluide et participative.
Cette plateforme offre à chaque acteur — inspecteurs, chefs d’établissement, enseignants, élèves et parents — une interface personnalisée et un accès en temps réel aux données essentielles.
Moustapha Guirassy a insisté sur les gains attendus : « PLANET 3 permettra de réduire les charges administratives, de redonner aux enseignants le temps précieux nécessaire pour se consacrer à leur mission pédagogique et à l’innovation. »
L’outil devient désormais la norme nationale en matière de gestion scolaire, a précisé le ministre, qui y voit un levier pour renforcer la transparence, la traçabilité et la performance dans tout le système éducatif.
Une expérience concluante au lycée Lamine Guèye
Déjà expérimentée au lycée Lamine Guèye de Dakar, la plateforme a donné des résultats jugés prometteurs.
La proviseure, Marème Ba Fall, a salué « la suppression des cahiers de texte et registres d’absence », la sécurisation des archives ainsi que le suivi en temps réel de l’assiduité et des progrès des élèves. Elle a également souligné la capacité du système à identifier rapidement les apprenants en difficulté pour organiser une remédiation ciblée.
Des défis persistants à relever
Malgré ces avancées, des obstacles demeurent. Mme Fall a pointé du doigt les problèmes de connexion instable, le manque d’équipements informatiques et les difficultés d’accès en période d’affluence, autant de défis à résoudre pour garantir une adoption fluide et équitable.
L’appui et les recommandations de l’UNESCO
Présent à la cérémonie, le directeur régional de l’UNESCO, Dimitri Sagna, a salué cette initiative qu’il qualifie de « grande avancée », estimant que le Sénégal est « déjà dans l’ère du numérique ». Il a toutefois exhorté les autorités à corriger les disparités d’accès, notamment dans les zones rurales, afin que PLANET 3 profite à l’ensemble du territoire national.
Quatre individus, accusés de vols avec violence et de recel, ont été interpellés par le commissariat de l’Unité 15 après plusieurs plaintes déposées en septembre.
La police a frappé un grand coup dans la lutte contre l’insécurité urbaine à Dakar. Le commissariat d’arrondissement de l’Unité 15 a démantelé, vendredi 3 octobre 2025, une bande de malfaiteurs qui semait la terreur dans les quartiers des Parcelles Assainies et de Cambérène.
Selon les informations recueillies, quatre individus ont été interpellés pour association de malfaiteurs, vols multiples avec violence et recel. Cette opération fait suite à une série de plaintes enregistrées au cours du mois de septembre, faisant état d’agressions nocturnes particulièrement violentes.
Les victimes, au nombre de sept, ont décrit le même mode opératoire : les assaillants, généralement au nombre de deux ou trois, attaquaient leurs cibles entre la VDN 3 prolongée et la plage de Cambérène, en utilisant du gaz neutralisant et un couteau avant de les dépouiller de leurs téléphones portables et autres effets personnels.
L’enquête ouverte par la police a rapidement permis d’identifier trois membres de la bande, qui ont été arrêtés et ont reconnu les faits lors de leur audition. Leurs aveux ont conduit à l’arrestation d’un quatrième complice, un commerçant établi au marché du rond-point Case Bi, déjà placé sous surveillance électronique. Ce dernier a admis avoir acheté à plusieurs reprises les téléphones issus des braquages.
Les quatre suspects ont été placés en garde à vue, tandis que les investigations se poursuivent pour déterminer l’ampleur du réseau et d’éventuelles complicités.
La rentrée scolaire 2025 s’annonce particulièrement mouvementée. Selon Walf Quotidien, le collectif « Solutions pour les décisionnaires » a annoncé le port de brassards rouges dès le début des cours, en signe de protestation contre l’État. Le mouvement entend dénoncer ce qu’il qualifie de discrimination persistante dans le traitement des enseignants décisionnaires.
Lors d’un point de presse tenu au siège du Sudes, à la Cité Soprim, le coordinateur du collectif, Adama Ndiaye, a averti :
« L’année scolaire risque d’être perturbée si l’on n’y prend garde. Nous avons décidé de décréter l’opération Tolérance zéro contre le gouvernement pour la signature des décrets de notre intégration dans la fonction publique. »
Les enseignants décisionnaires, qui exercent souvent depuis de longues années sans bénéficier du statut de fonctionnaire, dénoncent une injustice salariale et sociale.
« Nous ne pouvons pas comprendre qu’il y ait une discrimination entre agents qui accomplissent le même travail. Pourquoi un enseignant décisionnaire travaille toute sa vie pour se retrouver à la retraite avec une pension de 70 000 francs ? C’est injuste », a fustigé M. Ndiaye.
La signature immédiate des décrets d’intégration dans la fonction publique ; L’allongement de l’âge d’entrée dans la fonction publique, de 35 à 40 ans ; La prolongation de l’âge de la retraite à 65 ans ; La réforme de la loi 26-62 du 7 juillet 1962, modifiée en 1997, portant Code du travail ; Le reversement des décisionnaires au Fonds national de retraite (FNR).
Malgré la gravité de leurs revendications, Walf Quotidien note que le collectif n’a pas sollicité de rencontre avec les autorités, préférant maintenir la pression à travers son plan d’action. Une posture qui entretient un climat d’incertitude à la veille de la reprise des cours.
Dans un contexte où le gouvernement a récemment multiplié les annonces de réformes dans le secteur de l’éducation, cette nouvelle fronde risque de fragiliser davantage un système scolaire déjà éprouvé par les grèves récurrentes.
Si aucune issue n’est rapidement trouvée, l’année scolaire 2025-2026 pourrait être compromise, avec le spectre d’un bras de fer prolongé entre l’État et les enseignants décisionnaires.
La compagnie nationale Air Sénégal franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de développement. Dans un communiqué rendu public ce vendredi, elle a annoncé la réception, le 10 octobre prochain, d’un troisième Airbus A320, marquant ainsi le renforcement de sa flotte et la poursuite de son plan de consolidation opérationnelle.
Cette acquisition s’inscrit dans une dynamique de fiabilité accrue et d’expansion maîtrisée du réseau. L’objectif, selon la direction d’Air Sénégal, est clair : améliorer la régularité des vols, répondre à la demande croissante de mobilité en Afrique de l’Ouest et soutenir le maillage territorial du pays.
Un plan de renforcement en plusieurs étapes
Le communiqué détaille plusieurs jalons majeurs à venir :
Renforcement de la flotte : le nouvel Airbus A320, attendu le 10 octobre, viendra appuyer les liaisons régionales et optimiser la capacité opérationnelle de la compagnie. Retour en service d’un ATR 72-600 : à la mi-octobre, un deuxième ATR 72-600 reprendra du service pour consolider la desserte intérieure. Parallèlement, les équipages seront renforcés, avec la récente qualification de trois pilotes — les commandants Yehya Hachem, Pape Mouhamadou Faye et Bouba Jammeh — au grade de commandant de bord sur ce type d’appareil. Extension du réseau domestique : d’ici la fin de l’année, la livraison d’un troisième L410-NG viendra étoffer la flotte dédiée aux lignes intérieures, permettant à Air Sénégal d’élargir sa couverture nationale.
Une étape clé pour la compagnie nationale
Avec ces nouvelles acquisitions, Air Sénégal entend consolider sa position de transporteur de référence en Afrique de l’Ouest, en combinant proximité, performance et fiabilité.
« Ces renforcements marquent une étape déterminante dans la mise en œuvre de la feuille de route d’Air Sénégal », souligne le communiqué, précisant que l’expansion du réseau s’effectuera de manière « progressive et réfléchie ».
À quelques jours de l’ouverture officielle des classes, le gouvernement sénégalais a dévoilé un ambitieux plan d’urgence destiné à garantir une rentrée scolaire, universitaire et professionnelle apaisée et efficace. La porte-parole du gouvernement, Marie Rose Faye, a annoncé vendredi à Dakar que le Premier ministre Ousmane Sonko a validé un ensemble de mesures couvrant le recrutement, les infrastructures, la digitalisation de l’enseignement et la gouvernance du secteur éducatif.
Au cœur de ce plan figure un important effort de renforcement du personnel enseignant. Le gouvernement prévoit le recrutement immédiat de 500 enseignants-chercheurs et 200 vacataires, en plus de la prise en charge des membres de la promotion 2025 du concours de recrutement des élèves-maîtres, dont la formation débutera en 2026. Cette initiative vise à réduire le déficit criant en personnel qualifié dans les écoles et universités du pays.
Sur le plan des infrastructures, l’exécutif annonce la construction de nouveaux lycées nationaux « de qualité » dès le mois d’octobre. Un programme spécifique sera déployé à Touba, en partenariat avec les autorités religieuses locales, afin de répondre à la forte demande d’espaces scolaires dans cette ville en constante expansion démographique. La finalisation des établissements prévus dans le cadre du Plan Diomaye pour la Casamance est également inscrite comme une priorité immédiate.
Le gouvernement met par ailleurs un accent particulier sur l’innovation et la transformation digitale de l’éducation. La Stratégie du numérique pour l’éducation 2025-2029 sera accélérée. Elle prévoit la formation de 105 000 enseignants au numérique et à l’intelligence artificielle, ainsi que la distribution de 5 000 ordinateurs portables aux élèves des séries scientifiques afin de stimuler l’apprentissage des disciplines technologiques et scientifiques.
Parmi les réformes annoncées, figure aussi la suppression du concours d’entrée en sixième, jugé obsolète et inégalitaire. L’exécutif entend remplacer ce dispositif par une évaluation continue et équitable des acquis. En parallèle, des concours nationaux de mathématiques et de disciplines scientifiques seront organisés pour valoriser l’excellence scolaire. Une mesure sociale d’envergure a également été adoptée : la régularisation de tous les élèves sans actes de naissance d’ici au 31 décembre 2025, afin de garantir à chaque enfant son droit fondamental à l’éducation.
Ousmane Sonko a par ailleurs insisté sur la nécessité d’associer la jeunesse aux grands événements internationaux. Les écoles et universités sénégalaises prendront part activement aux Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar 2026, afin de renforcer le lien entre éducation, sport et citoyenneté.
Enfin, le gouvernement promet un renforcement du dialogue social avec les syndicats d’enseignants pour prévenir les tensions récurrentes qui perturbent le calendrier scolaire. Un symposium national sera organisé sur l’avenir de l’enseignement privé, dans le but de mieux encadrer ce secteur en pleine croissance. En soutien à l’ensemble de ces initiatives, un fonds national dédié à la construction, à l’équipement et à la maintenance des écoles est en cours de création afin d’assurer une politique éducative durable et pérenne.
Dakar, 3 octobre 2025 – Le gouvernement sénégalais durcit le ton face au phénomène de la mendicité et aux occupations irrégulières de l’espace public. Ce vendredi, les autorités ont procédé à la destruction d’abris de fortune installés à la cité dite « Haoussa », aux Mamelles, dans la capitale. L’opération a été menée sous la supervision du ministre de l’Intérieur, Me Bamba Cissé.
Dans une déclaration publique, le ministre a invité les populations à s’impliquer davantage dans la préservation de leur cadre de vie. Il les exhorte à signaler toute occupation illégale aux services compétents et à veiller à ce que les sites libérés ne soient pas à nouveau investis.
S’exprimant sur les orientations de sa politique sécuritaire et sociale, Me Bamba Cissé a annoncé l’instauration d’une politique de « tolérance zéro » face à la mendicité. Selon lui, ce phénomène n’est pas seulement une question de pauvreté mais aussi un fléau alimenté par des réseaux organisés, souvent liés à la traite de personnes.
« La mendicité compromet la salubrité des villes et met en danger la sécurité des citoyens », a martelé le ministre, tout en affirmant la détermination de l’État à démanteler les circuits qui exploitent des enfants et des personnes vulnérables.
Cette décision marque un tournant dans la gestion d’un problème social profondément enraciné au Sénégal, où la mendicité de rue, notamment celle des talibés, reste un sujet sensible mêlant traditions religieuses, réalités économiques et enjeux de gouvernance.
Dakar – Une nouvelle étude sur les menaces de manipulation de l’information et d’ingérence étrangère (FIMI) au Sénégal vient d’être publiée, mettant en lumière les vulnérabilités du pays face aux campagnes de désinformation. Réalisée par l’organisation AfricTivistes, en partenariat avec International IDEA et soutenue par Affaires mondiales Canada, cette analyse approfondie dresse un état des lieux préoccupant, mais propose également des solutions concrètes.
Le rapport souligne que, malgré sa réputation de stabilité et de résilience en Afrique de l’Ouest, le Sénégal reste exposé à certaines fragilités internes, notamment lors des périodes électorales tendues et des mouvements de contestation sociale récents. Ces contextes peuvent être exploités par des acteurs étrangers cherchant à influencer l’opinion publique et à déstabiliser le pays.
Au-delà du cadre politique, le Sénégal attire désormais l’attention des acteurs étrangers en raison de son dynamisme économique. La découverte de ressources énergétiques importantes et son ambition de devenir un hub numérique africain font du pays une cible privilégiée pour des ingérences visant à orienter ses choix politiques et économiques.
Pour cette étude, AfricTivistes a utilisé la méthodologie éprouvée d’International IDEA, qui permet d’évaluer de manière contextualisée les dimensions technologiques, politiques, juridiques et économiques des menaces. L’objectif est d’offrir aux institutions publiques, aux médias et à la société civile une feuille de route pour anticiper et contrer ces campagnes de désinformation.
Le renforcement des capacités de vérification des faits au sein des médias. L’éducation citoyenne aux médias et aux réseaux sociaux. La sécurisation des processus électoraux contre les manipulations numériques.
AfricTivistes espère que ce rapport contribuera à une prise de conscience collective et à une action concertée pour préserver la souveraineté numérique et la stabilité démocratique du Sénégal, à l’heure où le pays fait face à des enjeux politiques et économiques majeurs. Le document est déjà disponible au public sur le site web de l’organisation.
Kaffrine – Dans une région où la jeunesse incarne à la fois l’espoir et le moteur du changement, une nouvelle initiative voit le jour pour mettre en lumière les talents locaux. Il s’agit de Kaffrine Award Nomination, une association à but non lucratif qui entend récompenser et valoriser les jeunes modèles de réussite dans divers secteurs.
L’objectif est clair : célébrer l’excellence, encourager l’innovation et promouvoir une culture de l’engagement citoyen. « Nous croyons fermement que l’investissement dans la jeunesse est le socle d’un avenir meilleur pour Kaffrine », expliquent les initiateurs.
Une mission tournée vers l’excellence
À travers cette initiative, Kaffrine Award Nomination s’engage à :
Identifier et célébrer les jeunes talents, Promouvoir une culture de l’effort et de l’innovation, Encourager l’engagement communautaire, Créer un espace de reconnaissance et d’inspiration à travers une grande cérémonie annuelle.
La vision est ambitieuse : faire émerger une génération de jeunes leaders kaffrinois conscients de leur potentiel, créatifs et pleinement acteurs de leur avenir.
Sept domaines de distinction
La cérémonie des Kaffrine Awards, organisée chaque 31 décembre, mettra à l’honneur les jeunes les plus méritants dans sept catégories :
Éducation : excellence académique et projets éducatifs innovants. Culture : artistes, écrivains, musiciens et promoteurs culturels. Entrepreneuriat et économie : initiatives économiques porteuses d’impact. Sports : athlètes, équipes et entraîneurs performants. Leadership : jeunes visionnaires influençant positivement leur communauté. Engagement citoyen : défense de l’environnement, santé, droits humains et inclusion. Innovation et impact social : solutions nouvelles face aux défis sociaux, environnementaux et, éventuellement, dans le domaine de la communication.
Les lauréats seront sélectionnés selon des critères objectifs, alliant résultats, implication citoyenne et comportement général.
Des actions au-delà des prix
Si la remise des distinctions constitue le moment fort, l’association ne compte pas s’arrêter à une simple reconnaissance symbolique. Elle prévoit une série d’initiatives complémentaires :
Formations et ateliers sur le leadership, l’entrepreneuriat ou la gestion de projets, Conférences et panels avec des personnalités inspirantes, Programmes de mentorat et rencontres de networking, Campagnes de sensibilisation dans les écoles, universités et zones rurales.
Des réalisations déjà visibles
Bien que récente, l’initiative a déjà marqué des points. Une tournée a été organisée dans plusieurs établissements scolaires de Kaffrine pour distinguer les présidents des gouvernements scolaires, salués pour leur engagement et leur sens des responsabilités.
En parallèle, des actions de sensibilisation ont été menées auprès de la population pour promouvoir la reconnaissance des efforts locaux, tandis que des partenariats stratégiques ont été noués avec des structures locales et des mécènes.
Des perspectives prometteuses
Pour les organisateurs, la première édition à venir doit être « inclusive et structurée ». Les perspectives incluent :
L’élargissement de la portée des distinctions à l’ensemble de la région de Kaffrine, La mise en place d’un programme d’accompagnement post-award pour soutenir les lauréats dans leurs projets, Le renforcement de la collaboration avec les collectivités locales, les institutions et les associations de jeunes.
Une initiative collective
L’événement, prévu chaque 31 décembre, réunira autorités locales, parents d’élèves, partenaires institutionnels et privés, ainsi que la communauté. L’association invite ainsi toutes les bonnes volontés à soutenir cette démarche par leur présence, leur partenariat ou leurs contributions.
Avec Kaffrine Award Nomination, la jeunesse kaffrinoise dispose désormais d’une tribune de valorisation et d’inspiration. Une initiative qui, au-delà de la célébration, vise à transformer les réussites individuelles en leviers de changement collectif pour toute une région.
Libéré il y a une semaine, l’ancien ministre Mansour Faye s’est rendu ce jeudi à Touba pour rencontrer le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké. Un déplacement à la fois symbolique et empreint de spiritualité, marqué par un moment de recueillement et de soutien moral.
Lors de l’audience, le guide religieux a exprimé sa compassion envers Mansour Faye, l’exhortant à faire preuve de patience et de résilience face aux épreuves. « Je vous recommande la longanimité et je prie constamment pour vous », a déclaré Serigne Mountakha Mbacké, avant de rendre un vibrant hommage à l’ancien président Macky Sall : « Dama koy sagoo… et il a été d’une grande utilité à nos côtés. »
Mansour Faye était accompagné d’une délégation restreinte composée de personnalités religieuses et politiques, parmi lesquelles Daouda Faye, Abdou Lahad Seck Sadaga et Serigne Modou Bara Dolly Mbacké. Cette présence a renforcé le caractère solennel de la rencontre.
Au-delà de l’audience avec le Khalife, Mansour Faye s’est également rendu chez la famille de feu Makhtar Diène, récemment rappelé à Dieu après un accident, afin d’y présenter ses condoléances.
Le ministre de l’Intérieur, Me Bamba Cissé, a ordonné ce vendredi matin la destruction des installations de fortune érigées aux Mamelles, à Ouakam. Cette opération, planifiée depuis trois jours, marque selon lui « le début d’une action ferme et coordonnée contre l’occupation illégale de terrains à travers le pays ».
Hier déjà, plusieurs personnes avaient été interpellées dans le cadre de ce dispositif sécuritaire. Le ministre a prévenu que « aucun espace public ne sera toléré comme lieu de campement anarchique », annonçant l’extension prochaine de cette mesure à toutes les zones illégalement occupées.
À l’arrière du siège de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), un campement d’environ trente cabanes s’était installé. Construites à partir de bâches plastiques, de bois et de cordes usées, ces abris servaient de refuge à des familles, principalement des ressortissants nigériens récemment déguerpis de Colobane.
Les conditions de vie y étaient des plus précaires : matelas posés à même le sol, vêtements éparpillés, structures fragiles exposées aux intempéries. Sur place, la tension reste palpable. Une mère, assise avec son enfant devant son abri, refuse poliment tout échange, faute de comprendre la langue. Une scène qui témoigne de la vulnérabilité de ces déplacés, laissés sans réel accompagnement social.
Si l’opération suscite l’inquiétude pour ces familles en détresse, elle est perçue comme une délivrance par certains riverains. « Avant, il y avait quelques squatteurs. Aujourd’hui, ils sont des dizaines. Le soir, ils envahissent les rues pour mendier », se plaint Momar Ndiaye, habitant du quartier, qui dit vivre dans un sentiment d’« assiègement ».
La Direction générale des impôts et domaines (DGID) du Sénégal traverse une crise majeure. Depuis une semaine, l’institution est victime d’une cyberattaque d’une ampleur inédite qui a paralysé l’ensemble de ses systèmes informatiques. Derrière cette offensive numérique, des pirates basés en Europe réclament une rançon de 10 millions d’euros, soit environ 6,5 milliards de FCFA, pour libérer les logiciels de gestion fiscale et de recouvrement.
Les conséquences se font déjà durement sentir. Les fonctionnaires de la DGID n’ont plus accès aux plateformes numériques, rendant impossible la collecte des impôts et le traitement des ordres de paiement. En clair, le fisc sénégalais est à l’arrêt, privant l’État de recettes essentielles à son fonctionnement.
Plus inquiétant encore, les cybercriminels ont commencé à diffuser des données internes afin de démontrer la profondeur de leur intrusion et accroître la pression sur les autorités. Cette fuite menace directement la confidentialité des informations fiscales de milliers de contribuables.
Ce type d’attaque n’est pas inédit dans le monde, mais il frappe désormais de plein fouet l’Afrique. Plusieurs pays ont déjà été confrontés à des situations similaires :
Atlanta (2018) : Une cyberattaque a paralysé les services municipaux, forçant la ville américaine à dépenser près de 17 millions de dollars pour reconstruire ses systèmes. Irlande (2021) : Le système de santé a été bloqué, obligeant médecins et hôpitaux à revenir temporairement aux dossiers papier. Le gouvernement avait alors refusé de payer la rançon. Costa Rica (2022) : Une attaque massive du groupe Conti a mis à l’arrêt les douanes et le fisc, poussant le pays à déclarer l’état d’urgence nationale.
Ces exemples soulignent le dilemme auquel est confronté aujourd’hui le Sénégal : céder au chantage et financer la criminalité numérique, ou refuser et engager des coûts colossaux pour reconstruire ses infrastructures tout en assumant les lourdes perturbations.
Cette crise met en lumière la vulnérabilité des infrastructures numériques de l’État. Malgré les avancées en matière de digitalisation des services publics, les dispositifs de protection contre les cybermenaces semblent encore insuffisants face à des groupes de hackers toujours plus organisés et sophistiqués.
La circulation a été fortement perturbée ce vendredi 3 octobre 2025 sur l’autoroute à péage Dakar-AIBD. Aux environs de 7h35, un véhicule a pris feu à hauteur de Keur Massar, dans le sens AIBD vers Dakar, plongeant de nombreux automobilistes dans de longues attentes.
Selon la société de gestion de l’autoroute, les équipes d’intervention ont rapidement maîtrisé l’incendie. Toutefois, l’incident a entraîné un important ralentissement du trafic, avec près de 5 kilomètres de bouchons enregistrés entre Rufisque et Thiaroye.
Pour fluidifier la circulation, les usagers ont été invités à emprunter le réseau secondaire. La société recommande notamment d’utiliser la sortie n°09 à Sébikhotane et l’entrée n°07 à Thiaroye, en attendant un retour progressif à la normale.
Le pain risque de se faire rare dans les foyers sénégalais en début de semaine prochaine. Le Regroupement national des boulangers du Sénégal (Rnbs) a annoncé une grève de deux jours, les lundi 6 et mardi 7 octobre 2025, sur toute l’étendue du territoire national. La décision, rapportée par Walf Quotidien, marque la mise à exécution de la menace brandie depuis plusieurs semaines par les boulangers, exaspérés par la dégradation de leurs conditions de travail et le non-respect des engagements pris par l’État.
Durant ces 48 heures, la production et la vente de pain seront totalement interrompues, une situation qui devrait peser lourdement sur les ménages et les petits commerces dépendant de la filière.
Des charges insoutenables pour les boulangers
En conférence de presse, le secrétaire national du Rnbs, Amadou Lamine Ndiaye, a dénoncé « une situation économique et réglementaire insoutenable ». Selon lui, la flambée des prix de la farine, du sucre, du gasoil, de l’électricité et des autres intrants met en péril l’équilibre financier des boulangeries.
« Nous vendons à perte et cette situation n’est pas viable à long terme. Beaucoup de nos camarades ont déjà fermé boutique, car ils ne peuvent plus travailler dans ces conditions », a-t-il déclaré.
Promesses non tenues et décret inappliqué
Les boulangers reprochent aussi aux autorités d’avoir manqué à leurs promesses. Le gouvernement s’était engagé à réduire de 3 000 francs CFA le prix du sac de farine pour soutenir la profession, mais cet engagement n’a jamais été respecté. « Non seulement la promesse n’a pas été tenue, mais la situation a empiré », a fustigé Amadou Lamine Ndiaye, parlant d’un « sentiment de trahison » envers la profession.
Par ailleurs, les boulangers pointent le non-respect du décret 2019-22-117, censé réglementer le secteur. Ils dénoncent la prolifération de boulangeries informelles qui ne respectent ni les normes d’hygiène ni les standards de qualité, alimentant une concurrence déloyale.
Dialogue rompu avec le gouvernement
Le Rnbs regrette également l’absence de solutions concrètes lors des discussions avec le ministre du Commerce. « Toutes les négociations se sont soldées par un échec », a affirmé Ndiaye, ajoutant que le dialogue est désormais rompu.
