Affaire ASER–AEE Power : Thierno Alassane Sall dénonce un scandale financier de 37 milliards de FCFA

Le dossier qui secoue l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale (ASER), la Banque Santander et la société AEE Power Sénégal connaît un nouveau rebondissement. Le député et leader de la République des Valeurs, Thierno Alassane Sall, a une nouvelle fois pris la parole ce mardi 19 août pour dénoncer un détournement présumé de 37 milliards de francs CFA. Face à la presse, l’ancien ministre des Infrastructures a pointé du doigt ce qu’il qualifie d’un « scandale financier majeur » impliquant des acteurs étrangers et locaux.

Dans sa déclaration, Thierno Alassane Sall a directement mis en cause le président de l’entreprise espagnole AEE Power EPC, José Angel Gonzalez Tausz, qu’il accuse d’avoir eu un rôle central dans ce qu’il considère comme des manœuvres douteuses. « Comment cet homme a-t-il pu se donner le droit de suspendre la convention avec la société sénégalaise AEE Power Sénégal, tout en poursuivant ses négociations ? », s’est interrogé le parlementaire. Selon lui, le dirigeant espagnol aurait abusé de sa position et serait potentiellement impliqué dans la disparition des fonds publics destinés à des projets d’électrification rurale.

Le député a par ailleurs affirmé que la Banque Santander, principal partenaire financier, a suspendu le financement en raison de l’opacité constatée. « Les Espagnols ont suspendu le financement pour savoir où sont passés les 37 milliards. AEE Power Sénégal a encaissé cette somme, destinée à électrifier plusieurs villages, mais aucun justificatif n’a été fourni malgré les réclamations de la Banque Santander », a dénoncé Thierno Alassane Sall, soulignant l’absence totale de transparence dans l’exécution du projet.

Estimant que ce silence et cette inertie fragilisent la gouvernance du pays, le député a interpellé directement les autorités. « Le Premier ministre Ousmane Sonko dispose de tous les leviers pour exiger des explications. Quatorze mois après, rien n’a été fait. Pourquoi ce régime protège-t-il AEE Power Sénégal alors que son implication sur ces 37 milliards est pointée du doigt ? », a-t-il martelé.

Pour le leader de la République des Valeurs, ce dossier symbolise les dérives dans la gestion des finances publiques et mérite une enquête approfondie. Il appelle ainsi le gouvernement à prendre ses responsabilités en éclairant l’opinion nationale sur les zones d’ombre de ce scandale. Dans un contexte où l’accès à l’énergie demeure une question cruciale pour les populations rurales, cette affaire, si elle venait à être confirmée, mettrait en lumière les graves conséquences de la mauvaise gestion des ressources allouées à l’électrification.

Électrification rurale : plus de 16 milliards de FCFA pour la région de Ziguinchor

Un pas décisif vient d’être franchi dans le cadre de l’électrification rurale au Sénégal. Le gouvernement, en partenariat avec l’Agence Française de Développement (AFD) et la Délégation de l’Union Européenne (UE), a mobilisé un financement de plus de 16 milliards de francs CFA destiné à électrifier 135 villages de la région de Ziguinchor, située à plus de 450 kilomètres de Dakar.

L’annonce a été faite ce lundi lors d’un comité régional de développement (CRD) consacré exclusivement à la question de l’électrification rurale. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Programme d’Appui au Développement des Énergies Renouvelables pour l’Accès Universel (PADERAU), un ambitieux projet lancé par l’État sénégalais avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers.

La mise en œuvre du programme sera assurée par la Senelec, qui jouera un rôle central dans l’extension du réseau national vers les zones rurales. Le président du comité de pilotage, Ngor Séne, a indiqué que l’objectif principal est de garantir un accès fiable, durable et équitable à l’électricité dans les zones encore non desservies. Ce projet constitue ainsi une réponse concrète aux défis du développement local et à la nécessité de réduire les inégalités territoriales.

À l’échelle nationale, le PADERAU ambitionne l’électrification de plus de 560 villages répartis dans les régions de Sédhiou, Ziguinchor, Tambacounda et Matam. Selon les estimations, ce sont près de 200 000 personnes qui devraient bénéficier directement de ce programme à travers un accès sécurisé et permanent à l’énergie.

Dans la région de Ziguinchor, la composante locale du projet vise 135 localités, pour un total de 7 507 foyers à raccorder. La répartition géographique révèle un effort massif dans le département de Bignona, avec 109 villages concernés, suivi du département d’Oussouye où 18 localités seront électrifiées, et enfin du département de Ziguinchor avec 8 villages. Ce maillage territorial permettra de couvrir aussi bien les zones les plus reculées que celles proches de la capitale régionale, située à une quarantaine de kilomètres d’Oussouye.

Le PADERAU bénéficie d’un budget global de 58 milliards de francs CFA, mobilisé grâce aux contributions de l’Union Européenne et de l’Agence Française de Développement, en partenariat avec l’État du Sénégal. En confiant son exécution à la Senelec, les partenaires misent sur une expertise locale et sur la pérennisation des infrastructures énergétiques.

Ce programme, qui s’applique aux départements relevant des concessions d’électrification rurale de Matam et de Ziguinchor, marque une nouvelle étape vers l’objectif fixé par les autorités sénégalaises : parvenir à l’accès universel à l’électricité d’ici 2030. Pour les populations rurales, il s’agit d’une véritable révolution sociale et économique, tant l’électricité constitue un levier de développement pour l’éducation, la santé, la production agricole et les activités génératrices de revenus.

Tragédie au Port de Dakar : un docker tué lors d’une dispute autour du « Kush »

L’horreur s’est invitée au Port autonome de Dakar le 15 août dernier, dans un hangar du Môle 8. Une altercation entre deux dockers, Alia Camara (32 ans) et son compatriote Sadibou Gassama, a viré au drame, entraînant la mort de ce dernier.

Selon des informations rapportées par Libération, les deux hommes, qui monnayaient régulièrement leurs services à l’arrivée des navires, avaient pour habitude de se cacher dans un hangar après leur travail afin d’éviter les patrouilles de gendarmerie. Mais derrière cette routine, un autre facteur pesait lourd : leur consommation régulière de « Kush », une drogue dure tristement surnommée « la drogue du zombie ».

Le jour du drame, Sadibou Gassama détenait une certaine quantité de cette substance. Sollicité par Alia Camara qui insistait pour en obtenir « un petit peu », il a catégoriquement refusé. La situation a alors dégénéré : plus robuste physiquement, Alia Camara s’est jeté sur son compagnon pour lui arracher la drogue des mains.

Dans la confusion, Sadibou a tenté de s’échapper en escaladant le hangar. Mais Alia l’a brutalement tiré vers le bas. La victime a lourdement chuté, sa tête heurtant une grosse pierre. Gravement touché, il a succombé sur le coup.

Pris de panique, Alia Camara a tenté de fuir. Mais il a été rapidement appréhendé par les gendarmes de la Brigade de la Zone des hydrocarbures. Déféré hier au parquet, il fait désormais face à des poursuites pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

FSF : Abdoulaye Fall confirmé président, mais la bataille judiciaire s’annonce

Le processus électoral de la Fédération sénégalaise de football (FSF) arrive à son terme. Selon des informations rapportées par L’Observateur, la Commission électorale a finalisé le procès-verbal du scrutin organisé les 2 et 3 août derniers au Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad). Ce document valide l’élection d’Abdoulaye Fall à la présidence de l’instance dirigeante du football sénégalais ainsi que le renouvellement du Comité exécutif.

L’élection n’a pas échappé aux tensions. Le camp du candidat malheureux, Mady Touré, a dénoncé de « graves irrégularités » lors du premier tour, avant de boycotter le second. L’équipe de l’ancien président de Génération Foot prépare désormais un recours devant la justice pour tenter de faire invalider le scrutin.

Un point particulier a alimenté la polémique : une voix supplémentaire a été enregistrée (510 contre 509 prévues) par rapport au corps électoral officiel. Interpellée sur cette anomalie, la Commission électorale a estimé qu’elle ne remet pas en cause la régularité du processus, ni le verdict des urnes.

Malgré les contestations, Abdoulaye Fall est désormais officiellement désigné nouveau patron de la FSF. Toutefois, la bataille judiciaire que s’apprête à engager le camp de Mady Touré pourrait prolonger la crise qui secoue le football sénégalais.

Guédiawaye : un faux policier de l’unité anti-drogue arrêté pour vols de téléphones portables

La police de Wakhinane-Nimzatt, à Guédiawaye, a mis la main sur un escroc qui se faisait passer pour un agent d’une unité anti-drogue afin de dépouiller ses victimes. Identifié sous le nom d’emprunt Baye Samba, l’homme a été interpellé aux abords du marché Boubess avec plusieurs téléphones portables volés, rapporte Les Échos.

Se faisant passer pour un policier en patrouille, Baye Samba ciblait de jeunes femmes. Usant d’un ton autoritaire, il les entraînait dans des coins discrets sous prétexte d’une fouille corporelle « de routine ». Il finissait ensuite par leur extorquer leurs téléphones portables, menaçant de les « embarquer » si elles refusaient.

C’est ainsi qu’il a dépossédé une première victime de son appareil avant de tenter un deuxième coup de la même manière contre une demoiselle nommée M. Ndiaye.

Son manège a toutefois éveillé les soupçons de riverains, intrigués par son comportement. Ces derniers ont alerté le chef de service du poste de police de la commune. Rapidement, une équipe de la brigade de recherches a été dépêchée sur les lieux et a surpris le faux policier en pleine action.

Confronté aux enquêteurs qui lui ont réclamé sa carte professionnelle, Baye Samba a fini par avouer la supercherie. Une fouille a permis de découvrir un second téléphone dans ses poches, dont la véritable propriétaire a pu être identifiée grâce aux investigations policières.

Après son arrestation et son audition, le mis en cause a reconnu avoir usurpé l’identité d’un policier pour « gagner de l’argent ». À l’issue de sa garde à vue, il a été déféré devant le parquet du tribunal de grande instance de Guédiawaye. Il est poursuivi pour usurpation de fonction et vol.

Clip « Porozé bi » : Nit Dof s’en prend à Thiat et remet en cause sa légitimité

La sortie du nouveau clip de Thiat, membre du groupe Keur Gui et figure du mouvement Y’en a Marre, continue de susciter des débats houleux dans l’univers du rap sénégalais. Intitulé « Porozé bi », ce morceau, perçu par beaucoup comme une critique frontale des dérives du régime actuel, vient de recevoir une réponse virulente d’un autre acteur de la scène musicale : Mor Talla Gueye, alias Nit Dof. Rappeur connu pour sa proximité avec le pouvoir en place et actuel président du Conseil d’administration du Fonds de Développement des Cultures Urbaines (FDCU), Nit Dof a livré un message tranchant, visant directement Thiat et plus largement certains artistes engagés.

Dans une déclaration publique, Nit Dof a reproché à Thiat son timing, insinuant que son retour sur le terrain du rap contestataire arrive trop tard. Selon lui, l’histoire s’écrit déjà ailleurs et ceux qui ont manqué le « rendez-vous décisif » avec le peuple n’ont plus la légitimité nécessaire pour se faire entendre. « Ce que beaucoup n’ont pas compris, c’est que le train est déjà parti. C’était un rendez-vous qu’il ne fallait absolument pas manquer. Certains l’ont raté et ignorent encore que le peuple souverain est désormais ailleurs, très loin, avec d’autres priorités », a-t-il affirmé.

Le rappeur pro-régime ne s’est pas limité à une critique de fond. Il a également remis en question l’argument de la liberté d’expression souvent brandi par les artistes contestataires. Pour lui, ce n’est pas une question de censure, mais une réaction du peuple lui-même. « À ceux qui nous parlent de liberté d’expression : sachez que c’est le peuple souverain lui-même qui s’est senti attaqué et qui riposte aujourd’hui à sa manière », a-t-il lancé, défendant ainsi l’idée que la société aurait tourné la page des discours de contestation portés par des figures comme Thiat.

Nit Dof est allé plus loin en accusant certains rappeurs d’avoir été absents au moment où leur voix aurait eu le plus d’impact. Il dénonce ce qu’il appelle une hypocrisie dans le milieu, affirmant que ceux qui sont restés silencieux dans les périodes les plus critiques n’ont désormais plus de légitimité pour parler au nom du peuple. « Quant à ceux qui étaient silencieux quand le peuple avait vraiment, mais vraiment besoin d’eux, ils auront désormais un sérieux problème de légitimité pour se faire entendre », a-t-il déclaré, dans une pique que beaucoup ont interprétée comme une attaque directe contre Thiat.

Enfin, le rappeur pro-régime a tenu à rassurer sur l’état actuel de la scène musicale, balayant d’un revers de main l’idée que le rap sénégalais aurait perdu de sa vigueur. « Et dites aux hypocrites que le rap se porte très bien. Les artistes évoluent et sortent leurs projets tous les jours », a-t-il conclu, soulignant une vision positive du dynamisme artistique, mais en rupture avec le discours contestataire incarné par Keur Gui.

Cette sortie de Nit Dof, qui contraste avec les nombreux messages de soutien reçus par Thiat après la sortie de « Porozé bi », risque d’alimenter davantage la polarisation dans le milieu du hip-hop sénégalais. Elle illustre aussi la fracture entre deux conceptions du rap : l’une qui se revendique comme porte-voix du peuple et l’autre qui défend une nouvelle approche, plus en phase avec le régime en place.

Clip “Porozé bi” : Fou Malade salue la puissance du nouveau texte de Thiat

Le dernier clip de Thiat, membre du groupe Keur Gui et figure emblématique du mouvement Y’en a Marre, continue de nourrir les débats sur la scène artistique et politique sénégalaise. Intitulée “Porozé bi”, cette œuvre remet au goût du jour le rap contestataire en lui redonnant sa fonction première : traduire la colère et les espoirs d’un peuple en quête de justice sociale et de transparence. Fidèle à son style incisif, Thiat y dénonce sans détour les dérives du pouvoir en place, un message qui ne laisse personne indifférent.

Parmi les réactions enregistrées depuis la sortie du clip, celle de Malal Talla, alias Fou Malade, attire particulièrement l’attention. Camarade de longue date de Thiat et membre du même mouvement citoyen, Fou Malade s’est exprimé dans les colonnes de L’Observateur pour saluer la force du texte. Selon lui, le morceau incarne une rare cohérence artistique et un engagement sans concession. Il décrit le texte comme étant « remarquablement bien écrit, avec une valeur poétique Hip-Hop très marquée », avant de préciser que le rap, tel que le pratique Thiat, reste factuel, concret, imagé et surtout accessible. À ses yeux, il n’y a ni énigmes ni codes hermétiques, seulement des paroles claires et compréhensibles qui résonnent immédiatement auprès du public.

L’artiste n’a pas seulement marqué par ses paroles mais également par l’esthétique du clip. Fou Malade souligne le retour de Thiat à ses tresses, à sa montre et à son style d’époque, autant d’éléments qui rappellent la continuité de son engagement depuis ses débuts. « Il redevient le Thiat de Keur Gui, celui qui rappelle qu’il est toujours en alerte », note-t-il. Cette cohérence est renforcée par l’utilisation des symboles dans le visuel, notamment le pain, qui représente selon Fou Malade la revendication populaire et le minimum vital que le peuple réclame.

Au-delà de l’aspect esthétique, c’est surtout le moment de la sortie du clip qui lui confère une résonance particulière. Pour Fou Malade, cette œuvre tombe à point nommé, dans un contexte marqué par une forte attente citoyenne et un désenchantement social. « Cette œuvre ré-émancipe le rap. Le timing est parfait. Ce que dit Thiat, c’est ce que la majorité des Sénégalais expriment déjà au quotidien. Il ne fait qu’amplifier leurs voix, comme doit le faire un rappeur », explique-t-il.

Il ajoute enfin que la force du message réside dans sa capacité à être percutant et violent dans le fond, sans jamais sombrer dans la vulgarité. Une preuve, selon lui, de l’intelligence artistique de Thiat et de sa volonté de mettre son art au service de la cause citoyenne. En saluant cette œuvre, Fou Malade rappelle le rôle essentiel du rap engagé dans la vie publique sénégalaise, et réaffirme la place centrale de Thiat dans ce combat.

Réseau de faux visas : deux agences de voyage dans le collimateur, six arrestations déjà enregistrées

Un vaste réseau de fabrication et de distribution de faux documents destinés aux demandes de visa Schengen vient d’être démantelé à Dakar. L’affaire trouve son origine dans une alerte lancée par l’ambassade de France au mois de mai, signalant la présence de pièces frauduleuses dans plusieurs dossiers soumis à ses services. L’information a aussitôt mobilisé la Division nationale de lutte contre le trafic des migrants et des pratiques assimilées (DNLT), qui a ouvert une enquête ayant déjà abouti à l’arrestation de six personnes et à la mise sous surveillance de deux agences de voyage.

Selon les premiers éléments révélés par Libération, les structures incriminées sont « Europe Voyage » et « Keur Serigne Abdou Anne ». Les enquêteurs les soupçonnent d’avoir bénéficié de la complicité d’un fournisseur central de faux documents connu sous le pseudonyme de « Docteur Sambou », activement recherché à ce jour.

La première interpellation a visé M. C. Keïta, arrêtée devant le siège de VSF Global Voyage à Dakar. Son audition a révélé qu’elle avait entamé une procédure de demande de visa depuis la Guinée avant que son dossier n’atterrisse au Sénégal via l’agence « Europe Voyage ». Sa gérante, K. Aïdara, lui aurait remis des relevés bancaires falsifiés ainsi que de fausses attestations de travail et de congé.

Placée en garde à vue, K. Aïdara a affirmé n’avoir fait qu’exécuter les ordres de ses supérieurs, identifiés comme Ma. Mbengue et Mo. Fall. Elle a par ailleurs cité d’autres membres présumés du réseau : Cissokho, présenté comme le comptable de l’agence, et K. Bah, soupçonné de recevoir la majorité des paiements via son compte Wave.

Dans le même temps, le commissariat spécial de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) a intercepté trois voyageurs – F. Bâ, A. Bèye et El H. B. Diop – qui tentaient de rejoindre la Turquie avec de faux documents. Interrogés, ils ont affirmé avoir obtenu leur dossier frauduleux auprès d’A. Guèye, responsable de l’agence « Keur Serigne Abdou Anne ». Cette dernière, actuellement sous mandat de dépôt, a reconnu avoir travaillé sur instruction d’un certain Baldé, présenté comme son employeur résidant aux États-Unis.

L’affaire met en lumière un réseau tentaculaire, impliquant plusieurs acteurs, dont certains se trouveraient encore à l’étranger. La DNLT poursuit son enquête afin d’identifier et de localiser « Docteur Sambou » ainsi que les autres complices en fuite, alors que le phénomène des faux visas demeure un enjeu majeur dans la lutte contre la migration irrégulière au Sénégal.

Bakel sous la menace des eaux : le président du Conseil départemental alerte sur un risque d’inondation majeur

À Bakel, la situation devient préoccupante avec la montée inquiétante des eaux du fleuve Sénégal. Ce lundi matin, le niveau du fleuve a été mesuré à 9,32 mètres, contre seulement 6 mètres à la même période l’an dernier, soit une hausse spectaculaire qui fait craindre une inondation généralisée de la commune.

Face à ce danger imminent, le président du Conseil départemental, Mapathé Sy, a lancé un appel pressant aux autorités nationales pour une intervention rapide. Selon lui, la construction de logements sociaux pour les sinistrés des précédentes crues doit être une priorité, rappelant que de nombreuses familles vivent encore sous des tentes après les inondations dévastatrices de 2024.

« Les tendances sont à la hausse, ce qui confirme les prévisions météorologiques qui annonçaient déjà une saison beaucoup plus pluvieuse que la précédente », a-t-il indiqué. La situation est d’autant plus alarmante que la côte d’alerte à Bakel est fixée à 10 mètres. Avec 9,32 mètres actuellement, il ne reste que 0,68 mètre avant d’atteindre le seuil critique. La Falémé, affluent du fleuve Sénégal, suit la même tendance avec un niveau de 7,16 mètres, contre 5,13 mètres à la même période en 2024.

Les conséquences pourraient être dramatiques pour les populations locales. « L’année dernière, nous avions tout perdu. Les producteurs n’avaient rien récolté et si la tendance se poursuit, nous risquons à nouveau de perdre nos cultures et nos habitations », a averti Mapathé Sy.

Pour les habitants, la menace est bien réelle et le spectre d’un nouveau désastre plane sur la ville. Le président du Conseil départemental insiste sur l’urgence d’un plan de relogement digne et durable, afin de protéger les familles et d’éviter que Bakel ne revive le cauchemar des inondations passées.

Financement climatique et gestion de projet : de jeunes activistes africains en formation à Dakar

Dakar accueille depuis ce lundi un atelier régional de trois jours consacré au financement climatique et à la gestion de projet, destiné à de jeunes activistes africains. L’initiative est portée par la Commission africaine de la jeunesse (African Youth Commission) dans le cadre du projet Africains pour la justice climatique (AACJ). L’objectif affiché est de doter la jeunesse africaine d’outils pratiques et de compétences renforcées pour mener une action climatique plus efficace, inclusive et durable sur le continent.

L’événement, financé par le ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas et organisé en partenariat avec la Jeune Chambre internationale Dakar Avenir, réunit des participants venus de huit pays de la sous-région. Ce cadre de formation et d’échanges offre aux jeunes leaders l’opportunité de discuter des stratégies de mobilisation de fonds et des mécanismes de lutte contre les effets du changement climatique, qui affectent de manière disproportionnée les populations africaines.

Selon Moussa Fara Diop, chargé du projet AACJ, cette rencontre vise avant tout à « démocratiser le débat climatique et impliquer davantage les jeunes », estimant que leur voix est trop souvent marginalisée dans les discussions sur le financement, alors même qu’ils constituent plus de 70 % de la population et qu’ils subissent directement les conséquences du réchauffement.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par l’intervention de Boubacar Ba, représentant la ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, Khady Diene Gaye. Il a salué l’initiative, rappelant que le changement climatique est une problématique mondiale dont les effets se manifestent de plus en plus au Sénégal à travers les inondations récurrentes, les vagues de chaleur et la dégradation des écosystèmes. Il a insisté sur la nécessité d’associer les jeunes, qui représentent plus de 75 % de la population nationale, aux politiques publiques et aux projets d’atténuation et d’adaptation.

