Mutinerie à la prison de Thiès : plusieurs blessés lors d’affrontements entre détenus et gardes

La Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Thiès a été le théâtre d’une violente mutinerie, ce samedi 13 septembre, aux environs de 16 heures. Des affrontements sanglants ont opposé des détenus aux gardes pénitentiaires, faisant plusieurs blessés des deux côtés.

Selon les informations recueillies par L’Observateur, l’incident a éclaté à la suite d’une fouille menée dans les cellules pour retrouver un téléphone portable introduit clandestinement dans l’établissement. L’opération a suscité une vive opposition de la part des prisonniers, qui ont riposté en incendiant des matelas pour empêcher l’accès des surveillants.

Face à cette résistance, les gardes ont fait usage de gaz lacrymogène pour tenter de reprendre le contrôle. La situation a rapidement dégénéré en affrontements violents, marqués par des jets de pierres et des brûlures.

Le bilan provisoire fait état de quatre détenus blessés par des brûlures et de trois agents touchés par des projectiles. Tous les blessés ont été pris en charge par les services médicaux, certains étant transférés à l’hôpital régional Amadou Sakhir Ndiéguène de Thiès.

Outre la fouille, les détenus ont profité de la mutinerie pour dénoncer la lenteur de leurs procédures judiciaires, en particulier l’absence de juges d’instruction au tribunal de grande instance de Thiès, ainsi que leurs conditions de détention jugées précaires, notamment en matière d’alimentation.

Dans un communiqué, la direction de l’Administration pénitentiaire a condamné fermement ces « actes de violence » qu’elle considère comme de plus en plus fréquents en milieu carcéral. Une enquête interne a été ouverte afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cet incident et de situer les responsabilités.

Une caravane médicale apporte soins et prévention aux populations de Ziguinchor

La région de Ziguinchor accueille depuis quelques jours une caravane médicale initiée par Ziguinchor Assistance Médicale, qui mobilise plus de 150 professionnels de santé pour offrir des soins gratuits aux populations. Médecins spécialistes, infirmiers et sages-femmes sillonnent dix localités de la région afin de rapprocher les services de santé des habitants, souvent éloignés des structures médicales spécialisées.

Dans ces camps de consultation éphémères, plusieurs disciplines sont représentées : gériatrie, gynécologie, dermatologie, odontologie, cardiologie et médecine générale. Une diversité qui suscite un grand engouement, comme en témoigne un bénéficiaire : « Ces spécialistes, pour les trouver au Sénégal, c’est très difficile. Parfois, il faut attendre des semaines, voire des mois. Là, c’est une véritable bouffée d’oxygène. »

Pour sa 21e édition, la caravane ne se limite pas aux soins curatifs. Elle met un accent particulier sur la sensibilisation aux maladies chroniques non transmissibles : hypertension artérielle, diabète ou encore hépatite B. Selon le professeur Nfally Badji, membre de la mission médicale, cette démarche est indispensable : « La sensibilisation est le volet le plus important, car en médecine, nous privilégions toujours la prévention au traitement. »

Il alerte notamment sur la progression de l’hypertension dans les zones rurales, conséquence des changements de mode de vie et d’alimentation. Beaucoup de patients ignorent leur état de santé, ce qui expose à des complications graves.

Crise dans le BTP au Sénégal : salaires impayés, chantiers à l’arrêt et milliers d’emplois menacés

Le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP) traverse une zone de turbulences sans précédent au Sénégal. Entre salaires impayés, chantiers bloqués et dettes de l’État en souffrance, des milliers de travailleurs se retrouvent au bord du gouffre.

CDE, symbole d’un secteur en détresse

Au sein de CDE (Consortium d’entreprises), l’une des principales firmes du BTP, la situation est particulièrement alarmante. Les 900 salariés restants, contre 2 000 l’an dernier, n’ont pas touché de salaire depuis cinq mois. La faute à une dette de 19 milliards de FCFA que l’État doit à l’entreprise pour des travaux déjà réalisés.

Souleymane Abdoulaye Demba, magasinier, décrit une réalité insoutenable :

« C’est plus que catastrophique, car on va vers la rentrée des classes. On peut se serrer la ceinture, mais voir nos enfants ne pas aller à l’école, là, c’est la catastrophe. »

Un secteur clé paralysé

CDE n’est pas un cas isolé. L’ensemble du secteur souffre du gel des chantiers en attente d’audits gouvernementaux et d’un lourd passif financier. Les dettes cumulées de l’État envers les entreprises du BTP sont estimées à 250 milliards de FCFA, certaines datant de plus de vingt ans.

Oumar Ndir, président d’un syndicat des entrepreneurs, alerte sur l’ampleur du choc :

« Le secteur du BTP au Sénégal, c’est entre 500 à 600 000 emplois qualifiés et non qualifiés et indirects. Donc le BTP ce n’est pas que des maçons, des ferrailleurs, des menuisiers… c’est toute une chaîne de valeur qui est au chômage, car il n’y a pas d’activité. »

Un pilier de l’économie fragilisé

Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), le chiffre d’affaires de la construction a reculé de 19,6 % en un an, un coup dur pour un secteur qui représente plus de 4 % du PIB national.

Des promesses mais pas encore de solutions

Lors de la présentation du Plan de redressement économique et social (PRES) début août, le Premier ministre Ousmane Sonko a assuré que toutes les dettes seraient réglées, au nom de la continuité de l’État. Mais, à ce jour, les entreprises attendent toujours un signal concret, dans un contexte marqué par l’absence d’investissements publics et la lente reprise de l’activité économique.

Wally Seck suspend sa carrière et relance une affaire en sommeil

Dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, Wally Ballago Seck a annoncé la suspension immédiate de toutes ses activités musicales « jusqu’à nouvel ordre ». Le chanteur, vêtu de noir et le visage fermé, a adopté un ton grave pour dénoncer un « acharnement » contre sa personne, évoquant une transaction supposée avec Amadou Sall, fils de l’ancien président Macky Sall.

« Je n’ai jamais contracté de prêt, je n’ai jamais bénéficié d’un marché public, je suis blanc comme neige », a martelé Wally Seck, avant de lancer un défi à la justice : « Convoquez-moi ». Dans la foulée, il a surpris son public en annonçant l’arrêt total de ses concerts et productions musicales, une décision radicale qui donne à sa prise de parole une dimension dramatique.

Le paradoxe est que le dossier auquel il fait référence — une transaction financière mentionnée dans un rapport de la Centif — ne figure plus vraiment dans l’actualité depuis plusieurs mois. En ravivant le sujet avec autant d’intensité, Wally Seck a suscité l’interrogation : pourquoi revenir sur un débat quasiment éteint ?

Certains observateurs estiment que le chanteur cherche à protéger son image, dans un contexte où la réputation est un capital crucial. Marquer une pause dans sa carrière pourrait être lu comme une manière de montrer qu’il prend les accusations au sérieux, quitte à se placer en victime. D’autres avancent l’hypothèse d’une crainte de révélations plus sensibles encore, ce qui expliquerait son insistance sur la transparence de ses transactions et sa volonté d’anticiper toute interprétation défavorable.

En relançant lui-même un sujet qui avait disparu des radars, Wally Seck prend le risque d’attirer l’attention sur une affaire qui aurait pu rester en marge. Sa posture défensive et victimaire soulève davantage de questions qu’elle n’apporte de réponses.

Inondations à Touba : Papa Djibril Fall dénonce l’inaction du gouvernement et appelle à un plan d’urgence

Le député Papa Djibril Fall s’est rendu, ce samedi 13 septembre 2025, dans plusieurs quartiers de Touba durement touchés par les récentes inondations. Constatant l’ampleur des dégâts, il a exprimé sa profonde tristesse et sa colère face au silence et à l’inaction des autorités.

Dans les zones les plus affectées – Soura, Guèdè, Darou Khoudouss, Ngiraanen, Kër Niang, Madiyana Maarya, Dianatoul Firdawsy et Garabu Serigne Ibra –, les habitants vivent une situation dramatique. Des centaines de maisons sont englouties par les eaux, des mosquées abandonnées et de nombreuses familles contraintes de quitter leur domicile. « Je suis peiné et sidéré par le mutisme et le manque d’empathie du gouvernement face à cette tragédie », a déclaré l’élu, visiblement indigné.

Face à ce drame humain, Papa Djibril Fall a lancé un appel pressant à la mobilisation des moyens publics à travers le déclenchement du Plan d’Organisation Rapide des Secours (ORSEC). Selon lui, il est urgent de mettre à contribution, sans délai, le ministère de la Santé, la Brigade nationale du service d’hygiène, la Direction de la protection civile ainsi que la Délégation à la solidarité nationale. Il préconise également la mobilisation du Fonds de solidarité nationale afin de venir en aide aux sinistrés.

Le député estime qu’il est du devoir de l’État d’apporter une réponse rapide et coordonnée à cette crise qui plonge des milliers de citoyens de la ville sainte dans la détresse. Pour lui, seule une action concertée et immédiate permettra d’atténuer les souffrances des victimes et d’éviter une aggravation de la catastrophe.

Inondations à Touba : Papa Djibril Fall dénonce l’inaction du gouvernement et appelle à un plan …

Plusieurs villages de Malem Hodar et Koungheul raccordés à l’électricité

Dans le cadre du Programme national d’électrification rurale, l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER) a procédé, vendredi, au raccordement au réseau électrique des villages de Darou Salam 2 (Malem-Hodar) et de Taba (Koungheul).

La cérémonie officielle, présidée par le directeur général de l’ASER, Jean Michel Sène, s’est tenue en présence d’élus locaux, de chefs de village et de nombreux habitants venus célébrer l’événement.

« Sur instruction du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et sous la conduite du Premier ministre, Ousmane Sonko, ainsi que du ministre du Pétrole, de l’Énergie et des Mines, Birame Souleye Diop, nous sommes là pour matérialiser la nouvelle politique d’électrification rurale », a déclaré M. Sène.

Il a assuré que l’objectif du gouvernement est de raccorder à l’électricité l’ensemble des villages du Sénégal à l’horizon 2029. À ce jour, sur les 357 villages recensés dans le département de Malem-Hodar, 121 disposent déjà de l’électricité. À Koungheul, 177 villages sont électrifiés sur un total de 538 ciblés.

Le directeur général a rappelé que l’État a confié à la société AEE Power EPC la mission d’accélérer le processus dans les zones les moins desservies, afin de réduire les disparités entre départements et de promouvoir les usages productifs de l’électricité.

Les populations bénéficiaires ont exprimé leur satisfaction et leur gratitude. « Nous remercions le gouvernement du Sénégal et le directeur de l’ASER. Aujourd’hui, nous sommes soulagés », a confié Modou Habibou Tambedou, chef du village de Darou Salam 2.

Scandale à la Sicap : plus d’un demi-milliard FCFA payé pour une électrification fantôme à Keur Massar

Un nouveau scandale financier secoue le secteur de l’urbanisme et de l’électrification au Sénégal. Selon des révélations du quotidien Libération, la Société immobilière du Cap-Vert (Sicap) a assigné le groupement d’entreprises Myna Distribution / Technimex devant le tribunal du commerce pour une affaire de plusieurs centaines de millions de francs CFA payés sans contrepartie réelle.

Un marché vieux de 2006 resté en friche

Tout remonte au 17 février 2006, date à laquelle la Sicap confie au groupement Myna/Technimex le marché public n°877 portant sur l’électrification du lotissement Sicap Keur Massar. Mais, à la surprise générale, les travaux lancés à l’époque s’interrompent brusquement, laissant des quartiers entiers dans le noir.

Face à cette situation, la Sicap adresse, le 20 mars 2017, une mise en demeure au groupement pour relancer le chantier. En vain. Plus de dix ans après l’attribution du marché, Myna Distribution et Technimex n’ont jamais repris les travaux.

523 millions FCFA envolés

Le plus choquant reste le montant déjà décaissé. Libération révèle que le groupement avait encaissé la somme astronomique de 523.730.608 FCFA, ventilée comme suit :

398.891.768 FCFA au titre du solde débiteur du compte avance, 3.330.045 FCFA correspondant à la retenue de garantie, 128.168.885 FCFA représentant le solde débiteur du compte « Entrepreneur » après saisies.

En clair, plus d’un demi-milliard de francs CFA sortis des caisses publiques, sans que l’électrification promise ne voie le jour.

La Sicap contre-attaque

Excédée, la société immobilière a porté l’affaire devant la justice commerciale. Elle exige le remboursement intégral de sa créance, montant que le groupement mis en cause n’a jamais contesté « ni dans son principe ni dans son quantum ».

En outre, la Sicap réclame :

20 millions FCFA de dommages et intérêts pour résistance abusive, 2 millions FCFA pour couvrir les frais non compris dans les dépens.

Thiaroye : deux faux policiers arrêtés après une tentative d’extorsion dans une boutique

Un scénario digne d’un polar a secoué le quartier de Thiaroye, le 16 août dernier. Alpha D., 25 ans, policier adjoint volontaire (Pav) en désertion, et son complice Cheikh Tidiane D. ont été épinglés après avoir tenté d’extorquer de l’argent à un jeune boutiquier de 17 ans. Leur stratagème, basé sur un faux pistolet et un macaron, s’est rapidement effondré, menant à leur arrestation puis à leur condamnation.

Tout commence lorsqu’Alpha D. se présente dans l’échoppe de Boubacar B., se réclamant policier en mission. Il accuse le jeune commerçant de vendre illégalement des cigarettes et exige 150.000 francs CFA pour « étouffer l’affaire ». Son acolyte, Cheikh Tidiane D., renforce la menace en peul, pressant la victime de coopérer.

Alerté, le patron du boutiquier dépêche son frère, Fallou B., sur les lieux. Lorsque celui-ci réclame une pièce justificative, Alpha D. brandit un pistolet… factice. Mais leur supercherie prend fin brutalement lorsqu’un voisin, agent pénitentiaire, intervient et neutralise les deux hommes, aussitôt conduits au commissariat de Thiaroye.

L’enquête a révélé qu’Alpha D. était bien policier adjoint volontaire, mais en désertion depuis dix jours et sans aucune autorisation de service. Devant le tribunal, il a reconnu avoir sorti l’arme « pour faire peur », tout en niant une volonté réelle d’extorsion. Son complice a, pour sa part, rejeté toute implication.

Mali : le JNIM mène une guerre économique en s’attaquant à Kayes, selon le Timbuktu Institute

Dans le sud-ouest du Mali, la région de Kayes est devenue une zone de forte pression pour les groupes jihadistes, notamment le Jama’at Nusrat ul-Islam wa al-Muslimin (JNIM), qui la considère désormais comme un territoire stratégique majeur. Une étude publiée le 12 septembre par le Timbuktu Institute, basé à Dakar, met en lumière cette évolution inquiétante. Selon ce centre de recherche, les actions du JNIM s’inscrivent dans une nouvelle logique baptisée « guerre économique ».

Le rapport explique que les groupes armés cherchent à perturber délibérément l’approvisionnement du pays dans l’objectif de fragiliser l’économie nationale, d’isoler la capitale Bamako et d’augmenter la pression sur les autorités de transition. Ce changement de stratégie se manifeste notamment par des attaques répétées contre des infrastructures clés.

La région de Kayes, deuxième contributeur au PIB malien après Bamako, constitue un véritable carrefour économique. Elle est traversée par la Route Nationale 1 (RN1), qui relie Bamako à Dakar en passant par Kayes et Diboli. Cet axe représente à lui seul près de 30 % des importations terrestres du pays, avec environ 2,7 millions de tonnes de marchandises acheminées chaque année, incluant des produits essentiels tels que le carburant et les denrées alimentaires. Ce corridor est également vital à l’échelle régionale, puisque plus de 70 % des importations maliennes transitent par les ports de pays voisins, notamment celui de Dakar.

Le 1er juillet 2025, des attaques coordonnées ont visé plusieurs localités de la région, notamment Kayes et Diboli, située à seulement 1,3 km de la frontière sénégalaise. Le JNIM a mené des assauts simultanés contre cinq positions militaires, ciblant notamment des casernes, des postes de contrôle et des bâtiments administratifs. Ces opérations, dirigées par la Katiba Macina – principale branche armée du JNIM –, visaient à désorganiser le trafic transfrontalier et à démontrer la capacité du groupe à défier l’autorité de l’État malien. Bien qu’ils n’aient pas pu maintenir un contrôle durable sur les zones attaquées, les combattants ont réussi à interrompre temporairement les flux commerciaux.

L’étude souligne également que le JNIM continue de renforcer son emprise sur le centre du Mali tout en planifiant de nouvelles actions ciblées contre les axes économiques cruciaux. Le 3 septembre, un message audio diffusé en peul et en bambara par un certain Abou Houzeifa Al-Bambari a annoncé l’instauration d’un blocus sur les routes menant à Kayes et Nioro-du-Sahel, qui sont des points de passage vers le Sénégal et la Mauritanie. Ce message interdisait également le transport de carburant depuis la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Sénégal et la Mauritanie, et annonçait la suspension forcée des activités de l’entreprise Diarra Transport.

Ce durcissement stratégique a eu des conséquences directes sur l’approvisionnement en carburant et en denrées alimentaires à destination de Bamako. Les tensions sur les prix se sont accentuées, aggravant l’insécurité alimentaire dans plusieurs régions, dont Ménaka, où plus d’1,5 million de personnes sont concernées. En réaction à cette situation, l’Union des transporteurs routiers du Sénégal (UTRS) a appelé dès le 2 juillet à suspendre temporairement les trajets vers le Mali, signe que la menace est perçue au-delà des frontières maliennes.

Le Timbuktu Institute estime que cette stratégie vise à étouffer Bamako en bloquant ses principales routes d’approvisionnement, contraignant ainsi les autorités à dépendre de voies secondaires souvent contrôlées par les insurgés. Selon l’analyse, cette logique de conquête passe par un contrôle accru des flux transfrontaliers, l’imposition de taxes sur certaines routes et l’organisation de blocus ciblés, comme cela a déjà été observé dans d’autres localités maliennes, notamment à Farabougou.

Inondations : « Actions Kaolack » s’insurge contre les festivités aquatiques du Maire face à l’urgence

Alors que le maire Serigne Mboup lançait ce vendredi des activités aquatiques en prélude aux 105 ans de la commune, Cheikh Diaw, président de l’association Actions Kaolack, a vivement dénoncé une initiative qu’il juge « indécente » et « déconnectée des réalités » vécues par les habitants.

Dans un communiqué cinglant, M. Diaw a fustigé l’utilisation de 50 millions de FCFA pour des festivités, alors que plusieurs quartiers de Kaolack restent paralysés par les inondations saisonnières.

Un contraste choquant

Alors que des familles vivent encore « les pieds dans l’eau » après les pluies diluviennes qui ont frappé la ville, le lancement d’une séance d’aquagym sur la plage de Koundam est perçu comme une provocation.

Cheikh Diaw rappelle que des zones entières, comme le cimetière de Camp des Gardes et le quartier de Kanda, demeurent submergées malgré les interventions ponctuelles du génie militaire.

« Organiser des activités récréatives dans un contexte d’urgence humanitaire est irresponsable », a-t-il déclaré, soulignant que les fonds alloués aux célébrations auraient dû être réorientés vers l’achat de motopompes et de kits d’assainissement pour soulager les sinistrés.

Des priorités budgétaires contestées

Cette polémique s’inscrit dans un débat plus large sur la gestion municipale. Déjà en août 2025, Actions Kaolack avait interpellé le maire sur ce qu’elle considère comme une incohérence dans les dépenses publiques, exigeant que le budget soit prioritairement consacré à la résolution des problèmes criants : inondations, manque d’infrastructures sanitaires et routes impraticables.

M. Diaw interroge : « Comment justifier 50 millions pour des festivités quand des familles n’ont pas d’eau potable et que les centres de santé manquent de tout ? »

Une réponse jugée insuffisante

Si le maire a récemment mené des opérations conjointes avec le génie militaire pour évacuer les eaux stagnantes, ces efforts restent perçus comme cosmétiques face à l’ampleur du problème.

Les motopompes déployées par le gouvernement et les dons privés demeurent insuffisants pour couvrir les besoins.

Cheikh Diaw appelle à une stratégie durable, incluant la construction de caniveaux et la restructuration des zones inondables, plutôt que des solutions temporaires.

Appel à la transparence et à l’action

En conclusion, le président de Actions Kaolack invite le maire à annuler les festivités des 105 ans et à réaffecter les fonds à des projets urgents.

« La fierté de Kaolack ne viendra pas d’une célébration, mais de la résolution des souffrances quotidiennes de ses habitants », a-t-il insisté.

Alors que la ville reste confrontée à de lourds défis structurels, cette controverse illustre un clivage croissant entre les priorités affichées par les élus et les attentes pressantes des citoyens.

Reprise du nettoiement à Dakar : les prestataires relancent leurs activités après un accord avec l’État

Après plusieurs jours de paralysie dans le secteur du nettoiement, les opérations de collecte et de traitement des ordures ont officiellement repris ce jeudi sur l’ensemble du territoire national. Cette reprise fait suite à un accord trouvé entre les prestataires du secteur et les autorités étatiques, notamment la SONAGED SA (Société nationale de gestion des déchets) et la Direction générale du Budget (DGB), qui se sont engagées à commencer le paiement des créances dues.

La grève des concessionnaires du nettoiement avait entraîné une accumulation inquiétante de déchets dans plusieurs villes du pays, en particulier à Dakar, suscitant l’inquiétude des populations et des acteurs de la santé publique. À l’origine du mouvement : des retards importants dans le paiement des prestations exécutées par les sociétés privées, souvent sur fonds propres, sans avance ni garanties suffisantes.

Dans un communiqué conjoint, les prestataires ont expliqué que la SONAGED et la DGB ont proposé un premier versement immédiat équivalent à 25 % de la dette arrêtée au 31 juillet 2025. Le reste du montant, selon l’accord, sera inscrit dans le projet de budget 2026 de l’État, ce qui permettrait aux prestataires d’être remboursés progressivement.

Les sociétés prestataires ont accueilli favorablement ces engagements, tout en rappelant que leur mobilisation visait avant tout à alerter sur la précarité de leur situation économique. « Notre arrêt n’était pas volontaire, mais imposé par une situation financière intenable. Nous avons longtemps préfinancé les opérations de nettoiement, mais les retards de paiement devenaient insoutenables », ont-ils déclaré.

Avec la levée de la suspension, les activités de nettoiement devraient reprendre progressivement dans tous les quartiers touchés. Cette normalisation du service est attendue avec soulagement par les citoyens, notamment dans les zones urbaines fortement exposées à des risques sanitaires liés à l’accumulation des déchets.

Les prestataires ont néanmoins averti que leur patience a des limites, et ont invité l’État à tenir ses engagements dans les délais convenus. Ils ont également plaidé pour une réforme structurelle du secteur, qui garantirait des mécanismes de financement stables, transparents et durables, afin d’éviter que ce type de crise ne se reproduise.

Ferraille au Sénégal : colère contre l’importation massive de fer chinois, les acteurs du secteur annoncent une marche nationale

La tension monte dans le secteur de la ferraille au Sénégal. Réunis à Pikine jeudi dernier, les membres de l’Association des ferrailleurs du Sénégal ont tiré la sonnette d’alarme face à une situation qu’ils jugent de plus en plus intenable. En ligne de mire : l’importation massive de billettes de fer en provenance de Chine, perçue comme une véritable menace pour l’avenir de l’industrie locale. Pour exprimer leur colère, ces acteurs du secteur prévoient d’organiser une marche nationale le 25 septembre 2025.

Selon leur président, les billettes de fer chinoises inondent le marché sénégalais, provoquant une concurrence déloyale à laquelle les ferrailleurs locaux ne peuvent faire face. « Cela entraîne des pertes importantes pour les ferrailleurs et menace leur survie », a-t-il affirmé, appelant les autorités à agir rapidement. Le collectif réclame un encadrement strict de ces importations à travers l’instauration de droits de douane, de quotas ou de barrières réglementaires, afin de préserver l’industrie nationale.

Parallèlement, les ferrailleurs demandent l’ouverture de l’exportation de l’aluminium et de la fonte, aujourd’hui soumise à restriction. Pour eux, cette ouverture devrait s’accompagner d’une évaluation régulière des capacités industrielles locales afin d’éviter toute perturbation du tissu économique national. « Si nécessaire, il faudra refermer cette exportation pour protéger l’industrie locale », ont-ils précisé, montrant ainsi qu’ils ne sont pas opposés à une régulation, mais souhaitent une gestion plus équilibrée et inclusive du secteur.

