Société
Guédiawaye : seize corps non identifiés, dont dix bébés, conservés à la morgue de l’hôpital Dalal Jamm
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par
Diack
Le Centre hospitalier national Dalal Jamm de Guédiawaye fait face à une situation préoccupante avec la conservation de seize corps non identifiés dans sa morgue. Dans un communiqué diffusé le jeudi 9 octobre 2025, le directeur de l’établissement, Samba Gueye, a lancé un appel pressant aux familles et proches pour procéder à l’identification des dépouilles. Parmi ces seize corps, dix appartiennent à des nourrissons, tandis que six concernent des adultes, incluant deux personnes sans domicile fixe. Tous ont été déposés à la morgue sur réquisition des officiers de police judiciaire, dans le respect des procédures légales en vigueur.
La direction de l’hôpital précise que le délai légal de conservation des corps étant arrivé à expiration, une dérogation exceptionnelle de quinze jours a été accordée aux familles afin de permettre l’identification des défunts. Passé ce délai, l’établissement prévoit de transmettre une requête d’inhumation au Procureur du Tribunal de grande instance de Pikine/Guédiawaye, pour que les corps soient enterrés conformément à la législation.
Le directeur Samba Gueye a insisté sur l’importance pour les parents et tuteurs de se rapprocher du service social de l’hôpital afin de compléter les formalités nécessaires. Il a souligné que cette démarche est essentielle non seulement pour permettre aux familles d’exercer leur droit à identifier et à récupérer leurs proches, mais également pour garantir que chaque corps bénéficie d’une prise en charge digne et respectueuse des normes humanitaires.
Cette situation interpelle les autorités sanitaires et judiciaires sur la nécessité de renforcer la vigilance dans le suivi des dépouilles non réclamées et de sensibiliser la population à l’importance de signaler toute disparition. L’appel du Centre hospitalier Dalal Jamm vise ainsi à prévenir tout oubli et à assurer que les enfants et adultes décédés soient traités avec dignité, tout en offrant aux familles la possibilité de clore le deuil dans le respect des procédures légales.
L’hôpital rappelle par ailleurs que le service social reste disponible pour accompagner les familles dans toutes les démarches administratives et humanitaires, mettant l’accent sur la responsabilité collective à veiller à ce que ces situations tragiques soient gérées avec transparence et respect.
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