Cet atelier se veut ainsi une étape importante pour renforcer la place des jeunes Africains dans la gouvernance climatique et les équiper pour jouer un rôle central dans la mobilisation de ressources financières, la conception et la mise en œuvre de projets innovants face à l’urgence environnementale. Au-delà de la formation technique, il constitue également une plateforme de plaidoyer pour que la jeunesse africaine cesse d’être spectatrice et devienne un acteur incontournable de la lutte contre le dérèglement climatique.

Bras de fer entre l’État du Sénégal et Carlyle Aviation Partners autour de quatre avions d’Air Sénégal

Le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, hausse le ton dans le dossier opposant Air Sénégal au bailleur américain Carlyle Aviation Partners. En marge de l’Université des cadres de Pastef, jeudi dernier, le ministre a exigé le retrait immédiat de quatre avions stationnés sur le tarmac de l’Aéroport international Blaise-Diagne (AIBD). À défaut, Carlyle s’expose à une amende d’un milliard de francs CFA par jour de retard.

Le différend trouve son origine dans les contrats de leasing (location avec option d’achat) portant sur deux Airbus A319 et deux A321. Ces appareils avaient été mis à disposition de la compagnie nationale par Carlyle Aviation Partners. Mais face à l’accumulation d’arriérés de paiement par Air Sénégal, le bailleur a fini par reprendre possession des aéronefs.

Au lieu de recouvrer pleinement la propriété des quatre avions, Carlyle a finalement décidé de vendre les deux A319 à Air Sénégal, ouvrant la voie à un nouveau cycle de négociations.

En septembre 2024, Air Sénégal avait proposé 17,952 milliards de francs CFA pour l’acquisition des deux A319. Après plusieurs échanges, la compagnie a revu son offre à la baisse, à 16,269 milliards de francs CFA, en y intégrant la restitution des deux A321 et la déduction de factures contestées, dépôts de garantie et loyers déjà versés depuis début 2025.

Carlyle, de son côté, avait formulé une contre-proposition bien plus élevée : 30,294 milliards de francs CFA. Un montant justifié, selon l’entreprise, par les conditions techniques de restitution des avions ainsi que par le paiement d’un « ticket de sortie anticipée » pour les deux A321.

Face à ce bras de fer, le ministre Yankhoba Diémé affirme avoir refusé la première offre des Américains. Selon lui, Carlyle a fini par accepter de réduire de moitié son prix initial, signe que la partie américaine reste disposée à trouver un compromis.

En attendant, la présence des quatre avions sur le tarmac de l’AIBD est désormais source de tension. « Ils doivent être retirés. Sinon, chaque jour de retard coûtera un milliard de francs CFA », a martelé le ministre.

Réseau de faux visas Schengen : six interpellations à Dakar

Dakar – L’étau se resserre autour d’un réseau spécialisé dans la falsification de documents destinés à l’obtention de visas Schengen. Six personnes ont été arrêtées dans la capitale par la Division nationale de lutte contre le trafic des migrants (DNLT), dans le cadre d’une enquête ouverte à la suite d’un signalement de l’ambassade de France au Sénégal en mai dernier.

Au cœur du scandale, deux agences de voyage de Dakar : « Europe Voyage » et « Keur Serigne Abdou Anne ». Plusieurs gérants et employés de ces structures figurent parmi les interpellés. Ils sont soupçonnés d’avoir facilité la production et la circulation de faux documents (attestations bancaires, réservations fictives, certificats divers) pour appuyer des demandes de visa.

Ce type de réseau n’est pas inédit au Sénégal : par le passé, d’autres filières de fabrication de faux papiers avaient déjà été démantelées, illustrant l’ampleur et la persistance de ce trafic qui alimente les tentatives d’émigration irrégulière vers l’Europe.

L’enquête a également révélé l’existence d’un présumé faussaire, identifié sous le surnom de « Docteur Sambou ». Activement recherché par les autorités, il serait l’un des principaux artisans de la falsification des documents. Sa traque reste une priorité pour les enquêteurs de la DNLT, qui n’excluent pas de nouvelles interpellations dans les jours à venir.

Selon des sources proches du dossier, citées par le site Kawtef, les investigations se poursuivent pour identifier l’ensemble des complicités et mesurer l’étendue du réseau. Les personnes arrêtées devraient être présentées au parquet une fois l’instruction avancée.

Affaire Arcelor Mittal : de nouvelles convocations relancent le dossier

L’affaire Arcelor Mittal refait surface et connaît une tournure décisive. Selon des informations révélées par Libération, le doyen des juges du premier cabinet d’instruction du tribunal hors classe de Dakar a lancé trois convocations visant des dignitaires de l’ancien régime. Ceux-ci devront être entendus prochainement, à ce stade, en qualité de témoins.

Pour rappel, une information judiciaire avait été ouverte par le parquet de Dakar sur la base d’une plainte avec constitution de partie civile déposée par l’État du Sénégal. Le dossier visait Arcelor Mittal Holdings AG (anciennement Mittal Steel Holdings AG) ainsi que cinq de ses filiales : Arcelor Mittal, Arcelor Mittal Limited, Arcelor Mittal Holland II BV, Arcelor Mittal Mining Sénégal SA et Arcelor Mittal Infrastructures Sénégal SA.

Les chefs d’accusation étaient lourds : association de malfaiteurs, corruption, recel, blanchiment de capitaux, escroquerie et complicité. La Direction des investigations criminelles (DIC) avait même été mobilisée pour notifier des convocations aux représentants du groupe, mais ceux-ci étaient restés introuvables à l’époque.

Au cœur du contentieux se trouve l’accord transactionnel signé le 30 mai 2014 entre l’État du Sénégal et Arcelor Mittal. L’affaire avait fait grand bruit car l’État, initialement, réclamait entre 1 600 et 3 300 milliards de francs CFA devant la Chambre de commerce internationale (CCI). Contre toute attente, le litige avait finalement été soldé pour 150 millions de dollars, soit environ 90 milliards de francs CFA.

Cette différence abyssale entre les montants réclamés et la transaction conclue avait alimenté de nombreuses interrogations sur les conditions de l’arrangement, ainsi que sur les éventuelles responsabilités politiques et administratives impliquées.

Dix ans après, la relance des auditions par le doyen des juges marque un tournant. Ces nouvelles convocations pourraient contribuer à éclairer les zones d’ombre entourant cette affaire complexe, qui mêle enjeux financiers colossaux et soupçons de corruption au sommet de l’État.

Hivernage meurtrier à Tambacounda : cinq morts en quelques jours après les pluies diluviennes

L’hivernage 2025 s’annonce particulièrement dramatique dans la région de Tambacounda. En l’espace de quelques jours seulement, cinq décès ont été enregistrés à la suite des fortes pluies et des incidents qu’elles ont provoqués.

Dans la nuit du samedi 16 août, un jeune guinéen de 18 ans, Ibrahima Diallo, gérant d’une boutique au quartier Afia de Tambacounda, a trouvé la mort par électrocution. Alors qu’il manipulait une rallonge électrique immergée dans l’eau, il a été mortellement foudroyé. Son tuteur, Mouhamadou Diallo, qui a tenté de le secourir, n’a pu le sauver. Le corps a été acheminé au district sanitaire avant d’être rapatrié dans son village natal en Guinée.

À Sinthiou Mamoudou, village de la commune de Sinthiou Malème, un autre drame a endeuillé les populations. Le 15 août, Alassane Konté, jeune cultivateur de 18 ans, s’était rendu au pâturage avec des moutons et des enfants du village. En voulant se baigner dans un marigot situé à 500 mètres du village, il a perdu pied et s’est noyé. Alertés, les habitants ont rapidement fait appel aux secours, mais il était déjà trop tard. La gendarmerie et les sapeurs-pompiers ont procédé aux constats, et le corps a été transféré à la morgue du Centre hospitalier régional de Tambacounda.

Ces deux nouvelles tragédies s’ajoutent aux décès enregistrés à la suite des pluies diluviennes du 14 août. Parmi les victimes, une femme de 62 ans à Médina Coura, un enfant de 4 ans à Loffé et un charbonnier à Bandiagara, dans le département de Koumpentoum.

La répétition de ces drames met en lumière la vulnérabilité des populations face aux intempéries et l’insuffisance des mesures de prévention. Entre risques d’électrocution, de noyade et d’effondrement de maisons, les habitants de Tambacounda vivent sous la menace constante des pluies diluviennes.

Kaolack : Le coordonnateur du mouvement Japoo Yeesal Kaolack, Babacar Ndiogou, déplore l’état d’insalubrité de la bande d’Aouzou

Il existe des endroits vers lesquels les caméras se tournent rarement, alors qu’ils jouent un rôle crucial dans la préservation et l’amélioration du cadre de vie. C’est le cas de la bande dite d’Aouzou, située entre Médina Mbaba et Kahone, dans la région de Kaolack. Cette zone recueille la quasi-totalité des eaux pluviales et usées de plusieurs quartiers de la ville.

« Nous nous sommes rendus sur place pour constater l’état de ce lieu. La situation écologique tout au long de cette bande, depuis Médina Sud jusqu’au pont de Kahone en passant par Médina Mbaba, mérite une attention particulière de la part des autorités locales et des services techniques déconcentrés de l’État », a souligné Babacar Ndiogou, coordonnateur du mouvement Japoo Yeesal Kaolack.

En effet, cette bande d’Aouzou constitue un passage stratégique pour les eaux pluviales et usées provenant de nombreux quartiers, avant leur déversement dans le bras de mer. Une mauvaise gestion de cet espace pourrait compromettre l’écoulement des eaux et aggraver les risques d’inondation, a-t-il alerté.

« On y observe des décharges sauvages de part et d’autre des tranchées destinées à la canalisation. Une grande partie des ordures jetées dans les alentours atterrit dans les collecteurs, ce qui entrave la circulation de l’eau et perturbe le bon fonctionnement du système de drainage. De plus, les entrées et sorties des canalisations principales n’ont pas été conçues de manière adéquate, permettant ainsi le passage de déchets solides qui provoquent des congestions », a rappelé M. Ndiogou.

Par ailleurs, l’eau, visiblement souillée et polluée, est traversée à pied nu par de jeunes enfants talibés, manifestement mineurs. Ces derniers, à la recherche de ferraille dans les déchets environnants, incendient des ordures, des déchets électroniques et des pneus, dégageant une fumée toxique et une odeur insupportable, a-t-il déploré.

« Ces enfants sont clairement exposés à de graves risques de maladies pulmonaires. Quant aux riverains, ils vivent dans une insalubrité indescriptible, exposés à de nombreuses pathologies, surtout en période hivernale. Nous interpellons donc le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, l’ONAS ainsi que les autorités locales sur la situation alarmante de la bande d’Aouzou. L’entretien et la prise en charge de ce linéaire sont indispensables pour garantir l’efficacité et la pérennité des canalisations », a insisté le coordonnateur.

Selon lui, cette zone constitue une véritable bombe écologique. Il appelle ainsi à l’élaboration d’un plan annuel de maintenance préventive et curative, avec des interventions régulières sur l’ensemble du réseau de drainage raccordé à la bande, afin de prévenir les congestions et d’assurer une évacuation efficace des eaux toute l’année. Il a également plaidé pour la mise en œuvre de mesures fortes contre les dépôts sauvages d’ordures le long de la bande et l’interdiction du brûlage d’ordures à ciel ouvert.

Bassirou Diomaye Faye dans le Sine-Saloum : un président au contact de la terre

Durant cinq jours passés au cœur du Sine-Saloum et du Niombato, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a choisi de placer sa tournée sous le signe de la proximité et de l’authenticité. Entre rencontres avec les communautés rurales, échanges avec les acteurs du tourisme local et plaidoyer pour la préservation des écosystèmes, le chef de l’État a mis en avant les richesses humaines et naturelles de cette région singulière du Sénégal.

Mais au-delà des discours et des initiatives, c’est un geste discret qui a marqué les esprits. À l’écart des caméras, le président s’est arrêté dans un champ de mil. Le temps d’un instant, il a touché la terre, retrouvant un contact direct avec ce sol qui nourrit des générations de paysans. Un geste simple, presque instinctif, qui résonne comme un retour à ses origines rurales.

Pour Bassirou Diomaye Faye, l’agriculture n’est pas seulement un secteur stratégique de l’économie nationale. Elle est aussi une mémoire vivante, un art du temps long et un lien invisible entre les générations. Ce moment, à la fois intime et symbolique, rappelle que le véritable développement durable du Sénégal ne peut se concevoir sans ses cultures, ses traditions agricoles et la valorisation du travail paysan.

Communiqué Officiel du parti AWALE.

Le Parti AWALE salue les initiatives prises par le Président de la République, Son Excellence
Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, pour faire face aux inondations et protéger
durablement les zones côtières menacées par l’avancée de la mer.
Nous nous félicitons particulièrement :
• des mesures d’appui immédiat aux sinistrés,
• mais surtout des actions de mitigation et des solutions structurelles engagées, à l’image
des plans de relogement à Saint-Louis, des programmes d’assainissement à Dakar et à
Touba, et des projets de restructuration des zones vulnérables.
Ces mesures traduisent une volonté claire d’apporter des réponses durables et
responsables, à la hauteur des attentes légitimes des populations. C’est là, en effet, ce que
l’on attend d’un Président de la République soucieux du bien-être collectif et de la
protection de son peuple.
Le Parti AWALE encourage également le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement
pour les efforts déployés dans la mise en œuvre de ces projets stratégiques, et l’invite à
persévérer dans cette dynamique.
Nous lançons un appel solennel à tous les Sénégalais : mobilisons-nous pour
accompagner le gouvernement, assister les sinistrés, et renforcer notre élan de solidarité
nationale. Face à ces phénomènes naturels, c’est dans l’unité, la cohésion sociale et la
responsabilité partagée que nous pourrons construire un avenir plus sûr pour nos
communautés.
Le Parti AWALE exprime enfin sa solidarité entière aux populations affectées et réaffirme
son engagement à côté du gouvernement pour des solutions durables face à ces
problématiques.
Fait à Dakar, le dimanche 17 Août 2025

Moussa Fall promet un nouvel élan pour la jeunesse de Kaolack

Kaolack – La jeunesse des trois départements de la région peut désormais compter sur un allié de taille. Moussa Fall, président de l’Association pour la Promotion du Développement Local (APRODEL) et candidat déclaré à la mairie de Kaolack, a une nouvelle fois réaffirmé son engagement en faveur des jeunes.

Invité d’honneur à la finale zonale organisée samedi 15 août à Mbadakhoune, il a communié avec la jeunesse locale et apporté sa contribution habituelle, fidèle à sa démarche de proximité.

« Le développement durable d’un territoire ne peut se faire sans l’implication active et la prise en charge des aspirations des jeunes », a-t-il déclaré devant un public enthousiaste.

Un plan pour transformer les défis en opportunités

Conscient des obstacles auxquels font face les jeunes – chômage, rareté des opportunités économiques, accès limité à la formation et aux financements –, Moussa Fall a dévoilé plusieurs initiatives qu’il entend porter avec l’APRODEL :

Soutien à l’entrepreneuriat jeune, avec la création de partenariats pour faciliter l’accès aux financements ; Promotion des initiatives culturelles et sportives, afin d’offrir des espaces d’expression et de valorisation des talents.

Les jeunes présents à Mbadakhoune n’ont pas manqué de saluer cet engagement. Pour eux, cette proximité et cette écoute nourrissent l’espoir d’un avenir meilleur.

« Investir dans la jeunesse, c’est investir dans l’avenir du département », a insisté Moussa Fall, déterminé à faire de la jeunesse le moteur du développement local.

Avec l’APRODEL, il promet de multiplier les actions concrètes pour transformer les défis actuels en véritables opportunités.

Juan Branco relance la pression sur les autorités sénégalaises

L’avocat franco-espagnol Juan Branco est revenu ce samedi à la charge, au lendemain d’un premier post dénonçant le « mutisme » présumé des autorités sénégalaises face à une requête de la justice espagnole concernant son arrestation à Dakar en 2023. Dans une nouvelle tribune publiée sur sa page Facebook, il appelle le président de la République, le gouvernement et l’Assemblée nationale à prendre des mesures fortes sur les évènements politico-judiciaires qui ont marqué le pays et causé de nombreuses victimes.

Selon lui, plusieurs options sont à la portée des autorités sénégalaises : la création d’une juridiction spécialisée ou de commissions vérité et réconciliation, la saisine de la Cour pénale internationale (CPI), l’ouverture de poursuites en France pour les binationaux impliqués, mais aussi la déclassification et la mise à disposition des archives de l’État concernant cette période.

Juan Branco insiste également sur la nécessité pour la justice sénégalaise de traiter ces crimes comme une priorité : « Il est dans leurs compétences d’ordonner que les commissions rogatoires transmises obtiennent réponse, de mobiliser des moyens budgétaires spécifiques, de créer des unités d’enquête spécialisées et de s’assurer que ces procédures soient menées à leur terme », écrit-il.

L’avocat souligne par ailleurs que l’État peut se constituer partie civile, via l’Agence judiciaire de l’État, afin de défendre ses intérêts et accompagner les victimes.

Pour Juan Branco, l’heure est venue pour le Sénégal de choisir sa voie : « Il appartient aujourd’hui aux autorités et au peuple de décider de la marche à suivre, et d’assumer ou non leurs responsabilités », affirme-t-il. Dans une conclusion empreinte d’émotion, il rend hommage « aux martyrs » et à « tous ceux qui ont eu le courage et la dignité de s’engager », estimant qu’ils « ont fait l’honneur du monde ».

Kaolack :L’initiative Waqf assiste 350 familles avec des vivres de soudure dans la commune de Latmingué

Dans un contexte marqué par la période de soudure, particulièrement difficile pour les ménages ruraux, 350 familles vulnérables de la commune de Latmingué ont bénéficié d’une importante distribution de vivres grâce à l’initiative Waqf.

La dotation, composée principalement de mil, vise à soulager les familles en attendant la prochaine récolte.

« Nous sommes réunis aujourd’hui pour lancer la journée de distribution de l’initiative Waqf, dans le cadre de l’assistance sociale. Nous en sommes à notre 31ᵉ édition de distribution de vivres aux populations vulnérables. Tout est parti d’un constat fait en 1993, lorsque Oustaz Mouhamed Sow avait relevé que le mois d’août coïncide avec une période de soudure pour la plupart des populations rurales », a expliqué Daha Sow, représentant de l’initiateur Mouhamed Sow.

À Thiacko, un magasin de stockage a été mis en place dès la première année avec une capacité d’une (1) tonne de mil, distribuée aux familles du village. Au fil des années, la quantité a progressivement augmenté pour atteindre aujourd’hui trente (30) tonnes, redistribuées à des populations de quatre communes, soit plus de 350 familles bénéficiaires.

« Notre ambition est désormais de multiplier cette initiative à travers le pays afin d’améliorer les conditions de vie des populations », a ajouté Daha Sow.

Selon lui, cette action s’inscrit dans une démarche de solidarité durable, en cohérence avec les principes du waqf : un mécanisme de financement islamique basé sur le don perpétuel, destiné à renforcer la résilience des communautés et à lutter contre l’insécurité alimentaire.

« L’objectif n’est pas seulement d’apporter une réponse ponctuelle, mais de mettre en place un système pérenne capable de soutenir les ménages les plus fragiles à chaque période critique de l’année », a-t-il souligné.

Les bénéficiaires – majoritairement des familles rurales et des femmes cheffes de ménage – ont exprimé leur gratitude. Pour eux, ces vivres viennent alléger un lourd fardeau en cette période de disette. Ils ont également rappelé que le remboursement symbolique de cette aide constitue une manière de permettre à d’autres familles de profiter de l’initiative et de sortir de la précarité.

Présent à la cérémonie, le sous-préfet de Koumbal, Birahim Fall, a salué l’action de l’initiateur Mouhamed Sow et de son équipe, en soulignant l’importance de ce geste pour la communauté :

« Ce n’est pas une simple assistance ponctuelle. Le waqf traduit une volonté de bâtir un mécanisme pérenne où la générosité et la foi deviennent des leviers de développement social », a-t-il déclaré.

L’autorité administrative a insisté sur l’importance de la solidarité et de la responsabilité collective afin d’assurer la continuité et la réussite du programme.

La cérémonie, marquée par des prières et des moments de partage, s’est achevée dans une ambiance empreinte de fraternité et d’espoir pour un avenir meilleur.

Sénégal : Amadou Ba appelle à une stratégie nationale de prévention après les inondations

Au lendemain des pluies diluviennes qui se sont abattues le vendredi 15 août sur Dakar et plusieurs régions du pays, provoquant d’importantes inondations, l’ancien Premier ministre Amadou Ba a réagi en exprimant sa solidarité aux populations sinistrées. Le leader du mouvement Nouvelle Responsabilité appelle à dépasser les réponses ponctuelles et à mettre en place une véritable stratégie nationale de prévention face aux catastrophes climatiques.

Les fortes précipitations ont particulièrement touché certains quartiers de Dakar, notamment aux Parcelles Assainies, où des familles ont subi de lourds dégâts matériels. Cette situation dramatique vient rappeler une fois de plus la fragilité des infrastructures urbaines face aux intempéries.

Dans son message, Amadou Ba a souligné la gravité de ces événements et a plaidé pour des mesures structurelles. « J’exprime tout mon soutien aux populations sinistrées et réaffirme la nécessité de mettre en place des mesures urgentes et durables pour prévenir et limiter l’impact de ces catastrophes récurrentes », a-t-il déclaré.

Pour lui, les inondations ne doivent plus être gérées uniquement dans l’urgence. Elles appellent une mobilisation collective et un engagement ferme de l’État, des collectivités locales et de la société civile pour renforcer les infrastructures d’assainissement, améliorer la planification urbaine et anticiper les risques. « L’heure n’est plus aux interventions ponctuelles, mais à une véritable stratégie nationale de prévention, au service exclusif des populations », a insisté le leader du mouvement Nouvelle Responsabilité.

À travers cette sortie, Amadou Ba met en avant une approche tournée vers l’intérêt général, soulignant la nécessité de bâtir des réponses durables face aux défis climatiques qui frappent de plus en plus fréquemment le Sénégal.