Pour les boulangers, cette grève ne se limite pas à une simple cessation d’activité. Elle constitue « un signal d’alarme pour la survie du secteur » et un appel pressant à l’État pour qu’il honore ses engagements et trouve des solutions durables.
Le feuilleton autour de Madiambal Diagne, journaliste et patron du groupe Avenir Communication, continue de susciter de vives réactions. Dans la nuit du mardi 23 septembre, il s’était vu interdire de quitter le territoire sénégalais depuis l’Aéroport international Blaise-Diagne (AIBD), alors qu’il devait embarquer pour la France.
Le lendemain, mercredi 24 septembre à 12 heures, il était convoqué par la Division des investigations criminelles (DIC). Mais le journaliste n’a pas répondu à cette convocation. Le jeudi 25 septembre, il annonce sur son compte X avoir finalement atterri en France, prenant de court autorités et observateurs.
À peine 24 heures après cette annonce, le patron de la DIC a été relevé de ses fonctions, tout comme le chef du commissariat spécial de l’aéroport. Ces limogeages, décidés par le ministre de l’Intérieur, ont été perçus comme des sanctions directes liées à l’affaire.
Dans une tribune publiée dans Le Quotidien, journal qu’il a fondé en 2003, Madiambal Diagne a vivement critiqué ces décisions qu’il qualifie de « mesures spectaculaires ». « Le limogeage du commissaire de police de l’aéroport, qui, pourtant, a fait montre d’un certain zèle au profit de sa hiérarchie, apparaît simplement comme du spectacle. De la même façon, le limogeage du commissaire chef de la Division des investigations criminelles est tout aussi étonnant », a-t-il écrit.
Le ministère de l’Intérieur, dans un communiqué, a affirmé que Madiambal Diagne faisait l’objet d’un avis de recherches et d’interpellation, ainsi que d’une opposition de sortie du territoire national « délivrés par une autorité judiciaire compétente ».
Mais le journaliste réfute cette version. Selon lui, aucune décision judiciaire ne le visait : « Si tel était le cas, j’aurais été arrêté depuis plusieurs jours à mon domicile, donc bien avant même d’envisager de voyager », fait-il valoir. Il ajoute que, même à l’aéroport, il n’aurait pas pu franchir les contrôles sans être appréhendé.
Cette affaire, mêlant justice, sécurité et liberté de la presse, reste entourée de zones d’ombre. Comment Madiambal Diagne a-t-il pu quitter le territoire malgré une opposition supposée à sa sortie ? Les limogeages au sein de la police sont-ils le signe de dysfonctionnements internes ou de tensions politiques plus profondes ?
La Direction de la Communication et du Marketing de la Senelec a publié, ce jeudi, un communiqué pour mettre fin aux rumeurs faisant état d’une supposée augmentation des prix de l’électricité. Des informations qui circulent depuis quelques jours sur les réseaux sociaux.
L’entreprise publique de distribution d’électricité dément formellement ces allégations et précise que « c’est la Commission de Régulation du Secteur de l’Énergie (CRSE) qui fixe les tarifs de l’électricité et ceux-ci n’ont fait l’objet d’aucune modification depuis la décision N°2023-28 du mois de décembre 2023 ».
Selon la Senelec, les variations constatées sur les factures des clients ne sont en réalité que le reflet de leur niveau de consommation. « Plus la consommation augmente, plus le montant facturé s’élève », rappelle la société.
Cette hausse est notamment attribuée à la canicule persistante qui sévit depuis plusieurs mois au Sénégal et devrait se prolonger jusqu’à fin octobre. Une situation qui pousse les ménages à recourir davantage à la climatisation et à divers appareils électriques, entraînant mécaniquement une hausse des factures.
La commune de Linkering, située dans le département de Vélingara, a connu hier mercredi une mobilisation populaire d’une ampleur inédite. Hommes, femmes et jeunes sont sortis massivement pour marcher pacifiquement dans les rues du village afin de réclamer ce qu’ils considèrent comme un droit fondamental : l’accès à l’électricité.
Munis de pancartes où l’on pouvait lire « Nous voulons de l’électricité », les manifestants ont scandé tout au long de la principale artère du village : « Non à l’obscurité ! Monsieur le Président Diomaye, aidez-nous ! ». Cette marche citoyenne témoigne du désarroi des populations de cette commune plongée dans le noir depuis toujours, à l’heure où l’électrification est considérée comme un levier incontournable du développement.
Le sentiment de frustration était largement partagé parmi les marcheurs. Plusieurs habitants ont dénoncé l’inaction des autorités face à leur situation. « Il est regrettable qu’au 21ᵉ siècle, Linkering soit une commune sans électricité. Nous lançons un appel aux plus hautes autorités pour sortir notre commune des ténèbres », ont déclaré certains manifestants, visiblement déterminés à ne plus rester silencieux.
Issa Baldé, professeur de lycée et porte-parole de la marche, a rappelé les conséquences directes de ce déficit en énergie. « Sans le courant, aucun développement n’est viable », a-t-il martelé. Selon lui, l’absence d’électricité constitue un frein majeur à l’éducation, avec des élèves contraints d’étudier dans des conditions difficiles, mais aussi à la santé, puisque les structures sanitaires ne disposent pas de l’équipement minimum pour assurer des soins de qualité. Les activités économiques, notamment l’artisanat, le commerce et l’agriculture modernisée, sont elles aussi lourdement impactées par cette carence.
Cette mobilisation pacifique marque un tournant dans la lutte des habitants de Linkering pour leur inclusion dans les programmes nationaux d’électrification. En attendant une réponse concrète du gouvernement et des autorités compétentes, ils promettent de maintenir la pression à travers d’autres actions citoyennes afin que leur cri de détresse ne soit pas ignoré.
Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de modernisation et d’innovation technologique. Le Premier ministre Ousmane Sonko a procédé, ce jeudi 2 octobre 2025, à l’installation officielle du Conseil national du numérique (CNN), un organe consultatif composé de 20 personnalités issues du secteur public, du privé et de la société civile.
La cérémonie d’installation a été l’occasion pour le Chef du gouvernement de rappeler la place stratégique du numérique dans le programme politique du président Bassirou Diomaye Faye. « Le numérique occupe une place centrale dans les priorités du Président de la République et dans l’Agenda national de Transformation », a déclaré Ousmane Sonko, soulignant que cet outil représente un levier essentiel pour bâtir une économie compétitive et inclusive.
Placé sous la coordination stratégique de la Primature, le CNN aura pour mission de formuler des recommandations sur les politiques numériques nationales et d’accompagner leur mise en œuvre. L’organe consultatif devra jouer un rôle actif dans le suivi des grands projets structurants du secteur, notamment dans l’innovation technologique, la digitalisation des services publics et le développement d’une économie numérique robuste capable de générer des emplois durables.
Au-delà de l’appui stratégique, le Conseil est appelé à renforcer la synergie entre les initiatives publiques et privées. Il travaillera à créer un cadre favorable à l’entrepreneuriat digital, à la création de start-up et au développement de solutions technologiques locales. Une attention particulière sera portée à l’inclusion numérique afin de réduire la fracture entre zones urbaines et rurales, et de garantir que toutes les couches sociales bénéficient des opportunités offertes par le digital.
Le CNN aura également un rôle clé dans la protection des données personnelles et le renforcement de la cybersécurité, deux défis majeurs à l’ère des échanges massifs d’informations et de la montée des cybermenaces. En s’appuyant sur des experts et des acteurs de référence, le Conseil ambitionne de doter le Sénégal d’une gouvernance numérique solide, alignée sur les standards internationaux.
Avec cette installation, le gouvernement réaffirme sa volonté de faire du numérique un vecteur de souveraineté, de développement économique et de modernisation de l’État. L’entrée en fonction du Conseil national du numérique marque ainsi le lancement d’une nouvelle phase de la transformation digitale du Sénégal, tournée vers l’efficacité, l’innovation et l’inclusion.
À quelques jours de la rentrée scolaire, le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a rappelé, lors du Conseil des ministres tenu hier au palais, l’urgence de garantir une école de qualité et de moderniser en profondeur le système éducatif sénégalais.
Selon la secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée des Relations avec les institutions et porte-parole du gouvernement, Marie Rose Khady Fatou Faye, le chef de l’État a insisté sur le respect scrupuleux du calendrier scolaire, fixé au 6 octobre 2025 pour les enseignants et au 8 octobre 2025 pour les élèves. Il a instruit le gouvernement à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer le bon déroulement des enseignements et apprentissages sur l’ensemble du territoire national.
Le président a rappelé au Premier ministre la priorité d’accélérer la mise en œuvre du Programme national de résorption des abris provisoires, avec la réalisation de constructions scolaires modernes et l’équipement des établissements. Une initiative qui vise à offrir un cadre d’apprentissage digne et sécurisé aux élèves.
Autre axe majeur : la régulation optimale des frais d’inscription et de scolarité dans les écoles publiques et privées. Le chef de l’État a également appelé à approfondir la réflexion sur le système des cantines scolaires, dans une logique de cohésion sociale et de solidarité nationale, afin de soutenir les familles et améliorer les conditions de scolarité.
Le président Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé son attachement à une école ouverte sur les évolutions du monde. Il a demandé que les programmes de formation soient davantage adaptés à l’ère du numérique, des sciences et technologies, tout en renforçant l’enseignement des langues nationales et étrangères.
Concernant le climat social dans le secteur éducatif, il a exhorté le gouvernement à veiller au suivi rigoureux des accords conclus avec les syndicats d’enseignants et à entretenir un dialogue permanent pour préserver la stabilité du système. En outre, il a demandé une évaluation prospective des résultats des examens et concours, assortie de propositions consensuelles et pragmatiques pour améliorer leur organisation.
Le Collectif pour la Défense de la Cohésion Nationale, regroupant l’ARP Tabital Pulaagu Senegaal, Kisal Deeyirde Pulaagu et le Mouvement des Élèves et Étudiants Foulbés (MEEF), a saisi la justice contre Mme Ngoné Saliou Diop. Cette dernière est accusée d’avoir tenu, le 30 septembre 2025, sur la plateforme en ligne « Sans Limites », des propos qualifiés de diffamatoires, injurieux et incitant à la haine envers la communauté pulaar.
Selon des informations rapportées par Emedia, la plainte a été introduite auprès du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar par l’avocat Me Abou Alassane Diallo. Elle cite notamment des déclarations faites en wolof, au cours desquelles Mme Diop aurait décrit certains membres de la communauté pulaar, en particulier les « Diawando », comme des personnes « ne connaissant pas l’hospitalité », allant jusqu’à douter de leur capacité à assumer des responsabilités publiques.
Pour les plaignants, ces propos sont « d’une extrême gravité » puisqu’ils portent atteinte à « l’honneur, la dignité et la considération des Pulaar du Sénégal ». Le collectif estime qu’il s’agit d’une « incitation à la haine » et d’une « menace pour la paix sociale », appelant la justice à une réaction « énergique et exemplaire ».
La procédure s’appuie sur plusieurs dispositions du Code pénal sénégalais (articles 248, 258, 261, 262 et 431-43), qui répriment l’injure publique, la diffamation, l’insulte via un système informatique et les atteintes aux bonnes mœurs. Elle invoque également l’article 5 de la Constitution, qui interdit toute discrimination raciale, ethnique ou religieuse et proscrit toute propagande régionaliste pouvant mettre en péril l’unité nationale.
Toujours selon le collectif, les propos incriminés ont suscité une vive émotion au sein de la communauté pulaar et alimenté de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Les associations accusent Mme Diop d’être « coutumière de tels faits » et insistent sur la nécessité d’appliquer strictement la loi afin de préserver la stabilité et l’unité nationale.
La Direction générale des Impôts et Domaines (DGID) est paralysée depuis plusieurs jours à la suite d’une cyberattaque d’une ampleur inédite. Le site internet de l’institution demeure inaccessible, à l’exception de sa page d’accueil qui affiche un message d’« indisponibilité du serveur ». Tous les services digitalisés sont hors ligne, plongeant l’administration fiscale dans une crise sans précédent.
Selon des sources concordantes, le groupe de hackers Ransom Group Black Shrantac a revendiqué l’attaque et exige une rançon colossale de 6,5 milliards de F CFA pour rétablir les plateformes. Ce mode opératoire, appelé « rançongiciel », consiste à bloquer l’accès aux systèmes d’information jusqu’au paiement d’une rançon. L’Agence de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) avait déjà été victime d’un scénario similaire en octobre 2022, ce qui met en lumière la vulnérabilité des infrastructures numériques de l’État.
La cyberattaque contre la DGID intervient dans un contexte où la criminalité numérique prend une ampleur alarmante en Afrique. Le Sénégal a récemment participé, avec 13 autres pays africains et Interpol, à l’opération « Contender 3.0 », destinée à démanteler les réseaux transnationaux spécialisés dans les escroqueries en ligne et la sextorsion.
Lors de cette opération, 22 suspects ont été arrêtés au Sénégal, dont certains usurpaient l’identité de célébrités pour piéger leurs victimes via les réseaux sociaux et les sites de rencontre. Les enquêteurs ont identifié 120 victimes de sextorsion, avec des pertes financières estimées à 34 000 dollars. Les saisies incluent 65 appareils électroniques, de faux documents d’identité et plusieurs relevés de transferts d’argent.
À l’échelle continentale, l’opération a conduit à l’arrestation de 260 fraudeurs présumés, à la saisie de 1 235 appareils électroniques et à l’identification de 1 463 victimes de sextorsion, dont les pertes sont évaluées à 2,8 millions de dollars.
Le dernier rapport d’Interpol, publié en juin, révèle que la cybercriminalité représente plus de 30 % des infractions recensées en Afrique de l’Ouest et de l’Est. Les attaques les plus fréquentes concernent les escroqueries en ligne, les rançongiciels, les arnaques aux faux ordres de virement et la sextorsion numérique.
Une opération de lutte contre le trafic de stupéfiants a conduit, ce week-end à Touba, à l’interpellation d’une commerçante âgée de 66 ans, soupçonnée d’être impliquée dans la vente de chanvre indien.
Selon des sources locales relayées par Kawtef, les faits se sont déroulés dans la localité de Guédé. La mise en cause, identifiée sous le nom de M. Diongue, a été appréhendée en flagrant délit avec un demi-bloc de chanvre indien par les membres du « Kurel sam wormay Touba », une organisation issue de la communauté Baye Fall engagée dans la sécurisation de la cité religieuse.
Une perquisition effectuée par la suite à son domicile a permis de découvrir une quantité supplémentaire de drogue. Au total, 4,7 kilogrammes de chanvre indien ont été saisis.
Placée en garde à vue, la commerçante aurait reconnu s’approvisionner auprès d’un certain Ousseynou, dont l’identité complète et la localisation restent pour le moment inconnues. Les enquêteurs tentent d’en savoir davantage sur ce présumé fournisseur.
Cette arrestation intervient dans un contexte de multiplication des saisies de stupéfiants dans le pays. Récemment, un individu avait été intercepté au poste avancé de Kolia, dans le sud-est du Sénégal, avec 52 sachets de chanvre indien et 100 comprimés de Tramadol.
Une vaste opération conjointe menée par la Brigade nationale de lutte contre la piraterie et la contrefaçon et l’Agence de régulation pharmaceutique (ARP) a permis de mettre la main sur une importante cargaison de médicaments contrefaits à Dakar.
Selon des informations rapportées par Libération, la descente a eu lieu dans une boutique située au Boulevard Centenaire, où les policiers ont découvert 66 cartons de faux médicaments. Ces produits frauduleux regroupaient près de 40 spécialités différentes, réparties en neuf classes thérapeutiques sensibles.
Parmi les substances saisies figuraient des anticancéreux, des anti-hémorroïdaires, des antiparasitaires, des antihypertenseurs, des anti-inflammatoires, ainsi que des traitements contre la prostate, le paludisme, des anabolisants et divers compléments alimentaires. Des médicaments dont la vente est strictement encadrée et qui, en cas de mauvaise utilisation, peuvent mettre en danger la vie des consommateurs.
La police a procédé à l’arrestation de quatre individus impliqués dans ce trafic. Il s’agit de Dai Julian et Chi Yunchun, deux ressortissants chinois domiciliés à Gibraltar, ainsi que de leurs employés sénégalais, Fatimata Moussa Ba et Madiam Yade.
Les mis en cause sont poursuivis pour exercice illégal d’une activité soumise à autorisation, exercice illégal de la pharmacie, détention et vente de médicaments falsifiés et mise en danger de la vie d’autrui par administration de produits chimiques dangereux.
Cette saisie rappelle l’ampleur du marché noir des médicaments au Sénégal, un phénomène qui alimente une véritable menace sanitaire. Les autorités appellent régulièrement à la vigilance et à la sensibilisation, rappelant que l’achat de produits pharmaceutiques hors du circuit légal met gravement en péril la santé publique.
Les personnes interpellées devraient être présentées devant le parquet dans les prochains jours.
Le Sénégal fait de nouveau face à la brutalité des intempéries. Dans la nuit de lundi à mardi, des pluies diluviennes se sont abattues sur plusieurs localités, plongeant Touba et Kidira dans une situation de détresse et de chaos. À Touba, près de 95,1 millimètres d’eau ont été enregistrés en seulement vingt-quatre heures, un volume suffisant pour anéantir les efforts déjà déployés afin d’évacuer les précédentes inondations.
La ville sainte est ainsi redevenue un immense champ d’eau stagnante. Les quartiers qui avaient vu leur niveau d’eau baisser ces derniers jours ont été engloutis à nouveau. La station de pompage de 72 000 mm, censée contenir une bonne partie des précipitations, a été totalement dépassée par les événements. Devant la mairie, les eaux ont bloqué la circulation, contraignant les populations à improviser des solutions de fortune. Dans certains secteurs, seuls les charretiers assurent encore le transport. Les voitures, garées et inutilisables, ont cédé la place aux charrettes qui permettent de traverser les zones inondées. Des familles entières s’efforcent de sauver le minimum de matériel, transportant meubles et vivres loin des eaux montantes, malgré l’appui ponctuel des autorités locales.
La scène à Kidira, à l’est du pays, est encore plus dramatique. Le fleuve Falémé a connu une montée exceptionnelle de ses eaux à la suite des fortes précipitations et du lâcher du barrage de Manantali. Le pont reliant la commune aux villages riverains a totalement disparu sous les flots. Les habitants, coupés du reste du territoire, n’ont trouvé d’autre alternative que la pirogue. Les malades, les femmes enceintes, les enfants et les denrées alimentaires traversent désormais une vaste nappe d’eau de plusieurs kilomètres avant d’atteindre la terre ferme. Ce recours aux pirogues, souvent précaires, illustre la vulnérabilité de la zone, où la submersion a transformé les routes en lacs.
Ces inondations révèlent avec plus d’acuité encore le problème structurel de l’enclavement dans la région du Boundou. Les populations font face à des difficultés considérables pour évacuer les malades, pour acheminer les marchandises et pour maintenir un rythme normal dans leurs activités économiques. Les pertes agricoles sont redoutées, car plusieurs champs sont déjà menacés par la stagnation des eaux.
Dans ce contexte, les habitants lancent un appel urgent aux autorités nationales. À Touba, comme à Kidira, les populations attendent des mesures fortes et des interventions rapides pour limiter les dégâts humains et matériels. Mais au-delà de l’urgence, ces intempéries récurrentes relancent le débat sur l’efficacité des politiques d’assainissement et de gestion hydraulique dans un pays où chaque saison des pluies se transforme en désastre humanitaire et économique.
La matinée de ce mercredi a été marquée par une vive tension à Gouloum Béthio, localité de la commune de Kamb dans le département de Linguère. À l’origine des échauffourées, une opération menée par la Sénégalaise des Eaux Rurales (SDE-R) pour récupérer la gestion du forage du village, une décision à laquelle les jeunes habitants se sont opposés avec vigueur.
Lorsque les agents de la SDE-R ont tenté de procéder au raccordement du forage à l’installation électrique, les villageois se sont interposés. Cette résistance a entraîné l’intervention de la gendarmerie de Yang Yang, appuyée par des renforts. Très vite, la situation a dégénéré, donnant lieu à des affrontements violents entre la population et les forces de l’ordre.
Sur les réseaux sociaux, notamment via la page Facebook de Babacar Sarr, des images circulent montrant un enfant du nom de Ndiaga Sarr, âgé de 14 ans, utilisé comme « bouclier humain » par les gendarmes, une scène qui a suscité l’indignation. Contacté par PressAfrik, Babacar Sarr a donné des explications sur le contexte de ces incidents.
Selon lui, tout est parti d’une proposition formulée par le ministre de l’Hydraulique, Cheikh Tidiane Dièye, visant à confier la gestion des forages villageois à la SDE-R. « Le ministre avait dit que c’était une option : si le village est d’accord, la SDE-R prend la gestion, sinon elle se retire. Mais les habitants de Gouloum ont clairement refusé. Malgré cela, la société a tenté de passer en force, ce qui a déclenché l’affrontement », a-t-il déclaré.
Il accuse la gendarmerie d’avoir réagi de manière disproportionnée : « Ils ont lancé des grenades lacrymogènes sur la population. Et quand les affrontements se sont intensifiés, ils ont attrapé un enfant pour l’utiliser comme bouclier. C’est inacceptable », a martelé M. Sarr.
Le bilan fait état de plusieurs blessés parmi les villageois, certains souffrant de maladies respiratoires ou d’asthme, aggravées par les gaz lacrymogènes. Des dégâts matériels ont également été signalés, notamment des chaises et autres équipements saccagés. En outre, sept personnes ont été arrêtées, dont une femme.
Dans un message d’interpellation, Babacar Sarr a appelé les plus hautes autorités, notamment le ministre de l’Intérieur Bamba Cissé, le Premier ministre Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye, à réagir face à ce qu’il qualifie de dérives graves. « Un enfant n’est pas un gilet pare-balles et un village n’est pas une caserne. La dignité humaine ne se négocie pas, ni avec la SDE-R ni avec quiconque », a-t-il martelé.
Cette affaire, qui mêle tensions sociales, gestion des ressources hydrauliques et violences policières présumées, risque d’alimenter de vifs débats au niveau national sur la manière dont l’État conduit ses réformes dans les zones rurales et sur la protection des droits fondamentaux des citoyens.
La Fondation Endeavour a organisé, ce samedi, sa Rentrée Solidaire simultanément sur son site de Sabodala-Massawa et au bureau de Dakar. Cet événement annuel illustre l’engagement du Groupe Endeavour, à travers sa fondation, en faveur de l’éducation, de l’égalité des chances et du développement humain.
Véritable moment fédérateur, la Rentrée Solidaire rassemble les collaborateurs du Groupe, les communautés locales et les partenaires institutionnels autour d’un objectif commun : investir dans les générations futures.
« Ne laisser personne de côté »
À cette occasion, Djaria Traoré, Vice-Présidente Exécutive, Opérations et ESG, a rappelé le sens de cette initiative :
« La rentrée scolaire est un moment fort pour les familles, mais aussi une source d’inquiétude, surtout en milieu rural face aux charges financières. Pour la Fondation Endeavour, c’est plus qu’un moment symbolique : c’est l’occasion de réaffirmer un principe très clair – ne laisser personne de côté. »
Trois programmes pour un même idéal
Depuis son lancement en 2022, la Rentrée Solidaire a accompagné plusieurs centaines d’enfants et de jeunes au Sénégal, de la petite enfance aux études supérieures, à travers trois programmes phares :
Les “Pépites d’Or” : chaque année, ce programme récompense les enfants de collaborateurs ayant obtenu un diplôme (CEPE, BEPC, BAC). En 2025, 165 enfants ont été distingués, portant à 462 bénéficiaires depuis 2022. Jeunes Filles en Scolarité : pour prévenir le décrochage scolaire, notamment en milieu rural, la Fondation attribue des bourses de quatre ans à de jeunes collégiennes issues de ses zones d’impact. Cette année, 20 jeunes filles ont bénéficié de ce soutien, soit 37 depuis 2022. Élites de demain : destiné aux étudiants prometteurs des communautés hôtes, ce programme combine bourses universitaires et stages dans les mines du Groupe. Lancé en 2022, il soutient actuellement 46 étudiants, dont 4 Sénégalais originaires des villages proches de Sabodala, inscrits dans des universités de renom au Sénégal et au Ghana.
À l’ouverture d’Octobre Rose, mois consacré à la sensibilisation et à la lutte contre le cancer du sein, Bougane Gueye Dany a partagé ce 1er octobre un message poignant en mémoire de son épouse, Momy Seck, disparue il y a deux ans des suites de cette maladie.
Dans cette publication empreinte d’émotion, le fondateur du groupe D-Média et leader du mouvement Gueum Sa Bopp revient sur le combat de sa compagne, qu’il décrit comme une femme de courage et de lumière.
« Ce mois porte à jamais ton nom, Momy, car tu en as été l’incarnation courageuse », écrit-il.
Le 5 octobre marquera le deuxième anniversaire de la disparition de Momy Seck. Une date qui demeure une profonde blessure pour Bougane Gueye, mais aussi un rappel de l’amour et de la force qu’elle a incarnés tout au long de son épreuve.
« Ton souvenir est une lumière : ta force, ton sourire, ton amour continuent de guider mes pas », confie-t-il avec tendresse.
Au-delà de son deuil personnel, Bougane Gueye transforme cette commémoration en un appel collectif. Il invite à faire d’Octobre Rose non seulement un symbole de lutte, mais également un hommage à toutes les femmes touchées par le cancer du sein.
« Ton nom, Momy Dany, résonnera toujours comme une victoire de l’amour sur l’oubli », conclut-il.
