À quelques jours du Gamou, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Dr Serigne Guèye Diop, s’est rendu ce mercredi à Kaolack pour évaluer la situation des marchés et s’assurer de la disponibilité des produits de première nécessité. Cette visite s’inscrit dans le cadre du dispositif mis en place par les autorités pour anticiper les besoins liés à l’affluence attendue à l’occasion de cette importante manifestation religieuse.
Accompagné de ses services, le ministre a effectué une tournée dans plusieurs points de vente de la ville. Sur place, il a pu constater la disponibilité des principaux produits de grande consommation, notamment l’oignon, la pomme de terre, l’huile et le sucre. Une situation jugée rassurante à l’approche du Gamou, qui devrait entraîner une hausse significative de la demande dans les différents marchés de Kaolack.
Face aux commerçants, Serigne Guèye Diop a toutefois insisté sur la nécessité de maintenir une vigilance permanente afin d’éviter toute tension sur les prix ou toute rupture dans l’approvisionnement. Il a rappelé les obligations liées au respect des prix homologués, à la qualité des produits commercialisés ainsi qu’aux règles d’hygiène et de sécurité sanitaire.
Le ministre a également appelé les services compétents à renforcer la surveillance des marchés durant toute la période précédant et suivant le Gamou. L’objectif est de garantir aux populations et aux nombreux fidèles qui convergeront vers Kaolack un accès régulier aux produits essentiels, dans des conditions satisfaisantes de qualité et de sécurité.
Interpellé sur la hausse du prix de la viande de bœuf observée ces dernières semaines au Sénégal, le ministre de l’Industrie et du Commerce a expliqué cette situation principalement par la baisse de l’approvisionnement en provenance du Mali.
Selon lui, le Sénégal reste fortement dépendant des importations de bétail pour satisfaire sa consommation nationale. « Ce que les Sénégalais ne savent pas, c’est que le Sénégal ne produit pas assez de bovins ni assez d’ovins pour la consommation locale », a-t-il expliqué, rappelant qu’à l’occasion de la Tabaski, le pays est régulièrement contraint d’importer entre 300 000 et 400 000 moutons.
La situation aux frontières avec le Mali contribue actuellement à accentuer les difficultés d’approvisionnement. La réduction de la circulation des camions et, par conséquent, l’arrivée moins régulière des troupeaux sur le territoire sénégalais ont un impact direct sur l’offre disponible sur les marchés.
« La loi de l’offre et de la demande s’applique. Quand il y a une très faible offre, effectivement les prix augmentent », a souligné Serigne Guèye Diop. Il estime ainsi que la hausse actuelle des prix de la viande est essentiellement liée à un déséquilibre entre l’offre et la demande.
Le ministre a par ailleurs rappelé que la viande est un produit dont le prix n’est pas soumis à une réglementation spécifique. Dans ce contexte, il considère que la réponse durable à cette problématique passe avant tout par le développement de l’élevage et l’augmentation de la production nationale.
« La seule solution, c’est d’augmenter au niveau du Sénégal notre niveau de production de viande », a-t-il déclaré, estimant que les conditions favorables de l’hivernage devraient progressivement contribuer à améliorer la disponibilité du bétail et, à terme, la qualité de l’offre sur le marché.
Serigne Guèye Diop s’est voulu rassurant quant à l’évolution de la situation. Il a assuré que le Gouvernement suit attentivement le marché et considère les tensions actuelles comme conjoncturelles, tout en soulignant la nécessité de travailler davantage sur la production nationale afin de réduire la dépendance du Sénégal vis-à-vis des importations de bétail.
Après sa tournée dans les marchés, le ministre s’est rendu à Médina Baye puis à Léona Niassène, deux importants foyers religieux de Kaolack, où il a été reçu par les autorités religieuses.
Ces rencontres ont également été l’occasion pour le ministre de réaffirmer l’engagement de l’État dans l’accompagnement de l’organisation du Gamou. Il a assuré que l’ensemble des structures concernées restent mobilisées afin de contribuer au bon déroulement de l’événement.
À Médina Baye comme à Léona Niassène, Serigne Guèye Diop a ainsi transmis le message du Gouvernement, qui entend accompagner les organisateurs et les autorités religieuses pour faire de cette célébration de la naissance du Prophète Muhammad (PSL) un moment de prière, de communion et de ferveur religieuse.
En savoir plus sur LE DAKAROIS
Subscribe to get the latest posts sent to your email.