Inondations au Sénégal : le Parti socialiste appelle à repenser l’aménagement du territoire

Les pluies diluviennes qui se sont abattues vendredi 15 août sur Dakar et plusieurs régions du pays ont provoqué d’importantes inondations, plongeant des milliers de familles dans la détresse. Face à cette catastrophe, le Parti socialiste, par la voix de son porte-parole Abdoulaye Wilane, a exprimé sa solidarité envers les populations sinistrées tout en appelant à une refonte en profondeur de la politique nationale d’aménagement du territoire.

À Dakar et dans sa banlieue, de nombreux quartiers ont été submergés, provoquant des dégâts considérables aux habitations, aux infrastructures et aux biens des populations. La situation est tout aussi préoccupante dans plusieurs régions du pays où certaines localités rurales, villes et communes ont été frappées de plein fouet. Dans certains secteurs, les fleuves menacent de sortir de leur lit, faisant craindre des pertes agricoles majeures et des risques accrus pour les habitants. Touba, à la veille du Magal, n’a pas été épargnée, confirmant que nul territoire n’est à l’abri de ces intempéries.

Dans une déclaration publique, Abdoulaye Wilane a dit toute l’affliction du Parti socialiste face aux drames humains engendrés par les inondations. Il a invité l’État central, ses démembrements administratifs, les collectivités territoriales et les acteurs de la société civile à se mobiliser de manière coordonnée pour apporter une aide immédiate, conséquente et ciblée aux victimes. Il a également lancé un appel à la solidarité nationale, exhortant les militants du PS et, au-delà, l’ensemble des citoyens sénégalais à dépasser les clivages et à mettre la fraternité au cœur de leurs actions.

Toutefois, le porte-parole du Parti socialiste a tenu à mettre en garde contre les dérives politiciennes. « La gravité de la situation nous oblige à tenir un langage de vérité : il faut en finir avec la communication politicienne, les effets d’annonce et les polémiques stériles qui détournent des priorités urgentes », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité de rassurer les populations, de sauver des vies et d’organiser les secours avec efficacité.

Au-delà de l’urgence humanitaire, le PS estime que cette catastrophe doit servir d’électrochoc. Le parti appelle à repenser l’aménagement du territoire, à revoir le mode d’occupation des sols et à renforcer les dispositifs de drainage, de prévention des crues et d’anticipation des aléas climatiques. « Il est impératif d’engager des réformes courageuses, planifiées et appliquées avec rigueur, afin que chaque Sénégalais puisse vivre dans un environnement sécurisé et résilient », a insisté Abdoulaye Wilane.

Pour le Parti socialiste, cette épreuve nationale doit marquer un tournant. Elle doit être le point de départ d’une nouvelle approche collective visant à bâtir un Sénégal plus solidaire, mieux organisé et préparé aux défis climatiques qui s’annoncent.

Inondations à Touba : Serigne Modou Bousso Dieng fustige l’inaction de l’État

La ville sainte de Touba est une nouvelle fois frappée par des inondations qui plongent les habitants dans la détresse. Face à la gravité de la situation et à l’absence de réponses concrètes des autorités, la colère monte. Serigne Modou Bousso Dieng, coordinateur de la Confédération internationale des familles religieuses, a lancé un véritable cri de cœur pour dénoncer ce qu’il qualifie d’« abandon » de la population par l’État.

« Aucune solution, aucune mesure sérieuse n’est prise depuis un an et demi. Et les inondations continuent d’augmenter davantage. Les gens vivent un calvaire et pleurent », a-t-il déclaré avec amertume, dénonçant l’indifférence des dirigeants face à la souffrance des habitants.

L’autorité religieuse a insisté sur la gravité de la situation, soulignant que même les abords de la grande mosquée de Touba se trouvent aujourd’hui envahis par les eaux. Plus grave encore, selon lui, aucune autorité politique de premier plan ne s’est déplacée sur les lieux pour constater de visu l’ampleur du désastre. « Ni ministre, ni Premier ministre n’a foulé le sol de Touba pour aider la population », a-t-il regretté.

Il a par ailleurs fustigé le discours du Premier ministre qu’il juge « populiste », sans impact réel sur l’amélioration des conditions de vie dans la cité religieuse. « On n’a pas besoin de discours. On a besoin d’action rapide, immédiate et urgente. On est fatigué. Il est temps », a martelé Serigne Modou Bousso Dieng, qui appelle le gouvernement à passer enfin des paroles aux actes.

Pour les habitants de Touba, chaque nouvelle saison pluvieuse rouvre les mêmes blessures et réactive les mêmes angoisses. Les appels des autorités religieuses rappellent avec force l’urgence d’une solution durable à ce problème récurrent, qui continue de mettre à mal le quotidien de milliers de familles.

Inondations à Kaolack : le quartier Fass Cheikh Tidiane plongé dans la détresse, les habitants interpellent l’État

Les pluies diluviennes tombées ces derniers jours à Kaolack ont transformé le quotidien des habitants du quartier Fass Cheikh Tidiane en véritable calvaire. Situé à moins de 100 mètres de la cité religieuse de Médina Baye, ce quartier est aujourd’hui méconnaissable : rues impraticables, maisons abandonnées, stagnation d’eaux pluviales mélangées aux eaux usées.

De nombreuses familles ont dû fuir leurs habitations envahies par l’eau, tandis que celles restées sur place vivent dans des conditions insalubres. « J’habite ici depuis plus de 5 ans, mais je n’ai jamais vécu une pareille tourmente. Nous ne dormons plus à cause des eaux », confie Yally Sam Thiam, complètement désespéré.

La situation sanitaire et sécuritaire inquiète également les riverains. « Avec cette eau sale, nous sommes exposés à tout : les moustiques, les maladies, l’insécurité… Même en cas d’urgence, il est impossible de circuler, les voitures et les motos Jakarta ne peuvent pas entrer dans le quartier », alerte Ousseynou Thiam.

À quelques semaines du Gamou international de Médina Baye, la crainte est grande de ne pas pouvoir accueillir dignement les fidèles et visiteurs. « Nous avons honte de recevoir des invités dans ces conditions. Les rues sont impraticables, nos maisons submergées. C’est intenable », regrette Aliou Lo, président de l’association And Défar Fass Cheikh Tidiane.

Face à l’ampleur de la crise, les habitants ne cachent plus leur désarroi et s’adressent directement aux plus hautes autorités. « Nous interpellons le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre. Eux seuls peuvent nous sortir de ce calvaire. Nous n’attendons rien du maire… », tranche Khady Mbathie, une habitante du quartier.

Avec un mois d’août encore très pluvieux, les populations de Fass Cheikh Tidiane redoutent que la situation ne s’aggrave davantage si aucune mesure urgente n’est prise.

Inondations à Thiaroye : Bassirou Diomaye Faye promet des mesures immédiates et des solutions durables

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est rendu ce samedi à Thiaroye, dans la banlieue dakaroise, pour constater de visu l’ampleur des dégâts causés par les fortes pluies. Cette zone, parmi les plus touchées par les inondations, vit des heures difficiles, avec des habitations submergées et un cimetière totalement envahi par les eaux.

« J’étais venu à Thiaroye pour constater, par moi-même, la situation difficile que vivent les populations. Nous sommes devant le constat que les eaux sont un peu partout dans les habitations et que le cimetière aussi est totalement inondé », a déclaré le chef de l’État.

Face à l’urgence, Bassirou Diomaye Faye a annoncé le renforcement des mesures déjà en cours, notamment le pompage à grande échelle pour soulager les sinistrés. Il a indiqué qu’une réunion s’était tenue dans la journée autour du Premier ministre afin de coordonner les actions sur le terrain, tout en précisant que ces interventions restent, pour l’instant, des mesures d’atténuation.

Au-delà de la gestion immédiate de la crise, le président a insisté sur la nécessité de solutions durables. Thiaroye, Bargny, Mbao et Palmarin, en plus des inondations, sont confrontés à l’érosion côtière qui menace l’habitat et les infrastructures. « Beaucoup de maisons sont de plus en plus menacées et une bonne partie a déjà été prise par les eaux », a regretté le président.

Il a ainsi annoncé la restructuration de certains quartiers afin de mieux organiser l’habitat et de mettre en place un système d’assainissement efficace.

Par ailleurs, le ministère de l’Environnement travaille sur un vaste programme de digues de protection le long de la façade maritime, couvrant les zones de Thiaroye, Bargny, Mbao, mais aussi Mbour, Joal et Palmarin. « Nous sommes en train d’y travailler avec des partenaires et, dans les prochains jours, le ministère de l’Assainissement va diffuser le plan quinquennal, en rappelant ce qui a déjà été fait », a ajouté Bassirou Diomaye Faye.

Grand Magal 2025 : Les sapeurs-pompiers dressent le bilan de leurs interventions à Touba

Le détachement de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP), déployé à Touba et dans ses environs à l’occasion du 131e anniversaire du Grand Magal de Touba, a rendu public son bilan définitif.

Selon le Commandant Yatma Dièye, Chef de la Division Informations et Relations Publiques de la BNSP, 679 interventions ont été réalisées, impliquant 1 401 victimes au total, dont 33 décédées.

Les secours ont été particulièrement sollicités sur les routes. En effet, 341 interventions concernaient des accidents de la circulation, ayant fait 982 victimes. Parmi elles, 953 blessés ont pu être pris en charge, mais 29 décès ont malheureusement été enregistrés.

En dehors des accidents, les sapeurs-pompiers ont effectué 7 interventions liées aux incendies et assuré 571 consultations médicales.

Dans le cadre de leur mission d’assistance logistique, ils ont également procédé à la distribution de 2 685 000 litres d’eau aux pèlerins et aux populations, contribuant ainsi au ravitaillement en période de forte affluence.

Chaque année, un important dispositif de sécurité et de secours est mis en place par la Brigade nationale des sapeurs-pompiers à l’occasion du Magal de Touba, afin de garantir la prise en charge rapide des urgences et de veiller à la sécurité des millions de fidèles présents.

Goudomp – Sport : 1.700.000 FCFA mis sur la table par le maire de Kaour pour les ASC et le Comité Directeur

Dans la petite commune de Kaour, département de Goudomp, le maire Séckou Ndiaye se distingue par son engagement sans faille en faveur de la jeunesse. Convaincu que l’avenir de sa localité repose sur les jeunes, il a fait de leur épanouissement une priorité dans ses actions quotidiennes. Le sport et la culture occupent ainsi une place importante dans sa politique.

Selon la population, au-delà des projets concrets, c’est surtout la proximité du maire avec les jeunes qui force l’admiration. On le voit régulièrement participer à leurs activités, écouter leurs préoccupations et les impliquer dans la prise de décisions. « Notre jeunesse n’est pas seulement l’avenir, elle est aussi le présent de notre commune », a-t-il rappelé.

D’après nos sources, cet engagement a permis de renforcer la confiance entre la mairie et la jeunesse, créant une dynamique collective qui inspire déjà des communes voisines.

En cette période de navétane, le maire a jugé nécessaire d’accorder une subvention globale de 1.700.000 FCFA aux différentes Associations Sportives et Culturelles (ASC) ainsi qu’au Comité Directeur (CD). Chaque ASC a bénéficié d’un appui financier de 150.000 FCFA, tandis que le Comité Directeur a reçu 700.000 FCFA. En complément, la mairie a offert du matériel indispensable pour une bonne organisation des activités : imprimante, papiers, marqueurs, rames et enveloppes.

« À travers ce geste, nous réaffirmons notre engagement envers la jeunesse. Notre objectif est de lui donner les moyens de briller et de porter haut les couleurs de la commune grâce au sport et à la culture », a souligné M. le Maire Séckou Ndiaye.

Par cet acte, la municipalité confirme sa volonté de promouvoir le développement local, de renforcer la cohésion sociale et de faire du sport et de la culture de véritables leviers d’épanouissement pour la jeunesse.

Lat Diop réagit au recours du PJF : « Je ne suis pas à casser, je ne flancherai pas »

Malgré le nouveau recours introduit par le Procureur général du Pool judiciaire financier (PJF) contre sa mise en liberté conditionnelle, Lat Diop reste de marbre. L’ancien directeur général de la Lonase, incarcéré depuis plusieurs mois, a accueilli la nouvelle avec sérénité et détermination.

Selon le journal Les Échos, citant des proches venus lui rendre visite, Lat Diop a affiché un large sourire en apprenant la décision du parquet. « Je suis très honoré d’être la cible d’autant de haine et d’acharnement », a-t-il déclaré, tout en rendant grâce à Dieu.

L’ex-patron de la Lonase dit vouloir traverser cette épreuve avec dignité et sans jamais céder à la pression. « Tôt ou tard, je sortirai de prison. Je ne suis pas à casser, je ne flancherai pas », a-t-il assuré devant ses visiteurs.

Matam : deux enfants périssent dans l’effondrement d’un mur après les fortes pluies

Le drame s’est produit dans la nuit de mercredi à jeudi à Matam, où un bébé et un enfant de sept ans ont tragiquement perdu la vie. Alors que de violentes pluies, accompagnées de vents puissants, s’abattaient sur la région, un mur en banco fragilisé par les intempéries s’est écroulé sur leur famille.

Selon les premiers témoignages recueillis, l’effondrement s’est produit en pleine nuit, surprenant les victimes dans leur sommeil. Malgré l’intervention rapide des voisins et des secours, les deux enfants n’ont pas survécu.

Les pluies diluviennes ont également causé d’importantes inondations dans plusieurs quartiers de Matam, provoquant des dégâts matériels considérables. De nombreuses habitations construites en matériaux précaires ont été endommagées, aggravant la détresse des familles déjà éprouvées par la montée des eaux.

Alertées, les autorités locales se sont rendues sur les lieux du drame. Elles ont immédiatement ordonné la démolition du reste du mur afin d’éviter d’autres accidents et ont exprimé leur solidarité à la famille endeuillée. Ce nouveau drame met une fois de plus en lumière la vulnérabilité des constructions traditionnelles face aux intempéries récurrentes dans la région.

Fortes pluies à Dakar : l’ANACIM prolonge l’alerte et prévoit de nouvelles précipitations jusqu’au 22 août

De fortes pluies se sont abattues vendredi 15 août sur Dakar, provoquant d’importantes inondations dans plusieurs quartiers, notamment aux Parcelles Assainies et à Grand Yoff. Selon l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM), 77 millimètres d’eau ont été enregistrés à la station de Dakar-Yoff dans la seule journée de vendredi.

« Tel qu’il a été annoncé dans notre bulletin d’alerte précoce, de fortes pluies ont été constatées sur la région de Dakar et d’importantes quantités ont été relevées », a confirmé Abdoulaye Diouf, chef du service prévision et réduction des risques.

Le phénomène n’a pas concerné uniquement la capitale. Entre le 13 et le 14 août, la région de Tambacounda a enregistré 150 millimètres de pluie, tandis que Kaffrine, Kaolack et plusieurs localités du sud ont également été touchées.

L’alerte émise le 13 août par l’ANACIM reste en vigueur jusqu’au 16 août, avec des prévisions de pluies sur l’ensemble du territoire, particulièrement dans les régions du centre-ouest, du sud, du centre et du nord.

Par ailleurs, l’agence météorologique annonce d’autres épisodes pluvieux entre le 18 et le 20 août, puis entre le 21 et le 22 août. « Au-delà de cette perspective, nous reviendrons avec des prévisions sur une échéance beaucoup plus longue », a précisé M. Diouf.

Fleuve Sénégal : Bakel et Matam proches du seuil d’alerte, risque de débordement imminent

La vigilance est de mise sur le fleuve Sénégal. Selon la Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau (DGPRE), plusieurs stations hydrométriques affichent des niveaux inquiétants, particulièrement à Bakel et Matam, où le seuil d’alerte pourrait être atteint dans les prochaines 48 heures si la tendance actuelle se maintient.

À Bakel, le plan d’eau a été mesuré ce vendredi matin à 8,25 mètres, soit seulement 1,75 mètre en dessous de la cote d’alerte fixée à 10 mètres. À Matam, la situation est tout aussi préoccupante, avec un niveau de 6,43 mètres pour une cote d’alerte de 8 mètres, ce qui laisse une marge de seulement 1,57 mètre.

La DGPRE souligne également que d’autres stations longent dangereusement leurs seuils critiques. À Kidira, il reste 2,34 mètres avant la cote d’alerte. À Podor, le niveau du fleuve s’établissait à 3,75 mètres sur une cote d’alerte de 5 mètres. Quant à Saint-Louis, l’une des zones historiquement les plus exposées, la station hydrométrique indiquait déjà 0,93 mètre, pour un seuil fixé à 1,75 mètre.

Face à cette montée des eaux, les services hydrométéorologiques appellent les populations riveraines et les acteurs économiques installés le long du fleuve à redoubler de prudence. « La situation est sous surveillance permanente, mais nous invitons les populations à rester vigilantes face à la progression de l’onde de crue », précise la DGPRE.

Si la pluviométrie et les orages se poursuivent dans la sous-région, les risques de débordements pourraient devenir réels dans plusieurs localités, avec des conséquences sur les zones basses et les activités économiques qui dépendent directement du fleuve.

Inondations à Grand Yoff : des maisons envahies et des familles en détresse

La forte pluie qui s’est abattue ce vendredi 15 août sur Dakar a plongé plusieurs quartiers de Grand Yoff dans une situation dramatique. En quelques heures, l’eau a submergé les rues et s’est engouffrée dans les concessions, transformant des habitations entières en mares impraticables.

Dans plusieurs foyers, les chambres ont été envahies, contraignant les habitants à improviser des solutions de fortune pour sauver leurs biens. Mais face à la force de l’eau, beaucoup se retrouvent démunis. Une mère de famille, visiblement éprouvée, raconte son désarroi : « À chaque hivernage nous vivons le même calvaire. Je suis avec mes enfants et toutes mes provisions ont été englouties par l’eau de pluie. Nous n’avons pas de quoi manger. Nous demandons aux autorités de nous venir en aide. »

La situation n’a épargné personne. Même le quartier du lutteur Zarco, bien connu des amateurs d’arènes sénégalaises, a subi les assauts de l’eau. Là aussi, des familles entières voient leur quotidien bouleversé par l’inondation.

Partout à Grand Yoff, le même spectacle s’impose : des habitants pataugeant, les pieds dans l’eau, tentant de préserver l’essentiel. La détresse est palpable et les appels à l’aide se multiplient. Les populations, déjà éprouvées par les années précédentes, redoutent une aggravation si les pluies persistent et implorent une intervention rapide des autorités.

Cette énième scène d’inondations remet en lumière la vulnérabilité chronique de certains quartiers de la capitale face aux aléas climatiques, et l’urgence d’apporter des solutions durables pour protéger des milliers de familles de ce fléau récurrent.

Hydrologie : le risque de débordement plane sur les fleuves Gambie et Sénégal

Le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a lancé une alerte ce vendredi concernant la montée préoccupante des eaux des fleuves Gambie et Sénégal. Selon les données recueillies par les stations hydrométriques, plusieurs zones basses pourraient être menacées par des débordements si la tendance actuelle se poursuit.

Le fleuve Gambie connaît une hausse particulièrement inquiétante. À Kédougou, les mesures indiquent un passage de 3,95 mètres, relevés jeudi 14 août, à 6,40 mètres vendredi 15 août à 16 heures. La cote d’alerte étant fixée à 7 mètres, le seuil critique pourrait être atteint dans les prochaines heures si les pluies se maintiennent.

Le fleuve Sénégal évolue quant à lui de façon plus progressive, mais reste sous haute surveillance. À Bakel, le niveau des eaux est passé de 8,09 à 8,29 mètres, alors que la cote d’alerte est de 10 mètres. À Matam, la montée est également perceptible avec un passage de 6,43 à 6,77 mètres pour une cote fixée à 8 mètres. Le ministère estime que la persistance de la situation pluvio-orageuse pourrait entraîner l’atteinte du seuil critique à Matam et Bakel, avec des débordements localisés, en particulier dans les zones basses.

Face à cette évolution, les autorités appellent les populations riveraines et les acteurs économiques installés aux abords des fleuves à observer une vigilance accrue. Le ministère recommande de prendre toutes les précautions nécessaires afin de limiter d’éventuels dégâts liés à une crue ou à un débordement des cours d’eau.

Cette alerte rappelle l’importance d’un suivi permanent de la dynamique hydrologique, alors que la saison des pluies atteint son intensité maximale et que les risques d’inondations se multiplient dans plusieurs régions du pays.

Dakar : fortes pluies et inondations à l’hôpital Philippe Maguilen Senghor

De fortes précipitations se sont abattues ce matin sur Dakar, provoquant d’importantes inondations dans plusieurs zones, dont l’hôpital Philippe Maguilen Senghor. Les eaux pluviales, mêlées aux eaux usées, ont envahi certaines parties de l’établissement, perturbant son fonctionnement et faisant craindre des risques sanitaires pour les patients et le personnel médical.

Des témoins rapportent que l’accès à certains services a été rendu difficile, tandis que les équipes de l’hôpital tentaient de limiter les dégâts et de sécuriser les zones touchées. Les spécialistes de santé publique alertent sur les dangers liés à la stagnation prolongée de ce mélange d’eaux, propice à la propagation de maladies hydriques.

La situation n’épargne pas la banlieue dakaroise. À Pikine Ouest, les habitants font également face à d’importantes accumulations d’eau, compliquant les déplacements et menaçant les habitations déjà fragilisées par les précédentes pluies.

Marine nationale : interception de 147 candidats à l’émigration irrégulière au large de Sangomar

La Marine nationale sénégalaise a déjoué une nouvelle tentative d’émigration irrégulière au large des côtes. Selon un communiqué officiel exploité par Senego, le patrouilleur hauturier PHM NIANI a repéré et porté assistance à une pirogue à environ 92 kilomètres au large de Sangomar.

À bord, les marins ont découvert 147 migrants, tous en partance pour l’Europe. L’opération de secours, menée dans le respect des procédures de sécurité, a permis d’acheminer l’ensemble des passagers sains et saufs à la Base navale Amiral Faye Gassama à Dakar.

Les migrants ont ensuite été remis aux services compétents pour les démarches administratives et les investigations d’usage.

Inondations à Dakar : l’hôpital Philippe Senghor paralysé par les eaux

De fortes pluies se sont abattues ces derniers jours sur Dakar, entraînant d’importantes inondations dans plusieurs quartiers de la capitale. Ce vendredi, l’hôpital Philippe Maguilen Senghor, situé à Yoff, a été particulièrement touché, ses locaux se retrouvant submergés par les eaux.

