La Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Thiès a été le théâtre d’une violente mutinerie, ce samedi 13 septembre, aux environs de 16 heures. Des affrontements sanglants ont opposé des détenus aux gardes pénitentiaires, faisant plusieurs blessés des deux côtés.
Selon les informations recueillies par L’Observateur, l’incident a éclaté à la suite d’une fouille menée dans les cellules pour retrouver un téléphone portable introduit clandestinement dans l’établissement. L’opération a suscité une vive opposition de la part des prisonniers, qui ont riposté en incendiant des matelas pour empêcher l’accès des surveillants.
Face à cette résistance, les gardes ont fait usage de gaz lacrymogène pour tenter de reprendre le contrôle. La situation a rapidement dégénéré en affrontements violents, marqués par des jets de pierres et des brûlures.
Le bilan provisoire fait état de quatre détenus blessés par des brûlures et de trois agents touchés par des projectiles. Tous les blessés ont été pris en charge par les services médicaux, certains étant transférés à l’hôpital régional Amadou Sakhir Ndiéguène de Thiès.
Outre la fouille, les détenus ont profité de la mutinerie pour dénoncer la lenteur de leurs procédures judiciaires, en particulier l’absence de juges d’instruction au tribunal de grande instance de Thiès, ainsi que leurs conditions de détention jugées précaires, notamment en matière d’alimentation.
Dans un communiqué, la direction de l’Administration pénitentiaire a condamné fermement ces « actes de violence » qu’elle considère comme de plus en plus fréquents en milieu carcéral. Une enquête interne a été ouverte afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cet incident et de situer les responsabilités.





