Autre revendication majeure : la mise en place d’un mécanisme de fixation des prix pour les matériaux collectés. Face aux fluctuations imprévisibles du marché international, les ferrailleurs sénégalais se retrouvent régulièrement dans une situation de précarité. Ils plaident donc pour un système de prix plancher ou de subventions ciblées afin de garantir la stabilité de leurs revenus et la viabilité de leurs activités.

À cette crise économique s’ajoute un problème de bons impayés, évoqué avec insistance par le président de l’association. Plusieurs ferrailleurs peinent à percevoir le paiement de leur marchandise livrée aux industries métallurgiques locales. Cette situation rappelle, selon lui, la crise de la filière arachidière, où de nombreux producteurs avaient été laissés pour compte. Il appelle ainsi l’État à intervenir rapidement, notamment par des prêts ou subventions en faveur des industries, pour leur permettre d’honorer leurs engagements envers les collecteurs de ferraille.

Les ferrailleurs redoutent une paralysie du tissu industriel local, notamment des petites et moyennes entreprises de transformation, si rien n’est fait pour freiner l’afflux de fer importé. À travers leur mobilisation prévue le 25 septembre, ils espèrent attirer l’attention du gouvernement sur les risques économiques, sociaux et stratégiques liés à la désorganisation du secteur.

Cette situation soulève également des questions sur la politique industrielle du Sénégal en matière de souveraineté économique. Alors que le pays cherche à se positionner comme un acteur majeur dans la transformation locale de ses ressources, la dépendance aux importations dans un secteur aussi stratégique que la métallurgie interpelle. L’appel lancé par les ferrailleurs ne porte donc pas seulement sur des revendications économiques, mais aussi sur un plaidoyer en faveur d’une industrie nationale forte, protégée et soutenue.

Le gouvernement est désormais attendu au tournant pour répondre à ces préoccupations, à la veille d’un mouvement de protestation qui pourrait donner un écho plus large au ras-le-bol social latent dans plusieurs secteurs productifs.

Paix en Casamance : les ex-rebelles du MFDC dénoncent le non-respect des engagements de l’État

La visite du Médiateur de la République, Demba Kandji, ce jeudi à Ziguinchor, a donné une tournure particulière au débat sur la paix en Casamance. Ce déplacement dans le sud du pays, destiné à recueillir les doléances des populations locales, a mis en lumière des frustrations croissantes liées à la lenteur de la mise en œuvre des accords de paix signés entre l’État du Sénégal et certaines factions du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC).

Parmi les voix les plus attendues lors de cette rencontre figurait celle de Fatoma Coly, ex-chef rebelle de la base de Diakaye. Sa présence symbolique et ses déclarations fermes ont attiré l’attention. S’exprimant devant les autorités locales et le Médiateur, il a dénoncé ce qu’il qualifie de manque total de suivi des accords de paix signés le 13 mai 2023 à Mongone, dans la commune de Djinaky. Ces accords, qui devaient poser les bases d’un retour à la stabilité dans la région, restent, selon lui, lettre morte.

« L’État du Sénégal n’a pas respecté les engagements que nous avons paraphés. Depuis la signature des accords, nous n’avons constaté aucun acte concret de leur mise en œuvre », a-t-il déclaré avec amertume. Fatoma Coly, aujourd’hui engagé dans une dynamique de paix, a exprimé le sentiment d’abandon ressenti par les 255 ex-combattants de sa base qui ont déposé les armes dans le cadre du processus de réconciliation. Ces anciens rebelles, selon lui, attendent toujours les financements promis par l’État pour leur permettre de s’insérer dans la vie civile à travers des projets agricoles et des opérations d’acquisition foncière. « Nous sommes tous déçus. On continue toujours d’attendre », a-t-il ajouté, appelant le Président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko à poser un acte fort pour rétablir la confiance.

Le Médiateur de la République, interpellé sur ces déclarations, a rappelé l’essence de sa mission, à savoir la transmission des plaintes des citoyens vers les institutions de l’État. « Ma venue à Ziguinchor est motivée par un devoir de reddition. J’ai pour rôle d’écouter et de porter les préoccupations des populations auprès de l’administration. Ce que je fais en toute responsabilité », a expliqué Demba Kandji. Il a indiqué que son institution reçoit en moyenne 400 dossiers par an, avec un taux de résolution de 50 à 60 %, les litiges fonciers représentant la part la plus importante des réclamations.

Le cas de la Casamance semble illustrer les limites actuelles de l’action publique face aux enjeux post-conflit. Alors que les accords de paix ont été salués comme une avancée majeure dans le processus de pacification de cette région meurtrie par des décennies d’instabilité, leur non-application effective menace aujourd’hui de raviver les tensions. La mobilisation des anciens rebelles, désormais engagés pour la paix, montre que la volonté de tourner la page est réelle sur le terrain. Mais leur patience s’épuise face à l’inertie institutionnelle.

Le Collectif Rappel à l’Ordre s’oppose à la nomination de Me Bamba Cissé et alerte les instances internationales

La récente nomination de Me Bamba Cissé au poste de ministre de l’Intérieur continue de susciter des réactions vives au sein de la société civile sénégalaise. Ce jeudi 11 septembre, le Collectif Rappel à l’Ordre, mouvement citoyen connu pour son engagement dans la défense des droits fondamentaux et de l’État de droit, a fait part de sa « profonde inquiétude » face à ce choix gouvernemental.

Dans un communiqué officiel, le Collectif qualifie cette décision de « menace grave pour la démocratie et pour l’équilibre institutionnel » du pays. Selon les membres du mouvement, Me Bamba Cissé serait marqué par un « engagement partisan » et des « prises de position radicales » qui, selon eux, ne correspondent en rien à l’exigence d’impartialité requise à un poste aussi stratégique que celui du ministère de l’Intérieur.

Craignant des dérives autoritaires ou des restrictions futures des libertés individuelles et collectives, Rappel à l’Ordre a décidé de porter l’affaire au niveau international. Deux institutions ont d’ores et déjà été saisies : l’Association Panafricaine des Avocats et le Département d’État des États-Unis, plus précisément son Bureau des Droits de l’Homme. Le mouvement indique avoir alerté ces entités sur les « risques que cette nomination fait peser sur les libertés publiques, la démocratie et la protection des droits humains au Sénégal ».

Pour les membres du Collectif, cette alerte n’est pas anodine. Elle s’inscrit dans un contexte politique qu’ils jugent tendu, et où certaines décisions récentes du pouvoir sont perçues comme des signaux inquiétants quant à la direction prise par les autorités. En appelant à une surveillance accrue de la communauté internationale, Rappel à l’Ordre espère prévenir d’éventuelles dérives et rappeler le Sénégal à ses engagements en matière de gouvernance démocratique.

Le Collectif conclut en réaffirmant son engagement total en faveur de la démocratie, de l’indépendance des institutions, et de la défense des libertés fondamentales. Il appelle à la vigilance de l’opinion publique, tant nationale qu’internationale, face à ce qu’il qualifie de tournant potentiellement dangereux dans la conduite des affaires de l’État.

Un couple non-voyant accuse ses colocataires d’espionnage intime

Un couple vivant avec une déficience visuelle dénonce une situation qu’il qualifie de « cauchemar sans fin » : leurs colocataires les auraient filmés à leur insu à plusieurs reprises, au sein de leur logement.

« Ma femme et moi vivons un cauchemar sans fin. Nos colocataires nous filment en pleine intimité, et cela s’est produit à plusieurs reprises », a déclaré le mari, exprimant sa détresse et son incompréhension face à ces actes. Selon le couple, des caméras miniatures auraient été installées à leur insu, rendant leur vie quotidienne source d’angoisse et de peur.

Profondément affectés, ils disent ignorer les motivations derrière cet espionnage et s’inquiètent de l’usage potentiel de ces images. « Nous ne comprenons pas pourquoi ils font ça. Nous sommes non-voyants et nous nous sentons totalement vulnérables », a ajouté l’homme.

Le couple a indiqué son intention de porter plainte et lance un appel à la solidarité et à l’intervention de la justice pour mettre fin à ce qu’il considère comme un harcèlement cruel et inhumain.

Mbour : quarante jeunes Maliens condamnés pour séjour irrégulier

Le tribunal des flagrants délits de Mbour a jugé, ce jeudi, quarante jeunes ressortissants maliens arrêtés pour vagabondage en raison de l’absence de documents légaux justifiant leur présence au Sénégal. Répartis en deux groupes, les prévenus étaient en majorité dépourvus de carte d’identité nationale, malgré la présence de quelques exceptions.

Parmi eux figuraient notamment Sekou Sidibé, Aissatou Bamba et plusieurs autres jeunes, dont quatre femmes. Tous ont affirmé être venus au Sénégal avec l’espoir de trouver du travail. À la barre, certains ont expliqué exercer des métiers variés : maçon, informaticien ou employés dans des entreprises locales. Aissatou Bamba, l’une des prévenues, a déclaré :

« Je suis venue travailler pour le compte de l’entreprise Qnet, spécialisée dans le commerce en ligne. J’ai ensuite fait venir mes sœurs. »

Le parquet a, pour sa part, exprimé de vives inquiétudes face à cette arrivée massive et non encadrée. « Dans un contexte de menace terroriste, il est inadmissible de pénétrer sur le territoire sans base légale. Nous appartenons certes à la même sous-région, mais cela ne justifie pas de mettre en péril la sécurité du pays. Les Sénégalais sont présents ailleurs en Afrique, mais ils ne voyagent pas de cette manière », a martelé le procureur.

Au terme des débats, le tribunal a condamné l’ensemble des prévenus à six mois de prison avec sursis. Ils disposent par ailleurs d’un délai de trois mois pour quitter le territoire sénégalais.

Décès de Serigne Ahmadou Mokhtar Mbacké : Macky Sall exprime sa douleur

L’ancien président de la République, Macky Sall, a réagi ce vendredi au décès de Serigne Ahmadou Mokhtar Mbacké, Khalife de Darou Khoudoss, survenu à Dakar à l’âge de 86 ans. Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, il a exprimé sa profonde tristesse face à cette disparition qu’il qualifie de « grande perte pour la Oumma islamique ».

« Je suis peiné d’apprendre le rappel à Dieu de Serigne Amadou Makhtar Mbacké, Khalife de Darou Khoudoss. C’est une grande perte pour la Oumma islamique. J’adresse mes condoléances émues à Serigne Mountakha Mbacké, à la famille de Serigne Cheikh Mouhamadou Moustapha Mbacké et à la communauté mouride. Puisse Allah accorder Sa grâce et son paradis à l’illustre défunt », a écrit Macky Sall.

Dernier fils vivant de Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké, premier khalife général des mourides, Serigne Ahmadou Mokhtar Mbacké était à la tête de la famille de Darou Khoudoss depuis 2004, année où il avait succédé à son frère, Serigne Khadim Mbacké Moustapha.

Casamance : la paix sous pression, les ex-combattants dénoncent le non-respect des accords

La paix en Casamance, scellée il y a un peu plus d’un an, refait surface dans le débat public mais reste fragile. Jeudi, à Ziguinchor, le Médiateur de la République, Demba Kandji, a rencontré les populations locales dans une atmosphère tendue, marquée par les frustrations et les reproches adressés à l’État.

« Aucun suivi, aucun respect des accords »

Parmi les voix les plus attendues, celle de Fatome Coly, ex-chef de la base rebelle de Diakaye, a résonné avec force. L’ancien commandant du front nord du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) a dénoncé un immobilisme inquiétant :

« Les accords de paix signés le 13 mai 2023 à Mongone n’ont pas été respectés. Il n’y a eu aucun suivi et l’État du Sénégal n’a pas tenu ses engagements », a-t-il déclaré devant le médiateur.

Ces accords, paraphés entre l’État, la faction de Diakaye et l’Initiative pour la réunification des ailes politiques et armées du MFDC (IRAPA), devaient incarner un tournant décisif vers la réconciliation. Mais sur le terrain, la déception domine.

255 ex-combattants désarmés, toujours en attente

Selon Coly, 255 ex-combattants ont déposé les armes, mais attendent toujours les financements promis pour développer des activités agricoles :

« Nous attendons de quoi cultiver nos terres. Rien n’a été fait jusqu’ici. Nous sommes tous déçus », a-t-il lancé, appelant le Président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko à poser un geste fort.

Cette attente prolongée menace d’éroder la confiance déjà fragile née de décennies de négociations et de conflits armés.

Le Médiateur prône l’écoute et la transmission

« Ma venue à Ziguinchor est motivée par mon devoir de reddition. J’ai été investi d’une mission de transmission des réclamations des citoyens à l’administration et aux organismes chargés d’assurer le service public », a expliqué Demba Kandji.

Il a rappelé que son institution reçoit en moyenne 400 dossiers par an, avec un taux de satisfaction compris entre 50 et 60 %. Le foncier reste de loin le principal sujet de contentieux en Casamance, alimentant tensions et frustrations.

Une paix à consolider

Si la signature de l’accord de Mongone avait suscité un grand espoir, son application partielle fragilise aujourd’hui le processus. Entre routes dégradées, litiges fonciers et promesses non tenues, les populations expriment une lassitude qui pourrait mettre à mal les acquis obtenus au prix d’années de négociations.

Kaolack : la ville de nouveau sous les eaux après la pluie de cet après-midi

Kaolack a renoué avec les inondations ce jeudi après-midi, à la suite d’une forte pluie qui s’est abattue sur la ville. En l’espace de quelques heures, plusieurs quartiers se sont retrouvés sous les eaux, compliquant la circulation et perturbant les activités quotidiennes des habitants en ce jour de Gamou Watt.

Dans des zones comme Léona, Médina Mbaba, Sam, Touba Ndorong, Thioffack ou encore Médina Baye, les ruelles se sont transformées en véritables canaux. Les riverains, munis de seaux et de pelles, tentaient tant bien que mal d’évacuer l’eau stagnante devant leurs concessions.

Les automobilistes et les conducteurs de motos Jakarta, pour leur part, ont dû affronter des routes devenues impraticables, provoquant d’importants embouteillages à certains carrefours.

Face à cette situation récurrente, les habitants interpellent le ministère de l’Assainissement et réclament des solutions durables contre ce fléau qui revient à chaque hivernage, aggravant les conditions de vie déjà précaires dans plusieurs quartiers de Kaolack.

Rentrée 2025-2026 : un investissement stratégique pour transformer l’école sénégalaise

Le gouvernement sénégalais a franchi une nouvelle étape dans sa politique éducative avec la réception et le déploiement d’un important lot de matériel destiné aux établissements scolaires, en prélude à la rentrée 2025-2026. Présidée par le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, la cérémonie s’inscrit dans le cadre de la stratégie « Sénégal 2050 », qui ambitionne de réformer en profondeur le système éducatif national.

L’ampleur des chiffres illustre l’effort consenti : 50 000 tables-bancs, plus de 3,3 millions de manuels scolaires, 500 000 kits scolaires, 21 000 tableaux blancs et des milliers de mobiliers pour enseignants et bureaux administratifs. Derrière ces équipements, c’est un choix politique clair : réduire les inégalités d’accès à l’éducation et améliorer la qualité de l’enseignement sur l’ensemble du territoire.

En soulignant que ce matériel « ne constitue pas de simples fournitures », le ministre met en avant une vision où l’école devient un levier central de la transformation sociale et économique. Le pari est double : offrir à chaque élève les mêmes conditions d’apprentissage et garantir aux enseignants des outils adaptés à leur mission.

Cette opération, appuyée logiquement par l’Armée et la Gendarmerie pour son déploiement, traduit aussi une volonté de planification à long terme, à travers une coordination interinstitutionnelle rarement mise en avant dans les politiques publiques. Elle illustre l’importance accordée à l’éducation dans la refondation annoncée par les nouvelles orientations gouvernementales.

Cependant, au-delà de la réception matérielle, le défi reste entier : la gestion durable de ces ressources, leur répartition équitable, et surtout leur articulation avec une réforme pédagogique profonde, seule capable d’améliorer durablement la qualité des apprentissages.

Grève des concessionnaires du nettoiement : la mobilisation reste intacte malgré une avance de 5 milliards FCFA

La grève déclenchée par les concessionnaires du nettoiement se poursuit, en dépit de l’annonce faite par le Directeur du Budget concernant un décaissement partiel des sommes dues. Ces entreprises, qui assurent une part importante du service public de collecte et de traitement des déchets au Sénégal, réclament au total 15 milliards de francs CFA d’arriérés de paiement. Mercredi, un mandat de 5 milliards de francs CFA a été confirmé par les services budgétaires, mais cela n’a pas suffi à convaincre les concessionnaires de reprendre leurs activités.

Selon Boubacar Diallo, secrétaire général du collectif des concessionnaires du nettoiement, cette somme représente à peine un tiers des montants attendus. S’exprimant au micro de Radio Sénégal International (RSI), il a précisé que bien que le collectif ait initialement exigé entre 70 et 80 % des sommes dues, il a accepté le principe de percevoir d’abord les 5 milliards proposés, dans un esprit d’ouverture. Il a aussi indiqué qu’un engagement supplémentaire a été pris par les autorités pour le versement de 4 milliards supplémentaires « d’ici une vingtaine de jours », au début du mois d’octobre.

Cependant, cet engagement verbal ne suffit pas à lever la suspension des activités. Les concessionnaires, qui disent être à bout de souffle, insistent sur la nécessité d’un décaissement effectif. Pour eux, les promesses et annonces ne permettent plus d’assurer les services dans les conditions actuelles. « La suspension de nos activités reste en vigueur car nous n’avons plus les moyens de préfinancer le service », a souligné M. Diallo. Il a précisé que si le ministère des Finances a accompli sa part en validant les mandats, c’est désormais au Trésor public de mobiliser effectivement les fonds pour permettre aux entreprises concernées de fonctionner à nouveau.

La grève affecte visiblement la propreté dans plusieurs communes, où les ordures s’accumulent en bordure de route et aux abords des marchés. Les autorités locales, souvent prises en otage par cette situation, peinent à rassurer les populations. Ce mouvement de protestation intervient dans un contexte économique difficile, où les tensions sur la trésorerie de l’État compliquent l’exécution budgétaire dans plusieurs secteurs.

Les concessionnaires, qui avaient déjà alerté depuis plusieurs semaines sur leur précarité financière croissante, réclament plus de transparence dans le traitement de leurs créances et une régularité dans les paiements. Ils dénoncent un système dans lequel ils sont contraints d’assurer un service public essentiel sans garantie de rémunération dans les délais convenus.

Face à cette impasse, l’exécutif est désormais sous pression. Le règlement rapide de la dette due aux entreprises du secteur du nettoiement s’impose pour éviter une crise sanitaire et environnementale plus grave. Le bras de fer reste tendu, et les jours à venir seront décisifs pour savoir si la promesse de décaissement se matérialisera suffisamment vite pour convaincre les grévistes de reprendre leurs activités.

Thiès : l’ENSA entre en grève de 72 heures pour exiger l’effectivité de son autonomie

L’École nationale supérieure de l’agriculture (ENSA) de Thiès a entamé ce jeudi 11 septembre 2025 une grève de 72 heures, à l’appel de la section locale du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES). Ce mouvement de protestation fait suite à ce que les enseignants décrivent comme un blocage administratif et financier, près de deux ans après la publication du décret leur conférant l’autonomie de l’établissement.

Selon les syndicalistes, malgré la promulgation du décret n°2023-2024 du 1er décembre 2024, qui garantit à l’ENSA son autonomie administrative et financière vis-à-vis du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), aucun dispositif concret n’a encore été mis en œuvre pour permettre à l’institution de fonctionner de manière autonome. Ce retard est jugé inacceptable par les membres du SAES qui dénoncent une situation qui nuit gravement au bon déroulement de l’année académique en cours.

Dans un communiqué relayé par la radio Sud FM, les enseignants de l’ENSA ont présenté cinq revendications principales pour lesquelles ils exigent des réponses urgentes. La première concerne l’organisation immédiate d’élections pour les postes de direction, notamment celui de directeur, de directeur des études et des cinq chefs de département. Ces postes stratégiques, essentiels à la gestion interne de l’établissement, restent à pourvoir alors même que l’ENSA a officiellement acquis son autonomie.

Les enseignants réclament également l’affectation sans délai d’un agent comptable particulier, indispensable pour la gestion directe des finances de l’école. En l’absence de cet agent, les budgets de fonctionnement et d’investissement ne peuvent être exécutés de manière autonome, ce qui ralentit les activités pédagogiques et administratives.

Un autre point de friction majeur concerne la composition du conseil d’administration. Le SAES exige la publication d’un erratum pour rectifier un arrêté jugé « litigieux », estimant que certaines références contenues dans ce document sont erronées et ne respectent pas les textes réglementaires en vigueur. Pour le syndicat, cette rectification est cruciale pour garantir la légalité et la transparence dans la gouvernance de l’ENSA.

Le syndicat demande également l’installation effective, et sans plus tarder, du conseil d’administration, organe clé dans le pilotage stratégique et budgétaire de l’école. Son absence prolongée entrave non seulement les prises de décision, mais empêche également la mise en œuvre de projets structurants nécessaires à l’amélioration de la formation et des conditions de travail.

Enfin, les enseignants appellent à l’octroi immédiat d’une rallonge budgétaire pour assurer la continuité de l’année académique. Ils réclament également la publication d’un décret rectificatif du décret 2024-940 du 5 avril 2024, qu’ils jugent incompatible avec les nouveaux statuts de l’école.

Face à cette situation, la section SAES de l’ENSA dit avoir adressé plusieurs correspondances officielles au ministère de tutelle, restées sans réponse. Une indifférence que les enseignants dénoncent fermement, estimant qu’elle traduit un manque de volonté politique pour faire respecter les droits de l’école à sa pleine autonomie.

En entamant cette grève, les enseignants de l’ENSA veulent alerter l’opinion publique et les autorités sur la nécessité de débloquer rapidement la situation. Sans avancées concrètes dans les prochains jours, la section syndicale n’exclut pas de durcir le ton avec de nouvelles actions.

Senelec : le marché des compteurs intelligents éclaboussé par un conflit d’intérêt impliquant le fournisseur Hexing

Le projet d’acquisition de compteurs intelligents par la Senelec, destiné à moderniser le réseau de distribution électrique au Sénégal, est actuellement gelé par décision du Comité de Règlement des Différends (CRD) de l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (Arcop). Une dénonciation anonyme reçue par l’Arcop le 20 mars 2025 a provoqué cette suspension, mettant en lumière de graves soupçons de conflit d’intérêts et d’abus de position dominante au profit de l’entreprise Hexing, fournisseur bien implanté dans l’architecture du système actuel.

Selon les révélations du journal Les Échos, la procédure de passation de ce marché très stratégique est entachée d’irrégularités présumées. Le principal grief porte sur l’influence qu’aurait exercée Hexing, déjà fournisseur du système MDMS (Meter Data Management System) et fabricant du concentrateur utilisé par Senelec, pour barrer la route au concurrent classé premier, à savoir Inhemeter.

Le dénonciateur affirme que bien que classée second moins-disant, Hexing aurait saboté les tests d’intégration des compteurs proposés par Inhemeter, rendant impossible leur compatibilité avec le système MDMS existant. Cette incompatibilité aurait eu pour conséquence directe l’échec d’Inhemeter à franchir l’étape des tests techniques exigés, ouvrant ainsi la voie à une réattribution du marché au second candidat, soit Hexing elle-même.

Cette situation a été jugée préoccupante par les régulateurs car elle met en évidence une double casquette problématique : Hexing, fournisseur du système en place, se retrouvait également en compétition pour intégrer ses propres équipements à ce même système, tout en étant le partenaire obligé de tout autre soumissionnaire via une clause imposée dans le dossier d’appel d’offres. Cela a fait dire au CRD que cette clause pouvait créer un déséquilibre structurel entre les candidats et brouiller le principe d’égalité d’accès à la commande publique, pourtant garanti par la réglementation sénégalaise.

Face à cette alerte, la Senelec a tenté de se défendre. Dans une réponse adressée au CRD le 18 avril dernier, l’entreprise publique a rejeté toute accusation de favoritisme. Elle a rappelé que l’attribution initiale du marché à Inhemeter était conditionnée à la réussite de tests d’intégration dans un délai de 30 jours, tel que stipulé dans le cahier des charges. En cas d’échec, le marché devait revenir automatiquement au second moins-disant, ce qui s’est produit. Senelec a également précisé que la maîtrise préalable du système Hexing n’était pas un critère de sélection, et que tous les candidats avaient reçu le même niveau d’information.