La Convergence internationale des journalistes poularophones (CIJP) a exprimé, ce mercredi 1er octobre 2025, sa profonde indignation face aux déclarations de la présentatrice de Sans Limites Tv, Ngoné Saliou Diop. Cette dernière aurait, en critiquant l’ancien président Macky Sall, qualifié l’ethnie peulh « d’ethnie de basse classe », un propos que l’organisation juge « offensant » et « inacceptable ».
Dans un communiqué parvenu à Seneweb, la CIJP rappelle que la liberté de critique politique ne saurait en aucun cas justifier des attaques visant une communauté tout entière.
« Ce dérapage n’est malheureusement pas un fait isolé. De tels propos, qui participent à la stigmatisation répétée des Peuls, sont inacceptables dans un pays qui se réclame démocratique, de la diversité et du vivre-ensemble », déplore l’organisation.
La CIJP insiste sur le fait que l’identité peulh ne peut être « prise pour cible et traitée avec mépris », et exige le respect dû à toutes les composantes de la nation sénégalaise.
Elle considère que de telles dérives médiatiques alimentent les tensions communautaires et nuisent au climat social, déjà marqué par des fractures politiques.
L’organisation appelle directement les autorités sénégalaises à réagir avec fermeté.
« À défaut de réaction ferme et appropriée, l’État portera la responsabilité morale et politique de tout dérapage ou débordement qui pourrait en découler », avertit la CIJP.
La Brigade Régionale des Stupéfiants de Sédhiou, relevant de l’OCRTIS, a procédé, ce dimanche 28 septembre 2025, à l’interpellation d’un individu transportant une importante quantité de drogue.
Cette opération fait suite à l’exploitation d’un renseignement opérationnel faisant état d’un probable convoi de stupéfiants acheminés à moto en direction de Saré Alkaali, en passant par plusieurs villages frontaliers avec la Gambie.
Sur place, les agents ont intercepté le suspect, qui convoyait deux sacs en sisal. Chacun contenait dix (10) blocs de chanvre indien, soit un total de vingt (20) kilogrammes de la variété dite « verte ».
Dakar, 1er octobre 2025 – Le journaliste Madiambal Diagne a révélé les détails de son départ du Sénégal dans la nuit du 23 au 24 septembre 2025, dans un témoignage publié par Le Quotidien. Selon lui, des obstacles officiels ont été mis en place pour tenter de l’empêcher de quitter le pays, avant qu’il ne réussisse finalement à rejoindre la France.
Des formalités accomplies… puis suspendues
Madiambal Diagne explique avoir accompli toutes les formalités nécessaires à l’aéroport international Blaise-Diagne, avec contrôle biométrique et cachet de départ apposé sur son passeport et sa carte d’embarquement. « Je présentais les deux documents à d’autres agents pour une ultime vérification. “Bon voyage, Monsieur Diagne”, me dit l’un d’eux avec beaucoup de respect et de courtoisie », raconte-t-il.
Mais la situation a rapidement changé. Alors qu’il se dirigeait vers le passage scanner, un agent lui a confisqué son passeport et son téléphone, l’escortant vers des bureaux jouxtant la zone de départ. « Je les voyais passer des coups de fil, tout en me demandant courtoisement de patienter », explique le journaliste. Selon lui, les difficultés de communication avec la hiérarchie de la police nationale, notamment le DGPN et le ministre de l’Intérieur, ont retardé toute décision.
Confiné au commissariat, l’avion décolle sans lui
Finalement, Madiambal Diagne a été conduit au commissariat de l’aéroport, situé hors du terminal, où il est resté plusieurs heures, voyant son vol décoller sans pouvoir embarquer. « J’ai alors compris qu’il s’agissait d’un stratagème pour m’empêcher de voyager, alors qu’il n’y avait aucune opposition formelle à ma sortie du pays », affirme-t-il. Son passeport et son téléphone lui ont finalement été restitués, accompagnés d’une convocation pour se présenter à la DIC le 24 septembre à midi.
Une décision radicale pour se protéger
Prévenu d’une probable arrestation après audition, Madiambal Diagne décide de changer ses plans. « Je voulais éviter d’être pris de court, car j’avais besoin de préparer ma défense contre un complot bien ourdi, sur une affaire sur laquelle je n’avais encore jamais été interrogé », indique-t-il. Il retourne alors à son domicile à Dakar avant de quitter le pays par un autre itinéraire, à destination de la France.
Ce mercredi 1er octobre 2025, le Sénégal célèbre l’anniversaire d’une de ses plus grandes icônes : Youssou Ndour, qui souffle ses 66 bougies. Né à Dakar le 1er octobre 1959, l’enfant de la Médina est devenu, au fil des décennies, une légende vivante de la musique africaine et une personnalité influente bien au-delà des frontières du continent.
Avec sa voix inimitable et son charisme scénique, Youssou Ndour a porté le mbalax – ce rythme profondément sénégalais – au sommet de la scène internationale. Chanteur, compositeur et leader du Super Étoile de Dakar, il a conquis le monde avec des titres devenus cultes et des albums qui ont marqué plusieurs générations.
En 1994, il signe un succès retentissant avec The Guide (Wommat), un disque d’or qui scelle son retour triomphal au pays. Le succès se poursuivra avec d’autres distinctions, notamment deux disques d’or pour Egypt et le titre Animé en 1996, confirmant son statut d’ambassadeur mondial de la musique africaine.
Artiste aux multiples facettes, Youssou Ndour n’a jamais limité son influence à la seule musique. Patron de presse, il fonde le groupe de médias Futurs Médias, devenu un acteur incontournable dans le paysage sénégalais.
En 2012, son engagement le mène sur le terrain politique : il est nommé ministre de la Culture et du Tourisme dans le gouvernement d’Abdoul Mbaye, puis ministre du Tourisme et des Loisirs. Quelques mois plus tard, il est rattaché directement à la présidence de Macky Sall en qualité de ministre-conseiller. Une parenthèse politique qui n’a pas entamé son image d’artiste engagé, au service de son pays et de sa culture.
À 66 ans, Youssou Ndour reste une référence incontournable. Ses concerts continuent de rassembler des foules, son influence sociale et culturelle demeure intacte, et son nom résonne comme celui d’un artiste universel qui a su marier authenticité et modernité.
Plus qu’un chanteur, il est devenu un symbole : celui d’un Sénégal ouvert sur le monde, fier de son patrimoine, et capable de faire dialoguer les cultures.
Bon anniversaire à Youssou Ndour, éternel roi du mbalax et figure emblématique du Sénégal et de l’Afrique.
Une nouvelle polémique secoue la scène politico-judiciaire sénégalaise. Le député du parti Pastef, Cheikh Bara Ndiaye, se retrouve indirectement mêlé à un litige commercial autour d’une Toyota Land Cruiser déclarée volée, une affaire qui alimente de vifs débats sur les réseaux sociaux.
Le différend oppose Bonkoungou Distribution, basée sur la VDN (immeuble Ebomaf), au Comptoir commercial du Sénégal Baili-SARL. En jeu : deux véhicules Land Cruiser facturés 164 millions de FCFA (82 millions l’unité).
Selon une facture datée du 10 avril 2025, un ordre de transfert avait été émis depuis la BNDE, agence Keur Gorgui, au profit de Bonkoungou Distribution. Un reçu de paiement avait également été délivré.
L’un des véhicules, immatriculé AA-420-ZS le 30 avril 2024, a d’abord été enregistré au nom du Comptoir commercial Baili-SARL, avant d’être transféré le même jour au député Cheikh Bara Ndiaye. Selon Seneweb, le parlementaire a rapidement procédé à la mutation de la carte grise à son nom.
Cependant, Bonkoungou Distribution affirme que la vente n’avait pas été réglée « effectivement » et a notifié, dès le 10 avril 2025, l’annulation de la transaction, exigeant la restitution des deux véhicules.
Le dossier a été confié à la Division des investigations criminelles (DIC). Entendu comme témoin, Cheikh Bara Ndiaye soutient avoir acquis son véhicule « légalement », en brandissant les documents attestant de sa bonne foi.
À l’approche de la rentrée scolaire 2025-2026, les autorités administratives, les responsables de l’éducation de l’IEF de Kaolack commune et département, les élus locaux ainsi que les partenaires communautaires se sont réunis ce mardi 30 septembre 2025 lors du Conseil de Développement de District (CDD). Cette rencontre avait pour objectif de faire le point sur les préparatifs, relever les défis et coordonner les efforts afin d’assurer une rentrée apaisée et réussie.
« Il s’agit, dans un premier temps, de faire le bilan de l’année écoulée, mais le plus important était de voir les dispositions à prendre pour que les établissements soient fonctionnels dès le premier jour de l’année scolaire. Au cours de ce déplacement, nous avons relevé certaines difficultés qui méritent d’être portées à l’attention des plus hautes autorités, mais aussi d’autres qui peuvent être prises en charge localement par une mutualisation des efforts », a expliqué Latyr Ndiaye, préfet du département de Kaolack.
Il a insisté sur le manque de salles de classe, de personnel et de tables-bancs. « Nous avons également constaté les effets de l’hivernage : beaucoup d’établissements sont délabrés, ce qui rend obligatoire le lancement de travaux de réhabilitation pour les rendre fonctionnels », a-t-il ajouté.
Le préfet a aussi soulevé la problématique des inondations. « Beaucoup d’établissements sont envahis par les eaux pluviales. La situation a été soumise aux sapeurs-pompiers qui ont déjà commencé les opérations de pompage. Nous pensons que d’ici le 8 octobre 2025, la situation va sensiblement s’améliorer. Mais nous restons préoccupés, car l’hivernage n’est pas encore terminé et de nouvelles pluies pourraient survenir », a-t-il souligné.
Par ailleurs, des actions de désherbage et de nettoiement sont prévues, en partenariat avec les communautés locales et les services techniques tels que le Cadre de vie et la Sonaged, déjà organisés autour d’un plan d’action qui démarre dès demain.
Le contexte sanitaire a également été au centre des échanges, avec des risques d’épidémies comme le Mpox et la fièvre de la Vallée du Rift, dont des cas ont déjà été confirmés au Sénégal. Le médecin-chef de région a sensibilisé sur les symptômes, les mesures de prévention et la prise en charge. Les autorités éducatives ont été invitées à intensifier la sensibilisation dans les établissements scolaires.
Ce CDD a permis de dresser un état des lieux complet des préparatifs de la rentrée scolaire 2025-2026. Les recommandations issues de cette rencontre serviront de feuille de route aux différents acteurs, avec pour objectif principal de garantir une rentrée réussie, inclusive et équitable pour tous les élèves.
La crise sociale qui secoue l’Hôtel Radisson de Diamniadio continue de prendre de l’ampleur et attire désormais l’attention des plus hautes autorités. Le ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Amadou Ba, s’est exprimé publiquement à travers un communiqué transmis à la presse. Dans ce document, il invite les travailleurs et la direction de l’établissement à se conformer au cadre légal en matière de licenciement et de grève. Il appelle ainsi à un retour à la légalité et au dialogue dans un climat de conciliation et de responsabilité.
Le ministre insiste sur l’urgence d’engager des négociations sous la supervision de l’Administration du Travail afin de trouver un compromis permettant une reprise rapide et durable des activités de l’hôtel. Pour lui, ce conflit dépasse les simples relations sociales internes, car il touche directement l’image touristique du Sénégal et la disponibilité de son parc hôtelier.
Amadou Ba rappelle que l’Hôtel Radisson constitue un atout stratégique pour le pays, notamment à l’approche d’événements internationaux majeurs tels que le Sommet sur les investissements FII Sénégal et les Jeux olympiques de la Jeunesse. Dans ce contexte, il souligne que la stabilité et la crédibilité de l’offre hôtelière nationale doivent être préservées en toutes circonstances.
Afin de suivre de près l’évolution de la situation, le ministre a pris contact avec les plus hautes autorités de la Société de Gestion des Infrastructures publiques dans les Pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose (SOGIP-SA) ainsi qu’avec le ministère du Travail. Il veut ainsi s’assurer que toutes les mesures nécessaires soient prises pour éviter une dégradation du climat social.
Le communiqué du ministère apporte également une précision importante sur le statut juridique de l’hôtel. Amadou Ba rappelle en effet que l’Hôtel Radisson est une propriété exclusive de l’État du Sénégal, qui en a confié la gestion au Groupe Summa dans le cadre d’une délégation de quinze ans. En cas de contentieux persistant, le différend devra être porté devant la Chambre de Commerce Internationale de Paris, comme le prévoit le contrat de gestion.
Par cette intervention, le ministre cherche à apaiser les tensions et à rappeler aux parties concernées leurs obligations légales et contractuelles. L’objectif affiché reste la recherche d’une solution concertée qui garantisse à la fois la protection des droits des travailleurs et la sauvegarde de l’intérêt national lié à l’image et au dynamisme du secteur touristique.
Le Cadre Unitaire des Enseignants du Moyen-Secondaire (CUSEMS) traverse une nouvelle zone de turbulences. Dans un communiqué rendu public ce mardi 30 septembre 2025, le directoire national a dénoncé l’organisation d’un « simulacre de congrès » par un groupe de camarades qualifiés de « fractionnistes ».
Selon le CUSEMS, cette initiative constitue une violation flagrante des dispositions statutaires et réglementaires du syndicat, remettant ainsi en cause sa légitimité. « Par cet acte, ces camarades se sont auto-exclus du syndicat », tranche le directoire dans sa note officielle.
Face à cette situation, la direction du syndicat a annoncé la tenue d’une réunion ce mercredi 1er octobre, afin d’examiner la crise et de définir la conduite à tenir. En attendant, le CUSEMS appelle ses militantes et militants à rester « mobilisés, disciplinés et unis autour de la légitimité ».
La Fondation Crédit Mutuel du Sénégal a procédé, ce lundi 29 septembre 2025, à la remise officielle de 50 tensiomètres destinés aux structures de santé locales. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la lutte contre l’hypertension artérielle, un problème de santé publique en forte progression au Sénégal.
La cérémonie s’est tenue en présence du gouverneur de région, Mouhamed Moctar Watt, ainsi que des autorités sanitaires locales.
« La Fondation Crédit Mutuel du Sénégal a profité de la Journée mondiale du cœur pour accompagner l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niasse de Kaolack, notamment son service de cardiologie, mais aussi pour soutenir le Dr Thiam et son équipe dans la lutte contre les maladies cardiovasculaires. L’objectif est d’aider les populations les plus démunies et vulnérables à prévenir ces maladies qui font des ravages dans la région de Kaolack », a déclaré Sérigne Ba, président du conseil départemental de la Fondation Crédit Mutuel du Sénégal.
Cette action s’inscrit dans le programme « Une maison, un tensiomètre », à travers une première dotation de 50 appareils. « Ces équipements vont véritablement servir aux populations et aux malades. Nous avons saisi cette occasion, avec la présence de M. le gouverneur, pour effectuer une remise symbolique en collaboration avec le directeur de l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niasse, afin de permettre à certaines organisations de mieux prévenir leurs membres des maladies cardiovasculaires », a-t-il ajouté.
Au-delà de cette opération, la Fondation Crédit Mutuel du Sénégal intervient de manière significative dans le secteur de la santé, notamment dans les zones déshéritées. Elle réhabilite des cases de santé, accompagne des malades de manière confidentielle dans la prise en charge de soins coûteux, et apporte un soutien aux structures sanitaires régionales.
« Nous avons décidé d’accompagner l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niasse de Kaolack, qui polarise un large bassin de population, voire au-delà des frontières nationales », a conclu M. Ba.
Le responsable politique de l’Alliance pour la République (APR), Pape Mahawa Diouf, est au cœur d’une nouvelle polémique judiciaire. Convoqué ce lundi par la Division spéciale de cybersécurité (DSC), l’ancien coordonnateur de la cellule de communication de Benno Bokk Yaakaar (BBY) a été entendu en présence de ses deux avocats. À l’issue de son audition, il a été placé en garde à vue dans les locaux de la DSC, selon des sources relayées par Seneweb.
Il est poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles et diffamation, à la suite d’une plainte déposée par l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER).
Tout est parti d’une sortie médiatique de Pape Mahawa Diouf lors de l’émission « Faram Facce », diffusée le 17 septembre dernier sur la TFM. Au cours de son intervention, le responsable républicain aurait déclaré qu’« un détournement de 37 milliards aurait eu lieu au sein de l’ASER ».
Des propos jugés diffamatoires par l’agence publique, qui a aussitôt réagi à travers un communiqué rendu public le 18 septembre 2025. L’ASER y dénonçait des accusations « graves » susceptibles de ternir son image et de semer la confusion dans l’opinion publique, avant d’annoncer avoir saisi la justice.
Après sa garde à vue, Pape Mahawa Diouf devrait être déféré, sauf changement, ce mardi, au tribunal de grande instance hors classe de Dakar. La suite de la procédure déterminera si l’affaire sera jugée rapidement ou instruite plus en profondeur.
Un nouveau rebondissement secoue le milieu politico-médiatique sénégalais. Selon des informations relayées par Seneweb, le juge d’instruction du 1er cabinet près le Pool judiciaire financier a inculpé puis placé sous mandat de dépôt l’épouse du journaliste Madiambal Diagne, deux de leurs enfants ainsi que leur marabout.
D’après les mêmes sources, le marabout a été interpellé à Thiès par les éléments de la Division des investigations criminelles (DIC) avant d’être transféré à Dakar.
Les mis en cause sont poursuivis pour association de malfaiteurs, escroquerie portant sur des deniers publics et blanchiment de capitaux commis par un groupe criminel organisé. Des chefs d’accusation lourds qui mettent en lumière une affaire aux ramifications encore floues.
Cette procédure judiciaire intervient quelques heures seulement après que la maison de Madiambal Diagne, patron du groupe Avenir Communication, a été la cible d’un cambriolage, dans la nuit du dimanche au lundi, à la Cité Djily Mbaye. Un enchaînement d’événements qui ne fait qu’amplifier le climat de mystère autour de cette affaire.
Le créateur de la chaîne H5 Motivation, Aziz Rok, a brisé le silence après la diffusion de son entretien exclusif avec l’ancien président du Sénégal, Macky Sall. Face aux critiques suscitées par cette initiative, l’influenceur et interviewer a tenu à défendre son choix.
« Je demande à tous les Sénégalais qui sont fâchés contre moi, parce que j’ai interviewé le président Macky Sall, de bien vouloir regarder cette interview », a-t-il déclaré dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux. Conscient du tollé que pouvait provoquer ce face-à-face inédit, il admet : « Je savais que c’était un risque d’interviewer le président Macky Sall, mais j’ai pris ce risque, parce que cela en valait la peine. C’était un gros pari et ça crée de la tension un peu partout. »
Pour Aziz Rok, l’objectif reste clair : proposer du contenu de qualité, quitte à s’exposer à la polémique. Il estime que cette discussion dépasse les clivages politiques et intéressera aussi bien l’actuel Premier ministre Ousmane Sonko que le président Bassirou Diomaye Faye : « Je sais qu’ils vont regarder l’interview, car ils savent qu’il y a quelque chose d’important dans cette discussion. »
L’intervieweur confie avoir vécu un moment inédit au contact du prédécesseur de Bassirou Diomaye Faye : « Je vous le jure, et je pense que dans l’histoire des entretiens, personne n’a jamais parlé de cette manière avec un chef d’État (…) Il est aussi temps qu’on passe à la vitesse supérieure. »
Au-delà des retombées locales, Aziz Rok affirme que son travail est désormais suivi de près par plusieurs chefs d’État, signe selon lui que son projet franchit un nouveau cap.
Le Nouveau Front Force Alternative (NFFA), conduit par son coordinateur Djiby Ndiaye, a entamé une offensive diplomatique auprès de plusieurs représentations étrangères accréditées à Dakar afin de réclamer la libération des détenus politiques. Dans le viseur de cette démarche : la situation jugée préoccupante du chroniqueur Badara Gadiaga, actuellement incarcéré.
Selon les informations rapportées par le journal L’As, la délégation du NFFA a initié, le 27 août dernier, une tournée diplomatique pour sensibiliser les chancelleries sur les atteintes aux libertés fondamentales au Sénégal. L’une des étapes majeures de cette initiative a été la rencontre avec les services de l’ambassade des États-Unis, réputés attentifs aux questions relatives aux droits humains.
Lors de cet échange, Djiby Ndiaye et ses camarades ont mis en avant les conclusions du dernier rapport du Département d’État américain. Ce document relevait de « vives préoccupations » concernant le respect des libertés individuelles, notamment la liberté d’opinion, ainsi que la recrudescence des arrestations et convocations visant journalistes et chroniqueurs. La condamnation de plusieurs figures médiatiques y était également pointée comme un signal inquiétant pour l’État de droit.
Le cas de Badara Gadiaga a retenu une attention particulière de la part des diplomates américains. Ceux-ci ont demandé des précisions sur les charges retenues contre lui, son droit à une défense assurée par des avocats, ainsi que ses conditions de détention. Pour le NFFA, son arrestation illustre un précédent inédit : elle serait intervenue à la suite d’une demande insistante du pouvoir, après des propos jugés offensants lors d’une émission télévisée.
Les représentants américains, tout en reconnaissant la gravité des préoccupations exprimées, se sont engagés à examiner le dossier en profondeur avant de revenir vers le Front. Le NFFA insiste pour que cette affaire ne soit pas réduite à de simples propos mal perçus, mais qu’elle soit analysée comme une question politique majeure touchant directement aux libertés fondamentales.
La situation hydrologique du bassin du fleuve Gambie continue d’évoluer, mais reste, pour l’heure, sous contrôle. Dans son bulletin publié ce lundi 29 septembre 2025, la Brigade des Ressources en Eau de Tambacounda-Kédougou a fait état d’une hausse modérée des niveaux d’eau dans plusieurs localités, tout en soulignant l’absence de risque immédiat d’inondation. Les relevés, effectués à 8 heures du matin, montrent une variation contrastée selon les zones, avec certaines stations affichant des augmentations significatives, tandis que d’autres enregistrent une stabilité, voire de légères baisses.
À Diaguiri, l’un des points de mesure clés, le niveau du fleuve a atteint 3,63 mètres, soit une progression de 37 centimètres en 24 heures. Ce chiffre reste toutefois largement inférieur aux 5,32 mètres enregistrés à la même date en 2024, traduisant une activité hydrique modérée cette année. Une tendance similaire est observée à Afia Pont (Thiokoye), où le niveau a bondi de 81 centimètres, atteignant 3,74 mètres, contre 5,71 mètres l’année précédente. Ces hausses, bien qu’importantes sur une courte période, restent en deçà des niveaux historiques et n’approchent pas les seuils critiques.
En revanche, certaines stations affichent une dynamique inverse. À Niokolo Koba, le niveau a légèrement reculé, passant de 5,70 mètres à 5,67 mètres, soit une baisse de 3 centimètres. Ce niveau demeure également bien inférieur aux 8,36 mètres relevés en 2024, à la même période. Il en est de même à Mako, où le fleuve a connu un recul de 21 centimètres, pour s’établir à 4,43 mètres, contre 4,64 mètres la veille et 5,38 mètres un an plus tôt. La cote d’alerte dans cette zone étant de 6 mètres, la situation reste jugée non préoccupante.
D’autres stations hydrologiques ont connu des difficultés de mesure. À Goumbayel et Sinthiou Malème, les techniciens n’ont pas pu enregistrer de données exploitables, les niveaux d’eau n’ayant pas atteint l’échelle de mesure. Ces zones restent cependant sous surveillance, compte tenu des fluctuations rapides pouvant survenir en cette période.
À Kédougou, où le fleuve constitue un point de vigilance prioritaire, les observations font état d’une hausse de 27 centimètres en une journée. Le niveau est passé de 5,24 à 5,51 mètres, ce qui reste nettement en dessous des 6,81 mètres observés en 2024 et de la cote d’alerte fixée à 7 mètres. Même si l’augmentation est notable, les autorités hydrauliques ne jugent pas la situation alarmante à ce stade.
Le cas de Simenti mérite également d’être souligné. Aucun relevé n’a été communiqué pour la journée du 29 septembre, mais la mesure précédente faisait état de 8,82 mètres, un niveau élevé, mais bien inférieur aux 12,58 mètres atteints à la même date l’an dernier. Dans cette zone, la cote d’alerte est fixée à 13 mètres, un seuil qui n’a donc pas été franchi cette année.
Enfin, à Gouloumbou, le niveau du fleuve est resté stable à 9,73 mètres. Même s’il reste élevé, ce niveau demeure en dessous du seuil d’alerte de 12 mètres, et également inférieur au niveau de 10,82 mètres enregistré en 2024.
Dans l’ensemble, les données relevées indiquent une dynamique hydrologique relativement calme comparée aux années précédentes. Aucune station n’a franchi sa cote d’alerte, et les niveaux d’eau sont, dans toutes les zones observées, inférieurs à ceux de 2024 à la même période. Pour autant, la prudence reste de mise, selon les services techniques de la Brigade des Ressources en Eau, qui rappellent que les conditions hydrologiques peuvent évoluer rapidement en cette période de fin d’hivernage, marquée par des épisodes pluvieux intenses et imprévisibles.
Le bras de fer entre les travailleurs de l’hôtel Radisson Blu de Diamniadio et la direction de l’établissement franchit une nouvelle étape. Ce lundi, les délégués du personnel sont convoqués à la gendarmerie, à la suite d’une plainte déposée par la direction. Cette action judiciaire intervient alors que le personnel est en grève depuis plus d’un mois, dénonçant des pratiques jugées injustes, voire abusives.
