À l’occasion de l’ouverture d’une session marathon de la Chambre criminelle de Diourbel, ce lundi 27 avril 2026, Me Assane Dioma Ndiaye a lancé un appel fort aux autorités judiciaires pour intensifier la lutte contre les longues détentions préventives au Sénégal. Cette session, qui s’étend jusqu’au jeudi suivant, compte vingt affaires inscrites au rôle, illustrant à la fois l’ampleur des dossiers en attente et la nécessité d’accélérer le traitement des procédures judiciaires.
Dès l’entame de son intervention, l’avocat a tenu à saluer la tenue de cette session qu’il qualifie d’importante, tant par le nombre de dossiers examinés que par l’engagement des acteurs judiciaires. S’exprimant au nom du bâtonnier de l’Ordre des avocats du Sénégal et de ses confrères présents, il a cité plusieurs membres du barreau, mettant en avant l’unité et la mobilisation des avocats autour de cette audience d’envergure.
La forte affluence observée lors de l’audience témoigne, selon lui, de l’intérêt et de l’implication des citoyens. Beaucoup sont directement concernés, leurs proches étant jugés, tandis que d’autres ont été marqués par la gravité des faits à l’origine des poursuites. Pour Me Ndiaye, cette mobilisation populaire traduit l’importance sociale des Chambres criminelles, qu’il considère comme des moments essentiels permettant de répondre aux attentes de justice et d’apaiser les tensions suscitées par des affaires souvent lourdes de conséquences.
Il a insisté sur la gravité des dossiers examinés, rappelant que les accusés encourent des peines particulièrement sévères en cas de culpabilité. Dans ce contexte, il a réaffirmé l’engagement du barreau à assurer une défense équitable et digne pour tous les prévenus, sans distinction de statut social ou d’appartenance. Cette mission, a-t-il souligné, demeure au cœur du rôle des avocats, garants des droits fondamentaux dans le processus judiciaire.
Au-delà de la tenue de cette session, Me Ndiaye a exprimé le souhait de voir ce type d’initiatives se multiplier dans la durée. Il a mis en avant la nécessité d’une régularité dans l’organisation des Chambres criminelles afin de contribuer efficacement au désengorgement des prisons. Pour lui, cette dynamique est indispensable au respect du droit fondamental d’être jugé dans un délai raisonnable, ainsi qu’au principe de la présomption d’innocence, souvent mis à mal par les longues détentions provisoires.
L’avocat a particulièrement insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts pour réduire ces détentions préventives prolongées, qui restent une problématique majeure du système judiciaire sénégalais. Il a toutefois reconnu les avancées enregistrées ces derniers temps, notamment grâce au travail des juges d’instruction, qu’il a salué pour leur diligence et leur professionnalisme. Il a également félicité les autorités judiciaires locales, notamment le président du tribunal et le parquet, pour les efforts consentis en vue d’améliorer le fonctionnement de la justice.
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