L’Autorité de réglementation pharmaceutique (ARP) est de nouveau secouée par une vive contestation interne. Ce jeudi 08 janvier, l’intersyndicale des agents de la structure est montée au créneau pour dénoncer ce qu’elle qualifie de « retenues sur salaires » et de tentatives de sanctions visant certains de ses membres. Des mesures que les syndicalistes considèrent comme des représailles, alors que, selon eux, leur seule revendication consiste à exiger la mise en place d’une commission d’enquête indépendante chargée de faire toute la lumière sur les dysfonctionnements qui minent l’institution.
Dans un communiqué rendu public, l’intersyndicale affirme également être la cible de « menaces à peines voilées » émanant de la direction de l’ARP. Ces pressions interviendraient dans un contexte déjà fortement dégradé, marqué par ce que les agents décrivent comme une « crise grave » au sein de l’autorité. À leurs yeux, cette crise se manifeste notamment par une mauvaise gouvernance persistante, des soupçons de trafic de médicaments et des affaires à répétition, dont la plus récente concerne le dossier Sofcare, qui continue d’alimenter les controverses.
Les représentants des travailleurs disent constater « amèrement » que les dérives dénoncées depuis plusieurs mois se poursuivent, en dépit des engagements et promesses de réformes formulées par la direction et les autorités de tutelle. Ils estiment que les mesures prises jusqu’ici sont restées insuffisantes pour restaurer un fonctionnement transparent et conforme aux missions stratégiques confiées à l’ARP, notamment la régulation du secteur pharmaceutique et la protection de la santé publique.