La montée rapide du niveau d’eau a perturbé le fonctionnement de plusieurs services médicaux, compliquant la prise en charge des patients et l’accès aux installations. Le personnel soignant s’efforce de maintenir les soins essentiels malgré les conditions difficiles, tandis que les autorités locales tentent de mettre en place des mesures d’évacuation et de drainage.

Inondations à Dakar : l’hôpital Philippe Senghor paralysé par les eaux


147 migrants irréguliers secourus au large de Sangomar par la marine sénégalaise

Une opération de sauvetage d’envergure a été menée jeudi par la marine nationale au large de Sangomar. Le patrouilleur hauturier PHM NIANI a intercepté une pirogue en détresse à environ 92 kilomètres des côtes, avec à son bord 147 candidats à l’émigration irrégulière. Les passagers, en situation de vulnérabilité, ont été secourus par les équipes du navire dans des conditions maritimes difficiles.

Après avoir été mis en sécurité, les migrants ont été conduits à la Base navale Amiral Faye Gassama. Sur place, ils ont bénéficié d’une prise en charge par les autorités compétentes, comprenant les procédures administratives et les contrôles sanitaires habituels.

Droits humains au Sénégal : le rapport accablant du Département d’État américain pour 2024

Le Département d’État américain a rendu public son rapport annuel sur les droits humains au Sénégal pour l’année 2024, et ses conclusions sont préoccupantes. Le document fait état de rapports jugés crédibles selon lesquels certaines forces de sécurité auraient eu recours à la torture et à des mauvais traitements contre des détenus. Des organisations de défense des droits humains y dénoncent notamment l’usage excessif de la force, des fouilles à nu et des méthodes d’interrogatoire considérées comme cruelles et dégradantes.

Selon les informations recueillies, la police aurait contraint certains détenus à dormir à même le sol, à subir l’éclairage continu de lumières vives, à être frappés à coups de matraque et à rester dans des cellules mal ventilées, avec un accès limité à l’air frais.

Le rapport s’attarde également sur les conditions de détention, qu’il juge dures et dangereuses pour la santé des prisonniers. Il évoque des pénuries alimentaires, une surpopulation chronique, des conditions sanitaires dégradées et des soins médicaux insuffisants. La prison centrale de Rebeuss, à Dakar, est citée comme exemple emblématique, avec un nombre de détenus dépassant largement le double de sa capacité initiale.

Si le document souligne que les conditions de détention des femmes sont en général meilleures que celles des hommes, il estime que cette disparité n’atténue en rien l’ampleur des violations constatées.

Kédougou : arrestation d’un homme pour proxénétisme et hébergement de prostituées nigérianes

L’Antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNLT) a frappé un grand coup dans la lutte contre l’exploitation sexuelle. Le 9 août 2025, ses agents ont interpellé un homme à Kharakhéna, dans le département de Kédougou, pour association de malfaiteurs et proxénétisme.

L’opération a été déclenchée après un renseignement faisant état de l’arrivée dans le village d’une cinquantaine de jeunes filles originaires du Nigeria, soupçonnées de se livrer à la prostitution. Les investigations menées sur place ont confirmé les faits : les femmes étaient logées dans trois maisons appartenant au suspect, chacune payant un loyer journalier de 2 000 FCFA.

Lors de l’intervention, les enquêteurs ont découvert 34 jeunes filles, toutes nigérianes, dont une mineure. Le mis en cause a reconnu posséder près de 90 chambres réparties dans ses trois propriétés, exclusivement louées à des prostituées, et ce, sans aucune autorisation administrative.

Déféré le 12 août 2025 devant le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Kédougou, l’homme devra répondre de lourdes accusations liées au proxénétisme et à l’exploitation de la prostitution étrangère dans la région.

Situation des droits de l’homme au Sénégal : Entre avancées démocratiques et violations persistantes

Le rapport 2024 du Bureau de la démocratie, des droits de l’homme et du travail du département d’État américain dresse un tableau nuancé de la situation des droits humains au Sénégal. S’il salue des progrès notables, notamment lors de l’élection présidentielle de mars jugée équitable et exempte d’abus ou d’irrégularités, il souligne également la persistance de violations graves.

Selon le document, des informations crédibles font état de traitements ou peines cruels, inhumains ou dégradants, d’arrestations et détentions arbitraires, ainsi que de restrictions sévères à la liberté d’expression et à la liberté des médias. Malgré les mesures prises par les autorités pour identifier et sanctionner les responsables de ces abus, l’impunité reste un problème récurrent.

Dans la région méridionale de la Casamance, où une insurrection de faible intensité oppose les forces de sécurité à des séparatistes armés, les violences ont été rares cette année. Cependant, la tension reste palpable dans ce territoire situé entre la Gambie et la Guinée-Bissau.

Le rapport évoque également des exécutions extrajudiciaires. Amnesty International a signalé la mort de trois personnes lors des manifestations du 5 février, consécutives à la décision du Parlement de reporter l’élection présidentielle. Ni la société civile ni les médias n’ont pu déterminer si ces décès étaient imputables aux forces de sécurité, aux manifestants ou à d’autres circonstances.

Ainsi, malgré les efforts déployés et les progrès démocratiques constatés, le Sénégal demeure confronté à des défis majeurs en matière de respect des droits humains, dans un contexte où la stabilité politique doit encore se conjuguer avec la protection des libertés fondamentales.

Magal 2025 : 21 morts et 640 victimes prises en charge, selon le bilan provisoire des sapeurs-pompiers

Le détachement spécial de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers mobilisé pour le Grand Magal de Touba a publié un bilan provisoire faisant état de 21 décès sur un total de 640 victimes prises en charge lors de 395 interventions.

Les accidents de la circulation demeurent la principale cause de ces pertes humaines et blessures. Sur les 240 sinistres recensés, 575 victimes ont été dénombrées, dont 18 morts. Les motocyclistes apparaissent comme particulièrement vulnérables : 135 accidents impliquant des motos ont causé 165 blessés et 11 décès.

Ces chiffres, bien que provisoires, illustrent l’ampleur des risques liés aux déplacements massifs vers la ville sainte à l’occasion du Magal. Les sapeurs-pompiers rappellent que la prudence sur les routes, le respect du code de la circulation et la vigilance des conducteurs sont essentiels pour limiter le nombre de drames enregistrés chaque année.

Magal 2025 : plus de 6,5 millions de participants, selon une enquête statistique inédite

Le Grand Magal de Touba 2025 a franchi un cap historique, avec une participation estimée à 6 583 278 personnes. Ce chiffre provient d’une vaste opération de collecte de données coordonnée par le Dr Moubarack Lô et Moussa Diaw, experts en statistiques et membres du Pool d’Experts As Haabul Jannati mis en place par le khalife général des mourides.

Entre le 10 et le 13 août 2025, les enquêteurs d’Emergence Consulting Group ont été déployés en continu, 24 heures sur 24, aux principaux points d’accès à Touba. Les données recueillies indiquent que 235 919 véhicules, hors motos et charrettes, ont été comptabilisés, soit une hausse de 14,5 % par rapport à l’édition 2023. Cette augmentation est attribuée à la croissance du parc automobile national ainsi qu’au contrôle plus strict des surcharges.

Sur la base des flux entrants et des projections démographiques, les statisticiens estiment que 5 129 891 voyageurs sont venus de diverses localités du Sénégal ou de l’étranger, auxquels s’ajoutent 1 443 387 résidents de Touba et du département de Mbacké ayant pris part à l’événement. En l’espace de quatorze ans, la fréquentation du Magal a ainsi doublé, passant de 3,09 millions de participants en 2011 à plus de 6,5 millions en 2025.

Parallèlement, une enquête qualitative a été menée auprès des pèlerins afin d’analyser leurs points de départ, les modes de transport utilisés, les dépenses engagées pour le déplacement et le séjour, ainsi que la date d’arrivée et la durée de leur présence à Touba. Les initiateurs de cette étude affirment que ces données inédites permettront d’orienter les politiques publiques, d’améliorer les dispositifs d’accueil et d’optimiser la logistique lors des prochaines éditions du Magal.

Droits humains au Sénégal : le rapport 2024 du département d’État américain salue des progrès mais pointe des violations persistantes

Le Bureau de la démocratie, des droits de l’homme et du travail du département d’État des États-Unis a publié son rapport 2024 sur la situation des droits humains au Sénégal, relevant des évolutions positives tout en mettant en lumière des défis persistants.

Selon le document, l’élection présidentielle de mars 2024, qui a marqué un tournant politique dans le pays, a été « largement considérée comme équitable et exempte d’abus et d’irrégularités », un constat salué par les observateurs nationaux et internationaux.

Malgré ces avancées, le rapport souligne plusieurs préoccupations majeures. Des informations jugées crédibles font état de « traitements ou peines cruels, inhumains ou dégradants, d’arrestations ou de détentions arbitraires, ainsi que de graves restrictions à la liberté d’expression et à la liberté des médias ».

Le département d’État américain note que le gouvernement sénégalais a pris certaines mesures crédibles pour identifier et sanctionner les responsables présumés de violations des droits humains. Toutefois, l’impunité reste un problème, freinant les efforts de justice et de réparation.

En Casamance, région méridionale enclavée entre la Gambie et la Guinée-Bissau, le conflit de faible intensité opposant forces de sécurité et groupes séparatistes armés s’est poursuivi. Les violences, cependant, ont été rares en 2024, marquant une trêve relative dans cette zone historiquement instable.

Le rapport évoque également des cas d’exécutions extrajudiciaires présumées. Amnesty International a rapporté que trois personnes avaient perdu la vie le 5 février lors de manifestations organisées à travers le pays, après la décision du Parlement de reporter l’élection présidentielle. « Ni la société civile ni les médias n’ont pu déterminer si ces décès étaient imputables aux forces de sécurité, aux manifestants ou à d’autres circonstances », précise le document américain.

En conclusion, le rapport du département d’État américain dresse un bilan contrasté : si le Sénégal a enregistré des progrès démocratiques notables, notamment dans la tenue de l’élection présidentielle, les défis liés au respect des droits humains et à la lutte contre l’impunité demeurent préoccupants.

Magal de Touba 2025 : 21 morts et 640 victimes prises en charge, selon un bilan provisoire des sapeurs-pompiers

La 131ᵉ édition du Grand Magal de Touba, qui bat actuellement son plein dans la ville sainte, est endeuillée par un lourd bilan provisoire. Ce mercredi 13 août, à 18 heures, le détachement de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP) mobilisé pour l’événement a annoncé avoir pris en charge 640 victimes au cours de 395 interventions, dont 21 décès.

Selon le commandant Yatma Dièye, chef de la Division informations et relations publiques, les accidents de la circulation constituent la principale cause de mortalité. Sur l’ensemble des interventions, 240 sinistres routiers ont été recensés, faisant 575 victimes dont 18 morts.

Les motocyclistes apparaissent comme les plus exposés aux dangers de la route pendant ce pèlerinage. Les pompiers ont enregistré 135 accidents de moto, qui ont causé 165 victimes et 11 décès. Ces chiffres reflètent la vulnérabilité des usagers de deux-roues face au flux massif de véhicules convergeant vers Touba.

Le Grand Magal, qui commémore le départ en exil au Gabon de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur de la confrérie mouride, attire chaque année plusieurs millions de fidèles venus du Sénégal, de la sous-région et d’ailleurs. Si l’événement est avant tout un moment de ferveur religieuse, il met également à rude épreuve les dispositifs de sécurité et de secours déployés sur place.

Kaffrine : une collégienne de 15 ans poignarde un maçon, son petit ami l’aide à fuir avant de la dénoncer

La ville de Kaffrine est sous le choc après un drame survenu le 7 août au soir dans le quartier Thialy. R. Diallo, collégienne âgée de 15 ans, a été arrêtée pour le meurtre du maçon B. Niang.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, l’adolescente aurait poignardé mortellement la victime avant d’appeler à l’aide son petit ami, B. Niass. Celui-ci, alerté par téléphone, s’est empressé de venir la chercher à moto et de l’exfiltrer jusqu’au quartier Dixième, situé à plusieurs kilomètres.

Mais rongé par la culpabilité, B. Niass finit par alerter la police. Il signale le crime, donne la localisation de la suspecte et se rend sur place avec les forces de l’ordre. Arrêtée en même temps que son compagnon, R. Diallo portait encore sur ses mains et ses vêtements des traces de sang.

Face aux enquêteurs, la jeune fille reconnaît avoir poignardé B. Niang. Elle explique que ce dernier détenait des vidéos intimes d’elle et l’aurait harcelée pour obtenir des rapports sexuels, bien qu’ils ne soient plus en couple. Les policiers affirment avoir retrouvé les images en question sur le téléphone de la victime. L’arme du crime, un couteau, appartiendrait au maçon.

De son côté, B. Niass justifie son geste initial par « l’amour » qu’il porte à l’adolescente, précisant avoir ensuite décidé de la dénoncer de peur d’être accusé de complicité. Il affirme également que la victime était jalouse de sa relation avec R. Diallo et aurait exigé qu’elle coupe tout contact avec lui.

À l’issue de l’enquête préliminaire, B. Niass a été libéré tandis que sa petite amie a été placée sous mandat de dépôt. La victime, B. Niang, a été inhumée ce mardi.

Ce drame est d’autant plus bouleversant que R. Diallo, brillante élève de quatrième avec une moyenne annuelle de 14,50/20, voyait jusque-là son avenir tracé. Elle encourt désormais de lourdes peines.

Magal de Touba : 357 interventions des sapeurs-pompiers, 21 morts dans des accidents

La Brigade nationale des sapeurs-pompiers, mobilisée pour assurer la sécurité du Grand Magal de Touba, a effectué 357 interventions de toutes natures jusqu’à ce mercredi 13 août 2025.

Selon Radio Sénégal International (RSI), une part importante de ces opérations concerne les accidents de la circulation, qui ont fait 21 morts.

Face à ce bilan préoccupant, les sapeurs-pompiers formulent plusieurs recommandations. Ils invitent les femmes enceintes en état avancé à éviter les déplacements vers les zones de forte affluence, afin de réduire les risques pour leur santé.

Magal de Touba : 140 victimes d’accidents en 48 heures, l’Association des victimes appelle à la prudence

Le Grand Magal de Touba 2025 est assombri par une série dramatique d’accidents de la route. En seulement 48 heures, les sapeurs-pompiers ont recensé 140 victimes, dont 5 décès, sur les axes menant vers la ville sainte.

Face à ce bilan, l’Association des victimes d’accidents au Sénégal exprime son désarroi. Son président, Mamadou Niang, qualifie la situation de « déplorable et inquiétante » et appelle les conducteurs à redoubler de vigilance.

« Nous demandons aux chauffeurs de ralentir, de respecter le code de la route et d’éviter l’usage du téléphone au volant. La route tue », insiste-t-il, rappelant que la fatigue au volant est un facteur majeur d’accidents. Il exhorte également les transporteurs à prendre conscience de leur responsabilité vis-à-vis des passagers, notamment les pères de famille qu’ils véhiculent.

Mamadou Niang interpelle par ailleurs les autorités sur la nécessité de renforcer les contrôles routiers. L’association, témoin quotidien des conséquences humaines et matérielles des drames de la route, souhaite des mesures plus strictes pour éviter que le Magal — moment de ferveur religieuse — ne continue d’être marqué par de telles tragédies.

Ouakam : quatre femmes arrêtées pour proxénétisme et diffusion d’images pornographiques

La Sûreté urbaine du commissariat central de Dakar a démantelé, à Ouakam, un réseau présumé de prostitution lors d’une opération de renseignement ciblée. Quatre femmes ont été interpellées et sont poursuivies pour proxénétisme, incitation à la débauche, outrage public à la pudeur et diffusion d’images à caractère pornographique.

Selon la Police nationale, l’enquête a révélé que les activités se déroulaient dans un appartement où une responsable recrutait et rémunérait trois autres jeunes femmes, avec des paiements hebdomadaires allant de 40 000 à 60 000 FCFA.

Les investigations ont aussi mis au jour un volet numérique : des numéros de téléphone et des images obscènes circulaient sur internet pour promouvoir des prestations sexuelles, tarifées entre 5 000 et 10 000 FCFA.

Lors des auditions, l’une des prévenues a nié se livrer à la prostitution, affirmant n’assurer que la réception des appels.

Sénégal : le littoral menacé par de nouvelles fortes houles et vents violents ce week-end

De nouvelles houles puissantes, accompagnées de vents violents, sont attendues sur le littoral sénégalais entre jeudi et le week-end, a annoncé la directrice de la Météorologie nationale, Aïda Diongue Niang, à l’Agence de presse sénégalaise (APS).

Ces phénomènes pourraient provoquer les mêmes dégâts que ceux enregistrés le week-end dernier à Thiaroye-sur-Mer, Mbao et Hann Bel-Air, où des vagues déferlantes avaient pénétré dans les habitations côtières, causant d’importants dommages matériels.

Selon Mme Niang, ces houles sont générées par un système orageux qui balaie actuellement le pays. « Ce système, en se déplaçant vers l’ouest et en atteignant la mer, prend une forme tournante, associée à des vents forts et à une faible pression au centre. Cela provoque une montée soudaine du niveau de la mer et la formation de houles locales », a-t-elle expliqué.

Deux nouveaux systèmes orageux seraient en cours de formation au large des côtes sénégalaises. La Météorologie nationale compte renforcer la surveillance pour déterminer avec précision les zones du littoral susceptibles d’être impactées, que ce soit à Dakar, sur la Petite-Côte ou en Casamance.

Ville de Dakar : Alerte à une arnaque utilisant l’image du maire et de l’institution municipale

La Ville de Dakar met en garde les citoyens contre une escroquerie actuellement en cours. Selon un communiqué rendu public, un individu malintentionné se sert de l’image de Mme le maire Ngoné Mbengue ainsi que de l’institution municipale pour tromper des personnes et leur soutirer de l’argent, en leur promettant de prétendues missions en Belgique.

L’entourage de Mme Mbengue qualifie cette démarche de « pure arnaque » et précise qu’une plainte a déjà été déposée auprès de la Division spéciale de la cybersécurité. L’affaire est donc entre les mains des autorités compétentes.

La municipalité invite par ailleurs toutes les victimes potentielles ou avérées de cette escroquerie à se rapprocher rapidement des services de sécurité pour signaler les faits. Elle appelle également la population à redoubler de vigilance face à ce type de manœuvres frauduleuses de plus en plus fréquentes sur les réseaux sociaux et autres canaux de communication.

Démolition polémique à Ziguinchor : le maire Djibril Sonko convoqué au commissariat de Yamatogne

L’affaire de la démolition d’un bâtiment dans le quartier Boucotte Sindian continue de faire grand bruit dans la capitale de la Casamance. Après plusieurs jours d’auditions et de tensions, le dossier prend une nouvelle tournure avec la convocation du maire de Ziguinchor, Djibril Sonko.

Selon des sources municipales, l’édile devra se présenter ce jeudi 14 août 2025 à 9 heures au commissariat de Yamatogne pour être entendu par les enquêteurs. Cette convocation intervient dans un contexte marqué par la poursuite des procédures judiciaires visant plusieurs agents municipaux.

En effet, dix employés de la ville, déjà entendus une première fois, en sont à leur deuxième retour de parquet. Ces derniers sont accusés d’avoir pris part à l’opération de démolition du bâtiment, exécutant ce qu’ils considèrent comme des instructions hiérarchiques.

Pour rappel, cette affaire a éclaté après la destruction d’un édifice contesté, provoquant de vives réactions au sein de la population et dans la classe politique locale. Entre accusations d’abus de pouvoir et défense de la légalité des actes municipaux, le climat reste tendu à Ziguinchor.

Ziguinchor : dix agents municipaux arrêtés après la démolition contestée d’un bâtiment

La tension est montée d’un cran à Ziguinchor après l’arrestation de dix agents municipaux affectés à la voirie par la police du commissariat de Yamatogne. Ils sont accusés de « destruction de biens » à la suite de la démolition d’un bâtiment située dans le quartier Boycott Sindian, opération menée sur ordre de la mairie.

Selon des informations rapportées par Emedia, l’affaire trouve son origine dans une plainte déposée par un citoyen affirmant que sa maison, encore en construction, a été rasée sans base légale. De son côté, la mairie soutient avoir adressé à plusieurs reprises des sommations au propriétaire, lui reprochant l’absence de documents attestant de la légalité de son occupation du terrain et de l’autorisation de construire. L’édifice, selon les autorités locales, aurait également obstrué une canalisation publique, justifiant la décision de procéder à sa destruction.

Cependant, le propriétaire conteste fermement cette version. Il accuse les agents municipaux d’avoir agi sans mandat officiel, affirmant qu’aucun document signé par le maire n’autorisait formellement l’opération. Cette contestation a conduit à l’ouverture d’une enquête judiciaire. Trois agents ont déjà été déférés au parquet, tandis que les sept autres étaient toujours entendus par les enquêteurs ce matin. Leur présentation devant le procureur est prévue ce mercredi.

Contacté par la presse, le maire de Ziguinchor s’est abstenu de tout commentaire sur cette affaire, tandis que des sources évoquent des négociations en coulisses pour parvenir à un accord à l’amiable. L’enquête se poursuit afin de déterminer les responsabilités précises et de trancher sur la légalité de l’opération qui divise aujourd’hui la ville.

Effondrement d’un immeuble à Sédhiou : les premières conclusions pointent de graves manquements aux normes

La ville de Sédhiou a été frappée par un drame dans la nuit de lundi à mardi, avec l’effondrement d’un immeuble de quatre étages dans le quartier de Dembaya. Deux personnes ont perdu la vie, retrouvées sans vie sous les décombres en fin de matinée après plusieurs heures de recherches acharnées.

Selon les premières constatations, le non-respect des normes de construction serait à l’origine de la tragédie. Présent sur les lieux, le gouverneur de région, Diadia Dia, n’a pas mâché ses mots. Il a dénoncé « des défaillances flagrantes dans le dosage du ciment, l’utilisation du fer et l’absence d’un véritable plan de béton armé », autant de manquements techniques qui fragilisent la solidité des édifices et multiplient les risques d’effondrement.

