Un an après le first oil du 11 juin 2024, le champ pétrolier de Sangomar confirme son potentiel. Avec une cadence de 100 000 barils par jour, la production a atteint 38,01 millions de barils à fin juillet 2025, dont la quasi-totalité déjà commercialisée.
Selon le secrétaire permanent du Cos Petrogaz, Khadim Bamba Diagne, les ventes cumulées ont rapporté 1 536 milliards de FCFA, dont 67 milliards directement perçus par l’État au titre du profit oil. D’autres revenus s’ajoutent : impôts sur les sociétés, contribution économique locale (CEL) et part de PETROSEN, pour un total estimé à 307 milliards de FCFA.
Le brut sénégalais s’exporte déjà largement. Chine, Pays-Bas, Italie, Espagne, États-Unis et Oman figurent parmi les principaux clients, sans oublier la Société Africaine de Raffinage (SAR) pour le marché intérieur. Après 16,9 millions de barils produits en 2024, l’année 2025 devrait se solder par 30,53 millions de barils supplémentaires.
Au-delà du pétrole, le Sénégal mise gros sur le gaz. La première cargaison de GNL expédiée en avril 2025, après une production inaugurale en décembre 2024, a ouvert un nouveau chapitre. À fin juillet, le pays a déjà produit 1,1 million de m³, dont 1 million écoulés vers la Chine, l’Espagne, le Brésil et la Belgique. La moitié de ce volume revient au Sénégal, l’autre étant destinée à la Mauritanie.
La participation réduite de PETROSEN dans la joint-venture freine pour l’instant la rentabilité directe du Sénégal. Mais le gouvernement regarde plus loin. Un réseau de 400 km de gazoducs est en chantier pour alimenter industries et ménages. Le plan Gas-to-Industriel doit favoriser l’utilisation du gaz dans la cimenterie, la métallurgie, l’agroalimentaire et la pétrochimie.
Malgré ce dynamisme, le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) a revu à la baisse les prévisions de recettes issues des hydrocarbures : 227,22 milliards FCFA attendus entre 2026 et 2028.