Cependant, le CRD, s’appuyant sur l’article 20 du décret 2023-832, a jugé qu’il existait un risque réel de conflit d’intérêts. La clause obligeant tout soumissionnaire à collaborer, à ses frais, avec le fournisseur du système existant — Hexing — est apparue comme une source potentielle de distorsion de concurrence, plaçant les autres soumissionnaires dans une position de dépendance technique et stratégique vis-à-vis d’un concurrent direct.

En conséquence, le CRD a pris une mesure conservatoire : la suspension immédiate de la procédure d’attribution du marché jusqu’à ce qu’une décision sur le fond soit rendue. Cette décision est d’autant plus importante qu’elle intervient dans un contexte où la Senelec est en pleine transformation de son modèle de distribution, misant sur les compteurs intelligents pour améliorer la gestion énergétique, lutter contre la fraude et favoriser une meilleure facturation.

Ce blocage administratif retarde donc une réforme capitale pour le secteur énergétique sénégalais. Il pose également des questions de gouvernance et de transparence dans la gestion des marchés publics dans des secteurs stratégiques comme l’énergie.

L’affaire est désormais entre les mains de l’Arcop, dont la décision finale pourrait faire jurisprudence sur la gestion des relations entre régies publiques et fournisseurs privés disposant d’une position dominante sur les infrastructures critiques. Les prochains jours seront décisifs pour savoir si Senelec devra relancer tout le processus ou si un compromis peut être trouvé sans compromettre les règles de la commande publique.

Demande de liberté provisoire de Farba Ngom : la CNDH dénonce la fuite d’un courrier confidentiel

La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a vivement réagi après la fuite d’une correspondance adressée au juge d’instruction dans le cadre de la demande de liberté provisoire de Farba Ngom. Dans un communiqué officiel, l’institution dirigée par le professeur Amsatou Sow Sidibé a dénoncé la divulgation de ce document confidentiel, la qualifiant de « grave atteinte au principe de confidentialité » et de « fait passible de poursuites judiciaires ».

Selon le document consulté par Les Échos, la CNDH rappelle que toutes ses démarches institutionnelles, en particulier celles touchant à des situations individuelles ou judiciaires, sont couvertes par une confidentialité stricte. Elle souligne que cette discrétion est essentielle pour garantir le respect des droits fondamentaux des personnes concernées, qu’il s’agisse de détenus, de victimes ou de tiers impliqués dans une procédure.

La commission précise que ses interventions ne deviennent publiques que dans un cadre bien défini, notamment lors de la présentation de son rapport annuel remis au Président de la République, conformément à la loi qui régit son fonctionnement. Toute autre publication ou fuite en dehors de ce cadre est considérée comme une violation du secret de ses procédures.

Au-delà de la polémique, la CNDH a tenu à rappeler la nature de sa mission. Celle-ci est définie par l’article 4 de la loi qui l’institue : prévenir les violations, promouvoir et protéger les droits humains. À ce titre, la Commission indique qu’elle est fondée à adresser des recommandations et avis aux autorités, y compris judiciaires, dans le cadre de situations impliquant des droits fondamentaux, tout en respectant les limites de son mandat et de la séparation des pouvoirs.

L’institution s’est également appuyée sur ses récents travaux concernant la loi d’amnistie, un dossier particulièrement sensible, pour illustrer sa posture constante en faveur de la protection des droits humains dans un cadre strictement légal. Elle rappelle avoir formulé neuf recommandations dans ce cadre, dont l’une portait sur la création d’une commission d’indemnisation des victimes, preuve de son engagement envers une justice réparatrice et équitable.

Enfin, la CNDH a salué la volonté politique manifestée par les nouvelles autorités de l’État en faveur d’un renforcement de son indépendance. Elle cite notamment un projet de loi en cours, visant à élargir son mandat et à doter l’institution de nouveaux leviers d’action dans la promotion des droits humains au Sénégal.

En conclusion, la CNDH affirme qu’elle restera fidèle à ses principes fondateurs, notamment la confidentialité, l’impartialité et l’indépendance. Elle invite l’opinion publique à ne pas prêter foi aux fuites et lectures biaisées de ses correspondances internes, et rappelle que dans une démocratie, la protection des droits humains ne saurait être instrumentalisée ni exposée au tribunal de l’opinion publique.

Affaire Lat Diop : ses avocats vont s’exprimer publiquement ce lundi 15 septembre à Dakar

Le collectif des avocats assurant la défense de Lat Diop a annoncé la tenue d’un point de presse ce lundi 15 septembre 2025, à partir de 16 heures, dans la capitale sénégalaise. Cette déclaration a été rendue publique à travers un communiqué signé par Me Cheikh Ahmadou Ndiaye, l’un des avocats du mis en cause.

Selon le communiqué, l’objectif de cette rencontre avec la presse est « d’éclairer l’opinion publique sur le contenu du dossier, les procédures en cours et les droits de la défense », tout en précisant que cet exercice se fera dans le strict respect du secret de l’instruction et des règles déontologiques qui encadrent la profession d’avocat.

Pour rappel, Lat Diop, ancien directeur général de la Loterie nationale sénégalaise (Lonase), est en détention depuis le 26 septembre 2024. Il fait l’objet de poursuites judiciaires pour plusieurs chefs d’accusation graves, notamment « détournement de deniers publics, blanchiment de capitaux et extorsion de fonds ». Les montants en jeu dans ce dossier sont estimés à près de 8 milliards de francs CFA, selon les sources judiciaires.

Cette affaire, qui implique une personnalité bien connue du paysage politique et économique national, suscite depuis plusieurs mois une forte attention médiatique et un vif intérêt au sein de l’opinion publique. Le point de presse de ses avocats devrait ainsi permettre de clarifier certains éléments du dossier, dans un contexte où les spéculations et rumeurs continuent d’alimenter le débat public.

AUGMENTATION DE 2,2 % DES PRIX À LA CONSOMMATION EN UN AN : Les Sénégalais à l’épreuve de la cherté de la vie

Le quotidien des Sénégalais devient de plus en plus insoutenable. Même ceux qui parviennent encore à subvenir à leurs besoins essentiels ne trouvent plus le sommeil tranquille. Selon la note mensuelle de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), l’Indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC) a enregistré, en août 2025, une progression de 2,2 % en glissement annuel, signe manifeste d’un renchérissement généralisé qui fragilise davantage les ménages.
Cette inflation est principalement imputable à la hausse du coût des denrées alimentaires et des boissons non alcoolisées (+3,8 %), poste de dépense central des familles. La hausse des prix des légumes, tubercules, fruits, viandes et poissons – largement tributaire d’une baisse de la production maraîchère en période hivernale – illustre l’ampleur de cette tension. D’autres secteurs stratégiques accentuent également la pression : logement, eau, électricité et combustibles (+1,3 %), transports (+1,7 %), santé (+1,8 %) et services de restauration et d’hébergement (+1,8 %). La flambée des boissons alcoolisées, tabac et stupéfiants (+7,5 %) vient, quant à elle, compléter ce tableau alarmant.
Certes, quelques allègements se dessinent dans les services de communication (-3,1 %) ou certains produits de soins personnels (-1,2 %) ; toutefois ils apparaissent marginaux face à l’ampleur de la tendance haussière.
Plus inquiétant encore, l’inflation sous-jacente, qui exclut l’énergie et les produits frais, atteint 4,5 % en rythme annuel, révélant la persistance de tensions structurelles sur les prix. Les produits locaux connaissent une hausse marquée (+4,2 %), contrastant avec le léger recul des biens importés (-1,8 %).
En variation mensuelle, les prix progressent encore de 1 %, avec une envolée spectaculaire des légumes feuillus (+32,2 %), des légumes-fruits (+13,3 %) et des tubercules (+12,7 %). À ces hausses alimentaires s’ajoutent celles du transport aérien, des services de livraison, de l’électricité et même de certaines prestations culturelles et de santé.
Par conséquent, derrière les chiffres, c’est une réalité implacable qui se dessine : la cherté de la vie grignote chaque jour davantage le pouvoir d’achat et plonge de nombreux foyers dans une angoisse croissante. L’inflation n’est plus une abstraction statistique, mais une épreuve quotidienne qui met à rude épreuve la résilience des populations.

Farba Ngom : l’expertise médicale remise en cause par l’ex-procureur Alioune Ndao

Depuis plusieurs semaines, la société civile, les organisations de défense des droits humains et une partie de l’opposition réclament la libération provisoire de Farba Ngom. Ses avocats invoquent un rapport médical alarmant qui décrirait une situation de santé incompatible avec la détention. Mais une nouvelle sortie de l’ancien procureur spécial de la CREI, Alioune Ndao, est venue bouleverser le débat.

Invité de l’émission « L’Invité de MNF » animée par Maïmouna Ndour Faye sur la 7TV, mercredi 10 septembre 2025, l’ex-magistrat a vivement mis en doute la crédibilité de l’expertise médicale produite dans ce dossier. Pour lui, certains détenus orchestrent de véritables « supercheries » médicales afin d’obtenir une libération provisoire.

M. Ndao a rappelé l’affaire Bibo Bourgi, considéré comme le principal prête-nom de Karim Wade lors de la traque des biens mal acquis sous Macky Sall. « Il jouait au malade imaginaire, allant jusqu’à comparaître sur une civière, face au refus du parquet de lui accorder la liberté provisoire », a-t-il rappelé.

L’ancien procureur affirme que le médecin qui avait signé le rapport dans le dossier Bourgi serait le même qui intervient aujourd’hui dans l’affaire Farba Ngom. Une révélation lourde de conséquences, surtout lorsqu’il ajoute : « On me dit même que ce médecin ne figure pas sur le tableau de l’Ordre des médecins. Les magistrats du Pool judiciaire financier soupçonnent une supercherie », a lâché M. Ndao, refusant toutefois de donner un nom.

Ces déclarations renforcent la position du parquet, qui a jusqu’ici systématiquement refusé toute demande de mise en liberté provisoire. Mais elles risquent aussi d’alimenter la controverse et d’approfondir le clivage entre partisans d’un strict respect des procédures judiciaires et défenseurs d’un traitement plus humanitaire des détenus malades.

Sécurité transfrontalière : patrouille fluviale conjointe entre forces sénégalaises et mauritaniennes

Les forces de la Zone militaire n°4 ont mené, ce mercredi, une patrouille fluviale conjointe avec leurs homologues mauritaniens. L’opération a couvert plusieurs localités stratégiques situées entre Bakel, Aroundou et Diougountouro, dans le haut fleuve Sénégal.

Selon des informations fournies par la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA) et relayées par FDS TV, cette initiative s’inscrit dans le dispositif global de sécurisation de la frontière sénégalo-mauritanienne. Elle vise à prévenir toute infiltration criminelle et à renforcer la coopération sécuritaire entre les deux pays.

Cette patrouille conjointe vient en appui à l’Opération Karangué, toujours en cours dans les régions de Tambacounda et Kédougou. Lancée pour renforcer la surveillance et le contrôle de l’ensemble de la bande frontalière Est du Sénégal, Karangué mobilise depuis plusieurs mois des unités terrestres et aériennes afin de contrer la criminalité transfrontalière, le braconnage et les menaces sécuritaires émergentes.

Mali : Les FAMa sécurisent le corridor Dakar-Bamako face aux menaces terroristes

Les Forces armées maliennes (FAMa) ont renforcé leur dispositif sécuritaire sur l’axe Dakar-Bamako, un corridor vital pour l’approvisionnement du Mali. Cette décision intervient après l’enlèvement, la semaine dernière, de transporteurs sénégalais par des groupes armés, un incident qui s’était soldé par leur libération quelques heures plus tard.

Mercredi 10 septembre 2025, les FAMa ont lancé une opération d’escorte de camions-citernes transportant du carburant depuis le Sénégal. L’armée malienne précise, dans un communiqué publié sur son site officiel, que « dans le souci d’assurer l’approvisionnement régulier des populations en carburant, une mission d’escorte a jalonné des citernes contenant des produits pétroliers, des camions et des véhicules civils en provenance du Sénégal ».

L’opération s’est déroulée sans incident, selon le chef de la mission, le lieutenant Mamadou Coulibaly, qui a salué la coopération des transporteurs :

« Nous avons rassuré les conducteurs et les avons amenés à destination sans incident », a-t-il déclaré, cité par Seneweb.

Au-delà de cette action de sécurisation, les FAMa réaffirment leur détermination à lutter contre les menaces armées et terroristes. « Nous sommes prêts au sacrifice ultime pour la sauvegarde de la liberté et de l’intégrité de notre territoire », a insisté le lieutenant Coulibaly.

Branchements frauduleux d’électricité : coup de filet de la SENELEC et de la gendarmerie à Ndiakhirate Extension

La lutte contre la fraude à l’électricité s’intensifie au Sénégal. Moins d’une semaine après le démantèlement d’un réseau de branchements frauduleux à Keur Massar, impliquant même des agents de la Société nationale d’électricité (SENELEC), une nouvelle opération conjointe a été menée ce mardi 9 septembre à Ndiakhirate Extension, dans la commune de Sangalkam. Cette fois encore, la Brigade territoriale de la gendarmerie a prêté main-forte aux équipes de contrôle de la SENELEC, dans le cadre d’une campagne de répression ciblée contre les raccordements clandestins.

Selon un communiqué de la Gendarmerie nationale, une vingtaine de branchements frauduleux ont été découverts lors de cette opération. Ces installations illégales, réalisées sans aucune autorisation, consistaient à tirer des câbles directement enfouis dans le réseau électrique de la SENELEC, dans le but d’alimenter plusieurs habitations du village. Cette pratique constitue non seulement une infraction grave à la réglementation en vigueur, mais elle met aussi en danger les infrastructures électriques et la sécurité des habitants.

L’ensemble du matériel utilisé pour les raccordements illicites a été saisi sur place, et les branchements ont été immédiatement neutralisés par les techniciens de la société. Selon la SENELEC, ces interventions sont nécessaires pour sécuriser le réseau électrique national et réduire les pertes techniques et commerciales qui affectent lourdement la performance du service public de l’électricité.

Les propriétaires des habitations concernées ont été identifiés et convoqués par la direction de la SENELEC. Certains techniciens, soupçonnés d’avoir facilité ou directement participé à ces installations frauduleuses, figurent également parmi les personnes entendues. Des poursuites judiciaires ne sont pas exclues, selon les autorités.

Cette opération à Ndiakhirate s’inscrit dans une série d’actions plus larges entreprises par la SENELEC en partenariat avec les forces de défense et de sécurité pour combattre la fraude électrique, un phénomène qui prend de l’ampleur dans plusieurs zones périurbaines et rurales du pays. Ces branchements illégaux, souvent justifiés par l’absence ou la lenteur des procédures d’abonnement, engendrent pourtant des risques élevés : courts-circuits, incendies, électrocutions, et perturbations dans la distribution normale du courant.

Face à cette situation, la SENELEC appelle les populations à faire preuve de responsabilité en optant pour des branchements légaux et sécurisés. L’entreprise réitère sa disponibilité à accompagner les citoyens dans leurs démarches d’abonnement, tout en rappelant que la tolérance zéro sera désormais de rigueur face à toute forme de fraude.

Patisen : les travailleurs menacent d’entrer en grève pour dénoncer des conditions de travail jugées dégradantes

Un climat social tendu règne actuellement au sein de Patisen, l’une des plus grandes entreprises agroalimentaires du Sénégal. Ce mardi, les employés de la société ont organisé un rassemblement devant les locaux de l’entreprise pour exprimer leur profonde colère face à ce qu’ils considèrent comme des abus persistants. Brandissant la menace d’une grève, ils réclament le respect de leurs droits fondamentaux et une nette amélioration de leurs conditions de travail.

À l’origine de cette mobilisation, le licenciement, qualifié d’« injuste », du chef du personnel. Une décision que les travailleurs perçoivent comme un signal inquiétant de la part de la direction, qui semble ignorer les inquiétudes et aspirations du personnel. Le délégué du personnel, Lamine D., a fermement dénoncé cette mesure, affirmant qu’elle a été prise sans concertation ni respect pour ceux qui œuvrent quotidiennement à la productivité de l’entreprise. « Nous sommes prêts, tous pieds fermes, pour qu’au moins les droits des travailleurs soient respectés », a-t-il déclaré devant la presse.

Mais au-delà de ce renvoi, les employés de Patisen dénoncent un malaise bien plus profond. Selon les représentants syndicaux, les salaires perçus sont jugés insuffisants et indignes de la charge de travail imposée. Certains agents gagneraient à peine entre 70 000 et 75 000 francs CFA par mois. Un montant qui, dans le contexte économique actuel, ne permettrait pas de couvrir les besoins élémentaires comme le logement, le transport ou la nourriture. « Si vous payez la location, votre transport, votre nourriture, 70 000 francs ne peuvent rien contre ça », a lancé Lamine D., visiblement excédé.

Les critiques ne s’arrêtent pas là. Les travailleurs dénoncent également l’absence totale de plan de carrière au sein de la société. Pour beaucoup, il n’existe aucune perspective d’évolution professionnelle, aucune politique de motivation ni reconnaissance des efforts. Ce manque d’horizon professionnel, combiné à des conditions de travail qu’ils jugent précaires, viendrait aggraver le malaise social déjà bien installé.

Sur le plan sanitaire, les accusations sont tout aussi préoccupantes. Le personnel pointe du doigt des conditions de sécurité et d’hygiène défaillantes dans les unités de production, exposant ainsi les employés à des risques pour leur santé. « La santé des employés est complètement menacée », a alerté le délégué du personnel, évoquant une détérioration progressive de l’environnement de travail.

Face à cette situation jugée « grave », les employés n’écartent pas l’option d’une grève générale si leurs revendications continuent d’être ignorées. Ils appellent la direction à entamer un dialogue franc et à apporter des solutions concrètes à leurs doléances, sous peine de voir le mouvement social s’intensifier dans les prochains jours.

Pour l’heure, la direction de Patisen n’a pas encore officiellement réagi aux accusations portées contre elle, mais la pression monte, et le malaise au sein du personnel est palpable. Si aucune médiation n’est engagée rapidement, l’entreprise pourrait faire face à un blocage aux lourdes conséquences sur ses activités et son image.

Tribunal de Pikine-Guédiawaye : six individus jugés pour escroquerie dans une affaire liée à Qnet

Une affaire d’escroquerie présumée liée à la société de marketing de réseau Qnet a été portée devant le Tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye, en banlieue dakaroise. Jeudi dernier, six personnes ont comparu à la barre pour répondre des faits d’« association de malfaiteurs » et d’« escroquerie », après avoir été interpellées dans le cadre d’une enquête ouverte à la suite d’une plainte déposée par une commerçante du nom de Fatou D.

Selon les informations rapportées, tout commence le 25 août 2025, lorsque la brigade de la Zone franche industrielle de Keur Massar est saisie par une plainte visant un réseau opérant depuis un bureau situé à Grand-Mbao. D’après la plaignante, les mis en cause avaient mis en place une stratégie bien ficelée, sous le couvert de Qnet, pour attirer des personnes vulnérables économiquement. Ils leur proposaient des opportunités d’investissement prétendument lucratives, basées sur la promesse de gains financiers rapides à travers la vente de produits.

Séduite par le discours, Fatou D. affirme avoir remis des biens de valeur, notamment des parures et des cheveux naturels, avec l’espoir de récupérer une commission conséquente ou de faire fructifier son investissement. Plusieurs de ses amies auraient été entraînées dans la même spirale, sans jamais percevoir de retour sur leurs apports. Le mode opératoire du groupe consistait à collecter de l’argent ou des biens précieux en contrepartie d’une promesse d’affiliation et de rendements à court terme.

À la suite de la plainte, les gendarmes ont procédé à l’arrestation de six personnes : Bara M., Moustapha G., Omar M., Pape S., Maimouna D. et Ndèye Anta W. Lors de leur audition, les prévenus ont reconnu mener une activité commerciale au nom de Qnet, en tant que distributeurs indépendants, tout en avouant ne pas détenir de documents légaux leur permettant d’ouvrir une agence ou de solliciter des fonds auprès de tiers.

Une perquisition dans les locaux utilisés par le groupe a permis de saisir plusieurs objets : quarante chaises en plastique, deux téléviseurs, deux tableaux, neuf chaînes et un salon en velours de six places. L’ensemble du matériel a été placé sous scellés dans l’attente du verdict du tribunal.

Lors de l’audience, les six accusés ont maintenu leur version des faits, affirmant qu’ils se limitaient à promouvoir des produits de santé et des bijoux dans le cadre du plan de marketing multi-niveaux de Qnet. Leur avocat a plaidé la relaxe, arguant que l’affaire relevait davantage d’un malentendu lié à l’ignorance des mécanismes du commerce en ligne que d’une volonté manifeste de tromper. Il a évoqué une activité mal structurée mais non frauduleuse selon lui, insistant sur l’absence de preuves d’intention criminelle.

Le parquet, de son côté, a soutenu que les éléments du dossier montraient clairement une organisation structurée ayant profité de la vulnérabilité de ses victimes pour tirer des bénéfices sans aucune base légale ni commerciale sérieuse.

Thioyène, un village oublié dans la commune de Ndramé Escale

Le village de Thioyène, situé dans la commune de Ndramé Escale, région de Kaolack, vit dans l’ombre de l’oubli.

À la tombée de la nuit, le village s’enfonce dans une obscurité totale. Les familles s’éclairent tant bien que mal avec des lampes à pétrole ou de petites torches solaires, lorsque leurs moyens le permettent. Pour les enfants, réviser les leçons en période scolaire relève d’un véritable défi.

Accéder à Thioyène est un calvaire. La piste poussiéreuse et cabossée qui y mène devient impraticable en saison des pluies. Dans ces conditions, les charrettes tirées par des chevaux ou des ânes restent souvent le seul moyen de transport. Conséquence : l’accès aux marchés, aux soins de santé et même à l’école publique devient un véritable parcours du combattant.

Les habitants dénoncent un manque criant d’attention de la part des autorités. « On nous a promis l’électrification et une route bitumée depuis des années, mais rien ne bouge », regrette le chef du village. Les jeunes, désespérés, n’aspirent qu’à quitter Thioyène pour rejoindre les villes, dans l’espoir d’y trouver de meilleures conditions de vie.

Louga – Cheikh Oumar Bachir Tall alerte sur l’état de santé de Farba Ngom

À travers un discours prononcé en wolof et largement relayé dans la région de Louga, Cheikh Oumar Bachir Tall, membre éminent de la famille omarienne, a attiré l’attention des autorités sur la situation préoccupante du maire des Agnam, Farba Ngom, actuellement en détention.

Selon les expertises médicales, l’état de santé de l’ancien député est jugé « incompatible avec le milieu carcéral ». Les rapports et contre-rapports médicaux concluent tous à une pathologie grave nécessitant une prise en charge adaptée.

Face à cette situation, Cheikh Oumar Bachir Tall a lancé un appel solennel aux plus hautes autorités du pays. « Le député Farba Ngom est gravement malade et les points médicaux l’ont confirmé. Si un événement malheureux intervient alors que l’alerte a été faite, les conséquences pourraient être fâcheuses pour la République », a-t-il averti.

Le guide religieux appelle ainsi les dirigeants à la retenue, mais surtout à la responsabilité face à ce qu’il qualifie de « risque national ». Dans son plaidoyer, il a également rappelé les liens historiques et privilégiés entre les autorités religieuses et les différents chefs d’État du Sénégal, de Léopold Sédar Senghor à Macky Sall, en passant par Abdou Diouf et Abdoulaye Wade. « Ils ont toujours gouverné dans la stabilité », a-t-il rappelé, soulignant que cette tradition de dialogue doit être préservée.

Convoquée à la DIC : Adama Diop persiste et signe contre Aïda Mbodj et la DER

L’affaire fait grand bruit dans le landerneau politique et médiatique. Adama Diop, connue pour sa proximité avec le député Cheikh Thioro Mbacké, a été convoquée à la Division des investigations criminelles (DIC) après des propos tenus lors d’une émission télévisée mettant directement en cause la Déléguée générale de la Délégation à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes (DER), Aïda Mbodj.

Lors de son intervention, Adama Diop n’a pas mâché ses mots :

« Je suis bien placée pour parler d’elle parce qu’on a un passé. Elle n’a rien fait à Touba. Et pourtant, je faisais partie des gens à qui on avait promis un financement après la victoire de Pastef à l’issue de la Présidentielle », a-t-elle déclaré.

La jeune femme affirme avoir fourni sa carte d’identité dans le cadre de cette promesse de financement. Mais selon son récit, l’expérience a tourné au scandale :

« Quelques temps après, la DER m’envoie un message pour me faire savoir que c’est validé. Lorsque je suis allée récupérer l’argent, on m’a fait savoir que la carte d’identité avec laquelle l’argent est retiré n’est pas la mienne », a-t-elle expliqué.

