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Politique

Éligibilité d’Ousmane Sonko : le professeur Mouhamadou Mounirou Sy tranche le débat

Le débat sur l’éligibilité d’Ousmane Sonko à une prochaine élection présidentielle « n’a pas lieu d’être » au regard du droit, selon le professeur Mouhamadou Mounirou Sy. Invité de l’émission L’invité de MNF sur la 7TV, le constitutionnaliste et enseignant-chercheur a livré une analyse juridique sans équivoque, affirmant que l’actuel Premier ministre peut légalement être candidat à la présidentielle à venir, y compris celle de 2029.

Pour étayer sa position, le professeur Sy rappelle que le leader de Pastef a recouvré l’intégralité de ses droits politiques. Les infractions pour lesquelles Ousmane Sonko avait été poursuivi ont, selon lui, été prises en charge par la loi d’amnistie, ce qui a pour effet d’effacer les conséquences juridiques susceptibles de faire obstacle à son éligibilité. « Sur le fichier électoral, sur la liste des électeurs, il y a le nom d’Ousmane Sonko. S’il y a élection demain, il peut bien être candidat », a-t-il souligné, insistant sur un élément central du droit électoral : l’inscription sur les listes électorales comme condition déterminante de l’éligibilité.

Au-delà de l’analyse strictement juridique, le constitutionnaliste a tenu à préciser que sa position ne relève ni d’un soutien politique ni d’une adhésion aux orientations du Premier ministre. « Je suis contre Ousmane Sonko, contre ses manières, contre ses propos. Mais, dans le cadre du droit, il est éligible », a-t-il déclaré, marquant ainsi une distinction nette entre appréciation personnelle et raisonnement juridique. Pour lui, le droit ne saurait être instrumentalisé pour écarter un adversaire politique.

Dans ce sens, le professeur Mouhamadou Mounirou Sy a critiqué les discours et stratégies visant à contester l’éligibilité d’Ousmane Sonko sur des bases juridiques qu’il juge infondées. Il estime que si des opposants redoutent la popularité ou le poids politique du leader de Pastef, ils devraient l’assumer clairement. « S’ils veulent éliminer Sonko, ils n’ont qu’à le faire par la voie des urnes. Qu’ils l’attaquent et le battent sur le terrain politique », a-t-il martelé, appelant à un affrontement démocratique loyal plutôt qu’à des manœuvres d’exclusion.

S’agissant plus spécifiquement de la présidentielle de 2029, le constitutionnaliste se veut catégorique : aucune procédure supplémentaire ne serait nécessaire pour permettre à Ousmane Sonko de présenter sa candidature. À ses yeux, les conditions légales sont déjà réunies et toute tentative de remise en cause relèverait davantage du débat politique que du droit constitutionnel.


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