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Politique

Fadilou Keïta recadre le débat autour du choix d’Aminata Touré pour restructurer la coalition présidentielle

Les explications du président Bassirou Diomaye Faye concernant la désignation d’Aminata Touré à la tête de la restructuration de sa coalition n’ont pas laissé indifférent au sein même de la majorité. En réaction aux propos du chef de l’État, Fadilou Keïta, Directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), a tenu à nuancer le récit présidentiel et à rappeler certains éléments qu’il juge essentiels.

Lors de son intervention, le président Faye avait défendu son choix en mettant en avant l’engagement politique sans relâche de l’ancienne Première ministre. Selon lui, Aminata Touré a « mouillé le maillot », une expression qui, dans son discours, légitimait pleinement la décision de lui confier la mission stratégique de restructuration de la coalition, au détriment d’Aïda Mbodji, jusque-là présentée comme favorite pour ce rôle. Le chef de l’État avait également évoqué, de manière plus implicite, le rapport de l’Inspection générale d’État (IGE) sur la gestion du Conseil économique, social et environnemental (CESE), laissant entendre que ce document aurait été influencé ou commandité par l’ancien président Macky Sall. « Mais on verra », avait-il ajouté, ouvrant la porte à d’éventuelles révélations futures.

Ces déclarations ont suscité la réaction ferme de Fadilou Keïta. Le Directeur général de la CDC a tenu à rappeler que le rapport de l’IGE n’épargne ni Aminata Touré ni Idrissa Seck, les deux anciens présidents du CESE. Il estime que la responsabilité de chacun doit être pleinement assumée, sans sélectivité ni déformation. « Le rapport sur la gestion du CESE épingle aussi bien Mimi Touré qu’Idrissa Seck », a-t-il indiqué, soulignant que l’ancienne Première ministre, qui a auparavant piloté les dossiers ABRÉ et Karim Wade, devrait se montrer exemplaire face à la justice et affronter les conclusions du rapport « avec dignité ».

Selon Keïta, l’approbation du rapport par l’ancien président Macky Sall rend son application incontournable. Aujourd’hui, affirme-t-il, il revient au Premier ministre d’en assurer la mise en œuvre, conformément aux exigences de transparence et de reddition des comptes prônées par le nouveau régime. « Elle devra donc faire face à ses responsabilités de force ou de gré », insiste-t-il, soulignant l’importance d’une cohérence entre discours et pratiques au sein du camp présidentiel.

Dans une formule qui en dit long sur l’atmosphère politique actuelle, Fadilou Keïta a conclu que, pour combattre aux côtés des « patriotes », il fallait « avoir les mains propres ». Une manière directe de rappeler que l’exemplarité demeure, à ses yeux, une condition préalable à toute mission de premier plan au sein de la coalition.


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