Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans sa politique d’amélioration de l’accès à l’eau potable en milieu rural. Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a procédé au lancement officiel de la phase 2 du projet d’approvisionnement en eau potable financé par la République populaire de Chine. La cérémonie s’est tenue à Diaglé, dans la commune de Toubacouta, marquant le démarrage effectif d’un programme d’envergure nationale destiné à renforcer durablement les infrastructures hydrauliques dans les zones rurales.
Doté d’un financement de 60 milliards de francs CFA, ce projet vise à réduire de manière significative les inégalités d’accès à l’eau entre les différentes régions du pays. Treize régions sont concernées par cette deuxième phase, faisant de Dakar la seule région non couverte par le programme, en raison de son niveau d’équipement relativement plus avancé. À travers cette initiative, l’État du Sénégal entend répondre à une demande sociale forte et améliorer les conditions de vie de millions de citoyens confrontés, au quotidien, aux difficultés d’approvisionnement en eau potable.
Lors de sa visite au forage de Diaglé, Cheikh Tidiane Dièye a insisté sur la dimension vitale et stratégique de ce projet. Il a rappelé que l’accès à l’eau constitue un droit fondamental et un levier essentiel pour le développement économique, la santé publique et la stabilité des communautés rurales. Selon lui, la mise en œuvre de cette phase 2 permettra de garantir une eau de qualité et en quantité suffisante à près de deux millions de Sénégalais à travers le territoire national.
Le ministre a également salué la qualité de la coopération entre le Sénégal et la République populaire de Chine, qu’il a qualifiée de partenariat solide et efficace. « Je remercie le gouvernement chinois pour son écoute et sa compréhension de la situation du Sénégal », a-t-il déclaré, soulignant que cet appui témoigne de la volonté des deux pays de travailler ensemble pour répondre aux besoins prioritaires des populations.
Dans la zone de Toubacouta, les retombées du projet sont déjà très attendues. Treize villages ont été directement intégrés dans le programme, avec des travaux portant notamment sur la réalisation de nouveaux forages, la réhabilitation d’ouvrages existants, l’extension des réseaux de distribution et l’installation de châteaux d’eau. À Diaglé, le ministre a constaté l’état d’avancement des travaux de réhabilitation et annoncé que l’eau devrait être disponible dans les robinets d’ici la fin du mois de février 2026.
Au-delà de l’amélioration de l’accès à l’eau potable, cette initiative devrait également contribuer à réduire la pénibilité des corvées d’eau, en particulier pour les femmes et les jeunes filles, souvent chargées de cette tâche dans les zones rurales. Elle devrait aussi favoriser le développement d’activités économiques locales, notamment l’agriculture, l’élevage et la transformation, grâce à une disponibilité accrue de la ressource.