Un premier cas humain de grippe aviaire A(H9N2) a été confirmé en Europe. L’annonce a été faite par l’Organisation mondiale de la santé, qui précise qu’il s’agit d’un patient adulte diagnostiqué en Italie après un séjour récent au Sénégal.
Selon le communiqué publié le 10 avril, ce cas constitue une première sur le continent européen pour ce sous-type spécifique du virus grippal. Le patient, pris en charge par les autorités sanitaires italiennes, a été placé en isolement et son état de santé est jugé en amélioration.
Le virus identifié, A(H9N2), appartient à la famille des virus de la grippe aviaire, généralement présents chez les oiseaux. Bien que des cas aient déjà été observés chez l’homme dans certaines régions du monde, leur apparition en Europe reste exceptionnelle, d’où l’attention particulière suscitée par cette annonce.
D’après l’Organisation mondiale de la santé, le patient avait récemment voyagé au Sénégal, où des souches similaires du virus ont déjà été détectées chez des volailles. Toutefois, les circonstances exactes de la contamination demeurent floues. Aucun contact direct avec des oiseaux infectés ni avec des personnes malades n’a, pour l’heure, été établi.
La grippe aviaire se transmet habituellement à l’homme lors d’un contact étroit avec des animaux infectés ou des environnements contaminés. Les cas de transmission interhumaine restent extrêmement rares, ce qui limite, à ce stade, le risque de propagation à grande échelle.
Les autorités sanitaires, en lien avec l’Organisation mondiale de la santé, poursuivent les investigations afin de retracer l’origine de l’infection et d’évaluer les éventuels risques sanitaires. Cette situation relance néanmoins les préoccupations autour de la surveillance des zoonoses et de la circulation des virus entre les continents, dans un contexte de mobilité internationale accrue.