C’est le président des délégués, Omar Dia, qui a confirmé l’information lors d’une intervention sur les ondes de la radio Sud FM. Selon lui, la gendarmerie avait initialement exprimé son intention d’auditionner l’ensemble du personnel gréviste, mais il a été finalement décidé de limiter les convocations aux seuls représentants syndicaux. Cette évolution est interprétée par certains comme une tentative d’intimidation, alors que le conflit social s’enlise.
Dans cette même déclaration, Omar Dia a réaffirmé la position des travailleurs face à ce qu’ils considèrent comme une volonté de la direction de se débarrasser discrètement d’une partie du personnel. Il a ainsi déclaré : « Si la direction décide de se séparer de nous, elle n’a qu’à nous payer nos droits et on partira. Mais si l’État décide de mettre fin au contrat entre le gouvernement du Sénégal et le groupe Summa, nous, nous continuerons à travailler. » Ce discours reflète la fermeté des travailleurs, qui entendent défendre leurs acquis, mais aussi leur disponibilité à poursuivre leurs fonctions si les conditions légales sont respectées.
Le mouvement social, déclenché le 25 août dernier, trouve son origine dans une série de propositions de départ négocié formulées par la direction à l’encontre de 19 employés. Ces travailleurs, pour la plupart sous contrat à durée indéterminée depuis l’ouverture de l’hôtel, ont interprété cette offre comme une tentative de licenciement déguisé. Ils ont donc décidé d’entrer en grève pour dénoncer ce qu’ils estiment être une remise en cause de leurs droits fondamentaux en matière d’emploi.
Le conflit n’est pas resté confiné aux murs de l’hôtel. Les tensions ont attiré l’attention du ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, structure de tutelle de l’établissement. Dans un communiqué officiel publié récemment, le ministère a exhorté les deux parties à privilégier la voie du dialogue et de la négociation. Le document insiste sur la nécessité de trouver une issue pacifique et constructive à cette crise. Il appelle à engager des discussions sincères, sous la supervision de l’Administration du Travail, en vue d’un accord permettant la reprise des activités de l’hôtel dans des conditions apaisées.
Situé au cœur du pôle urbain de Diamniadio, à proximité de plusieurs infrastructures stratégiques, l’hôtel Radisson Blu joue un rôle important dans le dispositif touristique et économique du Sénégal. Sa paralysie, liée à ce mouvement social, pourrait avoir des répercussions plus larges, notamment sur l’attractivité de la zone et la qualité de l’offre hôtelière dans un contexte où l’État multiplie les efforts pour renforcer le secteur touristique.
Alors que l’affaire suit désormais une voie judiciaire, avec les convocations à la gendarmerie, il reste à savoir si cette pression conduira à une résolution du conflit ou, au contraire, à son aggravation. Pour l’instant, les délégués de personnel maintiennent leur position et attendent des réponses claires, tant de la part de la direction de l’hôtel que des autorités publiques.
Le Tribunal de commerce de Dakar a examiné pour la première fois le différend financier qui oppose La Poste-Burkina à la société de transfert d’argent Money Express. En jeu : une créance de plus de 7,1 milliards de francs CFA, que l’établissement public burkinabè réclame à son ancien partenaire commercial.
À l’origine de ce litige figure un contrat d’adhésion signé le 11 mai 2005 entre les deux entités. Ce partenariat autorisait à l’époque Sona-Post Burkina – devenue par la suite La Poste-Burkina – à exploiter le réseau de Money Express pour assurer des services de transfert d’argent, aussi bien pour ses clients que pour ses opérations à l’international.
Mais deux décennies plus tard, ce partenariat semble s’être soldé par un contentieux financier de grande ampleur. Dans son édition de ce lundi, le journal Libération rapporte que La Poste-Burkina revendique aujourd’hui une dette de 7,128 milliards FCFA à l’encontre de Money Express. Une procédure judiciaire a été engagée pour tenter de récupérer cette somme.
Dans cette optique, La Poste-Burkina a d’abord obtenu une ordonnance de saisie conservatoire, enregistrée sous le numéro 600/2025 en date du 15 mai 2025, afin de bloquer les comptes et avoirs de Money Express. Ces opérations de saisie ont été menées entre les 7 et 15 juillet derniers par l’huissier Me Adama Dia, basé à Dakar. Toutefois, cette démarche s’est révélée infructueuse : aucun actif significatif n’a été identifié.
Dans son assignation au tribunal, La Poste-Burkina explique que l’analyse des opérations menées laisse penser que Money Express SA ne disposerait plus de comptes bancaires actifs, ou alors que ces comptes sont clos ou présentent des soldes débiteurs. Une situation qui a poussé l’établissement public à changer de stratégie.
Estimant que la société est dans l’incapacité manifeste de faire face à ses engagements financiers, La Poste-Burkina demande désormais au Tribunal de commerce de Dakar de prononcer la cessation de paiement de Money Express. Elle sollicite également la nomination d’un juge-commissaire et d’un syndic, dans la perspective d’une éventuelle liquidation judiciaire de la société.
Le tribunal a mis l’affaire en délibéré, et une décision est attendue dans les prochaines semaines. Ce contentieux pourrait marquer un tournant dans les relations entre établissements publics africains et sociétés privées opérant dans le secteur stratégique des transferts d’argent.
Au deuxième trimestre de l’année 2025, le Sénégal a enregistré une baisse notable de son taux de chômage élargi chez les jeunes âgés de 15 à 34 ans. Selon les données publiées par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), ce taux s’est établi à 19,0 %, contre 21,6 % à la même période en 2024, soit une diminution de 2,6 points de pourcentage en un an.
Cette tendance à la baisse masque cependant d’importantes disparités territoriales et sociodémographiques. En milieu rural, le chômage élargi reste plus prononcé, atteignant 22,8 %, contre 16,4 % en zone urbaine. L’analyse par groupe d’âge montre également que les jeunes continuent d’être les plus touchés par le phénomène, avec un taux de 24,0 %, nettement supérieur à celui observé chez les adultes, fixé à 13,6 %.
Les inégalités de genre demeurent également marquées : les femmes, toutes tranches d’âge confondues et quel que soit leur lieu de résidence, sont plus fortement touchées par le chômage que les hommes, selon le rapport de l’ANSD.
Concernant la dynamique globale du marché du travail, l’étude indique que 56,5 % des personnes âgées de 15 ans ou plus ont participé à l’activité économique au cours de ce trimestre. Toutefois, ce taux de participation reste relativement faible chez les jeunes (15-34 ans), avec un niveau de 48,2 %, contre 69,0 % chez les adultes de 35 ans et plus. Cette différence traduit une insertion plus difficile des jeunes sur le marché de l’emploi, souvent liée à des facteurs tels que le manque d’expérience professionnelle ou les inadéquations entre formation et emploi.
Le document met aussi en évidence un écart significatif entre hommes et femmes en matière de participation à la main-d’œuvre. En milieu urbain, 65,4 % des hommes sont actifs contre 46,4 % des femmes ; en milieu rural, l’écart est similaire, avec 68,3 % pour les hommes contre 47,7 % pour les femmes. Ce déséquilibre entre les sexes reste constant, toutes tranches d’âge confondues, et illustre les obstacles persistants à l’égalité d’accès à l’emploi.
Enfin, malgré une participation globale plus forte en zone rurale (57,5 %) qu’en zone urbaine (55,8 %), le taux d’activité national connaît un léger recul sur un an. Comparé au deuxième trimestre de 2024, il a diminué de 1,1 point, passant de 57,6 % à 56,5 %.
Dans la nuit du 26 au 27 septembre 2025, les forces de sécurité ont mené une opération d’envergure sur l’ensemble du territoire national, dans le cadre d’un dispositif de sécurisation visant à renforcer l’ordre public. Le bilan communiqué fait état de 408 personnes interpellées pour divers motifs, allant de simples vérifications d’identité à des infractions plus graves.
Selon les informations rapportées par Les Échos, une majorité des individus arrêtés – précisément 272 – l’ont été dans le cadre de vérifications d’identité. En parallèle, 59 personnes ont été appréhendées pour ivresse manifeste sur la voie publique, un phénomène récurrent lors des opérations nocturnes de sécurité. Par ailleurs, 30 autres ont été interpellées pour des besoins liés à des enquêtes en cours.
Le reste des arrestations concerne des infractions plus spécifiques. Des cas de détention et d’usage de chanvre indien ont été relevés, de même que des actes de violence, des atteintes à la propriété, ou encore des délits liés à la moralité publique. La police a ainsi enregistré plusieurs cas d’usage de produits psychotropes comme le cellulosique, de détention d’armes blanches, de rixes sur la voie publique, mais aussi des faits de harcèlement sexuel, d’escroquerie, de vagabondage ou encore d’abus de confiance.
Parmi les infractions notées, figurent également des cas de rébellion et d’outrage à agent, des situations de violences conjugales – notamment envers des ascendants – ainsi que plusieurs faits de vol, dont certains en flagrant délit.
Cette opération coordonnée n’a pas seulement donné lieu à des interpellations. D’importantes saisies ont été réalisées, témoignant de la vigilance accrue des forces de l’ordre. Ainsi, les services de police ont mis la main sur 2,5 kg de chanvre indien, ainsi que plusieurs doses conditionnées sous forme de cornets ou de joints prêts à la consommation. À cela s’ajoute la mise en fourrière de 46 véhicules et 89 motos, souvent en infraction avec les règles de circulation ou impliqués dans des délits. En outre, 855 pièces administratives – dont des permis, cartes grises ou pièces d’identité – ont été saisies pour vérification ou non-conformité.
Enfin, cette opération a donné lieu à la rédaction d’amendes forfaitaires pour diverses infractions, pour un montant total s’élevant à 1 137 000 francs CFA.
Ce type de dispositif s’inscrit dans une stratégie plus large de prévention et de répression des actes délictueux, visant à restaurer un climat de sécurité dans les zones urbaines comme rurales. Les autorités promettent d’ailleurs de renforcer ces opérations dans les semaines à venir, face à une recrudescence de certains comportements déviants et infractions de rue.
Un an après son incarcération, Khadim Bâ, directeur général de la Compagnie Ouest Africaine de Crédit-Bail (Locafrique), fait face à de graves ennuis de santé. Selon les informations rapportées ce lundi par le quotidien Les Échos, l’homme d’affaires a été admis à l’hôpital pour une durée prolongée, en raison d’un état de santé jugé très préoccupant.
Le journal, qui cite des sources proches du dossier, précise que Khadim Bâ serait « très gravement malade », sans toutefois entrer dans les détails, les informations étant couvertes par le secret médical. Aucune indication officielle n’a été donnée quant à la nature exacte de son état, mais il apparaît clairement que sa condition nécessite une prise en charge médicale continue, loin des cellules de détention.
Pour mémoire, l’homme d’affaires avait été condamné le 29 juillet dernier par la Chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Dakar. Le jugement l’avait reconnu coupable de plusieurs chefs d’inculpation, notamment faux et usage de faux, association de malfaiteurs, abus de biens sociaux et escroquerie. La sentence prononcée avait été de deux ans de prison, dont trois mois fermes, assortie d’une lourde amende fixée à 12 milliards de francs CFA, à verser à son père à titre de dommages et intérêts.
Cette condamnation faisait suite à une affaire familiale aux relents judiciaires, dans laquelle Khadim Bâ avait été accusé de malversations financières graves au sein de l’entreprise familiale. Le dossier avait défrayé la chronique, mettant en lumière une bataille judiciaire entre père et fils, sur fond de gestion opaque, de documents falsifiés et de détournements présumés.
Aujourd’hui, c’est sur un autre terrain que se joue le sort du directeur de Locafrique : celui de la santé. La durée prolongée de son hospitalisation relance les spéculations sur une possible révision de sa situation carcérale si son état venait à s’aggraver. Pour l’heure, aucune communication officielle n’a été faite par ses avocats ou par l’administration pénitentiaire.
C’est dans la capitale sénégalaise que s’est tenue cette semaine la 14e session du Conseil des Ministres africains en charge de l’eau (AMCOW), un rendez-vous continental qui a abouti à l’adoption officielle de la Vision africaine de l’eau 2063. Qualifié d’« événement historique » par de nombreux observateurs et responsables politiques, ce moment marque un changement de cap stratégique dans la manière dont le continent entend gérer, valoriser et protéger sa ressource en eau.
L’adoption de cette nouvelle vision continentale est le fruit de plusieurs mois de concertation entre les États membres de l’Union africaine, les experts en hydrologie, les institutions régionales, et les représentants de la société civile. Les travaux préparatoires se sont intensifiés au cours des deux jours ayant précédé la réunion ministérielle, avec la participation d’une délégation technique élargie. Ces échanges ont permis de finaliser un document de référence, désormais présenté comme le socle des politiques africaines de l’eau pour les décennies à venir.
Cheikh Tidiane Dièye, ministre sénégalais de l’Hydraulique et de l’Assainissement, qui assure actuellement la présidence de l’AMCOW, a ouvert la session avec un discours empreint de fierté. Il a salué un « moment déterminant pour l’avenir du continent », rappelant que c’est à Dakar, et grâce au travail mené sous sa présidence, que ce document a pu voir le jour. Pour lui, cette Vision 2063 constitue bien plus qu’un simple cadre stratégique ; elle est l’expression d’une ambition collective de souveraineté et de justice hydrique.
L’Assemblée Générale de l’AMCOW, qui s’est déroulée en format hybride avec la participation de plusieurs délégations à distance, a rapidement validé l’ensemble des résolutions. Le texte adopté sera désormais transmis aux instances supérieures de l’Union africaine pour approbation finale par les Chefs d’État et de Gouvernement lors de leur prochain sommet. Il est appelé à devenir un référentiel unique pour les politiques nationales et régionales en matière de gestion de l’eau, de l’assainissement et de la coopération transfrontalière.
Ce nouveau cadre stratégique met particulièrement l’accent sur la nécessité d’une gestion intégrée et durable des ressources hydriques, en lien direct avec les objectifs de transformation économique, de résilience climatique et de stabilité sociale. La Vision encourage une approche qui considère l’eau non seulement comme une ressource naturelle, mais comme un véritable levier de développement. Elle appelle à une mobilisation renforcée des financements, en priorisant les ressources internes des États africains avant de faire appel aux financements extérieurs. Une orientation qui témoigne d’une volonté d’autonomisation croissante du continent en matière de gouvernance hydrique.
La Vision africaine de l’eau 2063 repose aussi sur l’expérience déjà acquise à travers les mécanismes de coopération sous-régionale, tels que l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Gambie (OMVG). Ces exemples sont cités comme des modèles de gestion partagée de ressources transfrontalières, basés sur la solidarité, le partage équitable et la prévention des conflits. Le ministre Dièye a insisté sur cette dimension, affirmant que « c’est avec l’eau qu’on peut construire la paix, garantir la sécurité alimentaire, et faire reculer les inégalités entre les territoires. »
Au-delà de cette avancée politique, l’adoption de la Vision 2063 renforce également la place du Sénégal comme acteur central dans la diplomatie de l’eau. Le pays multiplie les initiatives sur la scène internationale et se positionne déjà comme un leader africain sur les enjeux liés à l’eau et à l’assainissement. Cette position sera renforcée par la co-organisation, en 2026, de la Conférence des Nations Unies sur l’eau, aux côtés des Émirats arabes unis. En prélude à cet événement, une réunion préparatoire de haut niveau se tiendra à Dakar dès le mois de janvier, avec la participation attendue de plusieurs chefs d’agences internationales et ministres du continent.
En parallèle, les ministres présents à Dakar ont également entériné une série de mesures visant à renforcer l’AMCOW en tant qu’institution continentale. Le Secrétariat de l’organisation, basé au Nigeria, fera l’objet d’un appui renforcé, tant sur le plan institutionnel que financier. Une meilleure régularisation des contributions des États membres est prévue, de même qu’une augmentation progressive de ces contributions, afin d’assurer l’autonomie et la pérennité de l’organe décisionnel.
En clôturant les travaux, le ministre Cheikh Tidiane Dièye s’est réjoui du consensus fort qui a émergé de cette session. Il a rappelé que sous la présidence sénégalaise, l’AMCOW avait su reprendre de la vigueur et poser des actes concrets pour relever les défis de l’eau en Afrique. La Vision 2063 n’est pas seulement un document, a-t-il conclu, mais « une boussole commune pour une Afrique plus résiliente, plus unie et plus souveraine dans sa gestion de l’eau. »
La Cité Xandar 2, nichée au cœur du quartier de Ouest Foire à Dakar, fait face à une situation dramatique qui alerte autant qu’elle inquiète. Le délégué de quartier, Moustapha Guèye, a tiré la sonnette d’alarme après la découverte macabre de cinq bébés abandonnés dans les ordures. Un fait divers choquant qui révèle, au-delà de son horreur, une détresse sociale profonde et persistante.
Selon M. Guèye, les habitants de la cité vivent dans un climat d’insécurité permanent. L’insuffisance des forces de l’ordre, combinée à l’anarchie ambiante, aggrave la précarité du quartier. Trafic de drogue, désordre urbain et absence de contrôle font désormais partie du décor quotidien.
À cela s’ajoute un déficit criant en infrastructures de base. « Les habitants vivent entassés sans écoles, sans postes de santé, sans espaces de loisirs », déplore le délégué. La saturation du quartier est amplifiée par l’arrivée massive de populations vulnérables, issues notamment des opérations de déguerpissement menées dans d’autres zones de Dakar.
Cheikh Ahmed Tidiane Diop, également délégué de quartier, pointe directement la responsabilité de l’État et des régimes successifs. Pour lui, les déguerpissements à répétition, qu’ils concernent Rebeuss, Colobane ou la Cité Imbécile, n’ont fait qu’aggraver la situation.
« Sans plan de recasement, ces opérations sont vaines et ne font que déplacer la misère », a-t-il déclaré, appelant à une politique plus humaine et durable.
Malgré la gravité de la crise, les deux représentants du quartier gardent l’espoir que la mobilisation des autorités permettra d’inverser la tendance. Sécurité, plan de recasement, infrastructures sociales et sanitaires figurent parmi les priorités qu’ils souhaitent voir concrétisées.
La résidence de Madiambal Diagne, patron du groupe Avenir Communication, a été la cible d’un cambriolage dans la nuit du dimanche 28 au lundi 29 septembre 2025. Située à la Cité Djily Mbaye, la maison – où vit l’une des épouses du journaliste – a connu un épisode pour le moins troublant, qui suscite de vives interrogations.
Selon les informations recueillies, les voisins affirment avoir découvert l’affaire uniquement à travers la presse. L’épisode est resté entouré d’un mystère d’autant plus épais qu’aucune trace d’effraction n’a été constatée sur les portes du domicile. Un détail d’autant plus intrigant que deux gardiens étaient chargés d’assurer la sécurité de la résidence au moment des faits.
Très tôt dans la matinée du lundi, des éléments de la gendarmerie se sont rendus sur place, accompagnés du service de sécurité interne de la maison. L’épouse de Madiambal Diagne avait quitté la villa avant l’incident, tout comme son fils, résident habituel des lieux. Ces absences, combinées à l’étrange facilité avec laquelle les intrus ont semblé agir, renforcent le mystère autour de cette affaire.
Comment des inconnus ont-ils pu pénétrer dans la maison sans forcer les accès ? Que faisaient les gardiens au moment des faits ? Et surtout, quels étaient les véritables objectifs des auteurs ? Autant de questions qui restent en suspens et auxquelles l’enquête ouverte devra apporter des réponses.
Ce cambriolage survient dans un contexte sensible pour le patron de presse, déjà exposé à diverses controverses et polémiques publiques. L’épisode, par sa nature inhabituelle, nourrit des spéculations quant à une éventuelle opération ciblée, bien au-delà d’un simple acte de vol.
Le conflit judiciaire opposant l’opérateur économique Bocar Samba Dièye à la Cbao-Attijari a franchi une étape majeure. Le 22 septembre dernier, le tribunal de commerce de Dakar s’est déclaré incompétent à examiner l’opposition introduite par l’homme d’affaires, rejetant ainsi sa tentative de bloquer l’exécution d’une décision d’expulsion de ses propres immeubles.
L’affaire trouve son origine dans une créance contestée. Le 3 avril 2017, le tribunal hors classe de Dakar avait ordonné l’expulsion de Bocar Samba Dièye de trois immeubles stratégiques – immatriculés TF 8403/GR, 16.797/GR et 9293/GR – à la suite d’une saisie opérée par la Cbao-Attijari. À l’époque, la justice avait estimé que l’homme d’affaires occupait les lieux « sans droit ni titre », autorisant son expulsion ainsi que celle de ses biens et de tout occupant agissant en son nom.
Malgré cette décision, Bocar Samba Dièye a toujours contesté la validité de la créance à l’origine de la saisie. La banque, elle, a poursuivi ses démarches. Le 14 juillet 2025, la Cbao-Attijari a notifié un acte d’expulsion, après avoir procédé à la mutation des immeubles en son nom. Dix jours plus tard, l’homme d’affaires était sommé de libérer les lieux dans un délai de 24 heures.
Refusant de céder, Bocar Samba Dièye avait introduit, le 5 août 2025, une opposition contre cette mesure. Mais la décision du tribunal de commerce de Dakar vient de balayer ses espoirs : en se déclarant incompétent, la juridiction a ouvert la voie à l’exécution immédiate de l’expulsion.
Pire encore pour l’opérateur économique, il a été condamné aux entiers dépens, ajoutant une sanction financière à sa défaite judiciaire.
Ce verdict constitue un coup dur pour Bocar Samba Dièye. Non seulement il perd la bataille autour de ses immeubles, mais il se retrouve également expulsé de biens qu’il continue de revendiquer. De son côté, la Cbao-Attijari consolide sa position dans ce bras de fer qui dure depuis plusieurs années.
Le marché Boubess de Wakhinane Nimzatt et les abords de l’autopont de Keur Massar ont été « libérés » ce week-end dans le cadre des opérations de désencombrement menées par le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. L’objectif affiché est de permettre aux populations d’évoluer dans « un environnement sain, ordonné et sécurisé ».
Après Colobane, Niayes Thioker et Rebeuss, l’action s’est poursuivie avec une mobilisation importante des services de l’État. Les autorités administratives, la Direction générale du cadre de vie (ministère de l’Urbanisme), la Sonaged, l’Ageroute, les municipalités, ainsi que les forces de sécurité (police, gendarmerie) et les sapeurs-pompiers ont uni leurs efforts pour libérer les espaces publics de l’occupation anarchique.
Selon le ministère de l’Intérieur, la préservation de l’espace public est « une responsabilité partagée, particulièrement celle des populations au profit de qui les actions sont menées ». Ces opérations, conduites avec régularité par Me Bamba Cissé, traduisent la volonté des autorités d’instaurer un cadre de vie plus sûr et mieux organisé, tout en renforçant la coopération entre les différentes structures publiques.
L’ancien Premier ministre Amadou Ba s’est rendu, la semaine dernière, à la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Rebeuss, à Dakar, à la suite de l’arrestation de son fils.
Selon des informations rapportées par Les Échos, il s’est déplacé dès le jour de l’interpellation, aux environs de 20 heures, avant de revenir le lendemain à la prison. Reçu dans le bureau du Directeur de l’établissement, Amadou Ba a également profité de l’occasion pour saluer d’anciens compagnons politiques de l’Alliance pour la République (APR), actuellement incarcérés, dont Moustapha Diop et Mansour Faye.
Ce déplacement, à la fois familial et politique, met en lumière la situation particulière de l’ancien chef de gouvernement. Plusieurs de ses anciens collaborateurs et proches, issus de son parti, se trouvent en détention dans ce contexte marqué par une série de poursuites judiciaires visant des responsables de l’ex-majorité présidentielle.
Le climat social reste tendu entre l’État et les organisations syndicales. Invité de l’émission Face au Jury sur PressAfrik TV ce dimanche 28 septembre 2025, le secrétaire général de la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal–Forces du Changement (CNTS/FC), Cheikh Diop, a dénoncé le non-respect par le gouvernement des engagements contenus dans le pacte de stabilité sociale signé le 1er mai dernier.
Selon lui, cet accord, censé apporter un souffle nouveau au dialogue social et redonner confiance aux travailleurs, demeure lettre morte. « Nous avons signé un pacte depuis le 1er mai. Et ce pacte devait donner de l’espoir aux travailleurs, aux signataires et au monde du travail sur le déroulement du pacte, mais depuis lors rien n’a été respecté », a-t-il fustigé.
Face à ce qu’il considère comme une inertie gouvernementale, la CNTS/FC a organisé une conférence de presse le 25 septembre pour alerter l’opinion et annoncer un plan d’action. Celui-ci inclut l’organisation d’une marche nationale, une vaste campagne de sensibilisation sur l’ensemble du territoire et, en dernier recours, le dépôt d’un préavis de grève.
Réagissant aux critiques de certains syndicalistes qui voient dans ce pacte une manœuvre pour museler les travailleurs, Cheikh Diop a tenu à préciser qu’il ne retire en rien les droits fondamentaux : « Pour rappel, ce pacte ne prive aucun travailleur ni de son droit de grève, ni de son droit de revendication, ni de son droit de manifester. Ce pacte est une entente. C’est un principe et une forme de dialogue social qui nous permet d’éviter un accrochage avec les autorités. »
Le syndicaliste souligne par ailleurs que les revendications des travailleurs sont, par essence, permanentes : « La source de la revendication est inépuisable, c’est pourquoi quel que soit l’état de la revendication, ça ne devrait pas nous empêcher de signer un pacte. Quand on signait le pacte, on avait pris nos précautions parce que cette fois-ci, on a mis en place une autre forme de stratégie que celle qu’on avait l’habitude d’utiliser. »
Interpellé sur la situation des travailleurs victimes de licenciements abusifs, Cheikh Diop a rassuré que son organisation prendra en charge chaque cas soumis. « Si les licenciements sont jugés abusifs, nous œuvrerons à leur réintégration », a-t-il promis.