Les secours, menés par la 43ᵉ compagnie d’incendie et de secours avec l’appui d’engins lourds mobilisés par une entreprise privée, ont d’abord réussi à extraire deux survivants. Ils ont ensuite poursuivi les recherches pour retrouver les personnes portées disparues. Le lieutenant-colonel Diène Sène, commandant du Groupement d’incendie et de secours n°4, a salué la rapidité et la coordination des équipes, ainsi que l’implication des autorités administratives.

Sur place, la mobilisation populaire a également marqué les esprits. De nombreux habitants se sont joints spontanément aux opérations de déblaiement, témoignant d’une solidarité et d’une compassion exemplaires face à la détresse des familles touchées.

Une enquête judiciaire a été ouverte pour établir les responsabilités exactes et prendre les mesures nécessaires afin de prévenir de nouvelles tragédies. Ce drame met une fois de plus en lumière la nécessité de renforcer les contrôles sur les chantiers et de veiller au strict respect des normes de construction, dans une région où la pression immobilière et l’urbanisation rapide font parfois oublier les règles de sécurité les plus élémentaires.

Magal de Touba 2025 : Un dispositif sécuritaire exceptionnel avec plus de 3 000 gendarmes mobilisés

À l’occasion de la 131ᵉ édition du Magal de Touba, prévue ce mercredi, la Gendarmerie nationale a mis en place un dispositif sécuritaire d’envergure pour garantir la sécurité des millions de fidèles attendus. Pas moins de 3 158 gendarmes, 233 véhicules, 102 motos, plusieurs moyens de levage et sept drones sont déployés pour couvrir la cité religieuse et ses environs.

La mobilisation ne se limite pas à Touba. Les principaux axes menant à la ville, dont l’autoroute de l’Avenir, l’autoroute Ila Touba, la voie ferrée et les routes nationales 1, 2, 3 et 4, bénéficient également d’un renforcement sécuritaire. Des équipes spécialisées sont positionnées pour assurer le contrôle des moyens de transport empruntés par les pèlerins, qu’il s’agisse de cars, de véhicules particuliers ou de trains.

La Division communication et relations publiques (DIVCOM) de la Gendarmerie précise que l’Escadrille de drones d’appui de la Légion de gendarmerie aérienne jouera un rôle clé dans la coordination des opérations. Les drones effectueront des survols réguliers pour appuyer les unités au sol, optimiser la fluidité de la circulation et intervenir rapidement en cas d’incident.

Le Magal de Touba, événement religieux majeur au Sénégal, attire chaque année des fidèles venus des quatre coins du pays et de la diaspora. Cette affluence exceptionnelle exige une organisation sécuritaire millimétrée, combinant présence humaine, moyens technologiques et surveillance renforcée sur tous les points stratégiques.

Cette année encore, la Gendarmerie entend conjuguer anticipation et réactivité pour que le rassemblement se déroule dans la sérénité, dans le respect des consignes de sécurité et de la tradition d’hospitalité qui caractérise la ville sainte de Touba.

Sédhiou : Deux morts et plusieurs blessés dans l’effondrement tragique d’un immeuble à Dembaya

Le drame qui a frappé la commune de Dembaya, dans la région de Sédhiou, a laissé la population sous le choc. Dans la nuit de lundi à mardi, un immeuble de quatre étages s’est effondré, piégeant plusieurs personnes sous les décombres. Après plusieurs heures de recherches intenses, les deux personnes portées disparues ont été retrouvées sans vie en fin de matinée, portant un lourd coup à l’espoir des familles et des habitants du quartier.

Les opérations de secours, menées par les éléments de la 43e compagnie d’incendie et de secours, ont mobilisé d’importants moyens humains et matériels. Des engins lourds, fournis par une entreprise privée située à plus de quarante kilomètres du lieu du sinistre, ont permis d’extraire les corps sans vie, qui ont ensuite été acheminés à l’hôpital régional de Sédhiou. Deux survivants avaient été secourus dans les premières heures d’intervention.

Selon le lieutenant-colonel Diène Sène, commandant du Groupement d’incendie et de secours n°4, la rapidité de l’intervention et la mobilisation générale ont été déterminantes pour sauver des vies. « Le sinistre s’est produit à une heure critique, et il a fallu improviser avec les moyens disponibles pour sauver des vies », a-t-il déclaré, saluant l’engagement des équipes et le soutien des autorités administratives.

Sur les lieux, le gouverneur de Sédhiou, Diadia Dia, n’a pas caché son indignation face à ce qu’il considère comme une tragique conséquence du non-respect des normes de construction. « Il ne faut pas être expert pour constater les défaillances dans le dosage du ciment, l’utilisation du fer et l’absence de plan béton armé », a-t-il déploré, soulignant l’urgence d’une vigilance accrue dans le secteur du bâtiment.

Une enquête a été ouverte afin d’établir les responsabilités et de prévenir la répétition de tels drames. Dans l’attente de ses conclusions, cette tragédie relance le débat sur la sécurité des constructions au Sénégal, dans un contexte où de nombreux immeubles poussent rapidement, parfois au mépris des règles élémentaires de solidité et de sécurité.

Guy Marius Sagna fustige une « justice à deux vitesses » après la libération provisoire de Lat Diop

Le député de Pastef, Guy Marius Sagna, est monté au créneau pour critiquer la décision de la justice sénégalaise d’accorder une liberté provisoire à Lat Diop, ancien directeur général de la Lonase, poursuivi dans une affaire financière. Dans un message publié sur sa page Facebook, l’élu a dénoncé ce qu’il considère comme une « justice à deux vitesses » favorisant les personnalités influentes au détriment des citoyens ordinaires.

« Je le répète, il est inacceptable d’avoir un système judiciaire qui envoie les voleurs de poulets en prison et qui accorde des bracelets électroniques aux kulunas qui ont pillé les milliards des Sénégalais », a-t-il fustigé, employant un ton virulent pour illustrer ce qu’il estime être une inégalité de traitement devant la loi.

Cette sortie intervient après que la Chambre d’accusation financière de la Cour d’appel de Dakar a décidé, le mardi 12 août 2025, de remettre Lat Diop en liberté provisoire, assortie de l’obligation de porter un bracelet électronique. Cette mesure a été prise après que le juge d’instruction financier avait, dans un premier temps, rejeté la demande de remise en liberté formulée par la défense.

Pour Guy Marius Sagna, ce type de décision alimente la défiance des citoyens envers l’institution judiciaire et renforce l’idée que les puissants échappent plus facilement aux rigueurs de la loi. Cette affaire relance ainsi le débat récurrent sur l’équité et l’impartialité de la justice au Sénégal.

Dakar : démantèlement d’un réseau de falsification d’actes de naissance

La Sûreté urbaine de Dakar a procédé à l’arrestation de deux individus accusés de produire de faux actes de naissance, révélant ainsi l’existence d’un circuit organisé de falsification de documents administratifs.

L’affaire a éclaté grâce à la vigilance d’un juge, saisi pour l’annulation d’un acte d’état civil jugé suspect. Constatant des irrégularités flagrantes, ce magistrat a immédiatement alerté les enquêteurs. Les investigations ont rapidement permis de localiser et d’interpeller les suspects, qui ont été entendus dans les locaux de la Sûreté urbaine.

Lors de leurs auditions, les mis en cause ont reconnu les faits. L’un d’eux a même déclaré n’être qu’un maillon d’un réseau plus vaste, affirmant avoir hérité de cachets officiels et de documents vierges appartenant à un complice décédé. Ces outils servaient à fabriquer des actes de naissance frauduleux destinés à divers clients, en échange de contreparties financières.

Cette affaire met en lumière la fragilité et les risques qui pèsent sur les registres d’état civil, pilier essentiel de l’identité légale des citoyens. Les autorités redoutent que ces documents falsifiés soient utilisés pour des démarches administratives ou judiciaires, voire pour faciliter des activités criminelles.

L’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuels complices encore en activité et de retrouver les bénéficiaires de ces actes frauduleux. Les forces de sécurité entendent ainsi remonter l’intégralité de la filière et mettre un terme à ce trafic qui mine la fiabilité du système d’état civil sénégalais.

Gestion des inondations à Touba : l’ONAS déploie 40 camions pour accélérer le pompage des eaux

Touba, durement touchée par des inondations persistantes, bénéficie d’un renfort important dans la lutte contre les eaux stagnantes. Le 12 août 2025, l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), sous la direction de Séni Diène, a mis en service 40 camions flambant neufs dans le cadre du Projet d’acquisition et de renouvellement de camions de vidange (PARC).

Financé à hauteur de 2 milliards FCFA, ce projet pilote bénéficie du soutien de la Fondation Bill et Melinda Gates, de la DER/FJ et de la BNDE. Les nouveaux véhicules viennent compléter les efforts déjà engagés par l’ONAS, la Direction de la Prévention et de la Gestion des Inondations (DGPI) et l’initiative locale Touba Ca Kanam pour assécher les zones les plus touchées.

Selon Séni Diène, certaines habitations situées dans des zones basses restent inaccessibles aux canaux de drainage classiques. Le renfort en camions vise donc à pallier cette limite, en assurant un pompage ciblé des eaux stagnantes.

Sur le terrain, l’action s’intensifie particulièrement dans les quartiers de Keur Niang et Nguélémou, où les ouvrages stratégiques fonctionnent à plein régime. À Nguélémou, un bassin de 72 000 m³ est équipé de quatre pompes, dont deux d’une capacité de 1 260 m³/heure et deux autres de 900 m³/heure. À Keur Niang, une nouvelle pompe de 1 000 m³/heure vient renforcer un bassin de 2 000 m³, accélérant l’évacuation et permettant déjà la réouverture de l’entrée principale de la cité religieuse sur ses deux voies.

Par ailleurs, une nouvelle station de pompage installée face à la grande mosquée redirige désormais les eaux vers Keur Niang, augmentant significativement la capacité globale d’évacuation. Grâce à ces efforts conjoints, plusieurs habitants peuvent progressivement regagner leurs maisons, tandis que certaines routes, jusque-là impraticables, sont à nouveau accessibles.

Forte représentation de la communauté mandingue au Magal de Touba : un témoignage d’unité et de foi

La ville sainte de Touba a une nouvelle fois vibré au rythme du Magal, cet événement religieux majeur célébrant le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba. Cette année, un fait marquant a retenu l’attention des fidèles et des observateurs : la forte présence de la communauté mandingue, venue de divers horizons pour prendre part à cette commémoration spirituelle.

À 24 heures de l’événement, les délégations mandingues issues de plus de trente villages de Casamance, de Guinée-Bissau et de la République sœur de Gambie, se sont rendues à Touba sous la conduite de feu Serigne Lamine Biaye, grâce à la clairvoyance de leur guide religieux, Serigne Mountakha Diakhaté Ibn Serigne Absatou Diakhaté.

Les membres de cette communauté ont investi les artères de la ville dans une atmosphère empreinte de piété, de fraternité et de fierté culturelle.

Leur participation souligne l’importance du Magal dans le dialogue entre les peuples et la convergence des croyants autour des enseignements du fondateur du mouridisme.

« Cheikh Ahmadou Bamba appartient à tous les musulmans. Sa vie et son œuvre parlent à notre foi profonde. Notre présence ici est un acte d’unité entre les peuples ouest-africains et une reconnaissance du rôle spirituel de Touba », témoigne El Hadji Gaoussou Biaye Ibn Serigne Lamine Biaye, fidèle talibé mouride.

Historiquement, les relations entre la communauté mandingue et les confréries sénégalaises, notamment le mouridisme, sont anciennes et marquées par des échanges religieux, commerciaux et sociaux. De nombreux Mandingues se sont intégrés dans les circuits économiques de Touba en tant que commerçants, artisans ou agriculteurs. Le Magal constitue ainsi une occasion de resserrer les liens et de partager des valeurs communes.

La communauté mandingue s’est également distinguée par une organisation impressionnante. Des dahiras (associations religieuses) spécifiques ont mis en place des dispositifs d’accueil, de restauration et de soins médicaux pour leurs membres, tout en collaborant étroitement avec les services de la ville de Touba. Une démonstration de solidarité saluée par les autorités religieuses.

La forte participation de la communauté mandingue au Magal de Touba 2025 témoigne non seulement d’un attachement spirituel profond à Cheikh Ahmadou Bamba, mais aussi d’un désir d’unité entre les peuples musulmans de la sous-région.

Distribution de kits alimentaires : La Ligue Islamique Mondiale au chevet des couches vulnérables de Tivaouane Peulh

La Ligue Islamique Mondiale a procédé, ce mardi 12 janvier, à une remise de produits alimentaires destinée aux populations vulnérables de Tivaouane Peulh.

Le directeur du Bureau régional de la Ligue Islamique Mondiale, Abdallah Khalid Otheimin, s’est réjoui de l’accueil réservé par la commune à la délégation venue distribuer les kits.

« Nous nous réjouissons d’être ici aujourd’hui, en compagnie des autorités et de toute la population de Tivaouane Peulh. Nous remercions le Seigneur de nous avoir permis de partager ces vivres avec les habitants de la commune », a-t-il déclaré.

Il est également revenu sur la composition des produits distribués :

« Si nous avons choisi ces denrées, c’est parce que nous savons que ce sont celles que les ménages utilisent le plus : le sucre, le riz et l’huile. Nous poursuivons ces actions dans plusieurs localités du pays et espérons être très bientôt dans une autre région pour répéter ce même geste. Nous remercions très sincèrement toute la commune de Tivaouane Peulh pour son accueil », a-t-il ajouté.

Concernant le choix de la commune, le directeur régional a expliqué que Tivaouane Peulh compte un nombre important de ménages vulnérables qui nécessitent une assistance. Il a rappelé qu’une enveloppe de plus de 50 millions de francs CFA a été dégagée pour venir en aide à 549 ménages dans le besoin.

Pour sa part, Mamadou Ba, adjoint au maire de la commune de Tivaouane Peulh Niagues, a chaleureusement remercié les donateurs pour leur soutien, qui contribue au bien-être de la population.

« Nous sommes très heureux de ce que nous avons vécu aujourd’hui. Tivaouane Peulh est une grande commune qui compte 150 000 habitants. Si Monsieur le Directeur de la Ligue Islamique Mondiale, ainsi qu’Imam Alpha Aw (que je peux considérer comme un habitant de Tivaouane Peulh) s’y intéressent, c’est qu’ils ont compris qu’en raison de sa densité, elle a besoin d’aide. Nous les remercions vivement, au nom du maire et des populations, pour ce geste qui nous fait grand plaisir », a-t-il indiqué.

Pour rappel, ce programme d’assistance aux couches vulnérables se déroule en étroite collaboration avec les collectivités locales, mais également avec les services techniques de l’Action sociale.

Aly Saleh

Kaolack – Veille du Magal de Touba : l’adjointe au maire Sarata Sonko (PASTEF) au service des pèlerins — L’eau comme geste de foi

À la veille du Grand Magal de Touba 2025, la ville sainte est en effervescence. Des milliers de pèlerins, venus de tout le pays et de la diaspora, convergent vers la cité de Cheikh Ahmadou Bamba pour célébrer cet événement spirituel majeur du mouridisme.

À Kaolack, au niveau de la grande mosquée de Touba Ndorong — lieu de départ pour la plupart des pèlerins en direction de Touba — une distribution gratuite d’eau fraîche est organisée par Madame Sarata Sonko, responsable politique du parti PASTEF dans la commune, en collaboration avec l’Association des cavaliers de la sécurité routière dirigée par Cheikh Tidiane Sarr.

Sous un soleil de plomb et des températures dépassant les 40°C, des jeunes militants, derrière Sarata Sonko, s’activent. Munis de bonbonnes d’eau et de sachets plastiques, ils tendent l’eau, avec le sourire, aux pèlerins exténués. Pour certains, c’est un acte de foi ; pour d’autres, un devoir moral.

« Au-delà de la dimension humanitaire, ces gestes témoignent de l’esprit de solidarité et de dévotion qui anime Touba à l’approche du Magal. Dans une ambiance spirituelle et fraternelle, chaque bouteille d’eau tendue devient un acte d’adoration, un prolongement de l’héritage mouride. Nous avons distribué de l’eau car nous savons que ce liquide précieux est source de vie. Déjà 5 000 sachets d’eau ont été distribués et l’activité va se poursuivre jusqu’à demain. Après le Magal, ce sera au tour des autres cités religieuses pendant le Gamou, comme Médina Baye, Sagne Bambara, Léona Niassène, Bouchra et la famille Dème. Vous savez, la solidarité patriotique que nous enseigne notre leader politique, Ousmane Sonko, c’est d’assister la population. Alors, comme il fait chaud, nous avons jugé nécessaire de mener cette action de solidarité », a expliqué Madame Sarata Sonko.

Pour sa part, le coordonnateur de l’Association des cavaliers de la sécurité routière, Cheikh Tidiane Sarr, a salué ce geste :

« Madame Sarata Sonko, responsable du parti PASTEF dans la commune de Kaolack, a une nouvelle fois marqué les esprits par un acte d’une rare générosité envers les pèlerins en partance pour le Magal de Touba. »

Il a rappelé que ce soutien indéfectible, mêlant respect des valeurs religieuses et engagement citoyen, illustre parfaitement l’esprit de solidarité qui doit prévaloir en pareille occasion.

Les bénéficiaires, visiblement émus, n’ont pas manqué de saluer l’initiative. Certains ont adressé à Sarata Sonko des prières et bénédictions publiques, soulignant l’impact concret de cet appui dans la préparation de leur voyage sacré.

MAGAL 2025 : 526 interpellations, la Police spéciale de Touba dévoile son bilan

À la veille du Grand Magal de Touba, célébré ce mercredi 13 août 2025, la Police nationale a dressé le bilan de ses opérations sécuritaires dans la ville sainte. Lors d’un point de presse tenu ce mardi 12 août, le commissaire principal Diègane Sène, à la tête de la Police spéciale de Touba, a annoncé que 526 individus ont été interpellés pour diverses infractions.

Selon le responsable, ces arrestations concernent des faits variés allant des atteintes aux biens et aux personnes, aux troubles à l’ordre public, en passant par des délits liés à la drogue ou au vol. Le commissaire Sène a insisté sur la détermination des forces de l’ordre à maintenir la quiétude dans la cité mouride, surtout en cette période marquée par l’arrivée massive de pèlerins venus du Sénégal et de la diaspora.

Pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, un dispositif « XXL » a été déployé, mobilisant des centaines d’agents, des patrouilles motorisées et pédestres, ainsi que des unités spécialisées. « Nous avons pris toutes les dispositions nécessaires pour que le Magal se déroule dans la paix et la sécurité », a affirmé le commissaire principal.

Chaque année, le Grand Magal de Touba attire plusieurs millions de fidèles en commémoration du départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme. Les autorités policières et administratives y mettent en place un dispositif spécial pour anticiper tout risque sécuritaire et fluidifier la circulation dans la ville.

Dakar : Démantèlement d’un réseau de proxénétisme opéré via Facebook

La Sûreté urbaine (SU) a mis fin aux agissements d’un réseau de proxénétisme qui opérait dans la capitale sénégalaise, utilisant les réseaux sociaux pour attirer des clients. Quatre femmes ont été déférées au parquet de Dakar pour proxénétisme, incitation à la débauche, outrage public à la pudeur et diffusion d’images à caractère pornographique.

Selon des informations de Libération, l’affaire a éclaté après la publication sur Facebook d’annonces à caractère sexuel, proposant des prestations tarifées. À la tête de ce réseau, une dénommée R. Barry recrutait et employait trois autres jeunes femmes. Parmi elles, F. Diatié était chargée de gérer les appels téléphoniques et de répondre aux demandes des clients. Les prestations étaient fixées à 5 000 FCFA chacune.

La perquisition menée par les enquêteurs dans un appartement loué à Ouakam a permis la saisie d’un important lot de préservatifs, neufs et usagés, ainsi que plusieurs téléphones portables servant à la gestion du carnet de clientèle.

Course-poursuite à Zac Mbao : l’acteur de “Baabel” El Hadj Moda Thioune placé sous mandat de dépôt

La scène digne d’un scénario de série télé a eu lieu dimanche 10 août 2025, mais cette fois, hors caméra. L’acteur El Hadj Moda Thioune, connu pour son rôle d’Ibrahima Khalil Thiam dans la série « Baabel », a été interpellé après une spectaculaire course-poursuite entre Zac Mbao et Rufisque, avant d’être placé sous mandat de dépôt lundi.

Selon L’Observateur, tout commence vers 11 heures, au rond-point Brioche Dorée de Zac Mbao. Un policier arrête l’acteur pour un contrôle de routine. Mais lorsque l’agent lui demande ses papiers, Moda redémarre brusquement, laissant son interlocuteur médusé. L’alerte est aussitôt transmise aux forces de l’ordre postées au rond-point Sipres.

Quelques minutes plus tard, le véhicule réapparaît, filant à vive allure, avec une passagère visiblement paniquée. La police renforce alors le dispositif et des agents se positionnent au rond-point de la clinique Naby, à Rufisque.

La fuite prend fin dans les ruelles sablonneuses d’un quartier, où le véhicule s’embourbe. Interpellé, l’acteur est conduit au commissariat de Zac Mbao. Les vérifications révèlent qu’il ne détenait sur lui ni permis de conduire, ni carte grise, ni assurance.

Face aux enquêteurs, El Hadj Moda Thioune reconnaît les faits :

« J’avais peur lors du premier contrôle, parce que je n’avais pas sur moi mon permis de conduire et les autres documents », a-t-il expliqué.

Thiaroye-sur-Mer submergée par une forte houle : le maire lance un appel urgent à l’aide

Depuis près de 48 heures, la commune côtière de Thiaroye-sur-Mer, située en banlieue dakaroise, fait face à une situation alarmante due à une forte houle qui a inondé de nombreuses habitations en bordure de mer. Les vagues, d’une violence exceptionnelle, ont envahi plusieurs maisons au point de bloquer certains habitants à l’intérieur, incapables de sortir en raison de l’eau et des déferlantes.

Le maire de la commune, El Mamadou Ndiaye, a décrit ce phénomène comme une situation inédite et particulièrement grave. Lors d’une intervention sur les ondes de la radio RFM, il a expliqué que toutes les habitations situées sur la bande côtière de six kilomètres, à l’exception des zones industrielles, sont affectées par cette montée des eaux. « Toute la partie où sont construites les maisons aujourd’hui est dans cette situation-là », a-t-il souligné, témoignant de l’ampleur des dégâts.

