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Necrologie

Décès d’Anicet Ekane : le président du Manidem meurt en détention au Cameroun

C’est une annonce qui a secoué le paysage politique camerounais ce lundi 1ᵉʳ décembre. Son avocat, Emmanuel Simh, a confirmé le décès d’Anicet Ekane, président du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem). Les circonstances exactes de sa mort restent pour l’instant inconnues, mais l’avocat a indiqué qu’il s’agissait d’un « décès survenu en situation de privation de liberté ».

Anicet Ekane était incarcéré depuis plusieurs semaines, suite à son arrestation survenue le 24 octobre dernier, dans le contexte tendu qui a suivi l’élection présidentielle du 12 octobre. Il était détenu au secrétariat d’État à la Défense (SED), dans un environnement très surveillé et sous haute sécurité. Les autorités lui reprochaient son soutien public à l’opposant Issa Tchiroma Bakary, qui s’était proclamé vainqueur du scrutin présidentiel. Ce soutien avait été interprété par le pouvoir en place comme une incitation au soulèvement populaire, dans un climat politique déjà fortement explosif.

Figure majeure de la gauche nationaliste camerounaise, Anicet Ekane s’était distingué dès les années 1990, lors des périodes dites « de braise » qui ont marqué la scène politique du pays. À la tête du Manidem, il avait toujours prôné une approche résolument démocratique et un engagement clair pour la souveraineté nationale et la justice sociale. Sa mort survient à un moment particulièrement sensible pour le pays, alors que les tensions postélectorales restent vives et que les appels au dialogue et à la retenue se multiplient tant sur le plan national qu’international.


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