Dans les villages de Ndémène, Mack Ndiaguène et Lougué, rattachés à la commune de Darou Salam, dans l’arrondissement de Paoskoto, les populations tirent la sonnette d’alarme face à la dégradation avancée des pistes latéritiques reliant leurs localités à Porokhane.
Des routes impraticables en hivernage
En saison des pluies, ces pistes deviennent quasi impraticables. Nids-de-poule, stagnations d’eau et boue rendent les déplacements quotidiens extrêmement pénibles, voire dangereux. « C’est un véritable calvaire, surtout pour les femmes enceintes et les personnes âgées », déplore un habitant de Ndémène.
Ce problème dépasse d’ailleurs ces trois villages : dans l’ensemble de la commune de Darou Salam, la majorité des routes restent non bitumées, aggravant l’isolement des populations, notamment en période d’hivernage.
Infrastructures sanitaires quasi inexistantes
Sur le plan sanitaire, la situation est tout aussi préoccupante. Les cases de santé de ces villages sont quasi inopérantes : absence de lits, de médicaments, bâtiments vétustes… À défaut de soins sur place, les malades sont souvent évacués vers l’hôpital de Paoskoto, parfois à bord de charrettes ou de motos, faute d’ambulance.
Des conséquences graves pour les communautés
L’éloignement, combiné à l’état déplorable des routes, constitue un obstacle majeur à l’accès aux soins, particulièrement pour les personnes vulnérables : femmes enceintes, enfants, personnes âgées. À cela s’ajoutent le manque d’équipement médical, l’insuffisance de personnel qualifié, et l’absence de médicaments, qui rendent les structures sanitaires locales pratiquement inutilisables.
Les populations de Darou Salam appellent les autorités à prendre des mesures urgentes pour désenclaver la zone et réhabiliter les infrastructures sanitaires, afin d’assurer un minimum de dignité et de sécurité aux habitants de ces localités rurales.