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Société

Horreur à Kahone : le présumé meurtrier de la fillette D. Sow change de version face aux enquêteurs

L’émotion reste vive à Kahone, dans la région de Kaolack, où les populations du quartier Kanda Fodé Bayo peinent encore à se remettre du meurtre atroce de la petite D. Sow, âgée de cinq ans. Les gendarmes de la brigade territoriale de Kaolack poursuivent activement leurs investigations afin de faire toute la lumière sur les circonstances et le mobile exact de ce crime qui a plongé toute la commune dans la stupeur.

Selon des informations rapportées par le journal Libération, le principal suspect, Lamine S., âgé de 30 ans, a livré des versions successives et contradictoires aux enquêteurs. Dans un premier temps, il aurait affirmé avoir tué la fillette pour se venger de ses parents, avec lesquels il aurait eu un différend. Une explication qui, déjà, avait suscité incompréhension et indignation au sein de la communauté.

Mais face aux enquêteurs, le suspect a ensuite modifié son récit. Il aurait déclaré s’être soudainement mis en colère en pleine nuit en pensant à son ex-compagne, qui porterait le même prénom que la victime. Selon ses propres propos, cette pensée aurait déclenché une rage incontrôlée qui l’aurait conduit à s’en prendre à la fillette. Dans la même déposition, il aurait également confié avoir auparavant poignardé cette ancienne petite amie, domiciliée à Dakar, avant de prendre la fuite pour se réfugier à Kahone. Une déclaration qui ouvre un nouveau pan d’enquête et pourrait entraîner des investigations complémentaires dans la capitale.

Toujours d’après Libération, Lamine S. aurait par ailleurs tenté de rejeter la responsabilité de ses actes sur son père, estimant ne pas avoir été « bien éduqué ». Une ligne de défense qui laisse perplexes les enquêteurs, d’autant plus que les premiers éléments de l’enquête tendent à écarter l’hypothèse d’un acte commis sous l’emprise d’une perte totale de contrôle.

En effet, certains indices relevés sur les lieux ont conduit les enquêteurs à envisager la thèse du crime rituel. Dans la nuit des faits, la petite D. Sow dormait aux côtés de ses trois sœurs lorsqu’elle aurait été enlevée par le suspect. Ce dernier l’aurait conduite dans un bâtiment inachevé avant de la déshabiller puis de la décapiter. Les constats effectués par les enquêteurs et les services compétents auraient établi qu’aucune agression sexuelle n’a été commise sur l’enfant. Par ailleurs, les éléments recueillis laisseraient penser que le suspect était pleinement lucide au moment de son passage à l’acte.

Face à la gravité des faits et aux nombreuses zones d’ombre qui subsistent, la garde à vue de Lamine S. devrait être prolongée jusqu’à lundi prochain. Les enquêteurs entendent approfondir les auditions, confronter les différentes versions livrées par le mis en cause et exploiter l’ensemble des éléments techniques et médico-légaux afin de déterminer avec précision les motivations de cet acte d’une rare violence.


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