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Finances publiques : les recettes de l’État en hausse de 8 % sur les huit premiers mois de 2025

L’État du Sénégal a enregistré une performance notable sur le plan budgétaire durant les huit premiers mois de l’année 2025. Selon le dernier rapport publié par la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE), les recettes globales (hors dons) ont atteint 2 883,1 milliards de francs CFA à fin août 2025. Ce montant marque une progression de 201,8 milliards par rapport à la même période de l’année précédente, soit une hausse de 8,0 %.

Dans le détail, les recettes fiscales demeurent la principale source de financement de l’État, avec 2 712,1 milliards de francs CFA collectés, tandis que les recettes non fiscales se sont établies à 171 milliards. Cette évolution positive reflète une amélioration du rendement de la fiscalité intérieure et une meilleure mobilisation des ressources publiques.

Du côté des dépenses, la DPEE fait état d’un total de 3 248,4 milliards de francs CFA (hors investissements financés sur ressources extérieures), contre 3 266,6 milliards enregistrés à fin août 2024. Ce léger repli de 18,3 milliards traduit une baisse des dépenses d’investissement sur ressources intérieures, lesquelles se sont chiffrées à 324,8 milliards, soit une diminution de 239,5 milliards en glissement annuel.

Toutefois, le rapport souligne une hausse notable des charges d’intérêt sur la dette publique. Celles-ci ont augmenté de 20,5 % en un an pour s’établir à 608 milliards de francs CFA, un niveau qui témoigne du poids croissant du service de la dette dans les finances publiques.

Par ailleurs, les transferts et subventions consentis par l’État ont connu une progression de 8,4 %, atteignant 1 141,4 milliards de francs CFA. Cette évolution s’explique notamment par le soutien continu aux secteurs sociaux et aux politiques publiques de redistribution.

La masse salariale de la fonction publique continue, elle aussi, de croître. À fin août 2025, elle s’est fixée à 959,1 milliards de francs CFA, en hausse de 3,1 % par rapport à la même période de 2024. Cette augmentation est liée à la montée en puissance des recrutements dans les secteurs prioritaires, notamment l’éducation, la santé et la sécurité.


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