Face à cette catastrophe naturelle, le maire a exprimé son sentiment d’impuissance. Il a clairement indiqué que les collectivités locales ne disposent pas des moyens nécessaires pour venir en aide aux populations sinistrées. « Les collectivités ne peuvent absolument pas grand-chose et je pense que l’État doit pouvoir nous venir en aide », a-t-il affirmé, lançant un appel solennel aux autorités nationales pour qu’elles interviennent rapidement afin de protéger les habitants et leurs biens.

Cette situation critique à Thiaroye-sur-Mer illustre la vulnérabilité des communes côtières face aux aléas climatiques et naturels, et souligne la nécessité d’un appui urgent des pouvoirs publics pour faire face à ces phénomènes et envisager des mesures de prévention à long terme.

Supposé viol d’une mineure : la FSVB dément tout lien avec l’entraîneur accusé et réaffirme son engagement pour la sécurité des athlètes

Suite à la diffusion, ce lundi 11 août 2025, d’une information faisant état d’un homme se présentant comme entraîneur de volleyball et accusé d’avoir abusé d’une jeune fille d’une quinzaine d’années, la Fédération Sénégalaise de Volleyball (FSVB) est rapidement intervenue pour clarifier sa position.

Dans un communiqué officiel, la FSVB tient à informer l’opinion publique qu’elle « n’entretient aucun lien officiel ni institutionnel avec M. Idrissa A. Sow », la personne mentionnée dans cette affaire grave impliquant une mineure. La Fédération précise que cet individu n’est pas inscrit dans ses structures et ne participe en aucun cas à ses programmes officiels de formation ou d’encadrement des jeunes sportifs.

L’instance fédérale dénonce avec vigueur le fait que le volleyball soit mêlé à cette affaire, regrettant également la manière dont les médias ont traité le sujet. Selon la Fédération, un souci d’exactitude et d’équilibre aurait dû conduire à recueillir le point de vue des instances fédérales avant toute publication.

Enfin, la Fédération Sénégalaise de Volleyball rassure les jeunes athlètes et leurs familles en affirmant que la sécurité, le respect et le bien-être des sportifs constituent des priorités absolues. Elle rappelle que des mesures strictes sont mises en place afin de garantir un environnement sain, sécurisé et protecteur dans toutes ses disciplines et compétitions.

Drame à Orkadiéré : un jeune joueur de navétanes poignardé en plein match

Ce dimanche 10 août 2025, ce qui devait être une journée de fête sportive à Orkadiéré s’est tragiquement transformé en drame. Lors d’un match très attendu du championnat populaire des navétanes, un jeune supporter de 19 ans, Yaya Sy Deh, a été mortellement poignardé. L’auteur présumé de l’attaque est un adolescent du même village, Wendou Bosséabé, nommé Kodel Lo.

Le match opposait l’ASC Wendou Bosséabé à l’équipe d’Aynoumadji et se déroulait au stade municipal d’Orkadiéré, dans le département de Kanel. Selon plusieurs témoins, l’incident est survenu alors que Yaya Sy Deh célébrait un but marqué par son équipe. C’est à ce moment précis qu’il a été agressé avec une arme blanche par Kodel Lo, qui lui a porté un coup fatal à la poitrine.

Les secours sont rapidement intervenus, mais le jeune homme a succombé à ses blessures avant même de pouvoir être évacué à l’hôpital. La gendarmerie de Waoundé, informée de la situation, a immédiatement ouvert une enquête pour élucider les circonstances exactes de cette attaque.

Ce drame a profondément choqué la communauté locale, endeuillant une rencontre sportive qui rassemblait plusieurs habitants du village et de la région. Les autorités et les forces de l’ordre ont appelé au calme et à la retenue en attendant les résultats de l’enquête.

Magal de Touba : 5 morts et 170 victimes recensés dans 75 accidents de la circulation, selon les sapeurs-pompiers

Lors de la couverture de la 131ᵉ édition du Grand Magal de Touba, la Brigade nationale des sapeurs-pompiers a enregistré un bilan préoccupant avec cinq décès survenus lors de 75 accidents de la circulation, totalisant 170 victimes. C’est ce qu’a annoncé ce lundi le commandant Yatma Dièye, chef de la Division information et relations publiques, lors d’une intervention sur la radio RFM.

Le commandant Dièye a précisé que la brigade avait réalisé 120 interventions au total, dont 75 accidents routiers ayant fait 170 blessés, dont malheureusement cinq corps sans vie. Il a souligné que cette situation critique survenait à seulement deux jours du grand événement, ce qui pousse à un appel urgent au respect rigoureux du code de la route.

Le responsable a particulièrement insisté auprès des piétons sur la nécessité de respecter les règles de traversée des routes, tout en rappelant aux conducteurs et passagers l’importance vitale du port de la ceinture de sécurité. Il a également invité les automobilistes à modérer leur vitesse, à éviter les surcharges dans les véhicules, ainsi que les dépassements ou sorties non réglementaires qui constituent des facteurs majeurs d’accidents.

Pour les motocyclistes, le commandant Dièye a rappelé l’obligation de porter systématiquement un casque de protection afin de réduire le risque de blessures graves en cas d’accident. Ce bilan alarmant met en lumière les défis liés à la sécurité routière dans le contexte du Magal, invitant tous les usagers de la route à une vigilance accrue afin d’éviter de nouveaux drames dans les jours à venir.

15ᵉ Congrès du SAES : David Célestin Faye reconduit à la tête du syndicat pour un second mandat

Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) a reconduit, dimanche, David Célestin Faye à sa tête pour un second et dernier mandat de trois ans. Cette réélection, obtenue à l’unanimité lors du 15ᵉ Congrès, vient prolonger le leadership qu’il exerce depuis août 2022.

Au cours de son premier mandat, M. Faye s’est illustré par plusieurs initiatives, dont l’adoption d’un décret accordant des allocations spéciales aux familles des enseignants et chercheurs décédés. Cette mesure, bien qu’applaudie par certains, avait aussi provoqué une série de mouvements de grève, témoignant de la complexité des négociations entre l’État et le corps enseignant.

La reconduction de David Célestin Faye intervient dans un contexte particulier, marqué par la célébration des 40 ans du SAES. Cette cérémonie, organisée du 8 au 11 août 2025, a rassemblé les membres du syndicat autour de réflexions sur l’avenir de l’enseignement supérieur au Sénégal. Avec plus de 76 % des enseignants et enseignants-chercheurs des universités du pays dans ses rangs, le SAES demeure un acteur incontournable du secteur, capable d’influer sur les grandes orientations éducatives nationales.

Pour ce second mandat, les attentes sont fortes. Le secrétaire général réélu devra à la fois consolider les acquis obtenus, apaiser les tensions avec les autorités et poursuivre le plaidoyer pour de meilleures conditions de travail et de vie des universitaires, dans un contexte où l’enseignement supérieur sénégalais fait face à d’importants défis structurels et financiers.

Suppression des bourses familiales, dette cachée et tensions économiques : la CDS fustige la gestion des nouvelles autorités

La Convergence Démocratique Sénégal (CDS) est montée au créneau pour dénoncer la gestion économique des nouvelles autorités, qu’elle juge défaillante et préjudiciable aux populations les plus vulnérables. Dans un communiqué au ton virulent, la formation politique s’alarme de la suspension des bourses de sécurité familiale, de la montée en flèche de la dette publique et des conséquences de la rupture de financement avec le Fonds Monétaire International (FMI).

Selon la CDS, l’arrêt du programme de bourses de sécurité familiale, qui représentait un soutien direct de 30 milliards de francs CFA en faveur de plus de 300 000 Sénégalais parmi les plus démunis, a plongé des milliers de ménages dans le désarroi. Cette décision est qualifiée « d’iniquité » par le parti, qui y voit un signe d’indifférence des autorités face aux difficultés quotidiennes des citoyens les plus fragiles.

Sur le plan macroéconomique, la CDS estime que le pays est dans une situation critique, aggravée par la perte de confiance des investisseurs et partenaires financiers. Les nouvelles autorités, incapables selon le parti de répondre aux besoins primaires des Sénégalais, se contenteraient de justifier leur inertie en accusant le régime sortant d’avoir dissimulé une partie substantielle de la dette publique. Ces accusations, toujours selon la CDS, ont contribué à détériorer davantage la crédibilité du pays sur les marchés internationaux.

Le Fonds Monétaire International, qui saluait encore en juin 2024 les performances économiques du Sénégal, a demandé dès septembre 2024 un audit et des clarifications avant tout nouveau décaissement. Parallèlement, les agences de notation ont revu à la baisse la note souveraine du pays, avec des perspectives de plus en plus pessimistes.

Dans ce contexte tendu, malgré l’entrée récente du Sénégal dans le cercle restreint des producteurs de gaz et de pétrole, le gouvernement aurait été contraint de recourir à des emprunts auprès de fonds spéculatifs, qualifiés de « fonds vautours » par la CDS, à des taux jugés usuraires. Le ratio dette/PIB, déjà préoccupant, atteindrait désormais 119 %, un niveau qui pèse lourdement sur la capacité de l’État à investir dans des secteurs prioritaires et à soutenir la croissance.

Plan de redressement économique : La CDS charge le nouveau régime et alerte sur la situation financière du pays

La Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS), regroupant l’AJ/PADS-A, l’AJS, la CNNO, la LD, Niaxx Jarinu/Mag, le PIT-S, le RTA-S et l’UDS/Mbooloo Mi, a tenu une importante déclaration le 8 août 2025 sous le thème évocateur « Un mois, deux discours, deux fractures ! ». À travers cette sortie, la CDS a exprimé ses vives préoccupations sur la gestion actuelle du pays, tout en dénonçant les attaques répétées du nouveau régime et la dégradation inquiétante des finances publiques.

Dès l’entame, les leaders de la coalition ont fustigé ce qu’ils qualifient d’« attaques intempestives » provenant de certains membres du PASTEF, y compris du président de ce parti, visant les institutions nationales et même le Président de la République. Pour eux, cette posture fragilise l’unité nationale et détourne l’attention des véritables défis du moment.

La CDS a surtout insisté sur la gravité de la situation économique, décrite comme « catastrophique ». Selon ses membres, l’état des finances publiques a atteint un niveau critique qui a contraint le gouvernement à mettre en place un plan de « Redressement économique et social », dévoilé le 1er août 2025 au Grand Théâtre national par le Premier ministre Ousmane Sonko. Toutefois, pour la CDS, ce plan, loin de rassurer, traduit davantage l’ampleur des difficultés auxquelles le Sénégal est confronté.

Les leaders de la coalition estiment que le pays traverse une véritable « zone de turbulence », marquée à la fois par une tension politique exacerbée et par une fragilité économique inquiétante. Ils appellent à un sursaut national et à une gestion responsable, axée sur le dialogue, la cohésion sociale et une vision claire pour sortir le Sénégal de cette passe difficile.

En conclusion, la CDS interpelle le nouveau régime sur la nécessité de rompre avec les discours clivants et de concentrer ses efforts sur des réformes inclusives et réalistes. Pour eux, seule une gouvernance apaisée et tournée vers l’intérêt général permettra de redonner espoir au peuple sénégalais et de remettre le pays sur la voie du progrès.

Orefonde réclame la libération de Farba Ngom pour raisons médicales

Lors de son conseil municipal tenu ce samedi, la commune d’Orefonde a réaffirmé son soutien sans réserve à l’honorable député Farba Ngom, actuellement en détention et dont l’état de santé suscite de vives inquiétudes. Les élus locaux ont tenu à exprimer publiquement leur solidarité à l’égard de leur fils et leader, estimant qu’il traverse une épreuve injuste et particulièrement difficile.

Dans leur déclaration, les membres du conseil municipal ont dénoncé avec vigueur ce qu’ils qualifient de « prise d’otage politique » orchestrée, selon eux, par le Premier ministre Ousmane Sonko. Ils accusent ce dernier d’avoir publiquement promis, lors de la campagne des législatives à Agnam, de faire arrêter coûte que coûte Farba Ngom. Pour les élus d’Orefonde, cette arrestation relève davantage d’une volonté politique que d’un processus judiciaire impartial.

Le conseil municipal pointe également du doigt l’acharnement supposé du Pool Judiciaire Financier (PJF) qui, malgré un rapport médical favorable émanant d’un médecin mandaté à cet effet, refuse toujours d’accorder une liberté provisoire au député. Ce rapport conclut pourtant que l’état de santé de Farba Ngom est incompatible avec la détention carcérale.

Face à ce qu’ils considèrent comme une situation incompréhensible et potentiellement dramatique, les autorités locales tirent la sonnette d’alarme. Elles appellent l’opinion publique nationale et internationale à prendre la mesure des risques encourus si la détention se poursuit dans ces conditions. La commune d’Orefonde demande ainsi à la justice de faire preuve de responsabilité et de statuer rapidement afin d’éviter que le pire ne se produise.

Kolda–Salikégné : une route stratégique au cœur des revendications du Fouladou

Dans les profondeurs du Fouladou, la route reliant Kolda à Salikégné, en passant par les communes frontalières de Dioulacolon et Guiro Yoro Bocar, cristallise toutes les attentes et frustrations des populations. Ce tronçon, considéré comme l’un des plus stratégiques de la région, est aussi connu sous le nom de « route de la CEDEAO » en raison de son rôle crucial dans les échanges économiques et sociaux entre le Sénégal et la Guinée-Bissau.

Pour les habitants et les acteurs locaux, cette route n’est pas un simple ruban d’asphalte. Elle incarne l’espoir d’un désenclavement tant attendu, d’un accès plus rapide aux services sociaux de base et d’une intégration économique plus fluide avec le reste de la sous-région. Mais pour l’heure, cet axe reste un chemin chaotique, rongé par les nids-de-poule, les bourbiers en saison des pluies et la poussière en saison sèche, rendant la circulation difficile et dangereuse.

Bambo Diaité, président de l’association Dioguisali, ne mâche pas ses mots. Pour lui, le bitumage de ce tronçon est une urgence absolue et un droit légitime des populations. « Le développement de nos trois communes dépend du bitumage de cette route. Elle est vitale pour le commerce, pour le transport, pour la santé et pour l’éducation », déclare-t-il avec fermeté. Son organisation, qui regroupe des acteurs communautaires et associatifs, mène une campagne active afin que ce projet figure parmi les priorités du gouvernement.

L’enjeu dépasse largement le cadre local. Cette route, qui traverse des zones à fort potentiel agricole et commercial, est un corridor économique qui pourrait dynamiser les échanges entre les deux pays et renforcer la coopération régionale. Pourtant, malgré son importance géopolitique et économique, elle reste reléguée au second plan dans les programmes d’infrastructures.

Pour les habitants, cette situation traduit un sentiment d’oubli et de marginalisation. Le département de Kolda, riche en potentialités mais longtemps laissé à la périphérie des investissements structurants, voit dans ce chantier l’opportunité de rattraper un retard historique. « Il est temps de sortir le Fouladou de l’isolement », insiste Bambo Diaité, qui appelle à une mobilisation de tous, des autorités locales aux instances régionales, en passant par la CEDEAO, pour faire avancer ce projet.

Au moment où l’intégration régionale est érigée en priorité par les dirigeants ouest-africains, le sort de la route Kolda–Salikégné apparaît comme un test. Sa réhabilitation ne serait pas seulement un gain pour les habitants du Fouladou, mais aussi un signal fort en faveur d’une coopération plus concrète entre les nations de la sous-région.

Secteur Pêche:L’union nationale des mareyeurs du Sénégal dit non à la grève…

A travers un point de presse l’UNAMS s’est prononcée sur la situation actuelle concernant les camions frigorifiques acquis grâce au soutien du DER (Délégation à l’Entreprenariat Rapide) pour certaines organisations professionnelles de mareyeurs.

‎La SG de ladite association a encouragée le gouvernement sur sa politique actuelle de transparence sur les camions frigorifique destinés a la conservation et la commercialisation des produits halieutiques.

Cependant, si certaines organisations professionnelles de mareyeurs n’ont pas respecter leurs engagements contractuels en matière de paiement, l’UNAMS désapprouve une tentative de chantage de ces organisations sur le gouvernement .

En outre l’UNAMS dit non au mot d’ordre de grève décréter par ces organisations.

Secteur Pêche:L'union nationale des mareyeurs du Sénégal dit non à la grève...

Plan de redressement économique et social : Moussa Tine met en garde contre une gouvernance centrée sur la fiscalité

Invité de l’émission dominicale Face au Jury sur PressAfrik TV HD, ce dimanche 10 août, le président du parti Alliance Démocratique Pencco, Moussa Tine, a exprimé de vives réserves sur l’orientation du Plan de redressement national économique et social présenté récemment par le Premier ministre Ousmane Sonko. Selon l’ancien député, il est dangereux pour un État de baser sa gestion uniquement sur le levier fiscal.

« On ne gère pas un État sous le réflexe de la fiscalité », a-t-il affirmé, soulignant qu’une pression fiscale excessive risquerait d’étouffer les entreprises, de réduire leur capacité d’investissement et d’embauche, et in fine de provoquer des licenciements massifs. Pour lui, les conséquences seraient rapidement perceptibles sur le pouvoir d’achat des Sénégalais, notamment des couches les plus fragiles.

Moussa Tine prévient qu’un tel cercle vicieux pourrait entraîner une contraction de la consommation. « Le pouvoir d’achat va diminuer, les produits des entreprises ne trouveront pas preneur, et l’État verra ses recettes fiscales chuter drastiquement », a-t-il alerté, ajoutant que « l’économie est une chaîne et l’austérité n’est pas une solution ».

Pour inverser la tendance et redonner de l’oxygène à l’économie, le leader de Pencco plaide pour des mesures ciblées, au premier rang desquelles une baisse significative du prix du carburant. Il estime que l’entrée du Sénégal dans le cercle des pays producteurs de pétrole justifie pleinement une révision à la baisse des tarifs à la pompe.

Selon lui, une telle décision aurait des effets en cascade : diminution du coût de l’électricité, baisse des tarifs de transport et réduction des prix des denrées de première nécessité. « Il est inadmissible de continuer à payer le carburant au même prix qu’avant le début de l’exploitation de notre pétrole », a-t-il déploré.

En liant ainsi fiscalité, compétitivité des entreprises et pouvoir d’achat, Moussa Tine entend rappeler que la relance économique passe, selon lui, par un équilibre entre recettes de l’État et stimulation de l’activité, plutôt que par une pression accrue sur les contribuables et le secteur productif.

Audits des mairies : Babacar Mbengue dénonce une opération ciblée contre l’opposition

Le maire de Hann Bel-Air, Babacar Mbengue, a vivement réagi à la circulaire du ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire annonçant des audits dans plusieurs mairies, dont celle de Dakar. Invité de l’émission En Vérité sur Radio Sénégal, il a affirmé que toutes les collectivités visées sont dirigées par l’opposition, ce qui, selon lui, remet en cause l’impartialité et l’objectivité de la démarche.

S’il dit ne pas s’opposer au principe d’un contrôle de gestion — qu’il juge normal pour toute autorité manipulant des deniers publics — Babacar Mbengue estime que la procédure actuelle s’écarte des règles habituelles. « Contrairement aux audits institutionnels classiques, aucune note de mission précisant la période ou les projets concernés n’a été communiquée », a-t-il souligné, rappelant avoir exercé ses fonctions de maire sous Abdoulaye Wade, Macky Sall et aujourd’hui Bassirou Diomaye Faye. Pour lui, la transparence exige que les règles soient claires et identiques pour tous, et non utilisées comme un instrument politique pour « écarter » certains élus.

L’édile de Hann Bel-Air a également insisté sur le rôle des institutions légalement habilitées à mener ce type de vérification. Il a cité la Cour des comptes et l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP), qui agissent dans un cadre procédural bien défini, ainsi que l’Inspection générale d’État (IGE). En revanche, il considère que le ministère de l’Urbanisme n’a ni la mission légale ni les compétences techniques pour réaliser des audits financiers et administratifs approfondis. « On ne leur demande pas d’auditer et ce n’est pas leur rôle. Ils n’ont même pas le personnel adéquat pour le faire », a-t-il affirmé.

Cette polémique prend racine dans une lettre circulaire datée du 10 juillet, signée par le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires. Celle-ci annonce l’envoi d’une mission de vérification administrative et budgétaire dans plusieurs collectivités : les villes de Dakar, Pikine, les communes de Mbao, Wakhinane Nimzath, Diamniadio, Saly, Mbour, Malicounda, Tivaouane, Saint-Louis, Dagana, Ross Béthio, Mbane, Diourbel, Louga, ainsi que le Conseil départemental de Rufisque.

Pour Babacar Mbengue, le calendrier et le ciblage de ces audits soulèvent de sérieuses interrogations. Il appelle ainsi à un respect strict des procédures et à l’intervention exclusive des organes compétents, afin que les contrôles ne se transforment pas en instruments de règlement politique.

Mohamed Gallaye Ndiaye appelle à l’intégration des enseignements de Khadim Rassoul dans l’éducation nationale

À l’approche du Grand Magal de Touba, prévu le mercredi 13 août, la voix de l’imam principal francophone de la Grande Mosquée de Bruxelles, Mohamed Gallaye Ndiaye, résonne avec force. Invité de l’émission Grand Jury du dimanche sur RFM, le 10 août 2025, le théologien belgo-sénégalais a lancé un vibrant plaidoyer pour que les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, fondateur du mouridisme, soient intégrés dans les programmes scolaires du Sénégal.

« Je pense que jusqu’à aujourd’hui, nous sommes encore des complexés. Pourquoi ne peut-on pas enseigner notre héritage, l’inscrire dans les programmes scolaires pour nos enfants ? » s’est-il interrogé, dénonçant la marginalisation des savoirs et valeurs issus du patrimoine religieux et culturel sénégalais. Pour lui, préserver et transmettre l’héritage de Khadim Rassoul ne relève pas seulement de la foi, mais constitue également un acte fort de construction identitaire et culturelle.

L’imam Ndiaye a insisté sur la nécessité de s’approprier cet héritage à travers un travail collectif, structuré et multidimensionnel. « Nous devons cerner cet héritage. Nous devons l’étudier et nous l’approprier comme il le faut intellectuellement, culturellement, artistiquement, sur tous les plans », a-t-il affirmé, soulignant que nul ne peut se valoriser à l’international sans d’abord exister pleinement dans sa propre identité.

