Politique
Fonds Covid : la Chambre d’accusation confirme le non-lieu pour plusieurs mis en cause et fragilise le dossier
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par
Diack
Nouveau rebondissement dans l’affaire des fonds Covid avec une décision qui pourrait peser lourdement sur la suite de la procédure judiciaire. La Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar a confirmé le non-lieu en faveur de plusieurs personnes poursuivies dans ce dossier sensible, validant ainsi l’ordonnance rendue en première instance par le doyen des juges d’instruction.
Selon des informations rapportées par le quotidien Libération, la juridiction d’appel a rejeté le recours introduit par le parquet, qui contestait la décision initiale de ne pas renvoyer certains mis en cause devant une juridiction de jugement. En confirmant cette ordonnance, la Chambre d’accusation met un coup d’arrêt aux poursuites engagées contre ces personnes, poursuivies notamment pour complicité de détournement de deniers publics ainsi que pour faux et usage de faux en écriture publique et privée.
Par cette décision, plusieurs figures citées dans l’enquête sont définitivement blanchies à ce stade de la procédure. La juridiction a ainsi suivi l’analyse du magistrat instructeur, estimant que les charges réunies ne justifiaient pas un renvoi devant un tribunal. Cette position, désormais validée en seconde instance, renforce considérablement la défense des intéressés et affaiblit l’argumentaire du ministère public.
Pour le parquet, cette issue représente un revers significatif. En interjetant appel, le ministère public espérait obtenir l’infirmation de l’ordonnance du juge d’instruction et relancer les poursuites contre les personnes concernées. La décision de la Chambre d’accusation vient au contraire entériner l’absence de charges suffisantes, réduisant ainsi le périmètre des responsabilités dans ce dossier.
Au centre de cette affaire, Mansour Faye pourrait être l’un des principaux bénéficiaires indirects de cette évolution judiciaire. Inculpé en qualité d’auteur principal par la Commission d’instruction, l’ancien ministre voit une partie importante de l’édifice accusatoire s’effriter. En effet, la disparition des présumés complices pose la question de la solidité des charges retenues contre lui, notamment en ce qui concerne la cohérence globale des faits reprochés.
Déjà placé sous liberté provisoire, il pourrait tirer profit de ce nouveau contexte judiciaire dans les prochaines étapes de la procédure. Cette décision pourrait en effet ouvrir la voie à une réévaluation de sa situation, voire à un affaiblissement durable des poursuites engagées contre lui.
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