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Société

Pacte de stabilité sociale : Cheikh Diop (CNTS/FC) accuse le gouvernement de ne pas honorer ses engagements

Le climat social reste tendu entre l’État et les organisations syndicales. Invité de l’émission Face au Jury sur PressAfrik TV ce dimanche 28 septembre 2025, le secrétaire général de la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal–Forces du Changement (CNTS/FC), Cheikh Diop, a dénoncé le non-respect par le gouvernement des engagements contenus dans le pacte de stabilité sociale signé le 1er mai dernier.

Selon lui, cet accord, censé apporter un souffle nouveau au dialogue social et redonner confiance aux travailleurs, demeure lettre morte. « Nous avons signé un pacte depuis le 1er mai. Et ce pacte devait donner de l’espoir aux travailleurs, aux signataires et au monde du travail sur le déroulement du pacte, mais depuis lors rien n’a été respecté », a-t-il fustigé.

Face à ce qu’il considère comme une inertie gouvernementale, la CNTS/FC a organisé une conférence de presse le 25 septembre pour alerter l’opinion et annoncer un plan d’action. Celui-ci inclut l’organisation d’une marche nationale, une vaste campagne de sensibilisation sur l’ensemble du territoire et, en dernier recours, le dépôt d’un préavis de grève.

Réagissant aux critiques de certains syndicalistes qui voient dans ce pacte une manœuvre pour museler les travailleurs, Cheikh Diop a tenu à préciser qu’il ne retire en rien les droits fondamentaux : « Pour rappel, ce pacte ne prive aucun travailleur ni de son droit de grève, ni de son droit de revendication, ni de son droit de manifester. Ce pacte est une entente. C’est un principe et une forme de dialogue social qui nous permet d’éviter un accrochage avec les autorités. »

Le syndicaliste souligne par ailleurs que les revendications des travailleurs sont, par essence, permanentes : « La source de la revendication est inépuisable, c’est pourquoi quel que soit l’état de la revendication, ça ne devrait pas nous empêcher de signer un pacte. Quand on signait le pacte, on avait pris nos précautions parce que cette fois-ci, on a mis en place une autre forme de stratégie que celle qu’on avait l’habitude d’utiliser. »

Interpellé sur la situation des travailleurs victimes de licenciements abusifs, Cheikh Diop a rassuré que son organisation prendra en charge chaque cas soumis. « Si les licenciements sont jugés abusifs, nous œuvrerons à leur réintégration », a-t-il promis.


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