Le ministre de l’Enseignement supérieur, Dr Abdourahmane Diouf, a participé ce vendredi 8 août 2025 à la 15e édition du congrès du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES), organisée à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Une présence remarquée et saluée, marquée par un discours de fermeté et d’ouverture, axé sur le dialogue, la résolution des différends et les défis du secteur.
Face aux membres du SAES, Dr Diouf a tenu à rassurer sur la posture du gouvernement vis-à-vis du syndicat. « Je suis ici avec beaucoup d’enthousiasme », a-t-il affirmé, insistant sur sa volonté d’accompagner le syndicat dans un esprit de collaboration. Il a qualifié le SAES de « syndicat de proposition, de recommandation, de réflexion », soulignant qu’un tel partenaire représente une richesse pour tout ministre en charge de l’enseignement supérieur.
Revenant sur la récente crise autour d’un décret mal communiqué, le ministre a préféré dédramatiser : « Ce n’était pas un décret perdu, c’est un décret qu’on n’a pas trouvé », a-t-il lancé avec humour. Il a toutefois reconnu la complexité du dossier, tout en saluant la capacité du SAES et du gouvernement à dépasser les tensions. Ce moment de tension a été, selon lui, un exemple de la résilience du dialogue social.
Abdourahmane Diouf a également tenu à rassurer les enseignants-chercheurs sur l’application effective du décret, fruit de longues négociations. Il a souligné que le président de la République lui-même avait donné des instructions claires pour que le texte soit appliqué sans délai. « Nous avons signé ce décret après de longues discussions. Nous devons l’appliquer sans tergiverser », a-t-il martelé, ajoutant que les premiers virements ont d’ores et déjà été effectués.
En conclusion, le ministre s’est montré lucide sur l’état du secteur, évoquant des défis importants mais affirmant la volonté de les affronter avec responsabilité. « Nous avons hérité des problèmes, mais nous faisons face. Nous n’allons pas nous défausser », a-t-il déclaré. Il a réitéré l’engagement du gouvernement pour une gestion transparente, basée sur la concertation et le respect des partenaires sociaux.