L’ancien directeur des moyens généraux de la Présidence de la République, Cheikh Omar Diagne, a vivement critiqué la suppression des bourses familiales dans un entretien accordé au journal Les Échos. Pour lui, cette décision porte un coup sévère à des centaines de milliers de ménages déjà fragilisés par la conjoncture économique. « On a enlevé l’oxygène de 400.000 familles », a-t-il dénoncé, estimant que ces aides sociales représentaient un soutien vital pour de nombreux foyers vulnérables.
Cheikh Omar Diagne s’est également attardé sur la situation du secteur du BTP, qu’il qualifie de « sacrifié et laissé à l’abandon ». Selon lui, l’arrêt ou le gel de plusieurs chantiers publics, combiné à la raréfaction des investissements, a plongé les entreprises de construction dans une situation particulièrement difficile. Ce secteur, considéré comme l’un des moteurs économiques du pays, souffrirait désormais d’un manque de visibilité et de perspectives, ce qui mettrait en péril des milliers d’emplois.
Dans la foulée, l’ancien responsable a fustigé la politique fiscale actuelle, qu’il juge étouffante pour les ménages comme pour les entreprises. Il affirme que les surtaxes imposées par l’État « étranglent les entreprises déjà fragilisées » tout en aggravant la pression sur les familles. À l’en croire, cette orientation économique risque d’accentuer les inégalités et de réduire le pouvoir d’achat, au moment même où les Sénégalais affrontent une hausse généralisée du coût de la vie.