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Politique

GFM à Sonko : « Nous opposons notre métier à vos menaces »

Le bras de fer entre Ousmane Sonko et le Groupe Futurs Médias (GFM) prend une nouvelle tournure. Après que le leader de Pastef a, sans le nommer, appelé ses partisans à bouder le groupe médiatique, estimant qu’il mène une campagne contre son parti, la riposte ne s’est pas fait attendre. Dans un éditorial publié ce vendredi, le quotidien du groupe monte au créneau, dénonçant un « appel explicite au boycott » et une tentative de mise au pas de la presse.

L’éditorial ne mâche pas ses mots : « Ce n’était ni un écart d’humeur, ni une parole de trop. C’était un acte politique calculé. » Pour GFM, les attaques du Premier ministre relèvent d’une stratégie assumée visant à discréditer le groupe et à l’exclure du débat public. Une « déclaration de guerre » dont les racines remontent, selon le texte, à plusieurs années de tensions et de soupçons d’hostilité entretenue par Ousmane Sonko à l’égard de la presse privée.

GFM reconnaît ses erreurs passées, notamment dans le traitement de l’affaire Tullow Oil, mais refuse d’en faire un péché éternel. « Cette critique, oui, est légitime. Mais elle ne saurait être érigée en faute originelle », insiste le texte, rejetant l’idée d’une culpabilité permanente.

L’éditorial accuse Sonko de faire dans la stigmatisation, le populisme et la manipulation des perceptions. Il dénonce un procédé visant non pas à améliorer la presse, mais à l’intimider et à l’étiqueter comme ennemie du peuple.

Face aux attaques, GFM réaffirme son attachement au pluralisme politique et à l’indépendance rédactionnelle. « Nous ne boycotterons pas Pastef. Pas plus que nous ne boycotterons l’APR, le FDR, l’opposition ou le pouvoir », peut-on lire. La rédaction se dit prête à couvrir aussi bien les victoires que les dérives, en toute liberté.

L’éditorial évoque également la mémoire d’un ancien collaborateur, feu Ibrahima Diakhaby, qui avait été un soutien de Sonko, comme symbole de la diversité des opinions acceptées au sein du groupe.

La réponse de GFM se termine sur une mise au point sans ambages : la liberté de la presse n’est ni une faveur ni une concession politique. « Ce droit, vous n’avez pas à nous l’octroyer. […] Ce droit est durable, irréversible, constitutionnel. Et nous le tiendrons debout. »


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