Ces accusations, mettant en cause la gestion de la DER et l’intégrité de sa patronne, ont rapidement suscité l’attention des autorités judiciaires. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux après sa convocation, Adama Diop a confirmé avoir été appelée à s’expliquer devant la DIC sur ses déclarations publiques.

Disparition inquiétante à Gorée : une famille privilégie la piste de l’enlèvement

Ce qui devait être une simple sortie familiale s’est transformé en cauchemar. Le 29 juin 2025, Mamadou Chérif Diallo, âgé de 8 ans, a mystérieusement disparu sur l’île de Gorée. Selon sa mère, Ismatou Diallo, l’enfant s’est volatilisé alors qu’il posait pour une photo sur les rochers. Depuis, le mystère reste entier.

Les premières hypothèses évoquaient un accident, notamment une possible noyade. Mais pour Ismatou Diallo, cette thèse ne tient pas : « Mon fils n’a pas pu tomber à l’eau. Tout s’est passé trop vite et aucun signe ne permet de dire qu’il s’est noyé », insiste-t-elle. La mère penche plutôt pour un enlèvement, peut-être avec la complicité d’un habitué des lieux.

Alertées immédiatement, les forces de l’ordre et les sapeurs-pompiers avaient lancé des opérations de recherche. Fouilles terrestres, battues sur l’île et patrouilles maritimes n’ont permis de retrouver aucune trace du garçon. Plus de deux mois après les faits, aucune piste sérieuse n’a émergé.

Depuis la disparition, Ismatou Diallo se rend quotidiennement sur l’île de Gorée. Entre espoir et douleur, elle continue de lancer des appels à l’aide : « Je demande aux autorités de redoubler d’efforts. Mon fils ne s’est pas volatilisé. Quelqu’un sait forcément ce qui lui est arrivé. »

Cette affaire a semé l’émoi parmi les habitants et les visiteurs de Gorée, réputée pour être un lieu touristique paisible. La possibilité d’un enlèvement suscite des interrogations et relance le débat sur la sécurité des sites touristiques du pays.

Kaolack – Religion : Jokoo Sénégal / Deutschland au cœur de l’événement

Chaque année, des milliers de fidèles musulmans se rassemblent à Médina Baye (Kaolack) pour célébrer le Gamou et le Gamou Watt, commémorant la naissance du Prophète Mohammed (PSL). Au-delà de sa portée spirituelle, cet événement est aussi un moment fort de cohésion sociale, d’échanges et de solidarité.

C’est dans cet esprit que l’association Jokoo Sénégal / Deutschland a tenu à marquer sa présence en apportant une contribution significative à la population locale.

L’édition 2025 du Grand Gamou de Médina Baye s’est déroulée dans une atmosphère de ferveur exceptionnelle, rassemblant des milliers de fidèles venus des quatre coins du Sénégal et de l’étranger. Parmi les acteurs engagés sur le terrain, l’association Jokoo Sénégal / Deutschland, en partenariat avec l’un de ses mécènes, M. Abbasse SO, établi à Dortmund (Allemagne), s’est distinguée par une action solidaire et préventive.

Elle a procédé à la distribution de plus de 6 000 masques de protection aux populations, en ciblant particulièrement les zones de stationnement des conducteurs de motos-taxis Jakarta. Une initiative qui a largement contribué à renforcer la sécurité sanitaire des participants et à accompagner cet événement religieux d’une dimension sociale et citoyenne.

Sénégal – Escroquerie au visa : un vaste réseau de faussaires démantelé à Dakar

L’affaire ressemble à un scénario de film policier, mais elle est bien réelle. L’ambassade de Turquie à Dakar a été la cible d’un vaste réseau de faussaires spécialisés dans l’escroquerie au visa et la falsification de documents administratifs. C’est le quotidien L’Observateur qui a révélé les dessous de cette opération menée par les forces de l’ordre.

Tout a commencé le 19 août dernier, lorsque le directeur général du Centre de demande de visa de l’ambassade de Turquie a déposé une plainte contre Aliou N., accusé d’avoir soutiré de l’argent à plusieurs demandeurs de visa en leur délivrant de faux reçus. Présenté comme un simple démarcheur, il promettait à ses victimes une obtention rapide de visas turcs contre rémunération.

Interpellé à Fass Mbao, le suspect a été retrouvé en possession de plusieurs documents de voyage. Lors de son interrogatoire, il a reconnu les faits, expliquant qu’il ne faisait qu’agir comme intermédiaire chargé de collecter l’argent pour le compte de ses complices.

Ses révélations ont conduit les enquêteurs jusqu’à Moussa D., considéré comme l’un des cerveaux du réseau. Arrêté à Hamo, dans une prétendue agence de voyage près du marché Ndiarème, il se servait de cette structure comme couverture pour des activités frauduleuses.

La perquisition a permis de découvrir un véritable arsenal de faussaires : passeports, cachets administratifs, faux relevés bancaires, numéros Ninea, registres de commerce falsifiés… tout un dispositif destiné à donner une apparence officielle aux escroqueries.

Si Aliou N. et Moussa D. ont été déférés au parquet, le réseau n’a pas encore été entièrement démantelé. Un troisième complice, Abdoulaye G., alias Naby, est toujours en cavale. Les autorités le recherchent activement.

Selon l’ambassade de Turquie, d’autres demandeurs de visa seraient tombés dans le piège du réseau. De nouvelles plaintes pourraient donc être déposées dans les prochains jours, laissant craindre un nombre de victimes bien plus élevé que les estimations initiales.

Linguère : vingt millions de francs CFA emportés lors d’une attaque contre un guichet Wave

Un braquage spectaculaire a secoué la commune de Linguère dans la nuit du lundi au mardi. Des individus armés ont pris pour cible un guichet du réseau Wave, situé au marché central, et se sont enfuis avec un butin estimé à vingt millions de francs CFA.

Selon des informations rapportées par l’Agence de presse sénégalaise (APS), les assaillants ont neutralisé les vigiles avant de prendre la fuite à bord d’un véhicule. L’opération s’est déroulée dans des circonstances qui leur étaient particulièrement favorables.

« L’attaque s’est produite sous une pluie battante, à un moment marqué par une coupure d’électricité », a confié le commissaire urbain Ousmane Ndao, soulignant que cette conjoncture a considérablement facilité l’action des malfaiteurs.

Une enquête est ouverte pour identifier et interpeller les auteurs de ce coup de main audacieux. Mais les forces de l’ordre locales peinent à faire face à ce type de criminalité.

Le commissaire Ndao a en effet mis en lumière le déficit de moyens logistiques du commissariat :

« Nous ne disposons que d’un seul véhicule pour couvrir l’ensemble de la commune, ce qui limite nos capacités d’intervention et de dissuasion », a-t-il regretté.

Kaolack – Médina Baye : la prolifération des jeunes malfaiteurs inquiète à la veille du Gamou Watt

À quelques heures de la célébration du Gamou Watt de Médina Baye, l’un des plus grands rassemblements religieux de la confrérie tidiane, un climat d’inquiétude s’installe parmi les populations locales. Depuis plusieurs jours, des habitants dénoncent la montée en puissance de bandes de jeunes malfaiteurs qui sèment la terreur dans les rues de la cité religieuse.

Selon plusieurs témoins, ces jeunes, souvent organisés en groupes, se livrent à des agressions aussi bien de jour que de nuit : vols de téléphones portables appartenant aux pèlerins, attaques à l’arme blanche et autres actes d’insécurité.

Le Gamou Watt attire chaque année des milliers de fidèles venus du Sénégal et de la diaspora, notamment du Nigéria, du Ghana, du Mali et même des États-Unis. Mais cette année, la peur s’invite dans les préparatifs.

« Nous venons pour prier et célébrer le Gamou Watt, mais nous craignons pour notre sécurité », confie un pèlerin malien rencontré à Médina Baye.

Face à cette recrudescence de la délinquance juvénile, les habitants des quartiers Fass Cheikh Tidiane, Darou Rahmaty et Thioffack exhortent les forces de l’ordre à renforcer les dispositifs sécuritaires pour rassurer les fidèles et garantir le bon déroulement de l’événement.

Thiaroye Gare : un café ambulant servait de couverture à un trafic de chanvre indien

À Thiaroye Gare, les policiers ont mis fin à un trafic de chanvre indien savamment dissimulé derrière une activité en apparence anodine. Sous couvert d’une poussette à café, un vendeur ambulant organisait un réseau de distribution bien rodé.

Tout est parti d’une alerte anonyme parvenue au commissariat de Thiaroye. Après une surveillance discrète aux abords du marché, les limiers ont remarqué des mouvements suspects autour d’une poussette à café. Leur attention s’est rapidement portée sur deux jeunes hommes : Adiouma Barry, 26 ans, livreur « thiak-thiak », et Ibrahima Camara, 27 ans, vendeur de café ambulant.

Alors qu’ils revenaient d’une livraison dans la zone de Keur Massar, les policiers sont intervenus. Camara s’est momentanément éclipsé pour acheter du sucre, laissant son acolyte seul avec les bagages. Mauvais hasard : la fouille a permis de découvrir 1,4 kg de chanvre indien soigneusement dissimulé.

Les investigations ont révélé que derrière son commerce de café ambulant, Ibrahima Camara, déjà condamné par le passé, écoulait en réalité du chanvre indien. Sa poussette servait de façade idéale pour masquer ses activités illicites.

Déférés devant le parquet de Pikine-Guédiawaye, les deux hommes ont comparu jeudi dernier.

Sans avocat, Adiouma Barry a nié toute implication, affirmant n’avoir été qu’un simple chauffeur payé 4000 Fcfa, sans connaissance du contenu des bagages. De son côté, Ibrahima Camara a reconnu les faits, admettant s’être approvisionné à Diamniadio et avoir confié les colis à son compagnon de route.

Le parquet, convaincu de la culpabilité du vendeur de café, a requis deux ans de prison ferme contre lui et la relaxe pour Barry.

Le tribunal a suivi ces réquisitions :

Adiouma Barry a été relaxé au bénéfice du doute. Ibrahima Camara a été condamné à 2 ans de prison ferme pour offre et cession de chanvre indien.

AFFAIRE MOUHAMED DIENG : Quand l’argent cherche à acheter le silence des médias

L’affaire Mouhamad Dieng, déjà alourdie par le rapport accablant de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF), connaît désormais un prolongement des plus préoccupants. L’homme d’affaires aurait, par l’entremise d’un promoteur musical très en vue, entrepris de soudoyer plusieurs rédactions sénégalaises afin d’orienter la couverture médiatique en sa faveur. Des sommes faramineuses, se chiffrant en millions, ont été proposées pour obtenir des publications flatteuses, destinées à redorer son image et à détourner l’opinion publique des accusations documentées qui pèsent sur lui.
Le Dakarois Quotidien a lui aussi été approché dans le cadre de cette opération de charme. Une offre de plusieurs millions a été soumise à la rédaction, en échange de contenus complaisants. Toutefois, elle a été rejetée sans équivoque. Le journal demeure fidèle à son engagement d’indépendance, préférant la rigueur de l’information à la compromission ou à la capitulation face aux menaces, et la vérité à l’argent.
Cette tentative de corruption illustre une stratégie profondément préoccupante : substituer à la transparence judiciaire une mise en scène médiatique financée à coups de billets. Plutôt que de répondre devant les autorités aux faits précis relevés par la CENTIF – flux financiers suspects, acquisitions douteuses, sociétés-écrans – Mouhamad Dieng semble avoir choisi la voie d’un storytelling artificiel, construit pour séduire l’opinion et museler les voix discordantes.
Le recours à un intermédiaire issu du milieu culturel révèle, par ailleurs, la volonté de brouiller les pistes et de s’appuyer sur des relais d’influence familiers pour pénétrer le champ médiatique. Ce procédé ne fait que renforcer les interrogations sur l’étendue des moyens mobilisés pour échapper au regard de la justice.
Il convient de rappeler une évidence : l’innocence ne se proclame pas dans les colonnes achetées des journaux, mais se démontre devant les tribunaux.
Le silence du parquet, face à un dossier d’une telle gravité, interpelle et nourrit la suspicion d’un étouffement.
Au-delà du cas de Mouhamad Dieng, c’est la crédibilité de notre système démocratique et judiciaire qui est en jeu. L’argent ne devrait pas dicter la ligne des rédactions et achèter les consciences.
Le Dakarois Quotidien réaffirme son refus de toute compromission : informer, sans crainte ni faveur, demeure notre unique boussole.

Mauritanie : 119 migrants secourus au large d’Amhijrat, dont 50 Sénégalais

Les garde-côtes mauritaniens ont porté secours à 119 migrants en détresse au large d’Amhijrat, dans la région d’Inchiri. L’annonce a été faite par le ministère mauritanien de la Pêche et de l’Économie maritime à travers un communiqué publié sur sa page officielle. Parmi les rescapés figurent 50 Sénégalais, dont une femme, 54 Gambiens, dont dix femmes, ainsi que 15 Guinéens de Conakry.

Selon les premières informations, l’embarcation avait quitté la Gambie au début du mois de septembre 2025 avec pour objectif de rallier l’Europe. Mais le moteur de la pirogue est tombé en panne en pleine mer, condamnant ses passagers à une errance de près d’une semaine. Privés de moyens de propulsion et à la merci des courants, les migrants ont vécu des jours d’angoisse avant d’être localisés. Leur sauvetage a été rendu possible grâce à une coordination entre les garde-côtes mauritaniens et des navires évoluant dans la zone.

Après avoir été secourus, les migrants ont été conduits à Nouakchott où ils ont bénéficié d’une assistance et de soins médicaux conformément aux procédures en vigueur. Ce dénouement heureux a permis d’éviter un drame supplémentaire dans une région où les naufrages sont fréquents et souvent meurtriers.

L’épisode illustre une nouvelle fois les dangers extrêmes liés à la migration irrégulière par voie maritime. Chaque année, des milliers de jeunes originaires du Sénégal, de la Gambie, de la Guinée et d’autres pays d’Afrique de l’Ouest tentent de rejoindre les côtes européennes à bord d’embarcations de fortune. Faute de conditions de navigation sûres, nombre d’entre eux périssent en mer ou disparaissent sans laisser de traces, transformant ces traversées en tragédies humaines répétées.

Keur Massar : démantèlement d’un vaste réseau de vol d’électricité impliquant des prestataires de la SENELEC

La brigade de recherches de Keur Massar a mis au jour, ce week-end, un vaste réseau de fraude électrique qui opérait depuis plusieurs mois au détriment de la SENELEC. L’opération, entamée dans la nuit du 6 septembre et poursuivie le lendemain, a conduit à l’arrestation de trois suspects, parmi lesquels figurent deux prestataires travaillant directement pour la société nationale d’électricité.

Selon les informations recueillies, les personnes interpellées sont A. Diame, âgé de 41 ans et prestataire affecté à Malika, S. Diallo, 40 ans, également prestataire à Keur Massar, et M. M. Diop, 35 ans, un électricien indépendant. Les enquêteurs, accompagnés d’agents de la SENELEC et d’un huissier de justice, ont découvert un système sophistiqué mais dangereux : des câbles posés à même le sol, des branchements irréguliers s’étendant sur plus de cent mètres et des dizaines de foyers connectés illégalement. Les habitants concernés payaient un forfait fixe de 7 000 francs CFA par mois, quel que soit le niveau de leur consommation.

Les pertes pour la SENELEC se chiffreraient à plusieurs millions de francs CFA. Cependant, les conséquences ne se limitent pas à l’aspect financier. Ces branchements anarchiques constituaient un danger mortel. Des cas d’électrocution ont déjà été signalés, dont la mort de deux chevaux, tandis que les riverains vivaient constamment sous la menace d’incendies et d’accidents graves liés à la mauvaise installation des câbles.

Dimanche 7 septembre, entre 11 heures et 15 heures, les gendarmes, renforcés par un escadron de la Légion de gendarmerie d’intervention, ont procédé à la neutralisation complète du dispositif frauduleux. Une cinquantaine de maisons identifiées comme bénéficiaires de ces branchements illégaux ont été débranchées. Les agents de la SENELEC ont retiré les câbles sous la supervision de l’huissier de justice afin de sécuriser la zone et de rétablir l’ordre sur le réseau.

Les trois suspects arrêtés sont poursuivis pour association de malfaiteurs, vol et fraude d’électricité. Ils devraient être présentés mardi devant le tribunal de grande instance de Rufisque. L’enquête reste ouverte pour identifier d’éventuelles complicités et mesurer l’ampleur réelle de ce trafic, qui pourrait concerner d’autres quartiers de la banlieue dakaroise.

Cette affaire met en lumière les lourdes conséquences des branchements clandestins, non seulement pour la SENELEC et les finances publiques, mais surtout pour la sécurité des populations. Les autorités entendent renforcer la lutte contre ces pratiques, qui continuent de fragiliser le réseau électrique national et de mettre des vies en péril.

Sénégal : un second radar météorologique renforce la surveillance dans le nord du pays

Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans le renforcement de ses capacités de prévision météorologique. Après l’installation d’un radar en bande X à Diamniadio en septembre 2024, un second dispositif, cette fois en bande C, a été mis en service à Saint-Louis, au sein de l’aéroport international Ousmane Masseck Ndiaye. L’annonce a été faite par l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM).

Ce nouvel équipement, fruit d’un partenariat entre l’ANACIM et BP Sénégal Investments Limited, a été installé par la société Meteopress, à l’issue d’une prospection approfondie menée avec les experts de l’ANACIM. Il vise à renforcer la surveillance des phénomènes météorologiques dans la région nord du pays.

Le radar permettra de détecter en temps réel les précipitations et les systèmes orageux, facilitant la diffusion d’alertes précoces pour protéger les populations et leurs biens. Pour BP Sénégal, qui exploite un champ gazier à la frontière maritime avec la Mauritanie, cet investissement répond également à un besoin opérationnel : disposer de données météorologiques fiables pour sécuriser ses activités.

Un protocole d’accord signé entre les deux parties prévoit l’utilisation partagée des données, ainsi qu’un appui technique pour le suivi et la maintenance du radar. Ce modèle de coopération public-privé illustre une volonté commune de renforcer la résilience climatique et la sécurité des infrastructures dans les zones à risque.

Avec ce second radar, le Sénégal se dote d’un maillage plus dense pour la surveillance du ciel, un atout majeur dans un contexte de changement climatique et de recrudescence des événements extrêmes. Cette initiative s’inscrit dans la continuité du Projet de gestion intégrée des inondations au Sénégal (PGIIS) et fait écho à d’autres collaborations stratégiques, telles que l’homologation de l’héliplateforme GTA HUB.

Kaolack : l’adjointe au maire plaide pour une révision du circuit des canalisations

À Kaolack, la question de l’assainissement reste au cœur des préoccupations locales. Face aux difficultés récurrentes liées aux eaux pluviales et usées, l’adjointe au maire a lancé un appel pressant en faveur d’une révision du circuit des canalisations de la commune.

Selon Madame Madjiguène Diouf Ndiaye, adjointe au maire chargée de l’assainissement, l’actuel réseau, hérité de plusieurs décennies, n’est plus adapté à l’évolution démographique et à l’expansion urbaine de la ville. Les canalisations, souvent saturées et obsolètes, ne parviennent plus à drainer efficacement les eaux, entraînant débordements, stagnations et nuisances pour les populations.

« Nous faisons face à une situation critique. Les pluies de ces dernières années ont mis en évidence les limites de notre système d’évacuation. Une révision technique et structurelle du circuit des canalisations est devenue une urgence pour préserver la santé publique et améliorer la qualité de vie des habitants », a déclaré l’adjointe au maire face à la presse, ce lundi 8 septembre 2025.

Elle a plaidé pour une collaboration renforcée entre la municipalité, l’État et les partenaires techniques, afin de mobiliser les ressources nécessaires à une restructuration complète du réseau.

Dans plusieurs quartiers, les habitants vivent encore avec des rues impraticables et des eaux stagnantes favorisant la prolifération de maladies. Beaucoup espèrent que ce plaidoyer ne restera pas lettre morte.

Mme Diouf Ndiaye a rappelé que, depuis quelques mois, la municipalité a engagé plusieurs actions pour améliorer le cadre de vie des Kaolackois : opérations de curage des caniveaux, collecte d’ordures et campagnes de sensibilisation à l’hygiène publique. L’objectif affiché est clair : prévenir les inondations récurrentes et réduire les risques sanitaires liés à l’insalubrité.

« Le maire Serigne Mboup ne peut pas rester les bras croisés en attendant le transfert des compétences. Les populations vivent ici et subissent les conséquences. En tant que maire, il a le devoir d’agir », a-t-elle insisté.

Enfin, elle a rappelé que l’assainissement est une responsabilité collective :

« Les autorités peuvent investir, mais sans civisme de la population, les efforts resteront vains. Chaque citoyen doit comprendre qu’un geste irresponsable, comme jeter un sachet plastique dans la rue, peut avoir des conséquences graves sur toute la communauté », a conclu l’adjointe au maire.

Fass Mbao : Une querelle entre amis vire au drame, un jeune maçon tué pour 1 500 F CFA

Le quartier Cheikh Tidiane Khamade, à Fass Mbao, est encore sous le choc. Dans la nuit du samedi 6 septembre, une dispute banale entre deux amis d’enfance s’est transformée en une tragédie. Pape Malick Dia, 18 ans, a perdu la vie sous les coups de couteau de son ami proche, Amady, âgé de 20 ans.

Connu dans son quartier pour sa discipline et sa passion pour la lutte, Pape Malick Dia était aussi apprenti-maçon. Ce soir-là, il se trouvait en compagnie de son camarade de toujours, Amady, receveur de bus. Une altercation éclate entre les deux, d’abord verbale, puis rapidement maîtrisée par des témoins. Mais quelques heures plus tard, la rancune refait surface. Armé d’un couteau, Amady assène un coup fatal à son ami, atteignant sa gorge.

Les voisins, alertés par les cris, tentent désespérément de sauver la victime en improvisant un garrot pour contenir l’hémorragie. Mais malgré leurs efforts, le jeune maçon succombe à ses blessures avant son arrivée à l’hôpital.

Selon des informations rapportées par L’Observateur, le différend entre les deux amis remonterait à une dette de 1 500 F CFA. Une somme qu’Amady avait prêtée à Pape Malick lors d’une sortie entre copains sur l’île de Ngor. Bien que remboursée par la suite, cette histoire avait laissé des traces dans leur relation. Le soir du drame, des insultes échangées auraient rallumé les tensions, précipitant l’irréparable.

Après le coup mortel, Amady tente de prendre la fuite. La police de Sicap-Mbao, dirigée par le lieutenant Camara, lance immédiatement les recherches. Le suspect est finalement arrêté dans la même nuit. Face aux enquêteurs, il reconnaît les faits et explique avoir agi sous le coup de la colère : « Pourquoi j’ai tué mon ami… », aurait-il confié, évoquant les insultes répétées de la victime comme déclencheur.

Tentative d’évasion au Camp pénal de Liberté 6 : un détenu rapidement rattrapé

Mardi soir, aux environs de 20 heures, un prisonnier a tenté de s’évader du Camp pénal de Liberté 6. Selon les informations rapportées par Libération, l’homme, identifié comme M. Ndiaye, a profité d’un concours de circonstances pour s’échapper du « Quartier de haute sécurité ».

Condamné en janvier 2023 à quatre ans de prison pour vol en réunion, le détenu a réussi à se frayer un chemin par la toiture, franchissant les barbelés malgré les tirs de sommation d’un garde posté au mirador. Sa tentative d’évasion aurait coïncidé avec un transfert de prisonniers en provenance de Rebeuss et une brève coupure d’électricité, ce qui aurait facilité sa manœuvre.

Mais sa liberté n’aura été que de courte durée. M. Ndiaye a en effet été rapidement localisé et repris dans l’enceinte du Camp Sékou Mballo, situé à proximité.

Enlèvement des chauffeurs sur le corridor Dakar-Bamako : les vérités du président des chauffeurs routiers frigorifiques du Sénégal

Les six chauffeurs sénégalais enlevés cette semaine au Mali par des présumés djihadistes, puis libérés vendredi soir, continuent de faire couler beaucoup d’encre et de salive.

L’annonce de leur enlèvement, confirmée par le ministère sénégalais de l’Intérieur, a ravivé les craintes d’un éventuel blocus jihadiste sur l’axe Dakar-Bamako, vital pour l’approvisionnement de la capitale malienne et essentiel pour l’économie du port de Dakar. Une situation qui suscite de vifs débats, au grand dam du président des chauffeurs routiers frigorifiques du Sénégal.