L’agression de journalistes à Keur Massar continue de susciter une vague d’indignation au sein de la corporation. Le Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal (SYNPICS) est monté au créneau ce dimanche 28 septembre 2025, après les violences attribuées au maire de Keur Massar Sud, Mouhamed Bilal Diatta, et à ses agents, lors d’une opération de déguerpissement.
Dans un communiqué ferme, le syndicat dénonce « une atteinte grave à la liberté de la presse ainsi qu’au droit fondamental des citoyens à être informés ». Pour le SYNPICS, ces actes ne peuvent rester sans suite, d’autant plus qu’ils sont le fait d’une autorité locale censée protéger et accompagner les acteurs chargés d’assurer la transparence et la redevabilité dans la gestion publique.
Le syndicat rappelle que la mission des journalistes est de garantir un droit constitutionnel à l’information et qu’en ce sens, toute tentative d’entrave ou de violence dirigée contre eux constitue une violation des libertés publiques. « Ces comportements sont indignes et totalement incompatibles avec la responsabilité d’un maire », souligne le communiqué.
En réaction, le SYNPICS n’écarte pas la possibilité d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs, qu’il affirme avoir formellement identifiés. L’organisation estime qu’il est temps de mettre un terme à l’impunité qui entoure souvent les violences faites aux journalistes, en envoyant un signal fort de protection et de justice.
Le syndicat interpelle également le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Me Mouhamadou Bamba Cissé, l’exhortant à « prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des journalistes et techniciens de l’information mobilisés sur le terrain, notamment lors des opérations de déguerpissement menées dans la région de Dakar ».
Fidèle à sa mission de défense des intérêts moraux et matériels des journalistes, le SYNPICS réaffirme son engagement total à protéger la profession et à accompagner les victimes dans toutes les démarches nécessaires, qu’elles soient judiciaires ou sociales.
Cet incident, qui survient le jour même de la Journée internationale de l’accès universel à l’information, ravive le débat sur les rapports parfois tendus entre autorités locales et professionnels des médias, et pose à nouveau la question de la sécurité et du respect de la liberté de la presse au Sénégal.
La polémique autour d’un présumé détournement de 30 millions de francs CFA continue d’agiter le Cadre unitaire des enseignants du moyen secondaire (CUSEMS). Après les accusations du Trésorier national Aliou Diouf, qui évoquait un « décaissement frauduleux », le Secrétaire général Ndongo Sarr a brisé le silence. Dans un communiqué publié le 27 septembre, il a confirmé le retrait de la somme tout en en donnant les justifications, renvoyant la responsabilité de la crise vers le Trésorier.
« Je confirme le retrait », a-t-il déclaré sans détour, précisant que cette décision était dictée par le refus du Trésorier d’exécuter des dépenses pourtant budgétisées et ordonnées par le Secrétaire général, un refus dûment constaté par procès-verbal d’huissier. Selon Ndongo Sarr, ce blocage a progressivement paralysé le fonctionnement du syndicat. Il cite en exemple la privation d’internet pendant près de deux mois au siège, l’absence de règlement des factures et le non-paiement du personnel fin août. « Le Trésorier a délibérément refusé depuis fin juillet de s’acquitter correctement de son rôle. L’objectif étant très clair : bloquer le syndicat et empêcher la tenue du congrès », a-t-il accusé.
Face à cette situation, le Secrétaire général assure avoir agi conformément aux textes du syndicat. Il rappelle que l’article 16 du règlement intérieur dispose que le Secrétaire général est le responsable moral de l’organisation et qu’il ordonne toutes les dépenses. Fort de cette disposition, Ndongo Sarr affirme avoir pris la responsabilité de remplacer le Trésorier par son adjoint pour assurer la continuité des activités.
Concernant le montant du retrait, il explique qu’un budget de 25 millions avait été voté par le Conseil syndical pour l’organisation du congrès. À cette somme, cinq millions supplémentaires ont été ajoutés pour couvrir les besoins de fonctionnement du directoire jusqu’à la fin du mandat. « Chaque franc dépensé sera justifié », promet-il, insistant sur sa volonté de transparence.
Ce bras de fer financier met en lumière une fracture profonde au sein du CUSEMS, entre un Trésorier qui dénonce une gestion opaque et un Secrétaire général qui invoque la légitimité statutaire de ses décisions. Les deux camps s’accusent mutuellement de mettre en péril la stabilité et la crédibilité du syndicat, à un moment où la base enseignante attend des réponses concrètes à ses revendications sociales et professionnelles.
Un climat de crise secoue le Cadre Unitaire des Enseignants du Moyen Secondaire (CUSEMS). Au cœur de la polémique, un présumé détournement de 30 millions de F CFA qui oppose le Trésorier général national, Aliou Diouf, au Secrétaire général national, Ndongo Sarr. Dans un communiqué rendu public ce 28 septembre 2025, Aliou Diouf a livré sa version des faits, en pointant directement la responsabilité de son collègue.
Selon lui, « le décaissement frauduleux est bel et bien avéré », et le Secrétaire général serait à l’origine de plusieurs pratiques financières douteuses. Revenant sur la chronologie des événements, il affirme avoir honoré toutes les factures et payé les salaires à la fin du mois de juillet, contrairement aux justifications avancées par Ndongo Sarr, qui parlait de difficultés liées à la connexion internet et à l’électricité. Le Trésorier soutient que le véritable blocage est intervenu le 27 août, lorsque le Secrétaire général aurait procédé, avec la complicité de la banque, à un changement de signatures, l’empêchant ainsi d’agir sur les comptes du syndicat.
Aliou Diouf met particulièrement en cause un retrait de cinq millions de francs, jugé injustifié au regard du fonctionnement habituel du CUSEMS. « Le fonctionnement mensuel ne dépasse guère 3 500 000 F. Dès lors, pourquoi avoir retiré cinq millions ? », s’interroge-t-il. Il révèle également que le Secrétaire général aurait cumulé les fonctions d’ordonnateur et de comptable, allant jusqu’à effectuer lui-même un versement de quatre millions de francs à Magic Land, une opération qu’il considère comme suspecte.
C’est dans ce contexte qu’il explique avoir suspendu les décaissements, invoquant la nécessité de clarifier les rôles et de prévenir toute dérive financière. « Comment peut-il alors me reprocher de ne pas avoir versé les salaires à la fin du mois d’août ? De quelles ressources aurais-je pu disposer dans ces conditions ? », dénonce-t-il.
La situation reste critique, puisque malgré le retrait des cinq millions, ni les salaires ni les indemnités du mois d’août n’ont été réglés. Les loyers des sièges du syndicat à Mbour, Thiès et Fatick demeurent également impayés, aggravant le malaise au sein de la structure.
Aliou Diouf conclut en réaffirmant sa légitimité, rappelant que son mandat de Trésorier national découle du congrès électif, tout comme celui du Secrétaire général. Il assure n’avoir été consulté pour aucun décaissement ni émission de chèques liés aux activités du congrès ou aux dépenses de septembre, laissant entendre que les procédures financières ont été volontairement contournées.
Cette confrontation ouverte met en lumière une crise interne majeure au CUSEMS, avec des accusations graves qui menacent la cohésion du syndicat. Elle pose également la question de la transparence dans la gestion des ressources financières, dans un contexte où les enseignants attendent des réponses claires sur l’utilisation des fonds censés servir leurs intérêts.
Un incident grave est venu assombrir l’opération de déguerpissement menée ce dimanche 28 septembre 2025 à Keur Massar, en banlieue dakaroise. La Convention des Jeunes Reporters du Sénégal (CJRS) a vivement réagi après que des journalistes, dépêchés pour couvrir l’événement, ont été victimes d’agressions de la part du maire de Keur Massar Sud, Mouhamed Bilal Diatta, et de certains de ses agents municipaux.
Dans un communiqué rendu public dans la journée, l’organisation professionnelle a exprimé son indignation. Elle « condamne fermement le traitement inacceptable infligé aux journalistes venus exercer leur mission d’informer », dénonçant une atteinte directe à la liberté de la presse et au droit des citoyens à accéder à une information libre et transparente.
La CJRS a rappelé la gravité symbolique de cet incident, qui survient à la veille de la Journée internationale de l’accès universel à l’information, célébrée chaque 28 septembre. « Ce triste événement constitue une atteinte grave à la liberté de la presse et au droit des citoyens à être informés », insiste le communiqué.
Face à cette situation, l’organisation a tenu à exprimer sa solidarité pleine et entière aux reporters agressés. Elle a assuré qu’elle se tenait aux côtés des confrères et consœurs concernés pour leur apporter une assistance médicale ou juridique si nécessaire.
La Convention a conclu en réaffirmant sa détermination à défendre la dignité et la sécurité des journalistes sénégalais. « La CJRS reste mobilisée pour la défense de la liberté de la presse et la dignité des journalistes », a-t-elle martelé, appelant implicitement les autorités à prendre leurs responsabilités face à ces dérives.
Cet incident relance le débat sur la protection des journalistes dans l’exercice de leur métier, particulièrement lors de missions de couverture de situations sensibles où les tensions peuvent dégénérer. Il met aussi en lumière la nécessité de renforcer les garanties en matière de liberté de presse au Sénégal, dans un contexte marqué par la multiplication des opérations de déguerpissement dans la région de Dakar.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Intérieur, Me Bamba Cissé a multiplié les opérations de déguerpissement dans la région de Dakar. Ces interventions, menées à Soumbédioune, Colobane, Guédiawaye et récemment autour du pont de Keur Massar, visent à libérer les voies publiques et les espaces marchands des occupations anarchiques qui perturbent la circulation et l’ordre urbain.
Si ces actions trouvent un écho favorable auprès d’une partie de la population, elles suscitent également des critiques. Parmi les voix discordantes figure celle d’Alioune Tine. Le fondateur du think tank Afrikajom Center a réagi via la plateforme X (anciennement Twitter) pour dénoncer ce qu’il considère comme une mauvaise réponse à un problème structurel.
« Déguerpir n’est pas une solution », a-t-il martelé. Selon lui, la situation actuelle illustre avant tout l’échec de la politique de décentralisation au Sénégal. « Il faut circuler dans Dakar pour voir que la politique de décentralisation est un échec total. Il faut changer de capitale, faire de chaque capitale régionale des espaces de développement économique et social durable, des espaces de bien-être pour les habitants. Et faire de la planification urbaine », a-t-il écrit.
Pour Alioune Tine, la gestion des occupations irrégulières ne saurait être uniquement l’affaire du ministère de l’Intérieur. Elle relève aussi, insiste-t-il, de la responsabilité des collectivités locales, du ministère de l’Urbanisme et de celui du Travail. « Il est temps de véritablement décentraliser le pouvoir et les ressources financières, humaines et matérielles », a-t-il plaidé, estimant que seule une décentralisation effective pourrait permettre de résorber durablement le problème d’occupation anarchique des espaces publics.
Pendant ce temps, l’action gouvernementale se poursuit. Ce dimanche 28 septembre 2025, Me Bamba Cissé a lui-même supervisé une nouvelle opération de déguerpissement à Keur Massar, accompagné du maire de Keur Massar Nord, Adama Sarr. Cette démarche témoigne de la détermination de l’État à faire respecter l’ordre public et à fluidifier la mobilité urbaine, malgré les réserves exprimées par certains acteurs de la société civile.
Le débat reste donc ouvert entre, d’un côté, la fermeté affichée par le gouvernement dans la gestion de l’espace urbain et, de l’autre, les critiques qui appellent à une approche plus structurelle fondée sur la décentralisation, la planification urbaine et un rééquilibrage du développement territorial.
La Marine nationale sénégalaise a annoncé, ce samedi 27 septembre 2025, avoir intercepté une pirogue en provenance d’un pays voisin qui transportait 282 candidats à l’émigration irrégulière. L’embarcation a été repérée au large de Dakar, dans le cadre des patrouilles de surveillance maritime renforcées depuis plusieurs mois pour contenir le flux migratoire vers l’Europe.
Selon les premières informations, l’opération de sauvetage s’est déroulée dans des conditions délicates, compte tenu du nombre impressionnant de passagers à bord de la pirogue. Les migrants ont été pris en charge et conduits vers la terre ferme pour identification et assistance. La Marine n’a pas précisé les nationalités des personnes interceptées, mais il est probable, au regard des tendances observées ces dernières semaines, qu’elles soient issues de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.
Cette interception intervient dans un contexte de recrudescence des tentatives de départ depuis les côtes ouest-africaines, en particulier au Sénégal, en Gambie, en Guinée et en Mauritanie. Malgré les multiples campagnes de sensibilisation menées par les autorités et les organisations de la société civile pour alerter sur les dangers de la traversée, le phénomène ne faiblit pas. Les candidats à l’émigration, souvent jeunes, continuent de braver les risques de naufrages, de déshydratation et d’interceptions en mer, attirés par l’espoir d’un avenir meilleur en Europe.
Les routes migratoires de l’Atlantique demeurent parmi les plus périlleuses au monde. Chaque année, des centaines de personnes disparaissent dans les eaux entre l’Afrique de l’Ouest et les îles Canaries. Le drame est devenu un enjeu humanitaire majeur et une préoccupation constante pour les États riverains et leurs partenaires internationaux.
Face à cette situation, les autorités sénégalaises réitèrent leur volonté de lutter contre les réseaux de passeurs et d’intensifier la surveillance maritime. Toutefois, les spécialistes soulignent que la seule répression ne suffira pas à endiguer le phénomène. La pauvreté, le chômage endémique et l’absence de perspectives économiques pour une partie importante de la jeunesse sénégalaise et sous-régionale alimentent en permanence ces flux migratoires.
L’interception de cette pirogue, avec ses 282 passagers, illustre une nouvelle fois l’ampleur et la gravité d’un phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur, posant un défi à la fois sécuritaire, social et politique pour le Sénégal et la sous-région.
La vigilance reste de mise dans le département de Podor où la montée des eaux du fleuve Sénégal continue de susciter de vives inquiétudes. Depuis le 14 septembre 2025, la côte d’alerte a été dépassée, et la tendance haussière se poursuit sans signe d’essoufflement.
Selon les relevés hydrologiques effectués ce samedi 27 septembre à 8 heures, à l’échelle du quai El Hadj Boubou Sall, le niveau du fleuve s’élève à 5,25 mètres. Ce chiffre représente une progression d’un centimètre en seulement vingt-quatre heures, comparé aux 5,24 mètres enregistrés la veille à la même heure. L’année dernière, à la même période, le plan d’eau s’établissait à 5,15 mètres, ce qui traduit une aggravation notable de la situation.
Cette montée des eaux est accentuée par les lâchers en cours du barrage de Manantali, dont les effets devraient se répercuter dans la Moyenne Vallée. Conscients du danger, les autorités locales ont réagi rapidement. Le Comité départemental de développement (CDD), présidé par le préfet Mactar Diop, a validé un plan de riposte et de contingence afin de renforcer la préparation face aux risques d’inondation.
Dans le cadre de ce dispositif, des digues de protection sont actuellement réhabilitées dans plusieurs villages riverains. Ces travaux mobilisent à la fois le Génie militaire et des entreprises sénégalaises mandatées par l’État. Parallèlement, des initiatives locales sont menées par les populations elles-mêmes, qui multiplient les efforts communautaires pour contenir la crue et protéger leurs habitations.
Malgré ces mesures, l’incertitude demeure. Les autorités administratives appellent les riverains à la plus grande prudence. « La vigilance et la mobilisation citoyenne sont essentielles pour éviter le pire », a indiqué une source proche du CDD, soulignant que les prochaines semaines seront décisives pour l’évolution de la situation hydrologique dans le département de Podor et l’ensemble de la vallée.
Cette montée inquiétante des eaux rappelle la vulnérabilité des zones riveraines face aux crues du fleuve Sénégal, et relance le débat sur la nécessité d’investir durablement dans les infrastructures de prévention et dans des mécanismes d’alerte plus performants pour protéger les populations.
L’atmosphère reste tendue au Radisson de Diamniadio, où le conflit entre la direction turque et le personnel sénégalais prend une nouvelle ampleur. Alors que la direction accuse les employés d’avoir occupé illégalement les locaux et entravé l’accès à l’hôtel, ces derniers ont tenu à apporter un démenti ferme et public.
Paul-André Diouf, délégué du personnel, a qualifié ces accusations de « grotesques, fallacieuses et mensongères », dénonçant ce qu’il considère comme une « pure manipulation ». Dans une déclaration, il a rappelé que les travailleurs respectaient leurs engagements et continuaient d’assurer leurs missions professionnelles. « Depuis le 15 septembre dernier, nous nous rendons chaque jour sur notre lieu de travail fidèle à nos engagements contractuels et professionnels. Nous sommes tous liés à l’hôtel par des contrats à durée indéterminée et nous n’avons jamais cessé d’honorer nos obligations », a-t-il affirmé.
Selon les employés, la direction cherche délibérément à bloquer le fonctionnement normal de l’établissement. Le délégué du personnel a ainsi dénoncé des pratiques qu’il juge contradictoires : « Les mêmes dirigeants turcs qui nous accusent de manquer à nos obligations professionnelles sont ceux-là même qui nous bloquent l’accès aux outils de travail en verrouillant le système informatique, que ce soit à la réception, à la comptabilité ou au service de réservation ». Il a ajouté que les clés de l’économat avaient été retirées par la direction, rendant impossible la réception de livraisons et paralysant de fait l’activité de l’hôtel.
Un autre point de tension concerne le recrutement d’agents de sécurité privée récemment installés dans l’établissement. Pour les travailleurs sénégalais, cette décision traduit une volonté d’intimidation plus que de sécurisation. « Ils ont transformé l’établissement en caserne en y logeant des agents de sécurité fraîchement recrutés pour nous intimider au lieu de servir les clients », a déploré Paul-André Diouf.
Pour conclure, le délégué a retourné les accusations contre la direction turque, l’accusant de saboter volontairement l’activité de l’hôtel. « Voilà la vérité. Ce sont les Turcs qui sabotent l’activité de l’hôtel et tentent, par des manœuvres malsaines, de salir l’image des travailleurs sénégalais, dignes, loyaux et engagés », a-t-il martelé.
Cette crise, qui oppose désormais frontalement le personnel sénégalais à la direction turque, soulève des inquiétudes quant à l’avenir du Radisson de Diamniadio, un établissement stratégique pour le tourisme d’affaires et les grands événements internationaux organisés dans la capitale sénégalaise.
À Kaolack, le quartier de Thioffack Bambara vit une situation préoccupante. Un simple cours d’eau s’est transformé en véritable barrière naturelle, coupant les habitants du reste de la commune. Chaque saison des pluies, le problème s’aggrave : ruelles inondées, maisons encerclées par les eaux et déplacements rendus périlleux pour les riverains.
« Il y a plus d’une dizaine d’années, l’eau s’arrêtait là où nous sommes. Aujourd’hui, elle s’est répandue partout : aucune ruelle, aucune maison n’est épargnée », déplore Abdoulaye Diagne, porte-parole des populations. Selon lui, la promesse faite en septembre 2024 par le ministre de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, tarde à se concrétiser. « Vous aviez promis une solution, mais depuis lors, l’attente est longue. L’hivernage 2024, c’était celui de l’ancien régime, mais celui de 2025 est le vôtre », lance-t-il au ministre.
Les habitants dénoncent les difficultés quotidiennes engendrées par ces inondations : évacuations sanitaires impossibles, ambulance bloquée par les eaux, enfants contraints de traverser dans des conditions dangereuses pour rejoindre l’école.
Face à ce qu’ils qualifient d’inaction des autorités, les riverains ont organisé, ce dimanche 27 septembre 2025, une marche symbolique dans les eaux, sur près d’un kilomètre. Arborant des brassards rouges et scandant des slogans, ils ont réclamé la construction urgente de canaux ou, à défaut, la démission du ministre de l’Assainissement.
« Monsieur le Président de la République, vous avez plaidé pour Gaza à la tribune des Nations Unies. Et votre peuple qui vit le martyre ici, à quand ? » s’est indigné Abdoulaye Diagne, appelant Bassirou Diomaye Faye à agir.
Les populations assurent avoir saisi toutes les autorités locales – du gouverneur au préfet, en passant par les élus du département – sans obtenir de réponses concrètes. Pour elles, cette situation illustre les faiblesses de l’État, incapable de gérer efficacement les catastrophes naturelles ni d’anticiper des crises pourtant récurrentes.
Déterminés, les habitants de Thioffack Bambara préviennent : si rien n’est fait dans les prochaines semaines, ils poursuivront leurs mobilisations pour exiger des solutions durables.
La Convention des Jeunes Reporters du Sénégal (CJRS) est montée au créneau ce dimanche 28 septembre 2025 pour condamner avec fermeté les actes de violence dont auraient été victimes des journalistes à Keur Massar Sud. Les faits se seraient produits lors d’une opération de déguerpissement menée par le maire, Mouhamed Bilal Diatta, et ses agents municipaux.
Dans un communiqué, la CJRS souligne que cet incident, survenu le jour même de la célébration de la Journée internationale de l’accès universel à l’information, constitue « une atteinte grave à la liberté de la presse et au droit fondamental des citoyens à être informés ».
L’organisation a exprimé sa solidarité « totale » aux reporters concernés, tout en leur assurant son soutien pour toute assistance médicale ou juridique nécessaire. Elle a également réaffirmé son engagement indéfectible en faveur de la défense de la liberté de la presse et du respect de la dignité des journalistes dans l’exercice de leur métier.
La Commune de Sébikotane a procédé, ce samedi 27 septembre 2025, au lancement officiel des travaux du Parc Sport, un projet structurant qui s’inscrit dans la volonté de la municipalité de promouvoir la jeunesse, le sport et le bien-être des populations, au niveau de l’esplanade de Sébikotane.
Ce futur espace moderne et polyvalent comprendra, dans une première phase : un terrain de mini-foot avec gazon synthétique, un terrain de basket et un terrain de sable. Dans une seconde phase, seront aménagés des espaces de gymnastique, de tennis ainsi que des manèges pour enfants.
À travers ce projet, la municipalité souhaite offrir aux jeunes et aux associations sportives locales un cadre adapté pour la pratique du sport, facteur essentiel de santé, d’éducation et de cohésion sociale.
Le Maire, Alioune Pouye, a rappelé à cette occasion l’importance de ce projet, conçu pour l’épanouissement de la jeunesse de Sébikotane, et a réaffirmé l’engagement de la commune à soutenir durablement les initiatives sportives et culturelles.
Le Parc Sport de Sébikotane constituera, à terme, un véritable pôle de rassemblement et de dynamisme pour toute la population.
La tension est montée d’un cran à Kaolack, plus précisément dans le quartier Thioffack Centre, où les habitants sont descendus dans la rue pour exprimer leur ras-le-bol. Excédés par l’absence de solutions face aux problèmes récurrents de leur zone, ils ont organisé une manifestation marquée par des slogans hostiles et des pancartes dénonçant la situation.
Les manifestants pointent particulièrement du doigt les inondations causées par le déversement du bassin de rétention. Selon eux, plus de 50 maisons ont été envahies par les eaux, occasionnant d’importants dégâts matériels.
« Les eaux se sont répandues dans les ruelles, pénétrant dans les habitations et contraignant plusieurs familles à passer la nuit dehors. Ce n’est pas la première fois que cela arrive », a déclaré Cheikh Tidiane Ba, porte-parole des marcheurs.
Face à ce qu’ils considèrent comme une injustice, les habitants interpellent directement les plus hautes autorités, notamment le président de la République, le Premier ministre et le ministre de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, pour qu’une solution urgente et durable soit trouvée.
« Nous sommes prêts à aller en prison s’il le faut, mais nous ne reculerons pas », a lancé Cheikh Tidiane Ba, sous les applaudissements nourris de la foule.
Les griefs des populations portent sur le manque d’infrastructures et les difficultés liées à la gestion des eaux pluviales. Pour elles, le message est clair : tant que leurs revendications ne seront pas prises en compte, elles entendent poursuivre leur combat, quel qu’en soit le prix.
La fuite de Madiambal Diagne continue d’alimenter les réactions sur la scène politique et médiatique. Le journaliste et patron de presse, frappé par une interdiction de sortie du territoire, aurait quitté clandestinement le Sénégal en passant par la Gambie pour rejoindre la France.
Dans une déclaration publique, la députée de Pastef, Maimouna Bousso, n’a pas manqué de commenter l’affaire en établissant un parallèle avec le leader de son parti, Ousmane Sonko.
« Ce fugitif vient de prouver que celui qu’il traitait de “disparu”, M. Ousmane Sonko, est en réalité bien plus homme que lui », a-t-elle déclaré. La parlementaire a poursuivi en soulignant : « Pendant que Sonko tenait bon, chez lui, en Casamance, lui a préféré prendre ses jambes à son cou. Les faits parlent d’eux-mêmes. Comme quoi, le vrai courage ne se mesure pas au volume des discours, mais à la capacité de tenir bon ».
Après plusieurs années de patience et d’espoir, le marché Tilène de Ziguinchor s’apprête à rouvrir ses portes. L’inauguration officielle est prévue le jeudi 2 octobre 2025, sous la présidence du ministre du Commerce.
