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Levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom : l’Assemblée nationale met en place une commission ad hoc

L’Assemblée nationale a franchi une nouvelle étape dans la procédure visant le député de l’opposition Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba Ngom. Réunis en séance ce lundi 09 février 2026, les députés ont procédé à la ratification de la liste des dix membres devant composer la commission ad hoc chargée d’examiner la demande de levée de son immunité parlementaire, dans le cadre de nouvelles poursuites judiciaires engagées contre lui.

Cette validation ouvre officiellement la phase de travail de la commission. Conformément aux règles de fonctionnement de l’Assemblée nationale, les membres désignés devront d’abord se réunir afin de mettre en place le bureau de la commission, étape préalable indispensable au démarrage effectif des travaux. Une fois constituée, la commission disposera d’un délai d’une semaine, jusqu’au 16 février prochain, pour étudier en profondeur le dossier transmis par les autorités judiciaires.

Au terme de cet examen, la commission ad hoc sera appelée à présenter ses conclusions devant la plénière de l’Assemblée nationale. C’est sur la base de ce rapport que les députés se prononceront, en toute souveraineté, sur l’opportunité ou non de lever l’immunité parlementaire de Farba Ngom, une décision aux implications politiques et judiciaires majeures.

Selon les informations relayées dans le journal de 12 heures de la radio RFM, la commission est composée de députés issus aussi bien de la majorité que de l’opposition, ainsi que d’un non-inscrit, traduisant une volonté d’équilibre dans le traitement de ce dossier sensible. Il s’agit de Babacar Varore, Amadou Dia, Fatou Ngom, Mohamed Sélim Ayib Daffé, Marie Angélique Mame Selbé Diouf, Youngar Dione, Alioune Ndao et Ansoumana Sarr, tous membres de Pastef, parti majoritaire à l’Assemblée nationale. À ces derniers s’ajoutent Djimo Souaré, représentant le groupe d’opposition Takku Wallu, ainsi que Moussa Hamady Sarr, député non-inscrit.

Cette procédure intervient dans un contexte politique marqué par de fortes tensions entre pouvoir et opposition, chaque camp scrutant de près l’évolution du dossier. Pour les uns, il s’agit de permettre à la justice de faire son travail sans entrave, tandis que pour les autres, la question de la protection des droits et garanties des élus reste centrale. Les prochains jours seront donc décisifs, tant pour l’avenir judiciaire de Farba Ngom que pour le climat politique au sein de l’hémicycle.


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