À la suite du mot d’ordre de « journées sans tickets » lancé par la Conférence des amicales d’étudiants de l’Université Iba Der Thiam (UIDT) de Thiès, la direction du Centre Régional des Œuvres Universitaires Sociales de Thiès (CROUS/T) a décidé de fermer, jusqu’à nouvel ordre, les services de restauration des campus de VCN et de l’hôtel du Rail.
Cette décision est intervenue après une réunion tenue entre les responsables du CROUS/T et les représentants des étudiants. Selon la direction, cette rencontre visait à échanger sur la situation et à trouver des voies de sortie face à la crise née du refus des étudiants de payer les tickets de restauration. Dans un communiqué, le CROUS/T a indiqué que « cette mesure fait suite au refus volontaire des usagers de s’acquitter du coût symbolique requis pour l’utilisation du service de restauration », rendant ainsi impossible la poursuite normale des activités dans les restaurants universitaires concernés.
Pour les autorités universitaires, le paiement du ticket constitue une condition indispensable au fonctionnement du service de restauration, notamment pour l’approvisionnement en denrées alimentaires et la prise en charge des charges logistiques. La direction estime que l’attitude des étudiants compromet la continuité du service et ne laisse d’autre alternative que la fermeture temporaire des restaurants.
De leur côté, les étudiants justifient leur action par la suppression des rappels de bourses, qu’ils considèrent comme une mesure injuste et pénalisante pour une grande partie de la communauté estudiantine. C’est dans ce contexte qu’ils ont décrété, depuis hier, des journées sans tickets d’une durée de 48 heures renouvelables, afin de faire pression sur les autorités et d’exiger le rétablissement de ces rappels.
Cette situation de tension vient s’ajouter aux nombreuses difficultés sociales auxquelles font face les étudiants de l’UIDT, notamment en matière de bourses, de restauration et de conditions de vie sur les campus. En attendant une éventuelle issue au bras de fer entre les deux parties, la fermeture des restaurants universitaires risque d’aggraver le quotidien de nombreux étudiants, pour qui la restauration subventionnée demeure un pilier essentiel de leur prise en charge sociale.

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