Lieu de vie et d’échanges incontournable, le marché Tilène avait été réduit en cendres par un incendie en 2018, laissant des centaines de commerçants et leurs familles dans la tourmente. Depuis, la demande de reconstruction n’a cessé de croître, au point de susciter récemment des manifestations de la part des acteurs économiques locaux, lassés d’attendre.
La reconstruction, aujourd’hui achevée, marque une étape décisive pour l’économie de Ziguinchor. Doté d’infrastructures modernisées, le nouveau marché ambitionne d’offrir de meilleures conditions de travail aux commerçants tout en redonnant vie à un pôle d’activités vital pour la région.
Au-delà de sa dimension symbolique, cette réouverture est porteuse d’espoir pour des milliers d’habitants, qui voient dans le marché Tilène le retour d’un véritable carrefour d’échanges, de solidarité et de dynamisme économique au cœur de la capitale du Sud.
Ce qui n’était au départ qu’une idylle passionnée s’est transformé en feuilleton judiciaire à Mbour. Une ressortissante française de 70 ans, D. François, a traîné devant la justice son concubin sénégalais, M. Ndiaye, chauffeur de 48 ans, marié et père de trois enfants, qu’elle accusait d’« abus de confiance » au sujet d’un véhicule de luxe.
Le couple s’était rencontré en 2024 à Saly par l’entremise d’un ami commun. Le coup de foudre est immédiat. D. François, mariée à un homme installé en France mais disant vivre une union malheureuse, n’hésite pas à déclarer son amour au chauffeur. Pour l’attacher à elle, elle lui demande de quitter son emploi stable et lui offre en compensation une voiture neuve estimée à 11 millions de F CFA. M. Ndiaye accepte, malgré son mariage et ses responsabilités familiales, et s’installe avec elle dans sa résidence à Saly Niakh Niakhal.
Tout se déroule sans heurts jusqu’à la veille de la Tabaski. Ce jour-là, M. Ndiaye prend la route de Kaolack pour célébrer la fête en famille. Trois jours d’absence suffisent à rallumer les tensions. À son retour, il retrouve une compagne consumée par la jalousie, qui n’accepte pas qu’il partage encore des moments avec son épouse et ses enfants. La dispute est si vive qu’un ami commun doit intervenir pour calmer les esprits.
Une plainte pour « abus de confiance »
Humiliée et déterminée à se venger, D. François se rend au commissariat de Saly Portudal. Elle accuse son concubin d’avoir immatriculé le véhicule offert à son nom sans son autorisation et exige sa restitution. M. Ndiaye est arrêté, placé sous mandat de dépôt et présenté devant le Tribunal de grande instance de Mbour.
À la barre, le chauffeur raconte les crises de jalousie incessantes de sa concubine : « Elle ne veut pas que je la quitte, même pour un seul instant », lance-t-il. Concernant le véhicule, il insiste : il s’agit bien d’un cadeau en échange de sa démission. De son côté, la plaignante maintient sa version, affirmant qu’elle n’a jamais eu l’intention de céder définitivement la voiture.
Mais un témoignage clé change la donne : l’ami du couple confirme devant le tribunal que le véhicule avait bel et bien été offert par D. François, confortant ainsi la défense du prévenu.
Le procureur a requis l’application stricte de la loi. Après délibération, le tribunal a tranché : M. Ndiaye est relaxé, et le véhicule lui est restitué. Déboutée de sa plainte, D. François a quitté l’audience amèrement déçue, son histoire d’amour avec le chauffeur s’achevant là où elle ne l’avait sans doute jamais imaginé : dans une salle d’audience.
Le Conseil départemental de Kaolack et la Chambre des Métiers ont procédé, ce jeudi 26 septembre 2025, à la signature d’une convention de partenariat visant à renforcer leur coopération dans les domaines de la formation, de l’appui aux artisans et du développement économique local.
la finalisation du projet de construction et d’équipement du Centre de formation aux métiers artisanaux sis au quartier Sing-Sing ; l’organisation et la pérennisation des Journées territoriales de l’artisanat ; l’implication de la Chambre des Métiers dans la mise en œuvre du programme de coopération décentralisée du Conseil départemental ; la participation des artisans spécialisés du territoire, encadrés par la Chambre des Métiers, aux projets d’investissement financés par le Conseil départemental, dans le respect des dispositions du code des marchés publics et des autres textes régissant la commande publique.
la promotion de la formation professionnelle et de l’apprentissage adaptés aux besoins du marché local ; le soutien à l’insertion socioprofessionnelle des jeunes et des femmes à travers les métiers ; la valorisation du savoir-faire artisanal et la facilitation de l’accès aux financements et aux marchés ; la mise en place de programmes conjoints pour dynamiser l’économie départementale et encourager l’innovation artisanale.
« Cette initiative vise à créer des synergies pour renforcer les capacités de nos artisans et favoriser la création d’emplois durables », a indiqué Ahmed Youssouph Bengelloune, président du Conseil départemental de Kaolack.
La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du président du Conseil départemental, du président de la Chambre des Métiers, M. Sidi Diop, ainsi que de plusieurs autorités administratives, partenaires techniques et financiers, et représentants du secteur privé.
Les deux institutions ont réaffirmé leur engagement à œuvrer ensemble pour améliorer les conditions de vie des populations et soutenir le développement économique du département de Kaolack.
Dans le cadre d’une initiative destinée à renforcer la propreté et l’efficacité du marché central de Kaolack, l’adjointe au maire chargée de l’assainissement et de l’hygiène publique, Mme Ndeye Madjiguène Diouf, a dirigé récemment une opération de nettoyage et de sensibilisation. Cette action, menée sur instruction du maire Serigne Mboup, intervient face aux préoccupations grandissantes liées à l’assainissement du marché.
L’opération a mis en évidence plusieurs problèmes, dont le sabotage des infrastructures de drainage par des déchets, compromettant la gestion des eaux usées et la qualité de vie des usagers.
En collaboration avec la Sonaged et les commerçants, Mme Diouf a rappelé l’importance d’une gestion collective et responsable du marché. Elle a également annoncé la mise en place de visites surprises pour veiller au respect des normes d’hygiène, tout en insistant sur la nécessité d’une synergie entre autorités locales, structures spécialisées et acteurs économiques.
« L’engagement des commerçants est essentiel pour transformer le marché en une véritable communauté, où chacun se sent responsable et impliqué », a souligné Mme Diouf.
Le journaliste et directeur du Groupe Avenir Communication, Madiambal Diagne, a réagi à l’annonce d’un mandat d’arrêt international émis à son encontre. Dans une déclaration publique, il a indiqué qu’il se présentera de lui-même devant la justice sénégalaise.
« Je prends note de l’annonce d’un mandat d’arrêt international émis contre moi. Je rappelle que c’est moi-même qui ai informé de ma présence en France et de mon prochain retour au Sénégal. J’affirme qu’avant l’exécution d’un tel mandat, je me présenterai à la justice de mon pays », a-t-il déclaré.
Cette réaction intervient alors que les autorités judiciaires n’ont pas encore communiqué sur les détails précis des poursuites. L’annonce du mandat a toutefois suscité des réactions dans les milieux médiatiques et politiques.
Après quatre mois d’investigation de terrain, cette enquête révèle une réalité longtemps passée sous silence. À Dakar, capitale du Sénégal, dans ses ruelles animées comme dans ses habitations discrètes, des jeunes filles et des femmes, victimes de viol, d’inceste ou de détresse sociale, se confrontent aux dangers des interruptions volontaires de grossesse (IVG) illégales tandis qu’une législation rigide reste en place. Le « sutura », pudeur et / ou silence imposé(e) par la société, étouffe leurs souffrances, révélant l’urgence de prendre des mesures afin de protéger celles qui sont laissées pour compte.
Au Sénégal, des milliers de femmes et de jeunes filles vivent, chaque année, une épreuve silencieuse, parfois au prix de leur vie. Derrière les murs des maisons familiales, dans les couloirs étroits des marchés clandestins ou encore à travers des réseaux de santé informels, l’avortement illégal s’impose comme une réalité à laquelle la société ferme souvent les yeux.
Le rapport Double peine : les survivantes de viol et d’inceste contraintes de poursuivre leur grossesse au Sénégal, publié en janvier 2025 par la Fédération Internationale des Droits Humains (FIDH) en partenariat avec la Ligue Sénégalaise des Droits Humains (LSDH), l’Organisation Nationale des Droits de l’Homme du Sénégal (ONDH), la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) et l’Association des Juristes Sénégalaises (AJS), estime que plus de trente mille (30 000) avortements illégaux sont pratiqués chaque année dans le pays. Ce chiffre vertigineux démontre à suffisance un phénomène qui tue en silence.
Tout ceci dans un paradoxe saisissant. Bien que le Sénégal ait ratifié le Protocole de Maputo en 2004, qui prévoit l’accès à l’avortement médicalisé dans des cas précis (viol, inceste, danger pour la santé de la mère), le Code pénal national – notamment ses articles 305 et 305 bis – demeure inflexible, ne l’autorisant qu’en cas de péril vital pour la mère. Aujourd’hui cette loi, en décalage avec les réalités sociales et sanitaires, pousse des femmes vers la clandestinité.
« APPEL À LA 15ᵉ LÉGISLATURE POUR QU’ELLE ADOPTE UNE LOI ALIGNANT LE CODE PÉNAL AU PROTOCOLE DE MAPUTO »
Dans un contexte où l’avortement reste un sujet sensible et largement tabou au Sénégal, Seynabou Diop et Dieynaba Diémé, membres de la Task Force pour l’accès à l’avortement en cas de viol ou d’inceste, lancent un appel pressant aux autorités pour que le Sénégal respecte ses engagements internationaux.
Seynabou Diop, juriste de formation et coordinatrice du Réseau des Jeunes Ambassadeurs, rappelle que la ratification du Protocole de Maputo en 2004 impose une obligation légale. « Selon l’article 88 de la Constitution, les traités ratifiés priment sur les lois nationales. Cela inclut le Protocole de Maputo, qui prime sur notre Code pénal, notamment les articles 305 et 305-bis, qui interdisent l’avortement », affirme-t-elle.
Afin de lever le conflit entre le droit interne et la ratification de ce traité, elle propose un encadrement strict de l’avortement médicalisé en cas de viol ou d’inceste :
• Maintenir l’interdiction générale de l’avortement, afin de préserver le cadre légal existant ;
• Réformer les articles 305 et 305-bis pour autoriser l’avortement pour les victimes de viol ou d’inceste ;
• Prendre en compte le stade de la grossesse, en particulier avant les cent vingt (120) jours de gestation, conformément à certaines interprétations religieuses et aux sensibilités culturelles ;
• Garantir le consentement éclairé de la victime, tout en s’assurant qu’une décision judiciaire confirme le caractère du viol ou de l’inceste.
Seynabou Diop justifie les principaux obstacles à la mise en œuvre effective du Protocole par « le manque de volonté politique, les considérations religieuses et la stigmatisation sociale empêchent l’application de ces droits ». Elle considère, dès lors, qu’« enfermer une victime de viol ou d’inceste enceinte constitue, à [ses] yeux, une des injustices des plus graves. »
De son côté, Dieynaba Diémé, juriste, membre de Wildaf Sénégal et militante féministe, précise : « toutes les violations des droits des femmes sont préoccupantes. Mais, les cas de victimes de viol ou d’inceste contraintes de porter l’enfant de leur agresseur, notamment lorsqu’il s’agit de mineures, sont particulièrement révoltants. »
Elle pointe du doigt également les pratiques abusives de certains personnels de santé qui refusent les soins post-avortement, malgré l’obligation légale. « Ce refus constitue une violation des droits des patientes. Certains soignants signalent les victimes par crainte d’être poursuivis ; ce qui les expose à l’incarcération. La pratique correcte consiste à traiter d’abord, documenter les soins et ne pas envoyer la patiente en prison », affirme-t-elle.
Ainsi, les deux juristes appellent-elles le Gouvernement et les parlementaires à agir sans délai. « Nous lançons un appel à la 15ᵉ législature pour qu’elle adopte une loi alignant le Code pénal au Protocole de Maputo. Ne pas le faire revient à violer la Constitution », insiste Diémé Dieynaba. Cette dernière plaide pour une mobilisation collective, incluant leaders religieux, autorités communautaires et journalistes afin de convaincre l’État de protéger les victimes.
Seynabou Diop et Dieynaba Diémé trouvent que si certaines victimes de viol ou d’inceste souhaitent poursuivre leur grossesse – et c’est leur droit -, il faut, pour celles qui demandent l’avortement, leur garantir un processus légal, sûr et respectueux, conforme au Protocole de Maputo et à la Constitution.
« JE N’AVAIS PAS LE CHOIX », TÉMOIGNE UNE SURVIVANTE
Zeyna*, 16 ans, au moment des faits, il y a trois ans, issue d’un milieu très religieux, raconte dans le détail sa détresse. Un retard de règles de deux semaines, un test positif et l’abandon l’ont poussée à commettre une interruption volontaire de grossesse (IVG), à l’abri des regards. À l’époque, souffle-t-elle, son petit ami, majeur, plus âgé qu’elle, a nié toute responsabilité.
Guidée par une amie, elle se rend chez un intermédiaire, quelqu’un du corps médical, qui lui remet un médicament dont le nom ne sera pas mentionné ici. Se replongeant dans le passé, elle nous raconte. « Selon les instructions, que j’ai appliquées à la lettre. Je devais prendre quatre comprimés. Pendant six jours, d’après elle, elle endure douleurs abdominales et saignements abondants. Pour soulager sa peine, elle affirme avoir prix une décoctions
traditionnelle faite à base de « quatre côtés » pour « nettoyer » son utérus.
« Je n’avais pas le choix, explique-t-elle. Si j’avais parlé à mes parents, je les aurais déshonorés. Si je n’avais pas agi, j’aurais été exposée à la honte et à la stigmatisation familiale. »assure Zeyna*.
DANGERS LIÉS À L’AVORTEMENT ILLÉGAL
Lors de notre enquête, nous avons tenté de rencontrer des gynécologues afin de mieux comprendre les risques liés aux IVG pratiquées dans des conditions clandestines. Mais, tous ont décliné nos sollicitations, invoquant la sensibilité du sujet.
Face à ce silence médical, nous nous sommes tournés vers Aïssatou Lindor Ndiaye, sage-femme au Centre de santé de Foundiougne, dans la région de Fatick. Avec calme et rigueur, elle accepte de partager son expérience, exposant la réalité des complications et des risques encourus par les femmes qui ont recours à ces pratiques illégales.
« Les complications que nous observons le plus souvent sont les perforations utérines, les hémorragies pouvant provoquer une anémie sévère, ainsi que les infections génitales, parfois évoluant vers un choc septique », raconte-t-elle. À long terme, prévient-elle, certaines femmes deviennent stériles, perdant définitivement la possibilité d’avoir des enfants et dans des cas extrêmes, la mort peut survenir.
Concernant les dangers immédiats, elle confirme que ce sont principalement les hémorragies et les infections qui mettent la vie des patientes en péril.
S’agissant des soins à prodiguer, elle estime que cela dépend de l’état clinique.
Lorsque nous lui demandons si elle a déjà dû dénoncer des patientes après avoir prodigué des soins post-avortement, elle répond : « chaque structure a sa manière de fonctionner, précise-t-elle. Ici, nous informons nos supérieurs lorsqu’un cas se présente. Nous n’avons pas le droit de dénoncer les patientes selon les normes en vigueur. Cela relève exclusivement des médecins. Notre rôle se limite à prodiguer les soins nécessaires. »
IMMERSION DANS UNE ÉCONOMIE NOIRE
Pour comprendre comment des jeunes filles et des femmes se procurent des pilules abortives dans la clandestinité, nous avons infiltré un marché noir de médicaments à Dakar, situé dans une rue bruyante, assaillie par le va‑et‑vient des passants et le vacarme des véhicules. Vêtue d’un jean et d’un tee‑shirt noir, j’avais loué les services d’un « faux petit ami » afin de d’éviter de réveiller tout soupçon.
Nous avons marché, main dans la main, pour donner l’apparence d’un véritable couple. À peine étions‑nous entrés dans la ruelle qu’un quinquagénaire s’est approché, prompt et circonspect. Il ne faisait aucun doute qu’il s’agissait d’un trafiquant. « Vous avez besoin de quelque chose ? » nous a‑t‑il demandé.
Mon « faux petit ami » a répondu d’un ton hésitant que nous cherchions de l’aide. Le trafiquant, sur un ton à la fois pressant et rassurant, nous a invité à parler sans réserve : « ici, vous pouvez dire ce que vous voulez en toute discrétion. » Lorsque nous lui avons expliqué que je porte une grossesse qui ne date que de deux semaines, il a accueilli l’information avec un naturel presque glaçant. « Dans ce marché, vous pouvez avoir ce que vous désirez. Ce n’est absolument rien. Attendez-moi et je vais vous chercher ce dont vous avez besoin. »
Après être revenu quelques minutes après, il revient avec une boîte. « Le médicament agit jusqu’à trois mois. Après trois mois de grossesse, je ne le vends pas. » Il a ensuite détaillé, d’une manière presque professionnelle, tel un médecin, le mode d’administration – deux comprimés à dissoudre sous la langue, puis deux autres à introduire profondément dans les parties intimes.
Face à ma simulation de panique et de pleurs, il s’est montré d’un rare réconfort. « Ce sont surtout des élèves et des étudiantes très jeunes qui viennent acheter cela chez moi. Tu n’as pas à avoir peur. », me rassure-t-il. Après un marchandage expéditif, le prix a été fixé : 20 000 francs CFA.
La scène, banale dans son déroulé, révèle combien ce commerce illégal est à la fois structuré et dédramatisé. Il est d’autant plus troublant qu’un trafic pareil puisse se tenir si ouvertement, quasiment sous le nez des autorités sénégalaises, sans que des mesures visibles semblent être prises pour l’endiguer.
« J’AI ÉTÉ LIBÉRÉ SANS JUGEMENT »
Nous avons également rencontré Abdou*, médecin incarcéré huit mois pour pratique illégale de l’avortement. Dans un appartement discret, il raconte : « une jeune fille du quartier est venue avec de fortes douleurs abdominales. Nous lui avons prodigué un traitement classique. Après l’injection, le col s’est ouvert et le fœtus est sorti. »
Médecin dans une structure sanitaire de la banlieue dakaroise, à l’époque, il assure qu’il ignorait tout de l’avortement clandestin pratiqué en amont pratiqué par la patiente. Pourtant, à l’en croire, il s’est retrouvé accusé de complicité. « Quand je me suis rendu compte que les choses se compliquaient, j’ai signé une référence médicale pour qu’elle soit prise en charge ailleurs, dans un hôpital. Arrivée là-bas, après une échographie, qui a révélé qu’elle était enceinte de douze semaines, elle a dit que j’étais celui qui l’avait aidée. C’est ainsi que je me suis retrouvé en prison. Un beau jour, j’ai été libéré, sous contrôle judiciaire, sans jugement ».
Marqué par cette expérience, il confie avoir radicalement changé son comportement. « J’ai réduit de moitié l’aide que je prodigue. Dans notre société, les gens cachent la vérité et vous exposent aux conséquences. », avoue Dr Abdou*
DÉBAT ENTRE LES DOCTRINES ISLAMIQUES
Alors que la majorité des imams s’oppose à toute interruption volontaire de grossesse, une minorité appelle à la tolérance dans des cas extrêmes, tels que le viol ou l’inceste.
Cette majorité est représentée dans cette investigation par l’Imam El Hadji Cissé, directeur de l’Institut Sabilu Salam Fi Ibaka’il Maqam, une école coranique moderne qui initie les enfants à l’étude du Saint Coran, tout en intégrant le français et l’anglais dans le cursus. Selon lui, l’Islam s’interdit l’avortement à tout stade de la grossesse. « Ceux qui suivent l’école de l’Imam Malik s’accordent à dire que l’avortement est haram, que la grossesse ait dépassé ou non 40 jours. Dès la conception, un être humain se forme et tuer cet être est prohibé en Islam. », explique-t-il.
Il rappelle que les écoles des Imams Al-Shafî’i, Hanbali et Abu Hanifah partagent cette position, même si quelques courants autorisent l’avortement avant 40 jours, comparant la situation à l’évacuation d’un abcès. L’Imam Cissé cite également un hadith transmis par Ibn Abbas : le fœtus se développe dans l’utérus tous les 40 jours, jusqu’au 120ᵉ jour, moment où les membres sont entièrement formés. « À partir du 40ᵉ jour, la formation humaine est déjà engagée. L’interruption volontaire devient alors un acte de mise à mort. », poursuit-il.
Cependant, il nuance : lorsque la vie de la mère est menacée, l’avortement est permis, à l’instar d’une amputation nécessaire pour sauver le corps.
Ainsi, d’après lui, la position malikite reste-t-elle majoritaire au Sénégal, et la plupart des savants de cette école, à l’instar de l’Imam Ghazali, considèrent l’avortement comme interdit à tout stade.
À l’inverse, une minorité d’imams adopte une approche plus permissive dans des situations particulières. Imam Chérif Diop, enseignant d’arabe à l’Institut Africain de Management (IAM) et membre du Réseau Islam et Population, défend le recours à l’avortement médicalisé dans les cas de viol et d’inceste.
Il se fonde sur le Coran et la Sunnah pour justifier sa position. Selon lui, l’âme n’est insufflée dans le fœtus qu’au 120ᵉ jour, comme le précisent le Coran (Sourate 23, « Les Croyants », versets 12-14) et le hadith du Prophète Muhammad (Paix et Bénédictions sur Lui) : « quand Dieu vous a créés, Il vous a placés dans le ventre de votre mère comme une goutte de sperme. Cette étape dure 40 jours. Ensuite, pendant la même durée, elle devient un caillot. Puis pendant la même durée encore, elle devient une masse de chair. Immédiatement après, Dieu envoie un ange qui y insuffle l’âme. »
Dès lors, interrompre une grossesse avant que l’âme ne soit insufflée n’est pas considéré comme un meurtre, mais comme l’interruption d’un processus dans des cas précis. L’Imam Diop insiste : « entre deux maux, le moindre doit être choisi. L’avortement médicalisé est permis dans ces situations extrêmes pour protéger la victime et prévenir le mal. » se justifie-t-il.
Du fait de cette position, Imam Diop fait face à des critiques et à des pressions au sein de la communauté religieuse. Certains imams l’accusent de défendre une position contraire à la tradition ou d’agir sous influence étrangère. Toutefois, selon lui, il s’agit avant tout de protéger la société et d’appliquer l’Islam de manière proactive, en anticipant les situations de danger et de traumatisme pour les victimes. « Imaginez un enfant né d’un inceste paternel. Imaginez cet enfant ! Son père est aussi son grand-père. Nous vivons au XXIᵉ siècle et plus rien ne peut être caché aux enfants. Un jour, si cet enfant demande qui est son père, que devrait-on lui répondre ? », s’interroge-t-il, de manière alarmiste.
« LA VIE SE PROTÈGE À CHAQUE ÉTAPE DU PROCESSUS », DIXIT LE PÈRE PASCAL FAYE
Au Sénégal, où la population est majoritairement musulmane (93,8%), les chrétiens représentent environ 4,3%, selon les dernières données publiques et complètes de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), publiées lors du Recensement de la population et de l’habitat de 1988, d’après Africa Check. C’est dans ce contexte que nous avons rencontré le Père Pascal Faye, curé de la Paroisse Marie Immaculée Mère de Dieu aux Parcelles Assainies de Dakar, afin de recueillir la position de l’Église catholique sur l’avortement.
Pour l’Église, le principe ne souffre d’aucune ambiguïté : la vie doit être protégée en tout temps, de la conception à la fin naturelle. Le Père Pascal Faye rappelle à cet égard les textes fondamentaux du magistère, notamment Humanae Vitae et Evangelium Vitae, qui érigent la sauvegarde de la vie humaine en valeur cardinale. « La vie ne se protège pas seulement à la naissance : elle doit l’être à chaque étape de son processus », insiste-t-il.
Néanmoins, le prêtre concède que certaines situations exigent discernement, en particulier lorsque la vie de la mère est directement menacée. « Lorsque la vie est réellement en danger, l’Église accompagne la victime et peut admettre une interruption médicale de grossesse », affirme-t-il, avant de préciser avec fermeté : « il convient toutefois de rappeler que l’avortement, en soi, demeure un homicide. »
En conclusion, le Père Pascal Faye a réaffirmé avec gravité que l’avortement ne saurait, en aucun cas, être encouragé même en cas de viol ou d’inceste, par l’Église.
« CERTAINES, APRÈS AVOIR ACCOUCHÉ, ESSAIENT DE FAIRE PASSER LEUR BÉBÉ PAR LA FENÊTRE »
« Parfois, on dit que ça n’existe pas, que ce ne sont que des faits divers… Mais ça existe ! » C’est avec cette phrase que Béatrice Yolande Badiane, directrice du centre Kayam Sénégal, résume la réalité des femmes et filles qu’elle accueille chaque jour.
Dans l’une des chambres du centre, les traces des traumatismes sont palpables. Les armoires, rafistolées à plusieurs reprises après les crises de certaines pensionnaires, portent encore les stigmates de la détresse vécue. Les lits superposés sont entourés de sacs contenant les affaires personnelles des résidentes et l’espace reflète l’intensité des vies brisées qui s’y croisent. « Parfois, elles frappent ; d’où les armoires détériorées. Quand elles n’en peuvent plus, elles crient qu’elles veulent partir, qu’elles veulent se suicider. Certaines, après avoir accouché, essaient même de faire passer leur bébé par la fenêtre. Et moi, en pleine nuit, je dois quitter mon domicile pour leur apporter une assistance psychologique, les soutenir, les aider à traverser ces moments. Ce n’est pas évident », dit Mme Badiane, consultante internationale en genre et équité.
