Un fait divers d’une rare violence s’est produit dans le quartier de Boune, à Keur Massar, dans la banlieue dakaroise. Une mère de famille âgée de 30 ans a été interpellée par les éléments du commissariat de Yeumbeul-Comico, après avoir violemment agressé son époux en lui versant de la bouillie bouillante au visage et sur une partie du corps, à la suite d’une altercation domestique.
L’affaire a été révélée lorsque la victime, identifiée sous les initiales E.H.T. Diongue, s’est présentée au poste de police dans un état jugé préoccupant par les agents. L’homme souffrait de brûlures graves, notamment au visage et sur plusieurs zones du corps. Il était muni d’un certificat médical délivré par le centre de santé de Yeumbeul, attestant d’une Incapacité Temporaire de Travail (ITT) de vingt-et-un jours, après avoir reçu des soins d’urgence.
Selon les déclarations faites par le plaignant aux enquêteurs, l’agression s’est produite à leur domicile, alors que son épouse préparait le repas des enfants. Une dispute aurait éclaté entre les conjoints pour des raisons qui n’ont pas été précisées. C’est au cours de cette altercation que la dame se serait emparée du récipient contenant de la bouillie encore brûlante pour la lui renverser volontairement dessus, provoquant de sérieuses brûlures.
À la suite de cette plainte formelle et des éléments médicaux versés au dossier, les policiers de Yeumbeul-Comico ont procédé à l’interpellation de l’épouse, Adji Fatou Seck. Entendue sur procès-verbal, la mise en cause n’a pas contesté les faits qui lui sont reprochés. Elle a reconnu avoir agi sous l’effet de la colère, affirmant avoir perdu le contrôle après ce qu’elle a qualifié de « petite dispute » avec son mari.
Au terme de son audition, Adji Fatou Seck a été placée en garde à vue pour coups et blessures volontaires. Elle devrait être déférée dans les prochains jours devant le parquet compétent afin de répondre de ses actes. L’enquête se poursuit pour déterminer avec précision les circonstances de cette agression conjugale aux lourdes conséquences, rapporte le journal Libération.