Politique
Félicité Mbougar Sarr défend la déclaration de patrimoine de Diomaye et appelle à une transparence généralisée
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par
Diack
La députée de Pastef, Félicité Mbougar Sarr, a pris la défense du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, sur la question de la déclaration de patrimoine. Dans les débats entourant la modification de l’article 37 de la Constitution, la parlementaire a tenu à mettre en avant la démarche de transparence adoptée par le chef de l’État, tout en plaidant pour que cette exigence soit étendue aux autres principales autorités de la République.
Pour Félicité Mbougar Sarr, il n’est pas question de considérer la déclaration de patrimoine du président de la République comme une démarche incomplète ou volontairement dissimulée. « Bassirou Diomaye Faye n’a pas déposé un patrimoine flouté », a-t-elle martelé, estimant que le chef de l’État a assumé publiquement la situation de son patrimoine « sans tricherie, sans cache-cache ».
La députée considère ainsi que la question doit être abordée sous l’angle de la responsabilité et de la transparence publiques. Selon elle, si la déclaration de patrimoine constitue un mécanisme destiné à renforcer la confiance entre les institutions et les citoyens, elle ne devrait pas concerner uniquement le président de la République.
Dans cette logique, Félicité Mbougar Sarr s’est interrogée sur l’opportunité d’étendre cette obligation aux autres dirigeants des institutions. « Pourquoi pas pour tout le monde ? », a-t-elle lancé, estimant que le président de l’Assemblée nationale et le Premier ministre devraient également être concernés par les mêmes exigences de transparence.
Cette position intervient alors que la modification de l’article 37 de la Constitution fait l’objet de vifs débats à l’Assemblée nationale. Le texte actuellement discuté vise notamment à encadrer la déclaration de patrimoine du président de la République à la fin de son mandat. Le débat a toutefois pris une dimension plus large avec les propositions visant à inclure d’autres principales autorités de l’État dans le dispositif.
Au-delà de la question patrimoniale, la députée de Pastef s’est également exprimée sur les tensions qui persistent entre l’Exécutif et le Législatif. Elle estime que l’éventualité d’un recours au peuple par la voie référendaire constitue le signe d’un dysfonctionnement dans le fonctionnement des institutions.
Pour Félicité Mbougar Sarr, les parlementaires ne peuvent pas se dédouaner de leur responsabilité dans cette situation. Elle reconnaît une part importante de responsabilité aux députés, qui doivent, selon elle, rester fidèles à leur mandat et à leur mission de représentation des citoyens.
« Nous avons à 90 % une part de responsabilité parce que nous devions représenter le peuple », a-t-elle déclaré. Une manière pour la parlementaire d’appeler ses collègues à davantage mesurer la portée de leurs actes et de leurs prises de position dans le fonctionnement de la République.
La députée a également abordé la question sensible de la hausse du prix du carburant. Elle rappelle que cette augmentation avait été annoncée au préalable par les autorités gouvernementales. Dès lors, selon elle, cette décision ne pouvait pas être considérée comme une surprise pour les citoyens, puisqu’elle avait été portée à la connaissance du public par le gouvernement.
À travers ses différentes prises de position, Félicité Mbougar Sarr défend ainsi une même ligne : la transparence doit s’appliquer à toutes les principales institutions et responsabilités publiques, tandis que les députés doivent pleinement assumer leur rôle de représentants du peuple.
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