Elle évoque également des situations d’une violence inouïe : « j’ai vu des filles abusées par leur père dès l’âge de 5 ans. Dans certains cas, le père couchait avec la mère et la fille dans la même chambre. Beaucoup disent que cela n’existe pas, que ce sont des faits divers. Mais c’est une réalité, parce que nous sommes sur le terrain, nous les accueillons et les accompagnons. »
Pour ces victimes, souvent traumatisées par le viol et l’inceste, un suivi psychologique rigoureux est assuré par un médecin psychiatre de l’établissement pendant toute la durée de leur séjour, qui varie de trois à six mois. Ensuite, elles sont redéployées dans d’autres structures spécialisées ou réintégrées auprès de leur famille.
La vie à Kayam Sénégal suit un rythme strict. Les journées commencent à 5 heures du matin par la prière, selon la confession religieuse de chacune. Ensuite, les pensionnaires prennent soin de leur hygiène et participent aux activités quotidiennes. Elles ne quittent pas le centre, la plupart ayant une procédure judiciaire en cours. Certains de leurs bourreaux, parfois des membres de la famille proche comme le père, sont incarcérés.
Les jeunes filles et femmes sont alors initiées à diverses activités éducatives et pratiques, telles que la transformation de produits locaux, la couture ou la fabrication artisanale de sacs. « Ces routines les aident à maintenir de bonnes habitudes et préparent leur réinsertion familiale », précise Mme Badiane.
Le centre Kayam Sénégal n’accueille pas uniquement des Sénégalaises ou des victimes de violences sexuelles. La fondatrice, Yacine Diouf, fille de l’ancien président de la République, Abdou Diouf, ouvre également ses portes à des garçons jusqu’à l’âge de 12 ans et à des femmes victimes de toutes formes de violence, quelle que soit leur nationalité. Lors de notre visite, nous avons rencontré une Libérienne et une Sierra-Léonaise.
Le centre dispose de trente (30) couchages, parfois portés à trente-cinq (35) en période de forte affluence. Il arrive, par ailleurs, que des femmes viennent avec quatre, voire cinq enfants.
UNE RÉALITÉ TUE QUI TUE
Cette enquête révèle un constat implacable : le verrouillage légal n’empêche pas l’existence de conditions clandestines dont leurs conséquences peuvent être mortelles pour les femmes et les jeunes filles. Le Protocole de Maputo, ratifié par le Sénégal en 2004 pour garantir l’accès à l’vortement en cas de viol ou d’inceste, demeure inexécuté, laissant des vies détruites. Cette tragédie est amplifiée par le poids du « sutura », qui impose discrétion, pudeur ou dignité, et contribue à étouffer le débat, à dissimuler les souffrances et à laisser les victimes isolées face à leur peine.
En 2024, d’après la Fédération Internationale des Droits Humains (FIDH), 11 % de la population carcérale féminine est incarcérée pour des faits liés à l’avortement ou à l’infanticide. Ce qui en fait la deuxième cause d’emprisonnement des femmes et des filles au Sénégal.
Par ailleurs, s’agissant des violences sexuelles, l’Association des juristes sénégalaises (AJS) a recensé en 2022, sur un total de 331 victimes de viols, que 43 % avaient entre 4 et 14 ans. Entre 2016 et 2017, le Centre de guidance infantile et familiale de Dakar a enregistré 97 cas de viols ayant entraîné une grossesse, avec une moyenne d’âge de 11 ans, exclusivement dans la région de Dakar.
Face à ce constat alarmant, il apparaît indispensable que des solutions concrètes soient rapidement mises en œuvre pour protéger la vie de nos filles et de nos femmes. D’autant plus que, dernièrement, à la tribune des Nations Unies, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a indiqué : « la lutte contre les violences et les discriminations demeure un combat permanent, qui engage États, citoyens et leaders ». Lors de la réunion marquant le 30ᵉ anniversaire de la Conférence mondiale sur les femmes (Beijing+30), dans une déclaration empreinte de solennité, il a réaffirmé l’engagement constant du Sénégal en faveur de l’égalité entre les sexes et de l’autonomisation des femmes et des filles. Au monde, le chef de l’État a rappelé qu’aucune société ne peut véritablement se développer en laissant ses femmes et ses filles à l’écart.
*Les prénoms suivis d’un astérisque ont été modifiés pour préserver l’anonymat
Un vaste réseau de fraude sur l’état civil a été mis au jour à Thiaroye-sur-Mer, dans la banlieue de Dakar. Le 22 septembre 2025, la Sûreté urbaine du Commissariat central de Dakar a procédé à l’arrestation de deux officiers d’état civil et de plusieurs complices, accusés d’avoir organisé un système de falsification d’actes de naissance. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écriture publique, ainsi que fausses inscriptions.
L’affaire a éclaté à la suite d’une saisine de la Direction de l’automatisation du fichier (DAF), qui a mis en évidence l’existence de registres parallèles au sein du centre d’état civil de Thiaroye-sur-Mer. Ces registres, non cotés, non paraphés et donc dépourvus de toute valeur légale, servaient à produire de faux actes de naissance contre rémunération.
Les enquêteurs ont saisi vingt-six registres frauduleux, ouverts entre 1995 et 2024. Selon les premiers éléments, ces documents contiendraient des inscriptions établies pour des personnes jamais déclarées à leur naissance, des élèves souhaitant se présenter à des examens malgré leur âge, ainsi que des individus cherchant à se rajeunir administrativement ou à modifier leur état civil.
Ce système illégal, qui semble avoir fonctionné durant plusieurs années, aurait permis à des bénéficiaires d’obtenir une identité officielle sur la base de documents falsifiés. Les implications sont lourdes, car ces actes frauduleux pouvaient ouvrir la voie à d’autres irrégularités dans les domaines scolaire, électoral ou administratif.
Placés en garde à vue, les suspects devront répondre de leurs actes devant la justice. L’enquête se poursuit afin d’évaluer l’ampleur réelle du réseau et de déterminer s’il a bénéficié de complicités au sein ou en dehors de l’administration.
Ce scandale relance le débat sur la fiabilité du système d’état civil au Sénégal et sur la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle pour prévenir de telles pratiques, qui menacent la crédibilité des documents administratifs et fragilisent la gouvernance publique.
À l’approche de la rentrée scolaire 2025-2026, la région de Kaolack se prépare dans un contexte difficile. Le gouverneur Mouhamadou Moctar Watt a révélé, jeudi 25 septembre, que l’Inspection d’Académie doit combler un déficit de 396 enseignants pour assurer une rentrée dans des conditions acceptables.
Selon le gouverneur, ce manque se répartit en 276 enseignants pour le préscolaire et l’élémentaire, et 120 pour le moyen secondaire. Malgré un effort exceptionnel de recrutement de près de 2 000 enseignants par l’État, le besoin reste criant. « Nous avons un déficit de 276 enseignants pour le préscolaire et l’élémentaire. Et pour ce qui est du moyen secondaire, ce déficit s’établit à 120 enseignants », a-t-il précisé.
Pour faire face à cette situation, des stratégies d’adaptation ont été proposées. Parmi elles figurent la réaffectation de certains chefs d’établissement afin qu’ils reprennent les classes, ainsi que le recours aux classes multigrades. « Dans un premier temps, nous avons rendu compte à la hiérarchie nationale. Mais, au niveau régional, nous pouvons même obliger certains enseignants, qui sont aujourd’hui des chefs d’établissement, à retourner dans les classes pour essayer de résorber véritablement ce déficit », a indiqué M. Watt.
Au-delà du manque d’enseignants, Kaolack doit également affronter les conséquences des dernières pluies. Trente-neuf établissements scolaires sont actuellement inondés, dont vingt-neuf dans la commune de Kaolack. Des opérations de pompage sont prévues pour permettre aux écoles concernées d’accueillir les élèves dans les délais fixés.
Le problème du mobilier scolaire s’ajoute à ces contraintes. La région accuse un déficit important en tables-bancs, avec près de 17 476 unités endommagées. Le gouverneur a ainsi appelé à la mobilisation des artisans locaux et de la Chambre des Métiers pour accélérer la réhabilitation de ce matériel indispensable au bon déroulement des cours.
Lors de la réunion du Comité Régional de Développement (CRD), qui s’est tenue en prélude à la rentrée prévue les 6 et 8 octobre prochains pour les enseignants et les élèves respectivement, Mouhamadou Moctar Watt a également évoqué la question sanitaire. Dans un contexte marqué par l’apparition de la maladie Mpox au Sénégal, il a exhorté les enseignants à animer une « leçon de vie » dès la rentrée afin de transformer chaque élève en relais d’information au sein de sa famille.
Entre déficit en personnel, établissements inondés et déficit de mobilier scolaire, la région de Kaolack se trouve confrontée à des défis multiples. Les autorités locales affirment toutefois leur volonté d’assurer une rentrée effective, malgré les contraintes, en misant sur la mobilisation collective et des solutions d’urgence.
Le Sénégal s’est souvenu, ce vendredi 26 septembre 2025, du naufrage du ferry Le Joola, survenu il y a vingt-trois ans au large de la Gambie. À l’occasion de ce triste anniversaire, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a tenu à adresser un message solennel de recueillement et de solidarité aux familles des disparus.
Dans une publication sur sa page Facebook, le chef de l’État a rappelé l’ampleur de ce drame qui demeure une blessure encore vive dans la mémoire collective. « En ce 26 septembre, notre Nation se recueille à la mémoire des victimes du naufrage du Joola, survenu il y a 23 ans. Ce drame, l’un des plus douloureux de notre histoire, reste gravé dans la conscience nationale. Aux familles éprouvées, j’exprime, au nom du Sénégal, compassion et solidarité indéfectibles », a-t-il écrit.
Le naufrage du Joola, survenu dans la nuit du 26 septembre 2002, demeure l’une des plus grandes catastrophes maritimes en temps de paix. Officiellement, près de 1 900 personnes y ont perdu la vie, faisant de cette tragédie une plaie nationale et internationale. Au fil des ans, le souvenir des victimes est resté intact, et la douleur des familles endeuillées continue de hanter la conscience collective.
Chaque année, la date du 26 septembre est marquée par des cérémonies commémoratives, à Dakar comme à Ziguinchor, où une partie des victimes était originaire. Ces moments de recueillement permettent à la Nation de rendre hommage aux disparus, mais aussi de réaffirmer la nécessité de préserver leur mémoire et de tirer des leçons de ce drame pour renforcer la sécurité maritime.
En réitérant son message de compassion, le président Diomaye Faye s’inscrit dans la continuité de ses prédécesseurs, tout en rappelant que la solidarité avec les familles endeuillées demeure une responsabilité permanente de l’État.
Le Sénégal affiche sa détermination à prévenir toute infiltration terroriste sur son territoire. Lors d’un entretien accordé à la chaîne française France 24, ce vendredi 26 septembre 2025 à New York, en marge de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé la vigilance de son gouvernement face à un contexte sécuritaire régional marqué par l’instabilité au Mali et la multiplication des attaques dans le Sahel.
« La menace terroriste, elle n’est pas simplement qu’à l’ouest du Mali ou à l’est du Sénégal. Je suis convaincu que le phénomène du terrorisme, où qu’il soit, est une menace », a déclaré le chef de l’État. Il a insisté sur la dimension globale du danger, estimant que « tous les pays sont concernés par ce qui se passe au Mali et partout ailleurs tant que cela porte sur le terrorisme ».
Bassirou Diomaye Faye a révélé que son gouvernement a pris des mesures fermes pour renforcer la sécurité aux frontières, considérées comme les premières lignes de défense. « Nous renforçons notre sécurité sur l’ensemble des frontières parce que la menace peut venir de partout et elle peut être multiforme », a-t-il expliqué, soulignant que le Sénégal n’entend pas baisser la garde.
Au-delà du dispositif militaire, le président sénégalais a plaidé pour une approche globale et concertée de la lutte antiterroriste. Il a défendu une stratégie « intégrée », reposant sur l’échange de renseignements entre pays, le dialogue entre puissances internationales et nations directement concernées, ainsi que la coopération avec les États dont les frontières restent vulnérables.
Pour lui, la réponse au terrorisme ne saurait se limiter au continent africain. Elle doit être portée par une solidarité internationale, en évitant toutefois que l’Afrique devienne le théâtre d’affrontements indirects entre grandes puissances. « J’ai toujours alerté en disant qu’il ne faut pas que l’Afrique, notamment le Sahel, devienne le terrain d’affrontement des grandes puissances par terrorisme interposé ou par intervention militaire conventionnelle interposée », a-t-il mis en garde.
Dans un contexte marqué par la recrudescence des attaques dans plusieurs pays voisins et la présence croissante de groupes armés non étatiques, ces déclarations traduisent la volonté du Sénégal d’anticiper les menaces et de consolider ses alliances stratégiques tout en préservant sa souveraineté.
Un drame est survenu ce vendredi sur la route nationale, à hauteur du siège de la Loterie nationale sénégalaise (Lonase). Selon les premières informations recueillies, un véhicule de transport en commun, communément appelé « tata », s’est renversé après avoir heurté un regard dont le couvercle avait été enlevé.
L’impact a provoqué une perte de contrôle du véhicule et un accident d’une rare violence. Une personne a perdu la vie sur le coup, plongeant les passagers et les témoins dans la stupeur.
Alertés, les sapeurs-pompiers et les services de sécurité se sont rapidement déployés sur les lieux pour évacuer la victime et sécuriser la zone, très fréquentée en cette fin de semaine.
Cet accident remet sur la table la problématique de l’état des routes et des infrastructures, notamment la négligence constatée autour des regards et bouches d’égout dont les couvercles manquants représentent un danger permanent pour les automobilistes et piétons.
Teranga Skills est un concours national des métiers initié au Sénégal pour valoriser les compétences professionnelles et techniques des jeunes. À Kaolack, 26 talents ont été sélectionnés dans cinq filières : la transformation agroalimentaire, l’électricité, la couture, la menuiserie bois et l’ouvrage métallique.
« Aujourd’hui, nous sommes là dans le cadre du CRD de lancement de Teranga Skills, une compétition nationale sur les métiers. Elle se déroulera en deux phases : d’abord au niveau régional, puis au niveau national avec les lauréats issus des sélections régionales. Les instances et comités d’organisation sont déjà installés et pleinement mobilisés. Cinq métiers ont été retenus pour la compétition dans la région », a expliqué Athanasse Sagne, Chef de projet de l’initiative FIT ! Sénégal.
Il a également précisé que la sélection des coachs, qui ont bénéficié d’un renforcement de capacités, a été effectuée. La compétition régionale est prévue le 4 novembre 2025, au cœur de la ville de Kaolack.
L’objectif de ce concours est de promouvoir le savoir-faire local, de valoriser les métiers retenus et de donner davantage de visibilité à la formation professionnelle, qui reste encore insuffisamment mise en lumière.
« Cette initiative ambitieuse, portée par le Ministère de la Formation professionnelle et technique, s’inscrit dans la dynamique de l’Agenda national de transformation Vision Sénégal 2050, qui place le développement du capital humain au cœur de ses priorités », a rappelé M. Sagne.
Cofinancée par l’Union européenne, les Pays-Bas et le Luxembourg, dans le cadre de l’initiative FIT ! Sénégal, la première édition de Teranga Skills s’inscrit dans le contexte des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, en s’inspirant des valeurs d’excellence, de rigueur et de passion véhiculées par cet événement international.
Le 26 septembre 2002, le Sénégal connaissait l’une des pires tragédies maritimes de l’histoire contemporaine. Le naufrage du bateau “Le Joola”, survenu au large des côtes gambiennes, emportait plus de 1 800 vies humaines, faisant de ce drame l’un des naufrages les plus meurtriers au monde, bien au-delà du Titanic.
Vingt-trois ans plus tard, la blessure reste béante. Chaque année, familles endeuillées, rescapés et autorités se recueillent en mémoire des disparus, dont la majorité des corps n’ont jamais été retrouvés. Pour beaucoup, le naufrage du Joola demeure une plaie nationale, mais aussi une question de justice et de mémoire.
En conférence de presse, le 18 septembre dernier, à la veille de la cérémonie commémorative, Samsidine Aïdara, porte-parole du collectif des familles des victimes, a réitéré une demande de longue date : le renflouement de l’épave.
« Ce n’est pas qu’un symbole : c’est un acte fort de respect envers les disparus et leurs proches », a-t-il déclaré, rappelant que la carcasse du navire repose toujours dans les eaux gambiennes, à quelques dizaines de mètres de profondeur.
Au-delà du recueillement, les familles réclament depuis plus de deux décennies des réponses sur les responsabilités de l’époque, ainsi qu’un lieu de mémoire digne pour honorer les victimes. Plusieurs projets ont été évoqués, mais leur concrétisation tarde encore.
Le drame du Joola a marqué un véritable électrochoc dans la gestion de la sécurité maritime au Sénégal. Il a mis en lumière la nécessité d’une régulation plus stricte, de navires respectant les normes internationales et d’un contrôle rigoureux des capacités d’embarquement.
“Plus jamais ça”
En ce 23ᵉ anniversaire, le souvenir du Joola demeure un moment de douleur partagée mais aussi d’unité nationale. L’hommage aux disparus s’accompagne d’une conviction profonde : plus jamais une telle tragédie ne doit se reproduire.
À l’approche de la rentrée scolaire 2025-2026, le regroupement des vidangeurs de fosses septiques de Kaolack s’engage à soutenir les établissements scolaires en proie aux inondations. Lors du Comité régional de développement (CRD) consacré aux préparatifs de la rentrée, ces professionnels ont annoncé la mobilisation de plus de 40 camions hydrocureurs pour procéder à l’évacuation des eaux pluviales dans les écoles.
Face aux difficultés récurrentes liées à l’assainissement, cette initiative est perçue comme un véritable soulagement par la communauté éducative. « L’objectif est de créer un environnement propre et sain pour les élèves, afin de favoriser de meilleures conditions d’apprentissage », a déclaré Yoro Diouf, président du regroupement.
Les autorités administratives et éducatives, les directeurs d’école ainsi que les associations de parents d’élèves ont unanimement salué ce geste citoyen. Ils y voient une contribution essentielle pour combler le manque de moyens techniques et financiers auquel font souvent face les établissements scolaires de la région.
Au-delà de l’opération d’assainissement, Yoro Diouf a rappelé la vocation sociale de son regroupement : « La responsabilité des regroupements dans le bien-être de la communauté est toujours dans cette dynamique. Nous contribuons activement au développement économique, social et environnemental, tout en renforçant le tissu social ».
Cependant, pour assurer la réussite de cette mobilisation, les vidangeurs appellent à un soutien logistique et financier. Ils sollicitent notamment l’appui de la mairie et des bonnes volontés, en particulier pour l’approvisionnement en carburant, indispensable à la couverture de l’ensemble des établissements encore sous les eaux.
La Marine nationale sénégalaise a annoncé, ce jeudi 25 septembre 2025, avoir secouru une pirogue transportant 142 personnes à environ 120 kilomètres au large de Dakar. L’opération a été menée en coordination avec l’Armée de l’air, selon une note rendue publique par la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA) sur le réseau social X.
À l’issue de l’intervention, les passagers ont été conduits à la Base navale Amiral Faye Gassama, où ils ont été remis aux services compétents pour la suite des procédures.
Cet incident s’inscrit dans un contexte marqué par la recrudescence des tentatives de migration irrégulière par voie maritime. La DIRPA rappelle que deux embarcations ont été secourues en l’espace d’une semaine au large des côtes sénégalaises, confirmant la forte pression migratoire qui s’exerce sur la région.
Les armées sénégalaises ont renforcé leur mobilisation dans la lutte contre les inondations qui frappent plusieurs localités du nord du pays. Sur X (ancien Twitter), le Directeur de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa) a annoncé que le génie militaire s’est mobilisé pour la réalisation de plusieurs digues de protection au niveau de Aram, Fanaye, Diamel, Ngouye et Thilogne dans les départements de Matam et Podor, en relation avec la direction de la prévention et de la gestion des inondations.
Ces travaux, entamés le 3 septembre 2025, visent à sécuriser les zones riveraines du fleuve Sénégal, particulièrement exposées aux débordements. Les opérations se poursuivent afin de protéger les populations menacées par les crues et réduire les risques de dégâts matériels et humains.
La Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) tente de limiter les désagréments liés aux difficultés techniques qui perturbent actuellement l’achat de crédit Woyofal. Elle a annoncé un réaménagement exceptionnel des horaires d’ouverture de ses agences afin de permettre aux clients de continuer à accéder à ce service essentiel.
Selon l’entreprise, ces perturbations sont dues à des opérations de maintenance sur la plateforme informatique de vente, ce qui entraîne une indisponibilité temporaire des canaux habituels, notamment ceux des partenaires commerciaux.
Dans ce contexte, Senelec a prolongé et adapté les heures d’ouverture de ses agences. Le programme exceptionnel s’établit ainsi :
Jeudi 25 septembre : ouverture prolongée jusqu’à 21h30 ; Vendredi 26 septembre : ouverture de 07h30 à 13h30 puis de 14h30 à 21h30 ; Samedi 27 septembre : ouverture de 08h00 à 18h00 ; Dimanche 28 septembre : ouverture de 10h00 à 18h00.
Par ce dispositif, la société cherche à assurer la disponibilité du crédit Woyofal pour les ménages et à atténuer l’impact de ces difficultés techniques sur la vie quotidienne des usagers.
En présentant ses excuses à la clientèle, Senelec a réaffirmé la disponibilité de son service client pour fournir toute information complémentaire. Elle assure que les travaux en cours visent à renforcer la fiabilité de son système et à améliorer durablement la qualité du service.
Mohamed Diagne, fils du journaliste et patron de presse Madiambal Diagne, a été arrêté tôt ce jeudi 25 septembre 2025 à Karang par les éléments du commissariat spécial. Âgé de 33 ans et se présentant comme administrateur de société, il tentait de rallier la Gambie à moto.
Selon des sources policières, il avait sur lui un sac contenant des vêtements et une somme d’un peu plus d’un million de francs CFA. Arrivé à Passy, il aurait payé 50 000 francs CFA à un conducteur de moto Jakarta pour traverser la frontière. Sa tentative a été stoppée grâce à la vigilance des agents de la Direction de la Police de l’Air et des Frontières (DPAF).
Les vérifications ont révélé que Mohamed Diagne faisait l’objet d’une opposition de sortie du territoire national. Il a été conduit à Dakar et remis à la Division des investigations criminelles (DIC).
Son arrestation intervient dans le cadre de l’information judiciaire ouverte contre son père, Madiambal Diagne, poursuivi pour blanchiment de capitaux et association de malfaiteurs dans une affaire de transactions suspectes estimées à 21 milliards de francs CFA.
Les habitants de la cité SN HLM corossol de Ndiakhirate interpellent la SNHLM sur le calvaire qu’elles vivent au quotidien. Les eaux stagnantes doublées des eaux de pluies logées dans les cités environnante ont été libérées finissant leur cour dans la ladite cité. Face a cette situation intenable ainsi qu’à l’approche de la rentrée scolaire, le collectif a travers leur porte parole Pape NIASSE exige l’action des autorités et de la SNHLM.
Dans un message publié sur son compte X (ex-Twitter), le journaliste et patron du groupe Avenir Communication, Madiambal Diagne, a confirmé avoir quitté le Sénégal pour la France le 24 septembre 2025. Cette annonce intervient alors que l’homme de presse est visé par une information judiciaire ouverte par le parquet financier, dans le cadre d’un dossier portant sur des transactions suspectes estimées à 21 milliards de francs CFA.
« Suis arrivé en France depuis ce 24/9/2025. J’ai quitté le Sénégal le soir même de l’opposition par la Police à mon départ pour la France. J’ai tenu à me donner quelques jours pour préparer ma défense. Je reviendrai dans quelques jours pour faire face à mes responsabilités », a-t-il écrit.
Dans une seconde publication, il a rectifié la date, précisant qu’il voulait parler de ce jeudi 25 septembre 2025. Ce message a rapidement suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux, entre scepticisme et interrogations sur les véritables intentions du journaliste.
Madiambal Diagne est activement recherché depuis son absence remarquée à une convocation de la Division des investigations criminelles (DIC), où il devait recevoir une notification d’interdiction de sortie du territoire. La veille, il avait déjà été intercepté à l’aéroport par la Police de l’air et des frontières alors qu’il tentait d’embarquer pour Paris.
Sa sortie publique vise visiblement à couper court aux rumeurs de fuite. Il assure qu’il compte revenir au Sénégal « dans quelques jours » pour répondre à la justice. En attendant, ses déclarations renforcent le climat de tension autour d’un dossier qui implique également certains de ses proches, notamment son épouse, placée en garde à vue en lien avec cette affaire.
Le cas Madiambal Diagne reste l’un des plus sensibles de cette rentrée judiciaire. Son retour annoncé, s’il se confirme, sera scruté de près par l’opinion publique comme par les autorités, tant le dossier cristallise l’attention autour des questions de gouvernance financière et de responsabilité des élites.
