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Société

Grève de la faim : les ex-travailleurs de la Sotrac, de la Sias et d’AMA Sénégal réclament 11,4 milliards FCFA

Les anciens travailleurs de la Sotrac, de la Sias et d’AMA Sénégal ont entamé une grève de la faim illimitée pour réclamer le paiement du reliquat de leurs indemnités, à la suite de la liquidation de leurs anciennes entreprises. Réunis à leur quartier général établi à Liberté 5, à Dakar, ils se disent déterminés à poursuivre leur mouvement jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.

La situation sanitaire des grévistes commence déjà à susciter de vives inquiétudes. L’un des anciens travailleurs, dont l’état de santé s’est fortement dégradé, a dû être évacué par les sapeurs-pompiers vers un établissement sanitaire pour y recevoir des soins.

« Il était très mal en point. Les sapeurs-pompiers sont venus le prendre ici pour l’acheminer à l’hôpital. C’est pathétique, c’est douloureux, c’est une situation d’une extrême gravité. Voilà pourquoi nous demandons au ministre du Travail d’essayer de faire un geste », a déclaré Amdy Moustapha Ngom, coordonnateur du Cadre unitaire des sociétés Sotrac, Sias et AMA Sénégal.

Au cœur de leur mobilisation se trouve une revendication financière qu’ils présentent comme une dette de l’État à leur égard. Selon les représentants des anciens travailleurs, un reliquat de 11,4 milliards de FCFA reste à payer au titre de leurs indemnités consécutives à la liquidation des trois sociétés.

« Nous sommes en grève de la faim illimitée parce que l’État reste devoir la somme reliquataire de 11,4 milliards de FCFA », a expliqué Amdy Moustapha Ngom.

Les grévistes affirment avoir épuisé plusieurs voies de recours et attendent désormais une intervention des autorités pour débloquer la situation. Ils sollicitent particulièrement l’implication du ministère du Travail, afin qu’une solution soit trouvée autour du paiement des sommes réclamées.

Pour ces anciens employés, la poursuite de la grève de la faim traduit leur détermination à obtenir le règlement définitif de leur dossier. Mais la dégradation de l’état de santé de certains participants fait également planer le risque d’une aggravation de la situation.


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