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FSF et SOGIP : pas de conflit, mais un différend administratif à régler

Un membre de la Fédération sénégalaise de football (FSF) a tenu à clarifier la situation suite aux récentes déclarations de Dame Mbodj, responsable de la Société de gestion des infrastructures publiques (SOGIP). Selon cette source fédérale, citée par Dsports, il n’existe aucune volonté de confrontation entre les deux entités, malgré la médiatisation des échanges.

« Ce n’est pas un combat inutile parce qu’on n’a aucun intérêt à se battre avec lui. Nous ne sommes pas des politiciens, nous gérons la fédération », a insisté le représentant de la FSF. Selon lui, si Dame Mbodj avait constaté un différend, il aurait suffi de rédiger une correspondance administrative et de l’envoyer à la fédération, plutôt que de réagir publiquement sous la pression d’influenceurs sur les réseaux sociaux.

La question de la dette entre les deux institutions a également été abordée. La source fédérale reconnaît l’existence d’un montant de 158 millions FCFA envers la SOGIP, mais précise qu’il s’agit d’une dette héritée de l’ancienne équipe dirigeante. « On nous dira que la fédération est une continuité, ce qui n’est pas faux, mais notre équipe a déjà réglé ce qu’elle devait à Dame Mbodj après le match contre le Soudan. Nous avions seulement trois jours pour organiser cette rencontre, et malgré cela, nous avons versé un chèque de 35 millions », a-t-elle affirmé.

Depuis l’arrivée du président Abdoulaye Fall, la FSF soutient avoir adopté une approche de gestion plus stricte et équilibrée. Il n’est plus question d’organiser des matchs avec un budget déficitaire, et les charges autour de l’organisation des rencontres ont été drastiquement réduites. À titre d’exemple, lors du match contre le Soudan, la fédération indique avoir enregistré 200 millions de FCFA de recettes, dont 175 millions versés directement dans les caisses de l’institution. De cette somme, 35 millions ont été réglés à la SOGIP pour la location du stade, un fait présenté comme inédit. La FSF assure qu’un processus similaire sera suivi pour le match contre la Mauritanie, avec un règlement des montants dus après la rencontre.

Concernant les contrats évoqués par Dame Mbodj, la fédération souligne qu’aucun document signé n’a été retrouvé. « Nous gérons une continuité. L’équipe sortante n’avait pas signé de contrat avec eux. Pour le moment, le président est totalement concentré sur un seul objectif : la qualification de l’équipe nationale. Les commissions ne sont pas encore mises en place, et tous les contrats sont en instance d’examen », conclut la source fédérale.


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