L’Inspection d’Académie de Kaolack a abrité, ce jeudi 25 septembre 2025, le Comité Régional de Développement (CRD) consacré aux préparatifs de la rentrée scolaire 2025-2026. La rencontre, présidée par le Gouverneur de région Mouhamed Moctar Watt, a réuni l’Inspecteur d’Académie, les autorités administratives, territoriales, les élus locaux, les syndicats d’enseignants, les parents d’élèves ainsi que les partenaires techniques et financiers.
Dans son allocution, le gouverneur a rappelé que ce CRD s’inscrivait dans la continuité des années précédentes et avait pour but de passer en revue les contraintes susceptibles d’entraver l’effectivité de la rentrée, prévue pour le 8 octobre 2025. Il est également revenu sur les résultats des examens de l’année écoulée :
« La région a enregistré un taux de réussite de moins de 40 % au baccalauréat. Cette contre-performance est principalement due au privé laïque, dont le taux de réussite ne dépasse pas 21 %, ce qui a tiré les statistiques régionales vers le bas. C’est pourquoi des instructions ont été données à l’IA pour renforcer l’encadrement de ce secteur et veiller au respect des normes réglementaires », a-t-il déclaré.
S’agissant des contraintes relevées, le gouverneur a souligné deux difficultés majeures :
39 établissements scolaires encore envahis par les eaux de pluie ; Un déficit de plus de 300 enseignants (276 pour le préscolaire et l’élémentaire, et 100 pour le moyen-secondaire).
À cela s’ajoute un manque de tables-bancs et d’infrastructures adéquates. Pour y remédier, le gouverneur a insisté sur le respect du calendrier : la rentrée des enseignants est fixée au 6 octobre et celle des élèves au 8 octobre. Il a également demandé aux collectivités territoriales de rendre disponibles les fournitures scolaires avant l’ouverture officielle des classes.
De son côté, l’Inspecteur d’Académie, Samba Diakhaté, a dressé un état des lieux préoccupant mais a tenu à saluer l’engagement des différents acteurs :
« La situation des écoles inondées est alarmante, mais des dispositifs sont déjà mis en place avec l’appui des collectivités et des services techniques. Nous travaillons à ce que les cours démarrent effectivement dès le premier jour de la rentrée », a-t-il rassuré.
Les agents municipaux de Kaolack ont organisé, ce jeudi, un sit-in devant l’hôtel de ville pour exprimer leur mécontentement face à ce qu’ils qualifient de « mépris » de la part des autorités municipales. Arborant des brassards rouges, les membres de l’intersyndicale affiliée à la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal (CNTS) exigent le paiement sans délai de leurs primes de motivation et l’amélioration de leurs conditions de travail.
Selon Serigne Abdou Khadre Diop, secrétaire général de la CNTS à Kaolack, « les agents sont fatigués de travailler dans la précarité. Depuis plusieurs mois, nous réclamons nos droits mais la mairie continue de faire la sourde oreille ». Il dénonce également l’absence de dialogue social, qu’il considère comme un facteur aggravant de la crise.
Les manifestants rappellent que leurs revendications ne datent pas d’hier et qu’elles ont été formulées à maintes reprises auprès des autorités locales. Cependant, faute de réponse concrète, la tension ne cesse de monter.
L’intersyndicale avertit que si la situation persiste, elle se verra contrainte de « durcir le ton » avec d’autres formes de mobilisation. « Nous ne demandons que le respect de nos droits légitimes. La balle est dans le camp du maire », a insisté Serigne Abdou Khadre Diop.
« Nous sommes réunis aujourd’hui à Kaolack dans le cadre d’un atelier de partage et de sensibilisation organisé en marge de la journée portes ouvertes du ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines. Ces journées portes ouvertes font suite à des missions d’audit menées sur l’ensemble du territoire national pour vérifier la conformité des titres miniers », a expliqué Elhadji Amadou Mactar Diagne, directeur régional de l’Énergie, du Pétrole et des Mines de Kaolack.
À l’issue de ces contrôles, le ministère a constaté plusieurs manquements. Ils concernent notamment des autorisations délivrées par des autorités non compétentes ou encore des exploitations clandestines. D’autres irrégularités ont été relevées dans le domaine environnemental, notamment sur les carrières. « Rien qu’au niveau de la région de Kaolack, nous avons identifié plus de 100 sites non réhabilités. Cela constitue un désastre écologique dont l’ampleur n’est pas encore totalement mesurée, mais qui est énorme », a rappelé M. Diagne.
Face à ces constats, le ministre a instruit ses services, en particulier la Direction générale des mines et de la géologie, d’organiser ces journées portes ouvertes afin d’échanger avec les populations, les élus territoriaux et les différents acteurs du secteur. « Il fallait que l’administration se rapproche des populations, et ce n’est qu’un début. Nous avons reçu des instructions : ouvrir nos portes à tous les opérateurs, aux élus territoriaux et à l’ensemble des acteurs du secteur. Nous avons l’obligation de travailler avec eux pour leur apporter appui et conseils », a poursuivi M. Diagne.
Concernant les carrières de Kaolack, il a précisé : « Nous comptons actuellement 11 exploitations en cours, dont 7 de sable et 4 de latérite. Parmi elles, seules 2 carrières disposent d’une autorisation régulière. Les autres fonctionnent sous des autorisations temporaires. Or, une carrière temporaire ne peut pas durer plus de deux ans, avec possibilité de renouvellement d’un an. Même les carrières permanentes ne dépassent pas cinq ans. »
Le directeur régional a également souligné que, depuis trois mois, sa direction travaille en étroite collaboration avec les élus territoriaux. « Il n’y a plus de carrières privées actuellement. Nous avons transmis aux collectivités tous les dossiers nécessaires pour régulariser la situation. Le ministre a donné des instructions fermes : toutes les carrières qui ne seront pas en règle d’ici deux mois seront tout simplement fermées. Les collectivités ont été sensibilisées en ce sens. Si la régularisation n’est pas faite, cela risque d’avoir des répercussions sur les populations qui ont un besoin constant de matériaux de construction. »
M. Diagne a enfin rappelé les avantages pour les collectivités : « Lorsqu’une commune dispose d’une carrière dans son périmètre, elle assure l’approvisionnement de sa population à des prix plus accessibles grâce à la proximité. Ensuite, cela contribue à l’éradication des exploitations illégales ou clandestines. À Kaolack comme ailleurs au Sénégal, certains exploitants se cachent pour travailler la nuit, notamment dans le département de Nioro du Rip où nous avons eu des échos de personnes qui exploitent avant l’aube pour livrer leurs décharges dans la journée. Ce sont des pratiques que nous devons combattre. »
La Première Dame du Sénégal, Marie Khone Faye, a été officiellement désignée ambassadrice de l’initiative « Plus qu’une mère » de la Fondation Merck. La nomination a été annoncée lors de la 7ᵉ édition du sommet MFFLI 2025, une rencontre annuelle qui réunit les Premières Dames autour des programmes de cette organisation internationale dédiée à la santé et au développement.
La cérémonie s’est tenue en présence de Frank Stangenberg-Haverkamp, président du Conseil d’administration de la Fondation Merck, et de la sénatrice Dr Rasha Kelej, directrice générale de la fondation. Aux côtés de Marie Khone Faye figuraient plusieurs Premières Dames venues d’Afrique et d’Asie, notamment celles de l’Angola, du Cap-Vert, de la République centrafricaine, du Gabon, de la Gambie, du Ghana, du Kenya, du Libéria, des Maldives, du Mozambique, du Nigeria, de São Tomé-et-Principe et du Zimbabwe.
Dans son allocution, la Dr Rasha Kelej a salué l’arrivée de l’épouse du président sénégalais au sein de cette initiative qui milite en faveur de la santé reproductive et de l’autonomisation des femmes. Elle a rappelé les actions déjà menées par la Fondation Merck au Sénégal, notamment l’octroi de vingt-cinq bourses à des médecins sénégalais dans des domaines aussi variés que l’oncologie, le diabète, la fertilité ou encore l’embryologie. Elle a également annoncé l’inscription prochaine de nouveaux praticiens dans des spécialités critiques encore insuffisamment couvertes.
Prenant la parole à son tour, Marie Khone Faye a exprimé sa reconnaissance pour cette nomination, qu’elle considère comme une responsabilité majeure au service de la cause des femmes et des familles. « C’est un véritable honneur d’être ambassadrice de la Fondation Merck ‘Plus qu’une mère’ et de rejoindre cette 7ᵉ édition du sommet aux côtés de mes sœurs, les Premières Dames d’Afrique et d’Asie », a-t-elle déclaré. Elle a aussi annoncé le lancement du programme « Éduquer Linda », destiné à promouvoir l’éducation des jeunes filles. Pour elle, l’instruction constitue la clé de l’autonomisation féminine et un levier indispensable à la construction de nations plus solides et plus justes.
Avec cette nomination, la Première Dame du Sénégal s’engage ainsi dans une dynamique internationale qui associe santé, éducation et empowerment des femmes. Cette nouvelle mission pourrait renforcer la contribution du Sénégal aux initiatives mondiales en faveur du développement inclusif et de l’égalité des chances.
À Saint-Louis, la tension monte dans la zone du Walo après le licenciement collectif de plus d’une vingtaine de travailleurs sénégalais employés par une entreprise chinoise en charge de chantiers routiers. La mesure, annoncée cette semaine, suscite la colère des ouvriers qui dénoncent des pratiques abusives et un mépris flagrant du droit du travail.
Selon leur porte-parole, ces travailleurs n’auraient commis d’autre « faute » que d’avoir réclamé des contrats en bonne et due forme. Après quatre mois passés à travailler sans documents contractuels réguliers, ils avaient décidé de revendiquer leur droit à un emploi encadré par la loi sénégalaise. La réponse de l’entreprise a été brutale : un renvoi immédiat, sans préavis ni négociation.
L’affaire, rapportée ce jeudi par la Rfm, met en lumière les conditions précaires dans lesquelles évoluent nombre d’ouvriers recrutés par des sociétés étrangères dans la région. Pour les licenciés, il ne s’agit pas seulement d’un conflit avec leur employeur, mais d’une atteinte à leur dignité et à leurs droits les plus élémentaires.
La situation provoque d’autant plus d’indignation que l’Inspection du travail de Saint-Louis est accusée de complaisance. Les travailleurs reprochent à cette institution un manque de fermeté et de réactivité face à ce qu’ils considèrent comme une violation manifeste de la législation. Ils dénoncent également le silence des autorités gouvernementales, restées pour l’instant muettes face à leur détresse.
Ce licenciement collectif soulève de nouveau la question de la protection des travailleurs sénégalais employés par des entreprises étrangères, dans un contexte où les grands chantiers d’infrastructures se multiplient. Les ouvriers concernés affirment qu’ils n’excluent pas d’autres actions de protestation si aucune solution n’est trouvée dans les prochains jours.
Le cinéma sénégalais est en deuil. L’actrice Astou Mbaye, révélée au grand public par son rôle marquant dans la série à succès Double Vie, est décédée. La nouvelle a été annoncée par nos confrères de Senenews, qui expriment leur « grande tristesse » face à cette perte soudaine.
Fille cadette du regretté chanteur Ndiaga Mbaye, figure emblématique de la musique sénégalaise, Astou Mbaye avait conquis le cœur des téléspectateurs par son talent et son jeu d’actrice authentique. Sa prestation dans Double Vie lui avait permis de se faire une place dans l’univers audiovisuel sénégalais, où elle était considérée comme une étoile montante.
Pour l’heure, les circonstances exactes de son décès n’ont pas été précisées. Cette disparition brutale plonge la communauté artistique et le public dans l’émotion et la consternation. Sur les réseaux sociaux, de nombreux hommages affluent déjà, saluant « une actrice prometteuse » qui avait su « captiver et émouvoir ».
La rédaction de Senenews ainsi que de nombreux acteurs du milieu culturel ont adressé leurs condoléances à la famille éplorée, rappelant que la jeune comédienne avait su « nous régaler » à l’écran par sa passion et son talent.
En juillet 2024, un protocole d’accord a été signé entre la société Holding Gueye SA, représentée par son administratrice générale Mame Diarra Gueye, et la Direction des Eaux, Forêts, Chasses et de la Conservation des Sols (DEFCCS). Cet accord autorise l’aménagement et l’exploitation d’une plateforme logistique de 115 hectares dans la forêt classée de Sébikhotane, au sud-ouest de Dakar. Officiellement, ce projet est présenté comme une initiative stratégique destinée à contribuer au désengorgement du Port autonome de Dakar, aujourd’hui saturé par l’intensité des mouvements de marchandises. Il prévoit la construction d’infrastructures modernes telles que des hangars de stockage, un hôtel pour chauffeurs, des bureaux de douane, une banque, une clinique et même une station d’essence, transformant ainsi une partie de la forêt classée en un véritable port sec privé. Le protocole, approuvé par le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique d’alors, le professeur Daouda Ngom, oblige Holding Gueye à financer annuellement la Brigade forestière de Sébikhotane à hauteur de quarante millions de francs CFA, à produire cinq mille plants destinés au reboisement et à participer à des opérations de cartographie et de préservation environnementale. En contrepartie, la DEFCCS a concédé à l’entreprise l’usage de l’assiette foncière pour une durée de vingt-cinq ans, une concession qui suscite depuis de vives polémiques. La controverse a pris une nouvelle dimension le 4 août 2025, lorsque le directeur de cabinet du ministre de l’Environnement, Cheikh Sadibou Diop, a signé une autorisation exceptionnelle de démarrage des travaux préparatoires de terrassement. Cette décision est intervenue alors même que l’étude d’impact environnemental et social (EIES) n’était pas encore finalisée. Pour de nombreux observateurs, cette autorisation constitue une violation flagrante du Code forestier sénégalais, qui interdit toute exploitation en forêt classée sans un déclassement officiel par décret présidentiel. Les populations riveraines ont aussitôt exprimé leur colère. Le 21 septembre 2025, un collectif d’usagers de la forêt classée de Sébikhotane a publié un communiqué dans lequel il rejette catégoriquement ce protocole, jugé illégal et dangereux. Les habitants dénoncent l’absence de consultation publique, rappelant qu’ils n’ont jamais été associés à un projet qui les concerne pourtant directement. Ils estiment que la construction de ce port sec est inutile dans la mesure où l’État développe déjà les ports de Sendou et de Ndayane, dotés de vastes réserves foncières prévues précisément pour désenclaver Dakar et renforcer les infrastructures logistiques. Pour eux, ce protocole ouvre surtout la voie à une privatisation progressive des forêts classées, avec le risque de voir se multiplier les attributions foncières au profit d’intérêts privés au détriment des communautés locales et de l’environnement. Les accusations de corruption sont également au cœur de la contestation. Le collectif évoque des pratiques opaques au sein de l’administration territoriale, de la mairie de Diamniadio, de la direction des eaux et forêts et du ministère de l’Environnement. Selon les contestataires, l’attribution de ces 115 hectares à Holding Gueye illustre une stratégie récurrente de spoliation foncière maquillée sous couvert de protocoles administratifs. La mobilisation s’est intensifiée avec l’entrée en scène du Collectif des exploitants des villages de Dougar, Gandoul et Ndoukhoura. Le 6 mai 2025, ce collectif a adressé une lettre ouverte au Président de la République. Dans ce courrier, signé par leur représentant Charles Justinien Thione, les habitants rappellent qu’ils avaient déjà formulé en 2018 puis en 2021 une demande de déclassement de 98 hectares de la forêt afin d’étendre leurs villages et de créer une zone d’activités locales génératrice d’emplois. Or, après confrontation des coordonnées géographiques, les 98 hectares sollicités se trouvent exactement sur l’assiette foncière de 115 hectares attribuée à Holding Gueye. Cette superposition signifie que les besoins vitaux en logement et en terres agricoles des populations entrent directement en conflit avec un projet privé à but lucratif. La lettre met également en lumière des pratiques troublantes. Le ministre de l’Environnement aurait tenté d’associer un représentant de Holding Gueye à une audience officielle entre les exploitants et ses services, ce que le collectif a décliné. Quelques jours plus tard, l’administratrice générale de Holding Gueye SA a directement contacté les leaders villageois, après avoir obtenu leurs coordonnées via le ministère. Pour le collectif, ces méthodes démontrent une proximité inquiétante entre l’administration et l’entreprise, et confirment l’existence d’un traitement de faveur. Au-delà de ces aspects, les exploitants dénoncent le fait que le protocole autorise une société privée à occuper une partie de la forêt classée pour y développer une activité lucrative indépendante pendant vingt-cinq ans. Ils soulignent que l’article 28 de la loi 2018-25 du 12 novembre 2018, invoqué pour justifier le protocole, ne peut pas primer sur l’article 11 de la même loi qui interdit toute exploitation régulière dans les forêts classées non aménagées. Pour eux, ce protocole est en réalité une attribution déguisée de terres publiques au profit d’une société privée, en violation de la législation et au détriment de l’intérêt général.
Nouvelle opération coup de filet contre la migration irrégulière. Dans la nuit du 21 au 22 septembre, la Marine nationale a intercepté une pirogue partie des environs de Bourfoute, en Gambie, avec à son bord 259 candidats à l’émigration clandestine en route vers les îles Canaries.
Redirigés vers le port de Dakar, les passagers ont été pris en charge par la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNLT). Parmi eux figurent 124 Sénégalais, 109 Gambiens, 22 Guinéens de Conakry, 3 Bissau-Guinéens et 1 Malien, dont 13 femmes et 21 mineurs.
Selon les premiers témoignages, les migrants auraient payé entre 300 000 et 500 000 FCFA pour embarquer dans cette traversée périlleuse. Dans certains cas, la facture aurait été réglée directement par des proches installés en Espagne.
Les enquêteurs ont par ailleurs identifié huit membres de l’équipage, soupçonnés de complicité avec l’organisateur principal. Ils devraient répondre devant la justice dans le cadre de la lutte contre le trafic de migrants.
Cette interception confirme la pression migratoire persistante sur les côtes ouest-africaines, malgré les risques mortels de la route atlantique et les opérations de dissuasion menées par les autorités.
À l’occasion de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations unies, l’ancien président sénégalais Macky Sall a présenté, le 24 septembre 2025 à New York, son nouvel ouvrage intitulé L’Afrique au cœur. Devant un parterre de personnalités de haut niveau, il a livré un plaidoyer vibrant en faveur d’une Afrique confiante en elle-même et pleinement actrice de son destin.
Entouré de figures internationales telles que Ban Ki-moon, ancien secrétaire général de l’ONU, Charles Michel, ancien président du Conseil européen, et Ameenah Gurib-Fakim, ex-présidente de Maurice, Macky Sall a rappelé que son livre n’est « ni une plainte ni une complainte », mais l’expression d’une vision pour une Afrique « revigorée et unie », affranchie des préjugés et des injustices d’un ordre mondial jugé dépassé.
Dans son intervention, l’ancien chef de l’État sénégalais a replacé son engagement dans l’héritage des générations qui ont lutté pour l’indépendance. Selon lui, L’Afrique au cœur est un témoignage de militantisme, nourri par son expérience au service du Sénégal et du continent, notamment à travers ses responsabilités au sein du NEPAD et de l’Union africaine. L’ouvrage, composé de 23 chapitres, aborde les grands défis africains : développement, gouvernance, panafricanisme, transition énergétique, mais aussi place du continent dans la gouvernance mondiale.
Macky Sall a insisté sur la nécessité de corriger les déséquilibres hérités d’un ordre international vieux de quatre-vingts ans, qui marginalise l’Afrique dans les instances de décision. Il a salué l’admission du continent au G20 et l’obtention d’un troisième siège au Conseil d’administration du FMI, tout en déplorant le poids de la dette, les notations biaisées des agences financières et les obstacles à une transition énergétique juste.
L’ancien président a également rappelé que l’Afrique ne devait pas être réduite aux clichés de la pauvreté, des conflits et des crises sanitaires. Pour lui, il existe une autre Afrique, « celle des solutions », portée par une jeunesse dynamique et créative, par des entrepreneurs qui innovent et investissent, et par des ressources naturelles considérables qui peuvent être mises au service d’un développement durable.
Optimiste malgré les défis, Macky Sall a conclu son discours en adressant un message fort à la jeunesse africaine : « Croyez en vous ! L’avenir vous appartient ! Formez-vous, entreprenez et contribuez à écrire le futur de notre continent. L’Afrique de demain sera ce que vous en ferez. »
Avec L’Afrique au cœur, Macky Sall ambitionne ainsi de nourrir le débat sur la place du continent dans le monde et d’appeler à une mobilisation collective des décideurs, de la société civile et surtout des jeunes pour construire une Afrique résolument tournée vers l’avenir.
L’ancien Président du Sénégal, Macky Sall, a procédé ce mercredi 24 septembre 2025 à New York, en marge de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, au lancement officiel de son nouveau livre intitulé « L’Afrique au cœur ».
Cet ouvrage, présenté devant un public composé de diplomates, de responsables d’organisations internationales, d’universitaires et de personnalités africaines, se veut un plaidoyer pour une Afrique souveraine, innovante et pleinement actrice de son destin. À travers ses pages, Macky Sall partage son expérience d’homme d’État et sa vision des grands enjeux auxquels le continent doit faire face, qu’il s’agisse de gouvernance, de sécurité, de jeunesse, de transition énergétique ou encore de place dans la gouvernance mondiale.
Dans son allocution, l’ancien chef de l’État a rappelé que ce livre « est une invitation à croire en l’Afrique et à placer son développement au centre des priorités de l’agenda mondial ». Il a également insisté sur le rôle décisif de la jeunesse africaine, qu’il considère comme « la principale ressource » capable de transformer durablement le continent.
La cérémonie de lancement a suscité un vif intérêt, notamment auprès des partenaires internationaux, qui y voient une contribution supplémentaire au débat global sur le développement et l’avenir du continent africain. Plusieurs interventions ont salué la démarche de Macky Sall, soulignant la pertinence de son témoignage après douze années passées à la tête du Sénégal.
« L’Afrique au cœur » marque ainsi une nouvelle étape dans le parcours de l’ancien président sénégalais, désormais engagé dans la réflexion et le partage d’idées au service du continent.
Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation hausse le ton face aux établissements privés d’enseignement supérieur (EPES) qui tardent à régulariser leur situation administrative. Dans un communiqué publié le 23 septembre 2025, la Direction de l’Enseignement supérieur privé a rappelé que les dépôts de dossiers en vue de l’habilitation institutionnelle sont ouverts depuis le 2 septembre et prendront fin le 2 octobre 2025 à 23 h 59, délai de rigueur.
À dix jours de la clôture de cette campagne, le constat est préoccupant : seuls 40 établissements sur les 120 concernés ont déposé leur dossier. « Ce faible taux de participation inquiète », a reconnu le directeur, le professeur Benoît Tine, signataire du document. Les autorités mettent en garde les retardataires et insistent sur le caractère obligatoire de cette démarche pour tout établissement privé fonctionnant depuis plus de quatre ans avec un simple agrément provisoire.
Le communiqué rappelle en effet l’article 3 du décret n°2018-850, qui impose à tout établissement privé d’enseignement supérieur de solliciter auprès du ministre chargé de l’Enseignement supérieur une habilitation à délivrer les diplômes du système LMD, et ce dès la fin de la première année académique de fonctionnement. Le non-respect de cette obligation expose les contrevenants à des sanctions lourdes, allant jusqu’à l’impossibilité légale de délivrer des diplômes reconnus par l’État.
La Direction de l’Enseignement supérieur privé invite donc les responsables d’EPES à finaliser sans délai leurs démarches et à se rapprocher de M. Mamadou Doudou Sane, chargé du suivi des dossiers, afin de se conformer à la réglementation en vigueur. Passé le 2 octobre, tout établissement non régularisé s’exposera à des conséquences administratives et juridiques.
Cette mise au point marque la volonté des autorités de mettre de l’ordre dans le paysage de l’enseignement supérieur privé, un secteur en pleine expansion mais encore confronté à des pratiques irrégulières qui fragilisent la crédibilité des diplômes délivrés.
Les agents municipaux de Ziguinchor ont décidé de hausser le ton. Ce mercredi 24 septembre, ils ont observé un sit-in devant la mairie pour exiger le paiement effectif de leurs nouvelles rémunérations. Cette revendication s’appuie sur l’accord signé le 10 juillet 2025, qui prévoit l’alignement des salaires des agents municipaux sur ceux de la fonction publique d’État.
D’après Habib Ngoundiam, secrétaire général des travailleurs des collectivités territoriales, section de Ziguinchor, cette mesure concerne directement 103 agents, dont 52 fonctionnaires. L’application de l’accord représente une enveloppe globale estimée à environ 11 millions de francs CFA par mois. Interrogé par téléphone, il a assuré que la mairie dispose de ressources suffisantes pour s’acquitter de ces obligations. « Nous savons ce que nous collectons chaque jour. La mairie est capable de régler cette question », a-t-il déclaré, rappelant que le budget annuel de l’institution s’élève à près de 5 milliards de francs CFA.
Le syndicaliste a tenu à souligner que cette revalorisation n’est pas une faveur accordée par les autorités municipales, mais bien une obligation légale découlant d’un accord dûment signé. « Ce sont des engagements que la mairie doit respecter. Elle n’a pas le choix », a-t-il insisté, en appelant les responsables locaux à faire preuve de sérieux dans la gestion de cette question salariale.
Dans l’attente d’une réponse officielle de la part de la municipalité, les travailleurs ont affirmé leur détermination à poursuivre leur mouvement. Ils préviennent qu’ils maintiendront la pression tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites. Cette mobilisation traduit un malaise persistant au sein des collectivités locales, où les questions liées aux conditions de travail et à la rémunération demeurent un sujet sensible.