En liant son appel au contexte du Grand Magal, il propose que ce rassemblement religieux et culturel majeur soit également un moment de réflexion sur les moyens concrets d’inscrire la pensée bambaïenne dans l’éducation nationale. À ses yeux, il s’agit de donner aux jeunes générations les outils pour comprendre, vivre et incarner les valeurs spirituelles, intellectuelles et morales transmises par Cheikh Ahmadou Bamba, afin qu’elles puissent s’en inspirer dans la construction d’un Sénégal plus affirmé dans son identité et plus solide face aux défis contemporains.

Kaolack : Serigne Mboup dénonce la « marginalisation » de la ville et exige des comptes sur les 1000 milliards promis au Saloum

Kaolack, ville stratégique du centre du Sénégal, serait-elle laissée pour compte dans les politiques publiques ? C’est en tout cas l’alerte lancée par son maire, Serigne Mboup, qui a exprimé sa colère face à ce qu’il considère comme une « marginalisation » de sa commune. Lors d’une rencontre avec la presse, l’édile a pointé du doigt la lenteur, voire l’absence, de réponses concrètes de l’État face aux problèmes structurels de la ville, notamment en matière d’assainissement et d’infrastructures.

Au cœur de son indignation : les 1000 milliards de F CFA promis par l’ancien régime pour le développement du Saloum. « Où sont les 1000 milliards promis ? », s’est-il interrogé, insinuant que cette promesse pourrait n’avoir été qu’un « bluff » ou que les fonds auraient été « orientés ailleurs ». Une déclaration qui relance le débat sur la transparence et le suivi des engagements gouvernementaux.

Serigne Mboup dénonce également une fragilisation progressive de l’autorité municipale, qu’il juge contraire à l’esprit de la décentralisation. S’appuyant sur l’article 105 du Code des collectivités locales, il a rappelé que l’autorité du maire est protégée dans l’exercice de ses missions, appelant au respect des prérogatives des élus locaux.

Mais le maire ne se limite pas aux critiques : il affiche aussi une vision pour l’avenir de Kaolack. Parmi ses projets phares, il cite la mise en place de près de 12 000 logements sociaux, le développement des infrastructures sportives et éducatives, ainsi que le renforcement de la sécurité publique. À long terme, il ambitionne de transformer Kaolack en métropole agro-industrielle d’ici 35 ans, misant sur le potentiel économique de la région.

Sur le plan politique, Serigne Mboup n’entend pas céder sa place. À ceux qui spéculent sur un éventuel retrait, il répond avec fermeté : « Quelqu’un qui n’est pas mort encore, vous voulez l’enterrer. » Une manière de réaffirmer qu’il sera bel et bien candidat lors des prochaines élections, déterminé à poursuivre son combat pour le développement de Kaolack.

Ndoffane : dénonciation de graves dérives administratives et financières au sein de la municipalité

Le collectif citoyen Samu Suñu Gox de Ndoffane a adressé, ce 10 août 2025, une lettre ouverte au chef de l’État, dans laquelle il dénonce de graves dérives administratives et financières au sein de la municipalité.

Adressée également aux ministères et services concernés, cette lettre dénonce une série de scandales et dysfonctionnements compromettant, selon le collectif, le développement de Ndoffane et la confiance des citoyens envers leurs institutions.

Morcellement illégal d’une réserve publique

Un lotissement nocturne aurait été opéré sur la réserve de Darou Salam Nord, sans aucune autorisation du Conseil municipal, en violation des lois et du principe de transparence.

Route bitumée FERA (3 km) : un chantier fantôme

Le projet, financé par le Fonds d’Entretien Routier Autonome (FERA) et démarré en 2022, souffrirait d’une exécution défaillante et resterait inachevé à ce jour, malgré les fonds alloués.

Marché de canalisation (30 millions FCFA) : un travail indigent

L’ouvrage financé par le FERA utiliserait des tuyaux PVC de diamètre inadapté, enterrés sans respecter les normes techniques, ce qui constituerait un gaspillage des deniers publics.

Branchement clandestin au réseau SEN’EAU : privation d’eau du stade

Selon le collectif, un conseiller municipal aurait autorisé frauduleusement un branchement illégal au stade municipal, privant celui-ci d’eau pendant près d’un an.

Détournement des fonds destinés à la Coupe du Maire

Le collectif affirme que les budgets alloués à la coupe, aux récompenses et aux prix auraient été décaissés depuis 2023, sans que la finale de l’édition 2024 ne soit organisée.

Absentéisme notoire et injoignabilité du maire

Le maire de Ndoffane, El Mouhadou Hady Diaw, serait régulièrement absent et injoignable, allant jusqu’à boycotter le vote du compte administratif 2024, ce qui aurait paralysé l’institution municipale.

Face à ces dérives présumées, le Collectif Samu Suñu Gox exige de l’État du Sénégal :

L’ouverture immédiate d’une enquête administrative et judiciaire sur ces irrégularités. Le recadrage urgent du maire et de son équipe pour rétablir la légalité républicaine.

Du FERA, il demande :

Une clarification publique concernant les accusations du maire, publiées sur Facebook, rejetant la responsabilité du choix de l’entrepreneur sur le FERA. Un audit technique et financier des chantiers incriminés (route, marché).

De la SEN’EAU, il exige :

Une enquête interne sur le branchement frauduleux au stade municipal et la publication des responsabilités.

« Nous, citoyens de Ndoffane, refusons que notre commune soit otage de pratiques clientélistes », conclut le collectif, qui appelle les hautes autorités à rétablir la justice, la transparence et le respect des biens publics, sous le mot d’ordre : Jub, Jubal, Jubanti.

Kaolack – Inondation à Thioffack : plus de 40 maisons sous les eaux, d’autres effondrées et les daaras fermés

Des brassards rouges noués au bras, les habitants de Thioffack Bambara sont descendus dans la rue ce matin pour dénoncer la gestion des inondations par l’État. Leur message est clair : trop, c’est trop.

Depuis un mois, les précipitations, d’une rare intensité, ont provoqué une montée rapide des eaux, submergeant plusieurs quartiers et laissant derrière elles un paysage de désolation.

Selon Tamsir Ndiaye, président du comité de développement de Thioffack, plus de 40 maisons sont inondées et plusieurs daaras ont dû fermer à cause des eaux. Les habitants, contraints de fuir en urgence, n’ont souvent pas pu sauver leurs biens.

M. Ndiaye, visiblement ému, parle d’une situation « inédite et catastrophique » pour la communauté. Après chaque pluie, le même scénario de détresse se répète. Sans système efficace d’évacuation des eaux pluviales, les habitants se retrouvent submergés, parfois littéralement.

Les rues se transforment en rivières boueuses. Les maisons, souvent construites à même le sol, voient l’eau s’infiltrer, emportant meubles, vivres et espoirs. « Chaque fois qu’il pleut, on ne dort pas. On surveille le niveau de l’eau pour pouvoir évacuer à temps », témoigne une mère d’une cinquantaine d’années.

Les conséquences sont multiples : maladies saisonnières, pertes économiques, coupures d’électricité, dégradation des routes et interruption des activités quotidiennes. « Nous avons signalé le problème à plusieurs reprises aux autorités, mais rien ne change », déplore Tamsir Ndiaye.

D’après les populations, après la visite du ministre de l’Assainissement à Thioffack, les promesses faites semblent n’avoir été que des paroles en l’air. Les habitants expriment aujourd’hui leur frustration face à ce qu’ils qualifient de promesses non tenues.

Face à cette situation critique, les populations de Thioffack Bambara lancent un appel pressant aux autorités étatiques pour la mise en œuvre urgente d’un plan d’assainissement ou d’autres moyens d’évacuation des eaux pluviales.

« Il faut des travaux sérieux, pas seulement des promesses électorales », martèle un chef de quartier.

En attendant une réponse concrète, les habitants continuent de vivre avec la peur au ventre à chaque nuage menaçant.

Magal 2025 : Cheikh Bassirou Mbacké dénonce le faible investissement de l’État à Touba malgré son poids spirituel

La cérémonie d’évaluation finale du Grand Magal de Touba, qui s’est tenue ce samedi, a réuni le ministère de l’Intérieur et le Comité d’Organisation autour d’un bilan de l’édition 2025. L’occasion a été marquée par une intervention de Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, qui a rappelé la portée historique et spirituelle de l’œuvre de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme. Il a évoqué les épreuves, complots et persécutions auxquels le saint homme a été confronté, avant que son parcours ne se conclue par un acte de pardon universel, symbole de grandeur et d’élévation spirituelle.

Saluant la présence et l’engagement du ministre de l’Intérieur, Jean Baptiste Tine, Serigne Bassirou Mbacké a souligné que l’État avait respecté ses engagements pris dans le cadre de la préparation de l’événement. Il a toutefois tenu à revenir sur l’héritage de Serigne Touba, rappelant que son combat allait au-delà de la religion, puisqu’il visait à libérer l’homme noir, à restaurer sa dignité et à le décomplexer face aux injustices de l’époque.

À ce titre, il a vivement réagi contre les propos de certains qui qualifient les populations de Mbacké et de Touba d’analphabètes. Pour lui, une telle perception trahit une méconnaissance profonde de la réalité, puisque les daaras, piliers de l’éducation coranique, transmettent un savoir riche et structuré, contribuant à la formation intellectuelle et morale des habitants.

Sur le plan des infrastructures et du développement, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre a exprimé un certain regret quant au niveau d’investissement de l’État à Touba. Selon lui, en dehors du projet autoroutier, les financements publics n’ont pas atteint les 100 milliards de francs CFA, une somme qu’il juge dérisoire face aux besoins de la ville et à sa contribution à l’histoire nationale. Il a comparé cette enveloppe à celle destinée à Dakar, où plus de 2 000 milliards de francs CFA sont investis, dénonçant une disparité qu’il estime injuste.

En conclusion, il a appelé à un rééquilibrage des priorités d’investissement, estimant que Touba mérite une attention proportionnelle à son importance spirituelle, historique et socio-économique pour le Sénégal et, plus largement, pour la communauté noire.

Kaffrine : cinq individus arrêtés pour vol avec effraction et recel au marché central

Le Commissariat central de Kaffrine a procédé, le 8 août 2025, à l’arrestation de cinq individus impliqués dans une affaire d’association de malfaiteurs, de vol commis de nuit avec effraction et usage de moyens de transport. Deux autres personnes ont également été interpellées pour recel.

Ces opérations font suite à plusieurs plaintes liées au cambriolage d’une boutique de vêtements située au marché central de la ville, dans la nuit du 17 juin 2025. Selon la Police nationale, les suspects agissaient en réseau et écoulaient les marchandises volées auprès de receleurs complices.

Lors de l’intervention, les forces de l’ordre ont saisi plusieurs articles issus du cambriolage, dont des vêtements, des denrées alimentaires et divers biens. Au total, dix pantalons, sept tee-shirts, sept bidons d’huile de vingt litres et vingt kilos de poivre ont été récupérés. Deux voitures et une moto de type Jakarta, utilisés pour le transport des produits dérobés, ont également été immobilisées.

Les personnes arrêtées ont été placées en garde à vue tandis que l’enquête se poursuit afin de déterminer l’ampleur du réseau et d’identifier d’éventuels complices. Cette opération illustre la détermination des autorités à lutter contre la criminalité organisée dans la région de Kaffrine.

Touba : Les boutiquiers s’alarment de la flambée des prix avant le Magal

À l’approche du grand Magal de Touba, les boutiquiers et détaillants de la ville expriment leur inquiétude face à l’augmentation rapide du prix de plusieurs denrées de première nécessité. Mor Niang, président de l’Association des boutiquiers détaillants de Touba, a lancé un appel pressant aux autorités pour un contrôle strict des prix sur les marchés.

Selon lui, la situation devient de plus en plus intenable. Le sac d’oignons, qui se vendait encore récemment à 6 500 F CFA, atteint désormais 10 000 F CFA. Celui de pommes de terre est passé de 9 500 F CFA, soit une hausse notable en un court laps de temps. Ces augmentations pèsent lourdement sur les détaillants qui, face à la liberté totale des grossistes de fixer leurs tarifs, se retrouvent contraints de s’aligner au risque de vendre à perte.

Mor Niang regrette que, malgré l’annonce du ministre du Commerce sur la mobilisation de 100 volontaires chargés de contrôler les prix, les hausses continuent sans véritable encadrement. Il déplore également que la visite ministérielle récente dans les marchés ait eu lieu sans la participation de son association, pourtant, selon lui, un maillon essentiel de la chaîne commerciale locale.

Pour le président des boutiquiers détaillants, seule une surveillance rigoureuse et continue permettra de freiner cette flambée, faute de quoi les consommateurs et les détaillants seront les principaux perdants à l’approche de cet événement religieux majeur.

Médina Baye : la commission en charge des projets de Jamyatou Ansarud’din passe à l’action pour rendre la ville plus propre

La commission chargée de la mise en œuvre des projets de Jamyatou Ansarud’din a lancé, ce samedi 9 juillet 2025, une série d’actions concrètes pour améliorer l’hygiène et l’environnement dans ce quartier emblématique.

Dès les premières heures de la matinée, des équipes de bénévoles, appuyées par des agents municipaux et des forces de l’ordre, ont entrepris de nettoyer la rue occupée auparavant par le marché Har Yallah, récemment déguerpi par décision du préfet du département de Kaolack.

Selon la présidente de ladite commission, Mme Mariama Cissé Niasse, « L’objectif est de faire de Médina Baye une ville modèle en matière de propreté, surtout à l’approche du Gamou international de Médina Baye, un événement religieux qui attire des visiteurs du monde entier. »

Les initiatives engagées ne se limitent pas à un simple nettoyage ponctuel. Un programme de gestion durable des déchets est déjà en cours, comprenant :

la mise en place de bacs à ordures dans des zones stratégiques ; la mobilisation des jeunes et des associations locales ; la construction du siège de Jamyatou Ansarud’din.

« Cela faisait longtemps qu’on attendait une telle organisation. Si tout le monde joue le jeu, Médina Baye restera propre », a ajouté Mme Niasse.

La commission annonce qu’elle poursuivra ses activités chaque semaine, avant et après le Gamou, et appelle la population à participer activement pour que ces efforts portent leurs fruits sur le long terme.

Amdalai : Un Sénégalais arrêté avec un pistolet chargé lors d’une vaste opération anti-drogue et armes en Gambie

Le 31 juillet, un citoyen sénégalais âgé de 49 ans a été interpellé au poste-frontière d’Amdalai, reliant le Sénégal à la Gambie, par les agents de l’Agence gambienne de lutte contre la drogue (DLEAG). Bien qu’aucun lien avec un réseau de trafic de stupéfiants n’ait été établi, il a été trouvé en possession illégale d’un pistolet chargé de 12 munitions. Placé en garde à vue, il a ensuite été remis à la police gambienne pour répondre de ses actes devant la justice.

Selon Seneweb, citant Les Échos, cette arrestation s’inscrit dans une vaste opération menée par la DLEAG du 24 au 31 juillet, visant à démanteler les réseaux de trafic de drogues et d’armes à travers le territoire gambien.

Durant cette période, plusieurs autres interpellations ont eu lieu. Parmi elles, celle d’un gérant de nightclub d’origine indienne à Fajara, retrouvé en possession de diverses substances prohibées, notamment de l’ecstasy, du cannabis, ainsi que des armes à feu. Par ailleurs, deux ressortissants bissau-guinéens ont été appréhendés avec 25 blocs de cocaïne.

Suspension de la fourniture d’électricité dans certaines communes : la SENELEC répond à l’interpellation de l’AMS

Depuis plusieurs jours, plusieurs services municipaux, notamment à Dakar, ont subi des coupures d’électricité, suscitant l’inquiétude des autorités locales. L’Association des Maires du Sénégal (AMS) a ainsi alerté sur cette situation préoccupante, qui a affecté le bon fonctionnement de certains services publics municipaux essentiels.

Dans un communiqué adressé à la presse, l’AMS a fait savoir qu’elle avait constaté la suspension progressive de la fourniture d’électricité dans plusieurs collectivités territoriales, ce qui a conduit l’association à prendre contact avec les services compétents de la Société Nationale d’Électricité du Sénégal (SENELEC). L’AMS a rappelé que, selon les usages, une mise à jour préalable des dettes croisées entre la SENELEC et les collectivités devait être réalisée avant toute interruption de service, ce qui n’aurait pas été respecté dans ce cas précis.

Suite à ces échanges, un accord a été trouvé entre l’AMS et la SENELEC, portant sur l’arrêt immédiat des coupures d’électricité et la rétablissement complet du service dans tous les services municipaux touchés. Cette décision vise à préserver la continuité des services publics et à éviter toute perturbation dans le fonctionnement des institutions locales.

Par ailleurs, une séance de travail sera organisée très prochainement afin d’aborder de manière globale cette question d’intérêt commun. Cette rencontre, qui sera inclusive, devra permettre de mettre en place des solutions durables pour gérer les relations financières entre la SENELEC et les collectivités territoriales, évitant ainsi toute situation conflictuelle future.

La réaction rapide de la SENELEC et de l’AMS témoigne de la volonté des deux parties de trouver un terrain d’entente afin d’assurer une gestion efficace des services électriques au bénéfice des populations sénégalaises.

Mbacké : la toiture du stade municipal s’arrache et fait plusieurs blessés

Un violent coup de vent suivi d’une forte pluie a provoqué un grave incident, ce jeudi soir, au stade municipal de Mbacké. Peu avant 21 heures, une partie importante de la toiture en zinc s’est envolée, endommageant partiellement la tribune et semant la panique parmi les personnes présentes. Selon les premières informations recueillies sur place, plusieurs blessés ont été signalés, même si le nombre exact et la gravité des cas restent à préciser.

Les secours sont rapidement intervenus, mobilisant pompiers et équipes médicales pour prendre en charge les victimes et sécuriser le site. L’arrachement de la toiture, sous la violence des rafales, a provoqué un grand mouvement de foule. Des témoins, choqués, ont relayé sur les réseaux sociaux des appels à l’aide et des images montrant l’ampleur des dégâts.

Les intempéries n’ont pas seulement frappé Mbacké. À Touba, les mêmes rafales ont déraciné et endommagé plusieurs tentes dressées en face de la grande mosquée, en prévision du Grand Magal. Des structures installées pour accueillir les pèlerins ont été renversées, compliquant les préparatifs à moins d’une semaine de l’événement religieux.

Les autorités locales, en lien avec les services de sécurité et de protection civile, évaluent actuellement l’étendue des dégâts. Une enquête devra déterminer si la structure du stade nécessitait déjà des travaux de renforcement, ou si cet incident résulte uniquement de la violence exceptionnelle du vent.

Inondations à Touba : le ministère de l’Assainissement déploie l’opération « Fendi » pour libérer les maisons avant le Magal

À quelques jours du grand Magal, la ville sainte de Touba fait toujours face aux conséquences des fortes pluies qui s’y sont abattues ces dernières semaines. Plusieurs habitations restent envahies par les eaux, obligeant leurs occupants à les abandonner temporairement. Pour permettre leur retour et éviter une aggravation de la situation avec de nouvelles précipitations, le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a officiellement lancé l’opération « Fendi », une initiative d’envergure destinée à évacuer rapidement les eaux stagnantes.

Dans le cadre de cette opération, 120 motopompes ont été remises aux autorités locales, un renfort matériel jugé crucial à l’approche du Magal, grand rassemblement religieux qui attire chaque année des millions de fidèles. La Direction de la Prévention et de la Gestion des Inondations (DGPI) a également mobilisé des équipements supplémentaires pour appuyer les équipes sur le terrain. L’objectif est clair : pomper l’eau des maisons abandonnées et des zones critiques afin de garantir un accueil optimal aux pèlerins.

« Avec les pluies diluviennes tombées sur Touba, des centaines de maisons ont été inondées. C’est pour cette raison que le ministre a mobilisé le matériel nécessaire pour mener une opération Fendi avant les prochaines pluies, afin de libérer les maisons qui devront accueillir les pèlerins », a expliqué Serigne Ndiaye, adjoint au maire, sur les ondes de la RFM. Il a précisé que 50 motopompes provenant du Projet de Gestion Intégrée des Inondations au Sénégal (PGIIS) ont été mises à disposition, permettant de mettre en place un plan communal de sauvegarde spécialement dédié à la gestion de cette crise.

De son côté, Serigne Bousso Ndiaye a indiqué que 50 autres motopompes avaient été confiées au préfet, avec tout le matériel nécessaire pour leur fonctionnement. Il a ajouté que le carburant serait pris en charge par la mairie, afin de garantir la continuité des opérations.

Cette intervention, qualifiée d’« opération coup de poing » par les autorités locales, se poursuivra jusqu’au Magal. Elle vise non seulement à soulager les populations sinistrées, mais aussi à assurer un environnement salubre et sécurisé pour les milliers de fidèles déjà en route vers Touba. L’urgence est d’autant plus grande que les prévisions météorologiques annoncent encore des risques de pluies dans les prochains jours.

Opération d’envergure à Ngor : la police démantèle un vaste réseau de trafic de drogue et interpelle 17 personnes

Dans la nuit du 7 août 2025, une importante opération conjointe menée par la Brigade Régionale des Stupéfiants de Dakar de l’OCRTIS, avec l’appui de la Brigade d’Intervention Polyvalente (BIP), a permis de mettre fin aux activités d’un réseau de trafic de drogue particulièrement actif dans la commune de Ngor. Selon la Police nationale, cette action, préparée depuis plusieurs jours grâce à des renseignements ciblés, a abouti à l’arrestation de dix-sept individus aux profils variés, parmi lesquels figuraient des étudiants, des livreurs, des footballeurs ainsi que des agents municipaux.

Le coup de filet a permis la saisie d’un butin conséquent, composé de cinquante-quatre pierres de crack, de trois boules de haschisch et de cinq motos de type scooter. Les enquêteurs ont également mis la main sur cent vingt-trois mille francs CFA en espèces, neuf téléphones de marque iPhone, deux téléphones Tecno, quatre téléphones simples, ainsi qu’un iPad. Du matériel servant au conditionnement de la drogue a également été découvert sur les lieux, confirmant l’existence d’une véritable organisation structurée autour de ce trafic.