Sur la route de Bamako, Matar Sène a exprimé son indignation et invité les médias à se rapprocher des véritables acteurs du secteur pour obtenir des informations fiables.

« Je voudrais dire aux Sénégalais, et particulièrement aux représentants des médias, de ne pas tendre leur micro à n’importe qui dans cette affaire, compte tenu de sa sensibilité. Ce qui se passe est très sérieux. Chacun interprète à sa manière sans connaître les tenants et les aboutissants. Si les journalistes veulent des informations vérifiées, ils doivent se rapprocher des acteurs légitimes du transport. À l’heure où je vous parle, je suis en route pour Bamako avec un chargement en provenance de Dakar. En ma qualité de président des chauffeurs routiers frigorifiques, je demande solennellement qu’on arrête de nous exposer à travers des interventions désordonnées dans les médias. De grâce, nous ne voulons pas que les choses dégénèrent. Depuis mon départ de Dakar ce samedi, des chauffeurs m’appellent de partout et m’envoient des vidéos d’émissions de télévision. Nous n’avons pas besoin de cela », s’est offusqué Matar Sène, joint par téléphone.

Poursuivant, il a lancé un nouvel appel à la responsabilité des journalistes :

« Je prie les radios et télévisions d’arrêter d’inviter n’importe qui pour parler d’une situation qu’ils ne maîtrisent pas. Nous sommes contrôlés à chaque poste de contrôle et nous ne présentons que notre pièce d’identité pour continuer notre route. Le problème se situe au niveau du Mali, car nous devons y passer pour nous rendre au Burkina Faso, en Guinée-Bissau ou au Niger. Hormis pour aller en Mauritanie ou au Maroc, toutes nos routes passent par le Mali. Si des propos infondés sont diffusés sur les Maliens, cela peut se retourner contre nous. Nous avons plus besoin de soutien que de polémiques. »

Pour rappel, dans un communiqué repris par l’APS, l’Union des routiers du Sénégal (URS) a annoncé la libération des six chauffeurs sénégalais enlevés au Mali. Une information confirmée par le secrétaire général de l’URS, Gora Khouma, qui n’a toutefois pas donné de détails sur les circonstances de leur enlèvement ni de leur libération. Selon toujours l’APS, il a informé, vendredi matin, l’ambassadrice du Sénégal au Mali ainsi que le ministère des Transports.

A. Saleh

Kaolack : Les eaux usées envahissent l’axe Médina Baye – Mbadakhoun, les populations menacent d’occuper l’ONAS

Depuis plusieurs semaines, l’axe routier reliant Médina Baye à Mbadakhoun, dans la région de Kaolack, est devenu presque impraticable. En cause : des eaux usées qui se déversent sans contrôle, transformant la route en un véritable marécage à ciel ouvert.

Cette route constitue pourtant un passage essentiel pour les déplacements des populations, les activités économiques et l’accès aux services sociaux de base. Taxis, charrettes, motos et piétons doivent désormais se frayer un chemin entre flaques stagnantes et eaux nauséabondes.

Excédées par cette situation qui perdure, les populations de Médina Baye et de Mbadakhoun dénoncent l’inaction du ministère de l’Assainissement et pointent la négligence de l’ONAS, censé intervenir pour améliorer leur cadre de vie.

« Nous vivons dans l’insalubrité totale. Les enfants tombent malades, les commerces sont paralysés et les véhicules s’abîment chaque jour », déplore Elhadji Niang, commerçant installé en bordure de route.

Face au silence des autorités, les habitants menacent de passer à l’action. Ils envisagent d’occuper le bureau de l’ONAS afin d’exiger une solution immédiate. Leurs revendications portent sur le pompage des eaux usées, la mise en place d’un système de drainage durable et des mesures sanitaires urgentes.

Au-delà des difficultés de mobilité, la stagnation de ces eaux usées favorise la prolifération des moustiques et accroît les risques de maladies hydriques telles que le paludisme. Une menace sanitaire qui pèse désormais sur l’ensemble de la communauté.

Matam : le pont de Oréfondé fermé à la circulation à cause de la crue du fleuve Sénégal

La circulation a été provisoirement interdite sur le pont de Oréfondé, submergé par les eaux du fleuve Sénégal. L’annonce a été faite ce samedi par le gouverneur de la région de Matam, Saïd Dia.

« Le pont de Oréfondé, reliant cette commune du Dandé Mayo nord, a été submergé par les eaux du fleuve Sénégal. La circulation y est provisoirement interdite », a indiqué l’autorité administrative dans un communiqué.

Cet ouvrage constitue un axe vital pour relier la commune de Oréfondé aux villages environnants. Déjà par le passé, il avait été fermé dans des circonstances similaires, forçant les populations à se rabattre sur les pirogues motorisées pour se déplacer.

La situation reste préoccupante, puisque le niveau d’alerte du fleuve Sénégal, fixé à 8 mètres, a été dépassé depuis plusieurs jours. Les risques d’inondations persistent et perturbent fortement la mobilité dans cette zone frontalière, où les populations attendent des mesures urgentes pour sécuriser leurs déplacements.

Enseignants du privé laïc : bras de fer autour de l’indemnité de logement bloquée à 15 000 F CFA

La colère gronde dans l’enseignement privé laïc. Les enseignants de ce sous-secteur dénoncent le blocage persistant de l’indemnité de logement fixée à 15 000 F CFA depuis plus d’une décennie. Face au refus du patronat d’engager des réajustements, ils annoncent une mobilisation dans les prochains jours pour obtenir gain de cause.

Depuis 2012, à la suite de longues batailles menées par l’Union Démocratique des Enseignants du Privé Laïc (UDEPL), l’Union nationale des Écoles Privées Laïques du Sénégal (UNEPLAS), organisation patronale, avait concédé une indemnité de résidence de 15 000 F CFA assortie d’une prime pour la qualité de l’enseignement, variant entre 3 % et 7 % du salaire. Mais pour les enseignants, cette somme est devenue dérisoire face à l’augmentation continue du coût de la vie et surtout du logement.

« Nous rappelons que l’indemnité de logement varie entre 80 000 et 100 000 F CFA dans le privé catholique, et qu’elle est fixée à 100 000 F CFA dans le public », martèle un responsable de l’UDEPL.

En janvier 2023, l’UDEPL avait officiellement déposé une demande d’ouverture de négociations auprès de l’UNEPLAS et de la Direction générale du Travail, réclamant une revalorisation substantielle de l’indemnité et de la prime. Une commission tripartite avait été convoquée en juillet 2023, mais les propositions des enseignants furent rejetées.

Le patronat avait alors promis d’attendre juillet 2024, le temps d’appliquer les augmentations générales de salaires dans le privé. Mais, un an plus tard, la situation n’a guère évolué. Les discussions devaient être finalisées en juillet 2025 pour aboutir à un protocole d’accord. Or, à ce jour, la commission prévue en août n’a toujours pas été convoquée.

L’UDEPL accuse les responsables des écoles privées laïques de privilégier leurs profits au détriment des conditions de vie de leurs enseignants. « Alors que nous vivons dans une pauvreté indescriptible à cause de revenus trop faibles, nos employeurs refusent de partager les bénéfices générés et préfèrent mener une vie de luxe », dénoncent les syndicalistes.

Face à ce qu’ils qualifient de mépris, les enseignants du privé laïc prévoient un plan d’action pour faire entendre leur voix. Les autorités compétentes seront officiellement saisies afin de trouver une issue à ce bras de fer.

Pour l’UDEPL, il ne s’agit plus seulement d’une revendication salariale, mais d’un combat pour la dignité et la reconnaissance d’enseignants qui, chaque jour, participent à la formation de milliers d’élèves.

Abdoulaye Ndiaye, proche de Farba Ngom, fait de graves révélations après une audience chez le Khalife des Mourides

Abdoulaye Ndiaye, chargé de communication de l’ex-député-maire des Agnams, Farba Ngom, a été reçu récemment par le Khalife général des Mourides, en présence d’un de ses fils. Au cours de cette audience, il a transmis au patriarche les inquiétudes liées à l’état de santé de son mentor, estimant que celui-ci ne permettait pas un maintien en détention.

Sans ambages, Abdoulaye Ndiaye a choisi de lever le voile sur des tractations politiques. Selon lui, le régime en place aurait tenté de convaincre Farba Ngom de se désolidariser du président Macky Sall et de lancer un mouvement politique indépendant, en échange d’une « paix garantie ».

« Moi-même, on m’a proposé un marché de plus de 4 milliards si je tournais le dos à Farba », a-t-il affirmé, dénonçant des pratiques qu’il juge indignes.

L’ancien détenu a annoncé qu’avec d’autres ex-prisonniers, ils comptent organiser une conférence de presse commune afin de révéler l’intégralité des faits. Il avance que ce projet explique le silence actuel d’Assane Diouf.

Abdoulaye Ndiaye est allé plus loin en dénonçant des « pressions et chantages » subis derrière les barreaux. Il assure que des caméras avaient été installées en prison pour espionner les détenus, et prévient : « Nous sommes prêts à exhiber les contenus pour que nul n’en ignore. »

Confiant dans la fidélité des populations du nord, le porte-parole de Farba Ngom a lancé un avertissement : « Même en l’absence de Farba sur le champ politique, jamais ces gens-là ne pourront gagner une élection dans le Fouta. »

Doute sur « Dakar Métropole 2050 »

En conclusion, Abdoulaye Ndiaye a remis en cause la crédibilité du projet « Dakar Métropole 2050 », qu’il considère comme une initiative sans fondement et dépourvue de vision réaliste.

Enlèvement présumé de routiers sénégalais au Mali : Dakar appelle à la prudence

Le ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a réagi, ce samedi 6 septembre 2025, aux informations diffusées par l’Union des Routiers du Sénégal (URS) concernant l’enlèvement présumé de six ressortissants sénégalais par des groupes armés terroristes au Mali.

Selon l’URS, ces faits seraient liés aux attaques perpétrées les 3 et 4 septembre dans la commune de Diéma, dans un contexte sécuritaire tendu marqué par les restrictions imposées par des groupes armés sur le transport de certaines marchandises.

Dans son communiqué, le ministère a tenu à nuancer ces déclarations. « Aucun élément vérifiable ne permet, à ce stade, de confirmer l’enlèvement signalé ni d’établir avec certitude l’identité des personnes supposément concernées », précise-t-il.

Les autorités sénégalaises indiquent être en contact permanent avec leurs homologues maliens, par l’intermédiaire de l’Ambassade du Sénégal à Bamako. « Toute évolution pertinente relative à cette situation fera l’objet d’une communication officielle ultérieure », rassure le ministère.

Mali – Enlèvement présumé de routiers sénégalais : le gouvernement appelle à la prudence

L’Union des routiers du Sénégal (URS) a annoncé, ce vendredi, l’enlèvement de six de ses membres par des groupes armés terroristes au Mali. L’information, largement relayée, a provoqué une vague d’inquiétude au sein de l’opinion publique et du secteur du transport routier.

Face à cette alerte, le Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a publié un communiqué pour tempérer les déclarations de l’URS. « À ce stade, aucun élément vérifiable ne permet de confirmer l’enlèvement signalé, ni d’établir avec certitude l’identité des personnes supposément concernées », précise le texte.

Le département dirigé par la ministre Yassine Fall affirme toutefois suivre la situation de près. Par l’intermédiaire de l’Ambassade du Sénégal à Bamako, des concertations ont été engagées avec les autorités compétentes maliennes afin de vérifier la véracité des faits et d’apporter des éclaircissements.

Le ministère assure que « toute évolution pertinente relative à cette situation fera l’objet d’une communication officielle ultérieure », appelant ainsi à la retenue et à la prudence en attendant des informations fiables.

Accident mortel à la sortie de Mbour : 5 morts sur le coup

La route a encore endeuillé des familles. Un grave accident de la circulation est survenu ce vendredi à la sortie de la commune de Mbour, plus précisément à hauteur de Keur Balla Lo. Le choc, d’une rare violence, a coûté la vie à cinq personnes sur le coup.

Selon les premiers témoignages recueillis sur place, un camion en provenance de Kaolack est entré en collision avec un véhicule particulier. L’impact a été si violent que les passagers de la voiture n’ont eu aucune chance de s’en sortir.

Alertés, les sapeurs-pompiers et les forces de l’ordre se sont rapidement déployés sur les lieux pour évacuer les corps sans vie, prendre en charge d’éventuels blessés et sécuriser la zone. La circulation, fortement perturbée, est en cours de régulation.

Cet énième drame relance encore une fois le débat sur la sécurité routière au Sénégal, où les accidents continuent de causer de lourdes pertes en vies humaines.

Kaolack – Couverture sécuritaire et médicale du Gamou : le dispositif des sapeurs-pompiers dévoilé

À l’occasion du Gamou, un important dispositif sécuritaire et médical a été mis en place par les sapeurs-pompiers. Le commandant du groupement d’incendie, Erasme Samb, a détaillé les moyens humains et matériels mobilisés.

« En termes de personnel, nous avons engagé 173 sapeurs, dont 5 officiers, 42 sous-officiers et 126 militaires du rang. Sur le plan logistique, nous avons mobilisé 9 ambulances, plusieurs moyens spéciaux ainsi que 10 engins de lutte contre les incendies, dont 3 camions-citernes de grande capacité. Le dispositif inclut également des moyens nautiques : une vedette ambulance et deux zodiacs pour assurer la sécurité des pèlerins empruntant le fleuve, notamment entre Foundiougne et Kaolack, au niveau des points d’embarquement et de débarquement », a-t-il expliqué.

Depuis le début des opérations, 41 sorties ont été effectuées pour divers types d’interventions. Les plus marquantes concernent les accidents de la circulation : 20 cas recensés, impliquant 48 victimes. Parmi elles, 43 ont pu être assistées, mais malheureusement 5 décès ont été enregistrés lors d’un accident survenu entre Matam et Linguère.

Sangue Barhamou Ndiaye : Un destin scellé par la spiritualité

Né le 5 février 1958 à Thiakho Thiof Yôr, dans la région du Saloum, Sangue Barhamou Ndiaye est issu d’une lignée noble. Fils d’Ibrahima Ndiaye et d’Aminata Cissé, il grandit dans un environnement marqué par la foi et la tradition. Très tôt, il fut initié à l’apprentissage coranique auprès de plusieurs maîtres, dont Ibra Gueye et Cheikh Mbaye Awa, qui virent en lui les prémices d’une vocation spirituelle singulière.

Parmi les souvenirs de son enfance, un épisode demeure gravé dans sa mémoire comme le sceau de sa destinée. Un jour béni, alors qu’il n’était qu’un enfant de Thiakho, le village eut l’honneur de recevoir la visite du grand maître Shaykh Ibrahim Niass. L’événement attira une foule enthousiaste, et les enfants, débordants d’ardeur, s’éparpillèrent entre un acacia et un baobab avant de courir derrière la voiture qui transportait le guide. Sangue Bi, le plus vif, fut le premier à atteindre le véhicule. Lorsque Baye descendit, il posa sa main avec douceur sur la tête du jeune garçon. Ce simple geste provoqua en lui une émotion indicible, une vibration intérieure qu’il n’avait jamais ressentie. Il en garda le souvenir comme une marque intime, un signe silencieux scellant un destin spirituel hors du commun.
En 1978, il s’installa définitivement à Dakar, où son cheminement spirituel prit une dimension nouvelle. Sa quête de vérité l’amena à fréquenter divers cercles de savoir et de spiritualité, jusqu’à franchir les portes d’églises pour écouter des prêtres. Cette ouverture rare, loin d’être une errance, traduisait une soif ardente de Dieu. Elle s’inscrivait dans la continuité de la tradition des grands maîtres soufis, qui passèrent par de multiples écoles avant de recevoir la grâce définitive. Shaykh Ahmad at-Tijânî lui-même, bien qu’essence de sainteté dès avant sa naissance, avait suivi une douzaine de maîtres avant que le Prophète – en état de veille – ne l’investisse directement de la voie tijânie.
Cette quête inlassable trouva son accomplissement en 1996, lorsque Sangue Barhamou Ndiaye rencontra Mawlânâ Shaykh Ibrahim Niass, vers qui il fut conduit par Mawlânâ Shaykh Uld Khayr de Mauritanie. Dès lors, il devint l’un de ses disciples les plus fervents, entièrement dévoué à sa voie. Déjà, Shaykh Uld Khayr avait pressenti son destin spirituel en affirmant que « Babacar Ndiaye », comme on le nommait alors, connaîtrait une ouverture totale qui l’élèverait au-dessus de ses semblables. L’un de ses proches, Baye Abdul Qâdir Lo, avait lui aussi reconnu son envergure exceptionnelle : « Ton horizon spirituel est si vaste qu’il te faudra longtemps pour trouver un maître à ta mesure. »
Aujourd’hui, Sangue Bi s’impose comme une figure majeure de la Fayda Tijâniyya. Sa rigueur, sa générosité et sa constante disponibilité au service de la transmission de la gnose font de lui une référence incontournable de la spiritualité contemporaine. Son itinéraire, marqué par l’humilité et l’ardeur, incarne la continuité vivante d’une tradition qui dépasse les frontières du temps et de l’espace.

CHEIKH MOUHAMADOUL MAHI NIASSE : Un guide spirituel au service de l’humanité

À la fois érudit, pédagogue et médiateur, Cheikh Mouhamadoul Mahi Niasse reste fidèle à l’héritage de son père, El Hadji Ibrahima Niasse, tout en façonnant une vision contemporaine de l’Islam fidèle aux enseignements du Prophète Mouhammad (Paix et salut sur lui). De la bibliothèque de Médina Baye à la médiation des conflits à l’international, sa mission repose sur le savoir et l’amour de l’humanité.

Chaque jour, le cinquième khalife de Médina Baye, depuis 2020, s’entoure d’un cercle de fidèles et de proches. Ces rencontres quotidiennes, empreintes d’humilité et de culture générale, traduisent la proximité d’un guide spirituel qui aime échanger sur tous les aspects de la vie contemporaine. Modeste et généreux, il incarne l’image d’un érudit accessible, profondément enraciné dans la tradition tout en demeurant attentif aux défis du monde moderne.
Sa passion pour la lecture et son attachement à la jeunesse renforcent l’image d’un apôtre de la paix, soucieux de transmettre les valeurs de dialogue, de tolérance et de savoir.
En 2022, Cheikh Mahi Ibrahima Niass s’est distingué par une médiation historique dans la crise soudanaise, contribuant ainsi à rapprocher des belligérants que tout semblait opposer. Cet acte a confirmé son rôle de passeur de paix et d’acteur incontournable de la diplomatie religieuse. Héritier spirituel de son illustre père, El Hadji Ibrahima Niasse, il perpétue une tradition d’ouverture et d’engagement au service de la Oumma et de l’humanité.
En 2024, celui qui est également Président de l’Union islamique africaine, a été l’artisan de la conversion de plus d’une centaine de personnes à l’Islam.

QUÊTE ÉTERNELLE DU SAVOIR
Né en 1938, Cheikh Mahi Ibrahima Niasse est unanimement décrit comme un homme d’une humilité exemplaire, d’une disponibilité constante et d’une érudition remarquable. Alors que la plupart des enfants de sa génération commençaient l’apprentissage du Coran à l’âge de 7 ans, il en entama la mémorisation dès l’âge de 5 ans en Mauritanie, auprès de maîtres coraniques réputés auxquels son père l’avait confié. Arraché à l’affection maternelle pour être initié aux sciences religieuses, il s’est très tôt consacré à la quête de Dieu, aux côtés de ses frères également dédiés à cette mission spirituelle.
De retour au Sénégal, il poursuivit son apprentissage avant de s’exiler en Égypte. À l’Université Al Azhar du Caire, en Égypte, haut lieu du savoir islamique, il s’illustra par sa rigueur intellectuelle et obtint en 1976 une maîtrise en Histoire islamique.
Très impliqué dans les mouvements estudiantins du monde arabe, il fut tenté de prolonger son engagement militant en dehors du Sénégal. Mais son père, conscient des dérives possibles, le rappela à ses responsabilités spirituelles et le ramena à une voie plus mesurée. Ce rappel paternel marqua un tournant décisif dans son parcours : Cheikh Mahi choisit alors de mettre son érudition et son énergie au service du savoir et de la communauté.
Directeur de l’Institut franco-arabe El Hadji Abdoulaye Niasse de Médina Baye, il s’impose depuis plusieurs décennies comme un pédagogue passionné, transmettant aux nouvelles générations son amour de la connaissance. Il confia un jour que, lors d’une retraite auprès de son père, il avait prié pour une seule chose : le savoir. Cette prière fut exaucée, tant sa maîtrise des sciences islamiques et des enjeux contemporains force aujourd’hui l’admiration de ses pairs et de ses disciples.

APÔTRE DE LA PAIX
Propulsé sur le devant de la scène en tant que vice-khalife sous le magistère du quatrième khalife, Cheikh Ahmed Tidiane Niasse, Cheikh Mahi a toujours préféré la discrétion aux honneurs. Il affectionne davantage l’esplanade de la grande mosquée, où il improvise des conférences sur la géopolitique, l’histoire ou l’œuvre de son père, que les tribunes officielles. Sa résidence, abritant une bibliothèque riche et variée, est devenue un lieu de rencontres et d’échanges, où il reçoit sans protocole et où chacun peut trouver écoute et conseil.
Au-delà de son érudition et de sa proximité avec les fidèles, c’est son rôle dans la résolution de conflits qui demeure le plus marquant. L’exemple le plus frappant est sans doute celui du Darfour, où il mit fin à une guerre ethnique qui avait duré 9 ans et impliqué plus de cinquante (50) tribus. Sans mobilisation militaire ni moyens financiers, il réussit à instaurer un cessez-le-feu fondé uniquement sur l’amour d’Allah et les valeurs universelles de l’islam. Cette victoire silencieuse, obtenue par la seule force du dialogue et de la foi, illustre parfaitement sa vision d’une diplomatie spirituelle au service de la paix et de la réconciliation.
Humble, visionnaire et profondément attaché au service de l’humanité, Cheikh Mouhamadoul Mahi Niasse apparaît aujourd’hui comme l’un des grands artisans de paix de notre temps.
Fidèle à l’héritage de son père tout en affirmant sa propre voie, il demeure un serviteur infatigable de la Oumma et un guide éclairé dont l’influence dépasse largement les frontières du Sénégal.

BAYE SERIGNE ASSANE SECK : Le Khalife bâtisseur

Serigne Assane Seck, 9ᵉ Khalife général de Thiénaba, perpétue une tradition tidiane séculaire. Issu d’une lignée prestigieuse, il allie guidance spirituelle, engagement moral et actions concrètes pour renforcer l’unité, la justice et le développement de sa communauté.

Né en 1939 à Thiouty, un village situé à proximité de Thiénaba, Serigne Assane Seck est le 9ᵉ Khalife général de la confrérie tidjane de Thiénaba. Fils de Serigne Ibrahima Seck, le 6ᵉ Khalife, il a grandi dans un environnement profondément religieux, imprégné des valeurs de droiture, de générosité et de dévouement à la communauté. Très tôt, il a reçu une éducation religieuse solide, à Thiouty puis à Thiénaba, qui a forgé son attachement aux enseignements de la Tidjania et à la Sunna du Prophète Muhammad (PSL).
Avant son accession au khalifat, Serigne Assane Seck a longuement accompagné son frère, Serigne Abdou Rahim Seck, dans la gestion des affaires de la confrérie, acquérant ainsi une connaissance fine des besoins spirituels et matériels de sa communauté. Sa réputation de gardien vigilant des valeurs tidianes repose sur son intégrité, son sens de la justice et son engagement constant pour l’unité de la communauté.
Intronisé Khalife en 2021, il a immédiatement affirmé son désir de poursuivre et d’élargir les projets de ses prédécesseurs. Sous sa direction, Thiénaba a poursuivi son développement, avec notamment l’électrification de plusieurs villages et l’amélioration des infrastructures locales. Il valorise l’action concrète autant que la guidance spirituelle, convaincu que le progrès matériel et la vie religieuse doivent se renforcer mutuellement.
Serigne Assane Seck n’hésite pas à souligner l’importance historique et religieuse de Thiénaba dans le paysage national. Lors de la célébration du Gamou 2025, il a appelé à une plus grande reconnaissance de la cité par les autorités étatiques, rappelant son rôle central dans la préservation des valeurs tidianes et dans la promotion de l’éthique religieuse au Sénégal.
Sa stature morale, son dévouement à la communauté et sa capacité à incarner l’unité font de lui une figure respectée et écoutée, non seulement par ses talibés, mais aussi par l’ensemble de la société sénégalaise. Avec un équilibre rare entre tradition et modernité, Serigne Assane Seck illustre la continuité d’une lignée religieuse prestigieuse et demeure un pilier de la Tidjania, guidant sa communauté avec sagesse, fermeté et humilité.

