Suivez-nous

ENVIRONNEMENT

Kaolack : Journée nationale de l’arbre

Le Réseau des Éco-Citoyens du Sénégal, l’IA et l’ASC Marine en croisade contre la déforestation

Ce 3 août, le Sénégal célèbre la Journée nationale de l’arbre, un rendez-vous symbolique dans la lutte contre la déforestation, la dégradation des terres et les effets du changement climatique.

Le thème retenu cette année est : “Reboisement, souveraineté alimentaire et développement territorial durable”, soulignant l’interconnexion entre la protection de l’environnement, la sécurité alimentaire et la gouvernance locale.

À Kaolack, le Réseau des Éco-Citoyens du Sénégal, l’IA et l’ASC Marine se mobilisent activement contre la déforestation, avec l’ambition de faire de la souveraineté nationale et du développement territorial durable une réalité concrète. Le coordonnateur national du Réseau, Hamath Kama, a lancé un appel fort à l’engagement collectif. Il a invité des élèves, des agriculteurs, des chefs traditionnels et des responsables administratifs à “mettre la main à la pâte” en plantant des arbres fruitiers.

“Ce thème montre bien que planter un arbre n’est pas seulement un geste en faveur de l’environnement. C’est aussi poser les bases d’un développement local durable, capable de nourrir nos populations et de préserver nos terres. Ces arbres fruitiers, dans quelques années, pourront nourrir nos familles. C’est une vraie richesse pour nous,” a-t-il expliqué.

Au-delà du symbole, cette journée vise à renforcer les actions communautaires de reboisement durable. Le lien avec la souveraineté alimentaire est central : certaines espèces plantées – comme le moringa, le baobab ou le manguier – jouent un rôle clé dans la nutrition locale et la résilience face aux aléas climatiques. Bien pensé, le reboisement permet de restaurer la fertilité des sols, de capter l’eau et de créer des microclimats favorables à l’agriculture, a rappelé M. Kama.

“Face à la divagation des animaux et aux autres contraintes qui provoquent de nombreux échecs de reboisement, le Réseau national des Éco-Citoyens du Sénégal lance un appel aux acteurs : il faut mettre l’accent sur la préparation du sol, la plantation d’espèces adaptées, la protection avec des habillons aux normes (2m/2m) et l’entretien régulier. Cela suppose une bonne planification et des moyens conséquents, que les communautés locales peinent souvent à mobiliser. D’où la nécessité d’un appui renforcé des collectivités territoriales, en vertu des compétences transférées, pour faire de l’arbre un levier du développement territorial durable, comme l’indique le thème de cette année.”

Selon Hamath Kama, cette initiative s’inscrit dans une vision de développement territorial durable, où chaque collectivité doit s’impliquer activement dans la gestion de ses ressources naturelles. Il plaide pour la multiplication de projets pilotes de reboisement agroécologique dans toutes les régions du pays.


En savoir plus sur LE DAKAROIS

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Cliquez pour commenter

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité

Plus dans ENVIRONNEMENT

En savoir plus sur LE DAKAROIS

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture