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Frappes israéliennes au sud du Liban malgré la trêve : un mort et plusieurs blessés, tensions ravivées

Malgré l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 17 avril, la situation reste extrêmement tendue dans le sud du Liban, où de nouvelles frappes israéliennes ont été menées ce dimanche. Selon le ministère libanais de la Santé, ces attaques ont fait un mort et huit blessés, dont quatre secouristes, illustrant une fois de plus la fragilité de la trêve entre Israël et le Hezbollah.

Les bombardements ont notamment visé la localité d’Arabsalim, où une frappe a coûté la vie à une personne et blessé trois autres, parmi lesquelles figure un enfant. Une autre attaque a touché la ville de Srifa, faisant cinq blessés. Parmi eux se trouvent quatre secouristes du Comité islamique de la santé, une organisation affiliée au Hezbollah, qui opéraient à proximité d’un centre médical au moment de l’explosion. Ces incidents soulèvent de vives inquiétudes quant à la sécurité des équipes de secours dans les zones de conflit.

Dans un communiqué officiel, le ministère libanais de la Santé a fermement condamné ces frappes, dénonçant une violation des principes du droit international humanitaire. Il a notamment rappelé les dispositions de la Convention de Genève, en particulier son article 19, qui stipule que les structures médicales doivent être protégées et mises à l’abri de toute attaque en période de conflit armé. Selon les autorités libanaises, les événements sur le terrain semblent contredire directement ces engagements.

Avant ces frappes, l’armée israélienne avait lancé des appels urgents à l’évacuation de plusieurs localités situées au-delà de la zone qu’elle considère comme une “zone de sécurité” dans le sud du Liban. Ces avertissements ont été relayés par Avichay Adraee, porte-parole arabophone de l’armée israélienne, qui a appelé les habitants de régions telles que Nabatiyé, Arabsalim et Srifa à quitter immédiatement les lieux.

Nabatiyé se situe à plusieurs kilomètres au nord de la ligne jaune, une ligne de démarcation informelle qui correspond à une bande d’environ dix kilomètres à l’intérieur du territoire libanais, où Israël poursuit ses opérations militaires. Toutefois, les autorités israéliennes ont clairement indiqué que leur champ d’action ne se limiterait pas à cette zone. Le chef d’état-major de l’armée israélienne, Eyal Zamir, a ainsi averti que toute menace, y compris au-delà de cette ligne et même au nord du fleuve Litani, serait neutralisée.

Face à cette escalade, le président libanais Joseph Aoun a appelé Israël à respecter pleinement les termes du cessez-le-feu avant d’entamer toute négociation de paix, prévue sous médiation américaine. Il insiste sur la nécessité de stabiliser la situation sur le terrain pour éviter une détérioration supplémentaire du conflit.

De son côté, Israël continue de justifier ses actions en invoquant son droit à la légitime défense, tel que prévu dans l’accord de trêve. Ce dernier autorise l’État hébreu à prendre toutes les mesures jugées nécessaires contre toute menace émanant du Hezbollah.

Au sein du mouvement chiite, la position reste ferme. Le député Hassan Fadlallah a rejeté catégoriquement toute perspective de négociation avec Israël, affirmant que son organisation ne reconnaît pas ces discussions et qu’elle est prête à en empêcher l’aboutissement. Cette déclaration reflète l’opposition persistante du Hezbollah à tout processus diplomatique impliquant Israël.

Depuis la reprise des hostilités le 2 mars, le bilan humain ne cesse de s’alourdir. Plus de 2 600 personnes ont été tuées et plus d’un million d’habitants ont été déplacés au Liban. Côté israélien, 17 soldats ont perdu la vie, dont deux récemment, ainsi qu’un civil travaillant pour l’armée.


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