SERIGNE MBAYE SY MANSOUR : Sentinelle de la justice et de la vérité

Héritier d’une lignée prestigieuse et formé à l’école de Tivaouane, Serigne Mbaye Sy Mansour, 7e Khalife général, se distingue par son attachement indéfectible à la vérité, à la justice et à la Sunna du Prophète Muhammad (PSL). Reconnu pour son franc-parler et sa droiture, il se présente comme le gardien vigilant des valeurs spirituelles et morales de la Tidjania, inspirant respect et admiration au sein de la communauté.

Serigne Mbaye Sy Mansour est le 7e Khalife général de Tivaouane, succédant à Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine.
Né en 1932 et formé à l’École de Tivaouane, il a d’abord été porte-parole de la famille Tidiane avant d’accéder au khalifat. Fils aîné de Cheikh El Hadj Mouhamadou Mansour Sy Maodo (1900-1957) et petit-fils de Sokhna Safiétou Niang, il puise dans cet héritage aristocratique et spirituel les valeurs qui façonnent sa personnalité : droiture, justice, vérité, honneur et vertu.
Sa mère, Sokhna Aminata Seck, descendante de Doudou Seck Bou El Mogdad, illustre par son exemple la générosité, la foi et la probité, tandis que son père et ses tuteurs spirituels – El Hadji Mansour Sy, Cheikh Al Seydi Khalifa Ababacar Sy et Seydi Djamil – lui ont transmis un caractère bien trempé, fondé sur la constance et la fidélité aux principes religieux. Cette éducation lui a permis de rester un pur orthodoxe, attaché aux valeurs de la Tarikha et à la vérité, tout en rejetant toute forme d’aristocratie ostentatoire.
Serigne Mbaye Sy Mansour est connu pour son franc-parler ; d’où son surnom « Pa Allemand ». Cette franchise n’est pas un simple trait de caractère, mais le reflet d’un engagement profond envers la vérité et le désintéressement. Il apparaît comme le gardien vigilant et intransigeant des vertus attachées à Tivaouane, garantissant que la Tarikha conserve sa force morale et spirituelle. Partout où il s’impose, c’est par son intégrité et sa constance dans l’application des principes islamiques les plus fondamentaux, parmi lesquels la justice, la paix et la vérité occupent une place centrale.
En plus de ses racines familiales et spirituelles, son héritage moral et intellectuel se nourrit de figures historiques et religieuses de la région, comme sa grand-mère Sokhna Arame Bonkho, connue pour sa générosité et son dévouement envers autrui, et les poèmes dédiés par Khaly Madiakhaté Kalla à Doudou Seck Bou El Mogdad, son arrière-grand-père. Cette lignée confère à Serigne Mbaye Sy Mansour une légitimité morale qui dépasse les frontières de la famille Tidiane, en faisant un repère respecté par l’ensemble de la communauté musulmane.

L’ÉTHIQUE COMME PIERRE ANGULAIRE

La vérité est la nourriture quotidienne de Serigne Mbaye Sy Mansour. Son attachement intrépide à la justice, au désintéressement et à la rigueur morale le distingue de nombreux leaders religieux. Sa vision dépasse les considérations égoïstes et hiérarchiques, privilégiant toujours la responsabilité morale et religieuse dans la société. Pour lui, défendre la foi islamique va de pair avec la protection de la République, l’unité nationale, la paix civile et la citoyenneté.
Doté d’un caractère incorruptible, d’une constance sans faille et d’une sincérité exemplaire, le Khalife impose le respect partout où il passe. Il répète volontiers : « Devant Dieu, qui est Seul souverain, nul n’est fort et tous sont périssables », rappelant que la puissance humaine reste limitée face à la vérité et à la justice divine. Sa probité morale et sa conformité aux préceptes coraniques font de lui une référence spirituelle et morale, forgeant la fierté et la confiance des talibés tidianes.
Le Khalife est une université vivante, un silo inépuisable de grandeur morale et de vertu ainsi qu’un ambassadeur infatigable de la Tidjania. Ces qualités expliquent la crédibilité et le respect unanime dont il jouit auprès des citoyens de toutes confessions et obédiences. Contrairement à ceux qui privilégient les statuts sociaux ou les privilèges de naissance, Serigne Mbaye Sy Mansour a choisi de mettre son Moi individuel au service du suprême Soi et de la communauté, incarnant ainsi un idéal de dévouement et de service religieux.
Durant toute sa vie, il s’est illustré comme un homme de justice et de vérité, toujours constant dans ses engagements moraux et spirituels. Chez lui, la liberté n’abdique jamais et la vérité ne saurait être une marchandise. Il incarne la sentinelle vigilante d’une tradition religieuse respectueuse des lois divines et humaines, guidant la communauté vers la vertu, l’éthique et la piété.
Ainsi, Serigne Mbaye Sy Mansour reste-t-il un modèle de vertu et de fidélité ; un guide religieux dont la voix et les actes résonnent comme des repères solides dans un monde en perpétuelle mutation. Sa vie et son engagement demeurent un exemple vivant de la Tidjania et une inspiration pour tous ceux qui aspirent à la justice, à la vérité et à l’intégrité.

Gambie : Le président Adama Barrow décrète le 5 septembre jour férié pour le Mawlid Al-Nabi

Le chef de l’État gambien, Adama Barrow, a proclamé le vendredi 5 septembre 2025 jour férié sur l’ensemble du territoire national, à l’occasion du Mawlid Al-Nabi, célébration marquant la naissance du Prophète Mohamed (PSL).

Dans un communiqué officiel diffusé par la présidence, la State House souligne que cette décision vise à offrir aux citoyens l’opportunité de commémorer dans la dignité et la ferveur religieuse cet événement majeur du calendrier islamique.

À cette occasion, le président Barrow a présenté ses « chaleureuses félicitations » et formulé des vœux de « célébration heureuse et bénie » à l’endroit de l’ensemble du peuple gambien, ainsi qu’aux amis et partenaires de la Gambie.

Le Mawlid Al-Nabi, également connu sous le nom de Gamou dans certains pays de la sous-région, constitue un temps fort de rassemblement spirituel. Les fidèles y prennent part à des prières collectives, des récitations de textes religieux et des activités communautaires, renforçant ainsi les valeurs de fraternité et de solidarité.

Gamou 2025 : à Thiès, plus de 2 300 baguettes et 12 tonnes de produits impropres saisis par la Brigade régionale du commerce

À l’occasion du Gamou 2025, la Brigade régionale du commerce de Thiès a procédé à une vaste opération de contrôle destinée à sécuriser l’approvisionnement et à protéger les consommateurs. Les vérifications menées sur plusieurs sites de vente ont abouti à des saisies massives, traduisant à la fois la vigilance des autorités et les manquements persistants de certains commerçants.

Selon Khadim Ndiaye, chef du service régional du commerce, l’une des infractions relevées concerne directement le prix du pain, denrée de première nécessité très consommée pendant les rassemblements religieux. « Un boulanger a été pris en flagrant délit en vendant la baguette à 200 francs CFA, alors que le prix officiel est fixé à 150 francs. Cette irrégularité a conduit à la saisie de 2 309 baguettes et à leur revente immédiate aux consommateurs au tarif réglementaire », a-t-il expliqué.

Outre cette fraude sur le pain, les équipes de contrôle ont également retiré du marché 12 tonnes de produits impropres à la consommation. Ces marchandises, composées de denrées alimentaires avariées mais aussi de produits non alimentaires, représentaient un danger direct pour la santé des consommateurs.

Pour Khadim Ndiaye, ces résultats illustrent l’importance des missions de veille menées par ses services, particulièrement lors des grands événements religieux qui rassemblent des millions de pèlerins. « Ces opérations illustrent l’efficacité des services de contrôle qui, à travers leurs missions de veille et d’alerte, contribuent à garantir la protection des consommateurs et à permettre aux pèlerins de vivre un Gamou en toute sécurité sur le plan alimentaire », a-t-il souligné.

Cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large de sécurisation des marchés lors du Gamou, période durant laquelle la demande explose et favorise les tentatives de spéculation ou la mise en circulation de produits de mauvaise qualité. Les autorités rappellent qu’elles resteront vigilantes tout au long de l’événement afin d’éviter de nouveaux abus et de préserver la santé publique.

Mercure dans le poisson importé : le ministère des Pêches rassure, le Brown Croaker déclaré sans danger pour la consommation

Face aux inquiétudes soulevées ces derniers jours par certaines informations relayées dans les médias sur la présence supposée de mercure dans le poisson importé, notamment le Brown Croaker, le ministère des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires a tenu à clarifier la situation. Dans un communiqué parvenu à Ledakarois, il a apporté des précisions visant à rassurer les consommateurs et à rétablir les faits.

Selon la Direction des Industries de Transformation de la Pêche (DITP), tous les produits de la pêche et de l’aquaculture importés au Sénégal sont soumis à des contrôles sanitaires rigoureux avant leur mise sur le marché. Ces vérifications comprennent plusieurs étapes : inspection documentaire et physique, évaluation sensorielle des produits et analyses obligatoires en laboratoire. L’objectif est de s’assurer que les poissons ne présentent pas de traces de métaux lourds tels que le mercure, le plomb ou le cadmium, ni de résidus de pesticides ou de médicaments vétérinaires.

Le ministère rappelle que la commercialisation d’un produit de la pêche n’est autorisée qu’après réception des résultats d’analyses conformes aux normes sanitaires en vigueur. Chaque lot importé doit obligatoirement être accompagné d’un certificat délivré par l’autorité compétente, attestant de sa salubrité et garantissant qu’il est sans danger pour la consommation.

Les résultats récents des analyses effectuées dans des laboratoires accrédités confirment que les niveaux de mercure et d’autres métaux lourds contenus dans le Brown Croaker respectent parfaitement les normes internationales de sécurité alimentaire. « La consommation de ce poisson ne présente aucun risque pour la santé humaine », a souligné le ministère, qui insiste sur la fiabilité du dispositif national de contrôle sanitaire.

Réaffirmant son rôle en tant qu’autorité de contrôle, de certification et de régulation, le ministère appelle les acteurs du secteur et les citoyens à faire preuve de responsabilité dans leurs propos, surtout lorsqu’ils portent sur des questions aussi sensibles que la santé publique. Pour les autorités, la diffusion d’informations infondées risque de créer une panique inutile et de nuire à la confiance des consommateurs comme à la réputation du secteur halieutique sénégalais.

Accident sur l’axe Linguère-Matam : cinq morts et quinze blessés, dont huit dans un état grave

Un nouvel accident mortel vient endeuiller les routes sénégalaises. Ce mercredi matin, un drame s’est produit sur l’axe Linguère-Matam, au niveau du village de Loumbelana, dans la commune de Barkédji. Le bilan est particulièrement lourd : cinq personnes ont perdu la vie et quinze autres ont été blessées, dont huit grièvement.

Selon les premières informations fournies par l’adjudant-chef Papa Élimane Ndour, commandant de la compagnie des sapeurs-pompiers de Linguère, l’accident s’est produit lorsqu’un véhicule de transport en commun, de type « Cheikhou Chérifou », reliant Kaolack à Matam, est entré en collision avec un camion en stationnement sur le bord de la route. La violence du choc a été telle que plusieurs passagers sont morts sur le coup.

Les secours ont rapidement été déployés sur place. Six ambulances et quatre véhicules d’intervention ont été mobilisés pour évacuer les victimes. Quinze blessés ont été transportés vers l’hôpital Magatte Lô de Linguère. Parmi eux, huit présentaient des blessures graves nécessitant une prise en charge urgente, tandis que sept souffraient de traumatismes plus légers. Deux des cas les plus critiques ont dû être transférés d’urgence vers l’hôpital de Matam.

Les corps sans vie des cinq victimes ont été déposés à la morgue de l’hôpital de Linguère, où familles et proches se sont rendus dans une grande consternation. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l’accident et établir les responsabilités.

Ce nouveau drame relance le débat sur la sécurité routière au Sénégal, alors que les accidents de la circulation continuent de faire des dizaines de victimes chaque mois, en particulier sur les axes interrégionaux. Les causes souvent invoquées vont de l’excès de vitesse au stationnement dangereux des camions, en passant par l’état dégradé des routes.

Lonase–GFM : une rupture de contrat qui relance le débat sur l’indépendance des médias

La Loterie nationale sénégalaise (Lonase) a mis fin, de manière « unilatérale », à son contrat de partenariat signé le 21 mai dernier avec le Groupe Futurs Médias (GFM). La décision, notifiée le 29 août, intervient après la diffusion du contrat sur les réseaux sociaux, laquelle a suscité une vague de critiques et de polémiques.

Au cœur des contestations, l’article 7 du contrat stipule que GFM devait s’abstenir de publier tout contenu susceptible de « ternir l’image de la Lonase ou de ses responsables ». Une clause perçue comme une atteinte directe à la liberté éditoriale et au principe d’indépendance de la presse, piliers fondamentaux dans un État de droit. Elle apparaît également en décalage avec les valeurs de transparence et de gouvernance prônées par le nouveau régime sous le slogan « Jubb, Jubbal, Jubbanti ».

La publication du contrat a déclenché une série de réactions hostiles sur les réseaux sociaux, notamment de la part d’internautes se réclamant du « Projet » du régime en place. Certains ont appelé au boycott et à l’asphyxie du groupe fondé par Youssou Ndour. Dans ce climat tendu, le directeur général de la Lonase, Toussaint Manga, se retrouve sous le feu des critiques, particulièrement de la part de militants du Pastef.

Le contrat prévoyait que la Lonase verse 100 millions de francs CFA à GFM. La résiliation brutale de cette convention risque donc d’aggraver la situation financière déjà fragile du groupe de presse, qui a annoncé récemment des licenciements massifs. Pour de nombreux observateurs, ce bras de fer illustre la fragilité des relations entre les institutions publiques et les médias privés, surtout quand les clauses contractuelles empiètent sur l’indépendance journalistique.

Tragique accident sur la route de Ranérou : cinq morts et plusieurs blessés

Un grave accident de la circulation s’est produit ce mercredi 3 septembre, aux environs de 6h15, sur la route de Ranérou, à hauteur du village de Ndoumbélane. Selon le communiqué quotidien de la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers (BNSP) relatif au Gamou, le drame a impliqué un mini-car en partance pour Médina Baye et un camion.

Le choc violent a provoqué un lourd bilan : vingt victimes recensées, dont cinq ont perdu la vie sur le coup. Huit autres personnes ont été grièvement blessées et évacuées en urgence vers les structures sanitaires les plus proches, tandis que sept blessés légers ont reçu une prise en charge sur place.

La BNSP, qui a rapidement déployé ses équipes pour les opérations de secours et d’évacuation, s’est inclinée devant la mémoire des disparus et a présenté ses condoléances aux familles endeuillées.

À l’approche du Gamou, marquée par des déplacements massifs de fidèles vers les cités religieuses, les autorités appellent une nouvelle fois à la prudence sur les routes afin de prévenir de telles tragédies.

Tragique accident sur la route de Ranérou : cinq morts et plusieurs blessés

Un grave accident de la circulation s’est produit ce mercredi 3 septembre, aux environs de 6h15, sur la route de Ranérou, à hauteur du village de Ndoumbélane. Selon le communiqué quotidien de la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers (BNSP) relatif au Gamou, le drame a impliqué un mini-car en partance pour Médina Baye et un camion.

Le choc violent a provoqué un lourd bilan : vingt victimes recensées, dont cinq ont perdu la vie sur le coup. Huit autres personnes ont été grièvement blessées et évacuées en urgence vers les structures sanitaires les plus proches, tandis que sept blessés légers ont reçu une prise en charge sur place.

La BNSP, qui a rapidement déployé ses équipes pour les opérations de secours et d’évacuation, s’est inclinée devant la mémoire des disparus et a présenté ses condoléances aux familles endeuillées.

À l’approche du Gamou, marquée par des déplacements massifs de fidèles vers les cités religieuses, les autorités appellent une nouvelle fois à la prudence sur les routes afin de prévenir de telles tragédies.

Sénégal – Les retraités de l’IPRES dénoncent des pensions « dérisoires » et exigent des mesures urgentes

Une lettre ouverte adressée à la direction générale de l’Institution de Prévoyance Retraite du Sénégal (IPRES) et aux autorités compétentes fait résonner la colère grandissante des retraités et allocataires. Dans ce document rendu public, ils expriment leur frustration face à la situation jugée « indigne » des pensions de retraite au Sénégal.

Si les signataires saluent l’introduction récente d’une plateforme numérique destinée à simplifier la preuve de vie et le pointage à distance, ils dénoncent en revanche ce qu’ils considèrent comme un « écran de fumée » masquant l’essentiel. « Notre problème n’a jamais été le clic de validation, mais la dignité de notre vie quotidienne », écrivent-ils, rappelant que des milliers de retraités, au Sénégal comme dans la diaspora, vivent avec des pensions insuffisantes pour assurer leurs besoins fondamentaux.

Des prélèvements fiscaux jugés « incompréhensibles »

Les allocataires fustigent notamment les impôts appliqués à leurs pensions. Selon eux, ces prélèvements n’ont pas lieu d’être, puisque les retraités ont déjà contribué toute leur vie active au financement du système. À cela s’ajoute le poids des dépenses de santé. « Nous nous ruinons pour des soins médicaux qui devraient être pris en charge par une véritable couverture sociale », déplorent-ils, dénonçant également la flambée des prix qui aggrave la précarité.

Face à ce qu’ils qualifient de « simples annonces techniques » déconnectées de la réalité, les retraités exigent des solutions tangibles :

une revalorisation substantielle des pensions, la suppression de l’impôt sur les retraites, une couverture médicale complète et accessible, et un dialogue franc et permanent avec leurs représentants.

Le ton de la lettre est sans ambiguïté. « Assez de demi-mesures ; assez de distractions numériques », martèlent-ils, en réclamant « respect et justice sociale » pour ceux qui ont contribué à bâtir le Sénégal par leur travail et leurs sacrifices. Les retraités préviennent enfin que, faute de réponses rapides et concrètes, ils se réservent le droit de « prendre leurs responsabilités » et de porter leur combat dans l’espace public, laissant présager de possibles mobilisations dans les semaines à venir.

Ousmane Sonko charge l’Urbanisme, les Impôts et Domaines et le Cadastre : « Dakar est victime d’une urbanisation sauvage insoutenable ! »

Le Premier ministre Ousmane Sonko a lancé un véritable cri d’alarme sur la situation urbaine de Dakar, dénonçant une « urbanisation sauvage » qui, selon lui, menace l’avenir de la capitale sénégalaise. Prenant la parole lors de la journée de partage du projet Dakar Métropole Internationale 2050, il a pointé du doigt les responsabilités institutionnelles dans ce qu’il qualifie de désastre planifié.

« Les déséquilibres sont profonds, la croissance urbaine est devenue insoutenable », a-t-il martelé devant un parterre d’experts, d’élus et de partenaires. Les chiffres qu’il avance traduisent l’ampleur du problème : 4 millions d’habitants concentrés sur moins de 0,3 % du territoire national, et une moyenne de 100 000 nouveaux arrivants chaque année. Le Premier ministre souligne que près de 45 % de l’habitat est hors-norme, sans planification urbaine ni raccordement aux réseaux essentiels.

Cette urbanisation incontrôlée, selon lui, se traduit par des problèmes majeurs de congestion, une pénurie criante de logements adaptés, un déficit d’équipements publics et une mobilité urbaine devenue chaotique.

M. Sonko a également balayé l’argument récurrent selon lequel les inondations à Dakar seraient dues à la nature du sol. « Avant cette urbanisation sauvage, il pleuvait peut-être même plus à Dakar et il n’y avait pas ces problèmes », a-t-il rappelé, prenant l’exemple du sud du pays où les pluies atteignent parfois 2 000 mm par an, contre 400 mm seulement à Dakar, sans que les populations y connaissent des inondations majeures. Pour lui, c’est bien la mauvaise urbanisation qui est à la base de ce fléau récurrent.

Le Premier ministre n’a pas hésité à pointer directement les responsabilités des services publics. Il a critiqué la gestion actuelle des lotissements, citant nommément l’Urbanisme, les Impôts et Domaines ainsi que le Cadastre. « Autrefois, sous la colonisation, on réglait d’abord les questions d’assainissement et de voirie avant d’admettre les constructions. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui », a-t-il regretté.

Selon lui, la logique s’est inversée : les quartiers dits « sauvages » prolifèrent, et même dans certains lotissements administratifs, les services publics valident les plans sans garantir les infrastructures de base. « On laisse l’Urbanisme, les Impôts et Domaines et le Cadastre piloter, puis chacun se débrouille après pour amener l’eau, faire l’assainissement ou amener l’électricité », a-t-il dénoncé avec amertume.

En posant ce diagnostic sévère, Ousmane Sonko appelle à une refonte radicale de la gouvernance urbaine de Dakar, afin de stopper une dynamique qui, selon lui, met en péril non seulement la capitale mais aussi l’équilibre territorial et social du pays.

Réforme de la décentralisation : Ousmane Sonko lance l’Acte 4 à partir des pôles territoires

Le Sénégal s’achemine vers une nouvelle étape de sa politique de décentralisation. Le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé, ce mardi, la création d’un comité ad hoc à la Primature chargé de conduire une réforme majeure qui sera connue sous le nom d’Acte 4 de la décentralisation. L’annonce a été faite lors du lancement du projet Dakar métropole internationale 2050, un programme stratégique destiné à redessiner l’avenir urbain et territorial du pays.

Le chef du gouvernement a précisé que cette réforme reposera sur les huit pôles territoires, appelés à devenir la base d’application du plan national de développement. Pour garantir la cohérence de l’action publique tout en respectant les spécificités locales, des conférences interministérielles sur la territorialité seront organisées dans les prochaines semaines. « Il s’agit d’harmoniser les politiques publiques et d’assurer leur cohérence nationale, tout en tenant compte des réalités propres à chaque territoire », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a confié au ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Balla Moussa Fofana, la mission de superviser la synthèse des concertations prévues. Cette étape doit permettre de préparer un document conforme aux décisions déjà prises lors du Conseil des ministres du 29 janvier 2025, qui portait sur la matérialisation des pôles territoires.

Ousmane Sonko a par ailleurs insisté sur la nécessité de doter cette réforme d’un cadre juridique solide et durable, à travers l’élaboration et l’adoption d’une loi d’orientation spécifique. Cette loi, selon lui, conférera aux pôles territoires un statut clair, renforcera l’autonomie des collectivités locales, rapprochera les citoyens des instances décisionnelles et améliorera la coordination de l’action publique.

Mais au-delà des considérations institutionnelles, le Premier ministre a mis l’accent sur la viabilité financière des collectivités territoriales, qu’il considère comme le nerf de la réforme. Il a rappelé que le Sénégal ne consacre même pas 5 % de son budget national aux démembrements administratifs, un ratio particulièrement faible par rapport à d’autres pays africains. Citant l’exemple du Maroc, il a souligné que la contribution de l’État au financement des collectivités y dépasse les 20 %, ce qui explique les performances de villes comme Casablanca dans le domaine de la gouvernance locale.

Pour Ousmane Sonko, la question du financement est donc centrale et déterminera en grande partie le succès de l’Acte 4 de la décentralisation. « Le renforcement de l’autonomie des collectivités doit aller de pair avec des ressources suffisantes pour répondre aux attentes des populations », a-t-il insisté, tout en appelant à une réflexion collective sur de nouveaux mécanismes de financement.

Avec cette réforme, le gouvernement entend franchir une nouvelle étape dans la décentralisation sénégalaise, amorcée depuis les années 1970 et marquée par trois précédents « Actes ». L’Acte 4 se veut une réponse aux défis de gouvernance, de proximité et de financement, dans une perspective alignée avec la Vision Sénégal 2050.

Sénégal : saisie de 438 kg de faux médicaments d’une valeur de 503 millions FCFA

Les autorités sénégalaises ont porté un coup dur aux réseaux de trafic pharmaceutique. Une vaste opération menée conjointement par l’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (ARP) et les Forces de défense et de sécurité (FDS) a permis de saisir 438 kilogrammes de faux médicaments, dont la valeur marchande est estimée à plus de 503 millions de francs CFA.

Cette mission, conduite entre le 18 et le 29 août 2025, visait à démanteler des réseaux spécialisés dans la distribution de médicaments falsifiés et de compléments alimentaires non homologués. Selon les informations recueillies, les opérations se sont concentrées sur plusieurs quartiers de Dakar, notamment Grand Yoff, Médina, Thiaroye, Foire et Scat Urbam, identifiés comme des zones de forte activité pour ces trafics.

