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Dakar accueille la 19e Assemblée générale de l’AUF : Bassirou Diomaye Faye appelle à une révolution scientifique et numérique en Afrique

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a présidé ce lundi à Dakar la cérémonie d’ouverture de la 19e Assemblée générale de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), couplée à la 5e Semaine mondiale de la Francophonie scientifique (SMFS). Cet événement d’envergure internationale réunit plus de 800 décideurs académiques, 30 ministres de pays francophones et des milliers de participants connectés en ligne. Une rencontre qui fait de Dakar, le temps d’une semaine, la capitale mondiale de la Francophonie scientifique.

Dans un discours solennel et ambitieux, le chef de l’État a dressé un plaidoyer fort en faveur d’un investissement massif de l’Afrique dans la science, la technologie et l’autonomisation des savoirs. Pour lui, le développement du continent passera inévitablement par une maîtrise et une appropriation de la connaissance à tous les niveaux du système éducatif.

« Il est fondamental que le continent africain investisse massivement dans la science et la technologie et en particulier dans l’autonomisation des savoirs. Cette autonomie doit commencer par l’enseignement à tous les niveaux, y compris dans l’enseignement supérieur et la recherche », a déclaré Bassirou Diomaye Faye sous les applaudissements de l’assistance.

Le président sénégalais a par ailleurs appelé à une intégration scientifique et académique du continent africain, estimant que celle-ci doit compléter les dynamiques politiques et économiques déjà engagées. Il a rappelé que cette intégration intellectuelle n’était pas une utopie, mais une réalité historique, notamment en Afrique de l’Ouest, où la circulation des porteurs de savoirs a longtemps constitué une richesse et un facteur de cohésion.

Bassirou Diomaye Faye a ensuite dévoilé les grandes lignes des réformes à venir dans le cadre de la vision Sénégal 2050, un projet stratégique qui entend transformer en profondeur le système éducatif et scientifique national. Ces réformes viseront notamment à repenser les contenus pédagogiques, renforcer la place des sciences et des techniques, et orienter davantage l’enseignement supérieur et la recherche vers les besoins économiques et sociaux du pays.

Le président a également exprimé sa volonté de lutter contre la désaffection croissante des jeunes envers les filières scientifiques. Il a exhorté les acteurs du monde académique à faire preuve d’innovation et de créativité pour redonner à la jeunesse « le goût des mathématiques, de la science et de la technologie ».

Dans le même élan, le chef de l’État a insisté sur l’importance cruciale de la révolution numérique, estimant que le Sénégal ne doit pas manquer cette opportunité historique, comme ce fut le cas pour la révolution industrielle. À ce titre, il a annoncé le lancement imminent du premier satellite sénégalais, symbole fort d’un pays tourné vers la modernité et la souveraineté technologique.

« Le lancement par le Sénégal de son premier satellite s’inscrit dans ces options. C’est cette trajectoire que notre pays a décidé d’explorer dans le cadre du New Deal Technology, qui s’emploie à faire du numérique un vecteur de développement apte à transformer tous les secteurs pour porter notre ambition de souveraineté », a-t-il expliqué. Ce programme national a pour objectif d’assurer la souveraineté numérique du pays, de généraliser la digitalisation des services publics et de positionner le Sénégal comme un leader africain du numérique.

Abordant la dimension culturelle et linguistique de la Francophonie, le président Faye a invité l’AUF à promouvoir davantage les langues nationales africaines dans ses programmes de recherche et d’innovation, aux côtés du français. Une orientation qui, selon lui, contribuerait à valoriser le patrimoine culturel et à renforcer l’identité des peuples francophones.

Le chef de l’État a salué l’engagement constant de l’AUF en faveur de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, ainsi que de l’insertion professionnelle. Il a cité en exemple les programmes Entreprendre, Mobilité Urbaine Durable et Emploi, qui contribuent à renforcer la formation et l’autonomie des jeunes dans l’espace francophone.

En conclusion, Bassirou Diomaye Faye a rappelé l’enjeu fondamental de toutes ces initiatives : répondre aux aspirations de la jeunesse, qui représente aujourd’hui 60 % de la population de la communauté francophone.

« Toutes nos actions doivent tendre en dernier ressort à apporter des solutions aux problèmes des jeunes en matière d’éducation, de formation et d’emploi », a-t-il martelé.


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