Les finances publiques du Sénégal ont connu une légère contraction en avril 2025, selon les dernières données publiées par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). Les recettes totales de l’État se sont repliées d’un milliard de francs CFA par rapport au mois de mars, une évolution qui masque des dynamiques contrastées au sein des différentes composantes budgétaires.
Les recettes fiscales, qui constituent la principale source de financement de l’État, ont enregistré une baisse notable de 8,8 milliards FCFA. Ce repli pourrait refléter un ralentissement de l’activité économique dans certains secteurs clés ou des fluctuations saisonnières dans la collecte des impôts. Cette évolution interpelle, dans un contexte où la mobilisation des ressources internes est cruciale pour soutenir les investissements publics et assurer le fonctionnement des services de base.
Cette baisse des recettes fiscales a toutefois été partiellement compensée par une progression de 7,7 milliards FCFA des recettes non fiscales. Ces dernières incluent notamment les revenus tirés des prestations de services publics, des redevances, des amendes ou encore des dividendes versés par les entreprises publiques. Cette embellie, bien que bienvenue, ne suffit pas à enrayer la tendance globale à la baisse observée sur le mois.
Au-delà de la comparaison mensuelle, la variation annuelle apparaît plus préoccupante. En glissement annuel, les recettes totales de l’État ont chuté de 10,7 milliards FCFA par rapport à avril 2024. Ce recul plus prononcé suggère une détérioration durable de la capacité de l’État à mobiliser ses ressources, dans un contexte économique encore marqué par des incertitudes tant internes qu’externes.