Les saisies réalisées révèlent l’ampleur et la dangerosité de ce commerce illicite. Parmi les produits interceptés figurent des antalgiques, anti-inflammatoires, antitussifs, antihypertenseurs, antidiabétiques, stimulants sexuels, antifongiques et dermocorticoïdes, mais également des abortifs, produits de croissance mammaire et génitale, et du matériel destiné à la chirurgie esthétique féminine. Autant de substances vendues en dehors du circuit réglementé, et dont l’usage non contrôlé représente un risque majeur pour la santé publique.

L’ARP a tiré la sonnette d’alarme en soulignant que « les récentes sessions d’évaluation ont mis en évidence une recrudescence de maladies rénales et hépatiques liées à la consommation de ces produits ». Ces constats viennent rappeler la gravité de la menace, tant pour les individus que pour le système de santé, confronté à une augmentation de pathologies évitables.

Face à ce constat, l’Agence appelle à la vigilance et exhorte les populations à n’acheter leurs médicaments qu’en pharmacie, seuls points de vente autorisés au Sénégal. L’opération menée fin août s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre la contrefaçon pharmaceutique, un fléau transnational qui alimente un marché parallèle aussi lucratif que dangereux.

En renforçant la coopération entre régulateurs et forces de sécurité, les autorités entendent envoyer un signal fort : la santé des Sénégalais n’est pas négociable et la lutte contre les faux médicaments restera une priorité nationale.

Migration irrégulière : près de 2 000 migrants interpellés et 74 convoyeurs arrêtés au premier semestre 2025

Le premier semestre de l’année 2025 confirme l’ampleur et la persistance du phénomène migratoire au Sénégal. Selon les chiffres communiqués par le Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière (CILMI), les forces de sécurité ont procédé à l’interpellation de 1 946 migrants, dont plus de la moitié sont des ressortissants étrangers. Dans le même temps, 74 convoyeurs ont été arrêtés et 32 pirogues saisies, dans le cadre des opérations de contrôle menées sur l’ensemble du territoire national et sur les côtes sénégalaises.

Ces données ont été présentées par le Dr Modou Diagne, Secrétaire permanent du CILMI, à l’occasion de l’ouverture de l’atelier d’alignement du plan d’action opérationnel de la Stratégie nationale de lutte contre la migration irrégulière avec la Vision Sénégal 2050.

Validée en 2023, cette stratégie repose sur un ensemble d’axes complémentaires : prévention, répression, gestion et surveillance des frontières, mais aussi protection et réintégration des migrants de retour. Désormais, elle doit être arrimée au nouveau référentiel stratégique adopté par les autorités, qui place la sécurité, la stabilité et le développement inclusif au cœur des priorités nationales.

Le Dr Diagne a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour atteindre des résultats tangibles. « L’implication de toutes les parties prenantes est nécessaire pour aboutir à des résultats », a-t-il souligné, rappelant que la lutte contre la migration irrégulière ne peut reposer uniquement sur les services de sécurité, mais exige aussi l’engagement des collectivités, des acteurs sociaux et des partenaires internationaux.

Les travaux de cet atelier, prévus sur deux jours, doivent permettre de dégager des solutions opérationnelles pour renforcer l’efficacité du dispositif national. Ils visent notamment à améliorer la coordination interinstitutionnelle, à intensifier les actions de prévention auprès des jeunes candidats à l’émigration et à promouvoir des mécanismes de réinsertion durable pour les migrants de retour.

Dans un contexte où les routes migratoires continuent de coûter la vie à des centaines de jeunes africains chaque année, ce bilan intermédiaire vient rappeler l’urgence de renforcer les actions conjointes, à la fois pour protéger les populations et pour s’attaquer aux causes profondes de la migration irrégulière.

Gamou 2025 : un dispositif exceptionnel de sapeurs-pompiers déployé à Tivaouane et Thiénaba

À la veille du Gamou 2025, célébration de la naissance du Prophète Mohamed (PSL) prévue ce jeudi 4 septembre, la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP) a annoncé la mise en place d’un dispositif spécial pour encadrer l’événement. Cette mission, qui s’étend du 31 août au 6 septembre, couvre l’ensemble des foyers religieux, avec un accent particulier sur Tivaouane et Thiénaba, qui accueillent chaque année des centaines de milliers de fidèles.

L’objectif des soldats du feu est clair : prévenir et gérer les risques liés à la forte affluence, qu’il s’agisse des accidents de circulation, des incendies, des sinistres sanitaires ou encore des inondations qui touchent actuellement plusieurs régions du pays. Le plan prévoit également une présence renforcée autour des sites de prières, des grandes cuisines collectives et des zones de rassemblement, considérées comme des espaces sensibles.

Dans son communiqué, la BNSP a détaillé les contours de son intervention. Outre la prévention et la prévision des risques, les sapeurs-pompiers assureront l’assistance médicale et les secours d’urgence, la sécurisation des mosquées et des esplanades, ainsi que le ravitaillement en eau des pèlerins. Des équipes spécialisées seront également mobilisées pour superviser les cérémonies officielles et accompagner le dispositif sanitaire déployé par le ministère de la Santé et de l’Action sociale.

Pour mener à bien cette mission, la Brigade a mobilisé 550 sapeurs-pompiers, dont 25 officiers, 155 sous-officiers et 370 militaires du rang. Le dispositif repose sur un parc de 93 véhicules comprenant 14 engins d’incendie, 24 ambulances, 8 véhicules de secours routiers, 9 camions-citernes de 30 000 litres et plusieurs engins spéciaux adaptés aux interventions en terrain difficile.

La BNSP insiste sur l’importance de la coordination interservices, notamment avec les structures de santé publique, afin d’apporter un soutien efficace aux millions de pèlerins attendus cette année. Dans un contexte marqué par les risques sanitaires et climatiques, les autorités veulent rassurer : tout est mis en œuvre pour garantir la sécurité et le bon déroulement de ce grand rendez-vous spirituel.

Le Gamou, célébré dans plusieurs villes religieuses du Sénégal, demeure l’un des événements les plus fédérateurs du pays. Le dispositif exceptionnel des sapeurs-pompiers vient ainsi renforcer l’encadrement de cette célébration, où la ferveur religieuse se conjugue à une mobilisation logistique et sécuritaire sans précédent.

Kaolack – Manque d’assainissement, insécurité et absence de délégué de quartier : les habitants de Touba Kaolack Extension élèvent la voix

Dans le quartier de Touba Kaolack Extension, en pleine expansion dans la commune de Kaolack, la grogne des habitants se fait de plus en plus entendre. Les populations dénoncent un cumul de difficultés qui impactent directement leur quotidien : le manque criant d’assainissement, l’insécurité grandissante et surtout l’absence d’un délégué de quartier capable de porter leurs préoccupations auprès des autorités compétentes.

Un environnement insalubre

Eaux usées stagnantes, tas d’ordures non ramassés, absence de caniveaux adéquats… certaines ruelles se transforment en véritables foyers d’infection.

Une insécurité croissante

À la tombée de la nuit, les habitants disent vivre dans la peur. Le manque d’éclairage public et la quasi-absence de patrouilles policières favorisent les agressions et les vols à main armée.

« Nous ne pouvons plus rentrer tard, et même en journée, certains jeunes sont dépouillés en pleine rue », déplore Samba Kandji, porte-parole des populations de Touba Kaolack Extension, lors d’un point de presse tenu ce mardi 2 septembre 2025.

L’absence de délégué de quartier pointée du doigt

À ces difficultés s’ajoute une situation administrative préoccupante : le quartier n’a pas de délégué officiel. Les habitants estiment que cette absence prive la communauté d’un relais institutionnel pour faire entendre leurs doléances.

« Sans délégué, nous n’avons personne pour transmettre nos revendications aux autorités locales. Nous sommes laissés à nous-mêmes », a regretté M. Kandji.

Un appel pressant aux autorités

Face à ces problèmes, les populations interpellent les autorités municipales et étatiques. Elles réclament en urgence un programme d’assainissement, un renforcement de la sécurité et surtout la désignation d’un délégué de quartier.

« Nous ne demandons pas l’impossible, juste le minimum pour vivre dignement », a conclu un habitant.

Sénégal : suspension historique des importations de bananes à partir du 1er septembre

Le Sénégal franchit un nouveau cap dans sa quête d’autosuffisance alimentaire. À compter du 1er septembre 2025, toutes les importations de bananes seront suspendues. L’annonce a été faite par l’Agence de régulation des marchés (ARM), dirigée par Babacar Sembène, dans un entretien accordé à Seneweb.

Cette mesure, inédite dans l’histoire du pays, s’inscrit dans le prolongement des recommandations du Conseil interministériel d’avril 2025 consacré à la campagne agricole 2025-2026. Elle vise à renforcer la production locale et à mettre en œuvre une politique de substitution aux importations, déjà appliquée avec succès sur des filières comme l’oignon, la pomme de terre ou le riz.

« Le Sénégal dépense chaque année près de 1000 milliards de francs CFA pour importer des denrées alimentaires. Or, pour la banane, nous avons atteint un niveau de production qui permet de réduire significativement cette dépendance », souligne Babacar Sembène.

Selon l’ARM, les prévisions pour 2025 tablent sur 112 000 tonnes de bananes produites localement, contre une consommation nationale estimée à 130 000 tonnes. Le déficit restant est jugé « relativement faible » par rapport aux capacités de la filière. « Entre septembre et novembre, 70 à 80 % de la production sera récoltée », précise le directeur général de l’agence.

Avant de prendre cette décision, l’ARM a mené plusieurs missions de terrain afin d’évaluer les capacités des producteurs, mais aussi les contraintes liées à la commercialisation. Des échanges ont également eu lieu avec les importateurs, commerçants et distributeurs pour partager la vision du gouvernement, alignée sur l’Agenda Sénégal 2050.

Cette suspension, présentée comme une mesure pilote et historique, ouvre une nouvelle ère pour la filière bananière sénégalaise. Elle doit permettre d’encourager la consommation de produits locaux, tout en stimulant la compétitivité des producteurs nationaux.

Le Sénégal suspend les importations de banane : cap sur l’autosuffisance

À partir du 1er septembre 2025, plus aucune banane étrangère ne franchira les frontières sénégalaises. L’annonce a été faite par le ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage (MASAE), qui mise sur une production nationale en forte progression pour couvrir la demande.

Pour la campagne 2025, les prévisions se veulent optimistes : 112 500 tonnes de bananes devraient sortir des plantations sénégalaises, avec un pic de production entre septembre et novembre. « Les producteurs locaux sont désormais en mesure de répondre à la consommation nationale. Il est temps de donner la priorité au “Made in Sénégal” », explique un responsable du MASAE.

Afin d’accompagner cette transition, le Comité de pilotage de régulation de la filière banane a réuni, le 18 août dernier, producteurs et commerçants importateurs au siège de l’Agence de régulation des marchés (ARM). Résultat : un protocole d’accord et un cahier des charges ont été validés, fixant les règles du jeu pour garantir l’écoulement de la production locale.

La suspension des importations est présentée comme une mesure pilote. Un comité de suivi a été mis sur pied pour surveiller de près l’approvisionnement du marché et anticiper toute rupture de stock. « Nous voulons éviter que cette décision ne se traduise par une hausse des prix pour les consommateurs », a rassuré un membre du comité.

Cette décision marque une étape importante dans la mise en œuvre de l’Agenda Sénégal 2050, qui ambitionne de réduire la dépendance alimentaire du pays. Pour les producteurs, c’est une bouffée d’oxygène. « C’est une victoire pour nous, car nos efforts sont enfin reconnus et soutenus », se réjouit Mamadou Diop, producteur de bananes à Tambacounda.

Avec cette mesure, l’État envoie un signal fort : le Sénégal veut désormais miser sur ses propres forces pour nourrir sa population et bâtir une véritable souveraineté alimentaire.

Rentrée scolaire : les enseignants menacent de perturber les cours faute d’accords respectés

À un mois de la rentrée scolaire, les syndicats d’enseignants tirent la sonnette d’alarme. Le Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (SAEMS) accuse le gouvernement de n’avoir pas tenu ses engagements, malgré les nombreux accords signés ces dernières années.

« Rien ne garantit la stabilité de la prochaine rentrée. Nous avertissons le gouvernement et nous nous préparons à la lutte », a déclaré El Malick Youm, secrétaire général du SAEMS, ce mardi sur les ondes de Sud FM.

Selon lui, les vacances scolaires auraient dû être mises à profit pour solder les dossiers en suspens. Parmi les points les plus urgents, M. Youm cite les questions statutaires, la régularisation des enseignants dits “décisionnaires” qui n’attendrait que la signature d’un décret, mais aussi la matérialisation des accords signés depuis 2022.

« La question des actes relatifs à la gestion de la carrière des enseignants a connu une recrudescence, ce qui est inacceptable pour nous », a-t-il fustigé.

Autre point de discorde : la réforme du système de rémunération. Le secrétaire général du SAEMS déplore que le gouvernement, depuis sa mise en place, n’ait pas encore corrigé les disparités salariales ni apporté de réponses aux revendications des syndicats.

Face à ces blocages, les enseignants brandissent la menace d’un nouveau bras de fer. « Si le gouvernement ne règle pas ces questions, les syndicats seront sur le pied de guerre dès l’ouverture des classes », a prévenu M. Youm.

Kaolack : Visite des politiques chez le Khalife général de Médina Baye en prélude du Maouloud

À quelques jours de la célébration du Maouloud, la cité religieuse de Médina Baye, à Kaolack, vit déjà au rythme des préparatifs. Comme le veut la tradition, plusieurs personnalités politiques et institutionnelles ont effectué le déplacement ce week-end pour rendre visite au Khalife général de Médina Baye, Cheikh Mouhamadoul Mahi Ibrahima Niass.

Ce lundi 1er septembre 2025, une délégation de la coalition de l’opposition Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR), composée notamment de Samba Sy, Modou Diagne Fada, Oumar Sarr et de responsables locaux, est venue présenter ses civilités au guide religieux et lui réitérer son soutien dans l’organisation de cet événement d’envergure internationale. Le Maouloud, qui commémore la naissance du Prophète Mohammed (PSL), attire chaque année des milliers de fidèles venus du Sénégal, de la sous-région et même de la diaspora en Europe et aux États-Unis.

Accueillis dans une ambiance empreinte de solennité et de ferveur spirituelle, les membres du FDR ont salué le rôle de la famille de Baye Niass dans la préservation des valeurs islamiques et la promotion de la cohésion sociale au Sénégal.

« C’est une délégation du Front pour la Défense de la Démocratie et de la République qui est venue rendre visite au Khalife général de la Fayda Tidianya, Cheikh Mahi Ibrahima Niass, en prélude du Maouloud. Nous avons été reçus avec beaucoup d’humanité et de courtoisie, ce qui ne nous surprend pas puisque, à chaque fois que nous venons dans cette concession, l’accueil est toujours le même », a expliqué le chef de la délégation, le ministre Samba Sy.

Et d’ajouter : « Nous avons exprimé au Khalife tout notre respect, notre estime et nous lui avons renouvelé notre attachement. Nous avons tendu nos bras et lui avons demandé de prier davantage pour notre pays. Car, en réalité, le Sénégal a besoin de prières, surtout de l’union des cœurs, afin de surmonter les difficultés auxquelles il fait face. Le Khalife a été attentif à notre message. Ce n’est pas le moment de disserter sur la situation nationale, mais il est évident que le pays a besoin de prières pour être sauvé. »

Dans son allocution, le Khalife a insisté sur l’importance de la paix, de l’unité nationale et du vivre-ensemble pour le bien-être du pays, avant de prier pour le Sénégal. Il a rappelé que le Maouloud n’est pas seulement une fête religieuse, mais aussi un moment de communion et de solidarité.

Forum Africain sur les systèmes alimentaires : Bassirou Diomaye Faye plaide pour une agriculture moderne et attractive

Au Forum Africain sur les systèmes alimentaires (AFS), le président Bassirou Diomaye Faye a dressé un constat sans détour sur les paradoxes agricoles du continent.

« Nous avons 60 % des terres arables, mais 64 % de ces terres ne sont pas cultivées. Nous disposons d’une jeunesse nombreuse et dynamique, et pourtant nous importons massivement notre nourriture alors que nous devrions nourrir le monde », a-t-il déclaré face à l’influenceuse agricole djiboutienne Fahima Mohamed Ismael.

Avec une population africaine appelée à atteindre 2,3 milliards d’habitants d’ici 2050, dont 600 millions de jeunes, le chef de l’État sénégalais estime urgente l’autosuffisance alimentaire. Mais un défi majeur persiste : « Beaucoup de jeunes ne considèrent pas, à tort, l’agriculture comme un secteur porteur. Pourtant, il peut être source de richesse et d’opportunités », a-t-il souligné.

Pour inverser la tendance, Bassirou Diomaye Faye a mis en avant trois priorités :

investir dans la maîtrise de l’eau et les infrastructures hydrauliques ; moderniser les techniques grâce à la mécanisation et au numérique ; faciliter l’accès au financement et aux marchés locaux comme internationaux.

« La terre et la force de travail existent. Ce qui manque, c’est l’organisation, l’innovation et la confiance dans la jeunesse », a insisté le président, qui se définit comme « agriculteur dans l’âme ».

Il a conclu en appelant à une mobilisation collective pour bâtir une agriculture africaine « moderne, durable et compétitive ».

Université Gaston Berger : les étudiants de Sédhiou sous la menace d’expulsion faute de loyer payé

À quelques semaines de la reprise des cours, l’avenir académique des étudiants originaires de Sédhiou inscrits à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis se retrouve sérieusement compromis. Ces jeunes, regroupés au sein de leur amicale, font face à une menace d’expulsion en raison de cinq mois d’arriérés de loyer pour l’immeuble qu’ils occupent collectivement.

Réunis à Sédhiou lors d’une conférence de presse, ils ont tiré la sonnette d’alarme et lancé un appel pressant aux autorités locales et aux bonnes volontés. En première ligne de leurs sollicitations figure le maire de la ville, Abdoulaye Diop, à qui ils demandent un soutien urgent. « Depuis trois ans, nous ne recevons plus la subvention de la mairie qui nous permettait de régulariser nos factures de location. Nous remercions le maire Abdoulaye Diop pour son appui par le passé et réitérons notre demande d’accompagnement, car depuis cinq mois, nous n’arrivons plus à payer », a déclaré El Hadji Cissé, président de l’amicale des étudiants.

Le problème, selon eux, ne date pas d’hier. L’absence de subventions régulières fragilise leur quotidien, au point d’en pousser certains à l’abandon. « Beaucoup de jeunes ont été contraints de quitter leurs études à cause de ce problème de logement, particulièrement les nouveaux bacheliers », alerte Sidou Cissé, un ancien étudiant qui suit encore de près la situation.

Malgré la patience du propriétaire des lieux, la situation atteint aujourd’hui ses limites. Sans solution rapide, le spectre d’une expulsion plane, ce qui risquerait d’entraîner des abandons massifs, en particulier parmi les nouveaux étudiants récemment orientés à Saint-Louis.

Les étudiants rappellent les aides ponctuelles de certaines personnalités, à l’image de Dr Labaly Touré et du footballeur Salif Sané, mais soulignent que ces soutiens restent insuffisants face à l’ampleur de leurs difficultés. Pour eux, seule une intervention institutionnelle durable — impliquant la mairie, les élus locaux et le ministère de l’Enseignement supérieur — pourra mettre un terme à ce calvaire et leur permettre de poursuivre sereinement leurs études.

Sénégal – FIDA : un partenariat renforcé pour moderniser l’agriculture et soutenir les zones rurales

En marge du Forum africain des systèmes alimentaires qui se tient actuellement à Diamniadio, le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a reçu en audience le président du Fonds international de développement agricole (FIDA), Alvaro Lario.

Selon une note publiée sur la page officielle de la Présidence, cette rencontre a été l’occasion de réaffirmer la solidité et la pertinence du partenariat entre le Sénégal et le FIDA, un partenariat construit autour de projets concrets en faveur de l’agriculture et du développement des zones rurales.

Les discussions ont porté sur plusieurs enjeux stratégiques. Les deux parties ont d’abord mis en avant la souveraineté alimentaire, considérée comme une priorité partagée et incontournable pour le continent. Le président Faye a insisté sur la nécessité d’accompagner durablement le monde rural à travers des investissements structurants, capables de renforcer les capacités de production, de réduire les pertes post-récoltes et de soutenir les exploitations familiales.

La modernisation des pratiques agricoles et la valorisation de la jeunesse ont également occupé une place centrale dans les échanges. Pour le chef de l’État, il s’agit non seulement de garantir une agriculture plus performante et résiliente, mais aussi d’en faire un véritable levier de création d’emplois et de perspectives pour les jeunes générations.

La rencontre a également permis de rappeler l’importance des axes de la Vision Sénégal 2050, qui place l’agriculture au cœur de la transformation économique et sociale du pays. Dans cette perspective, le rôle du FIDA est jugé essentiel pour appuyer des projets innovants, durables et inclusifs.

À l’issue de l’audience, le président Bassirou Diomaye Faye et Alvaro Lario ont réitéré leur volonté commune de consolider une coopération exemplaire, orientée vers l’innovation, la durabilité et le mieux-être des populations rurales.

Ce renforcement du partenariat Sénégal–FIDA s’inscrit dans une dynamique plus large, où l’agriculture est perçue comme le moteur d’une transformation structurelle de l’économie sénégalaise et un pilier pour atteindre la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Rentrée scolaire 2025/2026 : reprise fixée au 6 octobre pour les enseignants et au 8 octobre pour les élèves

Le gouvernement a officiellement arrêté les dates de la rentrée scolaire pour l’année académique 2025/2026. Selon un décret signé conjointement par le président de la République et son Premier ministre, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, la reprise des cours est fixée au lundi 6 octobre 2025 à 8 heures pour les enseignants et le personnel administratif.

Les élèves, quant à eux, bénéficieront de deux jours supplémentaires avant de reprendre le chemin des classes. Leur rentrée est prévue pour le mercredi 8 octobre 2025 à 8 heures. Ce décalage permet aux équipes pédagogiques de disposer du temps nécessaire pour préparer les établissements et organiser les conditions d’accueil.

Le décret précise également que la fixation du calendrier des examens scolaires relève de la compétence du ministre de l’Éducation nationale, qui devra aussi définir les modalités pratiques de l’année académique. En ce qui concerne l’enseignement technique et la formation professionnelle, la répartition des congés et vacances sera arrêtée par décision ministérielle spécifique.

Plusieurs départements ministériels sont associés à l’exécution de ce texte, notamment ceux des Forces armées, de la Formation professionnelle, des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires, en plus du ministère de l’Éducation nationale. Cette transversalité traduit la volonté des autorités de mieux coordonner les actions pour une rentrée apaisée et une année scolaire sans perturbations.

Avec ce calendrier désormais fixé, l’ensemble de la communauté éducative se prépare à entamer une nouvelle année, dans un contexte marqué par de fortes attentes en matière de qualité d’enseignement et de stabilité du système scolaire.

Hydrologie : la DGPRE alerte sur les fluctuations du fleuve Gambie

Le fleuve Gambie connaît actuellement des variations significatives de son niveau d’eau, selon le dernier bulletin hydrologique publié ce lundi par la Direction de la Gestion et de la Planification des Ressources en Eau (DGPRE). Ce document met en évidence une évolution contrastée entre l’amont et l’aval du cours d’eau, conséquence des dynamiques complexes de la saison des pluies.

Dans la partie amont, la tendance est clairement à la baisse. À Kédougou, le niveau du fleuve est passé de 500 centimètres le 30 août à 465 centimètres le 1er septembre, soit une diminution de 35 centimètres en seulement deux jours. À Mako, la situation apparaît encore plus préoccupante, avec une baisse de 51 centimètres sur la même période. Ces reculs inquiètent fortement les populations riveraines dont les activités agricoles dépendent étroitement de la disponibilité en eau. Une chute prolongée pourrait compromettre les cultures en cours et accentuer les risques de précarité alimentaire dans des zones déjà fragiles.

En revanche, l’aval du fleuve présente une évolution encourageante. Le niveau a progressé de 45 centimètres à Simenti, atteignant 805 centimètres, et de 43 centimètres à Gouloumbou, pour s’établir à 742 centimètres. Ces hausses sont accueillies avec optimisme par les éleveurs et les pêcheurs, qui y voient la promesse d’une meilleure disponibilité en eau pour l’abreuvement du bétail, la pêche artisanale et la régénération des écosystèmes.

