Société
Coupe du monde : Pape Alé Niang étrille les Lions et réclame un profond examen de conscience
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par
Diack
Quelques heures seulement après l’élimination du Sénégal en seizièmes de finale de la Coupe du monde, le journaliste Pape Alé Niang a livré une analyse particulièrement sévère de la campagne des Lions. Dans une publication diffusée sur son compte X, il estime que le parcours de la sélection nationale est la conséquence directe d’une préparation insuffisante et d’un manque d’anticipation qui ont fini par coûter cher à l’équipe.
Pour le journaliste, les difficultés rencontrées par les Lions tout au long de la compétition ne relèvent pas du hasard. Il considère que le Sénégal est resté trop longtemps porté par l’euphorie née de son sacre continental, sans mettre en place les ajustements nécessaires pour aborder une compétition mondiale au niveau d’exigence beaucoup plus élevé.
« Soyons sérieux ! Cette campagne de Coupe du monde n’a pas du tout été préparée. Nous sommes restés dans l’euphorie après la CAN. Conséquence, elle a été désastreuse », a-t-il écrit, résumant ainsi sa lecture du tournoi.
Selon lui, la qualification pour les huitièmes de finale n’aurait jamais dû être considérée comme un objectif atteint au regard des prestations produites. Il estime notamment que la victoire obtenue face à l’Irak ne saurait masquer les nombreuses lacunes affichées par la sélection durant l’ensemble de la compétition.
Pape Alé Niang pointe en particulier les insuffisances physiques des Lions, affirmant que l’équipe n’a pratiquement jamais été capable de maintenir le même niveau d’intensité durant les 90 minutes des rencontres. À ses yeux, cette baisse de régime récurrente a largement contribué aux difficultés rencontrées face à des adversaires mieux organisés et plus constants.
Le journaliste s’attarde également sur les statistiques de possession de balle du Sénégal, qu’il juge peu efficaces. Selon lui, les Lions ont souvent monopolisé le ballon sans parvenir à se montrer véritablement dangereux ni à imposer leur rythme, transformant cette possession en un exercice stérile.
Sur le plan défensif, son constat est tout aussi sévère. Il décrit une arrière-garde « véritable passoire », rappelant que les buts encaissés ne se limitent pas à la phase finale de la Coupe du monde. Il évoque notamment les difficultés observées lors du match amical contre les États-Unis avant de souligner les réalisations concédées face à la France, à la Norvège puis à la Belgique, autant de rencontres qui, selon lui, ont mis en évidence les fragilités défensives de la sélection.
Pape Alé Niang remet également en question les choix opérés par le staff technique au cours du tournoi. Il estime que le coaching a parfois manqué de cohérence et que les différents changements effectués en cours de match ont progressivement désorganisé l’équipe, qui a perdu sa discipline collective et sa rigueur tactique au fil des rencontres.
Revenant sur les déclarations de l’entraîneur belge à l’issue de la rencontre ayant éliminé le Sénégal, le journaliste reconnaît que ses propos peuvent sembler sévères, mais invite à une réflexion de fond en lançant une interrogation : « Mais est-ce qu’il a tort ? »
Au-delà de la déception suscitée par cette élimination, Pape Alé Niang appelle désormais à une remise en question globale. Il estime que la Fédération sénégalaise de football doit procéder à une évaluation complète du travail accompli, aussi bien après le sacre continental que durant cette Coupe du monde, afin d’identifier les insuffisances et de mieux préparer les prochaines échéances, notamment les éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des nations.
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