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Politique

Dame Mbodji sort de son silence et appelle à la retenue au sein de la mouvance présidentielle

Alors que la tension demeure palpable au sein de la coalition « Diomaye Président », plusieurs responsables de la mouvance présidentielle sont critiqués pour leur silence face aux divergences supposées entre le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, et son Premier ministre, Ousmane Sonko. Parmi eux, Dame Mbodji, connu pour sa réactivité dans l’arène politique, était particulièrement attendu. Interpellé par certains militants et observateurs, le directeur général de la SOGIP a finalement pris la parole pour clarifier sa position et répondre aux interrogations sur son mutisme.

Dans sa déclaration, Dame Mbodji rappelle que la polémique actuelle trouve son origine dans deux communiqués officiels : le premier émanant de la Présidence, signé par Bassirou Diomaye Faye, et officialisant la nomination d’Aminata Touré à la tête d’une importante mission politique ; le second, émis par le bureau politique du Pastef, en guise de réaction à cette décision. Selon lui, ce sont ces deux documents qui ont alimenté les spéculations sur une prétendue divergence entre le président de la République et son Premier ministre.

Il souligne toutefois un point essentiel : aucun des principaux concernés n’a réagi publiquement à ces interprétations. « Depuis la sortie de ces deux communiqués, avez-vous entendu le président Bassirou Diomaye Faye réagir ? Avez-vous entendu le président de Pastef, Ousmane Sonko, réagir ? », interroge-t-il. Pour Dame Mbodji, l’absence de réaction de ces figures centrales suffit à relativiser la portée des débats qui enflamment les réseaux sociaux et certaines tribunes politiques.

Le responsable politique poursuit en mettant en question l’insistance de certains militants à exiger une prise de position de la part de cadres qui ne sont pas impliqués directement. Il rappelle que ni Aminata Touré ni Aïda Mbodji, aussi concernées par les soupçons de malaise au sein de la coalition, ne se sont exprimées jusqu’ici. « Pourquoi Dame Mbodji, Birame Souleye Diop et compagnie devraient-ils réagir ? Que diront-ils ? Au titre de quelle responsabilité ? », s’interroge-t-il, estimant que les attentes dirigées vers lui sont non seulement excessives, mais aussi incohérentes.

Pour conclure, Dame Mbodji appelle à davantage de respect et de lucidité dans l’analyse de la situation politique. « Il faut qu’on se respecte, qu’on se dise la vérité », affirme-t-il. Nommé directeur général de la SOGIP par le président Bassirou Diomaye Faye, il assure rester concentré sur ses missions administratives, refusant de se laisser entraîner dans des querelles internes qui, selon lui, ne relèvent pas de sa responsabilité. Par cette prise de parole, il tente de dissiper les malentendus tout en invitant l’opinion à observer une certaine retenue, dans un contexte où la moindre rumeur peut être amplifiée au détriment de la stabilité de la coalition au pouvoir.


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