Le ministre de la Fonction publique et du Travail, Olivier Boucal, a présenté un bilan détaillé des activités de son département pour l’année 2025, mettant en avant des performances qu’il qualifie de « record » tant sur le plan de la création d’emplois que de la gestion des litiges sociaux. Lors de son passage sur la RTS, il a souligné une évolution positive des indicateurs du marché du travail, traduisant, selon lui, une dynamique encourageante de l’économie nationale.
Dans le détail, le ministre a révélé que 1 928 établissements ont ouvert ou repris leurs activités sur l’ensemble du territoire national durant l’année écoulée. Cette relance économique a permis la création de 10 386 nouveaux emplois, soit une moyenne d’environ cinq postes par structure. Pour les autorités, ces chiffres traduisent un regain d’activité dans plusieurs secteurs et témoignent d’un climat des affaires relativement favorable.
Cependant, le tableau n’est pas totalement exempt d’ombres. Olivier Boucal a indiqué que 155 entreprises ont fermé leurs portes au cours de la même période, provoquant la suppression de 880 emplois. Malgré ces pertes, le ministre estime que le solde global reste largement positif, soulignant la capacité de résilience du tissu économique national face aux difficultés conjoncturelles.
L’un des faits marquants du bilan présenté concerne la sécurisation juridique de l’emploi. Le ministre a annoncé que 77 870 contrats de travail ont été visés par les inspections du travail et de la sécurité sociale en 2025, contre 61 000 en 2024. Cette progression significative, selon lui, reflète un renforcement du contrôle et de la formalisation des relations de travail. Dans cette même dynamique, 1 024 travailleurs ont été officiellement recensés sous le statut de travailleurs déplacés, c’est-à-dire exerçant leur activité hors de leur résidence habituelle.
Malgré un effectif limité, le ministère affirme avoir intensifié ses actions de contrôle sur le terrain. Avec seulement 100 inspecteurs et contrôleurs pour couvrir l’ensemble du territoire national, les services compétents ont recensé plus de 11 810 manquements aux dispositions du droit du travail. Ces constats ont conduit à 122 mises en demeure adressées aux entreprises concernées et à l’établissement de 9 procès-verbaux d’infraction.
Le ministre a tenu à préciser que ces irrégularités ne concernent pas uniquement les licenciements. Il a souligné que plusieurs entreprises manquent également à leurs obligations contractuelles ou sociales envers leurs employés. Dans les cas où les tentatives de conciliation échouent, les dossiers sont alors transmis aux juridictions compétentes pour trancher les litiges.
Le rôle de la médiation dans la résolution des conflits du travail a également été mis en avant. Grâce à l’intervention de l’inspection du travail, un montant global de 9 492 909 691 FCFA a été versé à 2 914 travailleurs dans le cadre de ruptures de contrat négociées à l’amiable. Selon le ministre, ces accords permettent d’éviter des procédures judiciaires souvent longues et coûteuses, tout en favorisant des solutions acceptables pour les deux parties.
Concernant les conflits collectifs, Olivier Boucal a indiqué que 68 différends ont été recensés en 2025. Parmi eux, la moitié a pu être résolue par la médiation, illustrant, selon lui, l’importance du dialogue social dans la prévention des tensions au sein des entreprises.