La DGPRE insiste sur l’importance du suivi de ces variations pour la prévention des risques liés aux crues. Les mesures hydrométriques sont relevées deux fois par jour, matin et soir, puis transmises aux autorités locales afin d’alimenter le système national d’alerte précoce. « Notre mission est d’assurer un suivi rigoureux afin de protéger les populations et leurs activités face aux aléas climatiques », a expliqué Idrissa Ka, chef de la Brigade des Ressources en Eau de Tambacounda.

Ces contrastes observés entre l’amont et l’aval rappellent à quel point les équilibres hydrologiques restent sensibles en période hivernale. Si certaines zones bénéficient d’un apport vital en eau, d’autres doivent faire face à un déficit préoccupant. Dans ce contexte, la DGPRE appelle les communautés riveraines à rester vigilantes et à suivre attentivement les prochains bulletins, considérés comme essentiels pour anticiper toute évolution défavorable et adapter les activités agricoles, pastorales ou de pêche.

Forum africain des systèmes alimentaires : le président Bassirou Diomaye Faye plaide pour une agriculture moderne et inclusive

Le Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad) de Diamniadio accueille depuis ce lundi l’édition 2025 du Forum africain des systèmes alimentaires (AFSF). La cérémonie d’ouverture s’est déroulée sous la présidence du chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, aux côtés du président rwandais Paul Kagame et de l’ancien Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, actuel président de l’AFSF. Les travaux, qui réunissent décideurs, experts et acteurs du secteur agricole, se poursuivront jusqu’à vendredi autour du thème central : l’innovation et la transformation des systèmes agroalimentaires.

Dans son allocution d’ouverture, le président Diomaye Faye a rappelé l’importance stratégique de l’agriculture pour le continent africain, tout en soulignant ses fragilités persistantes. « En ce moment même, des millions de femmes et d’hommes sont dans les champs, à la faveur de la saison des pluies. La plupart travaillent la terre à la force des bras ou avec des outils rudimentaires, et n’ont que quelques mois pluvieux pour espérer nourrir leur famille », a-t-il déclaré, insistant sur la dépendance du secteur agricole aux aléas climatiques.

Le chef de l’État a évoqué les conséquences directes du changement climatique, qui accentuent l’irrégularité des pluies et limitent fortement les capacités de production. À cela s’ajoutent les pertes post-récoltes, parfois estimées à près de 30 % des denrées produites, un facteur qui contribue à la persistance de la faim et de la malnutrition sur le continent.

Pour étayer ses propos, le président a rappelé les chiffres alarmants publiés par la FAO en 2024 : plus de 700 millions de personnes ont souffert de la faim dans le monde l’année dernière, dont une part importante en Afrique. Une situation qui éloigne davantage le continent de l’atteinte de l’Objectif de développement durable n°2 (ODD), qui vise l’éradication de la faim d’ici à 2030. Si la tendance actuelle persiste, a-t-il averti, plus d’un demi-milliard d’êtres humains seront en situation de sous-alimentation chronique à cette échéance, et la moitié d’entre eux se trouvera en Afrique.

Face à ce constat, Bassirou Diomaye Faye estime que l’Afrique se trouve à un tournant décisif. Pour lui, la transformation des systèmes alimentaires est désormais une urgence de première nécessité, qui exige non seulement des politiques adaptées mais aussi une mobilisation accrue des acteurs sociaux et économiques.

Le président sénégalais a particulièrement insisté sur le rôle central de la jeunesse dans cette transformation. « Nous devons mettre les jeunes au cœur de nos politiques de développement », a-t-il plaidé, avant de préconiser leur responsabilisation et leur implication directe dans la formulation des politiques agricoles. Pour atteindre cet objectif, il appelle à développer une offre de formation adaptée aux besoins d’une agriculture moderne, intensive et durable, capable de concilier productivité et respect de l’environnement.

Cette édition 2025 du Forum africain des systèmes alimentaires se veut un espace de réflexion mais aussi d’action, où les innovations technologiques et les modèles inclusifs devront être partagés pour répondre à un défi commun : assurer la sécurité alimentaire et la souveraineté agricole de l’Afrique.

Kaolack : Deux salles de classe et un bloc administratif endommagés au CEM de Darou Mbitèyène

La rentrée scolaire 2024-2025 s’annonce difficile pour les élèves du CEM de Darou Mbitèyène, dans la région de Kaolack. Une forte pluie accompagnée de vents violents, survenue hier entre 17 heures et 18 heures, a causé d’importants dégâts matériels au sein de l’établissement.

Selon Demba Senghor, principal du collège, deux salles de classe et le bâtiment servant de bloc administratif ont été totalement endommagés. « Le préjudice est énorme. La situation actuelle du CEM ne permet pas d’accueillir les élèves dans de bonnes conditions », a-t-il déclaré.

Les toitures arrachées, les salles inondées et le matériel pédagogique détruit laissent planer un sérieux doute quant à la reprise normale des cours prévue dans quelques semaines. L’inquiétude grandit au sein de la communauté éducative. « Nos enfants risquent de rester à la maison si rien n’est fait », témoigne un parent d’élève, visiblement préoccupé.

Face à cette situation, enseignants, parents d’élèves et autorités locales appellent à une intervention urgente de l’État et de ses partenaires afin de réhabiliter les infrastructures endommagées. Ils craignent que l’année scolaire ne soit compromise, plongeant ainsi des centaines d’élèves dans une incertitude totale.

Si aucune solution rapide n’est trouvée, ce sinistre risque d’aggraver les difficultés déjà rencontrées par le système éducatif dans plusieurs localités rurales, où les infrastructures sont souvent précaires et vulnérables aux intempéries.

Guy Marius Sagna interpelle le gouvernement sur les pratiques de Yango

À l’Assemblée nationale, le député Guy Marius Sagna a adressé une série de questions écrites au gouvernement du Premier ministre Ousmane Sonko concernant la plateforme de transport et de livraison Yango. L’élu de la Nation relaie ainsi les doléances de nombreux chauffeurs et livreurs qui dénoncent des pratiques jugées abusives et contraires à leurs droits.

Selon les témoignages recueillis, les travailleurs se disent contraints d’accepter des courses « à l’aveugle », sans connaître ni le prix ni la destination à l’avance. En cas de refus ou d’annulation, leurs comptes seraient immédiatement bloqués, sans possibilité de recours.

Autre grief relevé par le parlementaire : le niveau élevé des commissions prélevées par la plateforme, parfois estimées à 28 % ou plus, alors même que certaines courses ne rapporteraient que 100 à 200 francs CFA aux livreurs. Un système de bonus est également pointé du doigt, car il n’est débloqué qu’après la réalisation d’au moins trente courses par jour, un objectif jugé irréaliste par une majorité d’acteurs.

Le député met également en avant l’absence de contrats formels et de couverture sociale, plaçant les chauffeurs et livreurs dans une grande précarité face aux aléas de leur activité.

Pour Guy Marius Sagna, ces pratiques soulèvent de sérieuses questions de justice sociale et de protection des travailleurs, dans un secteur numérique en plein essor mais encore largement insuffisamment encadré au Sénégal. Il exhorte le gouvernement à « faire toute la lumière sur les conditions réelles imposées par Yango » et à préciser les mesures envisagées pour mieux réguler cette activité afin de protéger les travailleurs.

Drame à la Cité Mixta : le lutteur Pokola chute du 3e étage d’un immeuble

La Cité Mixta a été le théâtre d’un grave accident ce lundi matin, aux alentours de 10h. Le lutteur Pokola, bien connu des amateurs de l’arène, a chuté du troisième étage d’un immeuble.

Alertés dans la foulée, les sapeurs-pompiers sont rapidement intervenus pour lui porter assistance avant de l’évacuer d’urgence vers une structure sanitaire. Pour l’heure, aucune communication officielle n’a été faite sur son état de santé, mais l’inquiétude est grande dans son entourage et parmi ses fans.

Un témoin sous le choc

« J’ai vu quand il tombait du 3e étage. Au début, je pensais que c’était un sachet d’ordures jeté par inadvertance, mais le bruit du choc m’a rapidement fait comprendre que c’était lui. Je l’ai vu dans un état que je ne peux pas vous confier », confie notre informateur, encore bouleversé par la scène.

Très vite, la nouvelle s’est propagée sur les réseaux sociaux, alimentant rumeurs et interrogations. Pourquoi Pokola se trouvait-il à la Cité Mixta, un lieu régulièrement associé à des soirées festives et controversées ? Était-ce un simple accident ou les circonstances de sa présence sur les lieux soulèvent-elles d’autres hypothèses ? Était-il seul ou accompagné lors du drame ?

Pour l’instant, aucune réponse claire n’a été apportée. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de déterminer les causes exactes de la chute.

Gamou Médina Baye : la chaîne de solidarité se renforce avec Actions Kaolack

En prélude aux célébrations du Gamou, commémoration de la naissance du Prophète Mohamed (PSL), l’association Actions Kaolack a insufflé un puissant élan de solidarité en apportant son soutien à trois structures locales. Ce lundi, une cérémonie de remise de dons, tenue symboliquement devant le domicile de Baye Niass, a mis en lumière la tradition d’entraide qui caractérise cette période spirituelle.

Sous la houlette de son représentant, M. Moussa Diaw, Actions Kaolack a offert son appui aux associations Jeunes Espoirs de Médina Baye, dirigée par Macky Seck, Khidmal Baye, présidée par Babacar Thiam, et Wa Sam Gamou, représentée par Malick Sarr. Le don, composé de 50 packs d’eau et de 10 casiers de boissons, vise à soutenir les vastes opérations de ravitaillement et de restauration prévues pour accueillir les milliers de pèlerins attendus.

Dans son allocution, M. Diaw a rappelé l’engagement historique et inébranlable de son association :

« Notre soutien à la communauté de Médina Baye dure depuis des décennies. Chaque année, à l’approche du Gamou, nous sentons le devoir de perpétuer cette chaîne de solidarité et de contribuer, à notre échelle, à la réussite de cet événement majeur pour la Oumma. »

Ce geste philanthropique s’inscrit dans le cadre plus large des préparatifs du Gamou, une période où la fraternité et le partage sont élevés au rang de devoir religieux. La distribution de nourriture et de boissons fraîches aux fidèles, souvent après de longues heures de prière et de recueillement, constitue une pierre angulaire de l’accueil à Médina Baye. Elle incarne l’esprit de communauté et de générosité prôné par l’islam.

Les associations bénéficiaires, en première ligne de l’organisation logistique, ont salué ce soutien significatif. Ces dons leur permettront de renforcer leurs moyens et d’assurer, avec encore plus de dignité, l’accueil des fidèles venus des quatre coins du Sénégal et de l’étranger, en quête de bénédictions et de paix spirituelle.

Ainsi, au-delà de la ferveur religieuse, le Gamou de Médina Baye continue de se construire sur un pilier intangible : la solidarité agissante. L’action conjuguée de Actions Kaolack et des structures locales garantit que cette célébration reste, pour tous, un moment de spiritualité, de partage et de communion fraternelle.

Mbour : Deux présumés trafiquants de drogue arrêtés par la Sûreté Urbaine

La Sûreté Urbaine du Commissariat central de Mbour a frappé un grand coup dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. Dans la nuit du 29 au 30 août, deux individus ont été interpellés lors d’une opération ciblée menée sur la base d’un renseignement.

Selon les informations recueillies, la police avait été alertée de l’existence d’un trafic de crack entre Thiès et Mbour. Une surveillance a alors été mise en place et a permis d’intercepter le premier suspect au croisement de Saly. Ce dernier était en possession de 20 képas de crack, dont la valeur marchande est estimée à 200 000 francs CFA, chaque unité se vendant à 10 000 francs.

Dans la foulée, un second individu a été arrêté la même nuit. Il détenait 35 képas de kush ainsi que 8 cornets de chanvre indien, confirmant l’ampleur du réseau en activité dans la zone.

Les deux suspects ont été placés en garde à vue. L’enquête, confiée aux éléments de la Sûreté Urbaine, se poursuit afin d’identifier d’éventuels complices et de démanteler les circuits d’approvisionnement.

Diamniadio : un réseau de vigiles détourne plus de 54 millions de FCFA de matériels électroménagers

Les gendarmes de la brigade de recherches de Faidherbe ont mis fin aux agissements d’un réseau de vigiles qui pillait depuis près d’un an le stock de la société Ebs Électro Business, détentrice exclusive de la marque internationale « Astech » au Sénégal. Le préjudice provisoire est estimé à plus de 54 millions de FCFA, rapporte L’Observateur.

L’affaire a éclaté à la suite de la découverte de téléviseurs Astech sur le marché noir. Intrigués, les responsables d’Ebs Électro Business, propriétaire d’un hangar au Pôle urbain de Diamniadio où sont entreposés des appareils d’une valeur de plusieurs milliards de FCFA, ont mandaté Mayoro Kébé pour saisir la gendarmerie. La plainte, déposée le 23 août dernier, visait un numéro de téléphone relié au principal suspect.

Les investigations ont rapidement conduit à l’arrestation de Cheikh Dieng et de son complice Mamadou Baldé, à Thiaroye. Sous pression, Dieng a reconnu s’approvisionner en téléviseurs volés auprès de Samba Kandé, ancien vigile du hangar. Une perquisition à Dougar, au domicile de ce dernier, a permis de découvrir un stock important de matériel électroménager destiné à l’écoulement clandestin.

L’enquête a également révélé l’implication de Yaya Kandé, gardien attitré du hangar, ainsi qu’un système parfaitement organisé : Samba Kandé subtilisait les appareils, revendus ensuite à Mamadou Baldé pour 45 000 FCFA l’unité, avant d’être écoulés par Cheikh Dieng sur le marché noir. Une partie des gains servait même à financer l’ASC locale de Samba Kandé.

Au total, 44 téléviseurs ont été saisis chez les mis en cause. Toutefois, trois autres vigiles de la société – identifiés comme S. Baldé 1, S. Baldé 2 et B. Gallé – sont toujours en fuite et activement recherchés par les gendarmes.

Les quatre personnes arrêtées ont été déférées devant le procureur de la République pour association de malfaiteurs, vol et recel au détriment de Ebs Électro Business.

Affaire Hamidou Djiba : de l’envol indépendantiste aux regrets devant les enquêteurs

L’affaire Hamidou Djiba continue d’alimenter les débats judiciaires et politiques. Selon les révélations du quotidien Libération, l’autoproclamé porte-parole de l’aile politique du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) de Mangoukoro, poursuivi pour complot contre l’autorité de l’État, participation à un mouvement insurrectionnel et association de malfaiteurs criminelle, a radicalement changé de posture lors de ses auditions à la Section de recherches (Sr).

Âgé de 61 ans, Djiba s’était distingué à Ziguinchor lors de la commémoration du décès de l’abbé Diamacoune par des gestes et propos spectaculaires : proclamation d’une supposée « indépendance de la Casamance », présentation d’un drapeau et entonnement d’un hymne présenté comme celui d’une « République de Casamance ». Ces mises en scène, largement commentées, avaient contribué à son arrestation.

Intercepté alors qu’il circulait à moto vers Bouloum, l’homme a adopté un ton plus conciliant face aux enquêteurs. Il a reconnu son statut de responsable du Mfdc, tout en niant avoir voulu créer un État parallèle ou former un gouvernement indépendantiste. Concernant ses propos virulents à l’égard du Chef de l’État — qualifié de « nouveau-né politique » —, Djiba a tenté d’en minimiser la portée, expliquant qu’il voulait simplement souligner la jeunesse politique du Président.

Dans une démarche de désescalade, il est allé jusqu’à rappeler ses « liens de cousinage » avec le Chef de l’État, invoquant leurs origines ethniques communes, et affirmé lui vouer un profond respect. Exprimant des regrets, il a demandé la clémence de la Justice, reconnaissant ne pas avoir mesuré la gravité ni les conséquences de ses actes.

Richard-Toll : braquage spectaculaire à l’usine Dolima

Richard-Toll, 31 août 2025 – La ville s’est réveillée sous le choc. Dans la nuit du 30 au 31 août, l’usine Dolima, située à Thiabakh et considérée comme un fleuron de l’agroalimentaire sénégalais, a été la cible d’un braquage d’une rare violence. Selon des sources policières relayées par L’Observateur, un commando armé et encagoulé a investi les lieux avec une précision digne d’un film d’action.

Il était 04h24 lorsque le commissariat de Richard-Toll a été alerté. Étrangement, les assaillants n’ont eu aucun mal à pénétrer le site : la porte principale était grande ouverte. Deux vigiles de la société Phoenix assuraient la sécurité. Mais face à la brutalité du groupe, l’agente Dieynaba Diallo a pris la fuite, abandonnant son collègue Iba Diop, rapidement maîtrisé puis forcé à guider les malfaiteurs dans l’enceinte de l’usine.

Le commando a d’abord fait halte dans la mosquée attenante, s’emparant de deux téléphones portables. Il a ensuite méthodiquement pris pour cible quatre bureaux sensibles : celui de la collecte de lait, du directeur industriel, de la maintenance informatique et du KSDE (Kossam Société de Développement de l’Élevage), filiale de Dolima. Meubles fracturés, tiroirs arrachés, dossiers éparpillés… le saccage a été total.

L’attaque n’a pas seulement causé des dégâts matériels. Daouda Diagne, chauffeur de l’usine, a été grièvement blessé à la tête, tandis qu’Amadou Sy, agent de sécurité, a reçu un coup violent au poignet gauche. Après leur expédition, les assaillants ont pris la direction de Mbane, laissant derrière eux un site ravagé et des employés traumatisés.

Ce braquage survient dans un contexte sécuritaire déjà tendu. Ces derniers mois, plusieurs attaques spectaculaires ont secoué le pays : la résidence Les Diamantines à Saly, théâtre d’un viol collectif, l’hôtel Riu Baobab ou encore un établissement touristique de Guéréo. Désormais, c’est une entreprise stratégique comme Dolima qui tombe sous les coups de ces commandos.

Les forces de l’ordre ont immédiatement ouvert une enquête. Toutefois, les caméras de surveillance de l’usine étaient inopérantes au moment des faits, l’informaticien de service étant absent. Les autorités espèrent exploiter les enregistrements disponibles et recueillir de nouveaux témoignages pour remonter la piste de ce groupe criminel.

Scandale financier : le « Sukuk Ijara Sogepa SN 2022 » dans le viseur de la Dic

Dakar, 1er septembre 2025 – L’enquête ouverte par la Division des investigations criminelles (Dic) sur la gestion des finances publiques s’annonce explosive. Selon les révélations du journal Libération, les investigations vont bien au-delà des constats établis par la Cour des comptes et mettent en lumière un vaste scandale financier autour de l’opération « Sukuk Ijara Sogepa SN 2022 ».

D’un montant colossal de 330 milliards de F CFA, ce financement a été levé par la Banque islamique du Sénégal (BIS) dans le cadre d’une convention avec l’État, avec la participation d’autres structures dont CGF Bourse.

Dans son rapport initial, la Cour des comptes avait déjà pointé des dépenses irrégulières de 114 milliards de F CFA, effectuées en dehors de tout cadre comptable. Mais les enquêteurs de la Dic vont plus loin : ils auraient découvert que la BIS a retenu directement à la source près de 70 milliards de F CFA pour solder de prétendues créances de l’État.

Plus troublant encore, une commission de 5,6 milliards de F CFA aurait été versée à des intermédiaires impliqués dans cette opération financière. Des pratiques qui soulèvent de sérieuses interrogations sur la transparence et la légalité du montage.

Addiction aux jeux d’argent : le cri du cœur de Seydina Mohamed M. Gueye, fondateur de SOS PARIEURS

Dans les rues de Dakar, derrière l’agitation quotidienne, une réalité silencieuse et douloureuse prend de l’ampleur. L’addiction aux jeux d’argent, longtemps ignorée ou minimisée, s’impose aujourd’hui comme un fléau social qui dévaste des familles entières. Face à cette urgence, l’association SOS PARIEURS SENEGAL, fondée par Seydina Mohamed M. Gueye, tente de porter secours, malgré des moyens dérisoires et une stigmatisation persistante.

« Quand j’ai lancé SOS PARIEURS il y a deux ans, j’étais animé par une profonde volonté d’agir, de répondre à une souffrance trop souvent invisible », confie Seydina Mohamed M. Gueye, les traits marqués par l’engagement. Depuis, les appels à l’aide se sont multipliés : parents désemparés, jeunes pris dans la spirale des paris sportifs, couples brisés par les dettes… « On reçoit des témoignages bouleversants chaque jour. Et ce n’est que la partie visible de l’iceberg. »

Avec la banalisation des paris en ligne et l’omniprésence des jeux de hasard, notamment dans les quartiers populaires, l’addiction gagne du terrain. Les plus jeunes sont particulièrement exposés, souvent sans réelle conscience des risques. Les dégâts sont multiples : isolement, dépression, perte de repères, voire tentatives de suicide.

Pourtant, l’association peine à suivre le rythme. « Nous manquons cruellement de ressources, confie le fondateur. Nous n’avons pas de siège fixe, pas de personnel salarié. Tout repose sur quelques bénévoles, courageux mais débordés. » L’urgence est là, mais les moyens manquent pour y répondre efficacement. Impossible, dans ces conditions, de mettre en place des dispositifs de suivi à long terme, ou d’élargir les campagnes de sensibilisation prévues.

Au-delà des contraintes matérielles, un autre obstacle pèse lourd : le tabou. « Beaucoup de personnes concernées n’osent pas demander de l’aide, par honte ou peur du jugement. L’addiction aux jeux reste perçue comme un échec personnel, alors qu’il s’agit d’un véritable trouble psychologique », explique Seydina Gueye.

Ce manque de reconnaissance sociale, doublé d’un vide institutionnel, empêche une prise en charge efficace. Dans le système de santé sénégalais, peu de structures sont spécialisées dans les addictions comportementales. « Les familles viennent vers nous, mais nous ne sommes pas des thérapeutes. Il est urgent de tisser des liens avec les psychologues, les hôpitaux, les écoles aussi, pour intervenir dès le plus jeune âge. »

Malgré l’adversité, SOS PARIEURS poursuit son combat avec détermination. Entre les permanences téléphoniques, les visites de terrain et le plaidoyer auprès des autorités, l’association fait de son mieux pour maintenir le lien avec les victimes et leurs proches.

Aujourd’hui, son fondateur lance un appel à la solidarité. « Nous ne pouvons pas faire face seuls. Chaque contribution compte, que ce soit un don, du temps offert en tant que bénévole, ou simplement relayer notre message. Ce combat est celui de toute la société. »

À travers ses mots, une conviction émerge : il est encore possible de faire reculer ce fléau, à condition que chacun prenne conscience de son ampleur. « L’addiction aux jeux d’argent peut être combattue. Ce n’est pas une fatalité. Mais pour y arriver, il faut que les pouvoirs publics, les médias, les citoyens s’unissent. Ensemble, nous pouvons sauver des vies. »

Kafountine : dix-sept candidats à l’émigration interceptés par la gendarmerie

La lutte contre l’émigration irrégulière se poursuit dans le sud du Sénégal. Dans la nuit de samedi à dimanche, la Brigade de gendarmerie de Kafountine a interpellé dix-sept personnes qui tentaient de rallier clandestinement les côtes espagnoles à partir du village d’Abéné, situé dans la région de Ziguinchor.

Selon une source sécuritaire citée par l’APS, parmi les migrants arrêtés figurent onze Sénégalais. Trois individus soupçonnés d’être des complices dans l’organisation de ce départ ont également été mis aux arrêts. Il s’agit de deux Sénégalais et d’un ressortissant étranger, dont l’identité n’a pas été révélée.

Cette nouvelle opération intervient seulement quelques jours après une précédente arrestation. Dans la nuit de mardi à mercredi, les gendarmes de Kafountine avaient déjà intercepté trente-quatre candidats à l’émigration. Ce groupe comprenait quatre femmes, dont l’une voyageait accompagnée de ses deux enfants mineurs, soulignant encore une fois la diversité des profils qui tentent de franchir la mer au péril de leur vie.

Ces interpellations successives témoignent de l’ampleur du phénomène migratoire dans la région sud du pays, où les départs clandestins se multiplient malgré les dangers. Les autorités locales insistent sur leur détermination à renforcer la surveillance des côtes et à démanteler les réseaux qui alimentent ce trafic humain.

À Kafountine comme ailleurs, la gendarmerie reste en alerte face à ce fléau qui continue d’endeuiller de nombreuses familles et d’alimenter les débats sur la recherche de solutions durables pour offrir des perspectives meilleures à la jeunesse sénégalaise.

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