Les autorités précisent que cette opération est le fruit d’une série de missions de repérage menées dans la zone, à la suite d’informations faisant état de trafics à ciel ouvert et d’une recrudescence d’agressions. Les points de deal identifiés avaient été minutieusement surveillés avant l’intervention des forces de l’ordre, qui ont procédé aux interpellations de manière simultanée afin de neutraliser tout risque de fuite ou de destruction de preuves.

Les personnes arrêtées sont poursuivies pour association de malfaiteurs, détention de drogue en vue de trafic et destruction de biens appartenant à autrui. Elles ont été placées en garde à vue et devraient être présentées au parquet dans les prochains jours. Cette opération, saluée par les autorités sécuritaires, s’inscrit dans le cadre de la lutte continue contre le trafic de stupéfiants à Dakar et dans ses environs, un fléau qui touche de plus en plus de jeunes et alimente divers faits de délinquance urbaine.

Nioro du Rip – Souveraineté alimentaire : un modèle agricole dans la région de Kaolack

Dans le cadre de la lutte contre le chômage endémique des jeunes au Sénégal, la ferme communautaire de Nguete Kaye, située dans le village de Dagabani (département de Nioro du Rip), incarne une solution concrète : le retour à la terre. Aménagée sur 30 hectares, la Ferme Fatou Dramé a été créée pour offrir des opportunités d’emploi tout en atteignant des niveaux de production remarquables, oscillant entre 6 et 10 tonnes selon les cultures.

Spécialisée dans le maraîchage, la ferme s’est distinguée par d’excellents rendements, notamment en poivrons et en tomates. Selon Souleymane Wade, technicien du projet, Nioro prévoit d’acheminer 15 000 tonnes de poivrons (verts et rouges) et 6 000 tonnes de piments (rouges et verts) vers la ville sainte de Touba. Cette opération s’inscrit dans le programme pré-Magal, initié chaque année par les fondateurs de la ferme pour approvisionner les marchés des villes d’accueil lors des grands événements religieux.

Sous le regard du chef du Service départemental du développement rural (SDDR) de Nioro et d’autres responsables, la Ferme Fatou Dramé s’est imposée comme un leader de la production maraîchère dans la région de Kaolack. Elle joue un rôle clé dans l’approvisionnement des marchés locaux en tomates fraîches, poivrons et autres produits de consommation courante.

Créée en réponse au dernier rapport du Laboratoire des transformations économiques et sociales – qui pointait un taux de chômage des jeunes avoisinant les 60 % –, la ferme est une initiative de la famille Kane. Elle fonctionne comme une exploitation intégrée employant une vingtaine de jeunes en permanence, et recrutant plus d’une centaine de femmes et de jeunes saisonniers lors des pics d’activité.

Depuis plusieurs années, la ferme affiche des performances exceptionnelles. Chaque semaine, elle fournit aux marchés sénégalais et gambiens plus de 15 tonnes de poivrons, ainsi que plusieurs tonnes de piments, gombos, tomates et autres denrées.

Pour renforcer son impact, ses responsables sollicitent l’appui des autorités – le président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre Ousmane Sonko et le ministre de l’Agriculture, Dr Mabouba Diagne. Ils demandent des moyens matériels supplémentaires pour booster la production et contribuer à assurer une sécurité alimentaire durable dans le Saloum et au-delà.

Recrutement massif dans l’enseignement supérieur : Abdourahmane Diouf promet une amélioration des conditions de travail des enseignants-chercheurs

Le 15ᵉ congrès du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) s’est tenu ce vendredi 8 août à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, en présence du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Dr Abdourahmane Diouf. Cette rencontre, qui a rassemblé les principaux acteurs du secteur, a été l’occasion de dresser un bilan des acquis, d’évoquer les défis à relever et de discuter des perspectives d’amélioration des conditions de travail dans les universités.

Dès l’ouverture de la cérémonie, le ministre a mis en lumière une problématique majeure : la surcharge de travail et le stress auxquels sont confrontés les enseignants-chercheurs. Selon lui, ces facteurs expliquent en grande partie la dégradation de leur santé. Il a exprimé l’espoir que le recrutement annoncé de 500 nouveaux enseignants-chercheurs, prévu pour la prochaine rentrée universitaire, permettra de réduire la pression sur le personnel existant, leur offrant ainsi plus de temps pour la recherche mais aussi pour leur bien-être. Cette initiative s’inscrit pleinement dans le thème du congrès : « La santé des enseignants-chercheurs au prisme des conditions de travail dans les universités ».

Le ministre a également mis en avant l’action du Comité d’Appui au Pilotage de l’Agenda national de Transformation de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (CAP-ANTESRI), dirigé par le professeur Babacar Diop. Cette structure, selon lui, constitue une réponse systémique aux difficultés persistantes du système universitaire sénégalais, dans une logique de réforme en profondeur.

Abordant la question du calendrier universitaire, Dr Abdourahmane Diouf s’est félicité de la stabilité retrouvée dans le secteur. Il a affirmé que, sauf rares exceptions, la quasi-totalité des universités sénégalaises auront terminé leur année académique d’ici décembre 2025, ce qui marque une nette amélioration après des années de perturbations. Il a salué les efforts conjoints de l’ensemble des acteurs pour éviter les pertes financières colossales – estimées à 40 milliards de francs CFA par an – enregistrées durant la dernière décennie en raison des retards et grèves.

Tout en exprimant sa transparence et son engagement à dialoguer avec les syndicats, le ministre a reconnu que les contraintes budgétaires actuelles limitent la capacité du gouvernement à répondre favorablement à toutes les revendications.

De son côté, le secrétaire général du SAES, David Célestin Faye, a rappelé plusieurs avancées sociales obtenues ces dernières années. Il a cité l’augmentation des salaires, l’amélioration des indemnités de logement, la revalorisation progressive de la prime académique spéciale, la mensualisation et l’augmentation de la prime de recherche, ainsi que la réversion de l’allocation spéciale de retraite aux ayants droit.

Le syndicat a aussi souligné son implication dans la construction et la rénovation d’infrastructures universitaires, notamment la réfection de la salle de sport et du siège national du SAES. Toutefois, le secrétaire général n’a pas manqué de dénoncer les retards importants dans la livraison de certains bâtiments pédagogiques et scientifiques entamés depuis 2015, ainsi que l’inachèvement du projet des 100 laboratoires, malgré une remise partielle de matériel effectuée lors d’une cérémonie officielle.

Parmi les autres préoccupations évoquées figurent la question du foncier, avec la promesse présidentielle d’octroyer des terrains à usage d’habitation aux enseignants, ainsi que le problème du non-versement des pensions de retraite pour certains collègues étrangers ayant pourtant cotisé au système sénégalais. Sur ce dernier point, le SAES a exprimé une ferme indignation, affirmant qu’il ne saurait tolérer cette situation.

Ce congrès, au-delà des revendications et constats, a également permis de réaffirmer la volonté commune des autorités et du SAES de poursuivre le dialogue pour améliorer durablement le système universitaire sénégalais, tant sur le plan académique que social.

Kaolack : Le projet PROVAL-CV affiche un taux de réalisation de 95 %

Dans le cadre de la mise en œuvre du PROVAL-CV au niveau régional, le Comité Régional de Concertation et de Suivi (CRCS) a tenu, ce vendredi 8 juillet 2025, sa réunion semestrielle à Kaolack. L’objectif : présenter le bilan des interventions du projet dans la région.

« Cette réunion du comité régional de concertation et de suivi du PROVAL-CV est organisée deux fois par an. Cette fois-ci, il s’agit de faire le point sur les réalisations du projet à Kaolack, où nous intervenons depuis 2020. Nous avons mené un travail d’information et de sensibilisation, procédé au ciblage des bénéficiaires, réalisé des études, et mis en œuvre plusieurs activités dans le cadre des différentes composantes du projet, notamment la composante A », a expliqué Mamadou Camara, chef d’antenne PROVAL-CV pour Kaolack, Kaffrine et Fatick.

Sur la composante A, le projet a permis la mise en place de 171 périmètres maraîchers en exploitation, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire et à l’amélioration des revenus des populations grâce à un système de solarisation. À cela s’ajoutent 8 périmètres maraîchers dédiés aux jeunes et aux femmes, 5 tronçons de pistes de désenclavement, 17 unités de transformation dont 2 magasins, ainsi que des infrastructures d’élevage en activité.

« Nous avons également accompagné les bénéficiaires sur toute la chaîne de valeur : élevage, gestion des ressources naturelles, renforcement de capacités, et financement via une ligne de crédit régionale. Quinze promoteurs ont ainsi été financés pour un montant total de 50 millions de francs CFA », a précisé M. Camara.

Selon lui, à ce stade de la prolongation de la première phase, le projet affiche un taux de réalisation de plus de 95 %. Les dernières étapes concernent quelques travaux dans les vallées et des finitions sur certains aménagements déjà en exploitation.

Mamadou Camara se dit satisfait du niveau d’adhésion : « Nous avons aujourd’hui plus de 1 500 nouvelles demandes de périmètres, d’unités de transformation ou d’infrastructures d’élevage dans notre base de données. Elles seront traitées une fois la deuxième phase validée. Avec encore cinq mois devant nous, nous pensons pouvoir atteindre les 100 % de réalisation. »

Toutefois, le chef d’antenne a évoqué quelques difficultés, notamment la salinité de la nappe phréatique à Kaolack, qui a limité l’efficacité de certains forages. « Cela nous a permis de tirer des leçons et d’expérimenter une unité de potabilisation innovante », a-t-il souligné. Des retards ou des défauts de remboursement ont également été notés, mais ne compromettent pas les résultats globaux.

En conclusion, M. Camara a salué la forte mobilisation des bénéficiaires et exprimé son optimisme pour la suite du PROVAL-CV, qui entamera bientôt sa deuxième phase.

Touba à cinq jours du Magal : des progrès notables dans l’approvisionnement en eau, mais des poches de pénurie persistent

À quelques jours du Grand Magal de Touba, prévu pour le 18 Safar, l’approvisionnement en eau demeure un enjeu majeur dans la cité religieuse qui s’apprête à accueillir plusieurs millions de fidèles. Si des avancées significatives ont été enregistrées dans certaines zones, d’autres quartiers continuent de souffrir d’un accès difficile à l’eau potable.

De bonnes nouvelles émergent pour les habitants de Khayra 1, Khayra 2, et Darou Miname. Ces localités bénéficient désormais d’un approvisionnement en eau plus stable grâce à la remise en marche du forage F-KÉBÉ. Équipé d’une nouvelle pompe d’une capacité de 250 m³ par heure, ce forage permet un meilleur service, offrant aux populations un soulagement bienvenu à l’approche du Magal.

Les deux forages de Bagdad, mis à l’arrêt ces derniers temps en raison de pannes électriques, ont également été remis en service. Leur réactivation vient renforcer la couverture hydraulique dans cette zone stratégique. De son côté, le forage de Darou Marnane fonctionne de nouveau à pleine capacité, avec un câble d’alimentation et une armoire électrique entièrement rénovés. Il délivre aujourd’hui un débit de 198 m³ par heure.

Cependant, tout n’est pas encore rentré dans l’ordre. Certains quartiers demeurent dans une situation critique. C’est le cas de Jannatul Mahwa, notamment autour de « Pencum Serigne Habibou », où l’eau n’arrive qu’à très faible débit et uniquement en pleine nuit. Touba Béto reste particulièrement affectée, les habitants y dénoncent un manque chronique d’eau devenu quasi structurel.

À Touba Ndiarème, il suffit de s’éloigner de 200 mètres du forage local pour constater une pénurie persistante. Darou Karim, surtout dans sa partie sud, ne reçoit l’eau qu’en pleine nuit, compliquant fortement la gestion des besoins domestiques.

Enfin, l’espoir renaît à Madyana 4, où l’eau est enfin de retour. Un soulagement palpable pour les résidents qui peuvent à nouveau vivre dans des conditions proches de la normalité.

Koungheul : Quatre boutiques cambriolées en pleine nuit sous la pluie

La commune de Koungheul, dans la région de Kaffrine, a été secouée dans la nuit du jeudi au vendredi par un cambriolage de grande ampleur. Quatre boutiques, dont une quincaillerie, ont été dévalisées par des individus non encore identifiés, profitant d’une pluie battante pour passer à l’acte.

Les faits se sont produits aux environs de 3 heures du matin dans le quartier Escale. Selon les témoignages recueillis sur place, les malfaiteurs ont ciblé avec précision les établissements commerciaux, emportant avec eux une quantité importante de marchandises, notamment du matériel de motos Jakarta, des articles de valeur, ainsi qu’une somme d’argent encore non évaluée.

Les commerçants, profondément choqués par l’ampleur des pertes, dénoncent une situation sécuritaire de plus en plus préoccupante dans la commune. « Nous ne savons plus à quel saint nous vouer. Ce n’est pas la première fois que cela arrive, mais cette fois, les dégâts sont énormes », s’est indigné l’un des propriétaires touchés.

La gendarmerie, alertée peu après les faits, s’est rendue sur les lieux pour procéder aux premiers constats. Une enquête a été ouverte pour tenter de retrouver les auteurs de ce cambriolage, mais pour l’instant, aucune arrestation n’a été annoncée.

Les victimes, dans le désarroi, appellent les autorités à renforcer les dispositifs de sécurité dans la commune. « Koungheul est en train de devenir une zone de non-droit. Nous demandons plus de patrouilles, surtout la nuit », plaide un autre commerçant.

PÉTITION ACCUSANT DAKAR D’AVOIR EXCLU BANJUL DE L’EXPLOITATION DU PÉTROLE : Le champ de Sangomar fait-il des jaloux ?

L’affaire fait grand bruit en Gambie, mais c’est le silence absolu au Sénégal. Un juriste britannico-gambien, Ousman F. M’Bai, ancien procureur spécialisé dans la criminalité financière au Royaume-Uni, a déposé une pétition explosive auprès de la CEDEAO. Dans cette requête au ton particulièrement grave, il réclame la part gambienne de l’exploitation d’un réservoir pétrolier transfrontalier offshore, situé dans la zone de Sangomar.

Dans sa pétition adressée au président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Ousmane F. Mbai dénonce l’instrumentalisation, depuis 2017, de la force d’intervention ECOMIG, censée stabiliser la Gambie après le départ de Yahya Jammeh, mais qui, d’après lui, aurait permis au Sénégal d’étendre son influence sur des institutions clés gambiennes, plus précisément dans le secteur des ressources naturelles. Il accuse le Sénégal, sous l’impulsion du Président Macky Sall, d’avoir abusé de cette position dominante, via ses agents infiltrés, pour empêcher toute négociation d’unitisation. Ce processus est une procédure requise par le droit international lorsque des gisements d’hydrocarbures traversent des frontières nationales, selon le fils de feu Fafa Mbai. Pour étayer son propos, M. M’Bai cite la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (UNCLOS) et reproche au Sénégal d’avoir agi de mauvaise foi, en refusant de coopérer pour une gestion équitable de la ressource pétrolière commune. Ainsi, demande-t-il l’ouverture d’une enquête indépendante ou, à défaut, la facilitation d’un dialogue diplomatique entre le Sénégal et la Gambie.
Par ailleurs, le juriste international affirme que Woodside et FAR Ltd ont poursuivi unilatéralement le développement du champ de Sangomar, en dépit de preuves géologiques reconnues par leurs propres experts indiquant que le réservoir s’étend jusqu’au bloc A2 de la Gambie. Le redécoupage silencieux de ce bloc en 2023, à l’en croire, coïncidant avec la sortie de FAR Ltd du pays et la révision du code maritime sénégalais, aurait entraîné l’exclusion de zones à fort potentiel telles que Bambo-1, Soloo, Soloo Deep et Panthera, estimées à plus d’un milliard de barils récupérables.
« Cette démarcation illégale prive la Gambie de sa souveraineté sur ces ressources (…) Elle crée une zone tampon tacite qui bénéficie au Sénégal et à Woodside, tout en spoliant une nation entière de son avenir énergétique. », insiste M. M’Bai.
Toutefois, ce dossier a l’air d’avoir des contours politiques. En toile de fond, l’ombre de Yahya Jammeh. En exil, l’ancien président gambien Yahya Jammeh, dans un discours virulent relayé par ses partisans, juin dernier, a directement accusé Macky Sall d’avoir « volé le pétrole gambien » avec la complicité de son successeur Adama Barrow. L’ex-homme fort de Banjul, qui n’a jamais digéré son départ du pouvoir sous pression régionale, s’en est également pris à l’actuel Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, qu’il accuse de « complicité par le silence », en contradiction avec ses discours en faveur de la souveraineté et de la transparence.
Face à ces accusations croisées, Dakar continue de garder le silence. Ni le ministère sénégalais du Pétrole, ni Petrosen, ni Woodside Energy n’ont pas encore réagi, malgré plusieurs lettres, selon M. M’Bai. Une attitude qui, d’après lui, appelle une réaction ferme de la CEDEAO pour éviter un climat de méfiance généralisée entre les États de la sous-région.
En attendant, la question reste entière : le pétrole de Sangomar pourrait-il empoisonner les relations entre le Sénégal et la Gambie ?

Penda THIAM

Sandiara : Saisie de 42 kg de chanvre indien, les trafiquants en fuite

Une nouvelle opération coup de poing a été menée ce mercredi 6 août 2025 à Sandiara par l’Unité de lutte de Mbour, relevant de la Brigade régionale des stupéfiants de Thiès (OCRTIS). Cette intervention s’inscrit dans le cadre des actions de surveillance et de répression contre le trafic de drogue, qui connaît une recrudescence dans certaines zones du pays.

Selon une note de la police exploitée par Ledakarois.sn, les agents ont réussi à intercepter deux colis de chanvre indien, pour un poids total de 42 kilogrammes. La marchandise a été découverte après que des individus, surpris par l’arrivée des forces de l’ordre, ont pris la fuite à bord d’une charrette, abandonnant leur cargaison sur place. La rapidité de leur fuite laisse penser qu’ils avaient été repérés ou craignaient un contrôle imminent.

Cette saisie résulte d’une mission d’investigation ciblée, menée grâce à des informations collectées sur le terrain. Les agents de l’OCRTIS avaient renforcé leur présence dans la zone, suspectée d’être un point de transit important pour les trafiquants. L’opération, minutieusement préparée, a permis de mettre la main sur la drogue, même si les auteurs ont pour l’instant échappé à l’arrestation.

Les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin d’identifier les suspects et remonter la filière. Les autorités précisent que ce type d’action s’inscrit dans un plan global visant à neutraliser les réseaux de distribution et à assécher les circuits d’approvisionnement. Elles réitèrent par ailleurs leur détermination à intensifier la lutte contre le trafic de stupéfiants, un fléau qui menace la sécurité et la stabilité des communautés locales.

Si les auteurs de cette opération illégale restent pour le moment dans la nature, les forces de l’ordre se disent confiantes quant à l’aboutissement de l’enquête, grâce aux pistes actuellement exploitées. Cette saisie vient ainsi rappeler que, dans la guerre contre la drogue, chaque kilogramme intercepté représente un coup dur pour les réseaux criminels.

Méouane : Le maire Cheikh Sall interpelle GCO après un accident mortel et dénonce l’absence de responsabilité sociale

Lors d’un forum tenu samedi dernier à Méouane sur les impacts des activités minières dans la région, le maire de la commune, Cheikh Sall, a vivement interpellé la société minière Grande Côte Opérations (GCO), suite à un tragique accident ferroviaire survenu à Ndoukoureu, ayant coûté la vie à une femme.

Face à une salle comble composée d’acteurs locaux, de représentants de la société civile et de familles affectées, l’élu local a exprimé ses inquiétudes croissantes concernant la sécurité autour des trains de GCO. « Jusqu’à présent, la famille de la dernière victime n’a reçu aucun soutien de GCO. Les enfants de la défunte ont même dû abandonner l’école. Cela est inacceptable », a déclaré le maire, visiblement ému.

Cheikh Sall a annoncé que la municipalité se tiendra aux côtés des familles dans toute action judiciaire contre l’entreprise. Pour lui, cet accident n’est que le reflet de problèmes structurels bien plus profonds : « dégradation de l’environnement, préjudices à l’agriculture et à l’élevage, et absence de responsabilité sociale de la part de GCO ».

Face à ces accusations, la société Grande Côte Opérations a publié un communiqué défensif. L’entreprise y affirme que son impact sur l’agriculture est limité, en précisant qu’elle n’opère que sur des zones de dunes à sables minéralisés. Elle ajoute que les sites exploités sont systématiquement revégétalisés et remis à l’État après l’extraction.

Sur le plan économique, GCO met en avant sa contribution à l’économie sénégalaise. Selon ses chiffres, elle aurait injecté 121,3 milliards de FCFA en 2024, répartis entre les achats locaux (70,2 milliards), la fiscalité (27,5 milliards) et d’autres dépenses opérationnelles.

Malgré ces arguments, les critiques des autorités locales persistent. À Méouane, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer l’absence de retombées tangibles pour les populations riveraines. L’annonce du maire de soutenir des démarches judiciaires marque un tournant inédit dans les relations entre la mairie et l’entreprise minière.

Un message énigmatique de Pape Alé Niang sème le doute : simple méditation ou message codé ?

Le Directeur général de la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS), Pape Alé Niang, est au cœur de nombreuses interrogations depuis la publication d’un message énigmatique sur sa page X (ex-Twitter), ce jeudi. Une phrase aux allures de maxime philosophique, mais qui suscite curiosité et spéculations.

« La vie est très étrange. On vient avec rien, puis on se bat pour tout, puis on laisse tout et on repart avec rien », a-t-il écrit, avant d’ajouter un symbole évoquant une « philosophie de vie ».

Laconique et sans contexte particulier, ce message a ouvert la porte à toutes les interprétations. Certains y voient une simple réflexion existentielle, un moment de recul dans un quotidien chargé, voire une pause méditative. D’autres, en revanche, y décèlent un message voilé, voire un sous-entendu adressé à des initiés.

Dans un contexte où la RTS et son directeur général sont régulièrement au centre des débats sur la gestion de l’information publique, chaque mot prononcé ou écrit par Pape Alé Niang est scruté. Son passé d’activiste et de journaliste engagé alimente cette lecture plus politique ou symbolique du message.

S’agit-il d’une remise en question personnelle ? D’un avertissement implicite ? D’un désenchantement face aux réalités du pouvoir ? Le mystère reste entier, d’autant que l’auteur n’a pas apporté de clarification depuis la publication.

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